[Textes] Nuit insolite du 1er mai

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Dedellia
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[Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Dedellia » 01 mai 2020 - 19:06

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !


Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre : 
Défi (scénaristique ou stylistique) : 
Fandom : 
Nombre de mots : 
Personnages : 
Rating : 
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe des séries dédiées aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par ninipraline » 01 mai 2020 - 19:29

Titre : éthylisme
Défi (scénaristique ou stylistique) : défi scénaristique sans le A
Fandom : Original
Nombre de mots : 109 mots
Personnages : Il et quelques licornes
Rating : tous publics (l'alcool est dangereux pour la santé et doit être consommé avec modération ! pour info : c'est le copain à brio)
Oui ! Il vire fou. C’est une évidence. Comment penser différemment.
Voir des licornes : ivre mort, c’est une routine. Voir des licornes bleues : sobre, c’est un trouble évident et un signe d’épuisement. Seulement lui, les licornes bleus et pourpres-poilues du menton, c’est ses compères de discussion depuis une poignée d’heures.
Une discussion des plus constructives, une des meilleurs depuis une bien longue période, lui qui ne côtoie plus que buveur de bière et torche-verres de vil piquette, il déguste en gourmet les succulences de ce colloque impromptu.
Pourquoi nous entretenons-nous ? Si j’en crois mes souvenirs, elles sont en quête d’un coiffeur pour poils de menton.
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Roxane-James
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Roxane-James » 01 mai 2020 - 19:37

Titre : Les caresses du néant
Défi (scénaristique ou stylistique) : défi scénaristique (réf : La Pluie d'été de Marguerite Duras)
Fandom : HP
Nombre de mots : 230
Personnages : Marcus Flint & Olivier Dubois
Rating : -12
C’était du vent, cette histoire. Leurs lèvres l’une contre l’autre, leurs regards. C’était du vent, du début à la fin, du vent. Elles ne servaient à rien, leurs étreintes. Cela ne suffisait pas, leurs peaux collées l’une à l’autre, ruisselantes de sueur. C’était comme un raté, un battement de cœur en moins. C’était la vie qui s’échappait en dansant sur leurs lèvres. C’était mille choses sans être rien. C’était le néant, la vanité du destin. C’était comme une promesse sans représailles, une marque de courage sans foi, un acte de rébellion sans intérêt. C’était Marcus contre Olivier, Marcus et Olivier. Ils ne s’aimaient plus depuis longtemps en s’aimant en coup de vent. Marcus, Olivier, leur partition désaccordée. L’amour sans notes. L’amour sans haine. C’était rien. On n’avait pas les mots, pour ça. Ni eux, ni nous, ni personne. On n’avait pas le temps, on ne comprenait pas. On pensait tout savoir, et tout nous échappait. Les mots, partout, s’agglutinaient, se pressaient, mouraient en rythme, et le néant s’infiltrait. Il n’y avait pas de place pour la lumière entre leurs corps serrés. Il n’y avait que de l’ombre, dans leurs regards voilés. Des étincelles éteintes.
C’était rien. C’était une pluie sans goût, sans parfum, sans eux. C’était la dernière averse d’une longue lignée.
C’était l’amour qui s’envolait. On ne savait plus faire. Non, après la guerre, on ne savait plus aimer.
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“Too many guys think I’m a concept, or I complete them, or I’m gonna make them alive. But I’m just a f*cked-up girl who’s looking for my own peace of mind; don’t assign me yours.” — Clementine Kruczynski

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Charliz » 01 mai 2020 - 19:45

Titre : Le savoir qui fait peur
Défi (scénaristique ou stylistique) : défi scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 869 mots
Personnages : Arthur et Molly Weasley
Rating : -12
Spoiler
Show
Arthur souffla bruyamment en rentrant. La porte crissa un peu lorsqu’il la poussa, accrochant au passage les tommettes qui recouvrait le sol de la cuisine. Cette petite maison qu’il avait acheté de ses maigres moyens peinait à voir mais ils l’avaient déjà bien arrangée depuis leur emménagement quelques mois plus tôt. « Le Terrier » que l’appelait Molly. C’est vrai qu’il y avait un petit air avec la petite porte ronde de l’entrée, les fenêtres hublot, et le revêtement bruns des murs. Elle n’était pas parfaite, mais ils s’y sentaient bien, l’arrangeant au fur et à mesure de leurs envies et de leurs moyens.

« C’est moi ! »

Prostrée dos à lui sur le canapé, sa femme ne l’avait pas entendu rentrer. Elle sursauta, se releva d’un bond malgré le gros bidon qui freinait à présent la plupart de ses mouvements et cacha quelque chose dans son dos, le visage cramoisi.

« Salut mon chéri ! » s’écria-t-elle d’une voix très -trop- aigue, puis toussota pour reprendre contenance. « Tu as passé une bonne journée ?
- Oui, comme tous les jours, c’était juste un peu long. Que caches-tu ?
- Oh ça ? » Elle ressortit de derrière son dos un livre écorné, en riant d’un air qui se voulut détaché. « C’est un roman que m’a envoyé Patty, c’est un peu tiré par les cheveux. Son côté américain sans doute !
- Les vrais besoins de votre bébé… Mais ce n’est pas un roman ! C’est pour après la naissance ? Oh ma chérie, ne t’en fais pas, tu n’as pas besoin de ça, c’est naturel d’être mère.
- Oui, oui, bien sûr. C’est juste que… bredouilla Molly.
- Oui ?
- Bien… L’accouchement. Ça me fait peur l’accouchement. C’est vrai quoi ! Tu ne te rends pas compte, ce bébé peut peser plus de 4kg ! On parle presque d’un hippogriffe ! Je veux en savoir un peu sur… Tu vois ? Et Patty m’a dit que ce livre avait bien aidé sa sœur alors elle me l’a envoyé et… »
Elle se tue, baissa les yeux et fronça les sourcils, puis sans prévenir fondit en larmes et se jeta tant bien que mal dans les bras de son mari. « C’est trop, je ne veux pas, Arthur. Je ne peux pas ! Il faut trouver une solution pour qu’il reste ou, tu vois ! »

Il soupira imperceptiblement. Et voilà pourquoi il ne fallait pas trop se poser de question sur ces choses-là. Son père avait totalement raison. Il avait accepté d’accompagner Molly comme peu d’hommes acceptaient de le faire, mais lui était Gryffondor, un courageux Gryffondor.

« Allons ma puce, dit-il d’une voix rassurante en lui tapotant le dos. Dans les livres ils exagèrent toujours, tu sais bien.
- Non, pas là, je suis certaine que non. Ils disent que si la tête du bébé est trop grosse, pour aider le passage ils… ça s’appelle une épi- épisiotomie. Il font ça pour pas que ça se déchire ! Se déchire ! Tu te rends compte Arthur ??
- Et bien c’est une bonne chose alors, en quoi ça consiste ?
- Bin, il coupe le… Enfin tu vois. »

Arthur se sentit défaillir.

« Hein ? Mais enfin non, ça ne se peut pas. Fais moi voir ça. » Il prit le livre des mains de Molly, lut le nom de l’auteur « Bernadette Lavollay » et plissa des yeux. Il n’avait jamais entendu parlé de cette femme… ça devait être parce que… Il partit dans un rire bruyant de soulagement. « Mais Molly ! Patty t’a donné un livre Moldu ! Elle t’as encore eu…
- Quoi, elle m’a encore eu ? Les moldues et les sorcières n’accouchent pas de la même manière c’est ça ?
- Mais non bien sûr que non… Mais déjà, les américaines sont particulières, tu le sais bien. » dit Arthur le doigt en l’air et une expression savante sur le visage. Molly rougit violemment au souvenir de leur premier moment d’intimité… Elle avait été ridicule d’écouter les conseils de sa meilleure amie. « C’est évident que ça ne passe pas de la même manière avec la magie !
- Tu es sûr ? Je veux dire, je ne pense pas avoir envie qu’on me jette un sort sur la… Tu sais pour agrandir si la tête du bébé ne passe pas… Enfin tu vois… »

Arthur fixa sa femme un instant, et l’image d’un bistouri dressé devant le sexe de sa femme lui fit perdre pied. Il devait être plus pâle que la mort, Molly plissait les yeux comme prête à saisir sa baguette et retenir sa chute s’il s’évanouissait.

Elle en avait trop dit. Ça semblait si… barbare. Son père devait avoir raison : un homme n’avait rien à faire dans une salle d’accouchement.

« Ecoute Molly, je pense qu’il sera plus sage de te laisser en paix à cet instant. De toute manière notre enfant ne se rappellera de rien et…
- Arthur Bilius Weasley ! Ne t’avise plus JAMAIS d’évoquer l’éventualité de ton absence une seule fois où je m’assurerais que tu finissent tes jours dans le jardin avec les gnomes ! »
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Alrescha
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Alrescha » 01 mai 2020 - 19:49

Titre : Le dîner
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique "référence au livre le plus proche"
Fandom : original
Nombre de mots : 153
Personnages : Delphin Tevenn
Rating : G
Ça y était, c’était décidé, ce soir Alexia viendrait dîner. Après des mois passés à tourner en rond, Delphin s’était finalement décidé à l’inviter à dîner, chez lui ou plutôt chez ses parents. Ce dîner était une revanche sur les premiers instants qu’ils avaient passés ensemble trois ans auparavant avant qu’Alexia n’y mette fin. Ils avaient déjà discuté de leurs goûts culinaires et il s’avérait que tous deux étaient végétariens.
Delphin prit donc sur l’étagère de la cuisine le grand livre intitulé « Green Kitchen recettes végétariennes du monde entier ». Il en feuilletait presque amoureusement les pages, se régalant d’avance des mets par les photographies de l’ouvrage. Il espérait bientôt effeuiller avec autant d’amour la jolie rousse.
Comme il voyageait à chaque page, il finit finalement par opter pour quelque chose de simple et qui ne risquerait pas de déclencher des allergies à sa douce. Le pad thaï aux nouilles de légumes.
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Lsky
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Lsky » 01 mai 2020 - 19:50

Titre : Cloaca Maxima
Défi : scénaristique de 20h
Fandom : /
Nombre de mots : 407
Personnages : /
Rating : /
Cette nuit-là, il faisait une fraîcheur terrible, de celles qui ne tombent que l’été quand on est déshabitué à avoir froid. Cnaeus frappait de sa pioche la terre, comme mille autres autour de lui. Sa sueur était devenue froide et collait sa tunique à ses membres endoloris par l’effort, il tremblotait, ses muscles tiraient sous sa peau.
Tarquin avait eu un projet fou, il souhaitait nettoyer la ville, récupérer les eaux usées, faire de Rome la Capitale qu’elle était : celle du monde.
Comme si une ville put être propre. Mais il fallait des bras, construire des canaux, et comme tout devait être fait dans l’urgence, esclaves, soldats et pauvres hères se retrouver à battre la terre côte à côte, comme s’il fut égaux. Et cela, même en pleine nuit.

