[Textes] Nuit insolite du 1er mai

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selket
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par selket » 01 mai 2020 - 21:11

Titre : Le pouvoir des mots
Défi (scénaristique ou stylistique) : Stylistique (21h) : rimes
Fandom : HP
Nombre de mots : 483
Personnages : Théodore Nott
Rating : TP

Il avait toujours aimé magner les mots. C’était quelque chose qui aimait depuis qu’il était ado.
Son père n’avait jamais compris pourquoi il aimait tant débattre. Pour lui, les mots ne servaient à rien et surtout pas à se battre. Pour ça il connaissait une quantité de sorts destructeurs qu’il lui avait appris à coup de baguette. Mais lui il trouvait sa beau, alors il s’était lancé avec avidité dans des lectures de plus en plus nombreuses, a telle point qu’il en avait fait sa quête. Son éternelle quête du beau.

Il aimait les mots.
Qui coulent, qui noircissent les pages, qui viennent mourir sur sa langue. Qui peuvent devenir une arme redoutable ce que son père n’a jamais compris malgré ses harangues.
Et pourtant, Théodore savait que les mots avaient du poids. Un discours pouvait suffire à arrêter une guerre où a faire prendre aux gens les armes, du moins parfois.

Pourtant dans cette période sombre les baguettes s’étaient faite plus tranchante. Les gens s’étaient tus et la peur était devenue assourdissante. Ils s’étaient englués dans un silence de mort. Même lui ne disait plus rien, il ne maniait plus les mots avec dextérité de peur d’en dire trop et d’être en tort.
Alors il avait apposé sur ses lèvres un sceau de cire. Et se contentait de penser tout bas ce qu’il ne pouvait dire.

Il abhorrait cette folie suintante, latente, qui s’infiltrait partout et menaçait de tout emporter sur son passage. Il ne cautionnait pas ce que son père et les autres membres de sa secte pensait, mais il savait qu’il ne fallait rien dire, c’était bien plus sage.
Alors il se taisait, il fuyait comme un cache, un serpentard. Chez lui l’absence de courage ne rimait pas avec lâcheté, il n’était pas plus hardi que couard.
Il n’était qu’un ado qui aimait les mots, les livres et se contentait de vivre au milieu de l’univers feutré de la bibliothèque familiale alors que dehors la guerre faisait rage.

Il ne savait pas combien de temps il allait pouvoir encore se voiler la face. Bientôt il allait devoir choisir son camp et faire face. Et là les mots ne seront plus là pour le protéger. Il ne pourra plus se cacher derrière son éternel air moqueur et ses phrases acerbes pour se protéger.
Au final son père avait raison les sorts sont bien les plus puissants. C’est douloureusement qu’il en faisait l’expérience, dans les larmes et le sang.

Mais malgré tout il aimait les mots, et c’est encore grâce à eux qu'il espèrent s’en sortir. Il est peut-être qu’un Serpentard, un lâche qui à choisi de ne pas se battre mais il ne compte pas pour autant périr. Et c’est non sans ironie qu’il se dit que ses précieux mots l’aideront à couper le fil. Car sans eux pas de sortilèges, pas de morts et désolation, seulement une baguette stérile.
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par AliceJeanne » 01 mai 2020 - 21:15

Titre : /
Défi scénaristique de 21h
Fandom : HP
Nombre de mots : 989
Personnages : Maisie (OC), Ellie (OC), Harry, Hermione, les Weasley
Rating : TP
Les membres de la famille Weasley observaient leurs assiettes avec un mélange de crainte, de dégoût et de circonspection. Même Ron, qui avait pourtant la réputation de ne pas être bien difficile en terme de repas. À une des extrémités de la table, Ellie tentait désespérément de retenir son fou-rire tout en avisant Charlie qui fixait sa fourchette d’un air incertain. Pourquoi? Songeait-il. Pourquoi avait-il laissé sa petite-amie préparer le dîner à sa place? Il le savait pourtant, que ce n’était pas une bonne idée, ou tout du moins une idée particulièrement risquée que celle de laisser Maisie aux fourneaux. Non pas qu’elle ne soit pas la plus excellente des cuisinières, mais elle avait tendance, de façon cyclique, à vouloir... innover. Soit-disant pour élargir son panel de recette et faire voyager leurs papilles à tous. Seulement, cette fois-ci, au vu de l’étrange mélange remplissant son écuelle, le seul voyage qui s’offrirait à lui serait celui jusqu’aux toilettes lorsqu’il serait immanquablement malade après avoir ingurgité la mixture.

« Cela a l’air vraiment très bon, Maisie! s’exclama Hermione un peu plus long, flanquée de Ron et Harry qui hochèrent vigoureusement la tête, espérant que leur politesse leur épargnerait d’avoir en lancer les hostilités.
- Merci! chantonna la jeune-fille en réponse avant d’ajouter, les sourcils froncés: vous ne mangez pas?
- C’est un peu chaud, s’excusa Arthur Weasley en prenant les devants.
- Et puis, lança soudainement Fred, Charlie nous a fait promettre de le laisser goûter en premier chacun des plats que tu préparerais cet été! »

L’intéressé lâcha sa fourchette en sursautant. Il était presque certain de ne jamais avoir promis une pareille chose, l’amour avait ses limites et il était certes courageux, mais pas téméraire. Il envoya un coup de pied en direction de son jeune frère et Percy laissa échapper un petit cri de douleur. Oups, mauvais genou. Leur mère leur adressa un regard noir et lourd de sous-entendus alors que tous les regards se tournaient sur lui. Celui de Maisie, légèrement suspicieux lui fit de la peine. Il détestait la voir arborer autre chose qu’un sourire.

« C’est vrai! répondit-il précipitamment, j’ai manqué beaucoup trop de tes exploits culinaires en mon absence pour me permettre de passer à côté de ceux que tu réalises lorsque nous sommes ensemble.
- On y croirait presque, ricana George à sa gauche. »

Charlie sentit le rouge lui monter aux joues et l’envie irrépressible de commettre un meurtre envers ses cadets s’esquisser dans son esprit. Ils lui payeraient cela, il en faisait la promesse. Le visage de Maisie se voila et elle repoussa légèrement sa chaise, elle devait vraiment être vexée pour agir de la sorte. Le jeune-homme allongea le bras et reteint sa main avec douceur, essayant de la convaincre du malentendu. Elle sembla presque y croire et se rassit, regardant tristement les assiettes auxquelles personne n’avait encore touché.

« Allez Charlie, le poussa George, tu ne pourras pas te défiler lorsque vous serez mariés. »

Le dragonologiste avala sa salive de travers et eut un petit hoquet. Le mariage n’était certainement pas dans leurs projets, ou tout du moins, pas dans les siens. Il n’avait aucunement l’intention de se fixer quelque part avant bien longtemps et certainement pas pour passer ses journées à subir les frasques alimentaires de sa compagne. Maisie et lui-même étaient très clairs sur ce point, ils comptaient tous les deux vivre leur vie comme bon leur en entendait que cela soit compatible ou non avec une relation de couple. Après tout, elle avait été longtemps une très bonne amie avant qu’ils ne sortent ensemble, ils le seraient de nouveau au besoin.

Mais là n’était pas la question, se reprit-il en reprenant sa fourchette et piquant dans une motte de pâtes agrémentées de pommes de terre et de fromage fondu.

« Ne réfléchis pas et avale, lui conseilla George qu’il se promit d’étouffer avec sa propre assiette lorsqu’il en aurait fini avec la sienne. »

Charlie porta la nourriture à sa bouffe et ouvrit les lèvres, débloquant l’accès à son palet. Le temps s’arrêta et chacun reteint son souffle alors qu’il mâchonnait, imperturbable, l’étrange mélange. Lorsqu’il laissa glisser le contenu de sa bouche dans on œsophage, il ferma les yeux.

« Wahou! s’exclama-t-il. »

Maisie retrouva un semblant de sourire tandis que le reste de la tablée se demandait si un dragon n’avait pas fait frire quelques neurones dans le cerveau du jeune-homme.

« C’est complètement étrange mais singulièrement délicieux, exposa-t-il.
- Je savais que cela allait te plaire! dit-elle le visage éclairé. Je me suis dit que ce serait une recette que tu pourrais te faire avant de partir pour tes journées d’observation en milieu naturel, cela tient bien au corps. Tu t’es souvent plaint dans tes lettres que tu avais très vite faim avec tes sandwichs, alors j’ai cherché quelque chose de vraiment consistant. Je t’en ferai avant que tu ne repartes pour que tu puisses en avoir d’avance.
- A-do-rable, pouffa Ginny tandis que Fred et George mimaient un vomissement et que Charlie se transformait en Boutefeu chinois.
- Cesse de te moquer, la reprit Percy sur un ton sévère, c’est important de nourrir à la fois son esprit et son corps. Et me concernant, j’apprécierais que quelqu’un pense à moi de la sorte. C’est une très gentille attention. »

La jeune-fille retourna à son assiette, mi-furieuse et mi-confuse d’avoir été sermonnée par l’ancien préfet.

