[Textes] Nuits du 14 mars 2020

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Clo
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Re: [Textes] Nuits du 14 mars 2020

Message par Clo » 15 mars 2020 - 00:52

Titre : Fantôme
Fandom : HP
Personnages : Nick Quasi Sans Tête
Thème : Image (thème de 00h)
Mots : 341
Rating : Tout public
Elle s'arrêta d'un coup et je faillis lui foncer dedans.

"Qu'est-ce qu'il y a ?"

Elle ne dit rien, leva simplement le bras, la main tendue devant elle. Elle tourna la tête vers moi et me sourit doucement.

Je lui rendis son sourire, hésitant, avant de regarder la direction qu'elle m'indiquait.

"C'est beau, oui."

Devant nous, au bout de la ligne, avant que le chemin se perdre entre les arbres, les rayons de soleil éclairait la piste. On aurait dit un tableau.

Je la regardais à nouveau et elle me prit la main. Je la lui serrai en retour et elle hocha la tête.

Perplexe, je fronçai les sourcils.

"Qu'est-ce qu'on attend ?"

Oui, le paysage devant nous était joli et si j'avais eu mon téléphone avec moi j'en aurais pris une photo mais ce n'était pas le cas - d'ailleurs, où est-ce que je l'avais mis ? Je verrais plus tard à la maison. Mais nous avions quand même deux bonnes heures de marche devant nous et j'avais peur qu'il commence à faire noir avant que l'on soit arrivé.

"Toi, Alex."

"Moi ?", répondis-je interloqué.

"Oui Alex, c'est à toi de décider"

Toujours ce sourire doux sur ses lèvres, toujours cette non-réponse de sa part.

Je lui lâchais la main et regardais devant moi. La lumière du soleil était plus vive, toujours aussi chaleureuse et accueillante.

"De décider quoi ?"

"De que ce tu veux."

"De ce que je veux ?", répétais-je bêtement, pressentant que je n'allais pas aimer la réponse.

"Rester ou partir."

Elle haussa les épaules.

"Je ne peux pas t'aider, c'est ton choix."

Je déglutis. Mon regard navigua entre elle et la lumière au bout du chemin.

"Je ne veux pas choisir."

"Il va le falloir pourtant"

"Et si je préfère attendre pour être sûr ?"

Elle pencha la tête sur le côté, comme si elle réfléchissait.

"Dans ce cas, Nick, il y a peut-être une solution."

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Hazalhia
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Re: [Textes] Nuits du 14 mars 2020

Message par Hazalhia » 15 mars 2020 - 01:01

Titre : /
Thème (écrit ou image) : image de 00h
Fandom : NCIS
Nombre de mots : 527
Personnages : Ellie/Nick
Rating : /
Chaque année, au printemps, Ellie se réservait trois pendant lesquels elle se coupait du reste du monde. Pas de téléphone, de télévision ou d’ordinateur. Elle avait commencé cette tradition quand elle travaillait encore à la NSA, afin de pouvoir se couper de la technologie omniprésente dans son travail et son quotidien. En arrivant au NCIS, cette tradition était restée et cette année encore, elle comptait bien l'honorer.

Après de longs détours, et une heure de retard sur le planning qu’elle avait prévu, elle arrêta enfin sa voiture à la lisière d’une forêt de Virginie.

- Si tu m’avais laissé prendre mon téléphone, on aurait pu mettre le GPS et ne pas se perdre.

- Mais c’est le but de ce week-end Nick, se couper de toute technologie pour se retrouver.

- En attendant, c’est cet endroit que tu n’arrivais pas à retrouver, répliqua Nick d’un air narquois.

Ellie se contenta de lever les yeux au ciel. D’accord, elle pensait se souvenir du chemin mieux que cela. Mais pour sa défense, l’une des route avait été fermée depuis l’année dernière et la déviation conseillée lui était totalement inconnu.

- Alors, quelle est la version officielle? demanda Nick en aidant Ellie à sortir ses affaires de camping du coffre.

- La version officielle de quoi?

- De ce week-end. Tu n’as pas dit à McGee que je venais avec toi, fit remarquer Nick.

