[Textes] Nuit du 25 Juillet

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Dreamer
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[Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Dreamer » 25 juil. 2020 - 18:38

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de cette Nuit !


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Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre : 
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : 
Fandom : 
Nombre de mots : 
Personnages : 
Rating : 
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe des séries dédiées aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
NB: Si vous voulez des cookies de la part de vos animatrices préférées, quelques petites règles à respecter!
- Mettre les textes rating -16/-18 entre balises spoiler pour respecter la sensibilité de chacun
- Indiquer votre nombre de mots le plus possible (c'est pour nos petites stats!)
:hug:
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Bellatrix1992
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Bellatrix1992 » 25 juil. 2020 - 19:23

Titre : Les projets du trio
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : les deux
Fandom : Original
Nombre de mots : 369
Personnages : Brenda, Julie, Etienne, Léonarde
Rating : TP
Quelques heures plus tard, les préparatifs de la chaîne Youtube commencèrent. Brenda avait de grands projets, mais pas forcément les meilleures idées du monde et Julie dut prendre un peu les choses en main.

Leur premier travail fut de créer un espace de tournage à l’ambiance attractive. Dans la chambre de Brenda, ils dégagèrent un large espace proche de la fenêtre, mais ni face ni dos à elle pour des raisons d’exposition à la lumière.
Étienne, en arpentant les rues dans le cadre de sa sortie quotidienne, récupéra une bibliothèque abandonnée que Brenda se chargea de repeindre en blanc dans leur cave. Le lendemain, elle y ajouta même du scotch à motifs bleus pour la customiser un peu. Dedans, elle disposa quelques mugs couleur moka et des fleurs en pot, plus une collection de Harry Potter et la collection personnelle de tous les Rick Riordan que lui avait offert Julie.

Pendant ce temps, Julie avait obtenu de sa mère qu’elle leur donne une table basse qui encombrait sa chambre et qu’elle ne trouvait pas du tout à son goût. Nettoyée et couverte d’un plaid à motifs végétaux, elle était plutôt jolie et Brenda y rajouta son propre fauteuil blanc à armature brune qui s’accordait à la fois avec la bibliothèque et avec le plaid.

Une ou deux lampes installées plus tard, le tournage pouvait commencer et Étienne tenait la caméra. Aujourd’hui, ils essaieraient de présenter l’œuvre de Rick Riordan.

Il leur fallut plusieurs heures pour tout filmer et ils furent interrompus plusieurs fois par Léonarde que leur projet inquiétait beaucoup. Mais comme Julie avait bonne mine, que Brenda n’était pas maquillée comme une voiture volée et qu’Etienne lui-même semblait savoir ce qu’ils faisaient, elle finit par se laisser convaincre qu’il n’y avait pas de danger et accepta même de donner sa propre impression sur les ouvrages en question :
- C’est un peu familier… Dit-elle. Agréable à lire mais cela fait très roman d’ados.

A l’heure du coucher, elle demandait déjà l’une des collections à sa fille. Celle-ci lui donna Magnus Chase et les Dieux d’Asgard.
- Mieux vaut ne pas la faire commencer par Percy Jackson, dit-elle doucement à Étienne. Je pense qu’elle accrochera mieux avec Magnus Chase.
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Dreamer » 25 juil. 2020 - 19:49

Titre : -
Thème : image
Fandom : hp
Nombre de mots : 442
Personnage : Lavande
Rating : tout public
Lavande fixait sa tasse de café avec circonspection. Pourquoi diable lui avait-on servi un café surmonté d’un cœur de mousse ? Une boule dans la gorge, elle détourna le regard et se mit à contempler par la fenêtre.

C’était comme si la vie se jouait d’elle, lui rappelant à quel point elle était seule. Par sa propre faute.

Elle brûlait d’évacuer tout son mal être en incendiant le garçon de café qui lui avait servi cette horreur. Pourtant, elle ne pouvait s’y résoudre. Le pauvre garçon était charmant, il le lui avait apporté avec un large sourire engageant, avant de lui souhaiter bonne dégustation et de retourner en caisse pour discuter avec une de ses collègues.

En tendant l’oreille, Lavande pouvait les entendre plaisanter et se lancer de petites piques.

Un poids s’installa lentement sur sa poitrine en écoutant les éclats de rire ponctuant cette petite joute verbale.

Ses pensées se focalisèrent irrépressiblement sur Seamus. Se mordant la lèvre inférieur et secouant la tête pour chasser le jeune homme de sa tête, Lavande se mit à caresser doucement la lanière en cuir de son appareil photo. C’était un appareil moldu, mais le médicomage Swanson lui avait conseillé ce modèle en particulier, bien qu’il ne produisit que des photos inanimées.

« Allez vous balader dans la ville, Miss Brown ! Observez, découvrez, essayez de capturer l’instant. Cela demande beaucoup plus de doigté avec ce genre d’appareil qu’avec l’un de ceux dont nous autres sorciers abusons. »

Lavande avait obéit. Avait-elle le choix, de toute façon ?

Armée d’une petite cuillère, la Gryffondor fit disparaître le coeur qui l’importunait. Comme si ce geste permettait d’oublier Seamus.

Les remords l’étreignirent un peu plus quand elle vit un jeune couple passer la porte du café.

Elle avait quitté le seul homme qui l’ai jamais vraiment aimée, et il ne se passait pas un jour où elle ne pensait pas à lui. Avait-il tourné la page ? Pensait-il à elle, de temps en temps ?

Cela faisait déjà trois mois. Il a sans doute trouvé quelqu’un. Une fille gentille, qui n’a pas été abîmée par la Guerre. Peut-être même une Moldue du quartier de ses parents.

A moins qu’il ne soit retourné à Poudlard.

Elle ne le saurait pas. La première chose que le Dr Swanson lui avait prescrit était de couper les ponts avec tout le monde. Sa famille, ses amis, il fallait qu’elle les raye tous de sa vie, temporairement. Sans cela, elle n’arriverait jamais à se défaire de ces attaches qui la maintenaient en souffrance. De ces regards emplis de pitié. De ces lettres pleines de sollicitude et de compassion qui la rendaient malade.
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Hermystic
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Hermystic » 25 juil. 2020 - 19:52

Titre : Blessures visibles et invisibles
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : écrit (projet(s)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 630
Personnages : Lavande Brown, Parvati Patil
Rating : R -12

Lavande et Parvati avaient travaillé dur sur cet établissement de bien-être. Elles avaient fait en sorte que cela soit adapté à toutes les créatures magiques allant des êtres nocturnes comme les vampires aux êtres diurnes comme les sorcier.e.s en passant par les êtres nautiques. Sans doute avaient-elles vu trop grand mais elles tenaient à ce que personne ne soit exclu de leur centre de relaxation.
En voyant tout ce qu’elles avaient accompli, Lavande avait le sourire aux lèvres. Là où, quelques mois auparavant, elle se forçait à le faire pour maintenir les apparences et faire croire qu’elle était heureuse, elle le faisait sincèrement. En la voyant ainsi, Parvati se sentit plus légère et lui prit délicatement la main pour la serrer dans la sienne. Faire ce projet à deux avait été la meilleure idée qu’elles aient eue !

***


Après tout, cela avait été la raison d’être de Lavande après la guerre et de voir ce projet aboutir la rendait euphorique. Cela lui avait permis d’oublier petit à petit la guerre et les traces qu’elle avait laissées. Le fait d’avoir été accompagnée de Parvati avait été aussi bénéfique, Lavande lui en parlait régulièrement et ses yeux brillaient de joie. Cette proximité leur avait permis d’arrêter de se voiler la face quand à ce qu’elles éprouvaient l’une pour l’autre. Le fait qu'elles se connaissaient depuis longtemps et qu'elles partageaient tout avait beaucoup aidé. La guerre, ainsi que ses conséquences, avait renforcé cette proximité. Elles avaient fini l’admettre tant leur lien était fort

Les deux jeunes filles avaient laissé le temps passer et avaient appris à se connaître à nouveau en prenant en compte leur physique éprouvé et leur nouvelle mentalité. Cela n'avait pas été simple bien au contraire ! Parvati avait dû réconforter Lavande de nombreuses fois. La blonde avait perdu toute confiance en elle et avait refusé de sortir durant des jours. C’était Parvati qui sortait le plus que ce soit pour les courses puis, plus tard, pour les rendez-vous professionnels.

De jour en jour, les contours du projet s'étaient dessinés dans son esprit ainsi que sur les nombreuses feuilles de parchemins que Lavande noircissait d'idées. Pourtant, il fallut se rendre à l’évidence qu’une fois la théorie parfaitement établie, il allait falloir passer à la pratique … Ce fut d’ailleurs Parvati qui avait quelque peu poussé Lavande dans ses retranchements.

« Lavande ? appela doucement Parvati.
- Oui ? Répondit la concernée, les yeux pétillants, en relevant la tête de ses parchemins étudiés sur le canapé.
- Tu sais qu'il va falloir que tu sortes à un moment donné ? demanda-t-elle prudemment.
- Je … Je sais … soupira Lavande, mais vue que c'est notre projet à toutes les deux, tu seras avec moi hein ? continua-t-elle avec des yeux suppliants.
- Je n'ai jamais dit que j’allais t’abandonner non plus … répondit Parvati en lui prenant les mains qu’elle embrassa.
- Merci » fit Lavande, soulagée par sa réponse.

Elle savait qu’il lui faudrait faire des efforts considérables pour vaincre ses peurs. Pourtant, aller au contact des différents acteurs nécessaires à la bonne marche de leur projet était indispensable. Elle finit par prendre son courage à deux mains et se lança dans la prise de contact avec une agence de location. Elles allaient avoir besoin d’un nouvel endroit tant pour vivre que pour installer leur salon avec un endroit où stocker leurs produits ! Elle ne se voyait pas faire sa vie à deux endroits différents. Financièrement parlant, cela serait compliqué. Déjà qu’elle n’était pas sûre que son projet aurait du succès … Lavande se referma et se recroquevilla sur elle-même ce que remarqua bien vite Parvati. Elle prit une nouvelle fois ses mains pour lui donner toute la force, le courage et l’énergie dont elle pourrait avoir besoin.

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AleynaButterfly
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par AleynaButterfly » 25 juil. 2020 - 19:54

Titre : Un vase brisé
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : Image (tasse, vase et appareil photo)
Fandom : Original
Nombre de mots : 840
Personnages : Amélia, Appolyne et Erick - Il s'agit d'un passage du 4e et dernier chapitre de ma participation au concours Redynamyther. C'est pourquoi je le mets en spoiler.
Rating : Tout public
Spoiler
Show
« Tu as dix minutes. »

Appolyne raccrocha et referma le rideau. Mia ne pouvait y croire. Tout ce temps, il était si près et en même temps, si loin. Tant de semaines, elle avait spéculé sur la manière dont il avait obtenu son adresse, comment il pouvait la connaître. Derrière les voilages de son appartement, il pouvait observer, sans être reconnu. Comme il lui manquait…

Amélia revint soudain à la réalité. Sans plus réfléchir, elle se précipita vers son atelier et ouvrit le placard en grand, saisit une valise et jeta les vêtements les uns après les autres à l’intérieur. Le fruit de centaines et de milliers d’heures de travail tout au long de sa vie fut ainsi rassemblé sans cérémonie. Cela lui creva le coeur, mais cela restait du matériel, son passé. Erick était son futur, son avenir. Malgré sa trahison, elle ne pouvait s’empêcher d’y croire, d’espérer. Ils étaient faits l’un pour l’autre, n’est-ce pas ? Pour lui, elle était prête à tout, à en perdre la raison.

