[Textes] Nuit du 25 juillet

Pour les vieux sujets obsolètes mais qu'on peut vouloir relire un jour.

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Api
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Api » 25 juil. 2015 - 21:49

Titre :Consécration
Thème :Foule
Fandom :HP
Nombre de mots :584
Personnages :
Rating :Tout public
Derrière la porte, sans doute transpirants à cause du soleil, les gens. A l'intérieur, protégés du vacarme et de leurs questions, les héros.

Parvati était assise sur une chaise qu'une main secourable lui avait prêté. Elle regardait ses mains qu'elle avait lavées une dizaine de fois ce matin sans avoir l'impression de réussir a en ôter toute la poussière, la sueur et le sang. Huit jours déjà. Pourraient-ils comprendre, tous ces gens dehors, que ses mains à elles ne seront plus jamais propres  et que c'est important ?

Elle leva les yeux sur les autres silhouettes qui peuplaient la pièce. Certaines murmuraient a voix basse, la plupart se taisaient. Qu'il avait-il a dire ?
Une personne se détachait du groupe que formaient les étudiants aux yeux vide. Un homme énergique qui distribuait des sourires comme d'autres distribuent des bonbons.

_ Ça va être a vous ! N'oubliez pas, dirigez vous droit devant, jusqu'à l'estrade. Ça va aller ?

Parvati le regarda un moment, nota ses joues rouges d’excitation et son regard curieux qui ne cessait de retomber sur Harry. La bile lui monta à la gorge. Elle le vit s'approcher du héros, lui poser une main sur l'épaule, paternel, et lui murmurer quelque chose.
Harry se leva, mécanique, et les autres firent de même, silhouettes au masque fermé. Elle le vit redresser un peu les épaules, courageux encore. Ses mains à elle s'étaient remises a trembler et même la présence de Dean et Seamus derrière elle ne la rassura pas. Il faisait chaud, ils étaient glacés.

Lorsque la porte s'ouvrit, le jeune fille eut l'impression que quelqu'un avait tout a coup lancé un sonorus tant le bruit des centaines de personnes amassées derrière était assourdissant. Harry s'avança, suivit par tous et petit a petit, le silence se fit. Elle se demanda ce qu'ils regardaient tous. Ce qu'ils voyaient a part des enfants brisés, hantés a jamais.

L'estrade n'était pas loin et ils s'installèrent en ligne, chacun bien à sa place.

La foule était là, transpirante et qui retenait son souffle. Face à elle, une rangée de petits soldats.
Parvati songea qu'ils devaient sembler minuscule pour ceux du fond, si minuscules qu'une simple pichenette pourrait les faire tomber. Qui en premier ?

Elle entendit les pas d'un homme montant l'estrade, le froissement d'une cape contre le plancher. Le remplaçant du ministre de la magie leur fit un signe de tête mais sans sourire et Parvati aurait voulu le remercier pour ça. Qui pourrait avoir envie d'être là ?
Il posa sa baguette tout contre sa gorge et sa vois, amplifiée, se fraya un chemin jusqu'à chaque personne venue assister a la remise des médailles des héros, ces étudiants qui avaient eu le courage de faire face, qui s'étaient battus pour leurs idéaux. Pour sauver leur peau aussi, mais ça il ne pouvait pas le dire.

Lorsqu'il passa devant chacun d'eux pour leur remettre la médaille, Parvati eu l'impression qu'un poids supplémentaire venait de s'abattre sur ses épaules. Un coup d'oeil a sa droite et elle vit Dean qui serrait le poing, les jointures pâlies a l'extrême. Harry fut le dernier a recevoir sa médaille et il parvint a faire une grimace de sourire.
Ses yeux se brouillèrent, une larme traîtresse glissa le long de sa joue et glissa dans son cou, comme si elle cherchait le chemin de son cœur.

Les mains claquèrent, les bouches sifflèrent, les pieds firent trembler le sol et quelque deux milles âmes acclamèrent de toutes leurs forces leurs tristes héros.
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CamyKaz
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par CamyKaz » 25 juil. 2015 - 21:51

Titre : Vulpi le Renard
Thème : Foule
Fandom : Shade
Nombre de mots : 875
Personnages : Tiano et Liana
Rating : Tout Public
Ayant conservé un visage inconnu, la foule était ma meilleure alliée. Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui j’avais peur. Pour la première fois, je ne savais pas si j’allais réussir la mission que mon maître m’avait donnée. Sous ce magnifique soleil brillant de milles feux dans un ciel épuré de tout nuage, la foule se pavanait. Tout le monde était richement vêtu. Même les commerçants de bas étage avaient fait un effort. On avait loué des habits pour l’occasion. Et surtout, on avait loué des masques. Aujourd’hui, c’était jour de carnaval.
Les nobles de lettre comme les nobles crottés de toute la région étaient descendus dans les rues de Clémence pour festoyer, boire, chanter et danser. Ils portaient tous un masque. Et ce que mon maître m’avait demandé de retrouver, c’était un visage. J’en avais une description parfaite, même une gravure rapide — mon maître était peintre à ses heures perdues. Mais toute son aide ne me semblait pas suffisante pour rendre cette mission moins impossible. J’aurais préféré mille fois faire courir de simplets valets pour leur voler leur précieux butin une fois de plus. La semaine dernière était bien plus sympathique pour moi. Mais non, aujourd’hui il me fallait user de mon observation et de mon sens du détail.
Le premier point était le rang social. Malgré l’effort que chacun faisait pour se rendre plus beau qu’à l’accoutumée, les nobles de lettre étaient aisément reconnaissables. Et c’était l’un d’eux que mon maître voulait que je remette à sa place. Un jeune homme impétueux qui s’était approché d’un peu trop près de sa nièce. Cette dernière était d’ailleurs à mes côtés. Et si ce fait ne me touchait pas personnellement, il fallait avouer que sa beauté rayonnait. Même derrière son masque de porcelaine. Je me faisais passer pour un simple compagnon, le temps d’épier tous les hommes qui la reluquaient avec envie. Et ils étaient nombreux. Le deuxième point facile à identifier était que la plupart de ces pervers étaient trop vieux pour être ma cible.
Puis je croisai le regard d’un jeune homme. Il semblait me jauger. Me prenait-il pour l’amant d’Elisia ? Si c’était le cas, il semblait extrêmement jaloux. Il était blond aux yeux verts. Son menton semblait fin et imberbe. Il portait de riches vêtements aux couleurs des Coréadios et un masque vert pomme cachait l’intégralité de son visage. J’aurais voulu lancer Liana à sa poursuite pour les rejoindre plus tard, mais mon ombre était écrasée sous mes pieds par le soleil au zénith. Dans cette position, elle serait incapable de faire quoi que ce soit. Je me penchai donc vers Elisia et glissai quelques mots à son oreille, il fallait que je m’en occupe seul.
« Je dois vous quitter très chère, votre oncle attend que je le satisfasse. »
Elle acquiesça, pinçant les lèvres. Elle aurait voulu que je reste. Elle ne se sentait pas à l’aise au milieu de tous ces gens. Mais elle comprenait, même si cela l’agaçait que son oncle m’accapare à longueur de temps. Si je ne faisais pas réellement partie de la famille, j’avais su tisser des liens avec ses membres, et cela me rendait chaque jour plus heureux. Après m’être fait rejeter de mon propre château par mon propre père, c’était un rêve que de retrouver un chez-soi rempli d’amis — à défaut de frères et sœurs.

Quand je tournai à nouveau la tête, je ne retrouvai plus le masque vert. Il avait compris qui j’étais et s’était volatilisé. Heureusement, il n’y avait qu’une seule ruelle aux alentours, il n’avait pu disparaître que par là. Je me jetai à sa poursuite, oubliant l’apparence que j’avais mis tant de temps à parfaire ce matin. Une main sur la poignée de ma rapière, je bousculai les gens pour essayer de rattraper l’homme, mais c’était déjà trop tard, je le savais. Malheureusement pour lui, j’avais eu le temps de voir son ombre. Une fois dans la ruelle, je me cachai dans un recoin et forçai Liana à se réveiller. Ca ne lui faisait pas plaisir, mais il fallait qu’elle m’aide. Je m’excusai :
« Je suis désolé de te forcer à t’activer à une telle heure, cela diminue ta noirceur, mais je suis sur le point d’achever une mission du maître. »
Elle acquiesça sans faire de bruit. Au fond, ce n’était qu’une ombre, elle n’avait pas pour habitude de faire du bruit. Je sortis une nouvelle marionnette de ma poche. Je savais que j’aurais besoin du renard aujourd’hui. Liana m’aida à projeter l’ombre de Vulpi sur le sol. C’était mon meilleur traqueur. Quand il se matérialisa, il n’eut pas besoin de me poser la question, il savait déjà quelle ombre il devait retrouver. Celle de l’homme au masque vert. Grâce à mon fidèle serviteur, je pourrais retrouver ma cible cette nuit, avant qu’il ne rentre chez lui. Et, avec les idiots de gros bras de mon maître, je pourrais lui faire passer le sale quart d’heure qu’il méritait pour avoir embrassé mon Elisia.

Une fois Vulpi parti, je retournai sur la grande rue et repérai facilement la nièce de mon maître. Aujourd’hui, la chance me souriait. C’était peut-être un signe du destin, une façon de me dire que si, la foule était toujours une de mes plus grandes alliées.
Dernière modification par CamyKaz le 25 juil. 2015 - 23:42, modifié 1 fois.
Un monde de magie corrompu par la religion. C'est là que je vis. Tout le monde ne se bat que pour ses propres intérêts, citant les déesses pour se justifier. Ma famille est la pire de toutes. Mais ils verront, je saurai les jeter dans la lumière, à la face du peuple. J'ai le pouvoir de changer mon monde.

AugustusPye
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par AugustusPye » 25 juil. 2015 - 21:55

Titre : Suffoquant
Thème : Foule
Fandom : Original
Nombre de mots : 720
Personnages : 2
Rating : Aucun
Un premier pas. Puis un autre. Puis un autre. Cela semble tellement évident. Mais pour lui, c'était exceptionnel. Il était dehors. Dehors. Il pouvait sentir le soleil lui brûlait la peau. Sa lumière le forçait même à plisser les yeux. Le vent lui caressait le visage. Il en profita pour remplir ses poumons d'air. Il inspira, il expira. Et ça plusieurs fois de suite. Et puis soudain, l'angoisse. C'était trop beau. Il la sentait monter, lentement. Le prendre à la gorge, sournoisement. C’était trop tôt. Il n'était pas prêt. Il commença à pivoter pour rentrer chez lui, mais quelque chose l'en empêche. Une main, pour être précis. Une main dans la sienne. Une main douce, fraîche, qui entrelaça ses doigts aux siens.

- Je peux pas, murmura-t-il
- Bien sur que si. Regarde où tu es ! Ce que tu as déjà fait !

Entendre cette voix lui fit du bien. Cette voix si forte et si tendre à la fois. La voix de son meilleur ami.
Il était toujours là, depuis le début. Il s'était rencontré quand tout allait bien, il était toujours là quand tout était normal, et était resté quand tout allait mal. Quand il fut incapable de sortir de son lit. Quand il avait passé une journée à regarder de vieilles photos et à pleurer. Quand il avait commencé à avoir peur du bruit, de la foule, de sortir de chez lui.
Il était là pour aller faire ses courses et lui ramenait. Il était là pour reboucher la bouteille de whisky, ranger les vieilles photos, et le recouvrir d'une couverture. Et aujourd'hui, il était là, encore. A lui tenir la main. A l'encourager.
Il le regarda. Son regard bienveillant, son sourire rayonnant.

- Tu as raison. Il faut. Emmène-moi.

Alors il se laissa entraîner. A travers les rues. Doucement. A son rythme. Pourtant, il ne conduisait pas. Mais l'autre le connaissait tellement bien. Il ne faisait presque plus attention à ce qu'il y avait autour de lui. Mais presque n'est pas totalement. Il s’arrêta brutalement, tirant violemment sur le bras de son ami, puis en lâchant sa main.

- Ça, je peux vraiment pas ...

La place de la ville était pleine de monde. Il n'était pas surpris, il avait choisi ce jour pour sortir. Le jour de la fête nationale. Le jour du concert. Ils avaient même choisi conjointement ce jour. Mais maintenant qu'il était face à ça, il se rendait compte que la marche était trop haute. Il n'était pas prêt.