- Je n’ai rien dit parce qu’il ne l’a pas demandé, répondit Ellie. Et puis c’est toi qui a insisté pour venir.

Ellie était consciente qu’il y avait un peu de mauvaise foi dans sa réponse. Au travail, elle ne s’était pas étendu sur ce son week end précisément pour éviter ce genre de question de la part de ses collègues.

- Je n’ai pas insisté, répliqua Nick.

Il s’approcha vers Ellie qui chargeait un sac sur son dos, et se pencha jusqu'à ce que son visage soit au niveau du sien.

- J’ai demandé, une fois, et tu as dit oui, murmura-t-il.

Elle détestait quand il faisait cela. Elle aimait, mais elle détestait également. Il savait qu’il arrivait à la troubler quand il se trouvait aussi proche, et il en profitait.

- Tu ne prends pas tes affaires? demanda Ellie pour changer de conversation.

- Je m’occuperais de ça tout à l’heure, quand on sera rentrés.

- Comme tu veux, mais ne viens pas te plaindre au retour, quand tu sera trop fatigué pour monter ta tente.

Les affaires en mains, il s’enfoncèrent dans la forêt pendant quelques minutes. ils s’arrêtèrent une fois arrivée à un endroit jugé convenable par Ellie. En l'occurrence le bord d’un lac. Ils décidèrent de s’installer à quelques mètre de la berge, sous le couvert des arbres.
Ellie installa sa tente avec soin, se souvenant des conseils donné par son père durant son enfance. Faire attention aux branches mortes des arbres qui pourraient tomber, ne pas diriger l’entrée vers le feu de camps pour ne pas prendre la fumée et autres astuces qu’elle appliquait avec méthode.
Une fois le camp monté, les deux agents étaient prêt à se mettre en route pour une randonnée dans la forêt.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuits du 14 mars 2020

Message par BellaCarlisle » 15 mars 2020 - 01:03

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Banane
Fandom : Hannibal (série TV)
Nombre de mots : 470
Personnages : Hannibal Lecter, Will Graham
Rating : Tout public
« Un banana split ? »

L’interrogation d’Hannibal semble flotter un long moment dans l’air alors que Will le regarde sans détourner les yeux. Le plus jeune sait de quelle manière jouer avec le psychiatre et il ne manque pas de lui demander des folies culinaires pour découvrir certaines de ses limites. L’éclat qui lui un court instant dans les pupilles du cannibale ne diminue en rien le sourire de l’ancien consultant du FBI. Ce dernier s’accoude au plan de travail avec une expression mutine qui tire un rictus amusé au Lituanien. Sans se départir de son incomparable élégance, l’Éventreur de Chesapeake sort les ingrédients nécessaires au dessert commandé par son amant. Par un curieux hasard, le congélateur dispose des parfums de glace utiles à la préparation tandis que des bananes ont aussi fait leur apparition au milieu des pommes.

Les gestes d’Hannibal sont empreints de précision, comme souvent. Will est fasciné de voir que son compagnon réussit à être majestueux pour un simple banana split qui n’entre pas dans ses exigences. Le psychiatre cuisine pour deux et dresse son dessert d’une manière peu commune, pour se démarquer des présentations banales habituelles. Les assiettes donnent envie au plus jeune de déguster tout de suite le résultat du travail du cannibale et ce dernier lit sans mal sa faim dans son regard. Le meurtrier tend son plat à l’empathe qui s’empare aussitôt de sa cuillère pour goûter le fameux dessert. Un gémissement de contentement s’échappe de sa gorge, tirant un sourire à Hannibal qui cache son expression en buvant une gorgée de café. Cependant, cela n’échappe en rien à Will qui met un point d’honneur à garder cette information dans un coin de son esprit.

« C’est délicieux, finit par déclarer le plus jeune.
— En doutais-tu ? s’enquiert le psychiatre.
— Non, répond sincèrement l’ancien consultant. Mais ce genre de plat n’est pas dans tes habitudes. »

Le cannibale admet que son amant a raison. Il est bien plus habitué à des recettes raffinées, voire parfois compliquées. Ses desserts sont souvent des œuvres d’art, aussi bien visuellement que gustativement, mais il a fait au plus vite son banana split pour répondre au désir affamé de son compagnon. Will repose la cuillère sur le bord de son assiette et contourne le plan de travail pour se rapprocher de l’autre homme.