Le coeur lourd, bien plus lourd que les valises qu’elle traînait. Il ne restait plus rien dans son placard. Il était tristement vide, elle n’avait pas pu se résoudre à le contempler. Les larmes aux yeux, la tête haute, elle se dirigea vers la grande entrée de son immeuble. Dehors, il avait commencé à neiger. Les flocons s’écrasèrent sur son visage, se mêlant aux rares larmes salées. Déterminée, la jeune femme traversa la route, à grands pas, pour ne pas être tentée de faire demi-tour. Le regard droit devant elle, elle s’avança vers la porte et prit à nouveau l’ascenseur. Vers son ennemie et vers son amour à la fois. A chaque pas, son coeur oscillait entre joie et tristesse, espoir et désespoir, amour et haine.

Elle sonna à la porte, qui s’ouvrit aussitôt. Appolyne, le regard triomphal braquait un téléphone devant elle.

« Viens donc prendre le thé, chère Amélia. Le temps que je regarde ce que tu m’as apporté. »

Elle tourna son téléphone et se désintéressa aussitôt de la jeune femme.

« Et maintenant les amis, voyons voir ce que contiennent ces valises ! »

Devait-elle être surprise ? Plus vraiment. Amélia se sentait lasse, terriblement lasse et s’assit devant une tasse fumante. Appolyne vidait le contenu des valises, le téléphone filmant toujours, jetant les habits l’un après l’autre, formant deux piles sur le tapis. Ce fut à ce moment, sans doute, que la colère gagna finalement Mia. Elle se leva d’un bond et arracha le téléphone des mains d’Appolyne et le jeta un peu plus loin au sol. Elle entendit un vase se briser.

« J’en ai assez ! Je ne mérite pas d’être traitée comme tu le fais, tu n’es qu’une sadique égoïste ! », hurla-t-elle. « Tu prétends agir pour protéger ton frère, mais tout ce que tu fais, c’est pour tes propres intérêts ! Je refuse de participer à cette mascarade !
- Dommage, tu étais si près du but. »

Appolyne semblait à peine surprise. Avec des gestes négligents, elle remit les vêtements qu’elle avait devant elle dans la valise. Puis elle se leva et la regarda fixement, sans une once de pitié.

« Par contre, tu avais tort. J’agis réellement pour protéger mon frère. Maintenant, sors de chez moi.
- Mais…
- SORS !
- Ca suffit ! »

Une voix puissante couvrit les leurs. Amélia la reconnut instantanément et se tourna aussitôt vers lui. Erick. Posté dans l’encadrement de la porte, les bras croisés, le regard brun parcourant la pièce avec stupéfaction. Une vague de tendresse s’empara de la jeune femme, suivie de près par la honte, mais Appolyne fut la première à réagir.

« Retourne te reposer. Ne te préoccupe pas de cette mythomane.
- Je vais bien, Po. Laisse-nous.
- Mais, je…
- Laisse-nous. S’il te plaît. »

Enfin, pour la toute première fois, Amélia se retrouva seule avec lui. D’abord, aucun des deux n’osa briser le silence, s’observant mutuellement avec intensité. Puis, elle se souvint que c’était l’opportunité qu’elle avait attendu si longtemps.

« Je… Je suis désolée de t’avoir dérangé, je voulais juste… » Elle s’interrompit, cherchant ses mots. « Je suis désolée pour le vase, je le remplacerai. Je suis désolée pour… pour tout. Je sais que je t’ai trahi, j’ai eu peur et… J’aurais dû te dire que ça ne me suffisait plus. Je ne voulais pas… Je ne voulais pas révéler ce qu’il se passait à toute l’université et je… Enfin… Je suis consciente que tu dois être très en colère contre moi et je suis désolée pour tout. » Effrayée par son regard toujours aussi intense, Mia recula de plusieurs pas. « Je… Je vais te laisser tranquille maintenant, je n’aurais jamais dû venir…
- En effet, tu n’aurais pas dû. »

Le poignard en plein coeur fit mal. Il fut extrêmement difficile de ne pas s’effondrer. Incapable de le regarder plus longtemps sans fondre en larme, elle se retourna et se dirigea maladroitement vers la porte, abandonnant les valises ouvertes derrière elle.

« Tu n’aurais pas dû céder à son chantage. Tu n’aurais pas dû brader tes merveilleuses créations pour moi. Je… Je n’en vaux pas la peine. En réalité, c’est à moi de m’excuser. Pas à toi. »
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Tiiki » 25 juil. 2020 - 19:57

Titre : Premières fois
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : Projet(s)
Fandom : HP
Nombre de mots : 905
Personnages : Arthur, Molly
Rating : Tout public
La première fois qu’il avait vu Molly Prewett, il avait commencé à faire des projets.

La première fois qu’il l’avait vue ! Pas la première fois qu’il lui avait parlé, pas non plus la première fois qu’ils étaient devenus amis, et encore moins lors de leur premier baiser, des années plus tard… Non ! Il n’avait eu qu’à poser les yeux sur elle et dans sa tête de gosse fleurissaient déjà mille ébauches de ce que deviendrait sa vie, ou plutôt de ce que deviendrait leur vie. Il ne manquait plus qu’elle soit du même avis.

La première fois qu’il avait vu Molly Prewett, c’était durant sa répartition en septembre 1961. A onze ans, on sait rarement ce que l’on veut faire de sa vie, pourtant le petit Arthur savait. Il savait pertinemment, depuis qu’il avait vu cette minuscule fillette aux cheveux roux et hirsutes s’extirper de la foule d’élèves pour aller s’asseoir sur l’inconfortable tabouret de bois, qu’il ne pourrait jamais plus se passer d’elle. Qu’il ne pourrait jamais plus se projeter sans penser à la place qu’elle occuperait nécessairement dans un de ses nombreux plans d’avenir.

Il pourrait devenir… briseur de sorts, dresseur de dragons, garagiste chez les Moldus, Médicomage, vendeur de glaces sur le Chemin de Traverse, vendeur de glaces à Piccadilly Circus, secrétaire, scientifique de renom, auteur raté ou même à succès, journaliste à la Gazette, chanteur de variété, joueur de Quidditch, joueur de football ou de rugby – à sept ou à quinze ! – ou même peut-être Ministre de la Magie… mais jamais sans elle. Les chauves-furies dans le ventre ne trompaient pas.

« Prewett » avait atterri chez Gryffondor, tandis que « Weasley » attendait encore son tour. C’était sans doute le moment le plus long de son existence, si l’on exceptait peut-être la naissance de Bill : serait-il assez courageux pour la rejoindre chez les Rouge et Or ?

La première fois qu’il avait parlé à Molly Prewett, elle lui avait hurlé dessus, en chœur avec l’ensemble de la salle commune : il bloquait le portrait de la Grosse Dame pour lui demander d’où elle venait. Il ne sut pas, pendant longtemps, d’où elle venait. Mais il savait où elle irait. Parce qu’elle était dans tous ses projets, ça ne pouvait pas être autrement, pas vrai ?

La première fois qu’elle lui avoua d’où elle venait, il ne le lui avait pas demandé. Elle était venue toute seule, s’approcher de lui pendant ses séances de révision à la Bibliothèque, pour… s’excuser. Cela semblait lui tenir à cœur, même si Arthur ne lui en voulait pas. Elle avait… parlé, parlé, parlé… Arthur lui avait répondu qu’ils auraient tout le temps de parler, et elle avait rougi. Molly Prewett ne rougissait jamais. A treize ans, elle avait mis pour la première fois de côté sa fierté. Pour lui. Enfin, pour eux.

La première fois qu’il s’étaient embrassés, c’était comme la millième fois. Passionné. Tendre. Évident. Le temps n’avait plus d’importance, il n’y avait plus de place que pour les sourires, que pour les étreintes, que pour leur avenir à deux.

Précipités par la guerre, par la peur, et par Bill un peu, ils s’étaient mariés.

La première fois qu’il avait vu Molly Weasley, sa Molly, porter son nom, était le plus beau jour de sa vie. Il lui avait proposé de porter le sien, si elle préférait. Parce que tout ce qui importait, c’était elle. Il aimait tellement son nom. Il aurait été si fier de le porter.

La première fois qu’il avait dit adieu à Molly Prewett, c’était à la mort de Fabian et Gideon. Ils ne s’y étaient pas attendu. Ils l’avaient bien sûr mille fois envisagé, dans leurs pires cauchemars, mais cela était brusquement devenu réalité. Le monde s’était effondré autour d’elle. Le monde s’était effondré autour d’eux, et leur petite dernière n’avait encore que quelques mois. Rien ne comptait plus pour eux que leurs sept enfants chéris.

La première fois qu’il perdit un enfant, Molly ne comptait plus. Seuls Fred et sa douleur lui importaient. Son fils revenait en songes, sans cesse, chaque nuit. Et dans sa tête, il ne faisait que penser : « comment a-t-on pu arracher à quelqu’un toute une vie de projets ? ».

La première fois qu’il avait vu Molly Celestina, sa Molly, sa petite-fille chérie, dans les bras de son Percy, il avait fondu en larmes. A son âge, après deux guerres, il n’avait plus franchement de projets. Il avait sans doute réalisé tout ce qui aurait pu le combler.

La première fois que Molly se leva sans Arthur, ça lui fit tout drôle.

