[Textes] Nuit du 20 février

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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par The Night Circus » 20 févr. 2015 - 23:37

Titre : La comète
Thème : comète
Fandom : none
Nombre de mots : 194


Son visage délicat est sculpté dans la glace, sa longue chevelure est pétrie de feu.
La comète danse, court, chante, et sa mélodie agite et réveille la voie lactée.
Les étoiles, scintillantes dans leurs robes cristallines, font la moue, épinglées, piégées sur la voûte bleue de la nuit depuis des temps immémoriaux, pour une faute qu'elles ont oubliée.
Les planètes, rondes, tournent sur elle-même, tournent en rond dans la galaxie. Elles sourient à la comète, elles rient ; parfois elles essaient de la suivre, parce que voir la Comète virevolter les fait rire, mais elles sont trop grosses, trop ronde, et un peu saoûles aussi. Voilà des millénaires qu'elles pirouettent, alors forcément, ça étourdi un peu.
Le soleil, lui, il dort. Il dort toujours. S'il se réveillait, il partirait probablement en promenade, et les planètes ne s'en remettraient pas, alors elles sont ravies de se dorer aux rayons de sa sieste éternelle.
Les lunes, enfin, toutes multicolores, cancanent, chuchotent et rient. Ce sont de vraies chipies.
Et la comète continue de danser, de briller dans la voix lactée, de courir sans s'arrêter, de tenir ses amies éveillées en chantant doucement des berceuses au soleil..
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ChocolatCake
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par ChocolatCake » 20 févr. 2015 - 23:40

Titre : Comète sans queue
Thème : Comète
Fandom : Original
Personnages : Solène, Nora
Nombre de mots : 366
Rating : -12 ans on va dire, pour les gros mots :mrgreen:
Solène (mais nous l'appellerons plutôt telle qu'elle est vraiment: une blondasse) se coiffait les cheveux, avec toujours cet air idiot qui lui couvrait le visage depuis que je la connaissais.
Quand je dis idiot, c'est vraiment idiot. Du genre que sa transpiration sent l'idiotie, son parfum hors de prix sent son palpable manque d'intelligence.
Et c'était une de mes meilleures amies.
On ne choisit ni sa famille, ni ses amies. Hélàs? Oui, vraiment, hélàs.

"Nora? m'appela-t-elle en me regardant, les yeux plein d'innocence. Tu crois que si je devenais disons, riche et célèbre, j'aurais des expressions à mon nom?"

Oh, Dieu. Voilà un peu le genre de trucs qu'elle me sort depuis sept ans.

"J'aimerais bien qu'on me compare à une comète..."

Allons, voyons qu'elle continue. Je veux dire, avec les parents qu'elle a et le mec qu'elle se tape (dans tous les sens du terme) on ne peut pas espèrer mieux de cette jeune fille. Mais à un moment, je pense qu'il faudrait fonder une association, lever des fonds, ou simplement faire quelque chose pour elle...

"Genre, rapide, intelligente..."

Pfffmmmfmmmfmfmfmfmfm. Laissez-moi rire.
HAHAHAHAHAHAHA.

"Brillante dans l'obscurité...
— Avec une queue..."

Oooops, ça m'a échappé.
Sol... la blondasse me regarda avec un regard troublé, comme si elle ne comprenait pas le sens de ce que je venais de dire. Bon, c'est pas vraiment nouveau, ce genre de comportement.

"Ça a des queues les comètes? On dit pas "une" comète?"

Ah ouais, mais c'est pas qu'elle est conne mais si en fait!

"Si, je suis désolée, soupirai-je en m'approchant d'elle, j'aurais dû dire un vag...
— Mais de quoi tu parles? demanda-t-elle.
— Non, toi, de quoi tu parles?
— De comète! Et toi?
— Aussi!
— Mais pourquoi tu parles de queue alors?
— ..."

Cette fille me fait perdre la voix. Littéralement.

J'haussai les épaules et soupirai en lui prenant la brosse des mains.

"Tu as de la chance d'être jolie. Allez, va-le rejoindre."

Solène m'adressa un grand sourire et descendit rejoindre son petit copain, telle une comète sans queue.
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Rödrav
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Rödrav » 20 févr. 2015 - 23:45

Titre : /
Thème : Comète
Fandom : HP
Nombre de mots : 865
Personnages : Colin Crivey
Rating : -12
Colin a tout juste neuf ans. Il est allongé dans l’herbe du jardin et regarde les étoiles avec sa mère. Main dans la main. Paisibles. Un moment rien qu’à eux. La journée a été éprouvante, et cela les rassure de se savoir là, l’un pour l’autre. Dennis dort. Une étoile filante traverse le ciel, brusquement.

— Maman, c’est quoi, en fait, une comète ?
— Lorsqu’une belle âme rejoint le ciel, elle brille un instant. Pour que les vivants se souviennent. Pour qu’ils n’aient pas peur, pour qu’ils ne soient pas tristes. Une comète, c’est une âme qui veillera toujours sur nous de là haut.
— C’était papa là ?

La mère de Colin serre la main de son fils. Il comprend vite.

— Ton père a porté la plus belle âme que j’ai eu l’honneur de connaître.
— Il veille sur nous. Ne sois pas triste. Si tu n’as pas peur, je n’aurais pas peur non plus.

La mère de Colin sourit. Elle sait que l’on veille sur elle et sur ses fils.




