[Textes] Nuit du 25 juillet

Pour les vieux sujets obsolètes mais qu'on peut vouloir relire un jour.

Modérateur : Équipe des Nuits d'HPF

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LaLouisaBlack
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[Textes] Nuit du 25 juillet

Message par LaLouisaBlack » 25 juil. 2015 - 20:07

Voici le topic pour publier vos textes de la Nuit du samedi 25 juillet. (Oui, cette fois je fais ça en avance, comme ça pas de retard !)

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.

Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

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[b]Titre :[/b]
[b]Thème :[/b]
[b]Fandom :[/b]
[b]Nombre de mots :[/b]
[b]Personnages :[/b]
[b]Rating :[/b]
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Hortensea
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Hortensea » 25 juil. 2015 - 20:27

Titre : Triste Perte
Thème : Neurone(s)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Caïus Mulciber, Bacus Avery, Evelyn Rosier, Severus Snape (à l'époque de Poudlard)
Rating : /
Caïus Mulciber avait du mal à suivre les explications toutes aussi spectrales que soporifiques.
«  Qu'est-ce qu'on s'emmerde... soupira Avery, sans se cacher.
Il eut immédiatement le droit à un regard assassin de Rosier, seule demoiselle du groupe, qui condamnait toute grossièreté possible. Elle ne le lâcha pas des yeux alors que ses sourcils se fronçaient de réprobation.
- Ca va, ça va, pesta-t-il. Sied-il plutôt à Madame de dire que: quand Binns s'exprime, je sens que mes neurones se suicident un par un ?
- Parce que t'as des neurones, toi maintenant? cingla Snape, pince sans rire, en prenant ses notes.
- La ferme, j'suis en grand deuil. »
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Ellie
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Ellie » 25 juil. 2015 - 20:31

Titre : Études
Thème : Neurone
Fandom : HP
Nombre de mots : 421
Personnages : Rose Weasley, Roxanne Weasley
Rating : TP
La nuit était tombée depuis longtemps, mais la lumière était toujours allumée dans le salon de l’appartement de Rose. La jeune femme était en pyjama, ses longs cheveux roux remontés en un chignon lâche au crâne de sa tête, assise sur le fauteuil. La grande tasse de café noir qu’elle tenait dans une main n’avait rien fait pour les énormes cernes qui lui creusaient les joues, ni pour aider ses yeux à se concentrer sur le chapitre du manuel de Médicomagie qu’elle était censé étudier. Ça faisait huit fois qu’elle lisait le paragraphe introducteur sur les neurones, et pourtant il n’y en avait pas un seul mot qui voulait bien avoir l’obligeance de lui rester en mémoire.

Vers trois heures du matin – elle avait finalement réussi à tourner la page –, une porte s’ouvrit derrière elle et des pas s’approchèrent du salon. Roxanne, la cousine de Rose avec qui elle partageait un appartement à Londres depuis l’été précédent, apparut dans l’embrasure de la porte, les poings sur les hanches et un air sévère sur son visage bouffi par le sommeil.

— Rose, qu’est-ce que tu fous ? demanda-t-elle. Tu es ridicule, va te coucher !
— Mais j’ai un examen super important la semaine prochaine, répondit cette dernière en réprimant un bâillement.
— Ah ouais, je suis sûre que tu vas tout bien réussir, en mode zombie comme ça. C’est comme ça que tu as fait pour avoir que des Optimal à tes ASPICs ?

Rose se tourna vers Roxanne et lui lança un regard fatigué, mais d’où ressortait une pointe d’amusement.

— Exactement comme ça, ouais.
— Ah. Mais euh… quand même…

Roxanne se racla la gorge, puis raffermit sa voix.

— N’empêche qu’il est super tard, et je vois d’ici que tu es tellement crevée que tu dois même pas lire droit. Tu as même fait couler un peu de café sur le fauteuil et tu t’en es même pas rendu compte.

Rose baissa un regard horrifié sur la petite tache brune, et reposa précipitamment sa tasse sur la table basse. Roxanne sourit ; elle savait qu’elle avait gagné.

— Là, je m’en vais faire pipi. Quand je vais repasser par ici, je veux que tout soit éteint et que tu sois retournée dans ta chambre. SANS ton livre.
— Oui, maman.

Roxanne tira la langue à sa cousine, puis partit en grommelant.

— Non mais elle est folle… Qu’est-ce qui m’a pris, aussi, de me mettre en colocation avec une future Médicomage ? J’aurais dû rester chez papa, c’était plus drôle, au moins. Et on dormait mieux…
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sakura284

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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par The Night Circus » 25 juil. 2015 - 20:37

Titre : Il était une fois la vie
Thème : Neurone
Fandom : Aucun
Nombre de mots : 310
Personnages : OC
Rating : Aucun
-Lavilavilavilavi, chantonne l'une des deux mômes en balançant de droite à gauche, de l'une de ses petites fesses rebondies sur l'autre, agitant sa tétine baveuse avec bonheur.
-La belle vie est touuuute... clore ! Le monde nous convie à de nouvelles.. qui sonnent !
Son aîné chante braille avec frénésie, sautant presque sur place, ses cheveux fous partant dans tous les sens.
-Maman Mimi, Lavilavie ! s'exclame la plus petite alors que l'une de leur mère rentre dans la pièce. Cette dernière jette un coup d'oeil à la télévision et s'immobilise, un sourire d'enfance sur le visage.
-Ah, dire que ça existe toujours ça... Je regardais ce dessin animé quand j'avais votre âge...
-Les cellules nerveuses, ou neurones, matériaux de notre cerveau et du système nerveux ; toute ses cellules, nous les possédons en naissant...
-Maman, ça veut dire que l'oncle Yves il a pas de cerveau entier ? Parce que Maman Lulu dit toujours qu'il lui manque des neurones...
Emilie éclate de rire puis se glisse sur le divan entre ses deux filles.
-Tiens, je vais un peu regarder avec vous.
-Maman c'est Dumbildaure qui fait l'histoire ! anone la plus jeune,
-Même pas vrai ! C'est pas Dumbildore, Dumbildore, il est dans les dessins animés de Harry Potter à Poudlard !
-Chut, vous n'allez rien comprendre à l'histoire des Neurones, souffle Emilie avec un sourire amusé.
Les deux minottes se calment instantanément, leur concentration rivée à l'écran, alors que leur maman se laisse retomber en enfance avec délice, entourée de deux des personnes qu'elle aime le plus au monde. Lorsque Lucie reviendra du travail, tout sera parfait.
En attendant, Emilie a du mal a garder son sérieux. Elle a beau savoir qu'  « Il était une fois la vie » est plus ancien que ça, il n'empêche : les virus là-dedans ressemblent à s'y méprendre à Nicolas Sarkozy...
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popobo
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par popobo » 25 juil. 2015 - 20:41

Titre : Zero inspiration
Thème : Neurone
Fandom : HP
Nombre de mots : 235
Personnages : Scorpius Malefoy
Rating : aucun
Zéro inspiration


Cela faisait au moins deux heures que Scorpius s'était isolé dans les vestiaires de Quidditch. Deux heures pendant lesquelles il n'avait rien fait. Il était venu pour préparer son premier entraînement et il pensait à tout sauf au Quidditch.

En début d'année, Neville l'avait nommé capitaine de l'équipe de Gryffondor en mettant en avant non seulement ses qualités de joueur mais aussi celles de coéquipier. Chacun des joueurs, même ceux des autres équipes, mettaient en avant son fair-play avec toujours un mot d'encouragement ou de sympathie.

Mais aujourd'hui Scorpius avait perdu tout son calme et regrettait presque d'avoir accepter le badge de Capitaine. Il faisait les cent pas, regardant le tableau noir installé au mur du vestiaire. Il n'avait aucune idée par quoi commencer. Les années précédentes, alors qu'il n'était que joueur, il s'était toujours contenté d'écouter ses capitaines, jamais il n'avait pensé aux heures de travail et de préparation que James ou Gwladis avaient dû passer pour savoir quoi dire ou faire.

Une craie blanche dans la main, le regard fixé sur le tableau et rien. Le vide.

Scorpius n'arrivait à rien. Aucune connexion ne se faisait dans son esprit. Il avait beau penser au souaffle ou aux cognards, aucune idée ne lui venait.

Scorpius se sentait comme un troll des Montagnes ou comme un de ces joueurs de football qu'il avait vu une fois à la télévision moldue.

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Sarah_Valentin
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Sarah_Valentin » 25 juil. 2015 - 20:43

