[Textes] Nuit du 11 mai

Pour les vieux sujets obsolètes mais qu'on peut vouloir relire un jour.

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Ginnyw
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[Textes] Nuit du 11 mai

Message par Ginnyw » 11 mai 2013 - 19:58

Voici le topic pour publier vos textes écrits pour la nuit du 11 mai.
Aucune question, remarque, commentaire, post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté!

Veuillez publier votre texte en suivant ce formulaire:

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Api
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Api » 11 mai 2013 - 20:33

Titre: Promenez vous dans mes bois
Thème:Maille
Fandom:HP
Nombre de mots:100
Personnages:Aragog
Rating:Tout public
Ils dansent les deux petits papillons, ils dansent.
Ils ne savent pas ce qu'ils vont trouver au bout du fil, ils ne savent pas qu'ils risquent de s'y brûler les ailes. Savoureux petits papillons humains. Ils déchirent le silence et réveillent les âmes de la forêt sans se rendre compte qu'ils ne sont pas les bienvenus ici. Ils ont l'impression de suivre la lumière mais c'est trop tard. Ils ont posé le pied sur ma toile et ils ne pourront pas passer entre les mailles de mon filet.
Courez petits papillons courez, je m’appelle Aragog et je vais vous manger.
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Saam
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Saam » 11 mai 2013 - 20:39

Titre: Chais paaas
Thème: Maille
Fandom: HP
Nombre de mots: 100
Personnages: Famille Weasley, surtout Molly, Harry
Rating: Tout public
Tout le monde l'attends et le redoute à la fois. C'est une surprise qui n'en est plus une. La véritable surprise sera la couleur et les remarques des jumeaux. Tout le monde sait qu'il en aura un sous le sapin, un pull de Molly. Les enfants l'enfileront puis, au chaud ils ouvriront leurs autres cadeaux. Ils ne sont jamais très gâtés mais Molly fait de son mieux et inlassablement, dès octobre, elle compte les mailles. Et cette année c'est différent, il y aura un autre paquet, et dedans, un pull brodé d'un grand H.

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Nemezia
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Nemezia » 11 mai 2013 - 20:49

Titre: Dessus, Dessous
Thème: Maille
Fandom: HP
Nombre de mots: 288
Personnages: Molly
Rating: Tout public
Dessus, dessous, dessus, dessous, dessus, dessous, dessus, dessous, Arthur ne devrait plus tarder, dessus, dessous, dessus, dessous, dessus, dessous, qu'est ce qu'il fabrique ? Dessus, dessous, dessus, dessous, dessus, en danger de… dessous, non, sûrement retenu au bureau. Dessus, oui, retenu au bureau, dessous, dessus, oui avec tous ces échevelés qui cherchent à profiter des moldus, dessus, dessous, dessus, dessous, et cette horloge qui ne fonctionne pas, absurde, elle ne fonctionne pas, dessus, dessous les nouvelles restrictions sur l’usage de la magie, dessous, dessus, oh Ron… comme toutes les vieilleries de Tante Muriel, si seulement tu pouvais être près de nous, en sécurité, dessous, dessus, dessous, mon Ronnie. Dessus, Harry est vraiment courageux mais il n’aurait jamais dû entraîner Ron dans cette histoire… dessous, où peuvent-ils bien être, dessus, dessous. Ne fonctionne pas cette satané horloge, en danger de… dessus, dessous, jamais. Arthur doit avoir faim. Dessus, dessous. Il ne devrait plus tarder. Très fatigué… tellement de travail à accomplir. Dessus, Kingsley a besoin de personnes comme nous, des personnes sur qui il peut compter, maintenant qu’il n’y a plus personne à qui faire confiance et que le ministère est infiltré. Dessous, dessus, dessous, dessous. Hors de question qu’Arthur aille accomplir cette mission ! C’est beaucoup trop dangereux, ça le compromettrait aux yeux du Ministère, dessus, dessous, il doit avant tout veiller à être discret, l’Ordre est menacé, les enfants sont menacés… dessous, dessus, mais va-t-elle enfin bouger cette horrible aiguille ? Dessous, dessus, dessous, dessus. Hermione saura les protéger, c’est une bonne sorcière… Dessous, dessus, Ginny, si jeune… Dessous, dessus, Arthur !
Les doigts de Molly se figent autour des aiguilles à tricoter. Celles de l’horloge bondissent sur « A la maison », enfin Arthur est là.

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Laly12
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Laly12 » 11 mai 2013 - 20:50

[justify] Titre: /
Thème: Maille
Fandom: Hunger Games
Nombre de mots: 588
Personnages: Adrian
Rating: Tout public
Cette femme, trop maquillée, aux cheveux teintés et aux bras couverts de bijoux, cette habitante du Capitole, possédait le pouvoir. Le pouvoir de tous les briser, en un quart de seconde. En quoi sa main est-elle innocente, Adrian aurait bien voulu le savoir. Elle était pire qu'une araignée, tendant sa toile au-dessus de tous les jeunes du district 3. Jeunes ou même... enfants. Six ans qu'ils passent aux travers des mailles du filet. Pourquoi pas une année de plus ?

Levant enfin les yeux en direction de cette femme qui lui donne envie de vomir, il n'a pas daigné regarder la vidéo mensongère du Capitole, pour ce qu'il en a à cirer... Adrian la regarde piocher un papier dans la bulle de verre. "Prudence Thornfield." Juste une seconde de choc, sans réagir, avant qu'Adrian ne comprenne ce que ça signifie. C'est bien... sa soeur qu'on vient d'appeler ? Il se tourne vers elle, totalement perdu. Ce n'est pas possible. Ils ont toujours eu de la chance. Le sort leur a toujours été favorable. Pas pendant leur dernière année... Il la regarde s'avancer et a envie de hurler. Voir les pacificateurs derrière lui le dissuade de se jeter sur elle pour l'empêcher de se vendre à eux. Ses longs cheveux roux nattés se superposent dans son esprit à la même silhouette qu'il a déjà vu pendant les rediffusions des jeux. De dos, Prudence ressemble à s'y méprendre à leur mère. Même âge, même nom. Une larme s'échappe de ses yeux, traitresse. Est-ce que leur père pense la même chose ?

Il attend qu'elle passe près de lui. "Prue... Reviens. Essaye de revenir ici, je peux pas... pas sans toi." Il sait qu'elle comprendra. Il ne supportera pas de la voir mourir. C'est sa jumelle, ils ont toujours tout fait ensemble. C'est toujours elle qui l'a empêché de faire une connerie. De toute façon, il ne se sent pas capable d'avancer sans elle. Il ne peut s'empêcher de lancer un regard noir en direction des caméras. Il se fout d'avoir les yeux rouges, d'avoir l'air faible, ça n'aurait pas dû être sa soeur. Dire qu'ils avaient tout fait pour diviser leurs tesserae en deux. Tout ça pour rien. Des efforts réduits à néant.

Le piège s'est refermé. Et cette fois, il n'y a aucune chance que Prudence s'en sorte. Enfin, si, il y en a une sur vingt-quatre. Adrian ne se fait pas de faux espoirs, personne ne prendra la place de sa soeur. Personne ne l'aidera à passer entre les mailles cette année. Qui aurait pitié d'une tribut de dix-huit ans ? Elle n'est plus une enfant. Son cœur se serre rien qu'à la voir sur cette foutue scène. Il ne va rien lui rester de sa complicité avec elle. Cinq minutes d'adieux, c'est tout ce à quoi ils auront le droit. Adrian le sait très bien. C'est un cauchemar, n'est-ce pas ? Il en est presque à espérer qu'il va se réveiller dans sa chambre, que la moisson n'est pas avant plusieurs moi, que tout va bien. Mais dans le fond, il sait qu'il est trop tard. On vient de lui voler une moitié de lui-même...
Dernière modification par Laly12 le 11 mai 2013 - 22:41, modifié 2 fois.
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Feligan
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Feligan » 11 mai 2013 - 20:56

Voilà !!

Titre : Le cheveu roux
Thème : Maille
Fandom : HP
Nombre de mots : 571
Personnage : Ginny, Harry, Dean
Rating : Tout public.
Ginny vira au rouge, et baissa les yeux sur ses pieds. Elle se tordit les mains, elle se sentait honteuse. Elle avait l’impression de faire quelque chose d’interdit. C’était interdit. Elle hâta le pas, une bougie à la main. Elle gravit les escaliers et vu de la lumière sous une porte, elle porta immédiatement devant sa bouche pour masquer sa respiration alors qu’elle essayait de se confondre avec le mur. La porte s’ouvrit, et un garçon de première année passa et disparu derrière la porte de la salle de bain. Elle soupira de soulagement, et continua sa monté dans les étages. Elle essayait de se convaincre que ce qu’elle n’était pas folle, mais elle-même n’y arrivait pas, bien sûr qu’elle était folle, folle-amoureuse. Ginny arriva devant la porte qu’elle avait attendu, elle passa un regard sur la fenêtre à droite, attendant un signe du destin qui lui dise qu’elle devait faire demi-tour. Pas le moindre coup de vent ne se fit voir, alors les yeux de Ginny se reportèrent sur la porte, comme avec appréhension et vérifia qu’aucune lumière ne filtrait sous la porte. Elle posa la main sur la poignée de la porte et la tira. Le bâtant en bois grinça et elle s’arrêta subitement. Rien, elle se meut alors dans l’encadrement de la porte et une fois à l’intérieur, elle eut soudainement peur. Tout d’un coup, ce qu’elle faisait lui parut complètement insensé, et même l’amour ne justifiait pas son geste, mais elle était là, et elle ne devait pas se dégonfler.