« Merci, Percy, murmura Maisie, si tu veux, je te ferais tes muffins préférés demain, avant que tu ne partes au Ministère.
- Ceux avec les vermicelles de sucre et les morceaux de carotte? s’exclama-t-il tout enjoué, faisant s’étouffer Ron de surprise et écarquiller les yeux des jumeaux. »

Maisie hocha la tête avec un grand sourire. Le repas put enfin se dérouler sans accroc et chacun se régala des étranges pâtes de la sang-mêlé. Le silence religieux de la dégustation ne fut interrompu qu’une seule et unique fois par Percy qui articula entre deux bouchées:

« Si tu ne te maries pas avec Maisie, c’est moi qui le fais, Charlie. »
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lilychx
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par lilychx » 01 mai 2020 - 21:19

Titre : Mantra
Défi scénaristique et stylistique de 22H : Chacune des phrases de votre texte commence par la lettre "M" / Le personnage principal du texte est un de nos aïeux
Fandom : aucun
Nombre de mots : 83
Personnages : Georgette et Lucienne
Rating : tout public
- Mmmmmm
- Mince Georgette ! Mmmmmm, Mmmmmmmmmm, t’as pas fini avec ce bruit !
- Mantra.
- Mantra ?
- Mmmmmmmm est un mantra.
- Miséricorde et qu’estce que c’est un mantra?
- Mantra, nom masculin : formule sacrée dotée d’un pouvoir spirituel.
- Masculin, pouvoir spirituel ? Mais qu’est-ce que tu raconte ma pauvre Georgette.
- Mon aïeule, Mémère Lily me l’a appris quand j’étais enfant, elle disait que c’était utile pour ouvrir et réaligner ces chakras.
- Mémère Lily était cinglée si tu veux mon avis.
Le génie, c'est l'enfance retrouvée à volonté.
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Samantha Black » 01 mai 2020 - 21:23

Titre : Joséphine
Défi scénaristique : 22h / un de nos aïeux
Fandom : non fiction
Nombre de mots : 216 mots
Personnages : Joséphine (ma quadrisaïeule)
Rating : Tout public
Aujourd’hui, Joséphine se marie. Elle n’est plus tout jeune, Joséphine. La cinquantaine entamée, le corps fatigué. Une vie de journalière, huit enfants. Tous nés hors mariage ! Elle a du caractère, Joséphine et elle ne se laisse pas faire. Ce ne sont pas les hommes qui vont dicter sa vie ! Quand son père, un communard, a été envoyé au bagne en Nouvelle-Calédonie, sa mère pensait certainement qu’elle viendrait avec eux. La mère, elle voulait pas être séparée du père, mais Joséphine a préféré rester à Paris. C’est là qu’elle est née, qu’elle a grandi ! Elle connaît les rues du 13e comme sa poche. La Cité Doré n’a pas de secret pour elle, ni la rue Harvey ou encore celle du Château des Rentiers. La vie est dure, mais elle persiste et élève ses enfants, malgré la souffrance que la mort prématurée de trois d’entre eux lui fait vivre C’est en 1904, lors du mariage de sa fille, Louise avec un dénommé Louis Humbert, qu’elle rencontre le seul homme qui réussit à lui passer la bague au doigt. Félix a 4 ans de moins qu’elle et est marchand de vin. Pour lui, elle quitte Paris et va s’installer en banlieue, à Bagnolet. C’est là qu’elle se marie aujourd’hui en cette merveilleuse journée de l’année 1907.
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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par ninipraline » 01 mai 2020 - 21:31

Titre : MMMMMMMMM !
Défi (scénaristique ou stylistique) : défi stylistique débuter toutes les phrases par M
Fandom : Original
Nombre de mots : 182
Personnages : une mère au bord du gouffre
Rating : tous public
« Mais je rêve ! »
Manifestement non. Mon état émotionnel me hurle que c’est un cauchemar. Malheureusement, je ne suis pas en train de dormir. Maintenant, en ce moment, je suis réveillée, yeux grands ouverts sur le désastres devant moi ; désastre qui se trouve être mon appartement.
Mon appartement ravagé, saboté, fracassé par une bande, que dis-je une troupe, une armée, une foule en délire, la nation entière des moins de quinze se trouvait dans mon salon. Mon salon, mon chère salon, mon adorable, mon merveilleux, mon cosy petit salon d’amour, arrangé avec amour, meublé avec charme, décoré avec goût, n’est plus qu’une annexe de la décharge de la région.
Mais pourquoi on ne m’a pas fait interner de force, lorsque j’ai accepté que mon grand benêt d’ado fête son anniversaire avec quelques copains ; les plus proches, juste les plus proches qu’il a dit. Mince, j’ai élevé l’ado au plus grand réseau du monde et je ne suis même pas citée comme mère exemplaire dans le Guiness des records. Ma vie est un enfer.
Le (ou les) prolongement(s) :
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Lsky
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Lsky » 01 mai 2020 - 21:35

Titre : Mai, le premier, la fête du muguet.
Défi : Les deux ! (Chacune des phrases de votre texte commence par la lettre "M" + Le personnage principal du texte est un de nos aieux)
Fandom : /
Nombre de mots : 345
Personnages : /
Rating : /
Mai, le premier, la fête du muguet.
Monsieur n’était pas romantique, loin de là, il n’aimait pas les fleurs. Mirant de l’herbe, bonne ou mauvaise, des tulipes et autres marguerites chaque jours, il n’en pouvait plus. Maniant la faux, les tracteurs, les cheveux, tout au long des journées, la vie de paysan l’avait durci, pourtant, ce métier il l’adorait. Magnétisé par ce métier, il était fier de sa condition et la trouvait hautement respectueuse malgré tout ce qui est arrivé à l’agriculture de nos jours. Malheureusement il n’a jamais vu ce qu'ont pu devenir sa ferme ou même la condition des agriculteurs, peut-être pour le mieux après tout.

Manifestement, il avait sans doute deviné les choses car il refusa catégoriquement que sa fille devienne à son tour paysanne. Métier qu’elle voulait pourtant à tout prix exercer. Maîtresse épanouie c’est ce qu’elle devint, bien heureusement. Mamie, puisqu’on parle d’elle, me narrait justement aujourd’hui cette histoire au sujet de son père :
Médisant sur les fleurs qu’il n’aimait pas à force d’en avoir trop vu, il ne supportait que les violettes et le muguet. Ma foi, jamais il ne manqua la première violette ou le premier brin qu’il s’empressait d’amener à sa femme. Muguet était d’ailleurs célébré : il offrait la journée à tous ses employés, les animaux ne travaillaient pas non plus. Maintenant, ça ne choque personne de ne pas travailler le premier mai, mais à l’époque, c’était bien rare.
Mamie était fière de me raconter l’histoire de ce faux romantique qui n’aimait pas les fleurs.
« Moi, je ne sais pas quelle signification ces fleurs avaient exactement pour lui, mais il faisait ça tous les ans. »
Mamie adore encore aujourd’hui ce père parti à la guerre.

Mélodieusement, je le pense romantique pourtant, car ses parents à lui s’étaient opposés à son amour avec mon arrière-grand-mère. Magistralement, ils s’étaient tous deux enfuis à Paris. Mariage, bébé, tout cela presque en secret. Malheureux de ne pas connaître l’enfant, son père lui dit de revenir et il lui confia la ferme où mamie grandit.

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Xuulu
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Xuulu » 01 mai 2020 - 21:50

Titre : Michèle
Défi : les deux de 22h (phrases en M + personnage principal du texte est un de nos aïeux)
Fandom : /
Nombre de mots : 302
Personnages : /
Rating : /
Majestueux : c’est comme ça qu’il lui était apparu la première fois, de loin. Malgré la distance, elle avait tout de suite vu à quel point il était séduisant, grand, comme auréolé. Mêlée dans la foule, elle avait pu le voir passer, juste après la remise de sa médaille.

Méritant, donc, c’était le deuxième adjectif qui lui convenait le mieux : en cette fin d’année 1945, les soldats américains qui en étaient dignes avaient reçu des éloges et une récompense. Michèle ne savait pas encore, à ce moment-là, les raisons de cette distinction, mais elle fantasmait des histoires de sauvetage d’enfants de dernière minute ou de trahison empêchée de justesse.

Magnétique : c’était l’effet qu’il lui avait fait quand elle avait pu le voir de plus près. Maîtrisant ses tremblements, elle lui avait adressé la parole, il avait répondu en souriant, la conversation s’était engagée. Mystère alors : elle avait semblé lui plaire aussi.

Maladroite, ça, elle n’avait pas pu s’empêcher de lui montrer qu’elle l’était. Mortifiée d’abord, mais rassurée ensuite : il en avait l’air plutôt attendri qu’exaspéré.

Mars : c’est le mois où il devait repartir. Mois après mois, ils s’étaient fréquentés, s’aimant de plus en plus. Malheureuse, elle crut l’être pendant les semaines précédents son départ.

Mariage : c’est ce qu’il lui proposa. Michèle crut que son cœur allait éclater : elle dit oui.

Mer, pendant trois semaines. Mourir, en revanche, elle crut mourir sur ce bateau infernal, qui la ballottait en tous sens, lui procura de la fièvre et du délire.

Monde : c’est ce qui s’ouvrit devant ses yeux en arrivant à New York. Maintenant, c’était le sien.

Machine à laver : c’est leur existence qui la surprit le plus. Médusée, Michèle écrivit à sa sœur, en France, pour lui en parler.

Merveilleuse : sa vie, désormais.

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AleynaButterfly
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par AleynaButterfly » 01 mai 2020 - 21:51

Titre : Mon amour
Défi : Les deux (Chacune des phrases de votre texte commence par la lettre "M" + Le personnage principal du texte est un aïeul)
Fandom : HP
Nombre de mots : 467
Personnages : libre à l'imagination
Rating : M je dirais ? :roll:
Spoiler
Show
Mon amour, tu avances vers moi, indifférent aux regards dédaigneux autour de toi. Ma mère se crispe, elle ne t’a jamais accepté dans notre famille, seul ton argent fait son bonheur. Même mon père adoré, qui est toujours le premier à me soutenir ne peut s’empêcher de hausser les sourcils d’incompréhension. Mais je n’en ai cure. Mon coeur t’a choisi depuis le premier jour et je te laisse embrasser ma main surmontée d’une bague neuve. Ma soeur me lance un regard furieux, j’espère qu’un jour elle me pardonnera. Mes beaux-parents, tes parents, en revanche sont ravis que leur fils épouse une femme au Sang-Pur. Moi, je me fiche de tout cela.

Mais pourquoi faut-il que je n’aie que ta froideur, ne vois-tu pas tout ce que je fais pour toi ? Ma mère t’a-t-elle écoeuré à ce point, pour que tu penses que seules tes propriétés m’importent ? Mon coeur s’affole chaque fois que tu glisses ton regard sur moi, et il se meurt chaque fois que tes yeux s’illuminent pour une autre.

Maudite soit-elle, aimerais-je pouvoir me dire. Mais je ne le peux pas, elle ne le mérite pas, elle ne t’a jamais rien demandé. Ma beauté ne te suffit pas, je le vois dans tes yeux, tandis que la sienne, toute relative, te comble. Merveilleuse, c’est pourtant un mot qui revient souvent pour me décrire, le sais-tu ?