Titre: Neurones en berne
Thème: Neurone(s)
Fandom: Harry Potter
Nombre de mots: 1095
Personnages: Ron Weasley, Hermione Granger, Harry Potter, et Ginny Weasley
Rating:/
Depuis plus d’une demi-heure que je me triturais les méninges devant ce problèmes d’arithmancie, je commençais à croire que j’étais un cas désespéré, bon pour la casse, et que mes neurones ne valaient pas plus d’un kopeck lors de la crise Russe.
Malheureusement, les faits étaient bien là : j’étais seul, devant ce parchemin vierge de toute réponse valable, et Hermione était partie au loin, encore une fois vexée par l’un de mes commentaires désobligeants à son égard.
Est-ce que je le faisais exprès de toujours réagir au quart de tour quand il s’agissait d’elle ? Sûrement pas, non, mais c’était simplement comme ça et pas autrement. Dès que je la voyais écrire des lettres à cet idiot de Krum ou rire aux plaisenteries de McLaggen, je me mettais en rogne et j’étais, encore plus, incapable de penser correctement.
J’étais un sacré idiot, ça, oui.
D’ailleurs, pourquoi est-ce que j’avais choisi cette stupide matière ?
Pour être avec elle…
Je chassai, agacé, cette pensée incidieuse de mon esprit. Hermione Granger était mon amie, au même titre qu’Harry Potter ou même Seamus…qu’allais-je donc m’imaginer ? En plus, j’étais en couple, depuis quelques mois déjà, avec la plus belle fille, ou moins l’une d’entre elles, de Gryffondor.
Lavande Brown.
Alors pourquoi est-ce que je devais toujours ressentir cet espèce de dégoût lorsqu’elle m’approchait de trop près ou m’appelait son ‘‘Ron-ron’’ ? Je n’avais jamais été un fervent partisant des effusions et des grandiloquences sentimentales, mais tout de même…il s’agissait de ma petite amie. C’était normal qu’elle ait besoin de se sentir proche de moi.
Sauf que moi, je n’avais pas envie de me sentir proche d’elle. Pas que je ne l’aimais pas, mais tout chez elle…m’énervait. De son parfum capiteux qui me prenait le nez à sa voix de crécelle, tout m’agaçait au plus haut point dans son attitude.
Parce qu’Hermione, elle, n’était pas comme ça. Elle avait toujours été du style effacé, sauf en cours où elle brillait par son intelligence. Elle n’était pas du genre à hurler votre nom ou un surnom ridicule à travers les couloirs, juste pour que tout le monde sache qu’elle était avec vous.
Non, elle était bien au dessus de tout ça.
D’ailleurs, son intelligence m’avait toujours ébahi…sans être un crétin sang-pur, j’étais toujours aussi impressionné qu’une née-moldue arrive à ce point à surpasser des sorciers de naissances ? Comment avait-elle fait, au contraire d’Harry, pour ratraper les onze années qu’elle avait perdues ?
Même en se plongeant le nez dans les bouquins pendant deux longs mois, elle n’aurait pas réussi à sembler si naturelle, tellement dans son monde.
-Aaaargh, grommelai-je en laissant ma tête aller en arrière, contre le dossier du fauteuil. De là, j’avais une vue intéressante du plafond. Je n’avais jamais remarqué qu’il était en bois…je pense même que j’avais toujours cru qu’il était tendu de tapisseries rouges sombre.
Allez idiot, secoue tes deux neurones encore actifs, et fais ce devoir ! Ce n’est pas en regardant le plafond que tu va y arriver !
Au moins, sur ce point-là, ma conscience et moi étions tout à fait d’accord : d’une part parce que je devais prouver à ma meilleure amie que j’étais capable de rendre un parchemin complet sans son aide, et, d’autre part, parce que je n’avais vraiment pas envie d’avoir un autre Troll dans cette matière…car, dans ce cas de figure, j’aurais droit à une très agréable entrevue avec McGonagall qui m’enlèverait ma seule source de bonheur de toute la semaine.
Et non, je n’étais pas amoureux d’Hermione Granger !
-Ron ?
D’un coup, je me redressai, comme au garde à vous, avant de comprendre que cette voix féminine qui m’interrogeait n’était pas celle de la fille qui occupait toutes mes pensées, mais celle de ma petite sœur…qui se tenait un peu à ma gauche, Harry à ses côtés.
Je dus retenir un gémissement de supplicié en me souvenant que ces deux-là étaient ensembles depuis quelques jours déjà, et que, vu leur air niais, il attendait très certainement plus qu’une simple discussion avec le Grand Frère. Fred et George m’avaient expliqué que Ginny leur avait demandé si son couple ne les gênait pas. Il était donc normal qu’il passe s’assurer de ma bénédiction.
Pourquoi avais-je tant de devoirs à accomplir ? C’était injuste à la fin !
-Vous la voulez, n’est-ce pas ?demandai-je plaintivement, en tentant le regard de cocker battu…malheureusement, ma sœur avait exactement le même (si pas pire) caractère que notre mère. Le genre froid, inflexible, qui ne lâchait son but que lorsque celui-ci était accompli, de préférence dans l’heure.
Sauf qu’Harry était mon ami, et je le voyais bien osciller entre Ginny et moi…d’ailleurs, je l’entendais presque dire « ça peut attendre, ce n’est pas grave ».
Malheureusement, Ginny contrebalançait, et elle contrebalançait toujours. C’est donc, suite à un regard dur à son nouveau petit ami, qu’elle me répondit d’un ton ferme :
-Non, on a déjà bien assez attendu comme ça !
Yerk…pendant un court moment, je fis passer mon regard de mon devoir au couple qui faisait le pied de grue devant moi, en me demandant quel avantage je pourrais retirer de cette situation ridicule et embarrassante.
Jusqu’à ce que la lumière se fasse, et que mes petites cellules grises toutes ensommeillées ne se mettent en marche pour établir un plan machiavélique, digne de mes frères ainés.
-Très bien, très bien, soupirai-je avec emphase tout en priant pour ne pas en faire trop, « Il faudra juste que vous la méritiez cette bénédiction… »
J’eus droit à deux regards suspicieux, qui me dirent très clairement « abrège et tu as intérêt à ne pas te foutre de nous ! »
Ah si seulement ils savaient !
-Je vous accorde ma bénédiction, si vous me remplissez ce parchemin !annonçai-je tout de go, face aux deux autres qui semblèrent se dégonfler comme deux énormes soufflés.
-Rien que ça ?me demanda Ginny en souriant puis en empoignant le bout de papier et ma plume, avant de s’accroupir devant la table basse et noter avec minutie quelque chose.
J’étais aux anges, tellement que je ne pensai pas une seule seconde au fait que ma eptite sœur n’avait jamais eu arithmancie dans ses options et qu’il était donc totalement impossible qu’elle sache répondre à la question du Professeur Debats*.
Ce n’est que lorsqu’elle me rendit le parchemin, et que j’y lus un énorme et presque retentissant « VAS TE FAIRE VOIR ! », que je compris que je venais de me faire merveilleusement bien avoir…
Sur ce coup, mes neurones pouvaient aller se rhabiller.
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selket
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par selket » 25 juil. 2015 - 20:43

Titre : Le jeu du chat et de la souris
Thème : Neurone
Fandom : HP
Nombre de mots : 416
Personnages : Fred et Hermione
Rating :
Il l’aimait depuis longtemps déjà il ne sait pas comment c’était arrivé mais maintenant c’était là et il arrivait pas à s’en défaire.
Son amour pour elle était comme les mauvaises herbes du printemps impossible à éradiquer. Un amour qui à le gout de l’interdit. Une passion tenace. Mais rien n’y faisait. Ni ces sermons qui le rendait fou plutôt qu’autre chose, ni les filles qu’il embrassaient en tentant d’oublier son visage.
Il était perdu, déboussolé. Il était pathétiquement amoureux. Et ça il voulait pas en attendre parler.

Dans ses nuits elle venait le hanter. Il cherchait sa silhouette dans les couloirs de Poudlard. Il traquait la lueur moqueuse ou colérique dans ses yeux chocolat. Il était entrain de devenir fou pour une jeune fille de un an sa cadette. Un amour qu’il récuser avec l’envie de fuir. Il ne pouvait pas ne devait pas céder à ses envies. Alors il rentrait sa tête dans les épaules refusant de la voir et allé embrasser Angelina pour oublier ses tourments.

Les jours à la chercher du regard se succédaient aux nuits ou son regard le fixait. L’espoir et l’envie se faisait plus fort tandis que la raison jouait à cache-cache avec les sentiments. Il s’était rapproché d’Hermione à force de l’observer et d’avoir envie d’être auprès d’elle.
Et surtout ils parvenaient à rester dans la même pièce sans tenter de s’étriper à cause des blagues de lui ou de Georges.
Son frère le suivait péniblement dans son obstination à faire cette erreur mais ne pouvait pas porter sa croix sur le douloureux chemin de l’amour.
Lentement les années se succédaient pendant qu’ils jouaient au chat et à la souris.
Il refusait de s’avouer qu’il était amoureux d’elle. Certains jour il acceptait ses sentiments pour mieux ensuite se voiler la face et dire que jamais il ne tomberait amoureux. Surtout pas d’une Miss-Je-Sais-Tout alors que lui était Monsieur-Un-Neurone.

Mais un jour tout pris fin brutalement, il était partit comme ça sans un regard en arrière. Il avait rit et tout était fini. Il s’en était allé sans lui prendre la main. Il avait fuit toute sa vie l’amour de sa vie et là il était mort sans avoir tenté un geste vers elle. Ils avaient grandi ensemble mais jamais un d’eux avait osé faire le premier pas et maintenant il était trop tard. La mort avait mis fin à la partie. Le jeu est fini, l’amour est mort ce 2 mai 1998.
Dernière modification par selket le 25 juil. 2015 - 21:27, modifié 1 fois.
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Bevy
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Bevy » 25 juil. 2015 - 20:43

Titre :: bierraubeurre et calcul mental
Thème : Neurone
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 308
Personnages : Adrian Pucey, Grabbe, Goyle
Rating : tout public

La salle commune était particulièrement bruyante ce soir-là. Chips et Bieurraubeurre coulaient à flot, les Préfets avaient relâchés leur surveillance et en dépit du niveau sonore de la musique, Severus Rogue n’avait toujours pas ordonné le calme dans la Salle Commune des Serpentard.
Un fait historique venait de se produire : pour la première fois en trois ans, les redoutables Gryffondor avait subi une cuisante défaite au match d’ouverture de la saison de Quidditch. Contre les Poufsoufle. Et à cause d’un attrapeur trop émotif pour résister au Détraqueurs.
Adrian en était conscient : la défaire des rouges et or n’étaient pas dû à leur équipe. Mais quand les plus vieux des élèves avaient puisé dans leurs réserves pour alimenter la soirée, l’adolescent n’y avait plus pensé. Toutes les occasions pour faire la fête, déconnecter son cerveau des cours, de la pression des examens et de le menace de Sirius Black. Et même sans ce prétexte, s’ils ne comptaient que sur leurs victoires pour faire la fête, ils seraient en deuil le reste de l’année.
C’est donc avec bonne humeur, sifflotant l’air qui passait au même moment que le Poursuiveur des Serpentard se saisit de plusieurs bouteilles de Bieurraubeurre. Juliet et Diane, essoufflées par leur chorégraphies improvisées, s’étaient affalées sur l’un des rares fauteuils encore disponibles. Les filles auraient soif. Les rejoignant, il manqua de bousculer Gregory Goyle et son acolyte, festoyant joyeusement :
« Et de dix bouteilles de Bieurraubeurre sur un mur, s’il y en a une qui tombe , il en reste neuf ! Et de neuf bouteilles de Bieurraubeure…
—Sérieusement, achetez-vous des neurones, se plaignit Theodore Nott, la dernière fois que j’ai entendu, j’avais huit ans ! »
Adrian ricana et s’éloigna : il n’avait jamais vu Gregory et Vincent compter au-delà de nombre à deux chiffres au Gallionpolly. Et pour la santé mentale de Théodore, c’était peut-être mieux.
Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait

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Labige
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Labige » 25 juil. 2015 - 20:47

Titre : Fleur fânée
Thème : Neurone
Fandom : HP
Nombre de mots : 1117
Personnages : Petunia Evans, Lily Evans
Rating : TP
Un neurone, quelque chose de si petit que Petunia n’en verrait jamais un de ses yeux. Oh, elle s’était renseignée, avait regardé les dessins, avait écouté très attentivement les médecins en parler, mais jamais elle ne pourrait mettre le doigt sur un autre responsable que ce neurone. Celui-là et tous les autres.
Lily n’était pas là, elle n’était jamais là de toute façon depuis qu’elle était entrée à Poudlard. Parfois, Petunia aurait aimé ne pas vivre avec ce fardeau toute seule car ses épaules tiraient, pesaient. Et les années n’allégeaient pas le poids du quotidien, bien au contraire. La rancœur macérée et les espoirs évaporés s’ajoutaient lentement mais sûrement. Se redresser, tenir la tête droite, sourire… Non, c’était impossible. Et Lily qui n’était pas là…
Après le départ de sa sœur pour la troisième année, l’enfer avait commencé. Petunia reliait cet enfer au départ de Lily parce que c’était toujours ainsi : un été ensoleillé, un été calme. Pourquoi rajouter de la peine à la petite cadette quand on a l’aînée qui peut tout surmonter ? Cette rage, cette envie, cette jalousie la rongeaient. Plus encore que la maladie.

Au départ, Iris Evans s’était juste plainte de douleurs au bout du doigt après la naissance de Lily, rien d’alarmant. Elle pensait évacuer son stress de l’enfantement ainsi, elle ne faisait pas très attention au soin de ses ongles. C’était un tic dont elle n’arrivait pas à se débarrasser. Et son doigt ne l’avait pas plus alarmée, c’était une douleur sporadique qui apparaissait et disparaissait. Elle n’y pensait plus. Mais quand Petunia eut quinze ans et que Lily repartit encore dans son école, si loin, si protégée, la douleur s’étendit. Et Petunia avait peur. Peur d’en être la cause. Ses disputes durant l’été avec sa sœur s’étaient tellement amplifiée que sa mère avait dû plus d’une fois intervenir entre ses filles et leur expliquer que pour être considérées comme grandes, il fallait qu’elles le soient d’abord entre elle. Que leur relation fraternelle pouvait être le reflet de toute leur vie, qu’il fallait surmonter le quotidien maintenant et ne pas se laisser emporter par les sentiments trop vifs ; trop impulsifs.


Trop de disputes, trop de cris, trop de mots jetés et aussitôt regrettés.
Cet été là n’avait pas été tendre chez les Evans et Iris n’avait pas été épargnée. Alors la douleur s’était étendue, et le processus entier commençait à se dérouler. Les petites douleurs au bout des doigts sont devenues de grandes douleurs, surtout lorsque deux nerfs médians se sont bloqués. Le compte à rebours a commencé. Iris essayait de vivre normalement mais Pétunia l’observait à la dérobée et voyait que chaque jour avait son lot de souffrances, son lot d’espérance. Elle devait expliquer à sa fille aînée qu’elle ne pouvait plus utiliser ses mains comme avant, et qu’un jour ce serait tout son corps. Et un autre, la mort.