Autant vous le dire, Cnaeus l’avait mauvaise.

Quelques gars en toge, qui se donnaient des airs importants, venaient apprécier les travaux, hochant la tête, ayant l’air de prendre quelques mesures… Mais même-eux, malgré leur ingéniosité, ne voyaient pas trop à quoi cela aurait pu ressembler.

Un gars, qui avait l’air plus gauche que les autres, regardait le tout-venant. Il n’avait pas l’air à sa place mais semblait, contrairement aux autres, bien au courant de ce à quoi il voudrait que tout ce chantier ressemble. Étrangement, il ne comprenait pas que ces canaux ne fussent pas destinés à être couverts. Il avait un drôle d’accent. Comme un sourd, mais un sourd qui aurait eu un accent étranger tout de même. Il prononçait les mots comme s’il ne les avait jamais entendus, d’une manière que Cnaeus ne connaissait pas.

Cnaeus alla se désaltérer un instant et cet étranger était là, il regardait étrangement l’eau, l’air bêta. Cnaeus pensa que, généralement, les enfants comme ça ne faisaient pas long feux et ne devenaient sûrement pas ingénieur.

Cnaeus entama la conversation :
« Vous venez d’où ? »

Le jeune homme eut un rire étrange. Il avait vraiment une gestuelle bizarre, peut-être avait-il bu trop de vin s’interrogea Cnaeus.
« Oh, de très loin… » Répondit-il évasivement.

« Un espion ? » Songea le romain.
« Mais encore ? Dit-il. Où avez-vous appris à parler notre langue ?
- Oh… Dans le Gaffiot, comme on dit. »

Et il eut à nouveau ce petit rire qui dérangeait tant Cnaeus.

Espion ou fou se faisant passer pour un inspecteur de travaux, au choix, mais ça ne pouvait être rien d’autre que cela.

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lilychx
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par lilychx » 01 mai 2020 - 19:51

Titre : Dont et En
Défi scénaristique de 20H : Intégrer une référence au livre qui se trouve le plus près de vous (Le Bescerelle)
Fandom : Doctor Who
Nombre de mots : 399
Personnages : Georgette et Lucienne
Rating : tout public
Georgette se leva et attrapa son exemplaire du bescherelle des édition Hatier page 121.

- Il ne faut pas employer dont avec en. Dont signifie : de quelque chose, de quelqu’un ; en est aussi l’équivalent de : de lui, d’elle(s), d’eux, de cela. Dont et En font donc double emploi. Il faut supprimer en quand on emploie dont.

Georgette pointa son doigt sur ladite explication du saint bescherelle et le cola sous le nez de Lucienne.

- Je savais que j’avais raison ! Mais bien évidemment Monsieur André lui ne veux pas l’admettre !
- Georgette ! Calme toi ! Tu prêches une convertit et tu le sais, alors cesse de d’agiter ce bouquin sous le nez !

Georgette referma le livre dans un "clape" sonore, le reposer sur l’étagère et s’écroula dans le canapé. Les bras croisés sur la poitrine ces sourcils froncés et les joue encore rouge d’énervement.

- Aller fait pas cette tête, je vais te faire un petit thé pour te calmer les nerfs.

Quand Lucienne disparut dans la cuisine un bruit assourdissant envahit le salon. Puis une “Police Call Box” fit son apparition entre Georgette et l’étagère où elle avait rangé son Bescherelle. Trop abasourdie, elle ne fit pas un bruit ni aucun mouvement. La porte de la Box s'ouvrit laissant sortir un homme habillé d’un costume élégant avec par-dessus un trench-coat et les cheveux en pagaille.

- Excusez moi madame, mais où somme nous ? Et surtout en quelle année ?

Voilà donc une question bien étrange, mais au vu de l'apparition étrange cela paraissait normal au cerveau de Georgette qui répondu :

- Nous sommes en France, en 2020.
- Dona, nous ne sommes ni à la bonne époque ni au bon endroit.

C’est ce moment-là que Lucienne choisie de revenir avec une théière d’où s’échappait une agréable odeur de jasmin. Et deux tasses sur un plateau. Lucienne s’arrêta net les yeux écarquillés.

- Est-ce qu’il faut que j’apporte des tasses supplémentaire ?
- Oh, c’est l’heure du thé ? Dona est-ce qu’une tasse de thé avant de repartir ça te dit ?

Une femme sortit également de la Box.

- Oui avec plaisir.

Il prirent donc tout les quartes le thé pestant contre monsieur André et son incroyable effronterie envers la grammaire avant que les deux passagers de la Box ne repartir comme ils étaient arrivés.
Le génie, c'est l'enfance retrouvée à volonté.
Charles Baudelaire

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Xuulu
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Xuulu » 01 mai 2020 - 19:55

Titre : Lecture du soir
Défis stylistique et scénaristique de 20h : écrire sans la lettre A et intégrer une référence au livre qui se trouve le plus près de vous
Fandom : HP
Nombre de mots : 176
Personnages : Hermione Granger
Rating : TP
Hermione se glisse entre les couvertures de son lit. Elle est fébrile depuis le dîner : ce moment est toujours son préféré, celui où elle prend le livre qui repose sur son chevet, et l’ouvre. De longues heures de lecture : le rêve ! Cette routine est pour elle une méthode de détente précieuse.

Le livre de ce soir est un récit moldu, pour une fois : elle glorifie usuellement les lectures sorcières, seulement, elle est tombée sur ce bouquin poussiéreux, d’un plumitif tricolore (leurs ennemis de toujours), et entre poussière et outre (petite)-mer, son cœur ne peut que fléchir : son nom est J.-K. H, et le titre, En route. Le héros se promène le long des rues du 6e, lieu de résidence de l’homme de lettres père du récit, visite St-Sulpice, et, d’un coup, se convertit : le père Gévresin le guide vers les vérités mystiques de l’époque. Splendeurs du XIXe siècle. Hermione se délecte de cette intrigue. Loin d’une sécheresse que Ron lui reproche toujours, elle trouve les expéditions intérieures d’une richesse unique.
Dernière modification par Xuulu le 01 mai 2020 - 19:59, modifié 1 fois.

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Samantha Black
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Samantha Black » 01 mai 2020 - 19:56

Titre : L'annonce
Défi (scénaristique ou stylistique) : Intégrer une référence au livre qui se trouve le plus près de vous (Ruth d'Elizabeth Gaskell)
Fandom : HP
Nombre de mots : 928 mots
Personnages : James Sirius Potter, Harry Potter, Ginny Weasley
Rating : Tout public
James sentait l’angoisse monter en lui. Assis autour de la table de la salle à manger avec ses parents, il savait que c’était le moment. Albus et Lily étaient tous les deux allés passer quelques jours chez leurs grand-parents. L’occasion ne se représenterait pas de si tôt et Clarissa et lui ne pouvaient plus attendre. Dans moins de quelques semaines, la situation serait impossible à cacher et il fallait mieux que ce soit lui qui l’apprenne à sa famille plutôt qu’une personne extérieure. Décidé, le jeune homme prit une grande inspiration avant de poser sa fourchette sur la table dans un bruit sec qui attira les regards de ses parents.

— Un problème, Jamesie ? Questionna sa mère en arquant un sourcil.
— J’ai quelque chose à vous annoncer, déclara-t-il en baissant les yeux.

Il parvint à arrêter le gigotement incessant de sa jambe en posant sa main sur son genou et releva son visage vers ses parents. Ces derniers semblaient inquiets et il ne put s’empêcher de se demander s’ils s’imaginaient le pire. Sans doute !

— Clarissa est enceinte. Nous allons être parents, lâcha-t-il précipitamment.
— Quoi ? demanda sa mère, éberluée.
— Je disais que Clarissa et moi allons avoir un bébé, articula-t-il.

Le regard de James passa de sa mère à son père. Ce dernier était complètement stoïque et le fixait en silence.

— Clarissa ? Selwyn ? La fille de Pansy Parkinson ?
— Elle-même et ma petite amie depuis près d’un an et demi, comme je te l’ai déjà dit, répliqua-t-il d’une voix amère.
— J’y crois pas ! Elle a réussi à parvenir à ses fins, soupira sa mère d’un air désespéré.
— Quoi ? questionna James, surpris.

Il ne s’attendait certainement pas à ce genre de réaction venant de sa mère. Son père, quant à lui, continuait à le fixer en silence. Il avait reposé ses couverts sur la table et seul son corps semblait présent.

— On dirait que je viens de vous annoncer que j'ai une maladie en phase terminale pas que je vais être papa ! s’agaça-t-il.

Cela parut réveiller l’instinct parental de Ginny et Harry qui échangèrent un regard. Ce dernier hocha légèrement la tête et son épouse reporta son attention sur leur fils.

— Pardon, James, souffla-t-elle en posant sa main sur la sienne. Bien entendu que ton père et moi serons là pour te soutenir, l’assura-t-elle.
— Vous savez ce que vous souhaitez faire ? intervint Harry.

C’était la première fois qu’il prenait la parole depuis le début de la conversation. James tourna son visage vers son père dont la mine était sérieuse et grave.

— Nous avons décidé de le garder, dit-il d’une voix assurée.

Il s’était entraîné dans sa chambre afin de ne buter sur aucun mot. Il savait que ses parents ne seraient certainement pas ravis à l’idée que leur fils de dix-huit ans ait un enfant si jeune. Il ne devait montrer aucune faiblesse s’il voulait être pris au sérieux.

— Est-ce que les parents de Clarissa sont au courant ? questionna Ginny.
— Nous allons leur annoncer demain, répondit-il.
— A combien en est-elle ?
— Huit semaines. Nous avons eu rendez-vous avec une sage-femme, il y a deux jours, expliqua-t-il en focalisant son attention sur sa mère.

Cette dernière hochait la tête de manière régulièrement et serrait doucement sa main dans la sienne certainement en signe de soutien.

— Et vous êtes certains de vouloir le garder ? demanda son père.
— Certain, rétorqua James en reportant son attention sur Harry. Nous avons pesé le pour et le contre et nous voulons ce bébé.

De nouveau, ses parents échangèrent un regard.