Elle avança droit vers un lit, jeta un coup d’œil sur un autre. Elle sentit ses mains devenir moites contre la bougie qui lui brûlait presque les doigts. Elle enleva le tissu de sur ses épaules et se pencha sur le corps allongé dans son lit. Il avait un visage si paisible, si… Enfantin. C’était-elle qui disait ça ? Alors que c’était son ainé. Tout d’un coup, la jeune femme sursauta en entendant la voix de son frère prononcé une phrase sans queue ni tête. Elle se tourna vers le jeune homme et rigola en voyant son frère se battre dans son propre rêve. Alors que son visage n’était espacé que de quelques centimètres de celui du garçon, et sépara l’espace pour coller ses lèvres tout contre les siennes. Le jeune homme remua, et la jeune fille se mit en arrière en rabattant sa cape sur son visage. Le garçon ouvrit les yeux et s’assit sur son lit. Il ne la voyait pas, il furetait pourtant toute la pièce. Il tâta sa table de chevet à la recherche de quelques choses, mais ne voyant aucuns signes de mouvements dans la pièce. Il soupira et se rallongea sous ses couettes.
Au bout d’une dizaine de minutes, son souffle se fit plus posé, et la jeune femme retira l’étole et la laissa tomber à ses pieds. Elle contempla une dernière fois le visage du garçon et tourna les talons vers la porte.

***

- Dean, pourquoi ma cape était aux pieds de ton lit ?
Dean secoua la tête de droite à gauche, faisant comprendre qu’il ne comprenait pas plus que lui. Harry retourna à son lit, et espéra que son ami ne connaisse pas les propriétés de cette cape. Il la lança sur son lit pour la plier. Il la rangea dans un carré sans apercevoir le cheveu roux vif coincé dans une maille de la Cape d’Invisibilité.

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Madebeau
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Madebeau » 11 mai 2013 - 20:58

Titre: Les mailles de la vie
Thème: Maille
Fandom:HP
Nombre de mots: 151
Personnages: Hermione
Rating: Tout public

Hermione observait le bracelet que Ron venait de lui offrir et elle se disait qu’elle avait bien de la chance, les mailles étaient vraiment magnifiques. C’étaient de simples mailles marines, rien de bien compliqué. Il avait voulu lui offrir quelque chose de discret, mais de vraiment magnifique. Il était en or et tous les deux ou trois centimètres se trouvait une petite pierre précieuse, il avait du payer une sacrée somme, c’était trop fin pour avoir été forgé par les hommes, elle le savait. Mais Ron voulait toujours faire très plaisir à sa femme, et il savait comment.
Hermione se dit tout d’un coup que ce bracelet ressemblait quelque peu à sa vie, les mailles se répétaient, identiques les unes aux autres. Mais elles chacune était unique et les pierres précieuses étaient là pour lui rappeler que des merveilles avaient magnifié sa vie.
Dernière modification par Madebeau le 11 mai 2013 - 22:37, modifié 1 fois.

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Ginnyw
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Ginnyw » 11 mai 2013 - 20:59

Titre: Tricot
Thème: Maille
Fandom: HP
Nombre de mots: 191
Personnage: Ginny Weasley
Rating: Tout public
Passer l’aiguille, le fil de laine derrière l’aiguille, puis refaire le même mouvement. Encore et encore, pour former les mailles, qui feront des rangs. Et au fur et à mesure, le tissu prendra forme.
Avec ma magie, ça prend moins de temps. Un sortilège ou deux et les aiguilles font le travail toutes seules. Il ne reste alors plus qu’à choisir la laine et le modèle.
Quand Ginny était petite, il y avait toujours plusieurs ouvrages qui se faisaient en même temps, sur différents fauteuils et la table du salon. Elle s’en souvenait parfaitement. Malgré tous leurs déboires financiers, Molly tricotait à chaque enfant un pull-over, toujours de la même couleur et tous trouvaient le leur au pied de leur lit le matin de Noël.
Alors, quand le test de grossesse avait viré au bleu, Ginny avait foncé à la mercerie et avait acheté des dizaines de pelotes de laine, de toutes les couleurs.
Au fil des jours son ventre s’arrondissait. Et au fur et à mesure, maille après maille, rang après rang, les layettes, petits chaussons, couvertures et peluches apparaissaient, de toutes les couleurs, comme un arc-en-ciel de bonheur.
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Norya
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Norya » 11 mai 2013 - 21:01

Titre : ??
Thème : Maille
Fandom : original
Nombre de mots : 268
Personnages : Aucun pour l'instant
Rating : aucun
Il l’avait rêvé. Cent fois, mille fois. Il se voyait frôler son costume, glisser ses doigts le long de la bretelle bleu azur, zigzaguant entre les perles brodées dessus. Il atteignait le haut du justaucorps où il s’attardait, s’autoriser à percevoir la chaleur du corps de la jeune femme à travers le fin tissu. La tenue était parfaite pour elle, conçue seulement pour elle. Il le fallait, certes, c’était son costume de scène mais lui, il y percevait autre chose : c’était… elle tout simplement. Un peu comme s’il la révélait telle qu’elle était. Elle serait nue qu’il n’y verrait pas mieux. Pourtant, alors qu’il estimait que se mettre à nu devant quelqu’un, c’était l’autoriser à voir ses faiblesses, là il ne la voyait pas faible, bien au contraire. L’idée le troublait à chaque fois qu’elle lui venait en tête.

Il descendait alors la main, rapidement car même en rêve, il hésitait à la toucher si intimement. Trop de respect ou trop de timidité, peut-être. Mais son moment préféré, c’était quand il atteignait le tutu bleu. Il aimait en imaginer la texture. Il la pensait douce et légère, tout entière pour la porter dans les airs lors de ses élégants sauts. Il lui semblait sentir chaque maille sous ses doigts, il s’amusait même à les compter. C’était sans fin et sans intérêt, mais ainsi il pensait ainsi se donner une justification pour penser à elle et pour s’imaginer si près d’elle.

Mais cette fois, le droit allait lui être donné : pendant une heure, il pourrait la voir, il pourrait la sentir, il pourrait la toucher. En vrai.
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ExtraaTimbrée

Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par ExtraaTimbrée » 11 mai 2013 - 21:04

Titre: ????
Thème:Maille
Fandom : HP
Nombre de mots: 626
Personnages: Molly
Rating: Aucun

Une maille à l’envers, une maille à l’endroit.


Molly avait défait le sort. Plus de magie, plus de vie. Juste ses doigts qui s’abîmaient sur les aiguilles, lentement, doucement. Continuellement. Ça expiait ses fautes, ça comblait le manque. Dans le salon vide du Terrier, il n’y avait plus rien. Partie, la joie. Partis, les enfants et les turbulences. Sur la table, il n’y avait même pas un bout de tarte qui traînait. C’était une salle vide, une salle morte.

Morte… Un peu comme Molly au fond. Morte parce que Ron était parti, George était parti, Bill, Charlie et Percy aussi. Même sa petite fille, sa seule et unique princesse. Elle aurait tant voulu que ses enfants, ses bébés restent petits pour toujours. Elle aurait voulu les voir courir dans le jardin pendant des années encore, le sourire aux lèvres, insouciants et heureux.


Une maille à l’envers, une maille à l’endroit.


Elle ne supportait plus le silence. Où était Arthur ? Où était-il parti ? Depuis la fin de la guerre, il partait pendant des heures, s’enfermant dans sa cabane de bricolage. Il restait là-bas, parmi tous ses objets moldus. Il la laissait. Il la délaissait. Parfois le soir, il venait se coucher après elle, se glissant sous la couette doucement, tendrement. Il se tournait vers elle et elle sentait son regard fixer son dos avec insistance. Parfois il posait sa main sur sa hanche, parfois il se retournait simplement et s’endormait. Certains soirs, Arthur ne venait pas dormir avec elle. Il devait errer dans les chambres, s’endormir dans le lit d’un des enfants. Il était détruit, dévasté. Il n’était plus l’homme qu’elle avait épousé.


Une maille à l’envers, une maille à l’endroit.


Oui, Molly ne supportait plus le vide qu’ils avaient tous laissé derrière eux. Alors, elle avait enlevé le sort, elle avait pris les aiguilles. La pelote de laine orange était tombée de ses genoux et avait roulée sur le parquet. Elle était trop loin pour qu’elle l’atteigne en se penchant. Alors Molly l’avait laissée là et s’était mise à tricoter. Elle croisait le fil de laine entre les aiguilles, créant de ses doigts un petit pull, un pull pour enfant. C’était magique. Ça la ramenait des années auparavant, dans une autre vie, dans une vie de bonheur et de joie.


Une maille à l’envers, une maille à l’endroit.


Molly le tenait dans ses mains ridées et amaigries par l’âge. Le petit pull était fini. Un grand "F" y était tricoté. Elle en avait déjà fait un de ce genre. Une larme coula et vint se faufiler entre les mailles du tricot. Il y avait deux mailles de l’envers qui se suivaient. Un accro, une irrégularité. Molly haussa les épaules, personne ne le verrait.

Comme celle qui chavirait sa vie. Elle serait la seule à le voir, la seule à en pâtir. Sa vie filait à l’envers. Jamais, non jamais, les enfants devraient partir avant leurs parents. Ce n’est pas comme ça que la vie est faite, ce n’est pas comme ça que les choses doivent se passer. Et pourtant, pourtant, Fred était parti. Il avait créé ce revers, créé cet accroc. Comme pour un tricot, si on appuyait trop fort, un vide se créait et grandissait jusqu’à détruire tout autour de lui.


Molly posa le pull sur la table. Elle l’enverrait à George par hibou plus tard dans l’après-midi. Elle reprit ses aiguilles et changea de pelote. La vieille femme se remit alors à tricoter. Il lui restait beaucoup d’autres à faire, beaucoup d’autres petits-enfants à habiller et pourtant, ça ne serait jamais assez pour elle. Elle continua, ignorant le silence pensant, la pièce bien trop rangée. Elle voulait juste oublier. Simplement oublier.


Une maille à l’endroit. Une maille à l’envers.