Petunia avait encaissé, seule. Lily n’était pas là. Elle ne voulait pas en parler avec son père car c’était leur combat à eux trois, tout autant qu’un combat individuel. Elle savait que ce n’était pas facile d’aimer quelqu’un dont le corps disparaissait et ne devenait qu’un tas de chair, un tas sur lequel l’esprit ne pouvait plus compter.
La maladie ne s’était pas propagée aussi vite que Petunia l’avait redouté, elle ne perdrait pas sa maman aussi vite. Iris arrivait encore à resplendir. Sa maman, si belle. Sa maman, si frêle.

Et puis… l’été suivant, chaleur inhabituelle pour leur petite ville. Chaleur traitresse. Lily lisait adossée contre le tronc du cerisier, perchée sur la première branche dans son monde. Dans un univers où la maladie n’était pas encore tout à fait là. Oh bien sûr Lily savait que leur maman était malade, leur père lui avait expliqué les problèmes moteurs. Mais Lily est jeune, Lily doit être protégée car elle est un sourire, un rayon de soleil. Alors Petunia fait des efforts, elle ravale ses mots, elle ravale sa peine. Elle ne sait pas vers qui se tourner, elle est désorientée. Le petit monde qui était sien se délite lentement, trop lentement pour que quelqu’un décide de la sauver un jour, de l’enlever des décombres. Aucune dispute n’a marqué l’été 1974 ; seulement cette chaleur.

C’était pourtant un beau jour, un jour que Petunia aurait aimé savourer. Elle était allée en ville l’esprit serein de savoir que Lily était là. Que si le médecin revenait avec une mauvaise nouvelle, Lily serait encore là. Alors elle priait silencieusement pour que sa sœur ne reparte pas à Poudlard, qu’elle reste avec elle et découvre ses journées terribles. Finalement, ce fut pire que tout. Quand elle était rentrée de sa douce journée, petite pause de rires, petite pause insouciante elle avait trouvé Lily en pleurs. Peine de cœur ? Que nenni. Petunia avait deviné. Si leur père croyait que ses filles ne pouvaient pas remarquer le temps mis pour monter les escaliers, l’attention qu’il portait à leur mère et le bras qu’il tenait, romantique et béquille à la fois, alors il se trompait. Petunia avait bien remarqué ce pied qui trainait, Lily avait bien remarqué que leur mère se cognait souvent aux coins des meubles car une jambe suivait moins facilement que l’autre.
Mais aucun d’eux ne s’attendait à ce que l’épuisement et la chaleur, tous deux combinés, écrasassent le corps si faible. Elle ne pouvait plus se lever.

Et Petunia pensa aussitôt à la liste des symptômes qui en découleraient. La perte totale de motricité, la perte de la parole. Sa mère disparaissait. Sa mère s’en allait. Pour quelques neurones…

- Tu ne peux rien faire toi, avec ta sale magie ? Tu devrais pouvoir sauver maman ! cria-t-elle, impuissante à Lily en dévalant l’escalier.
Elle attrapa sa sœur par la manche, tirant un coup sec, ignorant les larmes. Lily ne pouvait pas comprendre, elle n’était jamais là. Et entendre le non englouti par les larmes, et entendre cet aveu d’ignorance, ce fut trop. Petunia avait déjà décidé que cette dégénérescence des neurones avait donné un monstre comme sœur ; que si la magie ne pouvait pas soigner c’est qu’elle avait engendré la maladie.

Les neurones avaient détruit la famille Evans. Sournoisement, ils avaient envahi Iris Evans et grignoté l’énergie de son corps. Puis les relations s’étaient délitées, Sam s’était renfermé loin de son rôle paternel. Il perdait sa femme, il perdait l’amour, il perdait l’espoir. Il se laissait gagner par sa propre maladie. Petunia avait rejeté sa sœur, sa sœur qui n’était pas là, qui la laissait seule. Et Lily qui ne comprenait pas.
C’était une affection cruelle, des neurones immortels qui avaient en quelques années décidé qu’il était temps d’enterrer la première fleur, l’Iris de la famille.
EDIT : personne ne remarque les fautes, hein :mrgreen:
Dernière modification par Labige le 25 juil. 2015 - 20:58, modifié 2 fois.
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Seonne
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Seonne » 25 juil. 2015 - 20:47

Titre : Le mystère de la magie neuronale
Thème : Neurone
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 541
Personnages : Hermione Granger
Rating : Tout public
« Les neurones permettent de faire circuler les informations entre l'environnement extérieur et l'organisme, ou au sein de l'organisme lui-même. »

Hermione continua un moment sa lecture du livre de sciences que lui avaient offert ses parents à Noël. Ils étaient dentistes, et avaient suivi un cursus de médecine. Elle trouvait normal qu'ils veuillent l’intéresser aux sciences. Et cela l'intéressait, comme à peu près tout sur Terre. Mais elle avait toujours cette impression que depuis qu'elle avait commencé ses études de magie, elle s'éloignait inévitablement de ses parents. Oh, pas vraiment, mais un livre de potions, sur le coup, lui aurait peut-être fait plus plaisir que ce gros bouquin sur l'anatomie et le fonctionnement du corps humain. Mais finalement, elle n'était pas si déçue. Car toutes ces choses, si complexes, qu'elle saisissait facilement, la fascinait. A Poudlard, les sciences n'étaient pas enseignées. En parcourant les pages du livre, le jeune Gryffondor trouvait cela de plus en plus étrange. C'était pourtant si complexe, si surprenant. Le sujet était si vaste ! Les pages qui avaient le plus retenu son attention étaient celles sur le cerveau. Car même pour les sorciers, il restait un mystère. Mais les neurones lui paraissaient aussi passionnants. Tout un réseau entier de milliards de petites connexions qui parcourait son corps pour transmettre des informations, par de simples petits courants électriques... Elle trouvait cela impressionnant.

Inévitablement, la magie vint s'intégrer à ses réflexions. Les informations de l'environnement liées à la magie passaient-elles aussi par là ? Cette flamme qu'elle sentait partir de son cœur jusqu'au bout de ses doigts, quand elle jetait un sort... Passait-elle aussi par les « neurones » ? Elle se demanda soudain si des sorciers, avant elle, s'étaient posé la question. Est ce que l'essence qui leur permettait de pratiquer la magie se transmettait par les neurones jusque dans la baguette ? Ce pouvait-il que les sortilèges se convertissent en... simples courants électriques ? Cela lui paraissaient étrange, la magie était quelque chose de surnaturel, de complexe... Mais après tout, d'après le livre, les informations transmises via ces petites cellules ne pouvaient-elle pas, elle aussi, être extrêmement complexes ?

Hermione bondit sur ses pieds, et quitta la salle commune en trombe, sous les regards ébahis de Ron et Harry. Lorsqu'ils lui demandèrent ce qui lui arrivaient, elle leur répondit simplement qu'elle allait à la bibliothèque. Comme toujours, lorsqu'elle avait une question.

Après plus d'une heure de recherche entre les diverses étagères poussiéreuses consacrées à toutes les études magiques en lien avec les sciences Moldues, Hermione trouva finalement sa réponse, au détour d'un paragraphe. Enfin, plutôt une ébauche de réponse. Car la magie était si étrange et mystérieuse que personne ne semblait savoir vraiment comme elle agissait, comment elle se propageait. L'auteur, un né-Moldu qui lui était contemporain, supposait qu'elle pouvait peut-être se transmettre par les neurones, ou le sang, ou autre chose de complètement inconnu. Déçue et découragée, Hermione referma le livre. Elle n'était pas plus avancée. Personne ne semblait réellement connaître le pourquoi du comment. Elle abandonna donc, provisoirement, ses recherches sur d'éventuels neurones magiques, et retourna dans la salle commune.

Sur le chemin, entre escaliers tournants et drôles de tapisseries, elle se promis qu'un jour, elle éclaircirait le mystère de la magie neuronale.
Dernière modification par Seonne le 25 juil. 2015 - 20:49, modifié 1 fois.
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AugustusPye
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par AugustusPye » 25 juil. 2015 - 20:48

Titre : Neu-Ron
Thème : Neurone(s)
Fandom :Harry Potter
Nombre de mots : 368
Personnages : Hermione Granger, Ronald Weasley
Rating : /
- Mais réfléchis un peu Ronald, c'est pas bien compliqué !

Ronald ?! Elle m'a vraiment appelé Ronald ?! Comme si je n'avais pas déjà du mal à me concentrer.

- J'ai l'impression de me répéter toutes les semaines. Si tu travaillais un peu chaque jour, tu n'en serai pas là, a te torturer les méninges un dimanche soir.
- S'il te plaît Hermione, laisse moi recopier sur toi. Juste une fois.
- Non, non et non Ron. Tu n'auras pas mes copies pour «recopier sur moi» lors des examens ! Tu as mes livres, tu as mes brouillons, tu as tes neurones !

Mes neurones ? Ou plutôt ce qu'il en reste. J'ai l'impression d'avoir la tête en feu, et j'ai un mal de crane terrible. En plus, les vociférations d'Hermione m'insupportent.

- Hermione, je déteste les potions. Je n'en ai rien à faire même. Comment veux-tu que je puisse faire ce devoir ! C'est incompréhensible.
- Mais pas du tout ! Tu dois théoriser la création d'une potion selon les effets des ingrédients suivants (elle lui montre une liste sur un parchemin) dans les potions suivantes (elle lui montre son livre). C'est comme un jeu de piste ! C'est passionnant !
- Oh oui, c'est même terriblement excitant …

Tu l'entends mon ironie Mione ?

- Pas besoin d'être si méprisant …

Elle a rien compris !

- Je ne suis pas méprisant Hermione
- Bien sur que si ! J'en ai marre Ron. C'est toujours la même chose de toute façon. Moi, je suis toujours là pour toi, toujours disponible, je reste avec toi alors que je pourrais dormir, et j'ai aucune reconnaissance. Et je te parle que des cours ! Encore la dernière fois, chez tes parents ! Toujours obligé de te plaindre, de pas te rendre compte qu'on est là pour toi, … Tu sais quoi Ronald ?! Je ...

Hermione n'eut malheureusement jamais le temps de terminer sa phrase. Ron poussa violemment les affaires qui était sur la table, attrapa Hermione dans ses bras, et l'embrassa langoureusement. Lorsque les deux furent essoufflés, ils se regardèrent dans les yeux.

- Tu vois Hermione, pour ça, j'ai pas besoin de la moindre neurone !

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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par lalaulau38 » 25 juil. 2015 - 20:49

Titre : April, 1969
Thème : Neuronne
Fandom : Aucun
Nombre de mots : 491
Personnages : original
Rating : aucun
Que faisiez-vous le 20 juillet 1969 ?
Rédaction libre, temps imparti : 4 heures.


April soupire en relisant pour la énième fois le sujet, un grand sourire aux lèvres. Il doit y avoir erreur, semble-t-elle penser, jamais un sujet si facile n’est tombé pendant les examens blancs de l’année.
Elle bascule une mèche de ses cheveux roux sur le côté et pioche un stylo dans sa trousse. Elle fait enlève le bouchon qu’elle porte à sa bouche, décroise ses jambes et se penche un peu plus sur son bureau.

Trop facile.

La jeune fille de seize ans commence à gratter la feuille aussi mécaniquement qu’un robot, sans même remarquer un seul instant que ses camarades, eux, sont en train de vivre la pire épreuve de leurs vies. Certains se grattent la tête, d’autres ont carrément les larmes aux yeux.
April, elle, jubile. Elle imagine parfaitement le décor, les bruits des vieilles voitures qui changent de vitesse devant chez elle et la musique qui passe à la radio. Puis son sourire s’éteint aussi subitement qu’il est apparu. Ce sujet est une chance pour elle, peut-être même la seule qu’elle aura de toute sa vie de dire ce qu’elle sait. Une chance douloureuse. Ce sujet, elle le connait par cœur et elle ne va même pas avoir besoin de broder ou d’inventer quelque chose pour sa rédaction, puisqu’elle a réellement vécu cette journée, quarante-six ans auparavant.