— La situation risque de ne pas être facile tous les jours, remarqua sa mère. Un bébé, c’est beaucoup de dépenses, beaucoup de fatigue !
— Nous le savons. C’est pourquoi, j’ai demandé à Ron et George s’ils pouvaient me garder au magasin après les vacances scolaires. Ils ont accepté. Clarissa et moi sommes à la recherche d’un petit logement. Nous avons des pistes, assura-t-il.
— Très bien, céda Ginny en serrant de nouveau sa main. Si tu penses… si vous pensez que c’est ce que vous voulez vraiment, ton père et moi nous vous soutiendrons, dit-elle en souriant.
— Papa ? Demanda James en relevant son visage vers lui.

Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine.

— Nous serons là, déclara Harry.

Le jeune homme sentit son corps se détendre quelque peu en entendant ces mots. Il avait eu très peur de la réaction de ses parents et était rassuré de voir qu’ils avaient su trouver les mots, malgré une première réaction étrange.

— Tu devrais inviter Clarissa à dîner après-demain. Nous aimerions beaucoup la rencontrer, n’est-ce pas Harry ? déclara Ginny en souriant.
— Si ! Bien sûr, l’appuya son mari.

James esquissa un sourire et leur assura qu’il en discuterait avec Clarissa. Harry hocha la tête et chacun retourna à son assiette. Au grand étonnement, le sujet ne fut pas abordé à nouveau durant le dîner. Son père leur raconta sa journée au Ministère tandis que sa mère détaillait l’entraînement des Faucons de Falmouth auquel elle avait assisté.

L’ambiance était complètement surréaliste et James fut ravi de pouvoir aller retrouver sa chambre après aidé à faire la vaisselle. Il s’installa à son bureau et entreprit décrire une lettre à Clarissa pour lui raconter les événements et, comme ses parents l’avaient demandé, l’inviter à dîner.

Après cela, le jeune homme ne perdit pas une minute et alla se glisser dans son lit. Il doutait que l’annonce aux parents de sa petite amie se passe aussi bien. Une bonne nuit de sommeil ne serait pas de trop pour les affronter.
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Bellatrix1992
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Bellatrix1992 » 01 mai 2020 - 19:56

Titre : La clairière aux grenouilles
Défi (scénaristique ou stylistique) : Scénaristiques (le livre le plus proche)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 676
Personnages : Eris Malefoy / Joy Adrian
Rating : TP
Spoiler
Show
Retour à la clairière aux grenouilles :

Joy fit descendre Esméralda qui atterrit tout en douceur et les deux jeunes filles mirent pieds à terre au beau milieu de la bande herbeuse qui recouvrait une partie de la clairière. Un concert de croassements affolés et de plongeons de grenouilles les accueillit.
Dans l’air tiède et printanier, le paysage faisait presque penser à la clairière des nains dans Blanche Neige mais aucune des deux comparses n’était d’humeur à se rejouer un film Disney.
- Y a t-il vraiment la moindre chance que nous trouvions une sorcière de l’époque parmi toutes les grenouilles ? Murmura Joy qui n’avait pas caché son scepticisme lorsque Eris lui avait exposé son idée.

La jeune fille ne répondit pas immédiatement, elle examina soigneusement les batraciens qui commençaient à ressortir la tête de l’eau à présent que Esmeralda avait replié ses ailes et s’était couchée sur le sol. Même si leur peau mouillée et le fait qu’elles soient immergées en grande partie ne lui facilitait pas les choses, elle finit par discerner l’aura jaunâtre d’un sortilège de métamorphose aussi puissant qu’ancien.
- On pourra même en trouver plusieurs, répondit Eris à voix basse. Et il s’agit bien du sortilège que je soupçonnais : elles ont été totalement figées dans le temps. Si je parviens à en retransformer une, elle aura exactement l’âge qu’elle avait à l’époque.
- Au moins elle ne devrait pas tomber en poussière, soupira Joy.
- Allons nous asseoir au bord de la mare, si tout se passe comme la dernière fois elles viendront à nous.

Comme l’eau était claire, Joy et Eris trempèrent même leurs pieds dans la mare malgré sa fraîcheur. Elles n’eurent pas à attendre longtemps. Bientôt une jeune grenouille entourée de cette aura jaunâtre grimpa sur la cuisse de Joy qui l’attrapa et la maintint fermement. Eris, armée de sa baguette, jeta un sortilège d’annulation dans sa direction. Mais celui-ci n’eut aucun effet et elle le vit rebondir contre l’autre.
- Une sécurité… Marmonna t-elle. Die Kleine Hexe a tout prévu. Je vais essayer avec les mains…

Elle rangea sa baguette et plongea ses deux mains nues dans l’aura magique. Plusieurs secondes lui furent nécessaire pour ressentir ses effets dans ses doigts, mais elle eut bientôt l’impression d’avoir mis ses mains dans un bol de miel chaud entouré d’abeilles qui la picotaient désagréablement.
Immédiatement, elle sut qu’elle ne pourrait pas venir à bout du sortilège. Démoralisée, elle retira ses mains et contempla la grenouille qui semblait lui renvoyer un regard déçu :
- C’est trop dur, murmura t-elle avec dépit. Je suis loin d’être assez puissante…
- Il va falloir trouver autre chose dans ce cas, répondit Joy en lui tendant la grenouille.

Bien qu’elle ne comprenne pas, Eris s’en saisit et s’appliqua à son tour à bien la tenir tandis que Joy tirait sa propre baguette. La grenouille s’agita aussitôt dans ses mains :
- Désolée, murmura Joy. Je sais que ce n’est pas très agréable, mais on a vraiment besoin de vos souvenirs…

Elle agita sa baguette à la manière dont elles avaient si souvent vu Severus le faire :
- Legilimens.

La grenouille cessa aussitôt de se débattre, comme si elle s’était trouvée en transe. Joy de son côté était extrêmement concentrée mais, au fur et à mesure qu’elle accédait aux souvenirs de la grenouille, son visage reflétait une stupeur croissante. Eris resta à l’observer plusieurs dizaines de minutes, sans rien dire pour ne pas gêner la concentration de son amie. Enfin, celle-ci rompit le sort et cligna péniblement des yeux avant de s’adresser à la grenouille :
- Merci pour tous ces renseignements… Et vraiment désolée du dérangement mais il nous fallait ces réponses…

Eris relâcha la grenouille qui sauta dans la mare et s’éloigna précipitamment. Elle darda sur Joy un regard interrogateur. Celle-ci répondit, encore un peu perturbée :
- Et bien, je viens de voir un siècle d’histoire, dont quatre-vingt ans dans la peau d’une grenouille… Et laisse-moi te dire qu’une Panzer division lorsqu’on fait cinq centimètres, c’est plutôt flippant...
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Pas ma fille espèce de garce!

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par AliceJeanne » 01 mai 2020 - 19:59

Titre : Le meurtre
Défi scénaristique de 20h
Fandom : HP
Nombre de mots : 804
Personnages : Pattenrond
Rating : TP
C’était un jour de pluie comme la Grande-Bretagne en connaissait tant chaque automne, les gouttes d’eau déferlaient sur la Forêt Interdite emportant dans leur chute les dernières feuilles, aux tons vermillons, rescapées des bourrasques du vent de novembre. La cour de l’école Poudlard était déserte, et des milliers de petites lueurs égayaient les fenêtres du château, éclairant les visages de jeunes sorciers, le nez collé contre les vitres et le soupir aux lèvres. Dans une des tours, un feu joyeux crépitait, tirant de la morosité les élèves de Gryffondor qui voyaient leurs jours de congés s’envoler au milieu des rafales d’averses. Certains discutaient gaiement, d’autres disputaient une partie d’échecs version sorcier, tandis qu’une troisième année griffonnait avec passion sur son parchemin en luttant contre le sommeil qui l’accablait. Hermione n’avait que faire de la météo. Qu’il vente, neige ou que le ciel soit du plus lipide des bleus clairs, elle ne cessait jamais de réviser. À ses pieds, un énorme chat orange pouffait, tentant d’attirer son attention, en vain. Pattenrond venait de saisir avec douleur qu’il ne serait jamais la priorité de sa maîtresse tant que celle-ci aurait des devoirs à faire. Lassé par cette constatation, il se leva en poussant un feulement de mécontentement et se dirigea vers les escaliers menant au dortoir des filles avec pour seul objectif celui d’un saccage d’oreiller. Cela lui apprendrait, à cette rabat-joie.

Pattenrond sauta sur la clenche et la porte s’ouvrir sur l’objet de son prochain crime. Duveteux, moelleux et agrémenté d’une taie aux motifs rappelant des runes, sa victime reposait en évidence sur le lit le plus proche de la grande fenêtre lumineuse. D’un bond, le fauve fut sur elle et planta ses griffes dans sa chair sans sommation, la lacérant de toutes parts. La garniture de la pauvre chose se répandit, traînée blanchâtre et aérienne, réduisant la forme bombée si agréable pour la tête en une sommaire serpillière. Pattenrond laissait échapper toute sa folie meurtrière. Hermione aurait du lui laisser manger le rat de Ron, il était vile, il en avait la conviction, mais personne n’écoutait un chat. Cela n’était que justice que son oreiller finisse dans l’état de charpie dans lequel il aurait mettre le traître au museau pointu et aux moustaches tordues.

Lorsque le polochon rendit son dernier souffle de duvet, il s’arrêta et recula de quelques pas pour contempler son œuvre. C’était parfait, absolument délicieux. Il faudrait bien plus d’un «Reparo!» pour repriser la chose et même la meilleure machine à coudre moldue ne pourrait arranger le carnage qu’il venait d’accomplir avec succès. Pattenrond se sentait déifié, tout puissant face à la ouate qui l’encerclait et au jersey coton qui avait cessé de le défier du regard. Rien ne résistait à ses griffes, pas la moindre couture, ni la plus solide des boutonnières. Il était le mal incarné du linge de lit.