Encore et toujours.

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Maiawelle
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Maiawelle » 11 mai 2013 - 21:05

Houlà ! Il faut pas que je me mette en retard, moi ! Voilà mon texte sur le thème "maille".

Maia, taille ses plumes et lisse ses parchemins

Titre: Le moral dans les chaussettes
Thème: Maille
Fandom: HP
Nombre de mots: 384
Personnages: Dobby
Rating: Tout Public

La liberté est dans les chaussettes. Ne dit-on pas de quelqu’un libre dans sa tête qu’il est bien dans ses bottes ? Dobby n’en avait jamais douté une seule seconde. Quand le grand Harry Potter l’avait rendu libre, c’était en lui offrant une de ses chaussettes. Cette chaussette, Dobby la portait au pied gauche. Il espérait qu’elle lui porterait chance. Chacun a son porte-bonheur, son amulette, son gri-gri. Dobby, lui, possédait la chaussette noire de Harry Potter.

Quand il l’avait reçue, elle était noire, sale et dégoûtante. Pourtant, c’était un trésor. Chaque fois qu’il contemplait cette chaussette, l’elfe libre sentait son cœur tressaillir d’allégresse. De grosses larmes de reconnaissance coulaient alors de ses yeux sur son long nez en forme de crayon. Comme Harry Potter était bon et généreux ! Il avait eu souci de Dobby. Il était même revenu le voir pendant sa quatrième année, avec son Whisky et son amie qui protégeait les elfes.

Dobby y pensait en préparant des desserts succulents pour les élèves de Poudlard. Il y songeait lorsqu’il récurait les casseroles. Il s’en émerveillait lorsqu’il montait faire le ménage dans la tour de Gryffondor. Harry Potter lui avait donné d’autres chaussettes, et quelles chaussettes ! D’une merveilleuse couleur jaune moutarde. Mais dans la boutique, les vendeurs s’étaient trompés. Ils avaient donné les deux mêmes au gentil Harry Potter. Alors son Whisky avait donné à Dobby une paire de chaussette violettes.

Les amis de Harry Potter étaient tous aussi grands et généreux que lui. Qui se ressemble s’assemble ! Le proverbe était vrai. Pour fêter Noël, encore des chaussettes. Une paire couverte d’étoiles dorées et argentées et une autre qui criaient quand elles sentaient mauvais. Mais elles ne criaient jamais, oh non ! Dobby les lavait et en prenait grand soin. Dobby aimait les chaussettes. Avec l’argent de son premier salaire, il avait acheté des pelotes de laine. Pour tricoter des chaussettes.

Une maille à l’endroit, une maille à l’envers… Dobby était plus doué en tricot que la grande amie de Harry Potter qui aidait les elfes. Il avait tricoté une chaussette rouge vif avec des balais volants et une verte ornée de vifs d’or pour les offrir à Harry Potter. Harry Potter les aimait. Harry Potter les portait.

Quand Dobby était heureux, il avait le moral dans ses chaussettes.
Les Augureys sont des créatures incomprises

Ernie MacMillan est mon alter-ego potterien

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Feligan
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Feligan » 11 mai 2013 - 21:29

Titre : Doigts de vents.
Thème : Instantané.
Fandom : HP
Nombre de mot : 100
Personnage : Luna Lovegood
Rating : Tout public
Le vent fouette le visage de la jeune fille et se mêle à ses longs cheveux sales ramené sur son regard. Elle respire à pleins poumons, elle se sent libre mais si triste, tellement triste, les vagues accompagnent le souvenir de sa mère sur la plage. Elle lui avait toujours dit de laisser le vent prendre toutes les décisions, elle lui manquait tellement. Et l’inspecteur avait hoché la tête alors forcément Luna avait pensé à aller à Brighton. Elle avait tourné sur elle-même et c’était instantané. Luna est là, ses doigts liés dans d’autres de vent, ceux de sa mère.

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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Api » 11 mai 2013 - 21:33

Titre: Ces secondes qui comptent
Thème:Instantané
Fandom:HP
Nombre de mots:100
Personnages:Ron
Rating:Tout Public
Il peut se passer tellement de choses en une seconde que s'en est effrayant. Ron a toujours eu du mal avec les secondes. Elles sont trop rapides, glissent entre ses doigts et il n'arrive pas à les retenir. C'est compliqué les secondes, il n'arrive ni à les comprendre, ni a les apprivoiser. Une seconde et Fred était mort. Une seconde et il avait transplané. Deux secondes qu'il regretterait toute sa vie.
Mais pour aimer Hermione il avait utilisé les heures, les jours et les années. Même si au fond il savait que son amour avait été comme le reste. Instantané.
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Laly12
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Laly12 » 11 mai 2013 - 21:39

Titre: / (je ne cherche pas de titres U.U)
Thème: Instantané
Fandom: Original
Nombre de mots: 300
Personnages: Nathan
Rating: Tout public
Nathan passe ses doigts sur la photo. Ce cliché, c'est tout ce qu'il lui reste de Lawrence. Tout ce qu'il lui reste de six mois passés ensemble. Aujourd'hui, il ne sait pas ce qu'il est devenu. Ils étaient si heureux là-dessus. Dans les bras l'un de l'autre, jouant avec l'appareil de Nathan, allongés sur son lit. Ils en avaient développé plusieurs ensuite, mais lui n'avait gardé que celle-là.

Elle n'a pourtant rien d'extraordinaire, c'est juste eux. Les cheveux blonds de Laurie et ses yeux bleus magnifiques. Inoubliables. C'est quand il y repense que Nathan se rend compte à quel point Laurie peut lui manquer. Alors que c'est lui qui l'a abandonné. Lui qui a raccroché, malgré la voix désespérée de l'autre côté. Lui qui a fait une croix sur tout ça. C'est si facile de regretter. Et si, et si. Et s'il avait avoué la vérité ? Aurait-il vraiment fini à la rue lui aussi ? Il ne le saura sans doute jamais.

Il ne lui reste plus que ses souvenirs, et cette photo, moment de bonheur immortalisé. Tout s'arrête en une seconde. Au final, leur relation s'est terminée aussi vite que cette photo a été prise. Il avait suffi que Laurie voit son père apparaître. Même pas une seconde, une fraction. Instantanément. Un regard de dégoût et lui qui fuit loin de tout ça, incapable d'assumer quoi que ce soit. Mais à quoi bon ressasser le passé ? Il range la photo dans son tiroir. Deux ans. Il serait sans doute temps d'oublier. Même si pour cela, il faudra plus de temps. Sans doute encore des mois, voire des années.
Dernière modification par Laly12 le 11 mai 2013 - 22:41, modifié 2 fois.
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Autrefois, je prétendais détester Sasuke. Mais en fait, j'adorais être à ses côtés. Et puis... Il m'a apprécié à ma juste valeur, lui plus que quiconque. - Naruto

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Nemezia
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Nemezia » 11 mai 2013 - 21:39

Titre : L'étreinte
Thème : Instantané
Fandom : HP
Nombre de mot : 100
Personnage : James Potter
Rating : Tout public
Je suis aveuglé alors, malgré moi, je ferme les yeux. Je me sens tituber, un de mes genoux paraît fléchir. Ca doit sûrement être celui sur lequel s’est écrasé un cognard pendant ma dernière partie de Quidditch avec Sirius. L’air me manque d’un coup. J’enfonce mes ongles dans ma poitrine d’où s’échappe une douleur fulgurante, comme pour l’extraire de mon corps. Où est Lily ? Près de Harry ? Je l’espère. Aussi instantanée que soit ma chute, je regrette que la dernière étreinte de ma vie soit celle de ce vaste gouffre verdâtre dans lequel je sombre. Celle de Voldemort.

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litsiu
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par litsiu » 11 mai 2013 - 21:41

Titre : soupe à l'ortie
Thème : instantané
Fandom : aucun
Nombre de mots : 300
Personnages : 3P
Rating : aucun

C'est la dèche absolue. Les gens sont radins comme pas possible, de nos jours. C'est pas le chien qui leur fait peur, loin de là. Régulièrement, une petite mamie me donne une pièce en précisant que c'est pour la bouffe du chien. Moi je peux crever, hein. Tant qu'à faire, si c'est pour le chien, elle pourrait me filer un fond de sac de croquettes de son Yorkshire, voire le Yorkshire lui-même, c'est peut-être comestible.
Bon.
Avec moins de deux euros en poche, on peut envisager d'investir dans un paquet de pâtes assaisonnées à rien du tout, ou une soupe en sachet qui tient pas au ventre, ou une canette de bière même pas trop dégueulasse.
J'ai faim mais... va pour la bière. J'en bois jamais, elle va me monter à la tête instantanément.
Pour la bouffe, on va s'arranger autrement.
Voilà la recette :
Passer une heure à chercher de l'eau potable dans ce bled que je ne connais pas, retourner au camion... une autre heure. Trier les patates achetées en gros pour que le prix reste décent. L'important c'est d'en avoir toujours en stock. Ramasser autant d'orties que possible, enfin quand j'ai réussi à me piquer trois fois en général ça me coupe bien l'appétit, et hacher tout ça finement. Encore une heure. Faire abstraction du chien qui regarde ça d'un air blasé l'air de se dire qu'il aurait préféré manger du Yorkshire. Allumer un feu de camp avec du bois un peu humide, une bonne demi-heure.
Faire cuire la soupe sur le feu de camp tout en sirotant la bière même pas trop dégueulasse, et penser que dans une autre vie, on matait des pubs à la télé où des bonnes femmes avec des sourires en plastique préparaient des soupes en dix secondes chrono.

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Kuli
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Kuli » 11 mai 2013 - 21:42

Titre : Nos vies en instantané
Thème : Instantané
Fandom : HP
Nombre de mots : 435 mots selon Word
Personnages : Percy Weasley, Katherine Cooper (OC)
Rating : Tout public
Clic. Un flash. Le petit oiseau est sorti.