Une soudaine idée lui vient en tête. Avec cette rédaction, peut-être croira-t-on enfin ses dires et arrêtera-t-on de la prendre pour la fille un peu bizarre du lycée qui s’invente des histoires. On cessera de dire d’elle qu’il lui manque une case ou qu’elle est complètement mythomane.

April souffle un grand coup, raye les lignes déjà écrites sur son brouillon et se concentre pour trouver ses mots.

Après avoir observé un instant le surveillant, elle pose à nouveau les yeux sur sa copie et se lance :

Je me souviens parfaitement du vingt juillet mille neuf cent soixante-neuf. Pas parce qu’on a posé pour la première fois les pieds sur la lune, mais parce que ce soir-là, je suis morte.
J’étais une jeune femme de trente-sept ans, mariée à un garagiste un peu trop violent et maman d’un petit garçon de sept ans.
Nous habitions une petite maison en périphérie de San Francisco et je l’entretenais du mieux que je pouvais, mais Marco, mon mari, était loin de trouver mon travail suffisant. J’avais ce petit côté baba-cool et, alors que je m’occupais de Tony, notre fils, je regardais d’un œil distrait la télé et cet évènement marquant dont tout le monde parle encore maintenant.
Ne croyiez pas que mon imagination me joue des tours et j’ignore encore pourquoi je me souviens de tout cela, mais je vous promets que c’est la vérité. Je suis morte ce soir-là, juste après avoir couché mon fils. battue par le mari que j’aimais tant et mon corps n’a jamais été retrouvé.
"Il se fit un abondant silence alentour, et la majeure partie du reste du monde se mit à compter pour du beurre."

Ca fait du bien à tes oreilles

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SunonHogwarts
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par SunonHogwarts » 25 juil. 2015 - 20:58

Titre : Arrogance intelligente
Thème : Neurone
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 878
Personnages : Sirius Black; OC
Rating : Tout public
C'était lors de leur premier cour à Poudlard, dans une salle de classe du troisième étage, qu'elle avait enfin mit véritablement un nom sur son visage.

Elle était assise à côté de Lily, au deuxième rang de la salle de Métamorphose, les yeux fixés sur le Professeur McGonagall. La tête posée sur l'une de ses mains, une plume d'oie pendent entre ses doigts, elle avait abandonné ses notes depuis de longues minutes déjà, trop absorbée par le cour qui se déroulait devant elle. Cette femme à l'allure sévère, avec ses petites lunettes carrées et son chignon serré savait étonnement capter son attention. Elle connaissait son sujet, il n'y avait aucun doute là dessus, et l'on voyait bien qu'elle était passionnée.

Evy n'avait donc pas décrocher de la leçon depuis que la cloche avait sonné et pas un bruit ne résonnait dans la pièce, autre que celui du grattement des plumes sur les parchemins.

Un chuchotement parvint soudain à ses oreilles. Elle n'y prêta pas attention mais Lily se retourna pour balayer la salle d'un regard mauvais, à la recherche du coupable. La petite finit par se retourner vers le tableau et se plongea dans sa feuille.

Le chuchotement se fit plus intense et Evy fronça les sourcils. Quand un éclat de rire plus ou moins discret retentit au fond de la classe, la jeune Gryffondor se retourna à son tour. Elle n’appréciait pas d'être ainsi dérangée dans sa concentration. Elle savait déjà qu'elle ne serait sans doute pas l'élève la plus assidue de l'école, mais ce n'était pas une raison pour l’empêcher d'écouter.

« Mr. Black, Mr. Potter. Pouvons-nous vous être d'une aide quelconque ? » Demanda le Professeur d'une voix calme et sévère.

C'était donc eux. Evy les avait brièvement aperçus durant la répartition. Lorsqu'elle avait entendu le nom de Black, son appréhension s'était envolée pour quelques secondes et elle avait tenté, comme tout le monde, d'apercevoir son visage. Et lorsque le nom de sa maison avait résonné dans la Grande Salle silencieuse, elle n'avait pu retenir un hoquet d'étonnement, qui s'était perdu au milieu des conversation choquées et des cris de colères des Serpentard. Un Black à Gryffondor ? Impensable. Et pourtant, il était bel et bien là, assis de travers sur sa chaise qu'il faisait basculer en arrière, un air nonchalant sur le visage et un petit sourire au coin des lèvres.

« Nous sommes désolés d'avoir dérangé votre cours, Professeur. » Répondit Potter d'un air qui n'avait rien de désolé.

La directrice de maison leur jeta un regard froid et se retourna vers le reste des élèves. Evy, quant à elle, se dépêcha de détourner le regard quand les iris gris du jeune Black rencontrèrent ses yeux bleus. Elle était contente d'avoir enfin pu identifier la personne qui se cachait derrière l'héritier d'une riche famille de sang-pure.

Elle laissa tomber sa plume sur sa table et se replongea dans le cour inopinément interrompu.

Mais des bribes de conversations et des ricanements la firent à nouveau se retourner. Apparemment, l'avertissement de McGonagall ne leur avait pas suffit. Pourtant, à leur place, elle aurait évité de la mettre en colère. Ils n'étaient là que depuis quelques heures et elle sentait déjà que c'était une personne qu'il ne valait mieux pas contrarier.

« Black, Potter. Je peux savoir ce que vous avez de si important à raconter que cela ne peut attendre la fin de mon cour ?

- Rien qui vous intéresserez, Professeur. »

McGonagall fronça les sourcils et remonta ses lunettes sur son nez.

« Et bien, Mr.Black, si vous vous croyez si intelligent, vous nous ferez un plaisir de répéter et d'expliquer ce que je viens de dire ?

- Mais bien sûr. Vous racontiez que les animagus sont rares et contrôlés par le Ministère. Vous disiez aussi que la forme animal que prend le sorcier lors d'une de ses métamorphoses reflète ce qu'il est au fond de lui. Et j'ajouterai que le passé et l'histoire de chacun de nous influe beaucoup l'animagus et le patronus d'un sorcier, qui je pense prennent la même forme.

- Bien. Très bien. Maintenant que vous avez fait étalage de votre sciences et que vous nous avez démontrés que vos neurones ne sont apparemment pas défaillants, pourrions nous revenir au cour qui nous intéresse aujourd'hui?

- Je vous en prie. »

Le Professeur lui jeta un regard qui ne présageait rien de bon et s'en retourna à ses explications.

Evy se dépêcha de fixer ses yeux sur le tableau, afin que Black ne s'imagine pas qu'elle l'observait. Cependant, il était bien trop occupé à étouffer les rires de son ami, plié en deux sur sa chaise.

Une chose était sûre, il était intelligent, et ses neurones, comme l'avait dit McGonagall, fonctionnaient à merveille.

Mais Evy avait à présent la certitude qu'il était également arrogant, et c'était une chose qu'elle ne supportait pas. Dans un petit coin de son cerveau, presque inconsciemment, elle rangea définitivement Sirius Black dans la case "Personnes à éviter.", aux côtés de sa détestable cousine et du stupide pouffsoufle qui avait fait une crise lorsqu'il avait été répartit.

Elle ne se doutait pas qu'il lui faudrait six longues années pour commencer à voir autre chose que cet élève perturbateur sur le visage du jeune homme.
Dernière modification par SunonHogwarts le 25 juil. 2015 - 21:00, modifié 1 fois.
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LaLouisaBlack
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par LaLouisaBlack » 25 juil. 2015 - 20:59

Titre : A cœur ouvert
Thème : Neurone
Fandom : HP
Nombre de mots : 596
Personnages : Hermione/Ron
Rating : Tout public
« La télé est une invention merveilleuse, quand même. »

Depuis six ans qu’ils vivaient ensemble, ce n’était pas la première fois qu’Hermione entendait une chose pareille sortir de la bouche de Ron. Installée dans les bras de son mari, le plus confortablement possible à plus de huit mois de grossesse, elle ne put s’empêcher de lui dire, encore une fois :
« Les moldus sont doués. La télévision existe depuis les années 20 !
- Oui Hermione, je crois que tu me l’as déjà dit. »

Il se moquait d’elle, comme toujours, alors elle lui fila une tape sur le torse, ce à quoi son bébé répondit par un coup de pied.
« Outch, elle est agitée ce soir, grimaça Hermione en posant une main sur son ventre rebondi. Tu peux changer de chaîne ? Là ce soir, la série policière avec cadavres et meurtriers, ça ne me tente pas du tout. »

Ron retint à peine un soupir agacé, mais s’exécuta.

Pour tomber sur une accumulation de blouses bleues, de chair fraîche, de sang dans des pochettes et des couteaux étranges qui déchirent des peaux sans aucun problème. Un quoi ? Bloc opératoire ? Mais qu’est-ce que c’était que cette histoire ? Il s’apprêtait à appuyer sur la télécommande quand Hermione l’arrêta.

« Non laisse, c’est Grey’s Anatomy ! Ma mère m’en a parlé, il paraît que c’est bien.
- Mais c’est quoi de truc, là ? fit Ron avec dégoût.
- Ah, c’est l’histoire de chirurgiens dans un hôpital moldu. Elle c’est une nouvelle, et lui c’est son chef. Sauf qu’apparemment ils ont couché ensemble dans le premier épisode. »

Ron se tourna vers elle, les yeux écarquillés. Sur l’écran, les deux personnages se lavaient les mains depuis déjà dix minutes, et la femme semblait vouloir éviter les questions de l’homme.
« Quoi ?! Déjà ?
- Oui, mais ils savaient pas encore qu’ils allaient bosser ensemble. »

Le mec qui avait conçu ça avait vraiment cherché à embrouiller tout le monde, en résumé.
« Attends une seconde, qu’est-ce qu’il fait là ?!
- Ca se voit, non ? Il ouvre le cerveau de son patient.
- Normal, oui, dans quel monde ces moldus vivent…
- C’est un neurochirurgien. »

Neurochurigien de moldu, quoi.
« Bien sûr, c’est clair, répondit Ron en levant les yeux au ciel.
- Ron, enfin ! Il opère les cerveaux, et les moelles épinières, et tout ce qui touche aux nerfs, et aux neurones, et aux liaisons, et…
- Des neurones ? Attends Hermione, tu me parles en quoi, là, en français ? »

Hermione grimaça, embarrassée.
« Désolée, j’oublie parfois que la connaissance des sorciers du corps humain est vraiment limitée. »

Limitée ?! Et Sainte Mangouste, ils font quoi là-bas, hein ? En tous cas, dans la télé, le cerveau n’était pas du tout appétissant à regarder. Heureusement qu’ils avaient déjà dîné. Hermione à ses côtés continuait ses explications sur le fonctionnement des « neurones », mais Ron ne l’écoutait qu’à moitié, presque fasciné par cette série qui décidément était dégoûtante.