- … Je ne suis pas prêt
- Si, tu es prêt. Ca fait longtemps que tu l'es même. Tu as juste peur d'être prêt. Encore une nouvelle crainte (il dit ca avec un petit rire). Mais tu es prêt. Tu as souffert, mais c'est fini pour toi. Maintenant, tu vas avancer. Avec moi. On va fendre la foule, et tu n'auras plus peur.
- Non, non, non, non, non, …
- Ah si Antoine, si. Il est temps. Ça fait une putain d'année que tu restes enfermé chez toi. Que tu vois plus personne a part moi. Tu refuses tout. Tu refuses même de voir que tu te mens. Mais moi, je te vois. Tout le temps. Je te connais. Par cœur. Alors fais moi confiance. Pour une fois, s'il te plait, fais moi confiance.
- Non non …
Il ferma ses yeux. Comment était-il arrivé là ? Comment avait-il pu accepter ça ? Il n'était pas prêt.
- Il est temps pour toi de vivre Antoine. Il est vraiment temps de vivre.
Il laissa son meilleur ami lui attraper à nouveau la main.
- Allez, viens. Ça a déjà commencé en plus.
Alors, il oublia tout. Ils allèrent tout droit, rompant la foule. Il sentit la main se resserrer. Il savait que ce n'était pas fini. Qu'il n'était pas guéri. Mais avec lui à ses cotés, Antoine savait qu'il allait progresser. Qu'il allait avancer. Qu'il allait s'en sortir.
Et il se laissa bercer par la voix de la chanteuse, au loin, sur la scène. Elle reprenait une tube célèbre, en imitant à la perfection la voix de l'original. Il reconnut la chanson, entendit le texte et il sourit face au clin d’œil.

- Ennnnnnnnnntraînés par la foule qui s'élance, et qui danse,une folle farandole, Nos deux mains restent soudées ...

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Nymph78
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Nymph78 » 25 juil. 2015 - 21:59

Titre : Sa nuit
Thème : Foule
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 889
Personnages : Viktor Krum
Rating : TP
Il faisait très chaud en mois d’Août 1994. En tout cas, Viktor mourrait de chaud dans les vestiaires de l’équipe de Bulgarie ; ce soir, ça allait être son soir...
L’équipe de Bulgarie avait été sélectionnée pour la finale de la 422ème Coupe du Monde de Quidditch et l’attrapeur far de l’équipe rouge et noire avait été sollicité de tous les côtés : « Un autographe s’il vous plait ! », « Une interview Mr Krum ? », « Que pensez de l’équipe irlandaise contre qui vous jouerez ? », « Vous possédez déjà la même notoriété que le célèbre Harry Potter, qu’est-ce que cela vous fait ? Impressionné ? ». Viktor avait voulu répondre à chacune des questions ou demandes d’autographes, son temps de jeu au Quidditch en avait souffert, il avait loupé de nombreux entraînements, s’attirant les foudres de son entraîneur, qui l’avait pris à part la veille, dans son bureau :
« Viktor… Tu as loupé pas moins de 10 entraînements ces deux dernières semaines ! La victoire n’est jamais acquise mon garçon, retiens bien ça dans ta tête, une victoire se mérite et on ne doit jamais démordre de nos objectifs pour atteindre la victoire. Retrouve-moi ce soir sur le terrain, histoire que tu puisses t’entraîner un peu. »
Le jeune joueur de Quidditch avait passé la soirée précédant la finale à attraper un Vif d’Or qu’il avait déjà attrapé des millions de fois, qui le connaissait et qui se laissait faire par la main experte de l’attrapeur. Il répéta tout au long de la soirée à son entraîneur qu’il lui fallait un nouveau vif d’or pour les entraînements, mais ce dernier ne l’écouta pas, lui disant que celui de l’équipe lui suffisait amplement.
****
« Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs. C’est un honneur pour moi de vous accueillir ici en Grande-Bretagne pour la finale de 422ème Coupe du Monde de Quidditch. Je vous demande d’accueillir l’équipe d’Irlande, qui s’est brillamment qualifiée contre l’équipe détentrice du titre de 1990, le Canada.
-Victor dépêche-toi de monter sur ton balais, ça va être à nous ! lui hurla Petrov, l’un de ses coéquipiers. »
Viktor pris fermement Nimbus 2001 dans ses mains, et monta délicatement dessus, caressant le fin bois et frôlant son bout avec ses orteils, enfermés dans de grosses chaussures. Le modèle qu’il possédait était le plus rapide du monde après l’Eclair de Feu et avait été le premier exemplaire fabriqué par la société Nimbus en Grande-Bretagne, son nom avait été gravé sur le manche dès qu’il l’avait tenu pour la prmeière fois dans ses mains.
« Accueillez dès à présent, l’équipe de BULGARIE !
L’équipe sortie des vestiaires, volant à une hauteur impressionnante, et alors que les Vélanes de l’équipe narguaient le Farfadet de l’Irlande, la foule criait :
-Krum ! Krum ! Krum ! Krum ! Krum ! Krum ! Krum ! Krum ! Krum !
Viktor était acclamé dans chaque recoin du stade, les filles tombaient à sa vue et les garçons brandissaient drapeaux, chapeaux et figurines de l’équipe de Bulgarie et de Krum. Oui… Ce soir était son soir…
****
Perdu… Le match avait été perdu…
Viktor avait attrapé après de nombreuses tentatives vaines, le Vif d’Or, mais l’équipe d’Irlande et son attrapeur avait gagné. Dix points ! C’était ce qui séparait l’équipe noire et rouge de la victoire. 160 à 170, voilà ce qui résonnait dans la tête du jeune attrapeur. Sans un regard pour ses coéquipiers, il quitta le vestiaire, amer de sa défaite :
« Monsieur Krum, tous les sondages vous déclaraient, vous et votre équipe comme vainqueur. Que s’est-il passé ?
-Monsieur Krum, pensez-vous mériter le titre de meilleur attrapeur du monde après votre erreur fatale ?
-VIKTOR ! UN AUTOGRAPHE !
-Monsieur Krum, est-il vrai que vous avez été poussé par votre famille dans votre métier d’Attrapeur ?
-Monsieur Krum, souriez, c’est pour la Gazette du Sorcier !
-Monsieur Krum ?...
-Monsieur Krum !...
-Monsieur Krum, je voudrais une…
-Monsieur Krum, votre équipe ne vous reproche-t-elle pas trop d’avoir préféré les interviews et les photos aux entraînements.
-Monsieur Krum, encore une question…
-LAISSEZ-MOI TRANQUILLE ! ALLEZ-VOUS EN ! Viktor hurla dans toute la foule, il avait essayé de garder son calme, il était resté muet devant toutes les questions, les remarques, les piques et les critiques, il tentait d’avancer, mais le passage était barré par tous les journalistes qui voulaient savoir pourquoi le meilleur attrapeur du monde avait fait perdre son équipe. Mais il avait lâché… toutes ces personnes, elles ne se rendaient pas compte qu’ils enfonçaient le couteau dans la plaie, raclant encore et encore. Une main puissant lui attrapa le poignet et le ramena à l’intérieur… La foule s’était agglutinée à l’entrée, le sauveur de l’attrapeur ferma la porte derrière lui et sans utiliser sa baguette (c’était interdit sur des journalistes), fit taire toutes les personnes qui étaient, langues pendues, en attente d’une réponse du jeune bulgare. Viktor reconnu son entraîneur lorsque ce dernier s’adressa à la foule « Allez interroger les vainqueurs au lieu de nous faire chier ! » avant de regarder son attrapeur :
-La victoire n’est jamais acquise Viktor… J’espère que maintenant tu t’en rends compte, déclara-t-il froidement.
****
Cette nuit, c’était sa nuit… Mais pas vraiment comme il le pensait.
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Eliane
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Eliane » 25 juil. 2015 - 22:00

Titre : Aujourd'hui
Thème : Foule
Fandom : Original
Nombre de mots : 479
Personnages : Tim
Rating : Tout public
Aujourd’hui, Tim s’avance, lentement. Né enfant des rues de Kleig, cela fait pourtant bien longtemps qu’il ne les a pas arpentées en pleine journée. Depuis la mort de Jack, deux ans plus tôt, Tim a passé bien plus de temps dans les égouts qu’à la surface. Tim est le seul habitant de Kleig vivant dans les égouts, les arpentant continuellement, dans l’espoir d’en découvrir les moindres recoins un jour. Chaque semaine, l’adolescent découvre de nouveaux passages, l’amenant au quatre coins de la ville. Tim a ses accès partout, des riches demeures des quartiers bourgeois jusqu’aux taudis de la ville basse. Il ne quitte ses tunnels que de nuit, généralement lorsque la Guilde de Kleig lui demande son rapport.
Aujourd’hui, le soleil est haut, sans un seul nuage susceptible de la cacher. Tim est sorti par une des ruelles du quartier bourgeois Est, non loin des principales rues marchandes de Kleig. La lumière l’a ébloui avant même qu’il ne sorte du tunnel, lorsqu’il a soulevé la plaque métallique qui le séparait de l’extérieur. Sans même prendre le temps de s’habituer au changement de luminosité, Tim a grimpé l’échelle à barreau du tunnel avant de remettre en place la plaque d’égout. Désormais, il fonce droit vers la Place du Marché, où il sait qu’il pourra trouver Daniel. Mais les rues qu’il traverse sont bondées, et Tim sait qu’il est mal à l’aise avec la foule. Enfant, Tim appréciait les jours de grande affluence, lorsque le monde et sa petite taille lui permettait de faucher des bourses en toute discrétion. Mais en dix années, le jeune garçon a bien changé. Il n’a pas beaucoup grandi, mais il a appris à apprécier la solitude des égouts.
Aujourd’hui, Tim arrive à faire abstraction de tous ces gens qui l’entourent. Il les bouscule par moment, pour aller toujours plus vite, et il sent aussi leurs regards choqués sur lui, ce minuscule adolescent à la pâleur cadavérique et empestant la fosse septique. Lorsqu’il arrive enfin à la place, ses yeux cherchent frénétiquement son ancien ami, tout en prenant consciencieusement note des différents gardes présents dans les parages. Apercevant enfin Daniel, Tim s’avance vers lui, déterminé. Intérieurement, l’adolescent est au bord de la panique. Il les a cherchés pendant presque trois ans. Jack les avait trouvés, et en était mort.
Aujourd’hui, les assassins de son ami ont refait surface. Ils ont l’intention de s’attaquer au Duc et à sa fille, bientôt. Tim sait qu’il ne peut plus faire confiance à la Guilde, qui a perdu de son prestige d’autrefois. La grande organisation de voleurs de la ville est désormais infestée de traitres, qui ont oublié que la Guilde n’avait pas pour but de faire régner le Chaos sur Kleig. Le chaos n’est jamais bon pour les affaires. Mais Tim sait que seul il ne peut rien faire.
Aujourd’hui, Tim espère juste que Daniel ne l’a pas oublié.
Dernière modification par Eliane le 25 juil. 2015 - 22:48, modifié 1 fois.
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Hortensea
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Hortensea » 25 juil. 2015 - 22:02

Titre : A contre courant
Thème : Foule
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 200
Personnages : Lily Evans, Evelyn Rosier (après Poudlard)
Rating : /
Une nouvelle explosion retenti alors que les cris de terreur redoublaient dans l'allée. Prenant la foule à contre-sens, elle bouscula plusieurs personnes qui fuyaient en esquivant des sortilèges. Elle fut soudainement attirée dans une ruelle, par une main fine mais ferme. Elle n'eut pas le temps de dégainer sa baguette qu'un sortilège la frappa.
« On ne bouge plus, Sang-De-Bourbe ! » cria la voix in-identifiable d'un Mangemort qui venait de débouler et qui s'avançait. Une silhouette toute de violet endimanchée se plaça devant elle. Lily reconnaîtrait ces cheveux blonds même dans l'obscurité, et la voix féminine ne lui était pas non plus inconnue :
« Sang-De-Bourbe ? Je suis une Rosier, immonde babouin. A l'époque où ta famille gardait encore des chèvres, la mienne faisait déjà parti des Vingt-Huit Sacrées !
Lily tremblait alors qu'il s'approchait... elles allaient toute les deux se faire tuer.
- Les Rosier et leur sang chaud, hein... acquiesça-t-il avant de faire demi-tour.
Lily resta sceptique. Il ne l'avait pas vu ?
- Tu es sous sort de Désillusion, Evans. Tu dois filer d'ici si tu veux t'en sortir vivante, chuchota son ancienne camarade de classe qui, sans lui donner davantage d'explications, transplana. »
Lily d'abord interdite, se remit vite en mouvement et reparti vers la rue principale du Chemin de Traverse. Elle devait à tout prix retrouver les garçons.
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SunonHogwarts
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par SunonHogwarts » 25 juil. 2015 - 22:05

Titre : à trouver
Thème : Foule
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 600
Personnages : Sirius Black; OC
Rating : Tout public
Evy poussa un soupir exaspéré lorsqu 'une jeune élève de Serdaigle lui marcha sur le pied. Ce n'était pas sa faute, elle le savait, et elles étaient sans doute toutes les deux aussi énervées par la foule d'élève qui se pressait aux portes de la Grande Salle, mais elle n'était pas vraiment d'humeur compatissante, ce jour là. Elle s'était blessée à l'épaule durant le dernier entrainement de Quidditch, et se voyait donc dans l'incapacité de jouer le match contre Serpentard qui se déroulait aujourd'hui.