« Que me réserves-tu la prochaine fois ?
— J’hésite entre un hamburger et des bretzels. »

La grimace qui s’étire sur les traits de l’Éventreur fait rire l’empathe.

« Je plaisantais, rassure-t-il son amant. Je préfère une fondue, j’aimerais voir ce que tu peux en faire. »

Hannibal répond par un léger baiser qui réchauffe le cœur du plus jeune. Peu importe ce que son compagnon lui cuisinera – ou peu importe qui il lui cuisinera – du moment qu’ils sont là tous les deux.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuits du 14 mars 2020

Message par BellaCarlisle » 15 mars 2020 - 01:53

Titre : /
Thème : Tendresse
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 512
Personnages : Elvira (OC), Markus
Rating : Tout public
Elvira est penchée au-dessus du berceau où dort sa fille. Ce spectacle touchant est une vision que Markus ne pensait pas pouvoir observer un jour. Tant de fois par le passé, il a souhaité fonder une famille avec elle, poussé par ce besoin d'unir leurs sangs en un seul être. Ils n'ont jamais pu réaliser ce rêve à cause du mal qui rongeait la guerrière mais, désormais, la vie peut enfin prendre place dans son ventre. L'Aîné ne parvient toutefois pas à exprimer toute sa joie, il est blessé dans son orgueil par l'ascendance de cette enfant innocente. S'il lui restait quelques doutes sur l'identité du père d'Esely, ils se sont envolés à sa naissance tant sa ressemblance avec Viktor est frappante. La petite vampire a hérité de nombreux traits de son géniteur, créant chez le premier des vampires une haine honteuse dont il essaye de se défaire. Esely n'est en rien responsable de sa conception, elle est née d'un amour fugace mais bien réel entre deux êtres que tout a toujours séparés.

D'un pas raide, Markus s'approche du berceau. L'enfant est plongée dans un lourd sommeil et, ainsi, elle semble paisible. Le sentiment qui étreint l'Aîné en la voyant est si inattendu qu'il croit être en train de rêver. Il n'y a plus de colère, de jalousie ou de haine ; ne subsiste qu'une certitude profonde qui l'ébranle. Esely ne sera jamais seule, il s'en fait la promesse. Même si elle n'est pas de son sang, il s'occupera d'elle comme il a élevé Katherine, avec tout l'amour et toute la tendresse qu'un père peut avoir envers sa fille. Lorsque les embûches jalonneront son chemin, il sera là pour l'aider à les surmonter et lui montrer la voie. Il veut être présent à l'instant où elle prononcera ses premiers mots, où elle marchera pour la première fois, où elle tracera son propre avenir. Elle ne mérite pas tout le ressentiment qu'il a eu à son égard pendant tout le temps qu'a duré la grossesse d'Elvira, même s'il ne l'a jamais montré. Il souhaitait protéger ce petit être qui grandissait à l'abri des regards tout en espérant ne pas la voir bousculer sa vie ; il regrette de s'être comporté de la sorte.

« Tu n'es pas forcé de rester là, déclare Elvira après une certaine hésitation. Esely n'est pas ta fille, tu n'as aucune obligation envers elle.
— Je ne compte pas l'abandonner, réplique Markus avec douceur. Cette enfant aura besoin d'un père et j'aimerais être à ses côtés. »

La guerrière est émue par la tendresse qui se dégage du premier des vampires et elle serre sa main dans la sienne pour lui faire comprendre qu'elle lui en est reconnaissante. L'Aîné l'attire dans ses bras en l'étreignant avec amour, conscient de ne pas avoir été à la hauteur dans les moments les plus difficiles pour sa compagne.
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuits du 14 mars 2020