D’un bond leste, il descendit de son perchoir et objectiva la pièce avec attention, dans l’optique de se dégoter le meilleur poste d’observation pour observer le désespoir sans nom qui ne manquerait pas de saisir Hermione lorsqu’elle irait se coucher dans quelques heures. Il voulait être aux premières loges pour se saisir de toute sa frustration. Il venait de sauter sur la table de nuit de Lavande quand soudain, un objet brillant et familier attira son œil. Parmi les restes de l’oreiller, se trouvait un petit sablier encerclé relié à une chaînette dorée: le Retourneur de temps. Pattenrond avait étudié avec attention la magie de cet artefact au cours des dernières semaines. Il avait maintes fois pu voir sa maîtresse tourner le sablier et disparaître sous ses yeux lorsque d’autres fois elle était apparue dans son dortoir quelques secondes après en être sortie. L’expérience la plus surprenante avait été de l’apercevoir à la fois dans le dortoir et dans la cour du château au même moment et l’image l’avait hanté de nombreuses nuits, avant qu’il ne prenne le problème à bras le corps. Le but de la chose lui avait alors paru évident, il s’agissait de quelque chose permettant de bouger dans le temps. Et ce qui impliquait voyage dans le temps, impliquait une possibilité de visionnage avec le recul de ses propres actes.

Si Pattenrond avait pu sourire, n’importe quelle souris se serait enfuie devant le diabolisme de la forme obtenue par le frémissement de ses zygomatiques. Il s’empara du bijou avec flegme et gravit l’armoire la plus proche avant de se camoufler derrière une valise posée en son sommet. Parfait, d’ici il avait une vue imprenable sur le lit de Hermione et plus précisément sur le lieu du meurtre impitoyable de l’oreiller. Il allait pouvoir s’offrir la plus douce des sucreries en assistant en première classe, à l’un de ses plus fiers exploits guerriers. Un quart de tour devrait suffire pour assister au premier coup de griffe.
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Fleur d'épine
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Fleur d'épine » 01 mai 2020 - 19:59

Titre : La vie mode d'emploi
Défi scénaristique de 20H : Intégrer une référence au livre qui se trouve le plus près de vous (La vie mode d'emploi de Perec)
Fandom : HP
Nombre de mots : 771
Personnages : Luna et son père
Rating : tout public
Luna revenait chez son père pour les vacances de Noël. Elle était entrée à Poudlard quelques mois auparavant et il était impatient de rattraper tout ce qu’il avait manqué dans la vie de son enfant chéri. Lorsqu’il la récupéra à la gare, elle avait un sourire étincelant, lumineux, qui avait fait battre son cœur de contentement. Mais une fois arrivé dans leur maison, loin du regard des autres, l’ambiance se dégrada totalement. Luna était malheureuse, il le voyait bien. 


— Que se passe-t-il ma petite ? demanda-t-il enfin.

Elle ne répondit rien. Elle regarda le sol en guise de pénitence. Xenophilius sentit son cœur se fendre en deux.

— Tu sais que tu peux tout me confier mon enfant ? Dis-moi ce qui ne va pas. Je sens bien que quelque chose ne va pas. Tu ne peux pas cacher cela à ton vieux papa ?

Elle prit un grande respiration et lâcha ce qui la hantait en silence depuis plusieurs semaines déjà.

— Tout le monde… me prend pour une folle.



Et elle explosa en sanglot. Les pleurs étaient si bruts et si violents qu’ils se transformèrent en jérémiades. Le père, désemparé, voulut la réconforter. C’était un crime de mettre sa fille dans un tel état, ceux qui en étaient les coupables méritaient de mourir.

— Ils disent que tu es folle ? Mais est-ce que l’un d’eux a eu affaire à la perte de sa mère déjà ? Est-ce que l’un d’eux est capable de regarder le monde avec autant de curiosité et d’imagination que toi ? Est-ce que l’un d’eux est aussi intelligent que toi, a le cœur aussi grand que le tien ?
— Je…ne… sais…pas, réussit-elle à dire malgré les larmes, et les hoquets qui possédaient son petit corps de façon spectaculaire.
— Non, bien sûr que non ! rétorqua le père avec force. Ma petite, ne prête pas attention à ces ignorants. Ils manquent cruellement d’ouverture d’esprit et n’ont aucun intérêt. Où est leur désir ? Ne font-ils que suivre ce qu’on leur dit, ce qui est bien pour eux, ce qui est juste et logique ? Concentre-toi plutôt sur ceux qui le méritent, qui reconnaissent ta valeur, parce qu’il y en a. Concentre-toi sur ceux qui sont dignes de toi, qui se questionnent sans cesse, qui ne prennent rien pour acquis, les originaux, les bizarres, les excentriques !
— Mais papa… tu ne penses pas que je suis folle ?
— Bien sûr que non, s’emporta-t-il. Ah les imbéciles, te mettre une idée aussi farfelue dans la tête !

Mais comme Luna demeurait inconsolable, il s’agenouilla pour être à sa hauteur et la prit dans ses bras. Elle s’accrocha à ses épaules et s’y recueillit un long moment.

— Tu es l’esprit le plus inventif et lumineux que je ne connaisse. Ne doute jamais de toi à cause de faibles et d’incapables. Moi, ton père, je te le dis : tu es la plus belle chose que j’ai faite en ce monde. Et, si tu es folle, alors je le suis aussi et ça m’est bien égal. Ta mère… Ta mère pensait la même chose que moi. Tu lui ressembles tant. Vous êtes toutes les deux si belles, passionnées, rêveuses, éclairées, profondes. Elle aussi a subi les moqueries avant toi, et moi de même. On ne la trouvait pas assez rationnelle, elle aurait dû être plus classique, façonnée à leur image. Non. Moi c’est pour ça que j’en suis tombé amoureux. Si tu les laisses dire que tu es folle, cela revient à dire de ta mère qu’elle était folle. Penses-tu que ta mère était folle ?
— Non ! répondit Luna avec détermination malgré les pleurs.
— Alors imagine cela. A chaque fois qu’ils te disent folle, cela te rapproche de plus en plus de ta mère. Pense à elle.

Et Luna tomba amoureuse de l’idée. Parce que sa mère était un idéal pour elle et qu’elle lui manquait atrocement. Les mots de son père étaient le médicament parfait. Tout à coup les remarques de ses camarades n’avaient plus aucune importance à côté de l’image de sa mère. Il lui fallait apprendre à ne pas prêter attention à ce qui était indigne d’intérêt.

— Mais papa, reprit-elle avec une voix plus joyeuse bien que toujours un brin peiné. Est-ce qu’il existe un mode d’emploi à la vie ?

Son père explosa d’un rire sincère et extravagant.

— Ma chérie, si un tel livre existait, crois bien que je le brûlerai.
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Tiiki
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Tiiki » 01 mai 2020 - 20:00

Titre : Les Cupidons de Gilderoy
Défi (scénaristique ou stylistique) : stylistique 20h (texte sans A), j'ai bof joué le jeu mais il y avait un effort initial pour le scénaristique (référence aux Regrets de Du Bellay)
Fandom : HP
Nombre de mots : 296
Personnages : Percy Weasley, Pénélope Deauclaire
Rating : TP
« Ce professeur de Défense est une horreur, une c…
— Je le trouve très bien, moi ».

Percy rosit furieusement. Ses yeux bleus se plissèrent légèrement. Il ne put bientôt retenir plus longtemps les mots dissimulés derrière ses lèvres :

« L’idée que des Cupidons te poursuivent dès le lever du Soleil pour te délivrer mille missives enfiévrées te réjouit donc tellement ?
— Oui, répondit-elle sur un ton moqueur.
— Tu te fiches de moi ? » gémit-il.

Le roux et le second degré… quelle belle histoire tout de même ! Pénélope se retint tout juste de rire. Il eut un rictus blessé, l’œil blême, et elle perdit son sourire.

« Ce n’est qu’une lettre, Perce….
— De qui est-elle ?
— Lee Jord…
— Stop ! Je m’en fiche », dit-il d’une voix pleine de douleur.

Pénélope ne put retenir un soupir.

« Décidément…
— Quoi ? vomit-il.
— Rien. Je ne dis plus rien. »

Les Préfets se fixèrent quelques secondes en silence.

« Ce n’est qu’une lettre, se défendit-elle encore.
— Une lettre de trop !
— Tu es puéril. »

Les dents serrées, Percy choisit de lui tourner le dos. Puéril, vous disiez ? Pénélope sentit son cœur se comprimer. Les regrets se ruèrent en son sein. Elle n’eut guère le temps de revenir sur ses mots puisque ce fut lui qui reprit :

« Peut-être.
— Peut-être que quoi ?
— Penny, lorsque je suis près de toi je… »

Il sentit l’émotion monter.

« Tu…
— Oui ? » le soutint-elle.

Percy lui sourit un peu bêtement. Trop tôt encore.

« Non rien. »

Bientôt peut-être.
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Mais puisque je vous dis que j'ai ma carte de presse !
(vignette AliceJeanne, BellaCarlisle, Hazalhia)

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AleynaButterfly
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par AleynaButterfly » 01 mai 2020 - 20:01

Titre : Regrets
Défi (scénaristique ou stylistique) : Les deux (pas de A et livre le plus proche "Mode d'emploi de la future mariée")
Fandom : HP
Nombre de mots : 362 mots
Personnages : Andromeda Black
Rating : tout public

Mes « chers » géniteurs,

Votre lettre me remplit de tristesse et surtout, de colère. Comment osez-vous ? Vous me décevez profondément, est-ce une surprise ?

Cet évènement ne vous concerne ni de près, ni de loin. Je le choisis et rien ne peut plus m’en empêcher. Vous vous trompez depuis toujours sur lui et sur tous les Nés-Moldus. Il est l’homme le plus droit, le plus drôle et le plus compréhensif qu’il me soit donné de côtoyer. Je ne peux crois-re un seul mot de ce que vous me dites de lui.

Vos voisins se sont moqués de vous, m’écrivez-vous. Vous êtes montrés du doigt, dites-vous ? Vous ignorez sûrement que vous êtes montrés du doigt depuis longtemps, pour des motifs bien plus sérieux. C’est mon futur époux qui peut être couvert de honte ! Ses proches ont été horrifiés. Et pourquoi donc ? Notre nom leur est connu, et ce qui ressort de leurs dégoût n’est ni pur, ni prestigieux. Tout ce que vous pensez être. Je vous rends bien volontiers ce nom plein de noirceur.

Vous me reniez, très bien. Mon propre coeur l’emporte sur vos sentiments, si le sens de ce mot vous est connu, bien sûr. J’en doute personnellement. Je renie ce que vous êtes depuis longtemps.

En ce qui concerne cette soeur que vous me mentionnez, celle qui veut me voir morte. Vous rendez-vous compte de ces mots fielleux qui coulent de votre encrier ? Vous Figurez-vous, elle est venue le mois dernier. L’ignorez-vous réellement ? Son voeu est de me détruire et détruire tout ce qui m’est cher. Elle promet même de détruire votre propre progéniture innocente !

Je n’éprouve ni regrets, ni remords, même si vous me promettez l’inverse.