Hermione se tut tout à coup, et Ron se détourna de l’écran. Elle avait les yeux écarquillés, et avait posé ses deux mains sur son ventre. Il se redressa, alarmé.
« Qu’est-ce qu’il se passe ?
- J’ai eu une contraction, lui répondit sa femme d’une toute petite voix. »

Il la regarda sans réagir pendant quelques secondes, puis se leva d’un bond.
« Je t’emmène à Sainte Mangouste ! »

Tout, plutôt que de voir un neuro-je-sais-pas-quoi charcuter un cerveau.
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Eliane
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Eliane » 25 juil. 2015 - 21:00

Titre : Neurones à plat
Thème : Neurone
Fandom : Original
Nombre de mots : 237
Personnages :
Rating : Tout public
Amélie réprima un nouveau bâillement et tenta de s’étirer discrètement. L’amphithéâtre était plein, et tous autour d’elle semblaient absorbés par ce que racontait le scientifique excité au tableau. Amélie, elle, avait sombré dans l’incompréhension la plus totale dès les cinq premières minutes de la conférence. Elle avait essayé tant bien que mal de s’accrocher, captant par instant des morceaux de phrase semblant encore à peu près logiques à ses oreilles, mais la discussion scientifique lui était bien trop complexe. Malheureusement, il ne lui était pas possible de s’éclipser discrètement, et il était hors de question qu’elle se fasse remarquer alors que Pierre, quelques mètres plus bas, faisait partie des différents intervenants de la conférence.
A vrai dire, sans Pierre, Amélie n’aurait probablement jamais mis les pieds dans cet endroit. L’élève en droit qu’elle était aurait d’ailleurs mieux fait de rester chez elle, à travailler pour les partiels qui allaient bientôt arriver. Mais voilà, son ami lui avait parlé avec beaucoup d’enthousiasme de cette formidable conférence sur les facteurs humains et les neurosciences à laquelle lui, simple étudiant de Master, participait. Prête à tout pour plaire au jeune homme, Amélie n’avait pu s’empêcher de lui promettre d’assister à la première conférence de la future carrière de chercheur de Pierre. Désormais, elle se trouvait entourée de gens un peu fous passionnés par un sujet dont elle n’avait pas compris le titre.
Quelle idée de s’enticher d’un scientifique, oui !
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CamyKaz
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Inscription : 15 avr. 2015 - 22:45

Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par CamyKaz » 25 juil. 2015 - 21:00

Titre : La souris verte
Thème : Neurones
Fandom : Shade (jeu de rôle)
Nombre de mots : 495
Personnages : Tiano et Liana
Rating : Tout Public
La nuit était calme. Mais surtout elle était sombre. Comme depuis quelques siècles déjà, la lune n'éclairait plus notre si beau ciel étoilé. Heureusement, j'étais un enfant des ténèbres. Depuis ma plus tendre enfance, Sélène m'avait choisi pour la rejoindre. Et mon ombre s'était éveillée. Je ne pourrais jamais assez remercier ma déesse pour ce don. J'étais devenu un Ténébroso.
Ce soir, Liana était partie en solo. Notre maître ne nous avait pas donné une mission très difficile. Il nous fallait juste récupérer un paquet. Je ne savais pas ce qu'il contenait, mais plusieurs familles de la ville étaient sur le coup. Les nobles de Clémence font souvent de grands caprices pour de petits objets.
Liana et moi allions donc nous mesurer ce soir à de nombreux autres serviteurs. Mais nous ne pouvions pas perdre. Nous avions un avantage de taille.

Le paquet était déjà passé entre les mains de nombreux valets, chacun tué par celui qui lui volait le paquet. C'était Liana qui me racontait tout ça. Elle était la meilleure espionne que je connaisse. Même parmi les Ténébrosi elle sortait du lot. Personne ne la remarquait jamais, et je lui en était fort redevable.
"Il n'en reste plus que deux. Le valet des Médicis aura forcément l'avantage. Ils se dirigent vers l'ouest pour l'instant."
Mais dès que le combat sera fini, le gagnant ira au nord, en direction de la demeure des Médicis. Cette famille de mécènes avait de l'argent. Beaucoup d'argent. Ils pouvaient embaucher les meilleurs valets. Mais contrairement à mon maître, ils ne tissaient aucun lien avec leurs serviteurs, et ceux-ci faisaient souvent les choses à moitié. Cet homme ne sera pas une exception, car ce paquet sera pour moi.
Je me mis en route vers le nord. Je devais essayer de le contourner. Avec quelques petits tours de magie, je ne ferais qu'une bouchée de se gros balourd. Je longeai un canal. Il n'y avait pas beaucoup de péniches cette nuit. Tant mieux, cela ferait moins de témoins. Je hâtai le pas et plongeai mes mains dans mes poches. J'y sentis mes petites baguettes et ma marionnette de souris. Il ne me fallait plus qu'un lampadaire, et ce serait parfait.
J'en trouvai un quand je commençai à entendre des bruits de pas rapides. Il arrivait. Liana se raccrocha précipitamment à moi. Je me collai au mur pour qu'elle soit à peu près de ma taille, c'était essentiel pour lancer mon sort. Je sortis ma marionnette et invoquai la souris verte. Son ombre apparut sur le mur et se mit doucement à se mouvoir d'elle même. Comme Liana, elle avait acquis des neurones.
Quand l'homme arriva, je me jetai sur lui. Il était impressionnant, taillé pour le combat. Mais sa certitude d'en avoir déjà terminé affaiblissait ses sens. Je me fis passer pour un homme soûl. Le temps pour ma souris de se glisser dans sa poche et d'en retirer le paquet.
Une ombre avec ses propres neurones, c'était mon atout.
Dernière modification par CamyKaz le 25 juil. 2015 - 23:43, modifié 2 fois.
Un monde de magie corrompu par la religion. C'est là que je vis. Tout le monde ne se bat que pour ses propres intérêts, citant les déesses pour se justifier. Ma famille est la pire de toutes. Mais ils verront, je saurai les jeter dans la lumière, à la face du peuple. J'ai le pouvoir de changer mon monde.

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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par ninipraline » 25 juil. 2015 - 21:14

Titre : Vacances studieuse
Thème : Neurone
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 428
Personnages : Mr Weasley
Rating : tout public

" La vache !
_ Une vache ? s'exclama un rondouillard au cheveux roux, quelle vache ? Où donc."
Laurent se tourna vers le jovial rouquin qui avait dû déterrer son auguste arrière-arrière-grand-père pour lui pîquer son manteau de voyage.
L'homme était arrivé dont ne sait où, on ne sait comment et pour le moment, la perpétuelle mauvaise humeur qui logeait dans le corps longiligne et dégingandé, s'en moquait comme de son première bouderie.
Laurent avait retourné toutes ses poches et devait bien se rendre à l'évidence, il avait perdu les clés de la maison de ses correspondants.
"Et merde ! lâcha t'il sans se précocuper du bonhomme qui allait de maison en maison pour jeter un oeil à travers les fenêtres. Il ne me reste plus qu'à retourner sur mes pas pour les chercher !"
Avec un soupir, il maudit une fois de plus sa mère et ses idées saugrenues : l'envoyer dans une famille d'accueil anglaise afin de le faire progresser en anglais. Trois semaines qu'il végétait dans ce village perdu au milieu des vallons et au climat arctique.
Ses copains s'étaient fait un plaisir de lui envoyer selfie sur selfie de leur vacances en bord de mer avec gros plan sur les planches à voile, le soleil et le thermomètre. Il poussa un long grognement lugubre qui fit se retourner le rondouillard en manteau.
Laurent reprit sa route, les yeux vissés sur le trottoir, pour ne pas rater le précieux trousseau. Il allait forcément le retrouver sur le chemin ou dans le parc où il s'était étaler pour remplir le journal intime qu'il avait crée lorsqu'il n'avait plus eu le courage de recharger la batterie de son portable pour découvrir les coups de soleil des faux frères qui lui servaient d'amis.
De toutes les façons, il était là depuis quinze jours et tout allait de mal en pis. Il s'était ouvert le doigt avec une pince à sucre, le premier jour. Et il était presque sûr d'avoir vu la pince lui bondir dessus avec la ferme intention de l'attaquer.
" Cela n'a pas l'air d'aller mon garçon, s'inquiéta une voix chaleureuse à ces côtés.
_ Vous pouvez le dire, soupira l'adolescent, mon séjour ici est un cauchemar et en plus je deviens zinzin. Le lendemain de mon arrivée, des toilettes mobile installées pour une brocante m'ont explosé au visage. Le soir, le miroir que Mr Smith a déposé dans le garage, dans l'attente de le restaurer, m'a hurlé que j'avais une mine atroce et m'a ordonné d'aller plus souvent au soleil. A ce moment le genre de battoir que Mr Smith a acheté dans le même lot, et qui devait être du même avis que le miroir a fendu l'air et s'est mis en demeurre de me dépoussiérer à grand coups.
_ Je vois," coupa le rouquin avec un sourire plein de compassion et en agitant sa main sous son manteau.
Laurent un grand sourire béats aux lèvres contemplait à travers la fenêtre la campagne verdoyante. Il jeta un nouveau coup d'oeil au journal qu'il tenait depuis son arrivée et secoua la tête en éclatant de rire.
"Franchement, des miroirs qui parlent et des battoirs qui fendent l'air, ricana t'il bêtement heureux. Je bosse trop au lycée. J'ai le neurone qui fatigue. L'an prochain, je mets le frein sur les cours et je sors plus en boîte."
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ImGW
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par ImGW » 25 juil. 2015 - 21:19

Titre : Cerveau en éruption !
Thème : Neurone
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 427
Personnages : Justin Finch-Fletchley, autres pesronnages
Rating : Tout public


Le silence se fit sur le labo. Chacun avait les mains crispées sur la paillasse, les yeux rivés sur l’IRMm. Le patient alité était peu conscient à l’instant de la grande avancée scientifique qui était en train de se jouer sur sa tête, de ce que ses modestes neurones apportaient à la Communauté Magique.

Tour à tour, les chercheurs levèrent la tête qu’ils tenaient baissée sans y penser sur leurs mains fébriles, relâchèrent leur cou raidi, se regardèrent dans les yeux écarquillés. Il semblerait qu’ils avaient réussi !

- Félicitation, Finch ! Vous avez fait du bon boulot.
- Je… Je vous remercie, Professeur Purcell. Je… Tout… Je n’ai rien appris par moi-même, j’ai eu un bon professeur.

Le Professeur eut un sourire bienveillant.

- Pas besoin de fausse modestie, garçon. Vous et votre équipe avez fait du bon boulot.

La tension qui était montée sur le groupe retombait doucement. Tomàs s’étirait le bras, Rachel Helt commençait à marcher lentement vers la vitre et Lea examinait de plus près l’Ordinateur à Résonance Magique.

- Just… Justin ! Cerveau en éruption !

Aussitôt, le garçon fut à ses côtés.

- Elea ?! Qu’est-ce que… ?

Miss Branstone avait recommencé à taper à toute vitesse sur l’écran. Des grimaces que personne ne voyait commençaient à tordre le visage du patient. Dans une précipitation affolée, tout le monde fut à son poste. Helt avait le lacet défait.

- Non ! Mais… Comment est-ce possible.. ?

L’agitation faisait voler les feuilles d’opération auparavant coincées sous le sous-main des Cephalomages sur la petite table d’angle. Elle faisait également voler les quelques cheveux fous de Justin.

Le mouvement était anormal.

- Tomàs ! Vous avez branché les circuits de transmission alternés ?
- Évidemment, vous me prenez pour qui ?!
- Du calme, du calme, Messieurs, tempéra le Professeur Russel dans une tentative d’apaisement. Revenons à la Charte. La crucialité de l’expérience ne doit pas nous faire oublier le sérieux afférant à toute opération.

Revenant à son professionnalisme, Justin checkait toutes les données, ses yeux courrant habilement de poste en feuille de mesure.

- Ça alors ! Justin, viens voir...!

L’appel venait de derrière l’ordinateur.

- Lea ?
- Ce neurone ! Regarde ce neurone !
- Il… Mais il…
- Il bouge !

Le 20 décembre 2020, l’équipe du tout jeune chercheur en Céphalomagie, Finch-Fletchley, Justin, avait observé pour la toute première fois de l’histoire de la Magicoencéphalographie un MNSTIRMm, ou Mouvement de Neurone sous Stimulant Tempéré d’Imagerie par Résonance Magique - remercions pour cela les yeux alertes de la doctorante Branstone, Eleanor.
Dernière modification par ImGW le 25 juil. 2015 - 21:24, modifié 1 fois.
Que ton poème soit l'espoir qui dit A suivre
Au bas du feuilleton sinistre de nos pas

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Ellie
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Ellie » 25 juil. 2015 - 21:19

Titre : Big break
Thème : Foule
Fandom : HP
Nombre de mots : 226
Personnages : Des OCs
Rating : TP
Melvil Dockett jeta un coup d’œil entre les rideaux et déglutit. Il se tourna vers son frère, le visage blanc, et dit d’une voix mal assurée :

— Tu… Tu es certain qu’on est prêts pour ça ?