Mon amour, as-tu seulement pris la peine d’apprendre à me connaître ? Mon corps tout entier se languit du tien. Ma bouche n’attend que la tienne. Ma famille me hait et toi, tu ne m’aimes pas. Mais quand comprendras-tu donc, qu’elle ne t’aimera jamais ? Malgré ton respect pour moi, tes gestes tendres en société, ne crois pas que je ne vois pas cette mélancolie qui hante tes yeux.

Ma vie est entre tes mains, je veux que tu saches que c’est mon choix, et qu’il n’a été influencé par rien d’autre que mon coeur, que tu détiens. Mais en es-tu seulement conscient ? Mes bras entourent ton cou, tandis que tu m’entraînes dans cette danse. M’aimeras-tu un jour ? Mes sentiments pour toi grandissent chaque jour, est-ce en vain ?

Mon amour, son amour est impossible et tu le sais. Mais ne crois pas que tu es seul et abandonné, car tu ne le seras jamais.

Mon amour, regarde-moi.

Mes parents auraient dû mieux surveiller ce coffret, qui contient les secrets les mieux gardés de notre famille, ce coffret pour qui des milliers d’hommes se damneraient, ce coffret dont je n’ai jamais osé découvrir le contenu. Mille tentations y sont enfermées, depuis cent ans, après avoir largement été prêtées à des hommes, de la haute-société, toujours.

Mon amour, pourquoi a-t-il fallu que tu plonges dans cette pensine ?

Mon arrière-grand-mère, aussi tentante soit-elle ne t’aimera jamais, car aucune magie ne pourra jamais la ramener.
edit pour la lisibilité
Dernière modification par AleynaButterfly le 01 mai 2020 - 22:00, modifié 2 fois.
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Bérénice
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Bérénice » 01 mai 2020 - 21:52

Titre : Mousse au chocolat
Défi (scénaristique ou stylistique) : M en début de chaque phrase
Fandom : HP
Nombre de mots : 303
Personnages : Hermione, Ron, Rose et Hugo
Rating : Aucun
- Mmmmm, ça sent trop bon !!!

- Merci Rose, j’espère que ce sera bon aussi, j’y ai travaillé toute l’après-midi !

- Maman, c’est quoi c’que t’as fait ? meugla Hugo, surexcité, en louchant sur le saladier posé au milieu de la table.

- Mousse au chocolat, répondit Hermione, un sourire fier sur les lèvres.

- Mouse au chocolat ? répéta l’enfant. Mais ça s’mange ?

- Mousseuh ! corrigea Rose, exaspérée par la lenteur de son petit frère.

- Mademoiselle Rose Weasley, combien de fois faudra-t-il que je te le répète, ne corrige pas ton petit frère !

- Mais maman, il a mal prononcé !

- Mal prononcer, c’est normal quand on a 4 ans et demi, Rose.

- Mouais, ou alors il est juste bête, maugréa tout bas la petite fille, pour que sa mère ne l’entende pas.

- Mon cœur, reprit Hermione en se tournant vers Hugo, bien sûr que ça se mange !

- Mais maman, la mousse c’est dans l’bain, tu dis tout l’temps qu’il faut pas manger les bulles !

- Ma foi, c’est vrai… Malgré ça, il y a des exceptions. "Mousse au chocolat", ça veut dire que c’est fait avec du chocolat, donc on peut le manger.

- Moi, en tout cas, j’ai hâte d’y goûter ! déclara Ron en entrant dans la pièce.

- Merci Ron. Mais c’est pour ce soir, alors il faudra attendre un peu.

- Mon estomac crie famine, mais je vais le convaincre d’attendre…

- Merlin, je ne pensais pas que tu aurais la patience de le faire !

- Ma main, par contre, a toujours été rebelle ! meugla son mari en la plongeant dans le saladier.

- Malotru ! cria Hermione, outrée, au dos de son mari qui s’enfuit sous les rires des enfants.
~ Etudiante en Anthropologie ~


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Tiiki
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Tiiki » 01 mai 2020 - 21:54

Titre : Mais Maman...
Défi (scénaristique ou stylistique) : Stylistique (toutes les phrases commencent par M) :arrow: :mrgreen:
Fandom : HP
Nombre de mots : 501
Personnages :
Rating : TP
« Mais… Maman, s’il te plaît… Maman… Ma petite maman… Me boude pas, je voulais pas. Maman, c’est Fred qui… Maman, regarde-moi. Mais Maman… Maudit Fred ! Méchant Fred ! M’a demandé de mentir. Mentir… Mentir, tu te rends compte ? Mais je voulais pas, moi, te mentir à toi, ma maman. Maman que j’aime, est-ce que toi tu m’aimes toujours ? Moi je t’aime toujours. Mais si tu me dis que tu m’aimes plus, ma maman, alors je vais sûrement finir par en mourir. Mourir ! Mourir ! Mourir, tu m’entends ? Moi je voulais pas, je te promets ! Maintenant je suis trop triste ! Maintenant je regrette ! Mais Fred il regrette pas, ma maman chérie. Mauvais Fred, vilain Fred ! M’a dit que j’étais pas cap ! Mais moi je devais être cap, parce que le pire c’est pas de mentir. Me fais pas dire ce que j’ai pas dit, mentir c’est… Mentir c’est… Mentir c’est pas bien. Mentir c’est grave. Moi je me rappelle ce que tu m’as dit sur le mensonge, promis Maman, j’ai bien compris. Mentir c’est mal. Mais voilà, en fait… Moi… Mais voilà, en fait, c’est juste que, pour moi, il y a pire que le mensonge. Moi je pense qu’il y a pire que mentir… Moi je pense que le pire du pire, enfin… Mon pire de mon pire c’est d’être lâche. Mais Maman, je suis pas lâche moi ! Malheureusement j’étais obligé de dire à Fred que j’étais cap ! Malheureusement je pouvais pas te dire la vérité. Même pas un petit bout de vérité. Mon honneur avant tout. Mais tu peux comprendre, non ? Maman, c’était le défi, et je suis pas lâche, moi ! M… Mince de mince ! Mais tu peux comprendre, pas vrai, ma Maman ? Moi et toi, on est des braves ! Moi j’en suis sûr que tu peux comprendre. Moi et toi, on est pareils, on est pas lâches, et puis… Moi je sais que… Moi je sais que ma maman elle est super intelligente et qu'elle comprend tout. Maman, tu comprends, pas vrai ? Maman, tu vas me dépunir, parce que je mérite pas ! Mérite pas du tout… Mais zut ! Maman ? Maman, s’il te plaît… Ma petite maman. Me boude pas. Maman je vais pleurer si tu dis rien. Mais dis quelque chose à la fin ! Me fais pas ça ! »

Maudissant tous les Mages, Albus Severus retourna dans la chambre où il avait été consigné. Mon fils allait avoir cinq ans, et il devait apprendre un peu que tout acte avait des conséquences. Mentir à sa mère, ça n’était certainement pas quelque chose dont il devait prendre l’habitude.
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Mais puisque je vous dis que j'ai ma carte de presse !
(vignette AliceJeanne, BellaCarlisle, Hazalhia)

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Eejil9
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Eejil9 » 01 mai 2020 - 21:55

Titre : La retenue
Défi (scénaristique ou stylistique) : Stylistique (toutes les phrases commencent par M)
Fandom : HP
Nombre de mots : 603
Personnages : Ginny et Pansy
Rating : -18 (PWP)
Spoiler
Show
Mais alors qu’elle croyait que Pansy allait se mettre à hurler, à sa grande surprise, Ginny la vit agiter sa baguette, et, d’un mouvement de poignet, débarrasser la table de la bouillie immonde. Main en avant, Pansy lui désigna la table, et murmura d’un air à la fois provocateur et gêné :
- Maintenant, ou jamais, et à condition que cela ne sorte jamais d’ici.
- Moi, je ne dirai pas un mot, et si nous avions eu un témoin à disposition, j’aurais été toute disposée à faire un serment inviolable : à toi de me promettre la même chose.

Mystérieusement, la suite se déroula sans accroc, comme si elles avaient toujours fait cela, comme si elles ne s’étaient jamais haïes, comme si tout les rapprochait. Mains en avants, Ginny s’était rapprochée de Pansy, et avait caressé sa taille, doucement, sans ressentir la moindre gêne, toujours obsédée par ses doigts, mais désormais aussi fascinée, par ses yeux, par son nez retroussé, par la courbe de ses lèvres, qu’elle ne tarda pas à embrasser doucement, puis de manière plus appuyée. Mélangées, les salives et les langues dansaient comme auparavant avaient dansé les doigts dans la crasse, sans toutefois que chacune, habitée autant par la culpabilité que par le désir, ne pût dire qui était la plus sale des deux.
Moites déjà, elles rapprochaient leur étreinte, immisçaient leurs mains sous leurs vêtements, se renversaient à moitié sur la table fraîchement nettoyée par les efforts de Pansy. Moment hors du temps, elles avaient oublié leurs rancunes et leurs différences, elles avaient oublié leurs haines, elles avaient oublié la guerre et leurs idées, et ne se sentaient même plus vraiment coupables, trop occupées à s’explorer de leurs mains et de leurs bouches avides.
Maintenue par la poigne de Pansy, Ginny arquait déjà son dos sur la table, tandis que sa compagne glissait ses lèvres le long de son coup et plus bas encore, entre les deux pans du chemisier qu’elle avait déboutonné depuis longtemps désormais. Mille lieues au-dessus de la guerre, elles s’étreignaient comme les désespérées qu’elles étaient, et quand Pansy glissa dans la bouche de Ginny les doigts qui la fascinaient toujours, cette dernière ne put retenir un gémissement qui arqua son dos plus encore, comme si elle voulait toucher les étoiles du plafond enchanté de la grande salle de ses tétons durcis et dévoilés. Manquant de perdre haleine, elles haletaient ensemble, et firent glisser au même instant leurs jupes qui allèrent trouver le sol dans un bruissement d’étoffe rendu inaudible par l’écho des gémissements sur les murs. Mise à nu sur le bois dur de la table, Ginny glissait maladroitement ses mains sur la peau d’une Pansy bien plus assurée, et qui promenait déjà sa bouche sur les seins offerts de sa compagne d’un soir, alors que ses doigts encore mouillés glissaient subrepticement vers l’entre-jambe plus humide encore de sa partenaire. Mais Ginny ne l’entendait pas de cette oreille : d’un mouvement du buste, elle renversa Pansy sous elle, et se laissa glisser doucement vers le banc, où elle s’agenouilla. Mains sur les cuisses d’ivoire, elle rapprocha sa bouche de la vulve de Pansy, et y passa sa langue, doucement, pour la titiller d’abord, puis de plus en plus vite. Maintenant, les gémissements qui rebondissaient en mille échos sur les murs étaient presque devenus des cris, et il était bien surprenant que personne ne les eût encore interrompues. Mordillant ses lèvres, Pansy tentait pourtant du mieux qu’elle le pouvait de se rendre inaudible, en vain : Ginny avait remonté une main vers sa poitrine et avait glissé deux doigts de l’autre main dans son vagin.
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Charliz » 01 mai 2020 - 22:00

Titre : In Between
Défi (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique
Fandom : Original
Nombre de mots : 706
Personnages : Elisabeth "Elise" "Mazie" et Berthe
Rating :
Mazie ne parvenait pas à trouver le sommeil. Quelques années plutôt, elle aurait abandonné son combat contre l’insomnie pour une petite balade nocturne au bord du lac, mais sa mère ne lui aurait jamais pardonné de laisser Charles sans la prévenir, bien que le bambin ait toujours dormi d’un sommeil de plomb.