Ils seront éternels de votre côté. C’est un espoir ténu, un espoir peut-être nul. Peu importe. Il existe et c’est ce qui compte pour moi.

Votre future Mrs Tonks.

PS : N., si tu me lis, je te conjure de m’écrire. Je t’estime toujours, petite soeur. Réponds, je t’en prie.


N. referme ce courrier précieusement. Elle le lit de temps en temps, le coeur lourd. Ce coffret renferme son regret le plus secret. Son silence criminel.

Ses soeurs se sont déchirées et l’ont quittée définitivement.
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lilychx
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par lilychx » 01 mai 2020 - 20:42

Titre : Aberration gustative
Défi scénaristique de 21H : votre personnage fait une découverte culinaire incongrue
Fandom : aucun
Nombre de mots : 331
Personnages : Georgette et Lucienne
Rating : tout public
Georgette était dans la cuisine et suivait la recette à la lettre. Elle était plutôt fière d’elle pour le moment. Elle, qui n’avait jamais, ne serait-ce que réussi à cuire un œuf. Habituellement, c’était Lucienne qui s’occupait de faire à manger, mais là pour une fois Georgette avait eu envie de la surprendre. Elle, avait trouvé la recette sur Internet et s'attellent à suivre chaque étape du mieux qu’elle le pouvait.

1-Faire bouillir de l'eau dans une petite casserole.
2-Peler et laver les pommes de terre. Couper les en dés.
3-Dans un faitout, faire revenir l'oignon émincé dans l'huile d'olive et ajouter les pommes de terre. Remuer bien et verser l'eau bouillante. Saler et poivrer. Cuire à feu moyen pendant 10 mn (les pommes de terre doivent être bien cuites.).
4-Couper les spaghettis en petits bouts et les rajouter aux pommes de terre cuites. Parsemer de persil haché. Ajouter un verre d'eau chaude pour éviter que les pâtes ne collent trop. Cuire les pâtes pendant 10 mn sur un feu moyen.

Georgette était en train de rajouter le parmesan dans les deux assiettes qu’elle avait dresser quand Lucienne entra à son tour dans la cuisine.

- Tu as fait à manger ?!

Elle s’approcha des assiettes et éclata de rire.

- Des pâtes aux patates ?! Tu nous fais quoi la prochaine fois ? De la pâte à pizza sur du pain ?

Tout en ricanant Lucienne ouvrit le frigo pour prendre la Tome de Savoie qu’elle avait acheter la veille ainsi qu’un yaourt au chocolat. Elle s’installa à la table.

- Excuse moi Georgette, mais je pense que je ne vais pas manger cette aberration culinaire que sont des pâtes aux patates.

Sur ce, elle ouvrit son yaourt et se coupa une part de Tome de Savoie. Puis elle trempa son bout de fromage dans son yaourt au chocolat avant de le déguster avec plaisir.
Le génie, c'est l'enfance retrouvée à volonté.
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Samantha Black
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Samantha Black » 01 mai 2020 - 20:42

Titre : La dégustation
Défi scénaristique : 21h : Votre personnage fait une découverte culinaire incongrue
Fandom : HP
Nombre de mots : 518 mots
Personnages : James Sirius Potter, Rose Weasley
Rating : -16 (je préfère prévenir que guérir)
Déconseillé au -16
Show
Dans une vie antérieure, Rose avait sans doute été une souris. James ne voyait pas d’autres explications à son amour plus que suspect pour le fromage. Elle avait une préférence pour ceux ayant du goût et l’odeur qui allait avec. Tout ce que James avait en horreur ! Rien que l’odeur lui était difficilement supportable. Pourtant, l’amour étant sans doute plus fort que tout, même que la préservation de son délicat odorat, le jeune homme avait fini par accepter une virée dans une ferme fromagère. Pourquoi Molly avait-elle pensé que cela ferait un bon cadeau d’anniversaire ? Il n’en avait pas eu la moindre idée, jusqu’au moment où il avait vu Rose goûter avec délice au fromage de veaudelune. Les yeux fermés, elle poussa un petit gémissement de bonheur et James ne put détacher ses yeux d’elle. Elle donnait plus l’impression d’avoir un orgasme que de manger un aliment à l’odeur mortifère. Et il devait avouer que cela ne le laissait pas indifférent, même s'il ne comprenait toujours pas qui pouvait avoir eu l'idée saugrenue de faire du fromage avec le lait de veaudelune !

— Vous voulez essayer, Monsieur ? demanda soudainement le fermier.

Sorti violemment de sa rêverie, James tourna son visage vers lui. Son cerveau tournait à plein régime, tendant de trouver un moyen de refuser sans paraître impoli.

— Il est intolérant au lactose, intervint Rose.
— Vraiment ? s’étonna l’éleveur en le regardant de haut en bas.
— Vraiment, répondit la jeune femme en souriant. Moi, j’en reprendrai bien un morceau, par contre ! C’est la première fois que je mange un fromage de veaudelune et c’est… Délicieux, déclara-t-elle en souriant.

Le fermier parut ravi du compliment et lui tendit de nouveau le plateau.

— Merci, souffla-t-elle avant d’en déguster un nouveau morceau.

James ne put détacher son regard de Rose alors qu’elle savourait le fromage. L’espace d’une seconde, il se demanda si la jeune femme n’en rajoutait pas un peu, mais l’idée lui sortit bien vite de la tête. Rose aimait simplement bien trop le fromage. Malgré tout, le reste de la visite se révéla être une torture pour James qui fut ravi de quitter la ferme pour leur appartement.

— Alors ? questionna-t-elle en souriant quand ils furent arrivés chez eux.
— Alors ? répéta-t-il sans comprendre.
— Toujours aussi hostile à la dégustation de fromage ? plaisanta-t-elle le regard malicieux.

Le sous-entendu le frappa de plein fouet !

— Je ne vous savais pas si coquine, Miss Weasley, la taquina-t-il en l’attrapant par la taille.
— J’ai plus d’un tour dans mon sac, Mr Potter, rétorqua-t-elle en passant ses bras autour de son cou.
— C’est ce que je viens de voir, souffla-t-il en approchant son visage du sien.

Il ne put s’empêcher de froncer le nez face à l’odeur encore persistante de fromage.

— Je vais me laver les dents, murmura-t-elle en jouant avec son col, mais ne partez pas trop loin ! Je voudrais vous montrer quelques tours.

Elle lui fit un clin d’œil avant de se diriger vers la salle de bain en souriant. James la suivit du regard. Cette dégustation de fromage de veaudelune avait du bon, finalement.
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Lsky
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Lsky » 01 mai 2020 - 20:44

Titre : Vol au vent d'escargots
Défi (scénaristique ou stylistique) : Les deux mon capitaine ! (Faire des rimes en chaque fin de phrase. + Votre personnage fait une découverte culinaire incongrue)
Fandom : /
Nombre de mots : 283
Personnages : ce pauvre Sergueï
Rating : /
Sergueï était un cador, il le savait. Mais là, ce qu’il avait trouvé… C’était incroyable, c’était beau, c’était flou. Il allait étonner tout le monde au barbecue. Le plat avait même quelque chose d’artistique. Alors, à sa guise, il se lança, pour réaliser cette performance aromatique.
Dans son jardin, durant la fête de ce soir, ils seront tout étonnés. Sergueï allait marier ses mets préférés. Ça lui était venu comme ça, en se souvenant que feu son père se régalait d’escargots. Il avait fermé les yeux et avait senti à nouveau l’odeur de la persillade montée dans sa chambre d’ado. C’était sans doute le dernier plat que son père avait préparé. Alors, comme un hommage il avait choisi d’en cuisiner, après ce doux retour dans le passé.
Il avait donc acheté les escargots qu’il sortit de leurs coquilles. Il n’a regardé aucune recette, Sergueï n’avait pas besoin de béquilles. Il se souvint que son père aimait le vin blanc. Alors il en versa franchement. Le liquide se mit à bouillir dans la sauteuse brûlante. Il y ajouta, généreusement, un pot de crème fraîche, scintillante. Très vite, elle ne scintilla plus, dans le marasme des escargots désormais grillés et de la flaque vin blanc. L’hommage était bien beau, mais Sergueï préférait le pastis, alors il en versa tout autant.
Très vite, il fut saoul des effluves du mélange. Il arriva dans le jardin comme un ange. Il avançait en présentant fièrement le plateau. Les invités faisaient la moue, le regardant en se demandant ce qu’étaient ces drôles de végétaux. Car oui, ils pensaient que c’était des champignons !
D’ailleurs, s’ils avaient su ce que c’était, ils n’auraient pas goûté, pas même pour être mignons.

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par ninipraline » 01 mai 2020 - 20:48

Titre : Pester !
Défi (scénaristique ou stylistique) : défi stylistique les rimes en bout de phrase.
Fandom : Original
Nombre de mots : 89
Personnages : il & elle
Rating : tous public
Écœurée. Vraiment dégoûtée. Révoltée et scandalisée. Elle regardait l’émeutier. Ce gars était une calamité. Un redresseur de torts complètement borné.
« Tu t’énerves pour rien le décérébré. »
Elle n’en pouvait plus, elle avait craqué. Elle n’aurait pas dû, mais c’était exagéré.
Il ennuyait tout le monde à constamment se révolter. Il n’y avait pas lieu d’insister.
« C’est comme ça, c’est décidé ! »
Il ne fallait plus en discuter. Sinon, jamais ils allaient décoller. Pourquoi en avoir hérité ? Quelle horripilante contrariété. Mauvaise destinée ? Fatalité ?
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AleynaButterfly
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par AleynaButterfly » 01 mai 2020 - 20:50

Titre : Repas de minuit
Défi (scénaristique ou stylistique) : Les deux : Fin de phrases en rimes + découverte culinaire (elle est toute relative ici mais bon ^^')
Fandom : HP
Nombre de mots : 416
Personnages : Sirius Black
Rating : Tous publics

Sirius se sentait un peu patraque ce soir-là, en rentrant de chez James et Lily. Ce soir encore, il avait trop bu et avait catégoriquement refusé toutes les propositions de rester dîner, malgré l’insistance de ses amis. Il les aimait bien sûr, Lily cuisinait à merveille, mais son crâne n’aurait pas résisté à un nouveau hurlement de son filleul adoré, le petit Harry. La tendresse l’étreint tout de même à la pensée de ce petit être, qui avait tellement grandi. Titubant au milieu de la cuisine, il regretta ce verre de trop, cette boisson qu’il ne tenait jamais, ce divin whisky. Il fallait qu’il se cale l’estomac à présent, s’il ne voulait pas passer une trop mauvaise nuit. Il ouvrit tous les placards pour les trouver vides, il se maudit.