Percy sursaute, et Kate éclate de rire. Elle rejette la tête en arrière, comme elle le fait toujours, et passe une main dans ses cheveux roux. Elle rit comme une enfant, tandis que la photo se développe peu à peu, que les couleurs apparaissent, presque instantanément. Les contours se dessinent, les nuances se font plus vives, plus réelles. Percy s’approche à grands pas, et lui ôte son précieux appareil des mains, pour l’empêcher de faire une nouvelle photo de lui.

— Eh ! s’exclame-t-elle, sans pouvoir empêcher ses yeux de briller. Rend le moi ! Et ne met pas tes doigts sur la photo, tu vas faire des traces dessus !
Elle s’indigne du traitement qu’il réserve à son œuvre, pose ses mains sur ses hanches. Il a la vision fugace de sa propre mère, si l’on ôte l’air sévère. Percy sourit, et lui tend l’appareil. Elle attrapa délicatement la photo, et plisse les yeux pour les protéger du soleil. Les couleurs se font plus vives, plus belles.
— Regarde comme c’est joli, murmure-t-elle, de ce ton encore un peu enfantin, presque émerveillé, qu’il lui connait si bien. On dirait une peinture.
Il se penche vers le cliché, passe un bras autour des épaules de Kate. Il observe la photographie quelques secondes, critique, avant de déclarer :
— Je préfère tes aquarelles.
Elle rit de nouveau, avant de l’attraper par la main, et de l’obliger à s’allonger dans l’herbe. Elle emmêle ses cheveux qu’elle a passé de tant de temps à coiffer, mais n’y prend pas garde. Elle laisse un instant son regard se perdre dans le ciel et les nuages, avant de reprendre ses esprits. Elle colle presque la photo sous le nez de Percy.
— Mais non, regarde, ce n’est pas du tout la même chose. Tu vois, il n’y a qu’à presser un bouton, et hop ! Les contours se forment, se colorent… C’est instantané. Une aquarelle, c’est plus long à faire, ça ne représente pas qu’un moment. C’est beau aussi, mais c’est différent. Là, j’ai une petite seconde de réalité qui s’envole dans une boîte à image, et qui ressort sur du papier glacé.
Kate reprend son appareil photo, et le tend à bout de bras. Un clic, un flash, et le cliché est là. Juste un clic, juste un flash. C’est peu, et pourtant bien suffisant. Les silhouettes de Katherine et Percy apparaissent peu à peu sur le papier brillant. Une petite miette de passé qu’elle a éternisé, et qui les fait sourire tous les deux.

— J’ai toujours adoré ces clichés instantanés, avoue-t-elle dans un souffle.
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"When the sun has set, no candle can replace it."

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Ginnyw
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Ginnyw » 11 mai 2013 - 21:49

Titre: Attente
Thème: Instantané
Fandom: HP
Nombre de mots: 337
Personnage: Ginny Weasley
Rating: Tout public
La bouilloire siffla. Les yeux dans le vague, Ginny versa le contenu du petit sachet dans une tasse, puis l’eau et remua avec la cuillère, du bout du doigt, sans rien toucher.

Un autre regard vers la pendule. Les aiguilles avaient à peiné avancé. Un nouveau soupir.

Ginny remonta lourdement l’escalier et s’installa lourdement dans le canapé. Elle trempa les lèvres dans sa tasse. Le liquide était trop chaud. Elle la reposa sur la table basse et replia les jambes pour se placer en tailleur. Il faudrait attendre encore un peu.

Un nouveau regard vers l’horloge. Le temps semblait s’être arrêté.

Sa main caressa son ventre arrondi. L’enfant sembla bouger sous ce contact, se pressa contre la pression maternelle. Ginny sourit. Pour passer le temps, elle attrapa un exemplaire de Sorcière Hebdo et commença à le feuilleter.

Encore un regard pour s’informer du temps qui passe. Peut-être un peu trop lentement.

Avec une plume, la jeune femme traça les premières lettres d’un mot croisé. Le fumet de la tasse embaumait dans le salon. Tout doucement, à force de réflexion et de mordillements de plume, les mots se formèrent, les uns après les autres.

Ses yeux accrochèrent une nouvelle fois les aiguilles du temps. Quelle lenteur ce soir-là.

Ginny porta la tasse à ses lèvres. Le liquide chaud coula dans sa gorge, revigorant. Les Moldus avaient produit quelque chose d’assez exceptionnel. La première fois que Harry lui avait montré ces étranges sachets dont le contenu se dissolvait dans l’eau, elle avait grimacé, doutant que ce soit réellement mangeable.

Encore un regard sur la pendule. Quand Harry allait-il rentrer ?

Ginny avait fini par apprécier ce breuvage. Surtout quand la nuit s’allongeait et que son mari tardait à rentrer.
Après avoir vidé sa tasse, elle la reposa sur la table basse et reprit sa lecture.

Elle n’eut pas à regarder une nouvelle fois l’horloge. La porte s’ouvrit et des pas souples et doux gravirent l’escalier.

« Tu es encore debout ? »

Et la joie était là. Instantanée.
Présente ! Appel des solidarités

Les associations font l'appel: une pétition de grande ampleur, avec un programme politique, économique et social.

Porté par des associations comme WWF, SOS racisme, Emmaüs, Le Planning Familial, Centre LGBT Ile de France, la fondation Abbé Pierre, et tant d'autres...

Présenté à l'assemblée nationale au moment des investitures.

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Norya
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Norya » 11 mai 2013 - 21:49

Titre : ça ne rate jamais
Thème : Instantané
Fandom : fandom Avengers
Nombre de mots : 177
Personnages : Tony Stark, Loki
Rating : aucun
Tony Stark ne s’inquiétait depuis longtemps des tentatives d’attaque de Loki. Depuis le temps qu’il l’affrontait voire qu’il le fréquentait – c’est le terme qui lui venait le plus souvent à l’esprit quand il songeait au dieu nordique – il savait comment gérer la situation. D’abord, il devait rester calme, aucune des phrases assassines de l’enquiquineur de service ne devait l’atteindre. Rien que cela agaçait prodigieusement l’adversaire.
Ensuite, il lui suffisait de bien l’observer pour savoir quand Loki avait atteint son seuil critique de tolérance : ses yeux s’étrécissaient jusqu’à ne plus laisser transparaître le vert de leur iris et ses doigts se crispaient sur n’importe quel objet à sa portée.
Tony n’avait alors plus qu’à lâcher la bombe qui ferait exploser le dieu : à ce stade, n’importe quelle allusion à Thor ou à Odin ferait office de détonateur. Ca ne ratait jamais et c’était instantané.
Il trépignait, lançait des objets, oubliait de lancer des sorts qui lui seraient pourtant utile. Le voir faire était un spectacle toujours réjouissant. Et Tony ne le raterait pour rien au monde…
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Catie
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Catie » 11 mai 2013 - 21:56

Titre : Bonne question
Thème : Instantané
Fandom : HP
Nombre de mots : 910
Personnages : Colin et Dennis Crivey
Rating : Tout public
Toute sa vie, Colin avait été indissociable de son appareil photo. Ç’avait toujours été comme un prolongement de son bras, une partie de lui-même. Il regardait le monde à travers son objectif. D’une manière paradoxale, tout lui paraissait plus réel. C’était comme si le monde prenait vie dans ses clichés. Il immortalisait des instants de bonheur. Et il adorait ça. Capturer l’instant. Pouvoir le revivre à l’infini.

Quand il avait découvert le monde sorcier, il avait été ravi de pouvoir donner davantage de vie à ses photos. De les voir bouger, prendre vie sous ses yeux émerveillés. Il avait été surexcité par le nombre incroyable de surprises que recelait le monde de la magie. Et plus que tout, par Harry Potter, le héros, le Survivant.

Pendant sa première année, il l’avait suivi partout, l’œil collé à son viseur. Il avait pris des dizaines de photos de son idole. Il ne se rendait pas compte à quel point il pouvait être exaspérant. Il ne vivait que pour ses photos. Ses morceaux de vies immortalisés sur papier glacé. Des images mouvantes et en même temps figées, condamnées à répéter les mêmes mouvements. Par instant, il trouvait cela triste. Mais un nouvel évènement lui faisait oublier sa mélancolie, et il retrouvait son comportement de reporter en herbe.

Et si on y réfléchissait bien, cette attitude si énervante pour certains lui avait sauvé la vie une fois. Il ne se souvenait pas d’avoir été pétrifié. Il se souvenait juste qu’avant d’être pétrifié, il avait voulu photographier la magnifique image qui se présentait à lui. Un couloir de Poudlard, tout ce qu’il y avait de plus ordinaire, mais éclairé par une lumière presque surnaturelle, qui découpait la pierre des murs d’une manière artistique qu’il fallait absolument capturer. Et ça l’avait sauvé. Il ne se souvenait pas de la période où il avait été pétrifié. Juste d’un trou noir.

Après cela, il avait été encore plus agrippé à son appareil. Il le suivait partout comme une seconde peau. Il avait grandi avec durant des années. Personne n’avait jamais compris son besoin d’immobiliser ces nombreux instants de la vie.

Ni Harry, qui avait toujours été agacé par cette constante attention, bien qu’il ne l’ait pas remarqué au départ. Ni Ginny, bien qu’elle ait toujours été très gentille avec lui. Ni son père, qui lui disait qu’il devait vivre dans le monde réel et ne plus s’emprisonner dans des rêves. Pourtant, ses photos, c’était sa réalité à lui. Il n’avait jamais réussi à le faire comprendre à quiconque.

Sauf à Dennis. Son frère ne partageait sa passion, mais il comprenait. Il comprenait son besoin de conserver précieusement ces instants de bonheur. Et encore plus durant cette guerre qui avait ravagé le monde sorcier. Cette guerre qui avait fait tant de mort, tant de victimes.