Elle était donc sortie simplement devant la petite barraque de pêcheur dans laquelle elle avait passé sa vie. Le dénivelé lui donnait une jolie vue sur l’eau scintillante en contrebas, et puis de l’autre côté on pouvait presque apercevoir le Jura. Elle n’y avait jamais été et n’irait jamais. Encore si elle avait été mariée…

Mariée. Une bouffée de haine l’envahit.

Elle ferma les yeux, inspira profondément, et la haine se fit balayée par le chagrin. Mais pas totalement. Bon sang, si seulement il en avait été autrement…

« S’il en avait été autrement, tu aurais simplement été veuve. »

Elle se laissa gagner par les larmes, solitaire sous la lueur de la lune, enfin. La journée avait été si longue… Mazie avait appris au matin la nouvelle et s’était perdue dans un état second, agissant comme par réflexe. Pourtant, avec le décès de son père appris quelques jours plutôt, personne n’aurait soupçonné les réelles raisons de son désarroi…

Oui mais voilà, son père, Mazie ne le pleurerait jamais. Tout le monde le savait.

La porte de bois grinça. Berthe pointa le nez en baillant, ses cheveux bouclés s’échappant en partie de sa tresse grossière.

« Tu ne dors pas ? » chuchota sa petite sœur en se laissant tombée à ses côtés sur le petit muret.

Mazie ne répondit pas, s’essuyant le visage en catastrophe. Trop tard bien sûr… sa cadette avait toujours été la plus clairvoyante de la fatrie. Elle pouvait bien raconter ses salades à tout le voisinage, mais pas à Berthe.

« Je suis désolée pour Etienne. »

Elle ne dit rien de plus, fixant un instant sa sœur qui faisait tout pour éviter son regard.

« C’est rien. On les connaissait si peu, les Portier, au final. »

Berthe ne silla pas, Mazie non plus. Qu’importe qu’elle ait compris, si Mazie lui donnait raison, ça n’aurait été qu’une succession de problèmes. La mère d’Etienne pleurait déjà la mort de deux de ses fils alors que la guerre n’avait commencé que huit mois plus tôt, et que deux autres risquaient encore leur peau. Lui rajouter le chagrin d’un enfant non reconnu ? Et puis quelles étaient les preuves ? le regard azur du petit ?

Charles était son fils. A elle seule. Point barre.

« Tu sais qu’il y avait de l’argent dans ce mariage, pas vrai ? Souffla Berthe. Il t’aurait épousé toi, s’il avait pu. Tu sais bien. Je suis sûre qu’il t’aimait mais-
- Ecoute Bertie, si tu ne viens que pour assouvir tes fantasmes d’adolescentes, je suis navrée mais je ne suis pas d’humeur.
- Bien sûr que non, Elise, je- »

Mazie claqua la langue contre son palais. Elle détestait son prénom, elle détestait ce surnom, elle avait besoin d’être seule. Était-ce si dur à comprendre ?

Elle devina sans peine l’expression peinée sur les traits de sa petite sœur mais celle-ci ne dit rien. Elle se contenta de se lever et de rentrer. Et la jeune femme dut mordre dans son châle pour retenir le son de ses sanglots.

« Elise… »

Etienne remonta l’une de ses mêches rebelle et bouclée derrière son oreille, Elisabeth rit nerveusement. Il avait un regard à tomber par terre qui disait tant qu’il pouvait bien se passer de mots. Et lorsqu’il l’embrassait…

Elle s’accrocha à sa chemise avec l’énergie du désespoir, priant pour qu’il y ait plus un jour, plus que leurs baisers volés, que leurs rencontres secrètes et que leur amour d’enfant, d’adolescent, de jeunes gens inconscients.


Mazie sentit une bouffée de désespoir la saisir tout entière et puis à nouveau, la rancœur, la déception, la colère…

Elle était stupide, vraiment. Et incapable de se fixer sur ses sentiments.

Elle lui avait tout donné et il s’était servi. Maintenant qu’il était mort… Il avait embarqué une partie d’elle-même avec lui. En lui laissant une part de lui-même aussi.

« Quelle sotte tu es, souffla-t-elle. Quelle sotte. »
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Haru Nonaka » 01 mai 2020 - 22:01

Titre : Mais Maman...
Défi (scénaristique ou stylistique) : Stylistique (toutes les phrases commencent par M), j'ai inséré une aïeule mais c'est pas spécialement la mienne, donc je sais pas si j'ai respecté la scenaristique)
Fandom : HP
Nombre de mots : 347
Personnages : Mina (OC)
Rating : heu je pense aucun, mais bon y a du langage familier et des fautes d'orthographes qui pourraient choquer des âmes sensibles, éventuellement, qui sait :mrgreen: :arrow:
Maintenant le cottage n’était plus visible, caché par le sortilège, mais si il l’avait été, il aurait réduit à la taille d’une maison de poupée. Mina marchait toujours à grandes enjambées sur le chemin qui serpentait dans la landes, les yeux perdus sur les moutons blancs de la mer agitée, pestant et rageant toujours à mis mots.

Morgane d’homme! Machiavel de pacotille!
Misérable crétin! Mmmmmhhhhhffff .... Muffle macho et condescendent!

Malgré tout ses efforts, elle ne réussissait pas à se calmer. Mais comment parvenait-il à lui taper autant sur les nerfs a ce point? Même si, en fait, elle devait l’avouer : elle avait bien une idée de pourquoi elle partait au quart de tour à chacune de ces provocations. Mais celle ci ne lui plaisait pas, alors elle tentait de ne pas y prêter attention.

« Ma fille, se mentir à soi même, ca sert pas à grand chose, à part à te r'tomber sur la geule un beau jour, et là ça fera vraiment mal j’peux t’l’assurer.», aurait dit la vielle voisine qui s’installait pour peindre tranquillement dans le cottage à côté du bar ou travaillait sa mère l’été.

Mina ne savait pas pourquoi elle avait retenu ce conseil somme toute peu original, mais l’air marin avait décidé de lui sussurer à l’oreille aujourd'huis.
Mais oui, ce n’était pas un mauvais conseil en soi, sauf si on était dans sa situation actuelle.

Mieux valait se mentir à soi même que de s’avouer qu’on était encore amoureuse d’un homme devenu froid et mesquin qui ne semblait n’éprouver plus que du mépris, à raison, pour nous.

Mina arrivait près des falaises, les mouettes tournait dans le ciel agitée, une tempête se rapprochait sans doute. Magnifique, le paysage été magnifique ainsi, mouvementé et sauvage, échos de sa tempête intérieur. Malgré le vent qui lui battait les tempes et ralentissait sa progression, elle continua jusqu’a s’installer contre un rocher, tout près du vide, d’où elle pouvait admirer la vue des éléments déchainés et suffisamment loin de toute présence humaine pour s’accorder l’autorisation de laisser ses larmes de dépit couler en paix.

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selket
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par selket » 01 mai 2020 - 22:03

Titre :
Défi (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique (22h)
Fandom : HP
Nombre de mots : 305
Personnages : OC
Rating : TP

Cela faisait peu de temps que Jean Sioc’han était devenu un fantôme et il n’avait pas encore eut le temps de s’ennuyer. Etre fantôme lui permettait de courir encore les océans et de découvrir de nouvelles choses ce qui n’était pas pour déplaire. Après avoir suivi son dernier fils dans les Caraïbes où celui-ci c’était fait pirate, avoir aidé Budog, son ainé, à faire prospérer l’activité de corsaire qu’il lui avait laissé il s’en était allé découvrir les rives glacées de Terre-Neuve en compagnie de Paskal, l’ainé de Budog, qui avait affrété plusieurs de leurs navires à la chasse de l’or blanc. 

C’est que la mer il l’avait dans le sang, et ses descendants semblaient être fait du même bois que lui. A part la petite Gwenaëlle, celle-ci était différente des autres. Elle semblait avoir la mer en horreur mais ce n’est pas pour autant qu’il l’a délaissait. Il s’occupait avec autant d’ardeur d’elle que de ses frères et soeurs. Ainsi, lorsqu’il appris qu’elle préparait un mauvais coup contre un prêtre quelque peu tatillons sur la magie il n’avait pas hésitait et s’était caché dans une malle, sans se douter que ce mode de transport deviendrait par la suite un habitude.
Et hop en une fraction de seconde il se trouvait à Brocéliande. Lui qui avait parcourut toutes les mers du globes n’avait jamais vu une telle forêt. Pourtant c’était beau ces chênes immenses qu’il n’avait jamais vu autrement que débités sur les chantiers navales. Et cette frondaison mouvantes, on aurait dit une mer verte qui s’étendait à perte de vue.