Il était trop tard à présent pour faire les courses et il contempla le paquet de pâtes, les pommes de terre qui traînaient et le reste de riz. Une soudaine et incroyable inspiration le saisit. Il éplucha les patates avec une précaution toute relative, évitant de se trancher un doigt, et les jeta dans une marmite remplie d’eau préalablement bouillie. Il attendit quelques minutes, puis jeta les pâtes, imaginant ce que dirait Lily. Elle serait horrifiée pour sûr et ne voudrait jamais lui confier Harry. Il pouvait compter sur James, qui le défendrait, car il n’oublierait pas que Sirius avait beaucoup trop de dossiers sur lui. Avec un sourire, Sirius versa de l’huile d’olive et chercha dans toute sa cuisine des épices qui siéraient à merveille à ce plat improvisé d’une nuit.

Il se rappela soudain de la demande de James avant qu’il ne les quitte sous la pluie. « Va voir Peter, il n’a pas reçu ta visite depuis quelques temps, je pense qu’il s’ennuie. Il est venu nous voir il y a quelques jours, il était nerveux, il a à peine souri. » Alors, il transplana aussitôt vers sa moto, ce qui n’était guère prudent quand on était bourré, un jour il le dirait au petit.

Il n’oublierait jamais cette recette qu’il n’avait jamais finie.
Il n’en avait pas eu besoin pour oublier le divin whisky.
Il avait fui au milieu de la nuit.
Ce 31 octobre honni.

A présent, voilà à quoi il en était réduit. Il ne pourrait plus jamais voyager, jamais revoir ses amis, ni Harry. Dans sa cellule d’Azkaban, affaibli par les Détraqueurs, il se transforma à nouveau en Patmol, de peur de s’effondrer au souvenir du dernier jour de sa vie.
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Dedellia
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Dedellia » 01 mai 2020 - 20:52

Titre : Sous les cerisiers (partie du texte)
Défi stylistique : rimes à chaque phrase
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 201
Personnage : Teddy
Rating : tout public
Cet endroit. Le soleil était caché et le vent sur son visage était froid. Pourtant, il se sentait bien, comme si son corps suivait ses propres lois. Il se promena d’une rue à l’autre tranquillement, un pas à la fois. Le village n’avait rien d’extraordinaire, il était comme n’importe quel autre ou pas, car Teddy avait l’impression d’avoir trouvé un chez-soi. C’était ça, un chez-soi.

C’était l’impression de familiarité qui se dégageait de l’endroit qui attirait Teddy. Il aurait pu vivre ici. Il s’installerait dans une maison au hasard et s’y sentirait accueilli. Accueilli, par le village, si ce n’était pas par les gens d’ici.

Il avait envie de revenir. Pas dans les prochains jours, mais dans l’avenir. Peut-être pas pour y vivre, mais au moins pour retrouver cette sensation, la ressentir. Espérer trouver d’autres endroits, et que bien des gens puissent les découvrir.

Il quitta bien plus tard le village dont il ne connaissait toujours pas le nom. Il partit, un peu à reculons, mais plus par appréhension de ce qui l’attendait que par tristesse de quitter l’agglomération.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Haru Nonaka » 01 mai 2020 - 20:53

Titre : sans titre
Défi (scénaristique ou stylistique) : les deux normalement (rimes et recette)
Fandom : aucun
Nombre de mots : 248
Personnages :
Rating :
Tard la nuit sur un tchat dont on ne prononcera pas le nom.
Avait lieu une discussion.
Nous la retranscriront ici.
L’inspiration n’ayant pas pris.

— Bon bah, c’est pas si mal en fait, c’est pas comme la pizza a l’ananas.
— Oui, c’est sur, c’est pas la pire recette que nous a mijoté Dédellia.
— C’est plutôt meilleur que j’aurais cru, pas fade du tout.
— Non mais bon, je préfère quand même les pâtes au pistou.
— Bah, au moins c’est un vrais plat italien celui ci.
— Oui, au moins Haru refusera pas de gouter, et partira pas dans une nouvelle crise d’histérie.
— Par contre, y a pas un peu trop de féculant pour une seule assiette?
— Bah, les patates c’est des légumes, en tout cas moi j’en laisserait pas une miette.
— Mais, en plus tu sauce ton assiette avec du pain?
— Bah quoi, je fais toujours ça, pas vous les copain?
— Techniquement les patates sont plutôt des tubercules de la famille des solanacées.
— Lache un peu wikipedia et passe moi plutôt le pâté.
— Oh, écoutez ça, il parait que les pommes de terres on connu une chute de prix historique à cause du coronavirus.
— Vas falloir faire des frittes a la prochaine réunion, bon, sinon, on leur prépare quoi comme contraintes aux olibrius?
— Je sais pas, on pourrait les forcer à écrire une ode aux ananas.

— (en coeur) Dédé, on t’a déjà dis non mille fois.
Dernière modification par Haru Nonaka le 01 mai 2020 - 20:55, modifié 1 fois.

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Bellatrix1992
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Bellatrix1992 » 01 mai 2020 - 20:54

Titre : Schwenker et Currywurst
Défi (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 695
Personnages : Joy Adrian / Eris Malefoy / Gilda Selwyn / Federica et Antonin Scott
Rating : TP
Spoiler
Show
A la fin de l’après-midi, peu après le thé d’ailleurs, Federica installa le barbecue dans le jardin et les filles l’aidèrent à mettre la table tandis que Gilda coupait une montagne de pommes de terre en fines lamelles.
A six heure et quart, Antonin Scott rentra du travail. A la grande surprise des deux jeunes filles, il était vêtu d’un pantalon de trekking, de bonnes chaussures de marche et portait sur son dos un sac de randonnée à présent presque vide.
Il salua tout le monde à la cantonade, posa un baiser sur la tempe de son épouse qui lui présenta les trois nouvelles venues :
- Allons Antonin, tu les reconnais sans-doute ! Lui dit-elle. Gilda, Joy Adrian et Eris Malefoy.
- Gilda, oui bien sûr je me souviens ! Répondit-il en lui serrant chaleureusement la main. Et voici donc Joy et Eris… Je me souviens de vous, mais j’avoue que je ne vous aurais pas reconnues tant vous avez grandi et changé…

Il leur serra également la main et Eris sentit sous sa poigne puissante des cals probablement liés à une activité manuelle. Il allait vraiment très bien avec Federica et les voir en relation l’un avec l’autre lui rappelait un peu les souvenirs qu’elle conservait de son père et de sa mère.
Mais, étrangement, elle se sentait de plus en plus mal au milieu de tous ces gens. Elle qui n’avait pas vécu la chasse aux traîtres, nés moldus… Qui n’avait jamais connu Azkaban… Et s’était toujours retrouvée à l’écart des autres, unis par leur expérience aussi horrible soit-elle.

La table étant dressée, elle rentra dans la cuisine pour aider Gilda au moment où Antonin demandait à celle-ci :
- Excusez-moi de vous demander cela, mais je ne voudrais pas commettre d’impair. Comment doit-on vous appeler ?
- Selwyn, répondit Gilda. Mais ne vous inquiétez pas, si vous m’appelez Marty, Malefoy, ou même Rogue, je ne me vexe pas. Les gens ne savent jamais comment me nommer.
- Tu as besoin d’aide ? Lui demanda Eris pour signaler sa présence.

Gilda se retourna vers elle avec un sourire doux :
- Oh, non. Je viens de finir les patates et là on fait les frites. On devrait manger dans un petit quart d’heure, tu as un peu de temps.

Eris ressortit dans le jardin et s’approcha du grand barbecue rond et suspendu au dessus du feu auquel officiait Federica. Joy s’y trouvait déjà et examinait les Bratwurst qui y grillaient, ainsi que d’étranges morceaux de porc mariné, en essayant tant bien que mal de dissimuler son scepticisme.
- Qu’est-ce que c’est ? Demanda Eris.
- Schwenker, Répondit Federica. C’est plutôt originaire de la Sarre mais avec Antonin on adore ça.
- ça sent bon, répondit Eris.
- Oui, très bon. Normalement, on les mange plutôt dans du pain, mais c’est aussi très bon avec des frites et, de toute façon, on fait Currywurst aussi ce soir.

Eris songea qu’elle aurait sans doute du mal à finir sa portion. Au bout de quelques minutes, Gilda et Antonin annoncèrent que les frites étaient prêtes et Gilda les apporta sur la table tandis qu’Antonin posait sur la table un pot de sauce rougeâtre puis aidait sa femme à disposer les grillades sur un plat.
Eris et Joy apprirent ainsi que la sauce rougeâtre se versait sur la Bratwurst et était aromatisée au curry. D’où le nom « Currywurst ». Joy déclara que c’était excellent mais Eris, à sa propre surprise, ne fut guère emballée que ce soit par la sauce ou la saucisse elle-même, préférant largement le Schwenker qui était plus subtilement épicé et surtout, qui ressemblait plus à de la « vraie viande ». Elle finit cependant son assiette, trouvant un bon compromis dans le fait d’aromatiser les frites avec la sauce curry.
La nouveauté du goût avait réveillé l’appétit de Joy qui fut resservie de frites et eut même droit à une moitié de Bratwurst en plus. Eris se sentit un peu réconfortée de voir que son amie semblait reprendre du poil de la bête.