Evy força le passage et lâcha un « Pardon » impatient avant de réussir à se dégager. Elle repoussa une mèche de cheveux qui lui tombait devant les yeux et se dépêcha de sortir du château avec que le flot d'élèves ne la rattrape. Enfin, elle sentit le vent sur son visage et pu recommencer à respirer librement. Bien vite, elle arriva en vue des gradins. Son cœur se serra lorsque, passant non loin des vestiaires des Gryffondors, elle entendit les rires qui s'en échappaient. Elle hésita un instant devant la porte avant de la pousser. Aussitôt, les regards de son équipe se tournèrent vers elle.

« Evy ! L’accueillit leur capitaine. Ça fait plaisir de te voir ! »

La petite sourit et alla s’asseoir sur l'un des bancs.

« Qu'est ce qu'elle fait là ? Demanda une blonde platine au regard mauvais, assise entre les deux batteurs. Je suis censée être la poursuiveuse, maintenant.

- Seulement pour ce match, McLaurey, répliqua Coraline d'une voix calme. Et Evy à autant le droit d'être là que toi. Si ce n'est plus.

- Elle ne joue pas, je ne vois pas ce que...

- Allez, on y va, trêve de bavardage, la coupa la jeune capitaine en lui lançant un regard glacial. »

Evy se leva lentement, les poings serrés. Comment cette pimbêche osait-elle la traiter ainsi. C'était elle, qui assurait le poste depuis cinq mois ! Et personne ne lui volerait sa place. Personne.

Coralie, sentant venir la dispute, se dépêcha de pousser ses joueurs à l’extérieur.

« Je suis désolée, Evy. Mais ne t'inquiète pas, ce n'est pas personnel. Elle se comporte comme ça avec toute l'équipe.

- Pourquoi est-ce que vous la gardez, alors ? Demanda Evy avec mauvaise humeur.

- Parce que lorsqu'on s'en ai rendu compte, il était trop tard.
Mais s'il te plait, guérit vite. Je ne vais pas la supporter longtemps. »
Evy sourit et s'éloigna de quelques pas pour laisser passer l'équipe.

« Moi je trouve qu'on est bien mieux sans elle. » Lâcha l'un des batteurs en passant devant elle.

Black. Evy serra les poings et s’apprêta à lui lancer une réplique cinglante, mais Coralie fut plus rapide. Elle n'avait nul besoin qu'une dispute éclate avant un match aussi décisif.

« On est tous ravis d'avoir ton avis, Black. Maintenant bouge tes fesses avant que je ne le fasse moi-même. »

Le jeune garçon lui adressa un magnifique sourire et Coralie le regarda s'éloigner en secouant la tête d'un air mi amusé mi sérieux.

« N'oublie pas de nous supporter depuis les gradins. » Lui dit Coralie avant de rejoindre l'équipe qui entrait presque sur le terrain.

Evy resta un instant là, à mes regarder partir, un sentiment de tristesse l'envahissant peu à peu. Elle détestait sentir qu'elle n'était qu'une supporter, qu'une Gryffondor de plus.

Pourtant, elle rejoint les gradins et s'assit entre Lula et Mary, agitant même le drapeau rouge et or qu'Alice lui tendit.

Néamoins, elle prit bien garde de ne pas applaudir lorsque Black marquait des points et de grimacer ostensiblement lorsque un élève l'acclamait.
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"It's called a hustle, sweetheart."

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Nymph78
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Nymph78 » 25 juil. 2015 - 22:22

Titre : Fierté étincelante
Thème : Étincelles
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 278
Personnages : James Sirius Potter, Harry Potter
Rating : TP
« Allez chenapan, monte dans le train, tu vas être en retard…
-Papa… Et si… et si je ne fais pas aussi bien que toi ? Si je ne faisais pas… des étincelles
-James ! Tu feras à Poudlard le parcours que tu auras à faire et il sera parfait ! Pas besoin de combattre un chien à trois têtes, un basilic ou des détraqueurs pour faire quelque chose de bien… Tu es un Potter mon petit James et tu feras des étincelles partout où tu passeras. N’oublie pas que quoique tu fasses, je serais toujours fier de mon petit James…
-C’est vrai ?
-Oui mon grand. Tu es mon premier fils, j’ai toujours été fier de toi, comme je suis fier de ton frère et de ta sœur… Tu as été ma première, ma deuxième, fierté, se ravisa le père en regardant son épouse. Et tu as été suivi de deux autres fiertés. Tous les quatre, vous êtes mes quatre étincelles. Monte dans le train maintenant.
-Au revoir Papa, embrassa le jeune garçon âgé de onze ans avant de monter dans le train tandis que les portes se refermaient sur son image.
Le train s’ébranla et quitta la gare :
-Au revoir James… je serais toujours fier de toi.
Harry Potter regarda au loin le train rouge en prenant la main de son épouse.
-Il fera des étincelles… Il va faire brûler Poudlard, oui ! rigola Albus en s’approchant de son père, main dans la main avec sa petit sœur, révélant ainsi qu’il avait entendu toute la conversation. La petite famille se retourna, leur rire résonnant sur le quai. »
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Ellie
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Ellie » 25 juil. 2015 - 22:23

Titre : Les vraies raisons
Thème : Étincelle
Fandom : HP
Nombre de mots : 381
Personnages : Argus Rusard
Rating : TP
Tout le monde le savait : Argus Rusard détestait les élèves de Poudlard. On l’apprenait souvent dès sa première journée de cours, parfois même avant. Si on avait de la chance, on passait quelques jours, quelques semaines sans se faire remarquer par lui, mais il finissait inévitablement par nous tomber dessus, pour une raison ou pour une autre. Aucun élève de l’école de sorcellerie n’avait fait ses sept années de scolarité sans jamais se faire interpeller par le concierge. Aucun. Même les préfets, les premiers de classe, les chouchous de tous les autres professeurs, réussissaient un jour à s’attirer son ire.

Tout le monde croyait savoir pourquoi il était si grognon. « Il déteste le bruit, disait-on d’un côté. Il se fâche toujours quand on dérange le silence. » « C’est la saleté qu’il abhorre, supposait-on de l’autre. Il n’aime tellement pas faire le ménage, c’est à se demander pourquoi il est devenu concierge. » Mais tous arrivaient à la même conclusion : « Il est juste aigri, il aime punir les gens. »

Mais personne ne savait vraiment ce que cachait Argus Rusard.

Il était jaloux, tout simplement. Jaloux de tous ces jeunes idiots qui faisaient de la magie sans même avoir à y réfléchir, qui passaient des années dans cette école à apprendre des choses qu’il ne pourrait jamais faire. Au début, ce château avait été une libération, une escapade de chez sa famille qui le détestait, qui avait honte de ce qu’il était. Il avait profité de sa liberté, de la gentillesse d’Albus Dumbledore et des professeurs, du chaton qui ronronnait à ses pieds, n’accordant aucune importance à ce qu’il était ou ce qu’il n’était pas, tant qu’il n’oubliait pas de la nourrir tous les soirs.

Puis, au fil des essais infructueux pour faire de la magie, des longues soirées passées sans être capable de faire jaillir la moindre étincelle de la baguette qu’il avait achetée sur le marché noir, de rentrée après rentrée de nouvelles générations de petits morveux qui n’avaient jamais eu à travailler pour être sorciers, eux, la gentillesse s’était transformée en pitié, à ses yeux, et le château en cauchemar.

Alors il détestait tous les élèves, simplement parce qu'ils pouvaient être ce que lui ne serait jamais. Il les jalousait, alors il les haïssait.
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selket
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par selket » 25 juil. 2015 - 22:25

Titre : Le noir de ses yeux
Thème : Etincelles
Fandom : HP
Nombre de mots : 228
Personnages : Tom Jedusor, Merope Gaunt
Rating :
Elle se battait avec ardeur comme si sa vie en dépendant. Mais en même temps s’était le cas. Elle se battait pour ce qui lui était cher pour les gens qu’elle aimait. Elle se battait pour survivre au moins le temps de donner la vie. Elle tentait tant bien que mal de calmer son coeur et de respirer pour que le bébé puisse s’en sortir.
Elle savait bien qu’elle y laisserait la vie. Il était trop tard plus rien ne la retenait en ce monde que l’être qui croissait dans son ventre. Mais une fois qu’il serait sortit, une fois qu’il vivrait seul qu’allait-elle faire?
Elle n’avait pas la force de survivre pour lui. Elle avait plus envie de se battre. Elle se battait seulement pour retarder l’échéance. Pour donner la vie et laisser la sienne s’en aller.
Et puis ce fut fini. Son tout petit se trouvait maintenant dans ses bras. Ses yeux déjà sombre étincelaient et la regardé avant de se clore. Ses yeux pourqui elle aurait put se battre venait de se sceller et avec elle le courage de sa battre à nouveau. Elle était fatigué de la vie. Elle pris juste la peine de donner son nom à la directrice de l’orphelinat, le même nom qui fut celui de l’amour de sa vie. Et elle partit comme ça seule et abandonnée de tous.
Dernière modification par selket le 26 juil. 2015 - 00:05, modifié 1 fois.
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par The Night Circus » 25 juil. 2015 - 22:31

Titre : Libérée, Délivrée
Thème : Etincelle
Fandom : HP
Nombre de mots : 355
Personnages : Famille Weasley Granger
Rating :
-Libérééééeeee, délivrééée, je ne mentirais plus jamais...
Ron chantonnait, allongé au creux de son lit et Hermione éclata de rire.
-Je croyais que tu détestais cette chanson, chuchota-t-elle en embrassant son jeune époux dans le creux de son cou.
-C'est ta fille qui me l'a mise dans la tête, grommela le rouquin en serrant la sorcière dans ses bras. Je maudis la télévision sur mille générations. Et oui, quand elle est comme ça, c'est TA fille.
Hermione se mit à rire derechef, incapable de garder son calme.
Plus tôt dans l'après-midi, Rose avait connu sa première explosion de magie.
Dans la vie, la petite fille avait deux passions : préparer des « pestacles » pour sa famille, et La reine des neiges.
Ce jour-là, elle avait monté l'un de ses pestacles avec ses cousins, et lorsque James avait catégoriquement refusé de jouer le rôle du Cheval de Raiponce, elle s'était fâchée tout rouge, et avait frappé du pied. Une ou deux étincelles plus tard, la robe de James avait prit feu, provoquant une petite panique, rapidement suivie par une crise de fou rire de la part des adultes ainsi qu'un bonheur incommensurable chez Ron et Hermione.
-Et bien je suis très fière de MA fille, rétorqua la sorcière sans cesser de sourire, pointant le nez vers le ciel.
-Elle sera aussi douée que sa maman pour allumer des brasiers on dirait... Non en fait c'est ma fille aussi. Une splendeur pareille, j'y suis forcément pour quelque chose.
Le couple se couvait d'un regard énamouré lorsqu'un bruit de verre brisé retentit dans la cuisine.
Les parents affolés s'y précipitèrent, pour y découvrir Rose, en pyjama, dressée sur la table, et Hugo riant aux éclats assis sur le sol. Un bon kilo de farine flottait tout autour de la petite fille, pleuvait en poudre blanche sur un Hugo ravi, et Rose chantait à plein poumon :
-Libéréeeeeee, délivréééééééééééée, les étoiles me tendent les braaaaaas.
Les épaules de Ron s'affaissèrent alors que celles d'Hermione se mettait à tressaillir sous une nouvelle crise de fou rire.
-Hugo, aide-moi... soupira le sorcier. Les femmes de cette famille, je te jure...
Dernière modification par The Night Circus le 25 juil. 2015 - 22:32, modifié 1 fois.
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Hortensea
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Hortensea » 25 juil. 2015 - 22:31

Titre : Vite fait, Bien fait
Thème : Etincelle(s)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Evie Rosier
Rating : /
Elle jeta un œil sur le sablier qui n'avait pas fini de s'écouler. Elle entreprit de presser la graine de noisetier afin d'en extraire la sève qui tomba dans le bouillonnant chaudron. Elle jeta immédiatement les yeux de tritons dans le mélange qui prit une couleur aubergine. Elle éminça les spores auparavant imbibés dans du sang de dragon et les ajouta. Elle se saisit enfin des herbes fraîchement hachées et les ajouta à la mixture.
Des étincelles dorées s’échappèrent du chaudron. Parfait ! Evie Rosier s'autorisa un sourire triomphant en voyant le sablier à moitié plein.
«  J'ai fini la potion, Oncle Severus ! »
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Bevy
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Bevy » 25 juil. 2015 - 22:33

Titre : Feux d'artifice
Thème : HP
Fandom :
Nombre de mots : 167
Personnages : OC à moi, Juliet Edgecombe
Rating : tout public
Juliet n’avait jamais beaucoup aimé Dolores Ombrage. Personne n’appréciait cette odieuse femme à Poudlard, à part peut-être Rusard. Même les Serpentard de la Brigade se moquaient du crapaud dans son dos. En plus la vieille peau ne cessait de tourner autour de sa petite sœur en susurrant de fausses paroles de réconfort, comme pour raviver la mémoire de Marietta. Sa cadette ne se souvenait en rien d’autres réunions de cette stupide et prétentieuse AD. Étais ce là un nouveau tour de Granger ou le simple traumatisme de son visage défiguré ?