C’était pour ces découvertes qu’il ne regrettait pas une seule seconde d’avoir décidé de rester sur cette Terre encore quelque temps. Et aussi pour le sourire de la petite Gwenaëlle quand elle le vit s’extirper de cette malle si peu confortable.
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Donnez-nous votre avis sur le renouveau des Sélections Flamboyantes !

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par BellaCarlisle » 01 mai 2020 - 22:04

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : Stylistique
Fandom : Hannibal (série TV)
Nombre de mots : 377
Personnages : Margot Verger, Alana Bloom
Rating : - 16
Spoiler
Show
Margot serre dans ses bras le corps inanimé du fœtus, pleurant sur cet avenir qui lui a été volé avant même qu’elle ne prenne conscience de son existence. Malgré la présence réconfortante d’Alana, malgré les mots doux de son amante qui cherche à la consoler autant qu’elle le peut, l’héritière Verger est dévastée. Mason lui a pris une nouvelle fois une promesse de bonheur en agitant devant son nez l’espoir d’une famille qu’elle n'aura jamais. Même si son frère est un monstre qu’elle déteste plus que tout, elle a cru en ses paroles doucereuses, en cet enfant qu’elle pourrait voir grandir. Maintenant, elle n’a plus qu’un goût de cendres dans sa bouche, mêlé à ses larmes qui cascadent sur ses joues avant de finir leur course sur le cadavre qu’elle tient encore contre elle. Mourir est désormais son seul souhait pour échapper à la vision d’horreur qui s’offre à elle dans cette chambre : une truie éventrée qui portait en son sein un fœtus à cause de la folie de Mason.

« Margot ? »

Murmure qui glisse sur sa peau en une caresse et lui fait ouvrir les yeux. Mille et une pensées traversent son esprit tandis qu’elle comprend que ce n’était rien de plus qu’un souvenir, un cauchemar qui ne devrait plus l’agiter puisqu’elle a enfin la vie qu’elle méritait. Mais son cœur saigne encore, la cicatrice du passé se rappelle bien trop souvent à elle pour la faire sombrer dans ses idées noires. Mason est mort, elle l’a tué elle-même, mais il continue de hanter ses nuits comme un fantôme sinistre qui lui promettrait de la faire souffrir. Margot retient ses pleurs et se glisse dans les bras d’Alana qui la berce contre elle, comme à chaque fois qu’elle se réveille en pleine nuit en raison d’un cauchemar trop douloureux.

« Margot, tout est fini, lui souffle sa femme avant de l’embrasser sur le front. Mason ne te fera plus jamais de mal. »

Mais elle n’ajoute pas ce qu’elles savent toutes les deux, elle ne rappelle pas ce détail important qui maintient leur famille sur un fil trop fin : leurs vies sont sous la coupe du bon-vouloir d’Hannibal et il suffirait d’un rien pour qu’il leur reprenne tout ce qu’elles ont bâti.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Carminny » 01 mai 2020 - 22:04

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : stylistique (des M partout)
Fandom : HP UA
Nombre de mots : 291
Personnages : Severus Rogue, Ann Roberts (OC)
Rating : Tout Public
– Mais ça ne va pas ? s’exclama Ann d’un ton qui ne laissait pas présager une bonne humeur. Même Harry a compris qu’il fallait toquer avant d’entrer !
Maître de potions et mangemort repenti de son état, Severus Rogue leva les yeux au ciel en s’approchant du lit de son amie. Malgré son état de fatigue, malgré sa maladie attestée par son médecin, Ann restait bornée et hargneuse et totalement convaincue de sa capacité à se débrouiller seule. Même si ce n’était pas le cas.
– Madame Pomfresh m’a ordonné de te faire avaler ces potions que tu le veuilles ou non. Moyennant de la force ou non.
Malheur sur lui d’avoir accepté. Maudit lui-même trop gentil ! Mais il ne pouvait définitivement pas rester les bras croisés alors qu’Ann souffrait. Même si elle ne voulait montrer aucune faiblesse, surtout alors. Maintenant il était trop tard, il devait affronter la pire malade qu’il connaissait.
– Me ferais-tu le plaisir de me donner ta main ? ironisa-t-il, sachant d’avance qu’elle ne le ferait pas avant au moins cinq minutes de discussion.
Misérablement Ann obtempéra, apparemment bien plus mal en point qu’il ne l’avait imaginé. Mais quelle stupidité de vouloir jouer les sauve-héros à Poudlard. Merlin savait à quel point les élèves étaient suicidaires ! Mine de rien, il s’inquiétait, lui, pour elle, il s’inquiétait et ne pouvait rien faire. Minuscule, négligeable, insignifiant, pitoyable : voilà ce qu’il était.
– Merci, fit-il surpris en plaçant la première potion dans sa paume. Maintenant bois-la en entier, s’il-te-plaît, tu dois reprendre des forces.
Magie présente ou non, Ann avait besoin de repos et Severus constata qu’elle s’était déjà rendormie. Maugréant devant le manque d’énergie flagrant de son amie, le maître des potions sortit sur la pointe des pieds…
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par AliceJeanne » 01 mai 2020 - 22:04

Titre : Alena et la gérontophilie
Défi scénaristique de 22h
Fandom : Underworld (UA - Alenalice in Underworld)
Nombre de mots : 734
Personnages : Alena, Alice et Viktor
Rating : TP
Viktor sortit en trombe de la salle du Conseil, cela en était trop, les deux humaines qui avaient choisi d’atterrir dans son lit quelques mois auparavant ne pouvaient plus rester au château. Pas un jour ne se déroulait sans que l’une, sinon les deux, ne commette quelque bévue ramenant la honte et le déshonneur sur l’Aîné. Même Sonja, qui avait déjà un sacré palmarès, ne lui causait pas autant de soucis. Non, il fallait qu’il trouve un moyen de les renvoyer illico presto dans leur époque, par la peau des fesses s’il le fallait et tant pis pour sa réputation de diplomate.

Longeant les murs des couloirs et parcourant les coursives, l’Aîné réfléchissait. Il devait pourtant bien y avoir un moyen de les faire retourner dans le futur, non? Elles en étaient venues, il n’y avait aucune raison que l’inverse ne soit pas possible. Mais malgré ses interrogatoires, il n’avait rien réussi à obtenir des deux jeunes-femmes, elle demeuraient muettes concernant le mystère de leur présence et quand bien même leur présence pouvait se révéler divertissante et qu’elles juraient ne rien savoir de la chose, il ne parvenait pas à les croire.

« Tu penses qu’il était comment Viktor, dans sa jeunesse? »

L’Aîné concerné manqua de tomber à la renverse en poussant la porte de la bibliothèque dans laquelle se réfugiaient souvent Alena et Alice depuis leur arrivée. C’était la plus jeune qui avait posé la question, et ses interrogations n’étaient jamais dénuées d’intention, il en avait bien trop souvent fait les frais. Aussi, par prudence, il se réfugia dans l’ombre d’une étagère, prêt à intervenir si quelque malheureuse parole venait à franchir les lèvres d’Alice.

« Je ne sais pas, répondit Alena, songeuse, en levant le nez de son livre, pourquoi te demandes-tu cela?
- Comme cela, haussa-t-elle les épaules, c’est juste que j’ai du mal à l’imaginer autrement que vieux. »

Viktor étouffa un grognement, elle allait voir, s’il n’avait pas été jeune un jour!

« Je suppose qu’il devait être très séduisant, dit Alena en rehaussant ses lunettes. Charismatique, si tu préfères, ajouta-t-elle en avisant la moue d’Alice.
- Séduisant?!
- Cela te surprend? Je trouve, personnellement, qu’il l’est toujours un peu. »

Ah, voilà qui faisait du bien à l’égo. Il allait peut-être les garder finalement.

« Certes, enfin, si l’on fait dans la gérontophilie. »

Viktor se rattrapa à son étagère. Elle connaissait beaucoup trop de mots compliqués pour son bien l’humaine.

« Pour répondre à ta question, je l’imagine bien grand...
- C’est sûr qu’il se tasse, la coupa Alice.
- Tu exagères!
- À peine. »

L’Aîné se redressa, inquiet, peut-être disait-elle la vérité? Se tassait-il? Il faudrait qu’il en touche deux mots à Markus à l’occasion, lui qui l’avait observé depuis ses premières années en tant que seigneur humain, dans une autre vie.

« Donc, je disais, reprit Alena, je l’imagine grand, charismatique, plutôt blond ou châtain clair, avec les yeux déjà bleus, mais une nuance plus claire. Il est élancé et plaît beaucoup, autant qu’il inspire la crainte et le respect. C’est quelqu’un de très droit et affairé. Je pense qu’il devait être courtisé mais ne devait pas répondre souvent aux avances de ses soupirantes.
- Quel tombeur! s’exclama Alice, amusée.
- Oui, quel homme, murmura son amie, plus rêveuse. »

Viktor préférait presque lorsqu’elles retournaient son château, elles étaient moins effrayantes que lorsqu’elles se livraient à des fantasmes de ce genre. Bien que d’une certaines façon, cela soit plutôt plaisant.

« C’est dommage tout de même, soupira Alice, accoudée au dos de sa chaise.
- Quoi donc?
- Que nous n’ayons pas atterri quelques siècles plus tôt.
- Pourquoi cela? la questionna Alena, brusquement perplexe et à l’affût de la plaisanterie qu’annonçaient les yeux rieurs de la cadette.
- Vous auriez formé un très joli couple Viktor et toi. »

Le cœur de l’Aîné manqua un battement, mais ne se taisait-elle donc jamais? Comme s’il aurait pu être attiré par une aussi insignifiante petite humaine.