Il se pouvait bien que le changement soit très positif pour elle. En tout cas c’était bien parti.
Image

Pas ma fille espèce de garce!

zelinara
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par zelinara » 01 mai 2020 - 20:55

Titre : L'aventure culinaire
Défi (scénaristique ou stylistique) : défis scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 510 mots
Personnages : Hermione Granger
Rating : tous publics
Cela faisait maintenant trois mois qu’Hermione Granger parcourait l’Europe centrale dans le cadre de son mémoire d’études des us et coutumes vis-à-vis des créatures magiques comme les centaures, les elfes de maison… Cette étude lui tenait particulièrement à cœur. En effet, la réussite de la conduite de cette étude et ce qu’elle allait en dégager, elle en était persuader, allait lui permettre de réaliser toutes les réformes qu’elle voulait faire en Angleterre, une fois en poste au ministère.
Elle avait était en Roumanie voir Charlie Weasley, en Biélorussie, en Slovaquie, et avant tout cela en Russie, en Grèce… Et là, elle se trouvait depuis près de deux semaines en république tchèque. Elle avait était dans l’extrême est du pays, en Bohème. Et, elle venait d’arriver dans la ville de Prague ou Praha… comme disait les tchèques. Elle avait d’abord était émerveillé par la ville médiéval, le centre historique avec toutes ses petites rues… la place centrale. Mais ce qui l’avait le plus charmé, était le quartier du château de l’autre côté du pont Charles, et le quartier de Mala Strana, avec ses arbres, ses petits coins de verdures, les trams anciens… elle n’avait pu s’empêcher de faire un peu de tourisme, tels que les moldus l’appréciait…
Elle était à la recherche d’un endroit pour se restaurer, elle était passée du côté sorcier de la ville, qui était des plus pittoresques. Elle avait l’impression d’avoir remonté le temps de près de 200 ans ou 100 ans. Elle n’était pas sûre.
Elle avait finis par franchir la porte d’un boui-boui dont la devanture l’avait intrigué. Elle ne comprenait rien à la carte, comme partout depuis son séjour d’étude. Elle avait choisi, le nom du plat, le seul qu’elle avait réussi à prononcer, le seul qu’elle pensait réussir à prononcer plutôt. Elle pensait avoir commandé un goulasch… plat traditionnel de cette partie de l’Europe. Sauf qu’elle ne reçut pas ce qu’elle avait commandé. C’était certes un plat en sauce, une sauce brune bien nappant qui enrobait la viande, enfin ce qu’elle supposait être de la viande. Elle prit son courage à deux mains, elle était une Gryffondor ou elle ne l’était et enfourna rapidement sa première bouchée. Elle teint à peine deux secondes avant de recracher aussi sec le bout de chair qu’elle avait gobé. Mais cela piquait par le caleçon de Merlin, elle eut subitement une nausée qui fuit suivie dans la minute par un flot continue d’un vomissement bilieux, gastrique… elle regarde plus attentive le plat alors qu’elle essayait de contenir la catastrophe en cour… Elle finit par découvrir au milieu de la sauce, la responsable de son calvaire… une pastille de gerbe… avec un beau « W » dessus…
Je vais les tuer se dit-elle alors…
A quelques centaines, milliers de kilomètre de là, en plein de cœur de Londres, Georges Weasley était en train de préparer la nouvelle commande de pastilles de gerbes pour la république tchèques et se fit la réflexion, que peuvent-ils bien tout faire de toutes ses pastilles. Cela devait être de sacrer blagueur ses tchèques.

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Xuulu
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Xuulu » 01 mai 2020 - 20:59

Titre : Sérendipité?
Défi: défi scénaristique de 21h (découverte culinaire)
Fandom : HP
Nombre de mots : 710
Personnages : surprise
Rating : TP
John arriva à l’usine plus tôt que d’habitude. La veille au soir, il avait rencontré le fiancé de sa fille Joanne, Oscar Byrne, un homme très bien, quoique moldu. La conversation ayant naturellement roulé sur l’entreprise de John, ce jeune homme avait évoqué un souvenir de ses cours d’école moldue. Alors qu’il était dans l’équivalent de sa deuxième année, son professeur de sciences leur avait fait synthestiser, ou quelque chose comme ça, de l’arôme de banane. Oscar disait que son aversion pour ce fruit datait de cette époque. Alberta avait ri en se félicitant qu’il n’y ait pas de dessert à la banane prévu ce soir-là. Bref, c’est ce qu’avait dit Oscar ensuite qui l’avait interpellé : ce fameux professeur (qui aurait cru qu’un pauvre professeur moldu pourrait ainsi donner des idées au créateur de génie qu’il était !) avait également rappelé aux élèves que le goût était, chez les humains, fortement connecté au sens de la vue. Des personnes à qui ont fait goûter du fromage blanc nature mais coloré en rouge n’auront aucune hésitation à affirmer qu’il est aromatisé à la fraise.

Dans la nuit, donc, une idée s’était frayé un chemin dans le cerveau de John : il voulait essayer de désaccorder les parfums et les couleurs des bonbons qu’il produisait, pour que les gens soient surpris en les goûtant. C’était une idée révolutionnaire.

En arrivant dans son bureau, il se débarrassa de ses affaires, et passa dans le laboratoire d’à côté. Il commença des expériences. Il voulait un bonbon au citron, rose. Un bonbon à la menthe, jaune à pois orange. Un bonbon à la framboise, rayé de bleu. Un bonbon à la pomme, violet dégradé. Mais il dû se rendre à l’évidence : tout cela s’avérait bien plus compliqué que prévu. L’art des potions manquait visiblement de matières colorantes : il semblait en tout cas impossible de fixer la couleur ou de la rendre aussi précise qu’il le voulait, dégradée ou à motif sur une aussi petite surface que celle du bonbon. C’était complètement idiot : la chimie magique dont il était spécialiste lui permettait d’imiter le goût de plus de 500 fruits, communs ou exotiques, mais pas les couleurs ! Il s’arracha les cheveux pendant des heures, ses chaudrons fumant de plus en plus, l’atmosphère du laboratoire s’alourdissant.

C’est quand sa femme entra qu’il se rendit compte qu’il était déjà treize heures : ils avaient l’habitude de se retrouver dans le bureau de John pour déjeuner. Alberta disait que c’était pour lui rappeler qu’il fallait manger, alors qu’il assurait que son épouse était sa plus grande inspiratrice. Elle s’approcha des chaudrons, l’air interrogateur.

- Je n’y arrive pas, Alberta ! Du tout !

Il lui expliqua son idée et ses tâtonnements de la matinée. Il avait l’air assez désespéré. Tout en l’écoutant, Alberta déballait les sandwichs du jour : foie et œufs durs. Elle cherchait également une solution, proposant à son mari de redemander à Oscar de se renseigner sur les produits colorants moldus. Ils pourraient éventuellement en acheter et en faire venir à l’usine. John mordit dans son sandwich, malgré sa gorge nouée. Ce n’était pas la première fois qu’il avait une idée irréalisable. Alberta sentit un élan de compassion envers son époux. Prise d’une inspiration soudaine, elle jeta son sandwich entamé dans le chaudron qui bouillonnait toujours entre eux. Cela devrait le dérider…

- Mais que fais-tu ?

John sauta en arrière, regardant sa femme d’un air inquiet : est-ce qu’à soixante ans déjà, elle perdait le contrôle de ses membres, au point d’avoir de soudaines détentes nerveuses qui lui faisait lâcher ce qu’elle tenait ?

- Tu vas bien ?

Alberta éclata de rire :

- Mais oui, John, bien sûr : j’ai fait exprès. Je sentais le goût du foie dans ma bouche, et je me suis dit que ce serait encore plus surprenant qu’il vienne d’un de tes bonbons… En tout cas, plus surprenant encore qu’une couleur inadaptée.

La perplexité de John fut de courte durée : du chaudron se dégageait un fumet parfaitement étrange, à la fois sucré et douceâtre, dans lequel il reconnaissait le foie et les œufs durs à l’odeur de soufre…

Il se précipita vers sa femme pour l’embrasser.

- Alberta, tu es géniale !

Dans l’après-midi, ils firent ensemble le moulage du contenu du chaudron dans les moules des bonbons, et testèrent également une autre préparation : approfondissant l’idée de départ, John imita magiquement l’odeur de sa propre chaussette sale. Une fois refroidis, les bonbons furent démoulés : John et Alberta goûtèrent et admirèrent la petite pile de pastilles au foie, aux œufs et au fumet de chaussette.

- Chérie, ils sont parfaits. Merci !

- Je t’en prie. Comment comptes-tu les appeler ? Quelque chose avec « surprise… » peut-être…

- Je sais ! Les dragées surprises de Bertie Crochu ! C’est une manière d’hommage.

Ils riaient ensemble, comme des gamins.

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Eejil9
À la tête du Magenmagot
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Eejil9 » 01 mai 2020 - 21:00

Titre : La retenue
Défi (scénaristique ou stylistique) : défi scénaristique : la recette de l'extrême
Fandom : HP
Nombre de mots : 460
Personnages : Pansy et Ginny
Rating : pour l'instant, -16 mais ça va pas durer :mrgreen:
Spoiler
Show
Elle la regardait mélanger vaguement, du bout des doigts, des restes de miettes qui souillaient la table et l’eau savonneuse qui y avait été versée. Elle était fascinée par ces doigts blancs qui disparaissaient dans la crasse pour reparaître et y plonger à nouveau. Leur mouvement avait quelque chose d’obsédant.
Jamais Ginny n’avait remarqué que Pansy avait de si belles mains. Pour être honnête avec elle-même, elle devait reconnaître qu’elle se concentrait trop, en temps normal et lorsqu’elle parlait, sur l’inanité de ses propos pour observer autre chose. Mais là, ses mains qui mélangeaient en une bouillie infâme miettes, restes de viande, petits pois oubliés et eau savonneuse semblaient briller de l’éclat du contraste entre la pureté et la crasse.
- Tu ferais mieux de t’activer, interdiction de sortir tant que tu n’as pas terminé, et je n’ai pas l’intention de passer la nuit ici, protesta Pansy de sa voix nasillarde, insupportable.
Ginny haussa les épaules.
- Est-ce que ça signifie que tu es enfermée là autant que moi ? C’est bien la peine d’être une criminelle si c’est pour être punie avec ceux que tu martyrises…
- Tout de suite les grands mots. La différence, c’est que je peux te jeter un doloris pour que tu avances plus vite !
Cependant, elle laissa sa baguette là où elle était et se remit à mélanger les saletés des tables, avec le même soin que si elle suivait une recette particulièrement élaborée. Ginny, elle, continua de se concentrer sur ses doigts fins qui fouaillaient la crasse.
Elle finit même par sentir quelque chose s’agiter dans son bas-ventre, et elle se maudit intérieurement. Ce n’était vraiment pas le moment. Et c’était terriblement gênant, aussi. S’exciter bêtement devant une meurtrière en puissance qui pétrissait des restes de nourriture, ce n’était même plus cocasse, c’était tout simplement absurde.
- Mais pourquoi tu me fixes comme ça, bon sang ?
« Pansy, je te déteste, mais ce que tu fais avec tes doigts, ça m’excite. »
Ginny l’avait pensé très fort, mais elle avait su se retenir. Elle avait sa fierté, tout de même.
- Une saleté qui joue dans la saleté, je trouve que c’est une mise en abyme fascinante, répondit-elle à la place.
Pansy lui jeta un regard noir, mais avant qu’elle ouvrît la bouche pour répliquer, Ginny tenta le tout pour le tout :
- A vrai dire, je me demandais aussi si tu étais aussi habile de tes doigts pour autre chose que pour des recettes immondes, mais il est tard, c’est la fatigue qui obscurcit mon esprit.
Son interlocutrice resta un moment coite, bouche bée et regard vitreux. Ginny en profita pour se flageller intérieurement une nouvelle fois. Faire du gringue à une telle potiche… Elle devait être sérieusement désespérée.
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Tiiki
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Tiiki » 01 mai 2020 - 21:00