Colin court. Son cœur tambourine dans sa poitrine, sa tête bourdonne, mais il court. Autour de lui, tout n’est que chaos. Les sorts s’entremêlent, des éclairs colorés dansent autour de lui, vicieux, virevoltants, habiles. Un corps s’écrase sur le sol dans un bruit sourd et Colin ralentit le pas en entendant cette vie s’éteindre. Ami ou ennemi ? Il n’en sait rien. Tout ce qu’il sait, c’est que la folie meurtrière de cette belle nuit de mai vient de prendre une âme de plus. Il prie pour que ça s’arrête.

L’adolescent se retourne. Derrière lui, son assaillant ne le poursuit plus. Il n’est qu’un gamin parmi tant d’autres sur le champ de bataille. Le mangemort qui le poursuivait a dû se lasser, trouver une autre cible. Qu’est-il venu faire dans cet enfer ? Colin a peur, il a froid et quelque chose au fond de lui murmure qu’il n’aura plus jamais chaud. Trop de sang, trop de haine, trop de terreur. Et ce goût métallique dans sa bouche, qui lui anesthésie le palais et lui donne l’impression de goûter avant l’heure à la mort. Il est immobile depuis une seconde. Une seconde de trop. Un élan vital le pousse à se jeter sur le côté. Un sortilège file en rase-motte à l’endroit précis où il se trouvait un instant plus tôt.

— Je ne mourrai pas ce soir ! hurle-t-il pour se donner du courage.

Un jeune homme roux lève le pouce dans sa direction. C’est George Weasley. Ou bien c’est Fred. Peu importe, les deux jumeaux se battent de toute façon avec la même énergie, avec la même volonté de vaincre et avec toute cette rage que ne connaissent que les justes. Eux non plus ne mourront pas ce soir. Comment pourraient-ils perdre alors que leur cause est noble ?

Colin brandit sa baguette devant lui. Il n’a plus peur. Il est un géant et il sent la force de tous ceux qui luttent pour le bien couler dans ses veines. En face de lui apparaissent une cape noire et un masque blanc.

— Stupefix !

L’éclair rouge atteint sa cible. Colin sourit. Se pourrait-il que ce soit si facile ? L’adolescent a envie d’y croire. Il se plonge, plus que jamais dans la bataille. Son corps est tendu, son esprit acéré, il ne veut pas laisser un pouce de terrain à l’ennemi. Il sauve la mise du professeur Lupin en stupéfixant un mangemort. Lâchement, par-derrière. Il n’en éprouve pas le moindre remords. Personne ne prendra ce soir la vie du meilleur enseignant de Défense contre les Forces du mal que Colin ait connu durant ses cinq années à Poudlard.

Colin entend le professeur Lupin le remercier, mais déjà il n’est plus là. Il court, et jette des sortilèges autour de lui, prenant garde à se protéger, à viser, à atteindre sa cible. Il se sent insubmersible. La vie et l’amour l’enveloppent et il sait qu’il participe ce soir à quelque chose d’important. Il sera fier de raconter à ses petits enfants qu’il était là, le soir où Voldemort a été défait. Oui, il a participé à vaincre la haine, la peur, la mort. Comment ces fanatiques pourraient-ils faire autre chose que de perdre ? Ils sont peut-être cent, mais en face, ils ne sont qu’un. Tous unis, dans un même mouvement, un même élan. Une force indomptable. Et c’est cela qui fait toute la différence.

Des cris, des sorts, partout. Des bourreaux qui torturent leurs victimes. Mais plus rien n’atteint Colin. Il veut être partout. Il ne veut pas que l’histoire retienne son nom. Il veut que l’histoire retienne le courage de tous ceux qui ne sont rien, il veut que l’histoire retienne l’amour et le partage. La solidarité. Il remercie celle qui vient de le pousser dans l’herbe, lui permettant d’éviter l’éclair bleu qui l’avait pris pour cible. Ces cheveux roses ne mourront pas ce soir. Ils sont déjà loin de toute façon. Ou si proche. Colin ne sait plus, mais il n’en a que faire. La victoire est proche.

Colin est surpuissant, il ne mourra pas ce soir.

Un éclair vert.

Colin s’écrase dans l’herbe humide. Son visage regarde le ciel. Une comète file.

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YumeTonamida
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par YumeTonamida » 20 févr. 2015 - 23:45

Titre : Et s'embrase notre histoire.
Thème : comète
Fandom :HP
Nombre de mots : 117
Personnages : oc Prudence
Rating :
Encore une fois elle avait fui. Tous et tout le monde. A quoi bon ? Sa vie devenait véritablement un gros foutoir sordide. Son père était mort, sa mère était toujours une psychopathe en puissance. A quoi se raccrocher ?
Elle regarda le ciel depuis son perchoir sur le toit de la tour gryffondor et vit une comète qui illuminait le ciel nocturne. Alors un sourire amer se dessina sur son visage blafard. Elle avait une histoire toute aussi belle, puissante et unique que l'astre. Remus lui avait apporter tant de chose. De la joie, de l’inattendu mais surtout de l'amour. Hélas comme l'étoile qu'elle observait, cette histoire c'était enflammer pour finir par ne devenir que poussière.
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loloche35

Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par loloche35 » 20 févr. 2015 - 23:46

Titre : Un nom tout trouvé
Thème : Comète
Fandom : Original
Personnages :
Nombre de mots : 100
L’animal a tendance à fuir dès qu’il voit quelqu’un l’approcher. Il griffe si on a le malheur de le toucher et mord dès qu’on lui met un jouet sous le nez.