Alors quand Tweedle Dee et Tweedle Dum avaient quitté Poudlard (magistralement ), sous une pluie d’étincelles et de lumières multicolores, la jeune Serpentard avait applaudi le spectacle. D’accord, Fred et George Weasley étaient horripilants mais même absents, ils rendaient Ombrage folle. Voir la face de crapaud courir partout était une vision distrayante à l’approche des ASPICs. De toute façon, faire du sport ne lui ferait pas de mal : en plus, le rose la boudinait énormément.
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Sarah_Valentin
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Sarah_Valentin » 25 juil. 2015 - 22:35

Titre: juste moi
Thème: étincelle(s)
Fandom: Harry Potter
Nombre de mots: 1033
Personnages: Andromeda Black, Ted Tonks
Rating: /
Nerveux. Voilà, c’était exactement ça : j’étais tout simplement nerveux, et pour cause, que feriez-vous si la plus belle fille de Poudlard se tenait sur le seuil de votre porte, grelottante dans un chemisier trop fin pour le début d’automne glacial que revêtait Londres ?
Vous seriez nerveux, tout à fait, et horriblement maladroit. Mais ça, ce n’est pas parce que vous êtes maladroit de nature comme moi.
Je m’égare.
Donc, elle était là, dans son chemisier vert et sa jupe plissée, comme s’il n’y avait pas eu les vacances et qu’elle était toujours dans notre école, à arpenter les couloirs avec son petit air supérieur de Serpentard, aux côtés de sa sœur et de Malefoy. Comme si elle n’avait pas d’autres vêtements que son uniforme.
A moins qu’au fond, il ne s’agissait que de sa carapace. Dans ce cas, tout était plus logique, voir limpide.
-Je…peux entrer ?me demanda-telle doucement, ses grands yeux gris tournés vers moi dans une supplique silencieuse. J’avais beau être un né-moldu, je n’en étais pas moins un gentleman, et je m’effaçai doucement pour la laisser passer.
Quand j’eus reclaper la porte derrière elle, elle poussa un petit soupir de contentement, avant de me fixer, horrifiée. Elle n’avait très certainement pas l’habitude de laisser ainsi parler son corps et ses émotions, pour qu’elle se crispe à chaque fois qu’elle se laissait aller.
D’ailleurs, ça n’arrivait qu’en ma présence, et j’en retirais une certaine fierté.
-Ne t’inquiète pas. Après tout, tu es chez les sauvages, ici, me moquai-je gentiment, tout en me demandant si ma réplique ne sonnait pas trop comme un reproche. Je savais très bien qu’Andromeda n’était pas comme le reste de sa famille, pour en avoir rencontré plusieurs.
Contrairement à eux, elle était douce, belle, et intelligente. Des caractéristiques, dont les Black semblaient malheureusement démunis.
-Que me vaut l’honneur de ta présence ?continuai-je tout en la guidant vers mon jardin, malgré sa récalcitrance. Visiblement, elle ne voulait pas retourner dans le froid glacial qui régnait un peu partout en Angleterre.
Toutefois, j’étais plus fort, à défaut d’être plus malin, et je réussis à l’assoir sur les meubles en fer blanc que ma mère avait tout récemment repeint. C’était joli, et, de là, on pouvait avoir une jolie vue de tout le potager et des serres de mon père.
Je trouvais ce paysage rassérénant, et j’espérais qu’il ferait le même effet sur ma compagne.
-Ted, j’ai froid, insista-t-elle, néanmoins, avec ce petit style que je lui connaissais si bien, et, en retour, je lui offris un sourire que j’avais soigneusement étudié dans mon miroir en prévision d’une telle scène.
-Qu’as-tu à la bouche ? Tu as mal ?
Pour l’effet séducteur nonchalant que me promettait le magazine féminin que j’avais lu, je repasserais, car, encore une fois, je passais pour un sombre idiot. Pas que ç’aurait dû me déranger, mais j’aurais voulu qu’un jour, Andy m’envisage plus sérieusement comme une option et non comme le copain lourdaud avec qui elle aimait discuter.
-Non, désolé, j’avais une crasse dans les dents…
Pourquoi avais-je dit ça ? Ou plutôt, pourquoi n’avais-je pas réalisé mes mots avant que la jeune fille n’éclate de rire devant moi ?
-Oh Ted…je suis tellement différente quand je suis avec toi !s’exclama-t-elle joyeusement, en me sautant allégrement au cou.
Étais-je le seul à ressentir ces étincelles ? Ou est-ce que je devenais tellement fous, que j’en venais à ressentir ce courant électrique qui dansait entre nous ?
Pendant un instant, je crus qu’elle les ressentait aussi, mais elle se reprit bien vite et réafficha ce masque auquel j’étais tellement habitué. Celui de la fille froide et insensible que ses parents voulaient voir…mais pas moi.
Il fallait que je fasse quelque chose ! Le seul problème étant que je ne savais pas quoi…parce que je devais m’avouer qu’au niveau des bonnes idées, je frôlais de peu le Troll Absolu.
Sois naturel, et tout se passera bien…
Sauf que c’était quoi être naturel face à une fille qui ne l’était jamais ? Je ne pouvais pas décemment lui montrer mon vrai visage, sans qu’elle se rende compte que j’étais bien plus moldu que sorcier, et ça, ce serait la perdre à jamais.
Malheureusement, c’était injuste d’être cantonné au rôle de boute en train dont on ne savait rien…je voulais être plus que ça, mieux que ça.
Je fis donc la première chose qui me vint à l’esprit : partir à toute vitesse dans ma cuisine tout en priant pour qu’il en reste encore depuis le dernier été que j’avais passé à la maison. Je pestai un long moment contre les tiroirs qui bloquaient, contre les boites mal entassées qui me masquaient la vue…avant de trouver exactement ce que je cherchais.
C’est le pas léger, que je revins auprès d’Andy qui n’avait pas décollé son regard du paysage depuis mon départ. Au fond, cette observation me ravit, car elle semblait franchement très intéressée par ce qu’elle découvrait de la vie moldue. Et je fus presque déçu, lorsqu’elle se tourna vers moi, à l’entente de mon pas lourd.
Elle posa un long regard interrogatif sur les bâtonnets que je portais en main, avant d’oser me poser la question qui lui brûlait les lèvres.
-Qu’est-ce que c’est ?
- Les joies des moldus, répondis-je du tac au tac, avec un grand sourire avant de lui donner un glaçon. Elle le considéra avec circonspection, comme s’il s’agissait d’un objet potentiellement dangereux, et ce n’est que lorsqu’elle me vit le prendre en bouche, qu’elle comprit ce qu’elle devait en faire.
A son tour, elle se mit à le lécher, gloussant lorsqu’un peu d’eau colorée lui coulait sur les doigts. dans tous les cas, elle était heureuse d’expérimenter.
-Je n’avais jamais mangé ce genre de…truc, ri-t-elle doucement en finissant la glace, « Malheureusement, je dois y aller…ils m’attendent… »
A ce moment, je voulus la retenir, mais elle était déjà partie loin et, dans un craquement de transplanage, elle disparut de mon champ de vision…pour une fois que j’avais réussi, un goût amer s’était glissé dans ma bouche, me rappelant que je pouvais faire tout ce que je voulais.
Elle et moi étions trop différents que pour avoir un quelconque avenir ensemble.
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Api
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Api » 25 juil. 2015 - 22:35

Titre :Princesse Lily
Thème :Etincelle
Fandom :HP
Nombre de mots :422
Personnages :Lily L, James S.
Rating :Tout Public
- James ?
- Hummm
- James ?

Le garçon poussa un soupir agacé et leva les yeux de son livre, un roman policier moldu haletant dans lequel le personnage principal venait de se faire tuer sous ses yeux, et regarda sa sœur.

- Quoi Lily ?

La petite fille monta sur le fauteuil et se fit une place a côté de son grand frère avant de demander :

- Tu me dessine une étincelle ?
- Pardon ?
- Une étincelle, fit-elle d'un air sérieux.

Il jeta un œil a son livre – a peine une trentaine de pages avant la fin - mais il y avait Lily qui tirait sur la manche de son tee-shirt, Lily a qui il avait bien trop de mal à résister, même quand elle se mettait à être aussi pénible que Rose.

- Et comment tu veux que je te la fasse ton étincelle ? J'ai pas de plu...

Lily sortit de derrière son dos une plume a encre intégrée et un parchemin neuf et avant qu'il ai pu finir quoi que ce soit, il était en train de griffonner sous le regard attentif de sa sœur.

- C'est une étoile filante ça, pas une étincelle, fit-elle avec une moue dubitative en montrant sa troisième tentative.

James se retint de tout lui balancer a la figure et bâcla la quatrième étincelle dans l'idée de retourner a son livre le plus vite possible. Si le personnage principal était mort, que pouvait donc bien contenir les dernières pages ?

- Pourquoi tu fais des vagues ?

Visiblement madame Lily n’appréciait pas le travail bâclé. James respira profondément et lui rendit son parchemin.

- Bon j'arrête. De toute façon les étincelles ça se dessine pas Lily, il faut les voir en vrai.
- Mais c'est que dans le livre de tante Ginny, quand l'enfant demande un mouton, l'aviateur lui en dessine pleins.
- Fallait me demander un mouton alors, répliqua James. Passe moi ta feuille, je vais t'en faire un cool.

Lily regarda le parchemin où s'étalait les misérables tentatives de son frère et répondit posément.

- Non, tu dessine trop mal. Mais il y a plein d'autres passages à faire dans le livre, ajouta-t-elle en s'enfuyant.

James haussa les épaules, attrapa son livre et sa cala plus confortablement dans son fauteuil. Le héros était bel et bien mort et son assassin était en fait...

- James ? Si je te dis que tu es un renard et que je voudrais être ton amie, tu fais quoi ?
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HedwigPotter
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par HedwigPotter » 25 juil. 2015 - 22:36

Titre : Sapin
Thème : étincelle
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots 567
Personnage : Henry (OC), Ollivander
Rating : Aucun
Il ne savait pas ce qu'il avait le plus aimé quand il était entré dans la petite boutique : les boîtes qui s'empilaient aléatoirement, si bancales qu'elles semblaient ne tenir que par la magie ? La poussière qui voletaient entre les rayons, formant une petite brume dorée quand elle passait devant les rayons de lumière ? Cette douce lumière orangée, qui justement donnait chaleur et mystère au visage du vieil homme ? Peut être un peu des trois.