Et Colin faisait partie de ces victimes. La guerre l’avait pris, elle l’avait fauché en pleine adolescence. Et à côté de lui, Dennis pleurait. Il trouvait cela injuste. Colin ne pourrait plus jamais prendre de photos. Colin ne lui sourirait plus, n’aurait plus les étoiles plein les yeux en lui montrant ses nouveaux clichés. Il ne toucherait plus à son appareil, qui était enfermé dans sa malle en haut, dans ce qui avait été son dortoir.

Il était maintenant allongé dans la grande salle, parmi les nombreux autres corps. Le Lord Noir était tombé. Mais Dennis n’arrivait pas à se réjouir. Il ne pensait qu’à son grand frère. Il n’aurait pas dû finir sa vie comme ça. C’était totalement injuste. Ce mot tournait en rond dans sa tête depuis que la vérité lui avait sauté cruellement au visage. Il serrait dans sa main celle froide de son frère. Rien ne serait plus pareil maintenant. Il ne verrait plus son visage empli de bonheur devant ce magasin de matériel photographique de Londres. Il ne verrait plus ses clichés qui respiraient la joie de vivre.

Dennis ferma les yeux. Son cœur lui faisait mal. Il sentit une main serrer son épaule. Il ne se retourna pas. Il se fichait de la pitié des autres. La personne finit par partir. Il ne savait qui c’était et il s’en fichait. Il voulait dire adieu à son grand frère. Il le contempla une dernière fois. Ses cheveux blonds bouclés. Ses yeux fermés qui cachaient ses prunelles bleus maintenant vides de vie. Sa peau pâle et froide. Son corps fin et à l’apparence fragile.

Et dans sa main, serrée dans son poing, Dennis vit ce qui semblait être un bout de papier. Les doigts tremblants, il détacha doucement ce que tenait son frère. Une photo. Il aurait dû s’en douter. Un sourire amer étira ses lèvres. C’était une photo de l’Ordre, prise deux ans plus tôt. Ils souriaient tous, heureux. Heureux de défier les règles, d’appartenir à un groupe. Heureux de vivre tout simplement.

Dennis se rendit alors compte à quel point son frère avait raison. La photographie était une façon d’immortaliser les moments heureux et joyeux. Grâce à ces clichés, il pourrait se souvenir de ce qu’était son frère, sans jamais oublier comment il était.

Il se leva, un maigre sourire étirant toujours ses lèvres. Il contempla une dernière fois le corps inanimé de son frère, un œil sur la photo qu’il tenait toujours à la main. C’était tout ce qu’il restait de Colin à présent. Des photos, des instantanés de vie. Des instantanés de lui, des fragments de sa vie. Et il pourrait les chérir autant que possible.
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Maiawelle
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Inscription : 12 févr. 2013 - 22:16

Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Maiawelle » 11 mai 2013 - 22:08

Voili voilou

Titre: D’un endroit à un autre
Thème: Instantané
Fandom: HP
Nombre de mots: 603
Personnages: Charlie Weasley
Rating: Tout Public

Quelque part sur la lande, dans le sud de l’Angleterre. Deux sorciers tapent du pied pour se réchauffer. Il fait froid ce matin. Le premier est un petit bonhomme sec avec une longue moustache noire en balai-brosse qui couvre sa bouche. Il porte une cape sombre avec un chapeau melon qui brille. Son collègue n’est guère plus grand, mais deux fois plus large. Sa débonnaire bedaine est sanglée dans une robe de sorcier violette. Ses longs cheveux gris sont en partie couverts par un chapeau pointu de sorcier des plus traditionnel. Le petit bonhomme au chapeau melon frotte ses mains pour les réchauffer.

- Ah, ces horaires matinaux quelle plaie ! s’exclame-t-il

- Bah, un petit sort de réchauffement et on ne s’en rend plus compte. Tu veux que je t’en jette un ?

- Non, ça devrait aller. Mon élève ne va plus tarder.

- C’est son deuxième passage ?

- Tu as lu son dossier. Je ne comprends pas comment il a pu échouer. Après l’entraînement intensif dont il a bénéficié avec moi ! gémit le petit bonhomme d’un ton chagrin.

- Voyons, voyons Wilkie !

- Douze semaines de stage, Archie ! Je l’ai préparé pendant douze semaines ! Je l’ai bichonné, je l’ai dirigé, je l’ai…

- Tu lui as trop mis la pression, voilà ce qui s’est passé. Lâche lui la bride et tout ira bien, cette fois.

A ce moment précis, un grand crac se fit entendre. Un homme aux cheveux roux et au crâne dégarni venait de transplaner devant eux. Accroché à son bras, un jeune roux d’environ dix-sept ans s’efforçait de faire bonne figure. Il était trapu et robuste. Les tâches de rousseur couvraient tellement sa peau qu’il en paraissait bronzé. Les dents serrées, il était cependant très pâle. Wilkie Tycross se précipita vers lui.

- Monsieur Weasley, je vous présente l’inspecteur du permis de transplanage, monsieur Archibald Welldone.

Il était difficile de deviner s’il s’adressait à Arthur ou à son fils. Charlie ferma les yeux, comme s’il était sur le point de vomir. Archie eut pitié de lui et lui adressa un bon sourire :

- Ne vous inquiétez pas, monsieur Weasley. Nous allons partir les premiers. Prenez votre temps. Vous connaissez l’endroit. Respirez un grand coup et suivez nous au bout de trois minutes.

- Oui, monsieur.

Wilkie Tycross jeta un regard inquiet sur son élève qui paraissait au bord de l’évanouissement. Il tourna une fois sur lui-même et transplana. L’inspecteur le suivit à dix secondes d’intervalle. Arthur prit le temps de serrer son fils dans ses bras.

- Je n’ai pas le droit de rester. Bonne chance, mon grand.

Et il transplana. Charlie s’efforça de se souvenir comment respirer. Il louchait sur la montre que ses parents lui avaient offert pour sa majorité. La préparation à l’examen et l’inscription avaient coûté cher. Il ne pouvait pas se permettre de laisser ses parents gaspiller douze gallions.

Charlie inspira. Les trois D. Destination, Détermination, Décision. Ne pas penser à la dernière fois. Il avait transplané huit kilomètres trop au sud, sur la tête d’une moldue qui faisait son marché. Ça avait donné beaucoup de travail aux Oubliators. Il n’avait droit qu’à une seule seconde chance. Un seul rattrapage. Non, ne pas penser à l’échec.

Destination. Détermination. Décision.

Destination. Détermination. Décision.

Destination. Détermination. Décision.

CRAC !

Charlie ouvrit les yeux. La première chose qu’il vit, ce furent les larmes de joie de son père. Il avait réussi. Il s’était déplacé de manière instantanée à travers l’espace. Il était un vrai sorcier à présent.

Charlie Weasley venait d’obtenir son permis de transplanage à la seconde tentative.
Les Augureys sont des créatures incomprises

Ernie MacMillan est mon alter-ego potterien

ExtraaTimbrée

Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par ExtraaTimbrée » 11 mai 2013 - 22:12

Titre : ?
Thème : Instantané
Fandom : HP
Nombre de mots : 1263 et des poussières
Personnages : Parvati et Lavande
« Non. »


Il y a les feuilles du Sole Cogneur qui raclent les pavés de la cour. Il y a ces cris, ces larmes et ces peurs. Il y a cette peur qui hante chaque visage. Autour d’elle, le temps dérape. La mort rattrape la jeunesse, la vie disparaît. C’est des heures, des jours, des années qui partent en fumée. Mais pas un de ces visages, pas un de ces cris ne parvient à la jeune sorcière.

Parvati regarde. Elle regarde tout droit. Elle regarde le corps, inerte, gisant dans une flaque rouge. Et elle coule, elle coule et glisse sur le sol. Elle s’étend, repeint les pavés, nettoie le sol gris. Les feuilles qui raclaient le sol dans un bruissement inaudible sont maintenant engluées. Elles glissent elles aussi, emportées par ce flot rouge, ce sang qui coule en abondance.

Comme lui, Parvati aurait voulu fondre. Elle aurait voulu s’écrouler, ramper jusqu’à ce que ses forces l’abandonnent. Elle aurait voulu être emportée, comme ces feuilles mortes. Se laisser dévorer par le rouge sombre, se laisser faire et disparaître. Personne ne le remarquerait dans ce chaos. Personne ne s’apercevrait qu’elle manque. Parvati aurait voulu disparaître, oui. Et ne plus jamais revenir.


« C’est pas possible. »


Elle fait un pas. Puis un autre. Autour d’elle, le monde disparaît. Il ne reste plus qu’elle, elle et ce corps meurtri. Alors Parvati se souvient. Elle laisse ses larmes couler, et regarde dans le passé.



<center>*</center>



« Bouge pas Lavande ! crie la jeune fille. Et sourit, par Merlin ! Tu veux ressembler à une échappée d’Azkaban ou à… toi ?
- Si tu me dis que ça revient au même, je te frappe !
- J’allais pas dire ça ! Mais pas du tout !
- Me la fais pas à moi, Parvati ! Je te connais ! »

Parvati regarde sa meilleure amie se dandiner maladroitement devant l’appareil photographique. Ce moment est aussi gênant pour l’une que pour l’autre. Parvati ne sait pas vraiment comment utiliser l’appareil. Elle le fait basculer entre ses mains, tentant tant bien que mal de prendre Lavande. Elle aurait préféré être autre part, faire autre chose. Mais pour sa meilleure amie, elle se plierait en quatre. C’est Lavande, c’est sa sœur, son double. C’est celle qui compte le plus pour elle.

« Bon, je la prends ! Arrête de bouger ! Attends… et… voilà ! »

La photo est prise. Elle la fera développer à Pré-au-Lard ce week-end. En double. Une pour Lavande qui veut la donner à Ron, une preuve d’amour qu’elle a dit. Et puis une qu’elle gardera, secrètement, comme un trésor.