Il n’y a qu’elle qui a su l’apprivoiser. Il ronronne au son de sa voix et se cramponne à elle comme un bébé. Elle décèle en lui des qualités que personne d’autre ne voit.

Il a nom bien particulier. Lors d’une fraiche nuit d’hiver alors qu’elle observait une comète passer dans le ciel. Un chaton a couru très vite vers la porte d’entrée. Son nom était déjà tout trouvé.

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yunus
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par yunus » 20 févr. 2015 - 23:46

Titre : Un voyage innatendu
Thème : Comète
Fandom : HP
Nombre de mots : 627
Personnages : Victoire / Ted
Rating : aucun
Ted Lupin et Victoire Weasley étaient allongés côte à côte sur l’herbe fraiche. Le vent doux de ce mois d’août faisait voler leurs cheveux. Ils se tenaient par la main et observaient le ciel. Le jeune couple se trouvait dans le jardin des grands-parents de Ted. Ils avaient passé la soirée ensemble, et avaient choisis de digérer le délicieux repas préparé par sa grand-mère en sortant s’aérer un peu. Malgré l’heure tardive il faisait toujours une température très agréable.
Ils vivaient un moment magique, qu’aucune parole ne venait gâcher. Ils se sentaient si bien que le temps n’avait plus d’emprise sur eux.

Soudain, une lumière traversa le ciel, semblant transpercer les milliards d’étoiles qui dessinaient le ciel en cette soirée si particulière.

« Oh une étoile filante ! »

Victoire venait de briser le silence, mais Ted ne lui en tenait pas rigueur. Il aimait tant le son de sa voix qu’il aurait voulu l’entendre à longueur de journée, et même dans ses rêves.

« Tu as fait un vœu ? lui demanda-t-il.
- Oui. Et toi ?
- Oui. »

Ils partageaient beaucoup de choses, mais ne dévoilaient pas encore leurs vœux. Il n’y avait aucune méchanceté dans ce geste, seulement un réflexe de préservation de leurs pensées, qu’ils ne souhaitaient pas dévoiler entièrement, même entre eux.

« Tu sais que j’ai toujours rêvé d’aller dans l’espace ? »

Ted se souleva sur un coude et regarda Victoire. Il se demandait si elle était sérieuse, et la lueur qui brillait dans ses yeux valu toutes les réponses. Elle pensait vraiment ce qu’elle venait de dire. Alors Ted se mit à sourire et se leva. Il prit les mains de Victoire et l’aida à se relever également.

« Je ne peux pas réaliser ton rêve, je suis désolé. Je ne souhaite que ton bonheur, mais je ne vois pas comment réaliser un tel exploit. Par contre, je peux te permettre de vivre un moment qui y ressemble. Tu veux bien me suivre ? »

La lueur qui brillait déjà dans les yeux de la jeune fille devint un feu ardent.

« Bien sûr, je te suivrais n’importe où tu le sais. »

Ted sourit à la fille qu’il aimait profondément, et lui offrit un baiser sous les étoiles qu’ils n’oublieraient jamais ni l’un ni l’autre.

« Tiens-toi à moi, on va transplaner. »

Victoire s’agrippa à son petit ami et elle se senti partir dans un tourbillon. Après quelques instants, tous deux atterrirent dans une rue pavée, entourée de maison chics possédant chacune un petit jardin avec une barrière blanche. Ted attira Victoire le long de la rue, et s’arrêta finalement devant une maison quelconque, blanche et étendue sur deux étages. Une voiture était garée dans l’allée du garage. Elle avait déjà vu ce genre de transport mais n’en avait jamais approché une.
Ted l’attira dans l’allée, lui assurant qu’ils se trouvaient chez un de ses amis moldus et qu’ils avaient le droit d’entrer dans le jardin. Ils s’arrêtèrent juste derrière la voiture, et Ted lui montra l’inscription sous la vitre.

Ford Comète


Après un moment d’hésitation, Victoire éclata d’un rire franc.

« Je ne peux pas t’emmener dans l’espace, mais je peux te proposer un tour en Comète. Ça te convient ? En plus Robin m’a passé les clés tout à l’heure, je vais aller à Londres avec demain, pour faire comme les moldus. »

Pour toute réponse, Victoire l’embrassa, tout en continuant à rire. Ted lui ouvrit la portière, et tous deux s’installèrent à l’intérieur de la Comète.

La nuit ne faisait que commencer lorsqu’un couple de sorciers s’éloignait sous les étoiles, à l’intérieur d’une Comète. C’était leur voyage vers l’espace, et personne ne pourrait jamais leur enlever ce moment de complicité et d’amour sincère.
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Ne croyez que ce que vous voyez

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Lyane
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Lyane » 20 févr. 2015 - 23:57

Titre : Parmis les étoiles
Thème : Comète
Fandom : Original
Nombre de mots : 646
Personnages : Victoire / Ted
Rating : Général
Aude avait pris des précautions cette fois. Déjà, elle était à l’intérieur de sa maison. Il était peu probable qu’une divinité lui tombe sur la tête de nouveau. Et puis, elle n’avait allumé aucune lumière, il serait difficile de simplement deviner qu’elle était présente. Elle était près de la fenêtre, le télescope positionné vers le ciel pour observer le passage de la comète. Le ciel la fascinait toujours autant et ce n’était pas une rencontre mouvementée avec le dieu du soleil qui changerait quoi que ce soit.