Elle n’avait jamais envisagé sa vie sans lui. Pas un jour depuis qu’il avait obstrué par maladresse l’entrée de leur salle commune, rien que pour lui parler, elle ne s’était projetée sans lui.
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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par ninipraline » 25 juil. 2020 - 19:59

Titre : Voyage secret
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : mot et photo
Fandom : Original
Nombre de mots : 300 mots
Personnages : OC
Rating : Tout public
Callyope raccrocha son téléphone et laissa son regard errer sur la table. Elle venait de s’apercevoir que son appareil photo vintage, sa seul concession à la prétentieuse mode du tout recyclage, était assorti à la tasse de café de ce petit salon de thé au milieu de nulle part. Elle ne se savait pas aussi doué dans l’art du bon goût. Cela mériterait sans doute une photo sur son instagram. Le téléphone en l’air, l’écran déjà éteint, elle regardait cette si jolie composition. Allait-elle finir par céder à la règle du tout partager ou garderait-elle encore pour elle un peu de ces hasards qui donnaient tant de saveur à la vie ? Elle repensa aux mois qui avaient précédé son voyage, aux nombreuses personnes qui avaient décliné son invitation à partager avec elle un projet de périple à travers un pays exotique. Elle était partie sans prévenir et sans donner son lieu de villégiature. Tout le monde devait la penser à Tourcoing. Elle n’était, comme ils le disaient et le pensaient certainement, pas une femme d’aventure. Elle reposa son téléphone sur la table, saisit délicatement la anse de sa tasse et sirota le liquide amer et brûlant tout en admirant la route qui descendait, presque à pic vers la vallée. Elle était seule, au milieu de nulle part. Elle avait envie de garder pour elle, ce village, cette montagne et ses champs en pente pour elle seule. Cette aventure là, serait son secret. D’une part, parce qu’elle voulait terriblement garder une part de son jardin secret, d’autre part, parce qu’elle imaginait autant qu’elle craignait les commentaires sur sa solitude, sa vie de vieille fille aigre, et bien pire encore les questions sur son absence de relation. Qu’ils aillent lui inventer des vacances, si cela les amusait, les aventures seraient son secret.
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Westyversionfrench » 25 juil. 2020 - 20:00

Titre : Renversement
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : Projet(s)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1456
Personnages : Draco Malfoy, Théodore Nott, Mrs Pudifoot, OC Nestor Burke.
Rating : Tous Publics

“Prêt ?” demanda Théo en lui adressant un sourire confiant. Draco se contenta de hocher la tête et ils entrèrent tous deux dans la boutique de Mrs Pudifoot. La tenancière potelette au rouge à lèvre vif et aux joues roses, s’adressa à eux avec un sourire mielleux :
“Je peux vous aider ?
-Nous avons rendez-vous avec Monsieur Burke.
-Oh. Tous les deux ? Monsieur Burke m’a parlé de deux couverts seulement.
-Deux couverts supplémentaires. En plus du sien.” Les joues de Mrs Pudifoot passèrent de bonbon à cramoisi :
“Oh, je suis confuse. Je vais faire arranger cela tout de suite.” Elle disparut un instant dans l’arrière boutique et revint pour les guider à l’étage jusqu’à la suite réservée par Burke. Draco ne fut pas surpris que ce fusse la même que Narcissa avait réservée quelques semaines plus tôt. Il entra le premier et attendit que la porte soit refermée derrière Théo après que leur hôte se fusse éclipsée pour saluer le politicien.
“Monsieur Burke. Je suis navré de vous imposer Monsieur Nott de la sorte. Mais si nous devons conclure d’accords entre nous, j’aimerais que mon notaire soit présent.” Nestor Burke inclina la tête sur le côté, une manie que ni Draco ni Théodore ne lui avait vue auparavant. Ils espéraient que ce fut un témoignage de sa surprise.

“Eh bien Monsieur Malfoy, vous êtes plein de surprises. Monsieur Nott, ravir de vous croiser à nouveau. Peut être devrais-je vous appeler Maître ?
-En d’autres circonstances je ne chipoterais pas, mais ici et maintenant ce serait préférable.” répondit Théo avec un sourire enjôleur. Burke leur indiqua la table qui était dressée contre la fenêtre. Une nappe en dentelle d’une finesse remarquable attira l’oeil de Théo mais Draco le vit faire un effort pour ne pas se perdre dans sa contemplation.
“Je vous proposerais bien un whiskey pur feu pour entamer ce repas mais je crains que nous enfreignons une loi, Draco.” Celui-ci hocha la tête :
“Je le crains aussi mon cher Nestor.” L’homme sembla noter que pour chaque phrase sensée le placer en position supérieure, Draco rétablissait l’équilibre. Il déglutit lentement et choisissant d’abandonner les mondanités, se lança :
“Je n’avais pas imaginé que nous concluions quoique ce soit ce jour même. Il est vrai qu’un partenariat entre vous et moi serait des plus fructueux pour les années à venir.
-Allons. Vous m’avez traqué à plusieurs reprises. Je me suis longtemps demandé à quoi un étudiant pouvait vous être utile.” Sans se départir de son ton jovial, Draco prenait doucement le contrôle de la situation.
“Mais je sais, grâce à certains éclaircissements, que vous en avez principalement après quelque chose que je possède.” Burke plissa les yeux :
“Qu’entendez-vous par là ?
-Vous avez été à Sepentard Monsieur Burke. Il n’y a pas si longtemps de cela. Je me souviens même vous avoir croisé à plusieurs reprises lors de mes premières années au château. Vous avez dû m’adresser la parole une fois tout au plus, et sans parvenir à vous souvenir mon prénom. Alors si vous me tournez autour depuis des mois, ce n’est certainement pas pour la qualité de ma personne.”

Une veine apparut sur le front du jeune homme qui lui faisait face.
“Par chance, la plupart des adolescents que vous avez approché lors des récents événements mondains de cet hiver sont presque tous mes amis. Nous discutons entre nous, et nous nous sommes même questionné ensemble sur cette farouche volonté de nous parrainer que vous avez. Après quelques recoupements, nous avons remarqué que vous n’aviez abordé que deux catégories de sorciers. Ceux qui partagent vos idées politiques comme Thaddeus Travers ou Vincent Crabbe. Et ceux qui hériteront à plus ou moins long terme de biens nombreux ou rarissimes. Comme mon ami Théodore ici présent, Grégory Goyle, Blaise Zabini et moi-même.” Burke feignit d’ignorer ce fait ;
“Vous, Draco ? J’ai cru comprendre que votre père ne vous mettait pas tant à contribution en ce qui concernait les affaires des Malfoys. Il ne vient pas ici, n’est-ce pas ? Pour vous transmettre ses connaissances et vous préparer à le remplacer un jour même lointain.” Draco sentit le regard ferme de Théo sur lui, l’incitant à ne pas réagir à la provocation. Draco sourit :
“C’est exact. Mais vous n’avez que faire de ce qui relève du patrimoine légué par mon père, n’est-ce pas ?” Burke inspira et saisit brusquement son verre de vin d’elfe. Il en but une lampée et le reposa sèchement. Draco invoqua sans avoir besoin de sa baguette un livre qu’il avait emmené avec lui.
“Connaissez vous ce livre, Monsieur Burke ?”

Burke jeta un regard froid sur la couverture. Il haussa les épaules et lut :
“Entrelacs généalogiques des premiers sorciers d’Angleterre.
-Une lecture fort enrichissante si vous voulez mon avis.” Il poussa le livre judicieusement ouvert à la page 781 sous le nez de son interlocuteur. Burke baissa les yeux pour en parcourir le contenu. Draco récita, sans avoir besoin de regarder l’ouvrage :
“Lignées avortées. Nombreuses sont les familles qui ont tenté de rallier à leur lignée de puissantes dynasties étrangères. Plusieurs ont succédé, comme les Lestrange ou les Crouch. Mais d’autres, bien que persévérantes, ont vu leurs ambitions réduites au néant après quatre ou cinq générations seulement. C’est le cas par exemple des Crabbe, des Parkinson ou encore des Burke. Ces derniers tentèrent par trois reprises de s’allier à la puissante dynastie des Shafiq, dont l’activité familiale était similaire à la leur mais qui bénéficiait d’un rayonnement sur tout le Moyen-Orient et l’Afrique. Trois Lords à quelques siècles d’intervalle épousèrent des filles Shafiq, mais chacune de ces unions ne produisit qu’un ou deux héritiers qui moururent en bas âge. Si bien qu’aucun bénéfice culturel et encore moins matériel ne leur échut.” Burke fixa Draco dans les yeux. Celui-ci soupira :
“Je ne suis pas là pour vous accuser de quoique ce soit Monsieur Burke. Quoiqu’en dise ce livre, je conçois que vous ayez en vous le sentiment que l’héritage de la famille Shafiq fasse partie de votre histoire. Mais nous savons tous les deux que je suis celui qui doit en hériter.”

Il marqua un temps et ajouta :
“Je ne vous crois pas mal intentionné. Vous ne me paraissez pas être malhonnête et je pense que vous tenez simplement à protéger vos intérêts en ne révélant pas vos projets dans leur intégralité. Je pense aussi que vous êtes sincères quand vous affirmez qu’un accord entre nos deux familles peut être bénéfique pour l’avenir du Haut Conseil des Sang-Purs d’Angleterre. Je dois dire que je partage votre avis sur la question. Mon but n’est pas de vous faire du chantage. Théodore ici présent est là pour établir un contrat entre nous, où chacun pourrait en tirer son parti.” Burke s’assit plus en arrière sur son fauteuil.
“Des idées en particulier ?” Draco caressa d’un doigt la bordure de son verre :
“Je pourrais jurer par exemple que je vous réserve l’exclusivité des expertises qui devront être réalisées sur les objets dont j’ai hérité de la famille Shafiq.” Le regard de Burke s’éclaira un instant :
“Vous seriez réellement prêt à tenir une telle promesse.” Théodore répondit à la place de Draco :
“Mon client serait prêt à sceller cette promesse d’un Serment Solennel en plus de la rédaction par écrit de celle-ci.” Burke croisa les bras :
“Et combien coûterait une telle faveur ?”

Draco sourit :
“Un simple gage d’amitié.
-En quelles circonstances ?” Draco accorda un regard à Théo qui hocha la tête :
“Eh bien Monsieur Burke, je vous l’apprends en exclusivité, mais je suis fiancé. Et d’ici peu, je serai en âge de signer moi-même mon contrat de mariage. A cette occasion, j’aimerais avoir pour témoin un sorcier fiable que j’estime grandement. Votre candidature me paraît toute indiquée.” Burke fronça les sourcils :
“C’est tout ?
-Il y a quelques conditions. Vous devrez accepter ce rôle sans plus de détails. Vous ne saurez pas à l’avance quand je me marierai et avec qui. Vous devrez pouvoir vous libérer sous vingt-quatre heures et être présent pour signer les certificats.” Nestor Burke releva un sourcil intrigué cette fois-ci :
“J’en déduis que Miss Parkinson n’est pas l’heureuse élue.
-Pour vous prouver ma bonne foi, j’accepte d’hocher la tête à cette affirmation.” Nestor Burke hésita quelques instants puis fit :
“Je pense pouvoir être en mesure d’accepter. Mais j’ai en tête d’autres conditions que nous pourrions ajouter.” Draco indiqua d’un signe de la main Théo :
“C’est pour cela que Maître Nott est présent. Prenons l’après-midi pour en parler si vous êtes disponible. Théo mettra tout cela par écrit et vous enverra une version soigneusement rédigée d’ici quelques jours. Nous nous contenterons aujourd’hui d’un serment solennel.” Burke demanda finalement à Théo :
“Vous savez les pratiquer, Maître ?” Théo sortit sa baguette et hocha fermement la tête.
“Très bien.” souffla Burke en sortant un parchemin vierge de son sac.
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Selket
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Selket » 25 juil. 2020 - 20:00

Titre : Un endroit surprenant
Thème 20h : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 152
Personnages :
Rating : TP


C’était une boutique un peu étrange. Il y régnait un joyeux capharnaüm. Comment un tel bazar pouvait être aussi accueillant ? C’était là le secret de cet endroit. C’était un joyeux bric à brac où les clichés de Dean Thomas côtoyaient les créations florales de Pansy Parkinson, sa femme.
En plus d’être une boutique, un concept store l’endroit était aussi un café où les tisanes, fleurs séchés et grains de cafés qu’Erica Finnigan faisaient venir du monder entier se mêlaient aux odeurs alléchantes des gâteaux réalisés par Molly Weasley et aux multiples pains et croissants de Dudley Dursley. C’était un endroit étrange qui réunissaient des gens de mondes, d’univers, de génération différentes. Et rien de mieux pour représenter cette union que la vitrine qui accueillait une petite table en zinc ornée d’un joli napperon sur laquelle trônait un appareil photo, une tasse de café, un éclair au café et un pain au chocolat.
Image