Sa mère le poussa du bout des doigts dans la boutique, et partit s'asseoir sur une chaise prévue aux accompagnateurs. Elle semblait mal à l'aise dans ce décor si éloignée de la blancheur immaculée de sa maison. Elle commença à jouer avec ses doigts, ignorant délibérément le regard pesant du vieil homme installé derrière son comptoir.
– Un jeune né-moldu je présume.
Henry hocha la tête timidement, peinant à se concentrer sur le visage de l'homme, tant la boutique regorgeait de merveilles.
Il en oublia même son père qui avait refusé de l'accompagné au chemin de traverse. Il découvrait donc ce monde avec sa mère et le professeur qui les accompagnait, mais dont Henry avait déjà oublié le nom.
– Tu es droitier ou gaucher ?
Gaucher. C'était déjà une tare que son père n'avait pas apprécié. Il avait essayé de corriger ce défaut, mais rien à faire, le petit Henry avait gardé sa « mauvaise habitude », comme ses parents l'appelaient.

Henry essaya de ne pas paraître étonné de voir un mètre mesurer seul les données nécessaires au fabriquant de baguette.
Une baguette. Cette simple pensée faisait déjà rêver Henry.
– Essaye celle-ci, lui dit le vieil homme. Frêne, crin de licorne, 22,4 centimètres. Très rigide
Henry sentit le bois entre ses doigts et grimaça. Le vieil homme grimaça à son tour et récupéra la baguette aussi vite qu'il l'avait choisi.
– Aubépine, ventricule de dragon, 24 centimètres.. flexible.
Il saisit la baguette et sentit une légère différence, sans pour autant se sentir à l'aise avec cet objet entre les mains.
– Tu l'as senti n'est ce pas ? Demanda t-il avec un sourire intrigué. On touche au but.
Il fouilla dans sa réserve, souleva des piles de boîtes poussiéreuses et grimaça devant des baguettes qui semblaient similaires à celle que Henry venait d'utiliser.

Il lui tendit finalement une baguette très simple, d'un bois clair et parfumé.
– Sapin, ventricule de dragon, 24 centimètres. Légèrement flexible.
Henry sentit une chaleur agréable parcourir son bras, et d'un mouvement de la main, fit apparaître une gerbe d'étincelle argentée du bout de sa baguette.
Ces étincelles n'étaient rien comparé à ce qu'il se passait en lui. Ces étincelles avaient allumé un feu qui se propageait dans son cœur, dévorant ses doutes et ses hésitations. Son père pouvait le trouver malsain, sa mère pouvait être mal à l'aise : en ce moment, rien ne comptait.
– Je savais que c'était juste une question de bois. Sapin.. vous êtes déterminé. Et sans aucun doute, un sorcier que je serai heureux de croiser à sa sortie de Poudlard.

Il sortit de la boutique après avoir cherché un long moment quelle pièce était un gallion, et marcha dans la rue bondé de Londres. Sa mère était blême, comprenant enfin que son fils était très différent. Beaucoup trop différent.
Henry savourait cet instant, se remémorait les étincelles et attendait avec impatience son entrée à Poudlard.
" You know when sometimes you meet someone so beautiful, and then you actually talk to them and five minutes later, they're as dull as a brick?
Then there's other people, when you meet them you think, "Not bad, they're okay." And then you get to know them.. and their face just sort of becomes them.. Like, their personality's written all over it. And they just turn into something so beautiful.
Rory's the most beautiful man I've ever met. "
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Labige » 25 juil. 2015 - 22:37

Titre : ?
Thème : Etincelles
Fandom : HP
Nombre de mots : 662
Personnages : Petunia, Harry
Rating : TP
Si Petunia et Vernon avaient revu deux fois Harry après leur départ du 4, Privet Drive, ils n’avaient plus cherché à le voir, ni même à prendre de ses nouvelles. Il vivait dans un autre monde auxquels ils n’appartenaient pas – et ne voulaient pas appartenir ! et tout était bien comme ça. Petunia avait pris l’habitude de lui envoyer une carte de Noël, généralement la première qui lui tombait sous la main. L’idée lui était venue quand Dudley avait eu sa première fille car, peut-être, quelques kilomètres plus loin, Harry avait aussi des enfants et que Lily aurait été grand-mère. S’imaginer assise sur un canapé, avec un peu moins de cheveux blancs et de rides, et un peu plus de gaieté dans les yeux, avec sa sœur, leurs fils et leurs petits-enfants avait eu un goût mélancolique, l’âcreté de ce qui n’arriverait jamais. Ecrire quelques mots comme « Joyeux Noël à toi et ta famille », ou encore « Bonnes fêtes ! » ne lui coûtait rien. Avec les années elle se permettait même de petits amusements comme « Vernon et moi vous souhaitons un Noël magique. » qui auraient fait frémir Vernon d’horreur. Lui, souhaiter un Noël magique à quelqu’un ! Qui plus est à Potter ! Elle s’amusait à imaginer tout cela, elle avait presque l’impression de créer un autre monde où la magie ne l’avait pas séparée de sa sœur.

Mais son petit secret, celui qu’elle préférait et que pour rien au monde elle ne confierait à son mari, était les réponses que Harry lui envoyait. Le mot magique avait déclenché quelque chose chez son neveu, un elle-ne-savait-quoi qui lui permettait d’avoir des nouvelles de ses enfants qu’elle ne verrait pas grandir. La première carte qu’il avait écrite après l’extravagance de Petunia avait envoyé une pluie d’étincelles dans le salon quand elle l’avait ouverte. Heureusement que Vernon n’avait pas vu ça, il aurait vraiment fait une crise cardiaque. Chacune de ces étincelles avait trouvé sa place dans la maison qu’ils habitaient : une bougie avait brillé toute la nuit sur le bord de la cheminée d’une lumière chaude, réconfortante. Une autre s’était logée sur l’étoile en haut du sapin qu’ils avaient décoré pour les enfants de Dudley qui devaient venir le lendemain ; elle avait tracé délicatement le contour doré et avait laissé un filament lumineux, un de ceux qu’on remarque à peine mais qui illumine un peu les yeux. Elle avait presque cru que son fils l’avait remarqué car il avait froncé les sourcils en voyant le sapin mais n’avait rien dit.
Ca restait son secret.

Les autres étincelles avaient naturellement trouvé leur place mais toutes s’étaient logées dans le cœur de Petunia. Pour elle, ces petites flammes symbolisaient l’espoir et la joie qu’elle pouvait trouver dans sa vie pas très passionnante.
Elle avait un fils qui l’aimait, qui avait construit une famille adorable et goûtait au bonheur d’être grand-mère.
Elle avait un mari à côté de qui vieillir tranquillement, un qui n’aurait jamais le même regard désapprobateur que le murmure de la foule. Un qui l’acceptait, qui savait presque tout.
Elle avait appris à jouer au bridge, ce qui comblait sa soif de commérages mais lui avait aussi permis d’appeler certaines personnes amies.
Elle s’était pardonnée. Elle lui avait pardonné. Et quand elle devrait partir retrouver Iris, Sam, Lily et tous les autres, elle partirait tranquille.

A chaque Noël maintenant, la carte qu’envoyait Harry apportait une nouvelle surprise magique : tantôt un père Noël qui lui envoyait un clin d’œil à chaque fois qu’elle le regardait, tantôt des cadeaux qui s’amoncelaient de plus en plus sur la carte quand quelqu’un parlait Noël (et à la fin, la carte était illisible car les cadeaux ne trouvaient plus la place d’apparaître), une autre fois des décorations sur le sapin qui clignotaient au rythme d’une chanson criarde. Petunia avait fini par coller les deux pages de la carte pour qu’elle ne s’ouvre plus jamais, au grand soulagement de ses oreilles.
Dernière modification par Labige le 25 juil. 2015 - 22:49, modifié 1 fois.
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Eliane
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Eliane » 25 juil. 2015 - 22:43

Titre : Game over
Thème : Etincelle
Fandom : Original
Nombre de mots : 288
Personnages :
Rating : Tout public
« Tu es sûre qu’il va s’en sortir ? »
Eloïse hausse les épaules, peu préoccupée par ma question.
« Mais oui, bien sûr qu’il va s’en sortir. Je te l’ai dit, il l’a déjà fait des dizaines de fois ! Il est bien entraîné, maintenant…
- Oui, mais quand même… Avoue qu’elle n’est pas très rassurante, cette télé. Avec toutes les étincelles qui en sortent, personnellement, je t’assure que je ne m’en approcherai pas ! »
Interloquée par la scène, je finis par m’assoir à côté de ma petite sœur, observant le jeune homme qui se mettait enfin à la tâche.
« Il ne risque vraiment rien ? demandais-je à nouveau à Eloïse qui restait absorbée par son écran.
- Dans le pire des cas, il mettra le feu à la télévision. Mais ce n’est pas grave, les pompiers débarquent vite ici.
- Pas très réaliste, ton jeu.
- Bah, en même temps, tu connais beaucoup de personnes qui iraient réparer eux-mêmes leur télé ou leur lave-vaisselle ? ricana ma petite sœur. C’est le principe des Sims, il ne faut pas trop en demander non plus… »
Dans l’écran, le blondinet continuait sa tâche de réparation, imperturbable. Quand soudain, la télévision s’illumina, foudroyant l’apprenti réparateur. Une grande ombre apparut, une fauche sur l’épaule, et fit disparaître le corps. Eloïse se tourna vers moi, me foudroyant du regard.
« Hey ! protestai-je. Je t’avais prévenu que c’était peut-être dangereux !
- Cela ne m’arrive jamais ! Tu m’as porté la poisse. En plus ma dernière sauvegarde date d’il y a au moins une heure ! »
Sentant ma présence devenue indésirable, je m’empressai de me lever, quittant au plus vite la pièce. Ma sœur et ses jeux vidéos…
Dernière modification par Eliane le 25 juil. 2015 - 22:49, modifié 1 fois.
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CamyKaz
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par CamyKaz » 25 juil. 2015 - 22:48

Titre : Feu d'Artifice
Thème : Etincelles
Fandom : Shade
Nombre de mots : 650
Personnages : Tiano et son maître
Rating : Tout public
J’entrai dans le bureau de mon maître. Il m’avait fait venir pour une nouvelle mission. Et j’étais son valet le plus efficace. En refermant la porte derrière moi, j’aperçus le paquet que je lui avais apporté la semaine dernière. Ma petite souris verte me l’avait remis en excellent état. J’avais de la chance d’avoir cette multitude de compagnons ténébreux autour de moi. Cette nuit, je trouverais un nom à ma souris, c’était important pour moi, et pour elle aussi.
Mon maître était assis dans un fauteuil, les jambes croisées. Posé sur son bureau, le paquet n’était pas plus gros qu’un verre. D’ailleurs l’objet semblait dur à travers le papier. J’étais curieux, mais je connaissais ma place. L’objet n’était pas à moi.
Devant mon hésitation, mon maître me fit :
« Tu peux l’ouvrir. »
Cédant à la tentation, je m’exécutai. C’était un bocal en terre cuite sans ouverture. De l’un des côtés, une petite corde brune en sortait. Je fronçai les sourcils.
« Une bombe ? »
Mon maître sourit et se leva. Liana ne le quittait pas des yeux. Comme moi, elle l’appréciait, mais elle ne pouvait s’empêcher de se méfier de lui. Il était influent dans la ville. Et pour arriver là où il était arrivé, il avait dû se salir les mains de nombreuses fois. Si sa famille était parfaite, mon maître avait sacrifié toute la bonté avec laquelle il était né pour atteindre ses objectifs.
Il prit le bocal en terre cuite et le leva devant ses yeux.
« Non, ce n’est pas une simple bombe. »
Il commença à l’examiner avec attention, même si je ne voyais pas ce qu’il cherchait dans cette terre cuite.
« Une simple bombe ne requiert pas d’être entièrement entourée de solide, un simple chiffon recouvrant un gobelet est suffisant. Non, là il s’agit de quelque chose de plus… expérimental. »
Il marqua une pause et laissa le bocal sur son bureau. Il retourna s’asseoir, m’intimant de le suivre. Je m’installai sur une chaise en face de lui et il reprit la parole :
« As-tu retrouvé le jeune homme que je t’avais décrit ? »
La question me troubla, je ne voyais pas quel rapport il y avait entre le blondinet et le paquet que j’avais ramené.
« Oui, maître. Si je ne me trompe, vos hommes de main sont en train de s’occuper de son cas à l’heure où nous parlons. »
Il sourit. Même si ça me faisait plaisir de le voir, ce sourire satisfait me faisait toujours un peu peur. Il annonçait que quelque chose de bien s’était produit pour lui, mais quelque chose de mal pour les autres. Et au fond, j’étais le vecteur actif de tout ça. Un frisson me parcourut le dos. Liana n’était pas à l’aise non plus.
« Très bien. Il te faut savoir, mon cher Tiano, que cet homme est l’apprenti d’un grand alchimiste de Clémence. Et ce que nous avons laissé sur le bureau est l’ébauche des fruits de leurs recherches. »
Ses yeux satisfaits se portèrent sur le bocal en terre cuite dont la mèche brune se dressait fièrement sur le dessus. Ca ressemblait quand même beaucoup à une bombe.
« Il s’agit d’une technologie toute nouvelle consistant à enfermer la lumière des trois Flammes dans une boite en terre cuite. »
Il était tout excité. Les trois Flammes étaient les trois déesses sœurs de la lumière : Ohmédia, Thémésia et Candélia. Leur présence — même partielle — dans la pièce me mettait de moins en moins à l’aise.
« Et ta prochaine mission, mon petit Tiano, sera de me trouver les plans de cette merveilles. Chez l’alchimiste Lucrecio de Gavanna. J’espère d’ailleurs que son apprenti, Giovanni Coréadios, n’a pas vu ton visage ! »
Evidemment que non, il n’avait pas vu mon visage. J’y mettais un point d’honneur. Aller voler un alchimiste… cette mission allait faire des étincelles… !
Dernière modification par CamyKaz le 25 juil. 2015 - 23:42, modifié 1 fois.
Un monde de magie corrompu par la religion. C'est là que je vis. Tout le monde ne se bat que pour ses propres intérêts, citant les déesses pour se justifier. Ma famille est la pire de toutes. Mais ils verront, je saurai les jeter dans la lumière, à la face du peuple. J'ai le pouvoir de changer mon monde.