« C’est vrai, souffla Alena les yeux dans le vague, et un sourire en coin. D’ailleurs, je suis certaine que le principal concerné qui nous écoute depuis le début de cette conversation est également de cet avis! »

Elles l’avaient bien eu, une fois de plus. Viktor quitta la bibliothèque sans se retourner, trop honteux de n’être qu’un grand-père décrépit aux yeux de la jeune génération. Il ne sut donc jamais, qu’après avoir ri de sa fuite, Alena avait rougi avant de jeter un regard indescriptible vers l’endroit où il se tenait quelques secondes plus tôt.
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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par ninipraline » 01 mai 2020 - 22:20

Titre : The End
Défi (scénaristique ou stylistique) : défi stylistique pas de phrase de plus de six mots
Fandom : Original
Nombre de mots : 100
Personnages : Elsa (oc)
Rating : tout public
Écouter les gouttes sur la vitre. S’allonger sur le sofa. S’enfoncer dans les coussins. Se sentir envelopper de douceur. Fermer les yeux. Comme on ferme des volets. Ne plus se réveiller.
Elsa vidait son esprit. Elle ne voulait plus penser. Elle ne voulait plus y penser. Cette histoire était derrière elle. Cette histoire et cet homme. Elle regrettait cette rencontre. Se désolait de sa faiblesse. Le quitter avait été si difficile. Pourtant, il suffisait de partir. Il suffisait d’un non. Trois lettres. Trois lettres, si difficile à prononcer. Trois lettres qui écorchaient ses lèvres. Trois lettres salvatrices.
Tout était fini.
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Tiiki
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Tiiki » 01 mai 2020 - 22:23

Titre : FOUTU POTTER
Défi stylistique 23h (phrases moins de 6 mots)
Fandom : HP
Nombre de mots : 187
Personnages : Rita Skeeter
Rating : TP
spoil potentiel parce que ça va être amené à être publié dans une fiction à suspense
Show
Foutu Potter. Foutu. Chef. Des. Foutus. Aurors. Non mais sérieusement ? La mettre sur écoute ? C’était elle l’ancienne journaliste. C’était elle le scarabée. C’était elle l’espionne. Pour qui se prenait-il ? C’en était humiliant. Véritablement humiliant. Comme s’il lui crachait dessus. Au visage. En plein milieu du visage. Elle était écœurée. Véritablement écœurée. Révoltée, scandalisée, mais surtout écœurée. Intérieurement, elle se félicita. D’avoir eu raison. Ne pas lui avoir fait confiance. Avoir gardé un coup d’avance. Sans doute sa meilleure décision. Elle se sentait si déçue… Comme s’il avait pu comprendre… Pour le scarabée… Pour les menaces… Jamais il ne l’aurait soutenue. Il l’aurait laissée seule. Face au fou furieux. Face à elle-même.

Foutu Balafré. Foutu. Héros. En papier mâché. Il l’avait mise sur écoute. Il ne la croyait pas. Il ne l’avait jamais crue… Lui non plus. Était-ce de bonne guerre ? Certainement pas. On ne contrecarrait jamais ses plans. Il s’était joué d’elle. Elle qui avait envisagé… faire de lui un allié. Quelle drôle d’idée finalement. Foutu Potter.
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Mais puisque je vous dis que j'ai ma carte de presse !
(vignette AliceJeanne, BellaCarlisle, Hazalhia)

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Lsky
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Lsky » 01 mai 2020 - 22:26

Titre : Mon chat me met dehors !
Défi : Aucune phrase ne fait plus de 6 mots
Fandom : /
Nombre de mots : 144
Personnages : Le chat ingrat
Rating : /
Un chat. D’habitude, il faisait la tête. Mais ce matin-là, il ronronnait. Sa queue frétillait. Ses moustaches étaient lustrées. Il miaulait de bonheur. Il courrait partout. Il se frottait aux meubles.
Sa maîtresse était enchantée. Elle qui se faisait toujours ignorer. Ce matin, elle était levée tôt. Elle préparait le café. Son compagnon se douchait. Et le chat miaulait de bonheur.
Les humains burent le café. Lui partit. Elle fila sous la douche. Puis, elle partit à son tour.

Enfin ! C’était le déconfinement ! Les humains travaillaient enfin ! Oust ! Dehors ! Le chat récupéra son royaume. Il se prélassa sur le canapé. Puis il dormi sur le fauteuil. Un peu sur la chaise aussi. Fit tomber les babioles de l’étagère. Ah ! Quelle belle vie, enfin ! Le chat pu ronronner pour lui. Pour lui, et lui seul. Quel bonheur !

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lilychx
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Inscription : 30 sept. 2019 - 16:22

Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par lilychx » 01 mai 2020 - 22:30

Titre : Vie nocturne
Défi scénaristique et stylistique de 23H : Aucune phrase ne fait plus de 6 mots / Le texte se déroule sur au moins une semaine
Fandom : aucun
Nombre de mots : 168
Personnages : Georgette et Lucienne
Rating : tout public
Lundi, Georgette fut debout tôt. Lucienne était dans la cuisine. Une tasse brisée au sol. Pourtant, Lucienne dormait. Mardi vingt-trois heures. Tout était calme. Les deux femmes dormaient paisiblement. Pourtant, la Lucienne était debout. Se tenant au-dessus de Georgette. Mercredi un crie déchira la nuit. André de l’autre côté se réveilla. Jeudi, Lucienne pleurait. Roulée en boule dans son lit. Dans la chaleur de sa couette. Georgette de l’autre côté. Seule dans sa chambre. Elle essayait de ne pas entendre. Vendredi des cernes sous les yeux. Des cernes pour Lucienne. Des cernes pour Georgette. Des cernes pour André le voisin. Oui, André entendait tout. Il entendait Georgette et Lucienne. Malgré les murs entre les appartements.
Samedi. Tout le monde était à bout. Dimanche, Georgette fit face à Lucienne.
- Ça suffit ! J’en peux plus !
- Mais ce n’est pas de ma faute !
- Je sais !
- Alors quoi !
- Va chez le médecin !
- Mais…
- Pas de, mais ! Se Somnambulisme doit cesser ! On va finir par s’étriper !
Le génie, c'est l'enfance retrouvée à volonté.
Charles Baudelaire

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The Night Circus
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Inscription : 21 nov. 2013 - 12:38

Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par The Night Circus » 01 mai 2020 - 22:31

Titre : Le soleil et la lune
Défi stylistique 23H : Aucune phrase ne fait plus de 6 mots
Fandom : HP
Nombre de mots : 186
Personnages : Remus et Tonks
Rating : tout public
A fire eats Remus alive.
It has bubble gum pink hair. Deep brown eyes. A funny nose. Lips the colour of rosebuds.
The twinkle in her eyes changed.
From mischievous to thoughtfull.
From thoughtfull to tender.
From tender to sad.

Remus slaps his face with a growl. The pain is not enough.
He bites his hand. Hits his chest. Bangs his fists on the chimney.
Droplets of blood narrow his eyes. The smell of it gets him. Every fucking time. Even his own.

Too old.
Too cowardly.

Too... hairy.
A dry laugh escapes him.

She is constantly in his head. It's relentless. Breathtaking. Nice and a torture at the same time.
He never felt like that before. Never thought he could.

Her words resonate in his skull.
« We're a damned pair. »

She had that funny sad laugh.
« Couple of silly sods ».

He can feel her touch again. His hand lost in her curls.
The blood pulsating in her vains.

Her lips catching his. And he, drinking her. Her youth, her spirit, her beauty.

She was sunshine. He was married to the moon.

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Carminny » 01 mai 2020 - 22:33

Titre : Dans le noir
Défi (scénaristique ou stylistique) : stylistique (des phrases courtes)
Fandom : HP (UA irremarquable)
Nombre de mots : 218
Personnages : Ann Roberts (OC)
Rating : -12
Ann se réveillait dans le noir. Elle aurait dû avoir l’habitude. Elle aurait dû justement mais non. Elle espérait toujours voir la lumière. Elle espérait et était déçue. C’était presque un rituel maintenant. Chaque matin, elle ouvrait les yeux. Chaque matin, elle espérait revoir. Chaque matin, elle constatait que non. Et malgré tout, elle se levait. Chaque matin à six heures précises. Son horloge interne fonctionnait à merveille. Et acheter un réveil était possible. Elle échangerait volontiers horloge contre vue. Mais ce n’était pas possible. Même avec la magie.
Ann se levait dans le noir. Elle s’habillait dans le noir. Puis elle mangeait dans le noir. C’était déprimant. Mais elle s’y faisait. Elle n’avait pas le choix. Le pire restait le réveil. L’espoir chaque matin. La déception qui suivait forcément. Et c’était ainsi. Personne n’y pouvait rien. Alors Ann vivrait dans le noir. Elle commençait à le trouver normal. C’était rassurant dans un sens. L’humain s’adapte à tout. Et en même temps ça effrayait. Pouvait-on aussi simplement abandonner ? Pouvait-on accepter une telle réalité ? Comment était-ce possible ? Ann ne savait pas. Et ce n’était pas important. Elle se faisait à sa cécité. Elle compensait. Et chaque jour, elle progressait. C’était l’essentiel.
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Charliz » 01 mai 2020 - 22:37

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Original
Nombre de mots : 466 mots
Personnages : Elisabeth
Rating :
Le premier jour, Mazie n’avait même pas fait attention à lui. Elle avait commencé à travailler dans l’étal de poisson de la famille Chatelain une semaine plus tôt et ne se sentait pas très à l’aise, encore, avec tous ces gens aux visages inconnus.

Le deuxième jour, il lui avait commandé un « petit brochet ». Elle l’avait regardé avec un air sans doute très stupide. Qu’entendait-il par un « petit brochet » ? Il avait ri et elle n’avait pas compris.

Le troisième jour, il se tenait devant l’étal avant même que les bateaux ne soient revenus. Mazie l’avait trouvé stupide d’être levé aussi tôt un vendredi matin, juste pour faire bruler son tabac dans sa pipe d’ébène, en la fixant un peu trop intensément.

Le quatrième jour, il n’était pas venu. Enfin, c’est ce qu’elle avait cru… Il l’avait accosté alors qu’elle rentrait chez elle, lui avait dit son nom puis lui avait proposé d’aller boire un verre chez Bocard. Il n’était pas du pays, bien sûr, comme beaucoup d’autres de passage ces dernières années. S’il avait su qui elle était, il n’aurait pas insisté. Elle avait décliné

Le cinquième jour, il était resté un moment pour lui demander comment préparer le bar et Mazie n’avait cessé d’insisté qu’ils ne vendaient de toute manière pas de bar parce qu’il n’y en avait pas eu dans l’arrivage du matin. La vieille Chatelain avait gueulé de sa voix de chèvre malade qu’il devait déguerpir rapidement car Mazie était vendeuse et non cuisinière. Il s’était penché vers elle et lui avait demandé sous couvert « Et son haleine à elle, c’est quel poisson ? ». Elle avait ri malgré elle, prise de cours.