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Sifoell
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Sifoell » 25 juil. 2020 - 20:08

Bonjour à tous,

Voici ma petite contribution, moi qui suis arrivée avec une demi-heure de retard ;)


Titre : Robe rouge et champs de fleurs
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : 20h, Projets, photo d'un appareil photo, d'un vase de fleurs des champs, et d'une tasse posés sur une table
Fandom : HP
Nombre de mots : 510 (titre inclus, 504 sans le titre)
Personnages : OC uniquement, mention de Harry Potter
Rating : TP
Lorsque la Langue-de-Plomb est venue leur proposer ce projet, en lien avec le département des prophéties, il se sont d'abord dits que c'était impossible. Une prophétesse aveugle délivrait des prophéties très nombreuses, et en tant que photographes indépendants, on leur demandait d'être disponibles pour rechercher des lieux, des personnes. Quand on leur a parlé de leur salaire, ils ont été plus attentifs. Et enfin, quand la Langue-de-Plomb leur a dit d'un air autoritaire que c'était Harry Potter lui-même qui leur demandait de faire cela, le Garçon qui a survécu et défait Voldemort lors de la dernière guerre, leur décision était prise.
Photographier sur commande, dès qu'on le leur demandait, et ensuite partager leurs photos pour essayer de deviner quel personne, quel lieu était concerné par la dernière prophétie délivrée par la sorcière aveugle, ce travail minutieux mais bien payé et sans risque, pensaient-ils, ils le feraient. Pour le plus grand bien, avait ajouté la Langue-de-Plomb.
C'est ainsi qu'à grands renforts de café, ils se sont retrouvés dans un champ de fleurs à guetter une femme blonde aux yeux bleus portant une robe rouge. Cette femme était concernée par deux prophéties, la première étant insignifiante, mais la seconde... Ils devaient absolument trouver cette femme, une après-midi du mois de juin, dans le champ de fleurs derrière Loustry Sainte-Chapelle. Ils avaient bien demandé si cela concernait Luna Lovegood, mais elle n'habitait plus là depuis belle lurette, et n'aimait pas le rouge, mais plutôt le pastel, avait indiqué la Langue-de-Plomb. Comme beaucoup de ces salariés du ministère de la magie, son identité et ce qu'elle pouvait bien faire de ses journées, était nébuleux, voire secret, donc ils se contentaient de l'appeler par sa fonction, c'était bien suffisant.
La première prophétie disait : « D'ors ses cheveux, d'azur ses yeux, carmin sa robe, dans le champ fleuri, au d'ssus de Loustry, mordue la cheville, par un pitiponk, rendue malade, à Sainte-Mangouste ! »
Quelle connerie.
Mais bon, c'était une belle après-midi de juin, le soleil était haut, ils avaient bu plein de café, Isadora avait cueilli des fleurs sauvages pour s'en faire des tresses en attendant, et Jimmy était allongé et endormi. Mais Francis était tout à sa mission, car, comme les enfants moldus peuvent croire au père Noël, lui il croyait en Harry Potter. C'était le 23ème jour de juin, Isa et Jimmy avaient renoncé à croire qu'une femme blonde habillée rouge viendrait, et se contentaient de flâner, se reposer, presque en vacances. Mais Francis non. Francis guettait.
Et quand la femme vint, d'ors ses cheveux, d'azur ses yeux, et carmin sa robe, Francis a dégainé son appareil photo, a pris plusieurs clichés rapidement, avant de poser son appareil au sol, et de courir en hurlant et en agitant les bras vers la femme, réveillant Jimmy et arrêtant Isa dans sa cueillette. Les deux penseraient que c'était un coup monté, mais Francis l'avait vu, le pitiponk, frêle créature mi-brindille mi-flammêche, caché au pied de l'unique arbre du champ de fleurs, vers lequel s'avançait la femme en rouge.
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« Au commencement des temps, les mots et la magie étaient une seule et même chose. » Sigmund Freud.

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Mathy
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Mathy » 25 juil. 2020 - 20:16

Titre : Un appareil photo
Thème (écrit ou image) : image
Fandom : Original
Nombre de mots : 298
Personnages : Elise, ?
Rating : Tout public
Élise avait passé une dure journée : les commérages toujours aussi futiles au boulot, une erreur sur son projet rectifiée de justesse et l’incessante promiscuité dans cette ville trop peuplée pour son bien.

Les clés dans la serrure et quelques secondes plus tard la porte se referma à nouveau. La jeune femme était simplement passée poser ses affaires et récupérer son appareil photo. Un véritable vintage qui fonctionnait toujours. Un précieux cadeau de sa grand-mère avant son départ de France. Seule dans ce pays inconnu, elle arpenta les rues, les moments volés, les interactions entre chaque âme autour d’elle.

Des secondes passèrent, des minutes passèrent, une heure défila.

Élise, le regard trompé à travers la lentille de son appareil, s’arrêta sur une vitrine chaleureuse. Relevant la tête, la jolie rousse observa les clients et serveurs. Pourtant c’est ses lèvres asséchées qui la poussèrent à entrer dans le joli salon de thé. Heureuse, elle découvrit une salle si douce, pastelle et élégante. Elle s’assit dans un fauteuil et demanda une tasse de thé vert. Après ses explorations, un petit instant de repos lui était bien mérité. Elle s’adossa, regarda son appareil posé, la tasse délicate à ses côtés et les fleurs coupées en arrière plan.

La jeune femme avait toujours détesté les bouquets de fleurs. C’était pour elle l’exemple même de l’égoïsme de l’homme. Détruire la vie pour admirer la beauté éphémère. Cela ne faisait aucun sens pour elle. Il était vrai que certaines de ses plantes en pot s’étaient déjà asséchées à en mourir mais ce n’était pas la même chose. Couper des fleurs et le pire, les offrir, était un tableau plein de tristesse, de fin inéluctable.

Perdue dans ses songes, la belle française n’avait pas remarqué le regard hésitant, qui revenait sans cesse à sa personne.
Sois toi même et avance ! :boing:

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Alrescha
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Alrescha » 25 juil. 2020 - 20:22

Titre : Et maintenant ?
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : Projet(s)
Fandom : HP
Nombre de mots : 165
Personnages : OCs
Rating : NA
Et maintenant ? Et maintenant quoi ? Qu’est-ce qu’ils allaient faire ? De leurs sentiments, des moments vécus ensemble ? Fallait-il les enterrer sous l’honneur et la raison ? Arthur ne se retrouvait pas dans les valeurs d’Hatzumihi. Il se demandait encore où était sa place, comme si rien n’avait changé. Il se disait qu’il ne pouvait faire confiance à personne, s’attacher à personne. Tôt ou tard, tout le monde finissait par le trahir.
Il en avait assez. Il avait passé quelques jours au paradis mais pourquoi par Merlin Hatzumihi gâchait-il tout ? Il ne voulait pas être avec lui, c’était la seule explication possible.
-Tu ne veux pas de moi, cracha Arthur lorsqu’ils furent à nouveau seuls.
-Bien sûr que si. Mais on ne peut pas…
-Tu ne veux pas. Si tu le voulais, on pourrait. Je vais partir… à nouveau. Ne me suis pas.
Et Arthur s’éloigna, Hatzumihi vit son sac à dos lorsqu’il se retourna et il eut un pincement au cœur.
Dernière modification par Alrescha le 25 juil. 2020 - 20:43, modifié 1 fois.

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Tiiki
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Tiiki » 25 juil. 2020 - 20:25

Titre : ATTENTION RITA!!!!
Thème (écrit ou image) : Image 21h (mante religieuse)
Fandom : HP
Nombre de mots : 337
Personnages : Scarabée vs Mante religieuse (les paris sont pris)
Rating : Tout public
Lorsque le scarabée se déposa sur le rebord de la fenêtre, il tendit l’oreille, mais pas un seul bruit ne parvint jusqu’à lui. Il se concentra intensément sur les vibrations qui l’entouraient. A l’étage inférieur, il pouvait entendre le craquement interne d’un parquet en bois ; dans la salle de bain directement à sa droite, un léger « ploc ! » lui parvenait par moments, témoin de l’écoulement de l’eau d’un robinet qui n’aurait pas été parfaitement fermé ; un peu plus à gauche, le vol rapide d’un insecte qui traquait sans doute une proie ; au-dessus de lui il ne pouvait pas non plus manquer le vol joyeux des corneilles… mais dès lors qu’il essayait d’entendre ce qui se tramait derrière ces carreaux sales et ces vieux rideaux démodés et légèrement effilochés, rien ! Pourtant, il voyait bien que quelque chose se tramait là-dedans : des ombres, légères, se mouvaient parfois contre le vieux tissu. Pourtant, pas le moindre bruissement, tout était parfaitement calme. Trop calme. Cela ne pouvait dire qu’une chose : un sortilège d’insonorisation avait été jeté sur l’ensemble de la pièce. Il y avait quelqu’un là-dedans.

Soudain, le bruissement d’ailes de l’insecte à sa gauche gagna en intensité, et le scarabée n’eut pas le temps de crier « Patacitrouille ! » (pourquoi Rita aurait-elle crié « Patacitrouilles » sous sa forme d’Animagus, en même temps ?) que deux pattes d’un vert vif et avec des piques pointues se replièrent rapidement sur lui. Cela entailla son abdomen. Le petit insecte se débattit furieusement : le jour où il périrait sous les assauts d’une mante religieuse n’était pas venu ! Ses deux yeux énormes et bien écartés cernaient en tout point Rita, si bien qu’elle ne sut plus où donner de la tête.
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par The Night Circus » 25 juil. 2020 - 20:39