Dewey leva les yeux de la guitare qu’il était en train d’accorder et adressa un sourire à son petit frère.

— Bien sûr qu’on est prêts, Mel ! Ça fait des années qu’on se prépare pour ça. Tu te rends compte de la chance qu’on a ? Ouvrir pour les Bizarr’ Sisters !
— Oui, mais…

Sa voix craqua.

— Et si je fausse ? Et si j’oublie les paroles ? Et si –
— Tu vas être génial, p’tit frère.
— Imagine-les tous en sous-vêtements, lança Louis de sa batterie. Paraît que ça aide.

Melvil sourit faiblement, et retourna à la fente entre les rideaux. Il y avait tellement de gens, tellement de gens qui l’écouteraient, et le regarderaient, lui…

— Il y a une fille qui est déjà en sous-vêtements, à la deuxième rangée.

Il avait à peine fini sa phrase que les trois autres membres du groupe s’étaient précipités vers lui et se chamaillaient pour pouvoir jeter un coup d’œil à la foule. Finalement, Louis siffla avec admiration.

— Très joli. Fais ça bien, p’tit gars, et elle pourrait te lancer son soutien-gorge aux pieds ! Je savais bien que j’aurais dû devenir chanteur…
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par The Night Circus » 25 juil. 2015 - 21:24

Titre :
Thème : La foule
Fandom : Aucun
Nombre de mots :194
Personnages : "Je"
Rating : Aucun
Les corps se pressent, se compressent, s'embrassent et se frôlent.
Ils ont des gros manteaux, des bonnets de laine, des mitaines, ils marchent, ou reste là, immobiles, comme frappés par la foudre,
Je fixe leurs visages, mes yeux écarquillés s'enivrent du moindre détail de cette foule compacte, qui murmure et gronde et s'agite comme comme une mer détruite par une tempête d'une violence rare. Inouïe.
Je voudrais tant être là bas. Être avec eux. Me perdre dans la multitude.
Enroulée dans ma couverture, loin de mon pays, je contemple ces images jusqu'à m'en faire brûler la rétine. La solitude me perce plus que jamais. Mes lèvres sont scellées, et mon mal-être, mon silence me rendent dingue, parce que personne ici ne peut tout à fait comprendre la douleur qui me retourne l'estomac et me brûle les yeux.
Je voudrais tant être là bas. Être avec eux. Me perdre dans la multitude.
Je ne serais qu'un petit point noir parmi les autres, pas plus grosse qu'un pixel, mais je serais avec eux.
Dans la nuit de Paris, un panneau lumineux, qui se découpe si bien dans l'ombre, s'élève à la face du monde, et je sens quelque chose de dur à l’intérieur; un mélange de fureur, de douleur et de révolte.

Not Afraid.
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selket
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par selket » 25 juil. 2015 - 21:26

Titre : Une maladie dont on ne doit pas prononcer le nom
Thème : Foule
Fandom : HP
Nombre de mots : 478
Personnages : Remus Lupin
Rating :
Sortir il aimait pas ça, peut être parc-qu’il aimait son confort, sans doute parc-qu’il était agoraphobe mais surtout car il en était incapable.
C’était plus simple de prétendre que la foule lui faisait peurs. Ses parents se faisaient déjà assez de soucis pour lui alors il voulait pas en rajouter. Avec son innocence d’enfant il pensait simplement que dire que les gens lui font peur était plus simple d’expliquer pourquoi. Il avait bien vu la lueur de soulagement dans les yeux de ses parents lorsqu’il avait été diagnostiqué agoraphobe par ce psychologue moldu. Un enfant qui à peur de la foule c’est simple ils pouvaient gérer ça alors que son autre maladie ils en étaient incapable. Son autre maladie un terme qui voulait tout dire et pourtant niait la vérité. Il était pas malade il avait changé mais ses parents ne voulait pas mettre de mot dessus. Ils ne voulaient pas en attendre parler. Pour eux ils l’aimaient et ça suffisait. Les gens l’aimerai aussi tel qu’il est. Mais il comprenait pas comment les gens pourraient l’aimer malgré sa maladie si ils ne savaient pas ce qu’il avait.

Il voulait en parler avec ses parents, entendre dire que oui ils avaient peur mais l’aimaient quand même. Mais dans sa petite famille parfaite on ne parlait pas de ce défaut qui n’était pas un défaut. Un défaut on peut le corriger lui il avait pas le choix et devait vivre avec. Il voulait en parler et que ses parents le câlinent comme autre fois en lui disant qu’ils l’aimaient. Mais maintenant les câlins étaient rare et les mots doux peu présent. La maison était rempli de regard en coin et de silence angoissant.

Alors il ne sortait pas car il avait peur que les gens lui lancent des regards en coin et s’enfuit loin de lui. Au loin dans un monde qui n’en ai pas un. Qu’ils se renferment et ne lui parle plus. Qu’il devienne invisible pour eux parce-qu’il est malade et ne guérira jamais. Parcque Remus Lupin est un petit garçon atteint d’une maladie incurable. Il sait pas ce que ça veut dire incurable mais ça avait l’air grave quand le médecin l’a dit à ses parents car ils l’ont regardé avec beaucoup de peine. Et maintenant il pense les avoirs déçu.
Il ne sait plus comment leur parler sans culpabiliser de les avoir déçu, comme si c’était sa faute ce qui lui était arrivé. Ils ne savaient plus comment parler à leur tout petit sans le blesser. Alors ils s’enfermaient tout trois dans leur silence parc-qu’il était un loup-garou et ils ne savaient plus comment agir comme une famille normale. Mais justement ils étaient plus une famille normale, il fallait juste qu’ils le comprennent et agissent sans traiter sa maladie comme un tabou. Les entendre en parler n’allai pas le briser mais ce silence si.
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HedwigPotter
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par HedwigPotter » 25 juil. 2015 - 21:28

Titre : Détester
Thème : Foule
Fandom : Aucun
Nombre de mots : 423
Personnage : /
Rating : Aucun

Elle était ridicule, mais le pire, c'était qu'elle le savait.
Elle se détestait de chercher sa silhouette dans la foule. Elle se détestait de sentir son cœur accélérer quand elle croyait l'avoir reconnu.
Elle se maudit autant qu'elle maudissait la masse de gens qui s'était entassée sur la petite place. Les ampoules multicolores n'étaient pas d'une grande aide dans sa recherche. Leurs lumières rendues floues par la fumée des cigarettes n'éclairaient que les quelques visages agglutinés sous leurs rayons comme des moustiques.

Elle ne se souvenait pas avoir jamais vu autant de monde au bal du quinze août. Tout le monde avait fait de la déplacement. Enfin, presque tout le monde.
Elle leva la tête, tourna autour des couples valsant, se glissa telle une anguille, rougissant de honte quand elle perturbait les amants sur leur nuage. Où était-il ?
Pourquoi le cherchait-elle ? Elle ne souhaitait même pas le voir, sa simple vue l'énervait jusqu'au plus profond de son âme. Pourtant, en cet instant, elle avait peur d'oublier son visage arrogant, ses cheveux gominés, son sourire insupportable.
Il y avait des centaines de visage, des centaines de sourire et des milliers de pas portés par la musique. Des centaines de visage, mais elle ne voulait en voir qu'un.

Il lui semblait que sa recherche était sans fin. La foule était dense, compacte. La joie des danseurs semblait contraster avec sa propre détresse, et elle se sentait oppressée par la douce chaleur du mois d'août. Ses talons s'accrochaient dans les graviers, tournant au rythme de l'accordéon, son esprit enivré par la musique et l'attente insoutenable de voir son visage.
Soudain, elle vacilla, se stoppa dans sa valse solitaire. Il était là, se tenant en plein milieu du bal, un sourire immense aux lèvres. Elle se détestait. Elle l'avait cherché et l'avait trouvé, et maintenant, elle le savait, elle ne pourrait partir.
– Je t'ai enfin trouvé, souffla t-il.
Elle inspira avec difficulté, feignit l'indifférence, et se retint de le regarder.
Comme chaque année, ils allaient dansé, tourné autour des ampoules multicolores et glissé sur une valse dont ils ne voudraient jamais voir la fin. Elle observerait son visage arrogant et son sourire insupportable.
Elle se détestait de l'avoir cherché, mais pas autant qu'elle le détestait. Elle le détestait de toute ses tripes. C'est pourquoi, tout naturellement, elle dansa avec lui, dans la chaleur du bal d'été, ébloui par les lumières multicolores et la fumée de cigarette.
Elle allait danser et se joindre à la joie de la foule.
" You know when sometimes you meet someone so beautiful, and then you actually talk to them and five minutes later, they're as dull as a brick?
Then there's other people, when you meet them you think, "Not bad, they're okay." And then you get to know them.. and their face just sort of becomes them.. Like, their personality's written all over it. And they just turn into something so beautiful.
Rory's the most beautiful man I've ever met. "
Amy ♥

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Seonne
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Seonne » 25 juil. 2015 - 21:32

Titre : Incroyablement normal
Thème : Foule
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 400
Personnages : Remus Lupin
Rating : Tout public
Le soleil tapait sur le chemin de Traverse, inondant l'allée de lumière, en cette chaude journée de fin du mois d'août. Une glace magiquement à la main, Remus Lupin sortit de la boutique de Florian Fortarôme, un sourire étalé sur le visage. Par une chaleur pareille, rien ne valait les sorbets de Florian. Il n'aurait pas pu continuer ses emplettes sans un rafraîchissement, et cette glace Patacitrouille-praline était vraiment délicieuse.

Il se fondit à la foule des futurs jeunes élèves de Poudlard et de leurs parents, tous préoccupés par leurs courses de rentrée. Tout comme lui, pensa-t-il. Sauf que cette année, pour la première fois, il serait professeur. Et malgré la moiteur ambiante, il se sentait bien, perdu dans la masse oppressante que formaient les jeunes sorciers et leurs familles. Lui aussi était passé par là, un jour, il avait aussi connu l'angoisse et l'excitation de sa première rentrée à l'école de magie, et de toutes les suivantes. Dans cette affluence de petits magiciens, il se remémorait ses belles années au château...

Pour autant qu'il s'en souvienne, Remus avait toujours aimé la foule. Être perdu ainsi, au milieu de la multitude des autres, tous ces gens dont il en connaîtrait jamais le nom, dont il oublierait vite le visage, et dont il ne se souciaient pas... Car eux non plus ne se souciaient pas de lui. Eux aussi ne lui prêtaient aucune attention, ne s'attardaient même pas un instant sur son visage. Et Remus aimait ça. N'être qu'un parmi tant d'autre, faire partie, pour tout ceux qui le voyaient, du commun des mortels... Être totalement normal aux yeux des autres – enfin aussi normal que peut l'être un sorcier. Il adorait ça. Il se sentait comme tout le monde. Il ne se préoccupait pas de sa nature de loup-garou, de ce secret qu'il avait toujours tenté de dissimuler. Il se sentait simplement lui, serein face aux regards de ceux qu'ils croisaient. Car aucun ne pouvait se soucier de savoir ce qui lui arrivait les soirs de pleine lune. Il n'y avait ni remarque désobligeante, ni regard en coin. Simplement cette expression impassible, cette incroyable normalité.

Ce jour là, en pleine chaleur suffocante, seul sur le chemin de Traverse à la recherche d'une nouvelle malle, Remus Lupin était heureux. Il se sentait plus normal que jamais, perdu dans la foule. Et pour lui, cela restait une petite victoire sur sa lycanthropie.
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Pourquoi perdre du temps ? On est tous mortels – Été 85

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Bevy
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Bevy » 25 juil. 2015 - 21:33

Titre : Biquettes
Thème : foule
Fandom : original
Nombre de mots : 236 mots
Personnages : originaux Ginger et Lisbeth
Rating : tout public

Ginger avait remarqué la disparition de Lisbeth au moment où elle rangeait son appareil photo. La jeune femme ne savait pas quand elle avait lâché la main de sa petite sœur. Il y avait multitude de choses susceptibles d’intéresser une petite fille dans le parc zoologique qu’elles visitaient. Lisbeth n’avait cessé de réclamer les biquettes, attirée par la foule sur l’enclos des petites chèvres. Et il y avait les girafes, que Lisbeth et elle avaient repérées de loin et la petite tourelle pour mieux les voir.