Elle essayait de ne pas penser à lui. C’était difficile. Son cadeau, si on pouvait appeler cela un cadeau, faisait qu’elle ne pouvait plus ignorer le surnaturel. Elle voyait les nymphes dans les arbres. Elle entendait les âmes des disparus tenues dans les serres des corneilles, en route pour le monde des morts. Les occasionnelles visites de Poséidon, étrangement persistant dans sa volonté de se prélasser dans la petite mare au fond de son jardin, ne la surprenaient plus. Elle le soupçonnait de se cacher de quelqu’un ou simplement de vouloir discuter avec une personne loin de ses charges de souverain des mers et océans.

Mais elle ne pouvait pas cesser de penser à lui. Comment, alors qu’il était littéralement dans le moindre rayons de soleil, tous les jours ? C’était inacceptable. Il était hautain, méprisant, incompréhensible et, parfois, étrangement prévenant. Elle ne savait plus se qu’elle ressentait.

« Vous pensez trop, mortelle. »

Sa voix ne la surprit même pas. Quand son esprit restait trop longtemps sur lui, il venait la voir, dès que le soleil était couché. Ou rangé, elle ne savait pas trop.

Il était debout juste derrière elle. Elle pouvait sentir sa présence, son dos effleurant à peine son corps trop chaud à chacune de ses inspirations et ne sachant si elle voulait fuir en avant ou se laisser tomber contre lui. Il la laisserait probablement chuter au sol de toute façon.

A force de la côtoyer, et d’espionner toutes ses pensées, elle en était convaincue, il commençait à mieux comprendre l’évolution du monde moderne. Apparemment, les dieux avaient cessés de se préoccuper des mortels quand ceux-ci avaient cessés de croire en eux. Mais ils n’avaient pas arrêtés de s’occuper du monde pour autant. Il était curieux, elle voulait croire. Il ne l’admettrait jamais.

Il avait apprit à diminuer sa lumière quand il venait la voir. Etait-il vexé par sa comparaison persistante avec une publicité pour shampoing ? Ou peut-être s’était-elle vraiment habituée à la luminosité irréelle de ses cheveux blonds ?

« Je peux parfaitement contrôler mon éclat. Je saisis néanmoins que vos yeux ne seront pas capable d’observer le ciel si je ne me restreins pas. Je trouve votre fascination admirable. »

Aude ne répondit pas. Elle n’avait rien à dire. Dans le ciel, à l’est, la comète commençait son trajet lumineux à travers les étoiles. Elle n’osa pas bouger et le télescope resta inutilisé.

Elle se tendit d’un coup lorsqu’elle sentit sa main sur sa joue, chassant une mèche de cheveux rebelle. Il se pencha contre elle et elle sentit son souffle contre son oreille. Son cœur battait trop fort. Elle sentait ses pensées vaciller.

« Comme vous aimez tant le firmament, un jour, je vous placerai dans le ciel parmi les étoiles. Et vous ferez une magnifique constellation. Cela vous laissera le temps de décider enfin ce que vous ressentez. »

Aude se tourna vivement pour protester cette idée effrayante mais il avait déjà disparu.
Il voulait la transformer en étoiles.

Après avoir voulu la transformer en laurier rose si elle ne l’aidait pas.

Cet homme – ce dieu – était dément. Elle n’avait plus besoin de réfléchir. Elle n’avait plus besoin de se demander pourquoi il revenait la voir. Pourquoi elle trouvait parfois des fleurs aux couleurs impossibles sur son oreiller. Il était dangereux. C’était décidé. Elle le détestait.

Enfin, elle pensait.

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Berserkr
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Berserkr » 20 févr. 2015 - 23:58

Titre :
Thème : Comète
Fandom : HP
Nombre de mots : 253
Personnages : Sven ( OC), Scorpius Malefoy,Rose Weasley
Rating : /

- Dites les garçons, vous savez ce que vous allez faire après Poudlard, questionna Rose.

Ils étaient tous assis au bord du lac, les BUSE approchaient à grand pas et les entretiens avec leurs professeurs seraient pour bientôt.

Sven n'en avait évidemment aucune idée. Et il ne s'était même posé la question, à vrai dire. Contrairement à Scorpius et Al.

- J'avais pensé à Auror, à un moment, avoua Albus. Mais suivre le chemin de Papa et James, c'est un peu trop téléphoné, je trouve puis au fond ça ne m'intéresse pas. Rejoindre le département des mystère sans doute, ou me mettre à mon compte, en tant qu'inventeur.

- Zoologiste, mon choix changera pas, répondit Scorpius totalement détendu. Et toi Alstrom ?

- J'espère bien vivre de la musique. Mais sinon j'en ai aucune foutue idée et le boulot d'Auror, je préfère pas y penser. Je suis trop instable pour ça, j'imagine.

- Faudrait peut être te décider, gronda Rose. Les entretiens se passent la semaine prochaine, je te rappelle.

- J'ai le temps d'y réfléchir. Mais je crois que je préfère une vie inattendue et qui part complètement en zig zag ; plutôt que prédéterminée, chiante et qui file droit comme une comète. Puis merde, on a que seize ans. La vie d'un être humain est longue alors autant en profiter.