Titre : Le Cirque des Fauves
Thème (écrit ou image) : Faiblesse
Fandom : HP
Nombre de mots : 447
Personnages : OC
Rating : Tout public
L'extrémité du petit cigarillo de la femme tatouée brillait comme un rubis, seule source de lumière dans la caravane obscure, à l'atmosphère comme alourdie par l'odeur du tabac. Ses grands yeux noirs lourdement fardés étaient fixés sur la silhouette de Monsieur Loyal, qui, chose rare, se tenait le dos courbé. Assis face à elle, les coudes sur les genoux, il avait enlacés ses mains l'une à l'autre et pressait ses deux paumes l'une contre l'autre avec une rage et une anxiété rentrées.
-Je ne vous ai jamais vus comme une faiblesse, ni toi ni les autres, tu le sais mieux que personne. Mais je ne peux pas continuer avec vous si Tu-sais-qui est vraiment de retour.
-Tu nous vires ?
-Oui. Non. Je ne sais pas. Je ne veux pas vous mettre en danger.
-Tu n'es pas logique.
Monsieur Loyal leva un drôle de regard sur Leslie. Ses yeux bruns verts étaient toujours très doux, et il ne la regardait avec rien d'autre que cette éternelle douceur ; ni surprise, ni colère, ni fatigue. Peut-être une simple invitation polie à s'expliquer, ce qu'il savait être difficile pour l'ancienne militaire qui était une femme de peu de mots.
-Si Tu-sais-qui est de retour, tous ceux qui n'ont pas de pouvoirs sont en danger. L'endroit le plus sûr pour nous est parmi des sorciers prêts à nous protéger plutôt que loin de vous.
-C'est sans doute vrai pour des anonymes, mais pas pour nous. Notre cirque, nos spectacles, ont toujours mis en avant la mixité sorciers et non-sorciers. Nous sommes déjà à la frontière de la légalité. Nous disparaissons ou nous devenons une cible.
-Nous sommes des cibles de toutes façons.
Le crâne de mort aux reflets verts tatoués sur le visage de Leslie luisait étrangement à la lumière de son cigarillo. Dans l'ombre, sur sa lèvre inférieure, le long de son menton et de sa gorge, un serpent était enfoncé à l'encre dans sa chair.
Leslie la Moldue, portrait vivant de la Marque de Voldemort. Marque qui avait hanté ses nuits pendant plusieurs décennies, depuis qu'elle avait retrouvée une maison et une famille ravagées sous cette étrange nuage émeraude qu'elle ne comprenait alors pas, et qu'elle avait fini par adopter pour cacher ses peurs et se rendre terrifiante.
-Qu'ils aillent se faire foutre, dit-elle d'une voix rauque, et Monsieur Loyal ne sut déterminer si elle parlait des mangemorts d'autrefois, des mangemorts d'aujourd'hui, du ministère, de la loi du Secret, ou des autres non-sorciers qui quitteraient peut-être le Cirque Fauve lorsqu'ils apprendraient ce qui se tramait chez les sorciers.
-Tu restes ? Murmura le directeur du cirque.
Pour toute réponse, la femme tatouée exhala un parfait cercle de fumée.
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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par ninipraline » 25 juil. 2020 - 20:41

Titre : jardinage rituel
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : Faiblesse et mante religieuse
Fandom : Original
Nombre de mots : 434 mots
Personnages : OC
Rating : + 12 ans
Jésus San Cristobal lissait la terre fraîche sur le trou qu’il venait de reboucher. Il considéra le rectangle de terre meuble cerné d’un côté par les carrés de choux fleurs et de brocolis, les rangées de poireaux et d’oignons hâtifs et de l’autre par les haies de framboisier.
Il considéra longuement son travail, acquiesça en silence, pour lui-même, avant de reposer la pelle contre l’un des tuteurs des arbustes déjà couverts de fruits rose. C’était un bon endroit. Il pourrait dès demain y planter les semi de laitue et de batavia. C’était un bon emplacement. Il sortit un immense carré de flanelle de sa poche, un antique mouchoir à carreau qu’il tenait de son grand-père et auquel il tenait particulièrement vu le peu de qualité des mouchoirs actuels et s’essuya son large front.
Quelque chose en lui, lui reprochait son manque de curiosité, sa nature trop conciliante, le traitait même de lâche. Qu’avait-il fait pour mériter de tel reproche de la part de sa conscience. Il n’avait fait que son travail et avait obéit à sa patronne. Il avait eu de la chance à son âge, sans formation de trouver cet emploi d’homme à tout faire dans cette pension de famille. Il avait le travail, le logement et les repas compris.
Et puis, elle était charmante mademoiselle Angéline, bien qu’un peu trop prompte à aimer et à casser avec ses conquêtes. Mais ce n’était pas ses affaires, il ne l’intéressait pas Mademoiselle Angéline et il ne s’intéressait pas à elle. Et c’était heureux car il n’était pas homme à mélanger les affaires et le cœur.
Tout ce qu’il avait à faire, après chaque rupture, c’était creuser des trous de un mètre sur deux, sur un mètre cinquante de profondeur, le soir et de venir le lendemain pour finir de les reboucher, la pauvre demoiselle se fatiguant vite lors des travaux de jardinage. Qu’est-ce qu’il pouvait bien avoir sous les quelques centimètres de terre qu’il avait recouvert de bon mètre cube de terre ? Il s’en moquait.
C’était une vieille demoiselle, elle avait ses petits rituelles de vieille demoiselle, comme brûler les affaires de ceux qu’elle quittait et enterrer il ne savait quoi dans le potager, l’un des plus beau du quartier et même de la ville. Et puis, après les ruptures, il y avait toujours un peu plus d’argent dans la caisse de la pension, des repas plus copieux, le fameux pâté en croûte maison de Mademoiselle Angéline et surtout des petites primes de la main à la main.
Non, vraiment, il ne méritait pas tant de reproches de la part de sa conscience.
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Alrescha
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Alrescha » 25 juil. 2020 - 20:42

Titre : Son seul ami, sa seule faiblesse
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : Faiblesse
Fandom : HP
Nombre de mots : 438 mots
Personnages : OC, Narcissa et Drago Malefoy
Rating : NA
Drago était terrifié. Terrifié à l’idée que tout recommence. Les tensions, les secrets, l’isolement au sein de sa propre maison. Il n’était pas complètement seul cette fois pourtant mais il ne voulait pas que les autres le sachent. Il ne voulait pas qu’ils voient sa faiblesse. Sa faiblesse portait un nom : Arthur Claws, il était le fils de l’une des plus illustres familles de sorciers et Drago nourrissait à son égard une amitié croissante qui tendait à muer en autre chose. De l’amour, mais il s’interdisait de prononcer ce mot.
Personne ne devait savoir. Si son secret était découvert, Drago en mourrait. Sa dernière part de lui-même qu’il avait réussi à sauver, sa planche de salut envolée. Il serait brisé à jamais.
Sa mère l’avait mis en garde toute l’année. Le manoir était surveillé, elle avait du limiter ses déplacements au strict nécessaire. Finis les privilèges. Pour beaucoup, le nom de Malefoy était devenu un synonyme de traitrise.
Ce qu’il craignait arriva. Des Rafleurs que les Malefoy avaient embauché pour leur propre compte l’an passé arrivèrent au manoir avec Arthur. Comment avaient-ils pu le trouver ? Comment avaient-ils su ? Drago n’en avait parlé à personne.
Les Rafleurs avaient cogné Arthur. Un filet de sang lui coulait de la tempe jusque sur son sweatshirt gris. Un autre colorait de rouge son nez et ses lèvres. Drago ne savait pas où se mettre. Il craignait de perdre son sang-froid. Mais sa mère le perdit à sa place :
-Bande d’incapables ! Savez-vous qui vous amener ici ? Vous pensez que ses parents ne vont pas le chercher ? Vous ne voudrez pas les rencontrer !
-Qu’est-ce qu’on fait alors ?
-On le ramène ?
-Non, il reste ici. On va s’occuper de lui. Déguerpissez ! et estimez-vous heureux !
Les rafleurs s’en vont sous le regard plein de larmes et de surprise de Drago. Le jeune homme s’est tourné vers sa mère.
-Drago… emmène-le dans le salon et fais-le asseoir. Allonge-le s’il a besoin. Je vais chercher une potion.
Drago essaye de contenir ses tremblements et son émotion pour ramener son ami dans l’endroit indiqué par sa mère. Il essaye de le faire asseoir doucement. Arthur ne parle pas, comme s’il avait perdu connaissance. Il lance quelques sortilèges pour empêcher le sang de couler, réparer le nez cassé et refermer les plaies. Une fois son ami au visage propre, il le laisse se coucher sur le velours du canapé.
Drago n’a toujours pas retrouvé sa voix mais il pose sa main sur le bras d’Arthur et très vite son autre main caresse ses cheveux bruns machinalement mais tendrement.

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AleynaButterfly
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par AleynaButterfly » 25 juil. 2020 - 20:43

Titre : Orage d'été
Thème (écrit ou image) : Mot 21h (Faiblesse)
Fandom : HP
Nombre de mots : 310
Personnages : Tom/Hermione
Rating : Tout public
Il avait passé tant de temps à identifier puis éliminer la moindre faiblesse qui naîtrait autour de lui, voire en lui. Pendant des années, il avait traqué méthodiquement tout ce qui pouvait devenir un talon d’Achille. Il était allé plus loin que quiconque sur ce chemin, découvert le remède à la mortalité, la dernière faiblesse de l’être humain.

Et puis elle était arrivée, sans bruit, dans un monde où il était roi.

D’abord, il l’avait dédaignée, peu intéressé par cette femme qui succomberait à son charme, comme tous les autres. Puis, une haine inconnue envers lui, alors même qu’elle ne le connaissait pas, titilla sa curiosité, l’offusqua. Il voulut alors la tuer.

Rapidement, le malentendu fut dissipé et il rétracta ses griffes. Pourtant, plus il s’interrogeait à son sujet et plus le mystère s’épaississait. La prudence devint de mise. Tour à tour, elle fut douce, sagace, autoritaire, méfiante, aussi changeante et imprévisible qu’un orage d’été.

Alors petit à petit, il s’était habitué à ses yeux, à son sourire et à son esprit brillant.

Et puis, les sentiments étaient arrivés insidieusement, comme des voleurs dans le secret de la nuit. Ils plantèrent leurs racines, si profondément qu’au moment où il s’en rendit compte, il avait déjà perdu.

Oui, Tom pensait avoir éliminé la moindre faiblesse qui le reliaient à la mortalité. Il se targuait de se montrer sans pitié. Mais pas celle-ci.

Bien sûr, il avait lutté, longuement, avec application. Mais il était déjà trop tard. Et si un jour, pour survivre, il devait abréger la sienne, il n’en serait pas capable. Il la connaissait, tout au fond de lui, cette vérité protégée dans cette lueur qui subsistait.

Mais elle était partie, sans bruit, laissant brisé un coeur dont il ignorait jusqu’à l’existence. Elle l’avait quitté car il était trop faible pour la garder à ses côtés, trop faible pour l’aimer.
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Bellatrix1992
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Bellatrix1992 » 25 juil. 2020 - 20:49

Titre : Empoisonné
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) :
Fandom : Original
Nombre de mots : 926
Personnages : Christopher
Rating : TP
Empoisonné, oui c’était exactement ça. Cette histoire était en train de l’empoisonner à petit feu. Il avait tout perdu : ses perspectives d’évolution, sa confiance en lui, son sommeil et peut-être même sa santé mentale.

Il y pensait à chaque instant, le jour, la nuit et toute sa vie s’en ressentait. Il se sentait malade, fatigué et à bout de nerfs. Alors oui, on pouvait dire que cette histoire l’avait littéralement empoisonné, mentalement et physiquement.
D’ailleurs, son médecin s’en était inquiété avant lui, lorsque au début de l’hiver il l’avait visité pour un tout autre problème. Déjà sa fatigue se remarquait. Et sa faiblesse n’avait fait que croître.

Il faut dire que depuis la fin du mois de septembre, époque à laquelle il avait commencé à se méfier sérieusement de sa formatrice, Madame Marsall lui avait porté un certain nombre de coups. Et le plus violent, du moins il le croyait jusqu’à la semaine précédente, datait du 2 décembre, quelques jours seulement avant ce fameux rendez-vous médical.
Il avait donc des raisons d’être fatigué.