Lavande se rapproche de Parvati en courant. Elle est vivante, heureuse, joyeuse. Ses longs cheveux clairs se soulèvent à chaque pas, ses yeux brillent. Elle était juste… elle. Lavande, la merveilleuse Lavande.

« On ira la développer ce week-end ? Hein ? Dis oui, dis oui ! s’excite la blonde en traînant sur la dernière syllabe.
- On ira, t’inquiètes pas.
- Tu sais que j’t’aime ? T’es la meilleure, Parvati ! La meilleure des meilleures, même ! »

Elle se jette dans ses bras et Parvati manque de lâcher l’appareil. Elle est heureuse, comme ça, étouffée dans le chevelure folle de son amie, et asphyxiée par son parfum trop fort. Oui, Parvati est heureuse.




<center>*</center>



« Lavande ? »

La voix de Parvati est faible. Trop faible pour que quiconque puisse l’entendre. Elle avance comme un pantin. Elle avance comme si une force extérieure guide ses pas. Elle voudrait courir, fuir loin de ce corps inerte au milieu de cette tache rouge bien trop étendue sur les pavés de la cour. Elle voudrait fuir cette réalité qui ne file pas comme elle veut.

« Lavande ? »

Elle répète le prénom encore et encore. A chaque pas, sa voix s’intensifie. Bientôt, elle se met à courir. Elle a oublié les sorts qui fusent, les corps qui tombent et les cris des gens qui souffrent. Elle a oublié qu’il y a des gens autour, des gens qui se battent, des gens qui meurent, des gens qui tuent.

Elle n’est plus qu’à quelques mètres. Maintenant, elle voit les détails. Elle voit la plaie béante qui laisse le sang couler, elle voit les cheveux blonds imbibés de rouges. Ses bras prennent un angle étrange, presque irréel. Elle ne voit que son dos, son visage est contre le sol, baignant dans la mare de sang. Ce n’est plus Lavande. C’est un corps. Un corps sans vie, un corps sans âme.

« Lavande ! »

Cette fois, Parvati court. Lavande, sa Lavande est là, morte. Ça n’est pas possible. C’est une erreur, une blague. Elle va la secouer, la forcer à rire et à se lever. Elle va la frapper, aussi. La frapper et pleurer. Elle lui dira : « ça ne va pas de me faire peur comme ça ? » puis elle la prendra dans ses bras et l’embrassera. Oui, tout allait se dérouler comme ça. Lavande allait se lever. Oui, debout, souriante.

Quelqu’un percuta Parvati et elle s’arrêta dans sa course folle.

« Parvati… »

La voix est douce et pourtant alarmée. Elle sent les bras de Dean l’entourer. Comment elle le sait ? Parce qu’il y a cette odeur qui lui est si familière. Il y a cette chaleur caractéristique de sa peau foncée, cette douceur protectrice, cet amour silencieux.

« Partons, Parvati. On peut plus rien pour elle… »

Il la tient par les bras et l’entraîne loin de Lavande.

« Non ! NON !
- Parvati…
- On peut pas la laisser, on peut pas partir sans elle ! C’est Lavande, Dean. Tu vois, c’est Lavande ! »

Elle se débat, essaye d’échapper à son emprise. Mais Dean ne la lâche pas. Il continue à la tirer vers le château. A cet instant, elle le déteste. Elle voudrait lui faire mal, vraiment mal. Elle voudrait qu’il la lâche, qu’il disparaisse.

« Je suis sûre qu’elle n’est pas morte, Dean ! Lâche-moi ! Mais LACHE-MOI !
- Non, Parvati ! C’était mon amie aussi, je sais ce que ça fait !
- Dis pas de conneries, Dean ! T’en sais rien ! Lavande… Lavande c’est mon amie. MON amie tu comprends ? On avait dit à la vie, à la mort toutes les deux ! Je peux pas la laisser là ! »

Dean retourne Parvati et la force à le fixer. Il la secoue un instant, comme pour lui faire retrouver ses esprits.

« Tu vas rentrer avec moi, Parvati. Je ne te perdrai pas aujourd’hui, c’est hors de question !
- Mais…
- Je vais dire à Seamus d’aller voir, d’accord ? En attendant, tu viens avec moi ! »

Parvati lance un regard vers le corps toujours étendu. Elle veut y aller, elle veut voir son amie. Et pourtant, elle a enfin une excuse pour fuir. Il lui suffit de prendre la main de Dean et de courir. Elle peut partir, elle peut faire comme si elle n’avait rien vu. Alors elle regarde Dean. Elle regarde son visage inquiet et son regard perdu. Elle sert sa main, comme si c’est sa dernière chance de s’en sortir.

Elle repense à Lavande. Amoureuse et souriante. Elle repense à cette image gravée à jamais dans son esprit. Une simple photo qu’elle avait prise en un claquement de doigt. Instantanément. Mais ce n’est plus Lavande maintenant. Ce n’est plus qu’un corps. Peut-être qu’il vaut mieux que Lavande ne soit plus dedans. Peut-être qu’il vaut mieux qu’il n’y est plus d’espoir.

D'une voix faible et coincée au fond de sa gorge, Parvati murmure à Dean :

« Je te suis. »

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Feligan
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Feligan » 11 mai 2013 - 22:30

Titre : Je m'appelle Jo.
Thème : Cible
Fandom : HP
Nombre de mot : 100
Personnage : OC (Jo)
Ratings : Tout public


Je fonçais droit sur un balai. Je fonce toujours, à croire que c’est ma destinée. Je n’ai pas d’autres bonheurs que me prendre des coups avec des battes de baseball ou de me fracasser contre un crane. On me dit parfois masochiste, d’autres fois sadique, mais tout le monde s’accorde à dire que je suis dure et impitoyable. Les personnes autour de moi m’insultent souvent, je crois aussi que je ne suis pas réellement aimé mais tant qu’ils continuent tous à être mes cibles alors je ne dis rien. Je m’appelle Jo, et franchement c’est plutôt cool d’être un Cognard.

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Laly12
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Laly12 » 11 mai 2013 - 22:40

Titre: Malédiction
Thème: Cible
Fandom: La maison de la nuit
Nombre de mots: 205
Personnages: Stark [je sais plus son nom de famille et j'ai la flemme de chercher]
Rating: - 12
Ne jamais rater sa cible. C'est le don que la déesse lui a donné. Ce jour-là, c'était la même chose que d'habitude. Il allait mettre sa flèche au centre. Il épaterait encore chaque membre du jury, alors qu'il avait fait ça à l'instinct. Il ne pouvait tout simplement pas échouer. C'était son talent. Comme d'autres avaient une affinité avec le feu ou avec les chevaux. Lui ne ratait jamais sa cible.

Stark ne doutait absolument pas. Il n'avait jamais échoué. Certes, ce jour-là, il était en colère, contre ce crétin qui lui servait de professeur. Et alors ? Qu'est-ce que ça changeait ? Tout... Son objectif, ce n'était plus ce cercle, c'était lui.

Il avait fermé les yeux. Entendu des cris. Les avait rouvert. Une fois de plus, il avait réussi. En plein coeur. Il ne lui avait pas laissé la moindre chance. Stark avait relâché son arc sous le choc. Plus jamais. Il ne se servirait plus jamais de son arc. Une pensée de trop et tout dérapait. Plus jamais. Sa cible pouvait être humaine. Ce n'était pas un don, mais une malédiction.
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Autrefois, je prétendais détester Sasuke. Mais en fait, j'adorais être à ses côtés. Et puis... Il m'a apprécié à ma juste valeur, lui plus que quiconque. - Naruto

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litsiu
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par litsiu » 11 mai 2013 - 22:43

Titre : (le titre de ce texte n'est pas « balles au centre » parce que mon mauvais goût n'est pas sans limites)
Thème : cible
Fandom : aucun
Nombre de mots : 180
Personnages : peu importe
Rating : 16+
Le garçon était accoudé au bar. Nonchalant. Une main ferme posée sur le zinc.
En fait il comprendrait plus tard que c'était à cause de l'alcool. En attendant, ses yeux détaillaient les contour de sa cible. Pas très grand, plutôt mince. Les omoplates saillantes sous le T-shirt noir. Et au centre, ce petit cul serré dans un jean taille basse usé jusqu'à la corde.
Le garçon se retourna légèrement, lui décocha un regard acéré. Une oeillade brûlante et plus agressive qu'aguicheuse. Aborde-moi si tu l'oses.
Alors il lui offrit un verre, et cela ressemblait à un mouvement qu'on esquisse comme par automatisme quand on entend une chanson sur laquelle on a eu l'habitude de danser.
Le garçon avait un petit tatouage dans la nuque, une araignée. Il le regarda tout en débouclant sa ceinture. Le garçon – il avait déjà oublié son nom – s'appuyait contre le mur des toilettes et gardait la tête baissée. Il entendait son souffle malgré le bruit ambiant. Le jean usé était doux sous ses doigts.
La peau en dessous l'était encore plus...

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Catie
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Catie » 11 mai 2013 - 22:47

Titre : Pas réfléchi la dessus pour le moment
Thème : Cible
Fandom : HP
Nombre de mots : 1037
Personnages : Drago Malefoy et Harry Potter
Rating : Tout Public
Depuis aussi longtemps que je peux me souvenir, je t’ai toujours haï. Ç’a toujours été quelque chose d’acquis. Comme le ciel qui est bleu ou la neige qui est froide, tu as toujours été la cible de ma haine, de mes sarcasmes, de mes insultes. Et tu me le rendais bien. J’aimais voir tes yeux émeraude s’allumer de cette lueur haineuse et ton corps se tendre de colère alors que tu essayais désespérément de m’ignorer comme te le soufflais la Sang-de-bourbe Granger.