Titre : Amisamisamis
Défi (scénaristique ou stylistique) : Stylistique 21h (rimes)
Fandom : HP
Nombre de mots : 208
Personnages : Luna et toute sa clique
Rating : TP (Warning enjambements foireux)
Du matin jusqu’au soir, du soir jusqu’au matin,
L’enfant à la cicatrice risquait sa vie,
Servant la justice, mais pas non plus un saint
Brin naïf, inconscient : ainsi était Harry

Du matin jusqu’au soir, du soir jusqu’au matin,
Jamais elle ne s’endort, toujours se questionne
Entêtée Gryffondor, avec un sacré grain
Brin exaspérante : ainsi était Hermione

Du matin jusqu’au soir, du soir jusqu’au matin,
Le maladroit manquait de se répandre en mille
Excuses pour ses étourderies, dur refrain
Brin tête-en-l’air, touchant : ainsi était Neville

Du matin jusqu’au soir, du soir jusqu’au matin,
Grincheux comme second prénom, toujours ronchonne
Gloutonne à peine sorti du pieux, vil coquin
Brin râleur mais attachant : ainsi était Ron

Du matin jusqu’au soir, du soir jusqu’au matin
De tous, elle est sans doute sa meilleure amie
Chaque jour, dévouée, la rousse lui tend la main
Brin détonante, oui : ainsi était Ginny

A côté de ces visages, en lettres d’or
Est mille fois écrit le mot sacré, « amis »,
Auprès duquel chaque soir la Lune s’endort
Et auquel chaque matin la Lune sourit
Image
Mais puisque je vous dis que j'ai ma carte de presse !
(vignette AliceJeanne, BellaCarlisle, Hazalhia)

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Carminny » 01 mai 2020 - 21:01

Titre : Extrait Chemin de Traverse
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique (découverte culinaire)
Fandom : HP UA
Nombre de mots : 333
Personnages : Harry Potter, Severus Rogue, Valerian, Ann et Wisteria Roberts (OCs)
Rating : TP
Harry lui fit un grand sourire en entamant l’énorme boule de glace représentant un souaffle qu’il avait identifié comme de la framboise. Son choix de coupe Quidditch lui plaisait toujours autant après avoir dégusté et les cognards chocolatés et le vif d’or saveur melon. Et il aimait beaucoup les framboises. Il mit une grande cuillerée dans la bouche et la recracha aussitôt.
– Mais c’est quoi ça ?!
Wisteria rigolait déjà ouvertement tandis que son grand-père lui lançait un regard courroucé en nettoyant rapidement la table.
– Tes manières, Harry, réprimanda-t-il aussitôt. Qu’est-ce qui t’as pris de réagir ainsi ?
Le garçon sentait bien les regards désapprobateurs des trois adultes sur lui. Oui, il n’avait pas super bien réagi mais il avait senti comme des explosions dans sa bouche !
– Arrête de te tortiller, lui ordonna son grand-père. Et Wisteria, arrête de te moquer. Tu viens de découvrir l’utilité de lire la carte avant de choisir, n’est-ce pas ? C’est de la glace à la groseille explosive.
Harry hocha la tête, silencieux. Evidemment qu’il n’avait pas regardé toute la carte, il était arrivé bien plus tard que les autres. Mais il ne voulait pas subir les foudres de son grand-père qui paraissait bien irritable aujourd’hui – contrairement aux autres jours où rien ne semblait pouvoir l’ébranler. Il reprit une petite cuillère de sa glace. En réalité, elle n’explosait pas, elle picotait sur la langue comme une boisson particulièrement pétillante. Ce n’était pas désagréable comme ça en petites quantités. Et les groseilles… il devait absolument en goûter nature une fois. Parce que si elles avaient le goût de cette glace, il avait un nouveau fruit préféré.
– Finalement, c’est délicieux, déclara-t-il. Désolé pour mon comportement.
Son grand-père lui fit un sourire réconciliant et Harry se sentit directement mieux. Il ne lui en voulait pas. Il écouta attentivement la conversation entre Severus et Tante Ann qui avaient repris leur critique de la finale de duel pendant que Wisteria essayait d’ensorceler sa serviette sous le regard amusé de leur grand-père.
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Bérénice
Elève de troisième année
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Inscription : 17 mars 2020 - 16:56

Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Bérénice » 01 mai 2020 - 21:03

Titre : Le Boullus aux navets
Défi (scénaristique ou stylistique) : les rimes et la découverte culinaire
Fandom : HP
Nombre de mots : 158
Personnages : Luna et Rolf
Rating : Aucun
Depuis presque trois ans,
Il se cassait la tête.
Rien n’y faisait pourtant,
Toujours pas de recette…

Il avait tout tenté,
Du bouillon au ragout,
Et même en consommé,
Toujours cet arrière-goût !

Il avait essayé
Toutes les herbes possibles,
Les épices, le sucré,
Toujours ce goût horrible !

Luna lui avait dit
Que son père cuisinait
Un excellent rôti
De Boullus aux navets.

Voulant lui faire plaisir
Il lui servit ce plat.
A son grand déplaisir,
Elle ne le mangea pas.

Le goût était atroce,
Le poisson accroché,
Et le navet, féroce,
Complètement brûlé !

Il essaya encore,
Sans succès toutefois.
Il se jura alors
De réussir ce plat.

Une nuit sans sommeil,
Ses pensées s’agitaient.
Il pensa à l’oseille
Qu’il n’avait pas testée,

Il se mit au travail
Dès le lendemain soir,
Et, fier de sa trouvaille,
Oublia ses déboires.

L’oseille, quel bonheur,
Chassa l’arrière-goût,
Et l’élue de son cœur
Se pendit à son cou !
~ Etudiante en Anthropologie ~


Je fais une recherche sur les fanfictions, envie de participer ? Retrouve moi dans l'Allée des Embrumes ici
/!\ Il faut être majeur.e pour participer ~ Aucune donnée n'est utilisée sans autorisation

Merci au CA et aux équipes d'HPF pour leur accord et collaboration

Destrange
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par Destrange » 01 mai 2020 - 21:03

Titre : Pour la science !
Défi (scénaristique ou stylistique) : Votre personnage fait une découverte culinaire incongrue
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 229 mots
Personnages : Famille Weasley
Rating : Tout publique
Thème de 21h de la nuit FoF (fanfiction.net) : Elle
« William mon chéri would you be un amour and give the… the pâte à tartiner ? demanda Fleur en désignant le pot qui trônait devant Arthur.
—  This is bovril sweetheart, are you sure ? répondit Bill amusé. Do you really want to test it ?
—  Bill ? Où est le piège ? C’est bien de la pâte à tartiner ?
—  Certes oui mais c’est de la pâte à tartiner britannique préparée avec amour.
—  Mais encore ? Interrogea-t-elle suspicion.
—  Mon père en prend tous les matins sur ses tartines au petit déjeuner. »
Fleur était mitigée. Bill lui tartina délicatement une tranche de pain avec cette marmelade d’un noir terrifiant.
Elle accepta la tartine en souriant mais croisa le regard de Georges qui l’observait discrètement – le croyait-il – depuis l’autre boute de la table.
Les message fut suffisamment clair. La jeune française offrit la tartine à son voisin. Ron enfourna sans discuter la tartine avant de la recracher sur la table.
Le jeune rouquin s’étouffa bruyamment et découvrir avec horreur des cornes de bœuf lui pousser sur les tempes. Georges empoigna sans hésiter un appareil photo et immortalisa la scène dans un nuage coloré. Fred ouvrit un calepin et s’empressa de prendre des notes en observant son petit frère avec attention.
« Thank you Ronnie Enough salty ? Does-it taste the yeast Ronnie ? »
Fleur ferma les yeux de soulagement. Elle était sauvée.

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BellaCarlisle
Cannibale nocturne
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Re: [Textes] Nuit insolite du 1er mai

Message par BellaCarlisle » 01 mai 2020 - 21:04

Titre : /
Thème : Défi scénaristique
Fandom : Hannibal (série TV)
Nombre de mots : 312
Personnages : Hannibal Lecter, Frederick Chilton
Rating : - 12
Hannibal est en train de nettoyer le plan de travail lorsque Frederick le rejoint enfin. L’ancien directeur de l’hôpital psychiatrique pour criminels aliénés de Baltimore sent dans l’air les odeurs des ingrédients mais il ne demande rien, préférant ne pas savoir ce que l’Éventreur a pu préparer. Il a encore en tête le corps incomplet de Bedelia et il regrette sa propre incapacité à dénoncer le cannibale. Peut-être qu’Alana a raison sur certains points, même s’il peine à l’avouer. Le Lituanien a bousculé son existence en revenant le voir et l’emmenant une nouvelle fois dans sa fuite. Chilton aimerait se dire qu’il est complètement sous l’emprise de l’autre homme, qu’il n’agit pas selon sa conscience mais il sait que ce serait se mentir. Il suit Hannibal parce qu’il le souhaite réellement et cela pourrait l’envoyer directement dans les cellules de son ancien hôpital.

« Tu ne rentreras pas chez toi, l’informe le cannibale avec un rictus amusé. Crawford va mettre des agents en position devant ta maison, en attendant ton retour.
— Une fois encore, murmure Frederick. »

Il n’ajoute rien d’autre et regarde seulement l’autre psychiatre qui dresse un dessert méconnu. Chilton se rapproche des assiettes pour découvrir ce qu’il y a dedans. Ce sont des gâteaux de petite taille, assez grands pour une personne, mais trop petits pour deux. La couleur presque noire lui évoque un autre dessert familier et il relève les yeux vers l’Éventreur qui l’observe d’un air amusé. Frederick accepte la cuillère que le Lituanien lui tend et il ose couper un morceau avant de le goûter. Une grimace prend place brièvement sur son visage et il repose son couvert.

« Qu’est-ce que c’est ?
— Un gâteau au sang de porc. C’est un mélange de riz, de sang de porc et de poudre d’arachides.
— J’imagine que le porc en question a dû faire preuve d’impolitesse, ironise Chilton. »
Image

Verrouillé

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