L’incident l’avait secoué plus que cela n’était logique. Il avait beau savoir que Madame Marsall était une peau de vache, les accusations qu’elle avait porté à son encontre en cette fin de matinée, sa crise de rage aussi violente que soudaine et le côté surréaliste de la situation l’avait mis à plat.

Il se rappelait encore ce moment dans les moindres détails :

Madame Marsall devait venir le voir ce matin-là avec une classe de Premières ST2S, après la récréation de dix heures. Ils s’étaient vus à la pause et elle lui avait confirmé sa visite, il n’y aurait donc pas du avoir de problème.
Mais elle n’était pas venue.

Il s’en était étonné, inquiété même. Mais il avait fait cours comme à son habitude, et l’avait retrouvée à midi comme prévu.
Il n’avait même pas eu le temps de la questionner, elle avait explosé devant lui comme un obus remplis de Schnarpel.
« Tu m’évites ! »

C’était ça son accusation ? Alors qu’il l’avait attendu avec anxiété toute l’heure ?
Et pas moyen de se défendre bien sûr, elle avait crié non stop durant plusieurs minutes, balayant ses tentatives par de nouvelles phrases assassines. Il s’était fait l’effet d’un de ces reportages sur les insectes prédateurs ou les fourmis, ceux où l’on voyait clairement la violence des combats qui pouvait opposer ces êtres minuscules.
Car Madame Marsall n’était pas grande, loin s’en fallait, mais elle avait la virulence d’une fourmi rouge, d’une guêpe, voire d’une mante religieuse.
Par quel miracle était-il resté calme ? Il l’ignorait mais il avait ressenti à un moment l’immense envie de lui en coller une sur la figure.

Et puis elle s’était calmée, presque aussi soudainement qu’elle s’était mise en colère. En gardant le contrôle de lui-même il avait réussi à la faire redescendre en pression. Mais il ne s’était pas privé pour autant d’une mise au point :
« Si on n’était pas tuteur et stagiaire, on n’aurait strictement aucune raison de se côtoyer » lui avait-il dit.

Sa fermeté l’avait ébranlée dans un premier temps car elle s’attendait à le voir s’effondrer, comme Jeanne s’était effondrée. Mais lui avait tenu bon. Il était resté debout et avait même eu la force de repousser cette attaque.
Il n’en était pas sorti indemne cependant, et après deux mois supplémentaires ponctués d’autres coups de pression, il avait fini par s’effondrer.

A présent, il était véritablement malade et traumatisé. L’inspection l’avait achevé et l’inspecteur, le sinistre Monsieur Deshombres, n’était venu que pour confirmer les calomnies de sa subordonnée qu’il semblait avoir bien l’habitude de couvrir.
Il n’avait pas même jeté un œil au contenu de ses cours, avait vaguement commenté ses pratiques pédagogiques… Puis l’avait directement attaqué sur sa relation avec Madame Marsall. Ces deux mantes religieuses étaient de mèche depuis le départ, il le voyait bien à présent et cela au moins expliquait les craintes de Jeanne. Elle l’avait mis en garde dès le départ, à juste titre.
Il en prenait pleinement conscience à présent. C’était une véritable machine à broyer qui s’était mise en marche contre lui, sans lui laisser la moindre chance dès le début de l’année, opposant un refus implacable à sa demande. Ils ne voulaient pas de lui : trop vieux ? Trop à gauche sur l’échiquier politique ?

Il ne savait pas vraiment, mais le fait que ces motifs relèvent de la discrimination pure et simple n’avait pas gêné ses bourreaux. Et le pire, c’est que ce scénario semblait se répéter chaque année à présent qu’il enquêtait.

Chaque année un stagiaire tombait, chaque année des procédés de harcèlement étaient commis dans la plus totale impunité.
Chaque année, Madame Marsall recommençait, s’acharnant sur une personne plus faible ou plus fragile, probablement sur ordre de l’inspecteur Deshombres d’après Jeanne et il commençait à penser comme elle. Un véritable cercle aux allures de cycle macabre perpétuel.


Christopher savait cependant que cet instant de faiblesse ne devait pas durer… Madame Marsall sévissait depuis trop longtemps et avait déjà fait trop de victimes.
Samy, son stagiaire de l’année précédente, était à présent sans emploi après des années d’études, sans perspectives et en dépression. Tout ça probablement pour s’être trouvé d’origine algérienne. Jeanne s’en était mieux sortie, mais elle restait très marquée et tremblait lorsqu’ils en parlaient au téléphone. Mickaël en avait été malade, Stéphane également.

Non, il ne céderait pas, oui il allait la dégommer. Il s’apprêtait peut-être à tout perdre sur le plan professionnel, tant pis.

Cette année serait la dernière où quelqu’un perdrait tout.
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Hermystic
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Hermystic » 25 juil. 2020 - 20:52

Titre : La Librairie magique
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : Mot (Faiblesse)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 722
Personnages : Pansy Parkinson, Hermione Granger (et un gérant)
Rating : TP

Cela faisait déjà quelques jours que Pansy travaillait chez Fleury & Bott et elle était déjà épuisée. Elle ne savait pas trop comment mais la nouvelle qu’elle était à la librairie s’était répandue comme une trainée de poudre. Depuis lors, elle avait eu l’impression que tout le monde sorcier voulait la voir comme une bête de foire ! Son passage au Ministère de la Magie ne leur avait donc pas suffit ?! Cela la mettait en colère … Mais en tant qu’ancienne Serpentarde, elle savait rester maitresse de ses émotions.

Pansy voyait bien qu’Hermione faisait de son mieux pour contenir la foule qui venait également pour la voir et pour la questionner à propos du Sauveur du monde magique. Cela la faisait ricaner de la voir perdre tous ses moyens et de finir en sueur ou presque. A plusieurs reprises, elle l’avait vu user de sa baguette pour faire régner l’ordre sous l’œil indifférent de leurs collègues plus expérimentés. Elle pensait qu’ils les aideraient mais visiblement, ils s’en fichaient comme de leur première robe de sorcier !

Hermione vint rejoindre Pansy dans l’arrière-boutique lorsque ce fut enfin calme. Elles se regardèrent et, sans se concerter, soufflèrent dans un même ensemble. Elles n’en pouvaient plus de cette foule en délire et espéraient sincèrement que cela se calmerait. Autrement, le temps qu’elles allaient passer à la librairie ne serait pas dédié au rangement, à l’enregistrement des ouvrages, à l’envoi des commandes et au conseil mais bel et bien à la sécurité des lieux et de leur personne.

« Il faut faire quelque chose ou bien ils vont me dégoûter des livres, grogna Hermione.
- Pour que tu en arrives là, c’est que cela doit vraiment t’agacer, commenta Pansy.
- A qui le dis-tu … Je n’ai jamais aimé les mouvements de foule comme ça … Qu’en plus, ils s’en prennent à nous, c’est intolérable ! » pesta la brune.

Pansy ne répondit rien mais cela la toucha plus que de raison que l’ancienne Gryffondor l’inclut de cette manière. Elle écouta Hermione faire des plans aussi fous les uns que les autres la faisant légèrement sourire. Toutefois, elle tenta de se contenir un peu même si cela devenait plus difficile au fil des jours qui passaient. Elle avait vraiment l’impression que son ancienne condisciple tentait de passer outre leur passé quelque peu houleux ce qui n’était pas une mince affaire !

Elle se pinça le nez tout en fermant les yeux interrompant le flot de paroles d’Hermione qui s’inquiéta de son état de santé. Elle frémit et les rouvrit aussitôt, ils étaient emplis de détermination. Pansy lui partagea alors son idée qui était aussi simple que brillante. Elles furent interrompues dans leur complot par le gérant de la librairie qui vint les houspiller. L’ancienne Serpentarde regarda Hermione et hocha la tête l’autorisant à parler en son nom, elle n’était pas sûre que sa parole soit prise en considération.

« Excusez-nous Monsieur mais nous avons une nouvelle fois subi les assauts de la foule, commença Hermione, et Miss Parkinson m’a fait part d’une idée intéressante pour que nous soyons tranquilles l’une comme l’autre, continua-t-elle ensuite.
- Je vous écoute, lança le propriétaire des lieux en croisant les bras sur son torse.
- Je pourrai travailler sous une légère métamorphose de mon apparence physique qui me rendrait méconnaissable aux yeux de la population quant à Pansy, elle pourrait travailler à l’arrière-boutique voire sous sortilège de Désillusion quand il y a moins de monde. De cette manière, elle serait à l’abri et protégée ce qui lui permettra de nous aider plus efficacement dans notre travail sans avoir à subir la foule des grands jours » avança la brune, mordante, la tête haute.

L’homme les regarda, impassible. Pansy ne se laissa pas démonter au contraire d’Hermione qui commença à regretter d’avoir soulevé ce problème. Mais l’une comme l’autre savaient que cela n’aurait pas été supportable sur le long terme … Le gérant grogna que tant qu’elles feraient ce qu’il leur demandait … Qu’importe la façon dont elles s’y prendraient … Prenant cela comme un accord, Pansy se détendit légèrement même si elle resterait sur sa réserve pour les prochains jours. Tant que la nouvelle routine ne serait pas en place et tant qu’elle ne tiendrait pas encore la route … Elle se méfierait de quiconque entrerait dans la librairie.

Serlu
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Serlu » 25 juil. 2020 - 20:54

Titre : Saison des amours
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : Texte + image
Fandom :
Nombre de mots : 84
Personnages : 2
Rating :

Cachée parmi les herbes hautes,
Avançant tel un argonaute,
Guettant mouches et araignées
Saisissant papillons, criquets,
La fascinante chasseresse,
Une si ravissante ogresse
Se dresse et goulûment dévore
Le bon festin qu'elle honore.


Voletant pour trouver sa belle
La recherchant avec grand zèle
Au-dessus des prés étendus,
La poursuivant si éperdu
De désir, ses pattes d'épines
Hérissées la cueillent, câlines.
Le mâle affamé, triomphant
Sera mangé très tendrement.

Céder à la mollesse du désir
Est une faiblesse qui peut nous nuire.

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Mathy
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Mathy » 25 juil. 2020 - 20:55

Titre : Une faiblesse qui s'amenuise
Thème (écrit ou image) : faiblesse
Fandom : Original
Nombre de mots : 224
Personnages : Cyan
Rating : Tout public
Allez encore un. Encore un.

Un pas. Un pas après pas. Sentir l’air sur sa peau, dans ses cheveux, sur sa nuque. Sentir ses muscles vibrer, ses jambes se lever, ses bras contrebalancer. Cyan était vivant. Il marchait là, en pleine forêt.

Un sourire dessiné sur les lèvres, il oubliait les visages inquiets l’entourant. Il s’en fichait. C’était dur, ses poumon le brûlaient. Sa gorge semblait être transformée en fine paille irritée. Pourtant il respirait. Sa faiblesse était là mais elle disparaissait.

Un an avant il n’aurait jamais imaginer pouvoir se retrouver ici dans la nature la plus totale. Il rêvait de ce sentiment de liberté en sachant pertinemment qu’il ne pourrait jamais l’atteindre.