Où avait donc pu aller Lisbeth ? La fillette savait qu’elle devait rester avec elle, encore plus entourée d’autant d’inconnus, leur mère lui avait assez répété. Lisbeth était timide, elle ne serait pas allée vers des inconnus, même des enfants. Lisbeth s’était sans doute attardée et elle l’avait perdue dans cette masse de visiteurs. Lisbeth s’était perdue, Ginger, en dépit de la panique grandissante, devait la retrouver au plus vite. Plus les minutes passées et plus son stress amplifierait. Au vu du nombre de visiteurs, elle n’était même pas sûr qu’on lui assure avoir vu la fillette. Une parmi d’autres. Surtout aussi près de ses maudites biquettes qui vous suivaient par troupeau dans l’espoir d’avoir un peu de popcorn.
Lisbeth devait y être, elles les avaient tellement réclamées ces satanées bestioles. Lisbeth y serait, sinon Ginger ne serait plus en état de la retrouver seule
.
Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait

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Labige
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Labige » 25 juil. 2015 - 21:37

Titre : Murmure de la foule
Thème : Foule
Fandom : HP
Nombre de mots : 1030
Personnages : Petunia, Harry, Dudley
Rating : TP
Petunia était lasse des responsabilités qu’elle trainait dans sa vie. D’aucun aurait pu dire qu’elle n’avait pas à se plaindre, elle n’avait même pas d’emploi et que sa seule responsabilité était de s’occuper de son fils. Son fils qu’ils considéraient comme gros, comme idiot et méchant. Oh oui, elle les entendait ces critiques et elle retenait les visages des langues qui sifflaient dans son dos. Et s’il y a bien une chose dont Petunia pouvait se vanter, c’était bien sa mémoire. Elle n’oublierait pas et se vengerait, mais à sa manière.

Elle n’aimait pas beaucoup de personnes, et elle ne pouvait plus changer cette fâcheuse habitude. Elle avait forgé sa carapace année après année et plus personne ne pouvait savoir ce qu’elle avait enduré. La dernière personne à l’imaginer était morte sept longues années auparavant. Et cette personne lui avait laissé la plus grosse responsabilité imaginable : la vie d’un enfant. Petunia l’avait compris bien avant de lire les mots de Dumbledore, ce vieux fou qui pensait l’attendrir. Lily était morte et n’avait rien trouvé de mieux que de lui léguer son rejeton, le fruit de sa relation avec un autre sorcier. Le fruit de deux anormaux, un autre petit monstre.
Mais si Petunia ne le montrait pas, elle prenait très à cœur cette responsabilité. Oh bien sûr, Harry ne passerait jamais avant son Dudley, mais il était indéniablement lié à elle. Parfois elle se surprenait à penser à ses deux fils. Parfois seulement. Et personne ne l’entendrait l’avouer. C’était son petit secret.

A ces personnes qui méprisaient sa lassitude, elle souriait, relevait la tête et ne quittait plus la personne des yeux, quelle que soit la foule. Surtout ici, dans ce marasme de parents d’élèves qui attendaient impatiemment entendre vanter les louanges de leurs enfants par des professeurs d’école fatigués d’encadrer des mômes qui n’avaient pas toujours envie d’apprendre. Petunia savait que Dudley n’était pas reconnu comme un esprit brillant, et s’en moquait des résultats du petit Harry, mais elle venait quand même pour pouvoir entendre ce qui se racontait sur les autres enfants. Elle écoutait le murmure de la foule, celui que n’entendait pas la mère grondant sa fille incapable en mathématiques, celui qu’ignorait le père qui oubliait toujours le nom de cette jolie jeune enseignante.
Alors quand les enseignants lui dire un par un que le nom de Harry avait disparu de tous leurs cahiers remplis des remarques du trimestre, Petunia espéra que cela ne se mélangerait pas au murmure de la foule. Ce qui malheureusement n’y manquât pas. Elle eut l’impression qu’en quelques minutes tout le monde ne parlait que de ce garçon dans des vêtements trop grands, de ce petit garçon qui attendait sur une chaise et que personne ne remarquait, que même les enseignants semblaient oublier. Un petit garçon transparent, avalé par la foule.

Petunia n’avait pas peur de le perdre, il n’avait pas d’autre endroit où aller. Mais Harry lui appartenait, il était le poids qu’elle trainait et dont elle ne voulait plus vraiment se débarrasser. Car laisser la foule le disloquer, le laisser être emporté par le courant c’était un peu le perdre. Toute son existence dépendait d’elle, et avec le temps elle s’accoutumait à ce cadeau empoisonné.

- Dudley, on rentre, ordonna Pétunia à son fils.

Il grommela pour la forme, mais comprit que quelque chose ne se passait pas bien car tous les parents regardaient sa maman. Il tapa dans le pied de Harry qui balançait ses jambes sous la chaise pour lui dire de les suivre, ce que son cousin fit sans se faire prier. Il avait l’habitude de les suivre, de n’être que le garçon qu’ils emmenaient parce qu’ils le devaient. Et aller voir les professeurs était bien un des seuls endroits où il pouvait aller.

A peine rentrés, Petunia l’envoya dans sa chambre comme elle le faisait souvent. Un peu comme un quota à ne pas dépasser. Elle le tolérait, ressentait une once d’affection puis le renvoyait loin. Loin c ar le gouffre abyssal des souvenirs n’était jamais bien loin. Et elle n’aimait pas ça.

Petunia n’aimait pas non plus le regard accusateur de la foule, elle avait l’impression qu’il la suivait jusque dans l’intimité de son salon. Il murmurait « sorcier », il l’accusait « délaissé ». Murmure qui alourdit la culpabilité. Finalement, elle était là la foule : là, dans sa tête, là sur ses épaules. Chaque souvenir, chaque pensée pour sa famille, sa Lily… Et Harry qui lui rappelait sans cesse tout ce qui s’était passé. Elle le détestait pour ça, elle l’aimait pour ça. D’un amour tendre, caché.
Parfois, cet amour l’envahissait. Ce n’était pas le même amour qu’elle vouait à Dudley, son fils, sa fleur épanouie. C’était un amour discret, car Harry était le lien entre le passé et le présent. Et souvent Petunia voulait oublier, et ne pouvait pas car il vivait chez elle. Il était ce poids des responsabilités, il était l’élément fédérateur de la foule.

Alors cet amour s’enfouissait. Il réapparaissait dans la quiétude des pensées et de la solitude, la nuit quand elle n’arrivait pas à dormir. Le murmure de la foule était fort ce jour-là. Elle sortit du lit et descendit l’escalier, essayant de ne pas le faire grincer. Si Vernon se réveillait elle aurait du mal à lui expliquer la complexité de sa culpabilité.
Dans le silence, elle allumait la lumière du couloir et tirait le cache de la porte. Endormi dans son placard, Harry appartenait à la foule des rêves, la foule inconsciente et douce. Elle espérait que le regarder ainsi apaiserait ses journées difficiles. A tous les deux finalement.

- Tu sais Lily, je prends soin de lui, pensa-t-elle. A ma manière, différente de la tienne, comme toujours. Il ne peut être mon fils, il est beaucoup trop toi pour ça. Mais je le garde ici malgré sa… différence. Il ressemble un peu à papa endormi comme ça. Tu sais, papa qui somnolait dans le grand fauteuil, le journal sur les genoux, la bouche entrouverte. Je suis sûre que tu n’as pas oublié le silence qui régnait dans la maison pendant les siestes paternelles. Alors j’enveloppe ton fils de silence.

Murmure de la foule.
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Sarah_Valentin
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Sarah_Valentin » 25 juil. 2015 - 21:38

Titre: incompris
Thème: foule
Fandom: Harry Potter
Nombre de mots: 748
Personnages: Sirius Black, Andromeda Tonks
Rating: -12
Tremblotant contre le sol froid et dur, résistant de toutes mes forces aux visions que m’apportaient les détraqueurs, j’entendis distinctement la porte de ma cellule claquer dans un bruit métallique, puis des pas léger et aérien venir jusqu’à mon corps prostré sur le sol.
-Comment as-tu pu ?me demanda la visiteuse, d’une voix froide et impérieuse qui était l’héritage même de l’éducation Black. En la reconnaissant, j’eus un sourire sans joie.
Alors toi aussi, tu me juge sans me connaitre ?
Pourtant, tout m’amenait à penser qu’Andromeda était au-dessus de tout ça, au-dessus des soupçons et des mensonges. Malheureusement, tout était là pour me donner tort, pour me dire que je m’étais trompé sur toute la ligne.
Que j’avais placé ma confiance en les mauvaises personnes.
Peter, Dumbledore, Andy,…
Tous des traîtres qui n’auraient même pas mérité qu’on se retourne sur eux. Sauf que je n’avais plus que ça à faire, me retourner sur leur passage en songeant que si j’avais assumé mes responsabilités, si j’avais réellement donné ma vie pour mes amis, on n’en serait très certainement pas là.
Pas dans cette scène où la douleur me permettait tout juste de voir les bottillons de ma cousine, à défaut de voir son visage dur de sang-pur penché vers moi.
Tu te dis différente depuis Ted, mais au fond tu es comme eux tous : pourrie jusqu’à la moelle.
La haine m’emportait vers ses rivages mortels, tandis que je me débattais contre ma lourdeur pour me redresser et redevenir celui que j’étais.
Sirius Black, l’ami, et pas le traitre.
Mais personne ne le voyait, personne ne le regardait. La foule était là et détournait les yeux, gênée par tant de douleur inutile. Elle murmurait sur mon passage, radotait dans mon dos, s’offusquait à ma face, mais surtout, elle me jugeait sans fondements.
Pourquoi aurais-je tué James et Lily ? Pour quelles obscures raisons serais-je rentré à la solde de Voldemort ? Je les haïssais tous, et ils le savaient…alors pourquoi disaient-ils tous que ma famille m’avait rattrapé, qu’après tout, j’étais comme eux.
Un Black…pas plus, pas moins.
-Comment as-tu pu ?!hurla, cette fois-ci, Andy en tombant à genoux. Elle sanglotait, je l’entendais distinctement et je me demandais pourquoi elle pleurait pour des gens qu’elle connaissait à peine…
Soudain, un flash me revint : le train de Poudlard, la façon dont elle, la dernière année au sang plus pur que le ciel, avait pris sous son aile une petite née moldue aux cheveux roux, et lui avait expliqué les rudiments des potions.
J’eus, à mon tour, une espèce de hurlement déchirant…mais il n’eut pas l’effet escompté, car au lieu me consoler, de me rassurer, d’avaler ma peine, ma cousine se redressa de toute sa hauteur et me décocha un coup de pied haineux dans les côtes, en criant.
-Comment oses-tu, assassin ? Tu les as tués, et maintenant tu pleures leur perte ? Tu n’es qu’un monstre, un lâche…tu…tu es comme ta mère !
Si ses mots me firent l’effet d’un poignard en plein cœur, ils eurent aussi le mérite de réveiller ma carcasse morte et de réchauffer mes cordes vocales glacées :
-Ce n’était…p…pas…moi…
Si elle n’avait pas tendu l’oreille, si le silence ne s’était pas fait à ce moment-là, Andy n’aurait très certainement jamais entendu mes aveux et ^personne n’aurait jamais su que je n’étais pas coupable. Maintenant, il ne lui restait plus qu’à me croire…
Ce qu’elle ne fit pas.
Au contraire, elle s’abaissa à nouveau à ma hauteur, et saisi à pleine main mes cheveux poissés de sueurs, pour redresser violement ma tête, pour que nos visages se croisent.
Finalement, ton entrainement de mangemorte a payé, songeai-je tristement en voyant toute sa haine et sa colère luire dans ses yeux gris, si semblables aux miens.
-Une foule entière t’a vu, Sirius Black, tuer ce pauvre Peter Pettigrow ! Pourquoi as-tu fait ça ? Il allait dénoncer ton vilain petit secret, hmm ?
-Ce n’était pas moi ! C’était lui !
Ce qui aurait dû être un hurlement fut, en réalité, un couinement plaintif, une supplique pour qu’elle me croie.
-Tss, tss, c’est facile d’incriminer un mort…finalement, tu aurais eu ta place à Serpentard, cousin.
Que devais-je faire ? Que devais-je montrer pour que la vérité éclate enfin ?
Malheureusement, Andy passa la porte, sans m’écouter, sur ces dernières blessures qu’elle venait d’ouvrir en mon cœur. Car, à présent, je savais que puisque la foule m’avait vue ‘’assassiner’’ ce salaud de Pettigrow, mon cas était indéfendable.
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popobo
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par popobo » 25 juil. 2015 - 21:43

Titre : Espionnage
Thème : Foule
Fandom : HP
Nombre de mots : 304
Personnages : Albus Potter + OC
Rating : aucun

Alors que Rose était à la bibliothèque, que Scorpius préparait le prochain entraînement de Quidditch, Albus se retrouvait seul.