Message par AliceJeanne » 15 mars 2020 - 02:08

Titre : /
Thème : Tendresse
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 1002
Personnages : Alicia, Manuel et Wilhelm Corvinus (OCs)
Rating : Tout public
Le grondement de la cafetière fit sursauter Manuel, le tirant de ses pensées et l’aidant à reporter son attention sur le petit garçon qui se trouvait en face de lui, un enfant qui n’avait pas plus d’une année d’existence mais qui portait déjà un regard curieux sur le monde. Un regard infini et plus verdoyant qu’une prairie, un regard perçant et envoûtant, un regard aux mille questions innocentes. Souvent le jeune-homme se perdait dans la contemplation de ce petit être, se demandant comment il avait pu être l’un des auteurs d’une chose aussi étrange et pure que son fils: Wilhelm.

L’enfant babillait, attrapant de ses petites mains les objets à sa portée avant de les énoncer en prononçant des syllabes tremblantes. Il était maladroit, fragile, bien loin de l’idéal immortel et pourtant jamais Manuel n’avait ressenti pour quelqu’un un sentiment aussi puissant d’amour. Pour Wilhelm il pourrait être n’importe qui, n’importe où, à n’importe quel moment.

Depuis peu, le petit hybride faisait quelques pas, tenu par les mains encourageantes de sa mère, mais avait toujours refusé de s’exécuter avec son père qui vivait parfois ce fait comme une grande frustration. Alicia le rassurait sur ce fait, toujours, avec sa patience habituelle, ses gestes doux, ses caresses, ses étreintes, ses regards remplis de tendresse. Elle avait passé plus de temps avec leur fils que lui, l’enfant était d’un naturel méfiant et un peu craintif, il était un bon père, tout n’était qu’une question de temps pour qu’ils s’apprivoisent.

« C’est le lapin que tu veux? s’enquit Manuel en avisant la pile de peluches que pointait l’enfant d’un doigt impérieux tout en balbutiant des sons .»

Wilhelm hocha furieusement la tête et le jeune père lui tendit l’objet avec circonspection avant de se perdre dans l’observation des gestes maladroits de son fils. Il évitait son regard et cela le peinait beaucoup, il voulait qu’ils se voient, il voulait créer ce lien que sa compagne avait su mettre en place si naturellement, tout son corps le réclamait, toute son âme, mais, en vain.

« Cesse donc un peu de te torturer, souffla une voix à son oreille alors que des bras se glissaient autour de ses épaules. Laisse un peu de temps au temps et tout ira bien. »

Manuel s’empara de la main d’Alicia comme si sa vie en dépendait et la serra avec force. Pas un jour ne passait sans qu’il ne songe avec frayeur au fait que la situation idyllique qu’il vivait n’était qu’une infime trêve dans les tourments de son existence. Alicia lui permettait de garder les pieds sur terre et de profiter un peu du bonheur, qui, pour une fois, semblait vouloir persister dans leur foyer. Wilhelm avait été un évènement inattendu, un cataclysme dans leur relation. Mais malgré le choc de la surprise, il avait également apporté tellement de solutions et dissipé tant de doutes que la frayeur de sa naissance était à présent bien lointaine.

« Mais, tu penses que...
- Je suis intimement convaincue qu’il n’est pas nécessaire d’avoir eu un bon père pour en être un excellent, le coupa-t-elle en se blottissant un peu plus dans son dos, s’agenouillant contre lui. Tu aimes Wilhelm et c’est tout ce qui compte aujourd’hui, acheva-t-elle en déposant un baiser sur sa tempe. »

Le fils de William se contenta de raffermir sa prise sur la main de son amie, l’emprisonnant de ses doigts, caressant délicatement ses phalanges tant pour se rassurer lui-même que pour dissiper les doutes qu’il pressentait qu’elle pouvait dissimuler pour l’apaiser. La jeune-femme le contempla en silence, glissant régulièrement de furtifs coups d’œils à leur progéniture qui rampait le long du canapé en gazouillant, avant de s’échapper pour mieux l’enlacer, s’installant naturellement dans ses bras.