Mais… Il ne faut jamais dire jamais.

Bateau, classique, redit, encore et toujours, exaspérant au possible et pourtant vrai. Vrai car son rêve s’était réalisé. Sa capacité respiratoire était passée d’arme mortelle à faiblesse encombrante. Sa vie s’épanouissait. Son bonheur exaltait tout autour de lui.

Le jeune homme vivant plus souvent à l’hôpital que chez lui inspirait un nouvel espoir, une nouvelle réalité. Celle de découvrir le monde. Celle ci qui était possible.

Qu’importe si cela faisait mal, qu’il voudrait peut être un jour s’abandonner à la facilité. Sa faiblesse avait contraint son enfance. Elle l’avait accompagnée depuis des années mais il apprendrait à vivre normalement avec…

Ou même sans.
Sois toi même et avance ! :boing:

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Selket
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Selket » 25 juil. 2020 - 20:59

Titre : Il n’était pas rentré
Thème 21h : Faiblesse (mot)
Fandom : HP
Nombre de mots : 254 mots
Personnages : Lavande Brown
Rating : TP

Aujourd’hui Seamus avait disparu et Lavande se sentait désemparé. Elle ne savait pas ce qui c’était passé tout ce qu’elle savait c’est que Seamus n’était pas rentré hier soir. Chose qui ne lui arrivait jamais. Jamais Seamus n’aurait fait une chose pareil, il savait que trop bien qu’elle avait besoin de lui pour dormir. Hier matin il était allé prêter main forte aux ouvriers qui devait percer un nouveau tunnel sous l’ile. Astoria était parti avec lui, peut-être qu’elle en saura plus.
La direction des fouilles magiques de Grande-Bretagne avait bien sur mandaté un archéologue comme c’était le cas à chaque gros chantier mais l’endroit ne les intéressaient pas suffisamment pour qu’ils mandatent un archéologue confirmé, c’est donc Astoria Greengrass qui avait été envoyé en tant qu’archéologue amateur et apprentie.

Essayant de ne pas paniquer Lavande attela Uris leur Tinker à une carriole pour aller en ville où loger Astoria. Elle n’avait jamais aimé le balai, et le transplanage était impossible sur l’ile, chose qu’aucun langue de plomb n’avait jamais pu expliquer pour l’instant malgré leurs multiples études sur le phénomène.
Une fois arrivé en ville elle attacha son cheval à un poteau devant l’hôtel prévu à cet effet, vérifia que le baquet d’eau était bien rempli puis s’engouffra dans le hall de l’hôtel.
Fébrile, angoissé, elle se porta vers Siov’han qui s’occupait de la réception. Ses jambes flageolaient, ses cheveux collaient à ses tempes poisseuses et ses mains s’accrochaient désespérément au tissu de sa robe. Elle détestait se sentir aussi faible.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Carminny » 25 juil. 2020 - 21:00

Titre : Jour 1 - Exercice 1
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : Faiblesse
Fandom : Divergente
Nombre de mots : 536
Personnages : Pauline Reyes (OC), Valentina Je-ne-sais-plus-comment-parce-que-j'ai-perdu-ma-feuille (OC)
Rating : Tout public
J’essayais d’ignorer que je craignais particulièrement cette partie de l’initiation. J’avais espéré, sans trop y croire, que nous commencerions peut-être par les danses de groupe ou par la récolte des noix. Au moins là, j’avais une chance de ne pas me ridiculiser et surtout de ne pas pénaliser ma coéquipière. Mais parler était ma faiblesse et je ne le savais que trop bien. C’était peut-être lâche mais je n’avais aucune envie de m’y confronter maintenant, si tôt dans l’initiation de ma faction.
Valentina me retourna un grand sourire qui dévoila ses dents d’un blanc éclatant. Elle était Sincère jusqu’au bout des ongles et pourtant elle avait choisi d’être là. J’espérais juste qu’elle voulait être vraiment gentille ou du moins paisible, patiente, de bonne humeur quoiqu’il arrive. Elle risquait d’être mise à rude épreuve avec moi. Je devais m’encourager. Cela allait fonctionner. Il suffirait de dire quelques mots puis je pourrais l’écouter. Cela paraissait un bon plan d’attaque.
– Bien, s’exclama Doriane en claquant dans les mains. Maintenant que tous les binômes sont faits, je vais vous expliquer le premier exercice. Il est très simple, vous devez trouver un sujet de débat et chacun doit annoncer trois arguments puis trois possibles insultes sur le sujet. Tout le monde est prêt ? Allez-y !
Je me tournais vers Valentina en espérant qu’elle se précipite sur la question. Ainsi je pourrais réfléchir calmement à quels mots utiliser. Mais la transfert me fit un grand sourire.
– Tu veux qu’on parle de quoi ?
– Je n… ne sais p… p… balbutiais-je en ayant la ferme impression de me ridiculiser.
– Pas, compléta-t-elle sans me laisser finir. Que penses-tu de cette nouvelle idée de loi sur les Sans-factions ? Est-ce que l’on peut continuer à les laisser utiliser nos anciens quartiers ou faudrait-il commencer à les rémunérer pour le travail qu’ils font ?
J’hochais la tête puisque cela me permettait de ne pas parler. Au moins c’était un sujet intéressant. Certes fortement inspiré de sa faction d’origine qui s’occupait de l’aspect juridique de la ville mais avec un impact sur notre vie à tous. Et une question de principes. Evidemment qu’il fallait traiter les autres humains avec le respect que l’on leur devait, qu’ils soient sans-factions ou non.
– Alors, réfléchit mon binôme. Je suppose que si on les paye et qu’on leur donne un quartier à eux, on les considérerait presque comme une sixième faction et cela contredirait toute l’organisation de la ville. Après tout, nous vivons dans les factions car sans elles nous n’avons pas de cadre qui nous permette de vivre convenablement. Comment pourrons-nous alors intégrer ceux qui ont été rejetés par cette organisation ?
Je secouais la tête. Je n’étais pas d’accord. Je fixais l’herbe à côté de mes pieds. Je pouvais le faire. Je pouvais dire ces simples mots : Je pense qu’il faut leur donner une autre chance. Chacun avait droit à une deuxième chance, non ? Ils avaient fait un mauvais choix mais ils ne savaient pas forcément ce qui les attendait. A seize ans, on ne pouvait pas encore savoir comment on voulait vivre notre vie entière. Je pouvais.
– Je p… p… pen… pen… pense q… q… qu’il f… f… faut…
– Pourrais-tu répéter ? me coupa Valentina.
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Roxane-James
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Roxane-James » 25 juil. 2020 - 21:06

Titre : Première victime
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : Faiblesse
Fandom : /
Nombre de mots : 357
Personnages : Aster Farewell / Roi Farewell
Rating : Tout public
« Tue-le. »
Aster porta une main tremblante au fourreau de son épée, des perles de sueur roulant dans sa nuque. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû avoir peur, que son père serait là pour la protéger si sa proie se retournait contre la lame qu’il lui avait offerte. Mais elle savait aussi qu’il serait déçu, terriblement déçu, si jamais elle renonçait à achever sa victime. Lui qui répétait toujours que le même sang de guerrier coulait dans leurs veines. Aster laissa ses doigts glisser sur la lame accrochée à sa ceinture, corrosive et brûlante après une partie de Chasse endiablée. Fidèle réclamait du sang, et Aster pouvait être celle qui lui en procurerait. Tout ce qu’elle avait à faire était de l’enfoncer dans le cœur de la créature qu’elle venait d’attraper, et oublier ses yeux sombres qui la suppliaient de l’épargner. Ignorer les larmes qui dévalaient ses joues, les spasmes discrets qui secouaient son corps. Il avait l’air si jeune…
« Aster. Tue-le. »
Aster agrippa le pommeau de son épée tandis que son père caressait tendrement son épaule. La veille encore, elle s’était sentie si forte lorsqu’il lui avait transmis Fidèle devant les membres de sa Cour. Puissante. Dangereuse. Elle aurait pu tuer un homme les yeux fermés. Mais aujourd’hui, face au visage baigné de larmes de sa proie, elle ne sentait rien de plus que de la lassitude et de la peur. De la faiblesse. Une peur noire, glacée, qui s’enfonçait entre ses côtes et lui coupait le souffle.
« Si tu ne le fais pas maintenant, quelqu’un d’autre s’en chargera. »
Non.
Aster pointa l’extrémité de son épée sur le torse de la créature, les mains moites. La lame lui paraissait si lourde, à présent, et ses jambes vacillaient. Mais elle devait le faire. Pour son père. Pour la Cour. Pour que le Royaume la reconnaisse comme l’héritière des Farwell. Parce qu’elle était une Chasseuse et que le sang qui coulait dans ses veines était plus pur que l’eau de Jouvence. Alors Aster enfonça la lame dans le corps de sa proie, sans ciller. Son propre cœur cessa de battre la seconde suivante.
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Je suis ta FAN numéro 1 - dixit Wapa ( :mrgreen: )

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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par AleynaButterfly » 25 juil. 2020 - 21:31

Titre : Coeur brisé
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : Mot (Mélancolie)
Fandom : -
Nombre de mots : 139
Personnages : -
Rating : TW deuil
Un roman abandonné
Une tasse de thé oubliée
Une photo sur la cheminée
Un coeur à jamais brisé

Il était tard quand le téléphone a sonné
La première fois, il n’a pas décroché
La deuxième fois, il a un peu hésité
Au troisième appel, la nouvelle est tombée

D’abord, c’est un silence de plomb
Incompréhension
Puis viennent les dénégations
Négociation
Finalement, il perd la raison

Fou de douleur
Il court au milieu de la nuit
Fou de douleur
Il se précipite chez ses amis
Fou de douleur
Pour toujours, elle est partie

On dit que le temps guérit les blessures
Même lui ne peut rien
Contre une telle meurtrissure
Même lui ne peut rien

Ce roman ne sera jamais lu
Ce thé ne sera jamais bu
Cette photo ne le quitte plus

Car son coeur est à jamais brisé.
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Tiiki » 25 juil. 2020 - 21:34

Titre : Melancholia
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : Mélancolie
Fandom : /
Nombre de mots : 57
Personnages : /
Rating : -12 ? évocation de guerre/après-guerre
Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?*
Sont-ils face à la vie désormais aguerris ?
Automates livides, avancent sur des
Monceaux de cadavres, de remords, de regrets

L’après-guerre : affreux, hideux champ de bataille
Où l’on lave les affronts, les sols, les murailles
Où l’on colmate les failles, panse les plaies
Où l’on pense bataille, mais l'on entend paix
*Hugo, Les Contemplations
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par The Night Circus » 25 juil. 2020 - 21:45

Titre : Le Cirque des Fauves
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : Mélancolie
Fandom : HP (même si là c'est pas évident évident :lol: )
Nombre de mots : 545
Personnages : OC
Rating : /
L'Arlequine n'était entrée que deux fois dans la caravane de Monsieur Loyal, et l'endroit la fascinait plus que de raison.