Vu l'avenir qui lui était réservé, le blond n'avait peut être pas tort, au final.
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MarinaPotterBlack
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par MarinaPotterBlack » 21 févr. 2015 - 00:21

Titre : Fidélita
Thème : Promettre
Fandom : HP
Nombre de mots :236
Personnages : Peter/Sirius
Rating :aucun

Sirius courait avec rage à la recherche de Pettigrow,il n'arrivait plus à l’appeler Peter cet homme qu'il avait appeler,à qui il avait confié la vie de James,Lily et Harry,il les avait trahit,il avait trahit la promesse qu'il avait fait a James et aussi celle qu'il avait fait au autre maraudeurs "Maraudeur un jours,Maraudeur toujours".Il a trahit ses promesses choisissant son camp le mauvais malheureusement pour lui.Tout a coup Sirius vit Pettigrow et il lui hurla sa rage:
-Tu les a trahit!Tu as trahit James et Lily et aussi Remus et moi!Tu nous à tous trahit,toi et tes promesses sans sens!
-Vous avez eu pitié de moi,voila pourquoi vous m'avez pris sous votre elle protectrice a l'époque!Vous ne pensiez pas que j'été un membre à par entière du groupe alors le seul moyens de trouvé ma place étais d’êtres accepté dans les rangs du Seigneur-Des-Ténèbres!
-Tu n'es qu'un pion pour lui!Mais,ça m'importe peu!Je vais te tuer,pour ton meurtre,de ma main!
Peter tua tout les moldus se situant dans la rue,puis se coupa un doigt et se transforma en rat avant de partir rejoindre les égouts,sous les cri de rage de Sirius!
Peut de temps après on envoya Sirius a Azcaban et il se fut une promesse muette certes,mais il là tiendrais!Sa promesse est qu'il s’évaderait et qu'il s’occuperait d'Harry,mais il vengerais James,Lily et surtout Harry,maintenant.Foie De Maraudeurs il tiendrais cette promesse,pas comme ce traître de Peter Pettigrow!
27/01/2017 "Ouais,grave!"
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Rödrav
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Rödrav » 21 févr. 2015 - 00:35

Titre : /
Thème : Promettre
Fandom : HP
Nombre de mots : 829
Personnages : Luna, Neville
Rating : aucun
L’adolescente se réveilla très tôt ce matin-là. Elle enfila son uniforme, mit un peu d’ordre dans ses cheveux, et quitta silencieusement son dortoir. Tout était encore calme dans la salle commune de Serdaigle, et elle aimait ces moments de solitude. Elle quitta la pièce et c’est seulement une fois dans le couloir qu’elle s’aperçut qu’elle avait oublié de mettre ses chaussures. Tant pis.

Ses pas la menèrent dans le hall d’entrée sans qu’elle ne sache vraiment pourquoi. Elle décida donc d’aller se balader dans le parc. Peut-être qu’à cette heure matinale, elle verrait quelque chose que nul autre n’avait encore vu. En tous les cas, elle serait la première à voir le soleil ce jour-là. Il commençait à peine à se lever. La jeune fille pressa le pas, craignant d’être en retard pour ce rendez-vous important qu’elle venait de se découvrir. Lorsqu’elle ouvrit la grande porte, les rayons rasants de l’astre qui éclairait paresseusement le parc avaient une allure irréelle. Elle se dit qu’elle devait être une fée, et elle courut jusqu’à la pelouse, ignorant la morsure des graviers du chemin sur sa peau nue. Une fois dans l’herbe, elle apprécia à sa juste valeur la caresse végétale entre ses orteils, et ne put s’empêcher de rire tant la rosée était douce.

Elle se mit à tourner sur elle-même en riant à la vie, et se sentit plus belle et plus importante que toutes les danseuses étoiles. Soudain, elle se laissa tomber en arrière et le sol amortit sa chute avec douceur. Elle tourna la tête sur le côté et vit une magnifique fleur rouge. Elle ignorait ce que c’était, et décida que c’était une Ginny. Il n’y avait que Ginny pour être aussi belle, aussi légère et aussi simple et complexe à la fois. Elle cueillit alors Ginny, et vit que ses sœurs s’étendaient par dizaines autour d’elle. Alors l’adolescente décida de cueillir un bouquet entier de Ginny, et elle l’offrirait au petit-déjeuner à sa Ginny à elle. Ça voudrait dire « Je tiens à toi. ». Ginny le comprendrait évidemment, elle comprenait toujours tout. Ginny, Ginny.

Un bruit sur le chemin attira son attention. Elle se tourna vivement et sourit en apercevant le nouveau venu.

— Bonjour, Neville Londubat.
— Bonjour, répondit le garçon apparemment surpris de la voir.
— Je cueille Ginny. Tu veux m’aider ?

Neville la regarda d’un air perplexe.

— Pourquoi ne portes-tu pas de chaussures ?
— J’ai oublié.

Neville eut l’air un peu exaspéré, mais elle ne le remarqua pas. Elle cherchait déjà d’autres fleurs. Son bouquet de Ginny devait être prodigieux, grandiose. Le garçon s’approcha d’elle et ramassa une fleur.

— Ce ne sont pas de Ginny, ce sont des œillets, indiqua le garçon.
— Oui. Des œillets Ginny.

Le garçon ne répondit rien. Il n’était jamais très à l’aise en face de l’adolescente. Elle était tout de même bizarre. Gentille, bien sûr... Mais bizarre.

— Pourquoi ramasses-tu ces fleurs ? demanda-t-il tout de même.
— Pour faire une surprise à Ginny bien sûr.

L’adolescente ouvrit soudainement de grands yeux paniqués.

— Tu ne dois rien lui dire ! Promets-le-moi, Neville Londubat !
— Je promets, répondit-il décontenancé.