Le sixième jour, elle avait profité de son jour de congé pour trainer un peu. C’est en se rendant sur le marché pour sa mère qu’elle avait croisé son chemin. Il l’avait soulagé du poids de son panier plein de victuailles, l’accompagnant jusqu’à chez elle en lui parlant de sa famille avec lesquels il avait été déplacé pour laisser place à la guerre et qu’il se sentait bien chanceux de ne pas encore avoir été appelé au front. Il lui avait raconté l’histoire de son léger boitement avec cynisme, bien heureux que celui qui lui avait pourri sa vie depuis le sauvait à présent d’une mort certaine. Mazie ne savait pas vraiment pourquoi, mais elle lui avait déposé un baiser sur la joue avant de rentrer.

Le septième jour, il avait une fois encore attendu que le dernier poisson soit vendu pour l’emmener se promener, et puis au moment de le rejoindre, Mazie avait saisi les regards… Elle avait déjà une lourde réputation dans son quartier, batifoler avec cet homme à la vue de tous était proscrit. Elle passa devant lui sans un regard.
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Xuulu
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Xuulu » 01 mai 2020 - 22:44

Titre : Histoires mens(tr)uelles
Défi (scénaristique ou stylistique) : les deux (phrases de moins de 6 mots + histoire en plus d'une semaine)
Fandom : /
Nombre de mots : 246
Personnages : ?
Rating : -18
Spoiler
Show
La première semaine, c’est la pire. Crampes. Douleurs. Fatigue. Jambes lourdes. Nausées parfois. Le ventre gonflé et dur. Pendant peu de temps, heureusement. Le cinquième jour marque la fin. Les saignements s’arrêtent. On appelle ça : la phase folliculaire. Enfin, au moins la première moitié. Les rois ici : les estrogènes.

La deuxième semaine est aussi folliculaire. Mais beaucoup plus agréable : très détendue. Euphorique, même. Normal, c’est l’ovulation. Elle arrive en fin de phase. Dans cette période, excitation et optimisme. De bars en boîte, la pêche. Le jeu, la séduction : moments préférés. On s’est rencontrés. J’étais belle. Normal : mon corps te voulait. Ma tête aussi hein, t’inquiète. Mais la peau éclatante ? Ça malheureusement, c’est pas toujours. On a bien baisé. T’inquiète, la capote était là. Moi non plus, non merci. J’en veux pas.

La troisième semaine est plus normale. Sorte de retour au calme. Elle s’appelle la phase lutéale. Une seule semaine de calme ? Eh ouais. Merci l’espèce. C’est Simone de Beauvoir. Elle dit ça. « La femme ? Asservie à l’espèce ». La reine, là : la progestérone.

Avec la quatrième reviennent les problèmes. SPM : syndrome pré-menstruel. C’est chiant pour toi ? Encore plus pour moi. Je la sens bien, l’espèce. Je me dis « les hommes sont chanceux ». La vie hormonale, pour vous ? Une ligne droite. Pour nous ? Un cycle sans fin. Je vais pas me plaindre. Ça me fait des histoires. D’autres questions ?

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Samantha Black
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Samantha Black » 01 mai 2020 - 22:49

Titre : Un bel été
Défi scénaristique : 23h/ L'histoire se passe sur plus d'une semaine
Fandom : HP
Nombre de mots : 839
Personnages : James Sirius Potter & Rose Weasley
Rating : -12


Jusqu’à un certain âge, James avait adoré se rendre chez ses grand-parents pour les vacances. Il adorait explorer les alentours, monter dans les arbres, faire peur à ses cousins, notamment à Rose. Puis, il avait grandi et aurait préféré passer les vacances avec ses amis plutôt qu’au Terrier. Cette année-là, ses grand-parents avaient accepté de recevoir chez eux son meilleur ami, Colum. Et James était ravi de ne pas être obligé de passer plus de temps que nécessaire avec ses cousins. Pas qu’il ne les aimait pas, mais ils pouvaient être parfois un peu casse-pieds. Il venait de finir sa scolarité à Poudlard et irait travailler, comme les deux étés précédents, à la boutique de son oncle à la fin de cette parenthèse de deux semaines.

Les premiers jours, Colum et James étaient souvent allés au village moldu voisin. Le premier avait été lâchement laissé tomber par sa petite amie quelques semaines plutôt et voulait se remettre vite en selle. Le deuxième quant à lui était surtout là en soutien. Il n’osait imaginer la réaction de Clarissa, si elle apprenait qu’il allait draguer des Moldues dans un pub.

Les deux jeunes gens étaient là depuis près d’une semaine quand Rose et Hugo arrivèrent. Comme tous les ans, ils étaient partis quelques jours chez leurs grand-parents maternels. Plus jeunes, ces derniers avaient souvent proposé aux enfants Potter devenir avec eux au cinéma. Une des raisons de la passion de l’ancien Gryffondor pour ce que les Moldus appelaient le Septième Art.

Ce jour-là, un samedi, quatre jours après l’arrivée de ses cousins, Colum était allé retrouver sa petite amie moldue, abandonnant James à son triste sort. Le jeune homme profita de cette nouvelle liberté pour aller se rendre près de l’étang. Le calme de l’endroit l’apaisait plus qu’il ne l’aurait jamais avoué à quiconque.

Comme souvent, sa cousine, Rose, était déjà là et lisait ce qui ressemblait à un roman.

— Tu lis quoi, Rosie ? questionna James en s’asseyant à côté d’elle.

Sans attendre sa réponse, il lui prit le livre des mains et lut le tire à haute voix :

— Soleil de braise ! Ouh ! Je ne te savais pas si coquine, plaisanta-t-il.
— Rends-moi mon livre, James ! répliqua-t-elle en tendant la main.
— Tiens, rétorqua-t-il en lui lançant.

La jeune fille l’attrapa sans mal tandis que James se couchait sur le tapis d’herbe fraîche.

— Prends pas trop au sérieux ce qu’il y a écrit là-dedans ! remarqua-t-il d’une voix neutre.
— Comment ?
— Le sexe, explicita-t-il. C’est un roman érotique, ça ne fait que embellir la réalité, rien d’autre !

Rose haussa les épaules avant de faire mine de se replonger dans son livre.

— Colum n’est pas avec toi ? s’étonna-t-elle au bout de plusieurs minutes de silence.
— Il est allé voir sa copine moldue.
— OK, se contenta-t-elle de répondre.

James détourna son regard des nuages aux formes étranges et jeta un coup d’œil à sa cousine. Il ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine pointe de culpabilité en la voyant ainsi. Certes, Rose avait été et était toujours une pleureuse, mais Colum et lui n’avaient pas été des plus fins.

— On t’a pas fait mal au moins ? demanda-t-il.

Elle haussa les épaules avant de tourner une page de son roman. James fit la moue, pas convaincu par sa réaction.

— Écoute, Rosie ! Je suis désolé. On aurait pas dû pousser la blague aussi loin.
— Oh tu sais, il y a pire que d’atterrir dans une mare tout habillée, répliqua-t-elle d’un ton amer.

James leva les yeux au ciel et se redressa.

— Ça ne se reproduira plus, insista-t-il.
— J’espère bien, dit-elle sans lui accorder le moindre regard.

Il poussa un léger soupir et se passa la main dans les cheveux. Rose pouvait parfois être un poil rancunière.

— Comment va Clarissa ? demanda-t-elle soudainement.
— Euh… Bien ! Très bien, même ! Répliqua James, pris au dépourvu.

Clarissa Selwyn et James sortaient ensemble depuis plus d’un an et demi. Il était pourtant certain que les deux jeunes femmes ne s’étaient jamais parlées, en tout cas à sa connaissance. Il devina donc sans mal que Rose cherchait simplement à changer de sujet.

— Et Scorpius ? questionna-t-il guettant sa réaction.

Cette dernière ne tarda pas. Les oreilles de sa cousine virèrent au rouge et elle lui jeta un regard en biais rapide avant de faire semblant de reporter son attention sur son livre.

— Très bien aussi. Pourquoi ?

James n’avait jamais porté le meilleur ami de son frère dans son cœur. Sans doute, un relent de rivalité entre Gryffondor et Serpentard.

— Oh ! Comme ça ! Pour rien, mentit-il effrontément.

Il était nombreux à avoir deviné le béguin tout ce qu’il y avait de plus réciproque entre Rose et le fils Malefoy. Certains avaient même fait des paris.

Sa cousine lui lança un nouveau regard suspicieux, mais ne chercha pas à le contredire. James s’allongea de nouveau dans l’herbe, les mains derrière la tête. Il esquissa un sourire en voyant un nuage avec une forme de dragon. Le calme avait du bon parfois.
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AleynaButterfly
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par AleynaButterfly » 01 mai 2020 - 22:51

Titre : Journal d'Eloïse Roulet-Bouley
Défi (scénaristique ou stylistique) : les deux (phrases de moins de 6 mots + histoire en plus d'une semaine)
Fandom : HP
Nombre de mots : 410
Personnages : Eloïse Roulet-Bouley
Rating : tous publics
Lundi

Par Merlin, quelle mauvaise idée ! Pourquoi avait-elle écouté son chef ? Peux-tu tester ce procédé révolutionnaire ? Non, Eloïse, aucun risque ! Tu entreras dans l’Histoire. Ah oui, elle y était entrée ! Et pas qu’un peu ! Obéissante, elle avait saisi ce sablier. Elle avait respecté les instructions. Cinq tours et c’est parti ! Elle avait atterri dans la boue.
Elle s’essuya avec précaution. Où était-elle ? Le ministère avait disparu. Les champs s’étendaient devant Eloïse. Impossible ! Y avait-il eu un défaut ?
Un paysan passa devant elle. Puis un autre. Ils la regardèrent de travers. Elle demanda où était le ministère. De la Magie, bien entendu.
Ils lui indiquèrent un château.
Elle marcha. Elle pesta contre les sabliers défecteux. Quel était ce pays ?
Elle s’évanouit.
Elle était bien à Londres. En 1402.