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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par lalaulau38 » 25 juil. 2015 - 22:49

Titre : April, 1969
Thème : Etincelle
Fandom : aucun
Nombre de mots : 803
Personnages : April
Rating : -16
C’est au moment où le regard d’April croise celui, inquiet, du surveillant, que l’étudiante se rend compte qu’elle est en pleurs. Autour d’elle, quelques élèves la fixent, eux aussi. D’un revers de main, elle essuie ses yeux et ses joues puis fait signe au surveillant que tout va bien. Enfin, en apparence. Ce dernier fait un mouvement de tête, gratte ses mèches blanches, ajuste ses lunettes et se remet à la lecture de son magazine. April, quant à elle, se replonge dans sa copie.


Je l’ai suivi dans le pick-up sans un mot, me préparant mentalement aux coups et aux insultes à venir. J’ai pensé à Tony, pour une fois heureuse de le savoir chez sa grand-mère, d’où il ne pourrait pas entendre le bruit des objets en tout genre balancés sur ma peau et encore moins mes cris. En sortant du parking, Marco n’a pas tourné à droite, mais à gauche. Il s’est muré dans un silence de plomb avant de s’engouffrer, quelques kilomètres plus loin, dans un chemin de terre menant à un bois en bordure d’un étang. J’étais terrorisée, Marco avait bu énormément et je ne l’avais jamais vu aussi froid. J’ai essayé de sortir à chaque ralentissement de la voiture, pour m’enfuir je ne sais où, il me retenait à chaque fois d’une main de fer, en m’agrippant par ma robe ou en me tirant les cheveux.

En approchant du bois, il a commencé à me rabaisser, à m’insulter. Sa voix avait quelque chose de fou et de démoniaque à la fois.
Il m’a demandé de me mettre à sa place, d’imaginer comme ce devait être dur de vivre avec une bonne-à-rien comme moi. Il a remis l’histoire du paquet de cigarette oublié sur la table, se lamentant d’avoir épousé la pire conne de tout San Francisco. Il était ivre, roulait droit par je ne sais quel miracle et devenait de plus en plus violent dans ses mots. Je l’ai supplié de me laisser partir, mais plus je l’implorais, plus il rageait.

Nous avons fini par arriver quelque part dans ce bois que je ne connaissais que très peu et Marco est descendu de la voiture, m’ordonnant de ne pas bouger. Il faisait nuit et chaud, on voyait voler des insectes dans la lumière des phares. J’ai essayé de me concentrer sur ces bestioles qui volaient pour calmer mes peurs. J’ai entendu du bruit à l’arrière. Marco sortait quelque chose de la caisse de la voiture. Il a ouvert ma portière, a tiré sur le côté de ma robe pour me forcer à descendre plus vite. Il tenait à peine debout, tant la rage entremêlée d’alcool semblaient avoir eût raison de lui. Je me suis affalée sur la terre sèche et de là je l’ai vue. J’ai vu la haine dans ses yeux. Il semblait immense, vu du sol. C’est en voyant la pelle dans ses mains que j’ai compris que j’allais mourir.

Marco a jeté la pelle au sol, manquant de peu mon visage et m’a ordonné de me lever et de creuser. J’ai obéis en l’implorant de retrouver la raison, de penser à notre fils.
Rien n’y a fait. J’ai creusé ma tombe à la lumière des phares, sous les yeux de l’homme que j’avais épousé pour le meilleur et pour le pire, le père de mon enfant, mon assassin. Je ne pouvais pas fuir, il connaissait ce bois par cœur pour y avoir accompagné des amis. Je n’y étais venu que deux fois. Et j’étais morte de peur, incapable de faire autre chose que ce qu’il me demandait.
Il m’insultait, me frappait si mon labeur n’avançait pas assez vite…

Et puis la taille a semblé lui convaincre. Il m’a pris la pelle des mains avec un sourire pervers que je ne lui avais jamais vu. Il m’a expliqué qu’on ne me retrouverait pas, qu’il raconterait à tout le monde que j’étais partie pendant la nuit refaire ma vie, l’abandonnant lui et Tony. Qu’il avait prévu de mettre le feu à la forêt… il était fou à lier.

J’ai senti la pelle me heurter, et mon corps frapper violemment le sol. J’ai entendu des bruits de fond, lui qui déversait de l’essence contre les troncs d’arbres alentour puis des allumettes qui craquaient. J’ai vu quelques étincelles, ou étaient-ce peut-être la vie, qui me quittait petit à petit… Je suis certaine qu’il me pensait déjà morte. Je l’ai senti me trainer jusqu’à ma tombe puis se hâter de reverser sur moi la terre.

La suite… je ne pensais pas la découvrir un jour.

L’incendie a ravagé une bonne partie de la forêt, cette nuit-là, et personne n’a jamais retrouvé mon corps. J’ignore même si quelqu’un sait la vérité concernant mon sort funeste.

Vous ne me croyez pas, pas vrai ? Vous pensez que je mens, que j’invente ?
"Il se fit un abondant silence alentour, et la majeure partie du reste du monde se mit à compter pour du beurre."

Ca fait du bien à tes oreilles

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popobo
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par popobo » 25 juil. 2015 - 22:51

Titre : Par surprise
Thème : Etincelles
Fandom : HP
Nombre de mots : 584
Personnages : Albus et Orchidée (OC)
Rating : aucun
Albus se décida aussitôt à sortir du dortoir. Il avait tout le château à traverser. Il avait très peu de chance d'arriver à temps et de surprendre Orchidée mais il ne concevait pas non plus de rester une minute de plus allongé sur son lit.

Depuis plusieurs mois, Orchidée n'était pas dans son état normal. Et bien qu'elle ne lui ai rien demandé, il ne pouvait pas rester indifférent à sa récente métamorphose.

Empruntant le raccourci du troisième étage, il évita le dédale des corridors et des escaliers et arriva rapidement au niveau de la Grande Salle. Il continua sa course vers les cachots.

Dans sa précipitation, Albus regretta de ne pas emporter avec lui la carte du Maraudeur. Le parchemin lui aurait permis de savoir s'il n'était pas arriver trop tard et si Orchidée était toujours présente dans les profondeurs du château.

Mais sans se poser davantage de questions, Albus continua son chemin, sa baguette tendue devant lui. Le sortilège Lumos éclairait volontairement que quelques centimètres devant lui.

Au premier croisement, Albus se sentit encore plus idiot d'avoir oublié sa carte. « Quelle direction prendre maintenant ? »

La réponse fut évidente lorsqu'il entendit un bruit sourd sur sa droite.

« Mais que se passait-il ici ? » se demanda Albus alors qu'il avançait dans le couloir sombre.

Des sons de discussions se firent de plus en plus précis. Albus approcha davantage jusqu'à se trouver derrière une vieille porte en bois qui tenait difficilement sur son châssis.

Attentif, Albus comprit qu'Orchidée n'était pas seule mais parlait avec un garçon. A ce moment là, Albus marqua une pause. Pour la première fois, il tenta de se raisonner. « Que faisait-il là ? » Encore une fois, il se mêlait des affaires qui ne le concernaient pas. Orchidée serait sûrement contrariée de le voir et de comprendre qu'il l'avait suivie. Mais Albus avait presque envie de voir son adversaire au Quidditch s'énerver contre lui. Bizarrement leurs disputes lui manquaient. Depuis le début de l'année, la jeune Serpentard était tellement lisse et effacée qu'il ne la reconnaissait plus.

La discussion qui avait lieu de l'autre côté du mur s'intensifia. Le ton du garçon monta. Albus ne distinguait pas ses paroles mais comprenait facilement qu'il était énervé. Orchidée resta muette pendant de longues secondes. Albus s'inquiéta de son sort.

Il se décida alors à entrer dans la pièce en tentant d'adopter une attitude à la fois calme et assurée. Mais dès qu'il poussa la vieille porte en bois, les charnières grincèrent et alertèrent aussitôt les occupants de la pièce.

Albus reconnut Orchidée. Elle se tenait de dos devant lui mais il devina que la jeune fille pleurait. Il aperçut ensuite dans le fond de la petite pièce, un garçon brun qui se tenait devant un chaudron. Albus eut le temps d'apercevoir sa cravate verte et argent avant d'être ébloui par un éclair rouge. Les flammes sous le chaudron se transformèrent en un nuage d'étincelles aveuglantes. Par réflexe, Albus se protégea le visage avec son bras gauche, sa baguette magique toujours dans sa main droite. Orchidée laissa échapper un cri de stupeur puis une nouvelle détonation résonna. Albus sentit un souffle de poussière avant d'entendre des pierres s'effondrer derrière lui.

Quand Albus recouvra une vision correcte, le chaudron et le garçon avaient disparu. Orchidée était recroquevillée au sol.

La porte en bois était détruite.
La seule sortie de la petite pièce était condamnée. Le trou d'entrée était désormais comblé par un amas de pierres.

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par ninipraline » 25 juil. 2015 - 22:53

Titre : Une perte
Thème : Etincelles
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 180
Personnages : Olivander et une baguette.
Rating : Tout Public

Des étincelles, ça ?
Non, à peine quelques postillons mal éclairés par la lune.
Ils avaient giclé du nez de la baguette, avaient stoppé leur ascension et s'étaient écrasés lourdement sur la table. La plume de phœnix frissonna dans son corset de houx. Un nouveau crachouillis de lumière se traina hors de la baguette pour aller s'aplatir sur le comptoir.
La boutique était éclairée par les lueurs de la rue. Le chemin de traverse faisait la fête. Le corps de leur pire ennemi et persécuteur n'avait pas eu le temps de refroidir que déjà tous les sorciers fêtaient une victoire pour laquelle ils avaient si peu luttés.
Une faible lueur frémit au dessus du comptoir, avant de disparaître. Rien n'était plus pathétique qu'une baguette en deuil, songea Ollivander dont le regard désolé fixait la baguette qui venait sans doute de perdre sa jumelle. Une minuscule gerbe interrompit son pour goutter sur le comptoir.
De fades lueurs et de froides escarbilles déjà mortes.
Ca, des étincelles ?
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Choueeette
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Choueeette » 25 juil. 2015 - 22:54

Titre : Il faut tuer le dragon
Thème : Étincelles
Fandom : HP
Nombre de mots :
Rating : TP