C'était un labyrinthe immense du quel seul le directeur du cirque savait sortir, et donc l'entrée changeait au gré des besoin de son propriétaire. Aujourd'hui, c'était un atelier d'ébénisterie ; Monsieur Loyal à ses heures perdues aimait sculpter des marionnettes de bois, et il avait demandé à l'Arlequine de poser pour lui.

Par poser, il entendait par là passer quelques heures avec lui dans sa roulotte, en discutant, en buvant du thé et en grignotant des crumpets, pendant qu'il l'observait pour la sculpter. Il avait confectionné des dizaines de poupées, alignées sagement sur des étagères infinies qui disparaissaient dans le labyrinthe, chacune d'entre elles à l'effigie de quelqu'un qui avait un jour travaillé dans le cirque. L'Arlequine en reconnaissait quelques une sans difficultés : la femme tatouée, la ballerine, le clown blanc, la dresseuse de kelpys, le danseur du ventre, le métamorphomage, la danseuse de feudeymon...

Monsieur Loyal était un artiste habile qui rendait les visages vivants et expressifs, et l'Arlequine ne pouvait s'empêcher d'être fascinée de voir ses propres traits apparaître sous les coups de burins. Un léger frisson parcouru son échine et elle préféra concentrer son regard sur les poupées des autres, ceux qui étaient partis depuis longtemps et dont seule les sculptures demeurait.

Une mélancolie intense l'envahit petit à petit, la rendant muette, jusqu'à ce qu'elle en oublie même la présence du sculpteur face à elle.

Qui était ses gens, où étaient-ils partis, qu'étaient-t-ils devenus ?

Le tutu de celle-ci ressemblait furieusement à celui que la Ballerine portait lors du spectacle d'hiver, était-ce le même ? La veste de ce qui semblait être un autre dresseur d'animaux avait un aspect désuet même pour le cirque, quand y avait-il travaillé ? Une marionnette blonde s'était affaissé sur l'épaule de sa voisine, et l'Arlequine se prit à rêver qu'elles aient été autrefois amantes.

Dans ce rêve éveillé qu'elle ne maîtrisait presque plus, la jeune femme réalisa soudain qu'ils étaient en ce moment 33 à travailler dans le Cirque des fauves, elle même s'y trouvait depuis une petite dizaine d'années, et Monsieur Loyal, le fondateur, n'avait pas l'air d'avoir tout à fait 45 ans ; il y avait bien bien trop de poupées pour l'idée qu'elle se faisait de l'âge du cirque.

-J'ai fini pour aujourd'hui.

L'Arlequine sursauta, revenant brusquement à elle. Son regard se posa sur Monsieur Loyal, ses yeux si doux et si secrets, et elle réalisa lors de ces quelques secondes à quel point elle ne savait presque rien du directeur du cirque. A la réflexion, elle doutait même que Monsieur Loyal soit véritablement son nom. Lorsqu'enfin elle regarda sa marionnette, elle ne put retenir un petit cri de surprise, et ressentit un amer pincement au cœur.

La poupée, si ressemblante, si parfaite, semblait lui crier que Monsieur Loyal la connaissait mieux qu'elle ne se connaissait elle-même. Elle déglutit avec difficulté, une rage étrange lui broyant la poitrine. Elle ne voulait pas finir sur l'étagère avec les inconnus et les oubliés, elle ne voulait pas quitter l'étreinte de Monsieur Loyal. Comme s'il l'avait compris, il laissa la poupée sur l'établi, entre le burin et les copeaux de bois qui parfumait ses mains.
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Hermystic » 25 juil. 2020 - 21:46

Titre : Douce mélancolie
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : Image et un peu le mot mélancolie
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 506
Personnages : Ginny Weasley, Luna Lovegood
Rating : TP

La fête battait son plein, Ginny ne comptait plus le nombre de mariages auxquels elle assistait. Après celui de Bill durant la guerre, ses frères, à l’exception de Charlie, s’étaient mariés les uns après les autres. Ce jour-là, c’était Ron et Hermione qui s’étaient mariés. Outre les membres de la famille Weasley, et affiliés, nombre de leur camarade de leur classe avaient été invités et célébraient l’union des deux sorciers.

Pourtant, Ginny s’était isolée des autres. Cela ne lui ressemblait pas mais elle commençait à fatiguer moralement parlant. En effet, malgré l’insistance de sa mère, elle ne se sentait pas prête à franchir ce pas et cela ne lui plaisait pas vraiment. Pourtant, Ginny n’en ressentait pas vraiment le besoin … Elle profitait de ceux de ses ainés ainsi que de ses amis de Poudlard. Cela lui faisait des week-end animés dont elle ne se plaignait pas jusqu’à maintenant.

De cette manière, cela lui faisait des semaines bien remplies. Elle ne savait pas où elle puisait toute cette énergie que ce soit pour les entrainements ou pour les réunions familiales mais elle sentait qu’elle arrivait à saturation, qu’un poids pesait sur son cœur et son esprit … Elle en était là dans ses réflexions quand une main pâle ornée d’un bracelet coloré vint saisir la sienne, vernie de rouge foncé et de doré.

« Tout va bien Ginny ? demanda doucement Luna en la regardant de ses immenses yeux bleus.
- Juste un peu fatiguée mais ça ira, répondit Ginny en haussant les épaules tout en lui faisant un petit sourire qui se voulait rassurant.
- C’est vrai que les Joncheruines brouillent ton esprit, lâcha la blonde en penchant légèrement la tête.
- Et si nous allions prendre l’air ? » proposa la rousse en se levant tout en gardant la main de Luna dans la sienne.

Luna acquiesça, l’air rêveur, et la suivit hors de la tente où se trouvait les tables et la piste de danse, le tout sous le regard inquiet mais bienveillant d’Arthur Weasley. Elles s’éloignèrent quelque peu de l’endroit et Ginny put respirer l’air frais de la nuit. Ce n’était pas grand-chose mais cela lui fit du bien. Au loin, une musique douce retentit. Les deux jeunes femmes se regardèrent, hésitantes sur la conduite à suivre.

Ginny saisit de manière plus ferme la main de Luna qu’elle n’avait pas lâché. Elle la plaça derrière son dos tandis qu’elle-même passait ses mains derrière la nuque de la blonde. Sous le ciel étoilé, elles se mirent à danser au même rythme que la musique. Ginny posa sa tête sur l’épaule de Luna, elle était bien là, tout contre elle. Elle voudrait ne jamais quitter son étreinte mais elle savait que la vie en avait décidé autrement. Au final, peut-être n’était-ce pas plus mal ? De cette manière, cela serait sans doute moins douloureux … Elles continueraient de se voir mais cela ne serait plus pareil. Tout cela parce que le week-end suivant, cela serait au tout de Luna de s’unir à Rolf Scamander.

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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Carminny » 25 juil. 2020 - 21:47

Titre : /
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : Mélancolie
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Aurora Lovegood (OC)
Rating : Tout public
Aurora Lovegood fut soudainement submergée par une vague de mélancolie. Elle aurait tellement aimé être jeune une fois encore. Elle aurait aimé retourner à l’époque où elle gambadait dans les champs. Ou celle où elle se promenait dans la forêt interdite avec ses meilleures amies. Ou celle où avec le petit Xenophilius, son neveu adoré, elle allait à la pêche aux Barbioles dans des ruisseaux boueux. Être jeune une fois encore… Mais maintenant bouger était difficile, courir ou sautiller complètement impossible. Elle soupira. C’était cela de vieillir. L’alternative était de mourir jeune comme ses amies… Vieillir seule, voilà sa peine.
Titre : /
Thème (écrit et/ou image et/ou citation) : image 22h
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Aurora Lovegood (OC), Faye Jasper (OC)
Rating : Tout public
Faye Jasper regardait sa meilleure amie droit dans les yeux. Elle savait qu’elle ne la reverrait plus et elle savait qu’Aurora le savait elle aussi. Elles en étaient d’autant plus tristes qu’elles avaient déjà perdu Ethel il y a peu de temps. Elle refusait de leur donner des nouvelles, et maintenant Faye n’était pas convaincue de pouvoir en donner à Aurora plus tard. Elles se serrèrent par la main, maigre réconfort après tant d’années ensemble. Sa main, aux ongles encore colorés de sa dernière représentation de cirque, dans celle d’Aurora, simplement orné d’un bracelet d’amitié. Le bracelet de leur amitié.
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Dreamer
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Re: [Textes] Nuit du 25 Juillet

Message par Dreamer » 25 juil. 2020 - 21:48

Titre : -
Thème : Mélancolie
Fandom : hp
Nombre de mots : 420
Perso : Remus Lupin
Rating : TP
D’un coup sec de sa baguette, il fit prendre feu aux frêles bouts de bois dans l’âtre. Frigorifié par l’air piquant d’octobre, Remus se pencha un peu plus près du feu. Tandis que ses mains se réchauffaient peu à peu, il se surpris à se rappeler des soirées à Poudlard qu’il passait avec ses amis auprès du feu de la salle commune de Gryffondor.

Quand tout allait bien, que les garçons avaient fini par apprendre sa condition et lui avaient apporté leur soutien, en fin de troisième année, ils avaient créé un lien que Remus avait longtemps cru indéfectible. Un lien qui lui avait fait fermer les yeux sur les défauts de ses amis. Particulièrement ceux de Sirius, lui qui avait été si prompt à le rassurer quant au fait que son statut de lycanthrope n’entachait en rien la vision que les autres pouvaient avoir de lui.

Embarrassé, Remus aurait voulu occulter tous ces bons souvenirs qu’il conservait, malgré lui. Parfois, c’était la seule chose qui le permettait encore d’avancer. Les parties d’échec disputées au crépuscule dans un coin de leur dortoir. Les discussions et plaisanterie échangées au coin du feu, une Bièraubeurre à la main. Les repas copieux dans la Grande Salle ponctués de farces cocasses. Les soirées de pleine lune, surtout.

Remus ne pouvait empêcher la vague de mélancolie qui l’envahissait en songeant à ces nuits passées dans la Forêt interdite avec ses trois compères, aux courses-poursuites exaltantes que la transformation des garçons en Animagi avait permis.

Bien qu’il ait eu honte à l’époque d’agir sous le nez de Dumbledore en exposant ses amis à un danger potentiel, Remus ne s’était jamais senti aussi vivant que lors de ces nuits. Aussi entouré. Aussi aimé.

Si seulement la Guerre n’était pas passée par là.

Si seulement l’un d’eux ne les avait pas trahis.

Le coeur de Remus se serra. Sirius lui empoisonnait toujours l’esprit. Pourquoi ? continuait-il de se demander. Cela n’avait aucun sens.

La vie n’avait aucun sens, parfois, soufflait une voix dans son esprit.

Sortant une photo chiffonnée de la poche de sa cape rongée par les mites, il envisagea de la jeter aux flammes. Quatre garçons souriaient, face à l’objectif, pleins de vie et insouciants. Sur eux quatre, ne restaient plus que le traître et lui.

Bientôt, il succomberait sans doute, dans sa cellule d’Azkaban.

Et alors, Remus serait seul. Complètement seul.
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It ain't easy to keep going when it's hard, Keep shining in the dark, When you wanna fall apart, But I'm a dreamer ♥

Verrouillé

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