Elle le prit par les épaules et le regarda droit dans les yeux. Elle ne se trouvait qu’à quelques centimètres de son visage, et il essaya de reculer, effrayé. Cependant, elle le maintenait fermement et il ne put que se contenter de répéter sa promesse.

— Je ne dirais rien à Ginny, je te le promets ! Tu peux me faire confiance, bégaya-t-il, plus mal à l’aise que jamais.
— Je te fais confiance. Tu ne peux pas me trahir de toute façon.

Elle le relâcha et s’assit dans l’herbe, son bouquet de Ginny toujours à la main. Il s’assit à côté d’elle, à une distance raisonnable.

— Pourquoi tu dis que je ne peux pas te trahir ? l’interrogea-t-il.
— Parce que si tu le fais, les fellabunas te tireront les oreilles et ils te chanteront les pires chansons du monde dans les oreilles toute la journée, jusqu’à ce que tu viennes me demander pardon.
— Les fellabunas... répéta Neville. Bien sûr...
— Je sais, c’est proprement terrifiant. Heureusement que tu ne vas rien dire !

Elle embrassa le garçon sur la joue et se releva d’un bond. Il était marrant tout de même. Comme si les fellabunas étaient réels. Tout le monde savait qu’il s’agissait de contes pour les enfants ! La jeune fille était toujours amusée de voir que certains étaient incapables de faire la différence entre les histoires inventées et la réalité.

— Tu es si naïf Neville ! Les fellabunas n’existent pas ! On peut vraiment te faire croire n’importe quoi hein !

Elle tendit un Ginny à Neville qui le prit prudemment.

— Merci Neville. Je sais que même sans les fellabunas pour te faire peur, tu tiendras ta promesse. Je le vois dans ton cœur.

Elle éclata de rire, sauta dans les airs, puis courut vers le château. Elle avait une surprise pour Ginny et au fond de son cœur, une promesse de Neville.

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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Catie » 21 févr. 2015 - 00:38

Titre : /
Thème : Promettre
Fandom : HP
Nombre de mots : 746
Personnages : Andromeda, Teddy
Rating : /
— Mamie, toi aussi tu es fille unique ?

Andromeda leva la tête de son ouvrage, surprise. Assis à la table du salon, un tas de crayons à la main, son petit-fils la regardait, de ses grands yeux verts curieux. Lentement, elle posa sur la table basse ses aiguilles à tricoter et son écharpe rouge à moitié fini, puis alla s'asseoir avec lui.

— Pourquoi me demandes-tu ça ? demanda-t-elle doucement.
— Comme ça, répondit Teddy en haussant les épaules, sans pour autant vouloir démordre de sa question. Alors ?
— Non, avoua finalement Andromeda. J'avais deux soeurs.
— Comment c'était ? se renseigna le petit garçon d'un ton envieux.

Ces quelques mots firent basculer Andromeda dans ses souvenirs. Il lui suffisait de fermer les yeux pour se rappeler de ses soeurs. La brune et arrogante Bellatrix, la blonde et hautaine Narcissa. C'était l'image qu'elle s'était efforcée de garder d'elles. C'était plus facile que de se remémorer leur enfance. Pourtant, elle décida d'être honnête avec Teddy. Il le méritait.

— C'était fantastique, dit-elle avec un sourire absent.
— Vous jouiez beaucoup ensemble ?

Son petit-fils la fixait d'un air avide. Il avait beaucoup de cousins, certes, mais il aurait tellement voulu avec un frère ou une soeur avec qui tout partager. Il s'était confié plusieurs fois à Andromeda sur ce sujet. Celle-ci, ne sachant que répondre, hocha vaguement la tête. Pourtant, elle se souvenait encore parfaitement de son enfance. Avant qu'elles ne changent et ne se transforment, Bellatrix et Narcissa avaient été deux enfants épanouis. Il leur arrivait parfois de jouer ensemble, dans l'immense jardin de la propriété des Black. Elles faisaient semblant d'avoir des baguettes et de combattre des dragons.

— Pourquoi tu ne les vois plus ? demanda soudain Teddy en fronçant les sourcils.

Andromeda se troubla. Elle resta silencieuse quelques instants.

— Elles sont mortes, se contenta-t-elle de dire.

C'était plus facile que la vérité.

— Comme papa et maman ?

Elle hocha la tête. Teddy lui tapota la main d'un air grave, comme pour la consoler. Puis il pencha de nouveau la tête sur son dessin. Avec un feutre noir, il esquissa trois silhouettes grossières, une grande et deux petites. Puis il tendit le dessin à sa grand-mère.

— Tiens mamie, c'est toi avec tes deux soeurs.
— Merci beaucoup mon chéri, murmura Andromeda d'une voix étranglée.

Tandis que Teddy reprenait une nouvelle feuille, elle se leva et lui tourna le dos, la feuille dans les mains. Malgré toutes ces années, elle ne parvenait pas à penser à ses soeurs avec neutralité. La dernière fois qu'elles s'étaient réellement parlées, Bellatrix allait se marier à Rodolphus Lestrange. Narcissa et elle l'avaient rejointe dans sa chambre, où elle se préparait. Elles s'étaient serrées dans les bras l'une de l'autre, les larmes aux yeux. Andromeda se souviendrait toujours des paroles qu'elles avaient prononcées ce jour-là.

— Nous devons nous faire une promesse, avait dit Narcissa en se tamponnant délicatement le coin des yeux. Quoi qu'il arrive, nous devons nous jurer de rester toujours ensemble.