"La princesse, elle est belle. Elle a de grands, grands, grands yeux marrons.
- Et des cheveux roux.
- Et des cheveux roux. Longs. Un jour, le prince arrive, sur un cheval argenté.
- Il brille, le cheval ?
- Oui. Il fait même caca des paillettes. C'est le cheval du prince, après tout. Et puis le prince, il embrasse la princesse. Et puis ils font apparaître un immense château. Et puis ils se marient, et ils vivent heureux.
- Avec des enfants ?
- Bha oui, t'es bête. Et là, un gros dragon arrive, et il les crame ! Tous !
Ginny pousse un cri terrifié, et bondit sur son lit, les mains tendues devant elle.
- Non, c'est pas possible !
- Si, même que le dragon, il mangé la princesse ! Toute crue !
Les yeux de Ginny se remplissent de larmes. Crépitement.
- T'as pas le droit ! Maman, Maman, il a pas le droit !
- Si, même que c'est mon histoire, je fais ce que je veux !
Ginny ferme les yeux, vraiment très fort. Il faut tuer le dragon. Il faut tuer le dragon ! Crépitement.
- Maman, Maman, Maman ! Ron est un méchant ! Maman !
- Même pas vrai !"
Alors que Molly ouvre la porte, l'air agacé, Ginny hurle à s'en arracher la gorge. Il faut tuer le dragon ! Etincelles. Rouges, oranges, dorées. Molly tombe à terre, riant de bonheur, de fierté, et Georges et Fred ont entraîné leur petit frère dans une danse de la joie. Elle pleure, Ginny. Le dragon est sûrement mort, mais ça n'a pas ramené la belle princesse et son mari.
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:coeur: Team Chun because les hiboux aiment les serpents :coeur:

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AugustusPye
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par AugustusPye » 25 juil. 2015 - 22:55

Titre : Un fils
Thème : Étincelles
Fandom : HP
Nombre de mots : 608
Personnages : 3
Rating : Aucun
Il l'aimait, et elle l'aimait. Passionnellement. Il s'était rencontré par hasard, alors qu'ils faisaient les boutiques à Londres. Lui était avec son meilleur ami, qui allait se marier. Elle profitait des soldes avec quelques copines. A chaque fois qu'il prenait l'apéro tous ensemble, ils riaient toujours autant à cette anecdote. Elle qui essayait différentes tenues dans la cabine, lui qui pensait que cette même cabine était vide. Quand il avait ouvert le rideau, ils avaient tout les deux rougis. Il avait refermé le rideau aussi brutalement qu'il l'avait ouvert, et s'était excusé au moins mille fois. Elle s'était habillé )à toute vitesse, et était sorti pour hurler sur cet inconnu qui l'avait vu en soutien-gorge. Mais une fois le rideau ouvert, elle en avait été incapable. Elle était resté bloqué face au physique de l'homme. Alors elle avait juste accepté ses excuses. Et aussi d'aller boire un verre avec lui.

Et maintenant, ils étaient mariés. Et avait un joli fils,le plus beau des enfants, qui était actuellement en train de dessiner avec des feutres sur les murs blancs de son salon. Quel amour …

- Will ! Non ! On ne peux pas !
- Qu'est ce qui se passe ma puce !
- William dessine sur les murs !
- Je t'avais dis qu'il allait devenir un artiste ! Il tient ça de moi !

Quand elle avait su qu'elle était enceinte, elle avait décidé de lui dire la vérité. Il devait savoir. Alors le soir, quand il était rentré du boulot, elle lui avait montré le test de grossesse. Il l'avait pris dans ses mains, et avait fixé pendant trente secondes les deux barres. Puis il avait hurlé. Il était fou de joie. Il avait dansé. Chanté. Fais la roue.
Et elle avait pris un air grave. Il l'avait vu de suite.

- Qu'est ce qui passe chérie ?

Elle avait sorti sa baguette magique et l'avait tendu vers lui.

- Accio !

Le test de grossesse avait sauté des mains de son mari, et avait atterri dans la sienne. Il était resté sans voix.

- Je suis une sorcière Guillaume. Tu devais le savoir.

Il restait grave, face à elle.

- Dis quelque chose chéri, s'il te plaît
- Je savais que tu étais magique. Mais pas à ce point.

Il l'avait serré dans ses bras et l'avait embrassé. Il avait alors beaucoup échangé autour de ça. Il avait beaucoup de questions. Il voulait tout savoir, tout connaître, tout comprendre. Il était passionné par les histoires qu'elle lui racontait le soir, pendant qu'il caressait son ventre. Ils en étaient même sur, leur fils entendait tout. Et il serait un très grand sorcier.

- Non mais ne le défends pas. Il faut qu'il comprenne !
- Viens voir papa mon cœur.

Elle soupira.

- Dans le dictionnaire, il y aura ta photo à coté de papa poule.

Il était arrivé dans le salon, avec son tablier de cuisine et William dans les bras, qui pleurait sur son épaule.

- Allez, ne pleure plus mon cœur. Tu sais bien qu'on ne peut pas dessiner sur les murs.

Il l'embrassa et le reposa sur le sol. William pleura de plus en plus fort. Sa mère lui tendit alors son doudou.

- Allez mon cœur, prends Monsieur Lapin.
- Non, je veux dessiner !

Il repoussa sa peluche, et quand elle tomba au sol, alors qu'il pleurait de plus belle, elle explosa en milliers d'étincelles.

- Oh mon William ! On est si fier de toi !

Ses parents accoururent vers leur fils, et le serrèrent dans leurs bras.

- Tu seras un grand artiste comme Papa ! Et un grand sorcier comme ta maman !

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SunonHogwarts
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par SunonHogwarts » 25 juil. 2015 - 23:00

Titre : à trouver
Thème : Étincelles
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 965
Personnages : Sirius Black; OC
Rating : Tout public


Evy n'arrivait pas en croire ses oreilles. Que venait de dire leur professeur de Sortilège, exactement ?

« Mr. Black et Mademoiselle Keil. En binôme s'il vous plait. » Répéta le petit homme d'une voix fluette.

Evy serra sa plume dans sa main et jeta un regard noir au minuscule Professeur Flitwick. Elle avait bien entendu, apparemment. Elle se laissa tomber contre le dossier de sa chaise avec un soupir exaspéré. Super. Le cour qui les attendait allait sûrement être le pire de toute sa vie. Le seule autre travail qu'ils avaient eut à faire tout les deux remontait à leur première année, dans un cachot humide de potion, et s'était finit en véritable désastre.

Avec mauvaise humeur, elle ouvrit son livre à la page indiquée au tableau et attendit de sentir quelqu'un s’asseoir à ses côtés. Au bout de longues minutes à ruminer dans son coin, la jeune fille finit par tourner son regard vers le fond de la classe, ou Black s'asseyait toujours, pour le voir avachit dans sa chaise, sa baguette pendent négligemment de l'une de ses mains, son pied tapant impatiemment contre le sol de la salle classe. Lorsqu'il vit qu'elle le regardait, il fronça les sourcils et lui adressa un signe de tête énervé. Evy comprit alors qu'il s'attendait à ce qu'elle se déplace jusqu'à sa table il n'en était pas question. Elle se retourna vers son livre et commença à lire.

Elle entendit des pas se rapprocher d'elle, et vit du coin de l’œil Black se laisser tomber sur une chaise. Elle lui jeta un regard étonné qu'il ne sembla pas remarquer. Il était rare qu'il déclare ainsi forfait.

« Alors, tu as finit de rêvasser ? Finit-il par lâcher avec mauvaise humeur. On a pas que ça à faire.

- Figure toi que je me passerai bien de travailler avec toi.

- C'est ça. Allez, commence, tu mettras sans doute beaucoup plus de temps que moi à maîtriser le sortilège. »

Evy s'étrangla et son visage vira au rouge. Comment osait-il ? Il leva des yeux moqueurs vers elle, visiblement fière d'avoir eu le dernier mot.

« C'est ce qu'on va voir. »

Evy s'empara de sa baguette et serra si fort ses doigt autour du bois que ses jointures blanchirent. Elle devait absolument réussir ce sort, il le fallait. Son sang bouillonnant dans ses veines, elle leva sa baguette, se concentra intensément. Elle l’agita, comme le leur avait expliquer Flitwick, prononça la formule et... rien ne se passa.

Black eut un ricanement moqueur et elle le fusilla du regard. Ça n'allait pas se passer comme ça.

Pourtant, sa deuxième tentative fut tout aussi infructueuse. Désespérée, elle chercha du regard quelqu'un susceptible de l'aider. Ses yeux rencontrèrent ceux, d'un vert éclatant, de Lily qui la fixait apparemment depuis un bon moment. D'un geste de la main, son amie lui fit signe de se calmer. Respirer. Elle devait respirer, reprendre le contrôle de ses émotions.

Evy ferma les yeux un instant et prit une profonde inspiration. Elle allait y arriver. Elle en était capable. D'un air concentré, elle leva sa baguette, la fit tournoyer dans les airs. Un flot d'étincelles jaillit, un long filet continu qui tombait vers le sol. Elle la leva plus haut encore et les petites lumières s'élevèrent vers le plafond, retombant doucement sur les élèves admiratifs. Le sort dura près d'une minute, remplissant la pièce de couleurs toutes plus belles les une que les autres et d'étincelles toujours plus magiques.

Enfin, Evy baissa sa baguette, sous les applaudissements du professeur et le regard fière de Lily.

« A moi maintenant. »

Evy sursautât. Elle avait presque oublié la présence de Black, nonchalamment assit sur la chaise à côté d'elle. Avec un petit sourire, elle prit place et le regarda lever sa baguette. Il ne ferait pas mieux qu'elle, elle en était sure.

Evy déchanta bien vite. Dès son premier essaie, Black parvint à faire sortit de sa baguettes de petites tâches de lumière. La deuxième fois, c'est un long filet qui tomba sur leur bureau en crépitant.

« Jolie. » Fit remarquer Evy, dédaigneuse.

Black lui lança un regard noir.

« On ne peut pas dire que tu as réussi du premier coup.

- On ne peut pas dire que tu sera choisi pour faire les feu d'artifices pour les fêtes d'après match.

- Qui te dit que tu continuera à assister aux fêtes ?

- Tu sous-entends que je ne vais pas réussir à rester dans l'équipe ?

- Tu as une capacité de déduction impressionnante. Railla le jeune garçon.

- Toujours mieux que ton intelligence, Black.

- Tu sais ce quel te dit mon intelligence ? »

Mais Evy n'était pas sûre de vouloir entendre la suite et ne sut jamais quelle répartie son adversaire avait trouvé car la cloche annonçant la fin de la classe retentit à ce moment précis.

« Bravo à tous ! S'exclama le directeur de Serdaigle d'une voix ou perçait nettement son soulagement. Et n'oubliez pas, ce genre de sorts est fait pour s'amuser et ne doit pas être utilisés en dehors de la classe pour blesser vos petits camarades. » Ajouta-t-il en regardant rapidement Evy et Sirius.

Evy s'empara de son sac avec humeur et s'empressa de sortir de la salle. Avant de franchir le seuil, elle n'oublia pas de se retourner pour fusiller Black du regard, qui la suivait des yeux d'un air mécontent.