Depuis nos onze ans et cette poignée de main refusée, nous nous sommes détestés, nous nous prenions mutuellement pour cible. Nous avions besoin de nous haïr. C’était devenu normal, naturel. Le monde aurait été fade sans nos insultes, nos disputes, notre rancœur.

Et quand nous avons grandi, les sortilèges se sont ajoutés aux amabilités qu’on s’envoyait dans la figure. On avait ce constant besoin de prouver qu’on était plus fort que l’autre, qu’on aurait le dessus. Qu’on ne reculerait jamais devant l’autre. Je savais que tu serais toujours là pour t’élever face à moi, tout comme je serais toujours là pour te cracher mon venin au visage. Nous étions la cible privilégiée de l’autre.

En sixième année, j’ai été furieux quand tu es sorti avec ta Weasley. Pour la première fois, je passais au second plan. Je ne récoltais qu’indifférence. Tu répondais à mes insultes moins souvent. Tu m’ignorais. C’est ce que je croyais tout du moins. Je me souviens avoir ressenti une intense satisfaction en sachant que tu suivais le moindre de mes faits et gestes. J’ai toujours su qu’on avait eu une place privilégiée dans la vie de l’autre. Que rien ne pourrait être vraiment à la hauteur de cette haine.

Je me souviens de la cuisante brûlure que j’ai ressentie le jour où tu m’as surpris dans les toilettes de Mimi Geignarde. La brûlure de la honte, qui m’envahissait, et me faisait te haïr encore plus. Je détestais me sentir faible, surtout devant toi. Ce jour-là, nous nous sommes battus encore plus violemment qu’auparavant. Parfois, j’ai encore l’impression de ressentir cette sensation étrange de froid et de silence qui m’a envahi lorsque tu m’as lancé ce sort.

La première que l’on s’est recroisé après ce duel, j’ai vu du regret dans tes yeux. Ça m’avait mis hors de moi. Tu n’avais pas le droit de regretter. Nous étions ennemis Potter, ennemis bordel ! Tu aurais dû ressentir une joie, un peu malsaine je l’avoue, mais une joie quand même, de me savoir blessé. Alors je t’avais insulté encore plus fort que d’habitude, ton regard s’était figé, puis durci. Et c’était reparti comme avant. Cette haine, violente, évidente. On était fait pour se détester.

Alors pourquoi, pourquoi est-ce que maintenant, des années après, je me sens triste en te voyant si heureux ? Pourquoi ai-je envie d’être responsable de ce sourire, de ce regard brillant ? Pourquoi est-ce que je ressens un pincement de jalousie au niveau du cœur en te voyant dans les bras de la rouquine ?

J’ai peur de répondre à ces questions. Peur de mettre un nom sur ces nouveaux sentiments que tu éveilles en moi. Peur de comprendre que j’ai changé ces dernières années, depuis la fin de la guerre. Je ne sais pas exactement quand est-ce que ma haine s’est éteinte. Lorsque tu m’as sorti de cette salle en feu je crois. J’étais mort de trouille à cet instant-là, persuadé que j’allais mourir, mais tu es revenu et tu m’as sauvé. Tu m’as sauvé moi, ton ennemi d’enfance, celui qui t’avais pris pour cible dès le premier jour. Celui qui avait fait de ta vie un enfer pendant six ans. Je n’ai pas compris pourquoi sur le coup. C’est seulement après que je me suis souvenu que tu avais ce complexe du héros qui te pousse à sauver tout le monde. Je n’étais qu’un sorcier parmi tant d’autres, que tu avais sauvé par un sursaut de compassion.

Cela fait des années que je ne t’envoie plus ma haine en plein visage. Que je ne t’accable plus d’insultes et de railleries. Je me contente d’être simplement poli avec toi. D’entretenir une relation civilisée avec toi, presque amicale dirait certains. Mais au fond de moi, je sais que jamais nous ne pourrons être amis. Entre nous, tout est exagéré. En tout cas, c’est ce que je pense. Toi, sûrement pas. Tu dois te dire que j’ai changé, que nous ne nous détestons plus comme avant et que tout est très bien comme ça.
Mais je n’ai pas changé. Je te hais toujours dans un certain sens. Je te hais pour avoir oublié notre ancienne relation plus que conflictuelle. Je te hais pour ce bonheur éclatant, ces amis et cette famille qui t’entoure, alors que je n’ai presque rien. Je te hais pour être si innocent et inconscient à la fois. Je te hais parce que je ne sais faire que ça. Tu as toujours été la cible privilégiée de cette haine, et je ne veux pas changer cela. Ça me fait bien trop peur. L’inconnu me fait trop peur.

Mais je préfère faire comme si j’avais évolué. Comme si tout est différent maintenant. Parce que je sais que dans le cas contraire, je serais chassé de ta vie comme un malpropre. Et je préfère passer une vie à faire semblant de t’apprécier qu’une vie sans saveur, où ma cible préférée aurait disparu.

Alors je réponds machinalement au signe de tête que tu m’adresses depuis l’autre côté de la salle. Je lève mon verre dans ta direction. Tu as l’air heureux. Quelques minutes plus tard, tu souffles tes bougies, tout le monde applaudit, rit. J’en suis presque malade. Mais je garde mon masque indifférent et je te regarde déballer tes cadeaux, les yeux brillants. Et mon cœur se serre lorsque tu enlaces ta femme, et que tu l’embrasses pour ce qu’elle t’a offert. Je ne vois même pas ce que c’est d’ici, et je m’en fiche. Je ne vois que ton sourire tendre dans sa direction, je ne sens que mon verre froid dans ma main droite et mon cœur qui bat douloureusement. Je finis mon verre d’un trait pour me redonner un peu de courage.

Oui, je te hais.
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Dedellia
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Dedellia » 11 mai 2013 - 22:54

Titre : ?
Fandom : aucun
Nombre de mots : 405
Personnages : Laura
Rating : tout public
L'arc était tendu à son maximum et la flèche semblait prête à fendre l'air. La jeune femme était concentrée sur ces trois cercles l'un dans l'autre, ces yeux étaient plissés tellement elle les fixaient. Puis, après quelques instants, ses doigts lâchèrent la flèche qui, avec la vitesse, devient floue aux yeux de tous. Elle continua sa course et se ficha dans le tronc d'un érable avec un bruit mat.
La fille soupira de frustration.
<<Qu'est-ce qui m'arrive ? pensa-t-elle. Je ne rate jamais un tir, normalement. >>

Bien sûr, lorsqu'on avait la tête qui bourdonnait tant les événements nous avaient bouleversés, il était difficile de se concentrer adéquatement. Laura tenta une dernière fois, plus près encore qu'elle n'avait jamais tiré une flèche de sa vie. Si elle ratait, c'était définitif, jamais elle ne serait capable de réussir un tir à nouveau.

Elle s'approcha, ses bras tremblaient tant elle était nerveuse. Elle se plaça en position, ses bras tremblaient aussi maintenant. Laura essaya de les stabiliser, peine perdue, cela n'eu d'autre effet que de les faire trembler encore plus violemment. C'en fut trop. Ces jambes flanchèrent et elle se retrouva affalée par terre, sa tunique couverte de terre.

Une soudaine colère la traversa. Elle se leva d'un coup sec, elle poussa un cri de rage qui résonna dans toute la forêt. Laura lança, sur un rocher, de toutes ses forces son arc qui, pourtant solide, se fracassa dans un bruit sec. La rage de la jeune fille, loin d'être contentée, se décupla. Elle partit à la course, une détermination sans faille était visible sur son visage. Elle arriva à la falaise, regarda en bas. Elle voulait sauter. Qu'est-ce qui lui en empêchait ? Si elle ne visait plus adéquatement, elle n'était plus rien. Elle jeta un autre regard vers l'abysse où elle voyait maintenant son destin. Elle s'apprêtait à sauter, mais quelque chose l'en empêcha. Plutôt quelqu'un.
L'image de sa petite soeur flotta dans son esprit, Florida avait besoin d'elle et elle ne pouvait pas l'abandonner.

Une nouvelle flamme dansait dans ses yeux. En tournant les talons elle se promit de persévérer, elle continuerait de se pratiquer et, un jour, elle serait à nouveau capable d'atteindre le centre de la cible. Peu importe les épreuves qui l'attendaient.
Dernière modification par Dedellia le 11 mai 2013 - 22:57, modifié 1 fois.

:boing: :boing: :boing:

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Ocee
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Ocee » 11 mai 2013 - 22:55

Titre : euh…
Thème : cible (23h-24h)
Fandom : OUAT
Nombre de mots : 598
Personnages : Emma et Hook
Rating : tout public
Il l’avait pris pour cible, elle le savait. Elle ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, après ce qu’il avait fait, elle le comprenait parfaitement. Elle aurait sûrement fait de même à sa place… même si elle n’avait jamais vraiment envisagé le meurtre comme une solution. Pourtant, Gold lui en avait fait voir de belles, à elle aussi. L’idée qu’il paie pouvait être tentante, très tentante… Mais bien vite, elle pensait à Belle. Et l’idée devenait juste insupportable. Aussi, s’était-elle mis en tête de convaincre Hook d’abandonner ses désirs de vengeance mortelle.

Arrivée devant sa chambre d’hôpital, elle prit une grande inspiration et ouvrit la porte, décidée.

- Hey beauté ! Que me vaut le plaisir ? … qu’est-ce que c’est ? la questionna-t-il en haussant un sourcil alors qu’elle restait muette en poussant un meuble à roulettes sur lequel reposaient des objets qu’il ne connaissait pas.

- Ça, Hook, c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour que tu arrêtes de t’en prendre à Gold.

- Ça ?! Ah ! Ah ! Dans tes rêves, Swan. J’aurai la peau du crocodile, quoi que tu puisses me faire avec cet attirail. Rien ne pourra me faire changer d’avis.