Bellatrix avait levé les yeux au ciel devant tant de niaiseries, mais elle était émue elle aussi, les deux autres le savaient bien.

— Promis, avait-elle dit d'un ton mi-ennuyé, mi-joyeux.
— Promis, avait répété Andromeda.

A ce moment-là, jamais elle n'aurait cru que cette promesse viendrait à se briser. Pourtant, quelques mois plus tard, elle rencontrait Ted et était reniée par sa famille. Bellatrix et Narcissa n'avaient pas réfléchi une seconde avant de lui tourner le dos. Leur promesse n'avait été que du vent, et Andromeda avait été blessée de le constater.

— Mamie, ça va ?

La voix de Teddy retentit dans son dos. Secouée, Andromeda essuya une larme qui coulait sur sa joue. Elle ne pouvait repenser à cette époque sans être nostalgique. Les deux personnes qui s'étaient tournées vers le Seigneur des Ténèbres, jusqu'à la dévotion pour Bellatrix, lui étaient absolument étrangères. Mais ses deux soeurs lui manquaient, même si elle avait parfois du mal à l'admettre.

— Je vais bien, affirma-t-elle en se retournant vers son petit-fils. Je vais bien.

Teddy lui offrit un large sourire, avant de se replonger dans son dessin. Andromeda l'observa quelques instants, le coeur serré. Peut-être se sentait-il seul pour le moment, mais au moins il n'aurait pas à subir potentiellement la trahison de quelqu'un d'aussi proche de lui.

En passant à côté de lui, Andromeda caressa doucement ses cheveux pour l'instant blond cendré, et retourna sur le canapé. Lorsqu'elle reprit son écharpe et continua son tricot, elle n'y pensait déjà plus.

Bellatrix et Narcissa appartenaient au passé.
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Eryn
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Eryn » 21 févr. 2015 - 00:40

Titre : Convictions
Thème : Promettre
Fandom : HP
Nombre de mots : 298
Personnages : Pétunia
Rating : tout public
Pétunia Dursley était une jeune femme tout ce qu’il y a de plus banale merci pour elle. Depuis toujours elle s’efforçait de ne pas sortir du lot, de se fondre dans la masse. Elle n’avait pas eu trop de difficulté pour cela, elle était dans la moyenne quoi qu’elle fasse ; ni trop grande ni trop petite, pas très intelligente mais pas idiote non plus, elle était fière d’être dans la norme.

Petite elle faisait la fierté de ses parents. Elle était polie et bien élevée et ramenait des bonnes notes de l’école. Et puis cette fichue professeur avait débarqué avec sa lettre et son école merveilleuse. Et Pétunia était devenue transparente. Il n’y en avait plus que pour sa sœur. Quelle bonheur d’avoir une sorcière dans la famille, enfin un peu de piment au milieu de cette vie trop lisse. Lily et ses parents étaient aux anges.

Mais Pétunia n’était pas du tout d’accord avec ça. Quel besoin de toujours se faire remarquer. A quoi cela pouvait-il bien servir d’être toujours différent, d’attirer systématiquement les regards sur soi et les questions indiscrètes sur sa personne ?

Aussi Pétunia s’était fait une promesse, quoi qu’il arrive dans sa vie elle essaierait par tous les moyens de conserver cette normalité qui la différenciait de sa sœur. Elle tenterait de se fondre dans le moule de la parfaite épouse quand elle aurait rencontré quelqu’un, de la parfaite maman quand elle aurait des enfants, et surtout de la parfaite voisine. Il ne fallait surtout pas qu’elle se fasse remarquer dans son voisinage pour autre chose que sa pelouse parfaitement tondue ou son jardin impeccablement entretenu.

Qui aurait cru qu’une simple lettre déposée sur son paillasson sur un paquet de langes viendrait un jour remettre en cause ses convictions les plus profondes.

Kyouki
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Kyouki » 21 févr. 2015 - 00:46

Titre : La promesse sacrée.
Thème : Promettre
Fandom : HP
Personnages : Harry Potter, Sirius Black
Rating : tout public

Harry n'en pouvait plus : pourquoi devait-il être l'élu ? Il n'avait pourtant rien demandé ! Il aurait nettement préféré mené une existence paisible et tout ce qu'il y a de plus banal avec ses parents et ses amis.

Le sauveur, le héros, le garçon, le survivant. Il avait tellement de surnoms. Tellement d'admirateurs et de fans pour si peu de gens qui l'aimait pour ce qu'il était vraiment. Si peu de gens qui l'aimait pour lui, Harry.

Les personnes comme Drago Malfoy pensaient qu'il n'était qu'un gosse prétentieux qui aimait se trouver sous la lumière des projecteurs. Mais non, Harry en avait assez.

Il en avait assez des sangs-purs.
Il en avait assez des Mangemorts.
Il en avait surtout par dessus la tête de Voldemort.

Oui, Tom Jedusor. Ce type qui n'était qu'un simple sang-mêlé et qui détestait pourtant le monde moldu et tout ce qui s'y apparentait. Cela signifiait-il alors que le Seigneur des Ténèbres détestait la moitié de lui-même ?

Parfois, Harry se disait qu'il aurait mieux fait de rester avec sa tante, son oncle et son cousin. Au moins, là-bas, il ne risquait pas de mourir tous les jours.

Mais devait malgré tout sauver le monde de la personne au nom interdit car c'était son devoir, sa destiné.
Seulement, n'était-ce pas un poids trop lourd à porter pour un seul adolescent ?