Mardi

On l’avait emprisonnée. Il fait noir. Heureusement, elle avait sa baguette. Elle l’avait cachée.
Libérée. Elle assomma ses geôliers Ses pensées devenaient incohérentes.
Elle devait revenir à son époque. 1899. Mick, son neveu allait s’inquiéter.

Mercredi

Elle avait faim. Elle était fatiguée. Tout le monde fuyait devant elle. Sa baguette était à peine utile. Etait-elle si terrifiante ? Elle entra dans les bois. Le désespoir la saisit. Elle pleura longuement. Mick, aide-moi. Les Aurors étaient formés à ça. N’est-ce pas ?

Jeudi

Une sorcière la découvrit. Elle, elle était terrifiante, en effet. Eloïse était déboussolée. Sa mémoire faisait des siennes. Ses phrases étaient incohérentes. 1899. C’était tout. Son neveu allait la tuer. Elle devait rentrer. Il allait s’inquiéter. Où était Mick ? La sorcière la soigna. Elle promit de la renvoyer. Elle devait rentrer.

Vendredi

La sorcière la fit boire. C’était une potion magique. Eloïse n’y croyait pas. Mais quel choix avait-elle ? Elle était à sa merci. La potion sembla faire effet. Mick avait besoin d’elle.

Samedi

15.09.1899 : Patiente nommée Mrs E. Admission à 15h34. Placée immédiatement en quarantaine. Cas remarquablement complexe. Personne d’un âge très avancé. Peau parcheminée et fragile. Tous vaisseaux sanguins apparents. Os visibles et friables. Deux côtes cassées. Jambe brisée. Nouvelles cassures à prévoir. Organes à la limite. Miracle qu’elle soit vivante. Santé mentale gravement affectée. Langage compréhensible et cohérent. Cordes vocales extrêmement faibles. Affirme avoir 45 ans. Aurait passé 5 jours en 1402. Maladie mentale en cours d’identification. Réclame un certain Mick Jaggehar. Serait Auror. Ministère affirme ne pas connaître.

Dimanche

16.09.1899 : Décès de Mrs E. à 13h53. Défaillance des organes. Age du corps estimé : 540 ans. Doyenne de l’humanité ? Potion ou sort raté probablement. Ministère demande classement du dossier.
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Bellatrix1992
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Bellatrix1992 » 01 mai 2020 - 22:52

Titre : Etienne fracasse les planches
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique avec l'action sur une semaine
Fandom : original
Nombre de mots : 573
Personnages : Etienne Frassac, Léonarde et Julie Belleville
Rating : TP
Chap 7 : Étienne fracasse les planches

Le vendredi soir, Étienne s’était couché complètement assommé par les événements. Si les autres avaient un peu mangé, lui n’avait touché à un verre de tisane que du bout des lèvres.
Le samedi matin, il s’était levé d’assez bonne heure et avait retrouvé Léonarde qui faisait répéter Julie dans le salon. Tout y était passé : texte su à la perfection, intonation tandis qu’elle lui donnait la réplique. Posture, mouvements… Bref, il avait souffert car la mère de Julie était aussi cruelle dans ses critiques que pointue et sévère.
A la fin, lorsqu’elle les avait enfin laissés en paix. Julie s’était excusée pour elle et lui avait confié qu’elle-même n’était pas passionnée de théâtre plus que ça et qu’elle souhaitait surtout faire des études de médecine. En retour, il lui avait avoué ses échecs répétés au concours de gendarmerie.
Le dimanche, première répétition avec toute la troupe, Etienne se surprit à jouer de manière honorable, contrairement à Julie qui perdit ses moyens lorsqu’elle dut donner la réplique à sa mère alors qu’elle était habituée à former un duo avec Samia :
- Mais arrête de me regarder comme si j’étais ta copine ! Râla Léonarde devant tout le monde à son deuxième essai. Comment il faut que je te le dise ? Je ne SUIS PAS TON ALLIÉE !

Julie finit par éclater en sanglots et sortit en pleurant de la salle Edward proposa de la remplacer par Séraphine mais celle-ci déclina, surtout apeurée par le regard incendiaire que lui lançait Léonarde. Finalement Tartuffe se chargea d’aller chercher Julie et, en attendant, Étienne répéta avec Figaro.

Lundi, Mardi et Mercredi, Belhombre proposa de prendre la direction avec Léonarde pour apporter un regard extérieur et la seconder puisque son rôle était beaucoup plus prenant qu’à l’accoutumée. Léonarde accepta avec peine mais apprécia finalement le changement, d’autant que Belhombre guidait Julie avec beaucoup de justesse, tout en se montrant suffisamment intelligent pour ménager à sa mère un rôle intéressant propre à la mettre en valeur et la brosser dans le sens du poil.
Le plus dur pour Étienne fut de ne pas rire lorsqu’à la fin de la pièce il finissait avec elle. Finalement, ses mimiques évoquant un rire jaune, Belhombre jugea que c’était un bon effet et lui ménagea également un rôle un peu plus complexe que prévu.

La répétition générale eut lieu le jeudi et Julie parvint même à esquisser quelques mouvement de fuite assez comiques, accompagnés d’yeux levés au ciel, de gémissements malheureux et de quelques écarts de langage qui rendirent son personnage plus vivant. Belhombre la tempéra un peu cependant car Edward n’arrivait pas à s’ajuster au nouveau ton qu’elle donnait. Il l’orienta habilement sur les moments d’interaction avec sa mère les plus cruciaux puis jugea le jeu équilibré.

Enfin, le vendredi soir arriva, après une énième répétition générale, au théâtre de verdure directement cette fois-ci. Étienne avait le trac mais, une demi-heure environ avant le début du spectacle, Léonarde l’appela pour le grimer.
De quelques coups de peigne, elle fit bouffer sa barbe qui était heureusement bien fournie. Elle esquissa aussi un monosourcil et, à la surprise générale, se fit le même avant de revêtir un tablier de vieille femme dont les couleurs évoquaient celles de l’habit du « Capitaine Fracasse ». Comme Etienne s’en étonnait, elle lui expliqua :
- La pièce est plus rigolote si nous semblons venir du même monde...
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par BellaCarlisle » 01 mai 2020 - 22:53

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique 23h
Fandom : /
Nombre de mots : 104
Personnages : les participants du CaM :lol:
Rating : Tout public
Le premier jour, il est facile de poster un texte. Le second, il faut déjà y repenser. Au bout d’une semaine et de deux défis tordus, la détermination est toujours là. Les jours se succèdent sans monotonie, les mots s’affichent sur les pages, dansent les uns avec les autres, se lient entre voyelles et consonnes. Lorsqu’un défi surgit subitement, les questions se posent aussi mais elles sont vite balayées par l’envie d’écrire et de tenir le fil de la compétition. Les projets s’entassent, avancent, se terminent. Les idées s’accumulent, naissent ou prennent fin. Chaque jour, de nouvelles lignes et l’espoir de tenir encore longtemps.
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Dedellia
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Dedellia » 01 mai 2020 - 22:53

Titre : Sous les cerisiers (partie)
Thème stylistique : max 6 mots/phrase
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 441
Personnages : Teddy et Dominique
Rating : tout public
Plus tard, elle rejoignit Teddy. Victoire s’était éclipsée. Probablement dans la bibliothèque comme toujours. Elle avait toujours été studieuse. Elle aimait les livres. Pas que Dominique les détestait. Elle préférait juste faire autre chose. Surtout pendant des vacances. Au moins, ça les avantageait. Ils pouvaient discuter sans crainte. Dominique s’était assise le lit. Teddy était quelques pas devant elle. Pour l’instant, ils réfléchissaient. Y avait-il une meilleure façon ? Afin que ce soit tolérable ? Dominique ne pensait pas. Victoire aurait mal c’était inévitable. Il fallait lui dire en face. C’était une certitude. Sinon, c’était de la lâcheté. Et un manque de considération total. Même si elle avait peur... Non. Elle ne pouvait pas se sauver. Courage n’égalait pas Gryffondor. Elle était Serdaigle, mais pas trouillarde.

— On lui dit tous les deux.
— Tu l’as déjà dit, Teddy.

Son ton était las. Ce qui allait suivre... Ça lui donnait envie de hurler. Le ton était la version modérée. Teddy ne releva pas. Il devait comprendre. Ou n’avait même pas réalisé. C’était possible, il était préoccupé.

— Ça ne sert à rien.

Dominique le regarda avec confusion. C’était lui qui voulait avouer. Elle était d’accord, bien sûr. Mais c’était son idée.

— De faire un plan.
— Donc..?
— On y va, on avoue. C’est tout.
— C’est un plan en soi.

Teddy lui jeta un regard ennuyé. Si on ne pouvait plus plaisanter. Bon, c’était pas le moment. Elle soupira.

— Allons-y alors.

Teddy eut l’air paniqué. Il fallait se décider, par Merlin. Pas de plan ou on attend. Ils n’allaient pas rester là.

— Donne-moi deux minutes.
— Attendre ne changera rien.
— C’est toi qui repoussais. Pas moi, je te signale. Deux minutes, c’est rien.
— Si c’est rien, pourquoi attendre ?
— Tu ne veux rien comprendre ?
— C’est toi qui te contredis.

Elle savait qu’elle était injuste. Mais voilà... Enfin... Elle ne savait pas. On aurait dit qu’il voulait... Qu’il voulait... Se réconcilier ? Et ça l’agaçait. Et être agacée l’agaçait. Blâmer Teddy était plus simple.

— C’est difficile pour moi, Dominique...
— Pour moi aussi !

Là, il faisait exprès !

— Deux minutes, s’il-te-plait.

Dominique se tut. Elle inspira profondément. La colère diminua. Comme les conseils de sa grand-mère. Ils avaient du bon. Elle devrait faire ça plus souvent. Teddy s’assit également. Il fixait ses mains. Dominique fit de même. Elle agitait sa baguette distraitement. Encore. Une fumée bleutée s’en échappait. Elle la dissipa de sa main. Finalement, Teddy se leva. Le coeur de Dominique s’emballa. Ça y était.
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