Avant d'être emportée dans le couloir par les élèves qui quittaient avec joie leur dernier cour de la journée, Evy eut tout juste le temps d’apercevoir les éclairs qui brillaient dans les iris du jeune Gryffondor, et elle se dit que les étincelles que faisaient leurs disputes étaient bien plus inquiétantes que toutes celles qu'elles pourraient jamais faire sortir de sa baguette.
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Bibi2 » 25 juil. 2015 - 23:02

Titre :
Thème : Etincelles
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Scorpius Malefoy
Rating : Tout public
Souaffle sous le bras, Scorpius esquivait avec adresse le dernier poursuiveur qui l’empêchait d’atteindre les buts adverses. La pluie battante rendait le match difficile mais il était concentré sur la victoire. Serpentard figurait deuxième au classement et avait deux cent dix points de retard sur Serdaigle, leur adversaire du jour. Ils avaient donc encore toute leur chance de gagner la Coupe.
Scorpius s’apprêtait à viser lorsqu’un éclair déchira le ciel et mit le feu à son balai. Alors qu’un coéquipier venait à sa rescousse, il se rappela avoir promis à son capitaine qu’il ferait des étincelles lors de ce match.
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Sarah_Valentin
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Sarah_Valentin » 25 juil. 2015 - 23:33

Titre: une mère
Thème: feindre
Fandom: Harry Potter
Nombre de mots: 894
Personnages: Hugo Weasley, Hermione Grangers
Rating: -12 ans

Depuis toujours, Hugo avait toujours feint d’être ce qu’il n’était pas. Tantôt policier moldu, tantôt grand sorcier…il n’était jamais ce qu’il était réellement, quand tous ses amis s’en allaient, et qu’il était seul avec moi.
Pourtant, il n’avait pas à se plaindre de son caractère doux et obéissant…au contraire, il aurait dû être fier d’être plus mature que tous les enfants de son âge.
Malheureusement, il ne voyait pas les choses ainsi. Pour lui, il était effacé à côté de sa grande sœur aux cheveux et au tempérament de feu, il était laid à côté de son cousin qui ressemblait traits pour traits à son homonyme, et il était banal là où Teddy Lupin était haut en couleur.
A l’époque, je ne comprenais pas ce qui clochait…comment une mère aurait-elle pu le savoir d’ailleurs ? Car, contrairement aux rumeurs, nous ne possédions pas un don de légimencie à la sortie de la maternité, et nous avions beau être observatrices, nos chérubins pouvaient être de véritables cachotiers.
Seulement, les années passèrent et Hugo devint un jeune homme beau et fort, à l’esprit vif et insaisissable. Malheureusement, lorsque je lui disais, il m’accusait d’être de partit pris et de ne pas le comprendre.
Il avait en partie raison, et je m’en voulais de ne pas savoir faire les efforts nécessaires pour le soulager de sa peine. J’étais tout juste bonne à le regarder maquiller la vérité, la masquer, la détourner, la malaxer…jusqu’à ce qu’elle soit à son image, tourmentée.
Ça me peinait et ça me déchirait, et Ron, qui ne savait pas quoi faire, tentait pas tous les moyens de me rassurer, en m’expliquant qu’il était jeune, que ça lui passerait, et que, bientôt, nous en ririons tous.
Sauf que ce jour béni n’arriva jamais, et, au lieu de nous revenir, notre fils s’éloigna encore plus…si tant cela était possible.
Bientôt, il perdit tout ce qui faisait de lui un Weasley, de ses cheveux roux à son sens de l’humour, et je ne pus qu’assister en spectatrice à cette déchéance, lente, mais sournoise.
Durant cette époque, mon mari ne cessait de me répéter que je ne pouvais pas l’empêcher de tout travestir à son idée, qu’il était comme ça et qu’on ne pouvait rien y faire sans le blesser d’avantage…j’étais d’accord, mais ça ne m’empêchait pas d’être meurtrie au plus profond de ma chair.
Toutes, les nuits, je pleurais sa perte, je hurlais son nom en me débattant, et je rêvais qu’il était là, notre petit ange roux au sourire charmeur et aux yeux plein de malice. Malheureusement, cela rendait chaque réveil plus dur, plus horrible, et j’en finissais par ne plus vouloir dormir.
Tout était plus simple lorsque je gardais les yeux ouvert sur notre plafond.
Il s’agissait là d’un oubli sans pareil, que m’apportait cette fatigue intense inassouvie, et, dans ces moments très précis, je ne pensais plus…il n’y avait plus rien, plus même l’once de mon intelligence ou de ma vivacité.
Dans ces moments-là, Hermione Granger cessait d’exister.
Alors ce fut à mon tour de feindre et de cacher…cacher ma fatigue, mon manque de répondant, mes cernes, et tout ce qui accompagnait mon laissé aller.
Dans un premier temps, ils, mes amis tout comme ma famille, ne remarquèrent rien, et me laissèrent dépérir doucement mais sûrement. Ils croyaient à mes rires, à mes mines, à mes semblants de vivacité, et tombaient allégrement dans le panneau de mes mensonges. N’étais-je pas la digne mère de mon fils ?
Sauf que ce dernier se réveilla au dernier moment, après que j’eus succombé aux charmes du mensonge et de la tromperie, après que les autres aient percés à jour mon insidieux stratagème…après que la fatigue m’ait fauchée en plein élan, comme un chasseur tire un oiseau.
Les médicomages m’ordonnèrent de rester au lit, et de me reposer.
Je ne le fis pas ; j’aimais trop les sensations que m’apportaient mes prises de risques…elles me faisaient me sentir proche d’Hugo, alors que nous ne l’avions jamais été. N’était-ce pas risible ? Il fallait que je tombe dans la décrépitude pour que je comprenne mon enfant.
Quelle femme indigne j’étais alors…
Il n’y avait juste plus aucun moyen pour rattraper le coup, pour changer d’attitude, et redevenir celle que j’étais. Dans ma sordide quête de la compréhension, j’avais tout perdu : mari, famille, enfant, amis,…même le chien y était passé.
A présent, j’étais une vieille femme seule, dans son lit, à attendre que la mort ne vienne me frapper de son dernier coup de grâce.
Et ce ne fut que quelques heures avant son arrivée, que la cause de tous mes malheurs se présenta à ma porte, silencieux, et engoncé dans sa chemise blanche. Il tenait un bouquet de lys, et j’attendis qu’il me l’offre.
Il ne le fit jamais ; il resta statique, à observer ce que sa mère était devenue pendant son absence, en se demandant très certainement s’il était la cause de tout cela…au fond, je ne pouvais pas lui donner tort, car tout était de sa faute, mais je l’aimais trop que pour l’avouer.
Aucun de nous ne parla. Moi parce que je ne le savais plus depuis longtemps, et lui, par manque de conviction, par choc, par honte…
Ce ne fut que lorsque je sentis la fau se presser, sans pitié, contre ma poitrine que j’entendis ses derniers mots :
-Je suis désolé.
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selket
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par selket » 25 juil. 2015 - 23:34

Titre : Masque
Thème : Feindre
Fandom : HP
Nombre de mots : 218
Personnages : Sirius Black
Rating :
feindre : Donner pour réel ce que l'on ne ressent pas, simuler un sentiment pour tromper ; affecter.
Un mot du dictionnaire qui lui convenait tellement.
Il avait un jour lu cette définition et depuis il trouvé que c’était un mot pour lui. Un mot qui lui collait à la peau. C’était qu’un masque qu’il apposait sur son visage et qu’il portait en permanence. Ce n’était que des mots savaient utilisé pour camoufler tout ce qu’il était, tout ce qu’il ressentait.
Un code qu’ils reprenaient tous à loisir dans cette société enfouit dans un marasme de paraitre. Un code et des coutumes d’un autre siècle qui les faisaient s’embourber dans un ennui sans nom. Il n’en pouvait plus de ce monde là il était pas fait pour les masques et les faux semblants.
Lui il voulait dire ce qu’il pensait et briser les masques policés que les gens affichés pour cacher leur ennui et leur morne vie.
Il voulait montrer son visage courageux au lieu d’un masque indolent ourlé d’un sourire sardonique.
Alors quand le choipeaux lui évita la maison des masques et l’envoya dans celle du courage il put enfin respirer et porter pour la dernière fois son masque et feindre la déception de ne pas être envoyé dans l’illustre maison ou tout les Black allaient depuis des décennies.
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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par Choueeette » 25 juil. 2015 - 23:35

Titre : Avec un semblant de dignité
Thème : Feindre
Fandom : HP
Nombre de mots :
Rating : TP

Souaffle à la main, tu fonces. Ne t'arrête pas, vas-y, vole ! Slalome, c'est ça, esquive, tournoies... Accélère ! Attention, derrière toi ! Il t'a manquée de peu, concentre toi ! Plus que quelques mètres, ne ralentis pas. Surtout, ne te retourne pas. Ton regard accroche le batteur adverse, sur ta gauche. Tu t'arrêtes un instant, prête à éviter ce cognard qui file tout droit vers toi. Impact. Putain, le second t'a eue par derrière. Quel salaud, c'était lâche, sournois. Tu t'écrases sur le sol dans un bruit sourd. Une feinte, un piège, rudement bien maîtrisé. Ta vision s'obscurcit, doucement mais sûrement. Allez, avoue-le, tu t'es faite avoir en beauté. Et ravale donc cette fierté mal placée. Tu plantes tes yeux dans ceux de ton agresseur, et esquisse un sourire. C'était futé, rusé. Tu articules deux mots silencieusement, avec ce qu'il te reste de dignité. Bien joué.

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Re: [Textes] Nuit du 25 juillet

Message par HedwigPotter » 25 juil. 2015 - 23:38

Titre : Licencieux
Thème : Feindre
Fandom : HP
Nombre de mots : 663
Personnage : Druella Black, Abraxas Malefoy
Rating : Aucun.
Quand j'entre dans le grand salon du manoir Malefoy, elle est la première chose que je vois.
Elle observe les portraits au mur, ces tableaux insipides où les hommes ne sont plus que l'ombre de ce qu'ils étaient, des silhouettes prétendant appartenir au monde des vivants.
– Miss Black, c'est cela ?
Elle lève un sourcil en entendant ma question et ramène son attention sur le tableau d'un des ancêtres ridiculement blond des Malefoy. Mes ancêtres.
– Ne fais pas semblant quand il n'y a personne, Abraxas, me crache t-elle avec un sourire perfide.
Elle se lève, lisse sa longue robe émeraude et dérive dans la pièce, observant chaque détail attirant son œil. Je ne peux la quitter des yeux.

– Bien, Druella. Je vois que les conventions ne t'arrangent qu'en société.
– Les conventions sont faîtes pour la société, ne me fait pas croire que tu ne le sais pas. Les familles de sang-pur sont peut-être les plus dignes devant les autres, mais ce sont de loin les plus licencieux loin du regard des autres.
– C'est facile à dire pour toi. Tu as déjà ton mari et ta fille parfaite. Andromeda, c'est ça ? Tu es une vraie Black désormais.
Elle me regarde avec haine et détourne rapidement le regard. Elle ne voudrait pas montrer qu'elle peut ressentir une émotion.
– J'ai entendu parler de tes fiançailles.

Voilà donc la raison de sa sécheresse. Elle s'assied de nouveau sur un des canapés capitonnés. L'atmosphère de la pièce est étouffante, et elle semble être la seule bouffée d'air frais à ma portée. Je m'approcha d'elle lentement, non par peur que le chat apeuré s'enfuit, mais par peur qu'il griffe encore plus véhément. Je parviens à m'asseoir à ses côtés sans la brusquer. Elle continue de fixer le tableau de mon père, et je ne peux m'empêcher de songer qu'elle ne verra jamais dans mes traits la dignité qui brille dans ses yeux.
– Pourquoi es-tu venue Druella ?
– Je n'avais pas le choix, dit-elle avec plus de douceur. Les soirées organisées par les Malefoy sont des événements qu'on ne peut rater.
– Aucune autre raison ?
Elle quitte mon père du regard et plante ses yeux noirs dans les miens. Je suis encore étonné que personne ne soit venu nous déranger. Le salon des Malefoy est toujours visité pendant ce genre de soirée mondaine, et pourtant, il n'y a que moi, elle, et cette atmosphère étouffante.
– Qu'est ce que tu croyais Abraxas ? Que je viendrais pour voir ton beau minois ?

Sa langue est tranchante comme un rasoir et je dois m'efforcer de ne pas montrer mon amertume. J'avais cru, oui, qu'elle venait me voir, qu'elle ressentait elle aussi cette attirace impossible malgré les conventions. Mais je comprends maintenant qu'elle ne sait que faire semblant, et qu'elle a toujours fait semblant.
Elle regarde de nouveau ailleurs, me permettant de reprendre mes esprits. Druella est une Black, une femme puissante et intouchable. Une femme irrésistible. Une menteuse, une manipulatrice.
– C'est étrange, dit-elle après de longues minutes insupportables. Il n'y a personne dans le salon. Comme si quelqu'un y avait jeté un sort.

Ses yeux noirs me transpercent et je n'y tiens plus. Ses baisers sont aussi tranchants que ses mots, son corps gracile ne fait plus qu'un avec le mien, et nous oublions tout.
Les portraits parfaits peuvent très bien aller voir ailleurs, les Black peuvent très bien prétendre posséder Druella, mais en cet instant, Druella est mienne. Elle ne feint pas ses baisers, elle ne feint plus sa retenue, elle se donne entière et me permet de respirer, enfin.
Les sang-purs font partis des êtres les plus licencieux, et la plus licencieuse d'entre eux est dans mes bras.

Plus tard dans la soirée, nous repartirons dans la bonne société, nous prétendrons n'avoir jamais rien fait. Et dans neuf mois, quand le monde découvrira que la deuxième née des Black est aussi blonde que mes ancêtres, je feindrai l'ignorance.
" You know when sometimes you meet someone so beautiful, and then you actually talk to them and five minutes later, they're as dull as a brick?
Then there's other people, when you meet them you think, "Not bad, they're okay." And then you get to know them.. and their face just sort of becomes them.. Like, their personality's written all over it. And they just turn into something so beautiful.
Rory's the most beautiful man I've ever met. "
Amy ♥

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