« Ali... merci, chuchota-t-il en la pressant contre lui, faisant fleurir le petit sourire rempli de douceur qu’elle lui réservait habituellement après chacune de leurs étreintes. »

Alicia passa ses bras autour de lui en seule réponse avant de venir nicher son nez dans son cou, lui tirant des frissons. Il pourrait rester ainsi pour l’éternité, juste lui, Alicia et leur fils. Il pourrait s’en contenter sans n’éprouver aucun regret. Sa main se perdit naturellement dans les cheveux de la vampire, effleurant parfois sa joue au passage, descendant le long de son bras, caressant ses doigts noués autour de lui. Il était si bien.

Tout d’un coup, alors que la petite bulle l’ensevelissait sous une montagne de tendresse, un bruit sourd le fit sursauter, suivi d’une salve de sanglots. En un seul bond, Manuel fut auprès de Wilhelm dont le visage était maculé de larmes, Alicia à ses côtés. Par réflexe il prit l’enfant dans ses bras, l’inspectant sous toutes les coutures, vérifiant qu’il n’était pas blessé. Le petit immortel avait essayé de se redresser en s’accrochant au canapé, et une fois levé, la panique de ne pas être tenu avait été si grande qu’il s’était laissé tomber de frayeur.

« Tout va bien, murmura-t-il en appelant doucement son fils, affichant un sourire rassurant, tout va bien. Ce n’est pas grave de tomber. »

Une à une, les larmes se virent essuyées par le pouce habile du jeune-homme qui en profita pour remettre en place les boucles brunes qui masquaient la vue du petit-garçon, qui, non remis de sa frayeur continuait de sangloter tout en se fondant dans l’étreinte paternelle.

« Tout va bien, Wilhelm, reprit-il en indiquant à Alicia, restée légèrement en retrait pour lui laisser un peu de place, qu’il maîtrisait la situation. Tout va bien, tu peux tomber tu sais. Tu peux tomber, je te relèverais. »

L’enfant cessa de geindre, comme si soudainement, il avait saisi toute la signification des paroles émises par l’adulte qui le tenait contre lui, son regard émeraude se planta avec vigueur dans celui argenté de l’homme-loup. Pour la première fois, il se virent vraiment. Pour la première fois, Manuel sentit le lien puissant qui les liait dans toute sa brutalité et son intensité. Une vague d’amour le submergea et une larme solitaire s’échappa d’un de ses yeux.

« Tu peux tomber, Wilhelm. Je te relèverai. Toujours. »
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuits du 14 mars 2020

Message par BellaCarlisle » 15 mars 2020 - 02:48

Titre : /
Thème : Kyrielle
Fandom : Agents du Shield
Nombre de mots : 265
Personnages : Amélia (OC), Phil Coulson
Rating : Tout public
Le premier réflexe d'Amélia en voyant Coulson en vie est de le serrer dans ses bras. Elle sait que ce n'est pas très professionnel de sa part mais elle ne peut s'empêcher d'exprimer tout son soulagement. Dès qu'elle recule pour le laisser respirer, une kyrielle d'interrogations fuse dans son esprit. Elle ignore s'il possède toutes les réponses et si elle est assez élevée dans la hiérarchie pour en apprendre plus. Aux dernières nouvelles, Phil était mort, elle a même vu son cadavre transpercé par le sceptre de Loki.

« Comment avez-vous pu survivre ? Pourquoi n'avons-nous eu aucune nouvelle ? Est-ce que c'est encore un coup de Fury ? Combien de temps comptait-il nous cacher la vérité ? Pourquoi nous ...
— Chaque chose en son temps, l'interrompt l'Agent en levant ses deux mains. Je sais que vous vous posez beaucoup de questions mais je ne suis pas le mieux placé pour y répondre. Et puis, Amélia, mon cœur s'est arrêté quelques temps et ils l'ont redémarré, rien de plus. »

La brune plisse les paupières, peu convaincue par le discours de son ancien formateur. Elle était là lors de l'attaque de New York par les Chitauris, elle était à bord avec certains autres agents du Shield et elle a vu Coulson mourir. Ce n'était pas un simple arrêt cardiaque, la lame du dieu de la malice a fait des dégâts importants. Elle n'insiste pourtant pas parce qu'elle refuse de le faire plonger dans de mauvais souvenirs mais elle continue de douter.
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