Quand il arriva au septième étage, il dut attendre qu'un groupe de filles de quatrième année sorte du passage pour entrer dans la salle commune.

A l'intérieur, Albus constata avec regret qu'aucune place près de la cheminée n'était disponible. En cette soirée pluvieuse de janvier pratiquement tous les Gryffondor avait retrouvé la chaleur et le confort de la salle commune pour discuter - ou réviser.

Albus avait repéré des camarades de sixième année installés près d'une fenêtre mais préféra s'isoler dans le dortoirs. Il n'avait pas envie de travailler ni de subir un débat entre Eileen et Daniel sur leur prochaine sortie à Pré-au-lard.

Dans le silence du dortoir, il s'installa confortablement sur son lit et déplia le vieux parchemin de son père. La carte du Maraudeur apparut ensuite sous sa baguette.

Un seul nom l'intéressait.

Des dizaines de questions le taraudaient mais une seule personne occupait son esprit.

« Que faisait Orchidée ? » , « Où était-elle ? »

Mais la salle commune de Serpentard était aussi bondée que celle des Gryffondor. Impossible d'y lire le moindre nom.

La bibliothèque était moins occupée mais pourtant Albus mit un certain temps à retrouver sa cousine. Mais Orchidée n'y était pas.

Il continua ses recherches. Alors que les couloirs étaient vides, les salles de Poudlard avec une cheminée allumée étaient prisées.

Albus s'apprêtait à ranger la carte de Poudlard quand tout à coup un nom se détacha et vogua dans les cachots. Orchidée Grant quittait la foule de sa salle commune. Mais à la surprise d'Albus elle ne remonta pas vers la Grande Salle et s'enfonça au contraire dans les couloirs sombres des cachots, au-delà des salles de cours.

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Ivanhoe
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Ivanhoe » 25 juil. 2015 - 21:46

Titre : Confrontation
Thème : Foule
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 287
Personnage(s) : Abigael Nefertari O'Nyme
Rating : Tout Public
Elle était là. Il l'entendait s'agiter depuis les coulisses, se répandre en chuchotements peu discrets d'où émergeaient parfois quelques éclats de voix, des rires. Elle commentait l'affaire, et bientôt elle le jugerait. Quoiqu'elle en pense, il n'éprouverait aucun regret ; cette pièce était sa fierté, et jamais il ne la révoquerait, quand bien même signerait-elle la fin prématurée de sa carrière de dramaturge.

— Ben alors, O'Nyme, on a le trac ?

Cette question, on la lui avait posée plus souvent qu'à n'importe quel acteur — peut-être parce que la rumeur courait qu'il ne ressentait pas la peur. Ce n'était pas du courage, le ridicule ne l'atteignait pas et son excitation de se produire devant elle ne laissait pas de place à l'angoisse. Pourtant, ce soir-là, face au sorcier goguenard, il hocha brièvement la tête en serrant les lèvres. Le rideau s'était levé, les premières répliques rebondissaient déjà sur les planches et il résista difficilement au désir de jeter un œil en salle pour voir ses réactions. Mais non, il attendrait le salut de ses comédiens avant de la confronter.

Dans le silence de la salle, elle laissait échapper quelques commentaires qu'il ne percevait pas. Les scènes s'enchaînaient comme enflait dans son ventre un sentiment bien connu, la boule familière de l'excitation qu'elle était à la seule à pouvoir faire éclore. Le trac le libérait doucement de son emprise comme l'impatience prenait possession de ses membres. Quand enfin le rideau tomba sur la frêle silhouette de Katharina, elle sembla étouffer un sanglot, quand bien même grondaient en ses entrailles quelques jaloux et mécontents. Il ne s'en soucia guère et, la laissant reprendre ses esprits, il bondit sur la scène, paré à recevoir éloges et critiques. Il confronta la foule.

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lalaulau38
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par lalaulau38 » 25 juil. 2015 - 21:46

Titre : April, 1969
Thème : Foule
Fandom : original
Nombre de mots : 851
Personnages : April
Rating : -12
Les larmes montent aux yeux de la jeune fille et sous la table, ses jambes se mettent à trembler. Elle lève la tête, regarde l’heure. Elle a encore beaucoup de temps devant elle. Le surveillant triture le coin d’un magazine qu’il lit distraitement, et observe de temps à autre les vingt-deux élèves de cette classe littéraire. Elle se replonge dans son récit. Si elle arrête maintenant, elle n’aura jamais la force de continuer et elle le sait, au fond d’elle, si elle veut se sortir de ce mal-être qui l’habite depuis qu’elle est enfant, c’est la seule solution.


Ce matin-là, j’ai réveillé notre petit Tony puis je lui ai servi son petit déjeuner. Pendant que je faisais la vaisselle, il s’est installé devant la télé pour regarder un épisode de Ben et Jerry avant de commencer à râler. A la télévision, son programme avait été remplacé par des bulletins d’information non-stop. Un homme avait marché sur la lune ! Je n’avais pas suivi les informations les jours qui avaient précédés ce 21 juillet, car mon époux m’avait coupé du monde et enfermé dans la remise à cause d’un repas que j’avais fait bruler. Coupé de tout contact avec le monde extérieur en plein été pendant soixante-douze heures, vous rendez-vous compte ? Privée de bercer mon enfant, à qui il avait raconté que j’étais partie je ne sais où !!! Et pourtant, ce matin du 21 juillet, Marco était venu ouvrir la remise très tôt, alors que la lune était encore bien haute dans le ciel. Il m’avait demandé de sortir et de rejoindre notre chambre. Il était doux comme à chaque fois qu’il se rendait compte du malheur qu’il me faisait vivre, et m’avait une fois de plus promis qu’il ne me ferait plus de mal. Il s’était contenté de me dire de me reposer, que nous sortirions le soir-même pour fêter quelque chose que je n’avais pas compris.
Là, regardant les images en noir et blanc, je faisais enfin le lien entre la fête prévue et la libération de ma prison.
J’ai passé la journée à attendre son retour en faisant les tâches quotidiennes qui m’incombaient. Lessives, repassage, courses, cuisine, ménage…
Ma belle-mère est arrivée à seize heures, m’avertissant qu’elle garderait Tony pour la nuit et me conseillant de me faire belle. Je craignais ma belle-mère, je détestais cette femme affable qui savait pertinemment l’enfer dans lequel je vivais. Elle en jouait, faisait même parfois pression sur son fils pour qu’il ait la main plus forte. A son intonation, j’ai tout de suite compris que je n’avais pas d’autres choix que de faire ce qu’elle me disait. J’ai préparé les affaires de Tony en vitesse et lui ai donné sa valise. Ma belle-mère l’a tiré vers elle et l’a emmené sans que je n’aie le temps de l’embrasser.
Je n’ai jamais dit au revoir à mon enfant, et il ne m’a jamais revue.
Je me suis pressée à la salle de bain et me suis faite belle pour ce mari que j’aimais d’un amour inconditionnel et qui ne savait pas me le rendre. J’ai épilé mes sourcils et rasé mes aisselles et mes jambes. J’ai tressé mes longs cheveux blonds dans lesquels j’ai passé une couronne de fleurs, ai revêtu une longue robe ample blanche et ai mis un peu de rose sur mes lèvres.
Marco est arrivé deux heures plus tard, tout sourire. Le genre de sourire qui parait trop sincère pour l’être vraiment. Il a troqué son bleu de travail contre un jean et une chemise verte et nous sommes partis en direction du pub.

Les lieux étaient bondés, les gens se racontant les uns-les autres l’évènement du siècle. Les femmes riaient entre elles et les hommes vidaient leurs pintes en s’esclaffant sur les technologies qui avançaient bien vite.
Je me suis amusée, ce soir-là. J’ai retrouvé mon amie Martha, qui avait compris depuis longtemps les coups et les humiliations dont j’étais le sujet. Nous avons parlé un bon moment, sans voir passer l’heure. Marco passait, de temps en temps, m’embrassait en public aussi fougueusement que les gifles qu’il me mettait à la maison. Des amies me rappelaient la chance que j’avais d’avoir épousé ce bel immigré italien, plutôt bel homme il est vrai, et j’acquiesçais d’un signe de tête, incapable de lancer un S.O.S.
Oui, pour une fois tout se passait bien, jusqu’à ce que Marco vienne me demander une cigarette, et que je me rende compte que j’avais oublié son paquet neuf sur la table de la cuisine.
Il a d’abord fait comme si de rien était. A accepté une cigarette que Martha lui offrait et a fait demi-tour. Certainement ne voulait-il pas faire un scandale dans un pub bondé, Marco avait sa réputation d’homme parfait à tenir, mais vingt minutes plus tard il est revenu et m’a annoncé qu’on partait, d’un ton tout sauf amical. J’ai souhaité une bonne soirée à Martha, lui promettant de l’appeler dans la semaine, et, agrippée à la main de Marco, je l’ai suivi en dehors de la foule, me doutant de ce qui m’attendait en rentrant à la maison.
Dernière modification par lalaulau38 le 25 juil. 2015 - 21:52, modifié 1 fois.
"Il se fit un abondant silence alentour, et la majeure partie du reste du monde se mit à compter pour du beurre."

Ca fait du bien à tes oreilles

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par ninipraline » 25 juil. 2015 - 21:48

Titre : Le foulard rouge
Thème : Foule
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 166
Personnages : Ron Weasley et Hermione Granger, le professeur Flitwick
Rating : Tout public
Une cape de Poudlard et un foulard rouge !
Il cherchait une cape de Poudlard et une écharpe de griffondor, surmontée par une crinière de poney attachée par un foulard rouge. Un claquement de langue de mécontentement fit baisser les yeux à la vigie improvisée qui se trouvait au sommet du reverbère.
Ron sourit au professeur Flitwick. Penaud, il salua l'enseignant en degringolant du perchoir qu'il avait escaladé dans l'espoir de retrouver Hermione. Le petit homme reprit sa route et passa devant son élève le regard sévère et les lèvres pincées.
Le rouquin soupira et laissa retomber ses épaules. Le dos vouté, il soupira devant la foule de capes de Poudlard qui tournaient devant lui. Son regard desespéré contemplait des toupets de crins blonds, roux, bruns autour desquels s'entortillait un foulard rouge.
Pourquoi fallait-il que lorsqu'une fille arrive avec une nouvelle coiffure, toute les autres l'imitent ? Et pourquoi fallait-il que les filles aient besoin d'aller seule à la poste ?
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