- Nous verrons bien, répliqua Emma d’une voix douce en lui lançant un regard attristé avant de soupirer. Et je ne vais rien te faire, tu vas juste regarder.

Alors qu’il affichait un air encore plus étonné, Emma alluma le téléviseur et lança le DVD.

- Qu’est-ce que… ?

- Tu te tais, et tu regardes ! Jusqu’au bout, et sans rien dire, c’est bien compris ? lui asséna-t-elle d’un ton catégorique en menaçant à nouveau d’appuyer sur ses côtes comme elle l’avait fait le jour où il était arrivé ici.

Hook hocha la tête lentement, se demandant quelle mouche avait bien pu la piquer. Puis il reporta son attention sur la boîte qui diffusait son et images.

Au début, il ne voyait vraiment pas où elle voulait en venir et il crut sérieusement que quelqu’un avait dû lui lancer un sortilège pour qu’elle le force à regarder ce… truc. Et puis, peu à peu, les pièces du puzzle s’assemblèrent. Quand il comprit, il leva les yeux au ciel et ricana, s’apprêtant à protester mais un regard noir d’Emma le dissuada de prononcer le moindre mot et il continua sagement à observer l’écran.

Honnêtement, c’était ridicule. Grotesque. Croyait-elle vraiment que cette chose pourrait le dissuader de vouloir tuer l’homme qui lui avait pris l’amour de sa vie ? Elle pensait sérieusement que… quoi ? que ça l’attendrirait ? Lui, un pirate ? Elle avait dû boire trop de rhum…

Et pourtant, au bout d’une heure et demie, bien malgré lui, Hook se surprit à serrer les dents et à déglutir difficilement pour ne pas lui montrer qu’il était ému. Mais c’était uniquement pour cette chose qu’il l’était. Cela ne remettait strictement pas en cause ses plans. Les deux situations étaient totalement différentes.

- Alors ? s’enquit Emma en tournant vers lui des yeux larmoyants.

- Ça ne change rien, affirma-t-il le plus placidement possible.

- Mais… tu as un cœur, Hook. Tu as beau faire le fier et parader comme un pirate, c’est ton cœur qui te pousse à te venger. C’est lui qui peut te sauver de cette folie…

- Ça n’a rien à voir. C’est justement parce qu’il a brisé ce cœur qu’il doit payer. Et ce n’est pas ce stupide conte de fées qui va me convaincre de l’épargner.

- Mais c’est la Bête, tu ne peux pas le tuer, Hook ! C’est mon Disney préféré !

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Madebeau
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Madebeau » 11 mai 2013 - 22:58

Titre: Le maître de la mort
Thème: cible
Fandom:Hp
Nombre de mots: 421
Personnages: Lord Voldemort
Rating: tout public

Il y avait toutes sortes d’armes qui pouvaient se planter dans une cible. Elles pouvaient tuer avec lenteur, brutalité, mais le but ultime était la mort. Les flèches, les épines, les lances, des gens s’étaient entrainés, et s’entrainaient à atteindre ce but ultime au centre de la cible.
Certain avaient du talent. Mais aucun n’avait jamais eu autant de talent que Lord Voldemort pour la toucher. Il savait depuis le début comment atteindre ce but, cette fatalité que chacun devait rencontrer. Chacun sauf lui-même. Il ne devait jamais être le centre de la cible. Il aimait se dire que c’est là que résidait son secret. Jamais il n’avait fait en sorte de se mettre dans la fatalité, le cœur de cette cible de la vie.
Pourtant il l’avait tellement atteinte cette cible. Il avait tellement de fois pu admirer le désespoir au fond des yeux de ces victimes. La peur évidente qui se lisait sur ses visages, les tremblements, les yeux fuyants, les sueurs froides qui coulaient le long de leur do alors qui serrait sa baguette. Et surtout leur supplication de les achever alors qu’il leur arrachait leur dernier cri de douleur. Il était crains, respecté, et admiré de tous. Car tous sans en avoir conscience rêvait d’être aussi puissant que lui, il était le maitre de tous ces petits êtres inférieurs à lui.
Leur faiblesse lui faisait pitié, ces êtres étaient trop faibles pour mérite de vivre. Mais elle lui faisait aussi extrêmement peur, il ne voulait en aucun cas se retrouver au cœur de la cible d’un autre sorcier. Il ne voulait en aucun cas être pris pour plus faible qu’il n’était. Il avait tout fait pour ne pas être prédestiné à se retrouver au cœur de la cible de la mort.
Il avait tout fait pour s’en éloigner, toute sa vie. Il avait tiré au cœur de la cible des centaines de fois. Et ne l’avait jamais manqué. Jusqu’au jour ou ce petit garçon, âgé d’à peine un an, l’avait fait manquer sa cible, et pire que tout, avait frôlé le cœur de la sienne.
Mais aujourd’hui Voldemort était aux portes de Poudlard et il allait enfin atteindre sa cible. Il allait arracher son dernier soupire à ce garçon et par ce geste, détruire à néant tous les espoirs de la petite résistance mise en place. Car c’était lui le plus fort, le maitre de la mort. Celui qui ne la rencontrerait jamais.

Miss_Chocolat_33_36
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Re: {Textes} Nuit du 11 mai

Message par Miss_Chocolat_33_36 » 11 mai 2013 - 22:59

Titre: Les lunettes.
Thème: Cible
Fandom: Hp
Nombre de mots: 673
Personnages: Luna Lovegood
Rating: Aucun

Luna s’arrêta dans le couloir vide. Il était trois heure du matin, et elle était sensée dormir. Mais s’était sans compter ses camarades de Poudlard.
« De vrais petits farceurs » pensa Luna.
Et oui, en cette nuit froide de décembre, elle avait encore était prise pour cible.
En début de soirée, Luna s’était étonnée de ne pas trouver sa paire de lunettes favorite, puis un Serpentard l’avait poussé au sol et lui avait lancé d’une voix méchante :
« Tu aimerais savoir où elles sont, hein ? Moi je vais te le dire, elles flottent sur l’eau du lac, elles sont surement sombrées à l’heure qu’il ait, mais tu as d’autres préoccupations non ? Avec ton pote Potter qu’est déjà surement mort ! »
Luna s’était relever et avait continué son chemin, ne laissant aucunement paraitre son étonnement. Pourquoi avaient ils mis ses lunettes sur le lac ? Elles servaient à repérer les créatures magiques, pas à flotter. Depuis le début d’années, elle subissait de plus en plus de moqueries, pour son attitude singulière autant que pour son amitié avec Harry.
Elle était alors monté dormir, mais malgré tous ses efforts, elle n’arrivait pas à dormir, pas en sachant sa paire de lunettes loin, surement perdue. Elle se leva d’un bond et troqua sa chemise de nuit contre une robe longue et un chandail. Elle ne se soucia pas de savoir si elle aurait froid ou non. A cette seconde, seules ses lunettes comptaient.
C’était lorsqu’elle était toute jeune, sa mère et son père travaillaient beaucoup, et Luna avait alors évoqué à sa mère sa peine de ne pas aller faire les boutiques sur le chemin de traverse, la rentrée approchant et ses fournitures pour l’école moldue où elle était n’étant toujours pas achetées. Alors, gentiment, sa mère lui avait promis de l’emmener le lendemain.
Le lendemain venu, sa mère tenu sa promesse et l’emmena sur le chemin de traverse, las bas, elles rentrèrent dans plusieurs boutiques de fournitures, puis Anastasia avait proposé à sa fille de lui acheter un cadeau de rentrée. Elles avaient visitées toutes les boutiques de souvenirs, sans qu’aucuns objets ne trouvent grâce aux yeux de Luna. Alors, sa mère lui avait proposé quelque chose d’original, elle avait quitté le chemin de traverse et arrivèrent dans une rue moldue, elles avaient pénétrés dans un magasin où trônaient des objets faits maisons, des colliers avec des bouchons de bouteilles aux boucles d’oreilles légumes. Luna avait alors trouvé son bonheur, une paire de lunettes censées faire apparaitre des êtres doués de magie.
Puis, deux jours plus tard, sa mère avait fait tomber la mauvaise potion.
Luna s’approcha du lac, mais n’y distingua rien à la surface. Plusieurs minutes de recherches plus tard, elle les vit, à la surface de l’eau: ses lunettes.
Sans hésiter, elle ôta son chandail et entra dans l’eau glacée. Il lui sembla que ses membres s’atrophièrent, mais elle continua à marcher, elle nagea jusqu’à la fameuse paire et les enfila. Alors elle rebroussa chemin, contente de les avoir trouvées.
Quand elle enfila son chandail, l’idée d’avoir froid ne lui traversa une nouvelle fois pas l’esprit, l’idée d’avoir retrouvé ses lunettes lui faisant chaud au cœur.
Rentrée dans son dortoir, elle se demanda encore comment elles avaient pu flottées, mais après tout, pensa-t-elle, elles étaient magiques !
A la pensée de que lui avait dit le Serpentard, elle ne put s’empêcher d’être peinée. Pourquoi tout le monde la détestait, seule Ginny lui adressait la parole, et Neville l’évitait autant qu’il lui souriait, comme si la peur de lui adresser la parole dominait sur le fait qu’il l’aimait bien. Des gens la bousculait, lui fendait magiquement son sac, l’attaquait publiquement...
Rien que la semaine dernière, même les réunions de l’AD n’avait pas égayé ses journées, car malgré le fait d’être rêveuse, Luna ne pouvait s’empêcher d’avoir cette petite boule au ventre en sortant de son lit le matin.
Oui, elle devait tristement l’avouer :
Malgré tous les efforts qu’elles pourraient faire, elle serait toujours leur souffre-douleur...
Leur cible.

Voila, je n'en suis pas très fière mais bon, une heure, c'est un peu court! Désolé c'est très court, plu le temps d'étoffer!

Verrouillé

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