Rectification, Harry n'était pas seul : il avait des amis et maintenant, grâce à son parrain Sirius, une famille.

C'était peut-être même pire, d'être accompagné et encouragé : on n'avait pas le droit à l'erreur.

Il allait sauver le monde, être acclamé comme un héros puis vivre une vie heureuse avec la femme de ses rêves - qui serait automatiquement folle du garçon qui avait vaincu Voldemort - et ses enfants.
Tout cela, on le lui rabâchait depuis si longtemps.

Ce dont on ne lui avait pas parler, c'était des sacrifices. Des pertes.

Tout ceci, c'était ce que Harry pensait, agenouillé à côté le corps de Sirius qui perdait peu à peu la vie.

Harry pleurait au dessus de son parrain, un juste homme injustement puni.

Sirius faisait parti du peu de tout ce qu'il lui restait de ces parents. Le perdre lui, en un sens, c'était les perdre eux. Pour la deuxième fois.

Harry se sentait terriblement mal : son ventre se serrait, sa tête lui semblait extrêmement lourde. Ses larmes salés ne semblaient pas cesser de couler.

Sourit, Harry ! Il faut que les derniers moments de Sirius soient heureux, pensa-t-il. Il faut qu'il parte serein et apaisé. Il faut qu'il n'aie aucunes craintes ni inquiétudes. Il faut qu'il n'aie aucuns remords de me laisser.

Laisser. Ce mot résonna douloureusement dans la tête d'Harry.

Il ne me laisse pas, rectifia l'adolescent. Ce n'est pas lui qui a choisit tout ça.

"Sirius, est-ce que tu m'entends ?"arriva à articuler Harry entre deux sanglots.

Harry plongea ses yeux verts dans les pupilles grises de Sirius.

"Écoute moi bien !
- Harry..." murmurra Sirius en rassemblant ses dernières forces.

Harry prit un grande inspiration.

"Sirius Back, en ce jour, je vais te faire une promesse, lui déclara Harry avec une voix tremblante. Je vais faire tout mon possible pour vaincre Voldemort : quelles que soient les épreuves, quels que soient les sacrifices et quoi qu'il advienne. Je te le jure. Je te vengerais, toi et tous les autres. Je te le promets."

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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par The Night Circus » 21 févr. 2015 - 00:55

Titre : Lassitude
Thème : Promesse
Fandom : non
Personnages : OC
Nombre de mots :454
Rating : tout public

Le soir, après le spectacle, souvent ils se retrouvaient, jouaient de l'accordéon, dansaient.
Monsieur Loyal les contemplait avec ses yeux doux.
Les sourires tendres de l'Arlequine, dans lesquels les hommes aimaient lire un promesse de volupté, lui plaisaient. L'Arlequine était à la fois intelligente et simple. Elle ne cherchait pas la complication, c'était les autres qui tissaient autour d'elle des toiles inextricables et la rendaient sinueuse, dangereuse. Peut-être plus pour elle-même que pour ceux qui l'entouraient.
Monsieur Loyal était plus fin que tous ces gens là. Il ne cherchait jamais à interpréter les gestes, les clins d'oeil, les étreintes. Il n'espérait rien, n'attendait aucune promesse, malgré la fascination grandissante qu'il éprouvait pour l'Arlequine. Amorale et honnête. Improbable acrobate, improbable femme au sourire d'enfant et au corps pétri de caresses.

Le Jongleur la couvait du regard, de plus en plus ignorant de la Ballerine, sa jolie fiancée.
La Ballerine pour le jour, l'Arlequine pour la nuit. Fier comme un paon, ensorcelé par l'Arlequine et charmé par la Ballerine, il jonglait avec les femmes comme avec ses quilles. Elles ne disaient rien. La première, parce qu'elle ne souciait guère, la seconde parce qu'elle s'en souciait trop.

Ce soir là, cependant, les yeux de l'Arlequine fuyaient ceux du Jongleur. Elle semblait triste, lasse. Le feu de la passion s'éteignait petit à petit, sans que son amant ne s'en aperçoive. Le jeune coq l'ennuyait. Monsieur Loyal, lui, discernait parfaitement les sentiments de son acrobate favorite. Il connaissait son cirque, il connaissait ses humains, il connaissait ses fauves... Il en était le maître après tout.

Plutôt que de virevolter au bras des danseurs comme elle en avait l'habitude, l'Arlequine était venue s'asseoir aux côtés du dresseur de lion, un verre de vin rouge à la main. Ces iris semblaient petit à petit se tinter du velours bordeaux de sa boisson, sa voix se faisait plus douce. Monsieur Loyal continuait de sourire et de maintenir une conversation toute simple et gentille. Il ne voulait pas lire de promesses enfiévrées dans les lèvres vermeilles de l'Arlequine, ni dans son corsage bariolé. Malgré le désir qu'elle savait faire monter en lui avec une adresse virtuose, il ne pouvait pas se le permettre, pas selon ses règles à elle, et elle ne suivait jamais les règles des autres.

Le jongleur valsait avec la Ballerine, et si ses mains serraient contre lui la taille élancée de sa fiancée, ses yeux orageux revenaient sans cesse sur l'Arlequine et Monsieur Loyal.

Et ce dernier, tout en refusant obstinément et douloureusement les soupirs de plaisir de la belle, avait bien conscience qu'il lui faudrait bientôt rappeler à l'amant jaloux que nul, homme ou fauve, n'avait le droit dans son cirque de montrer les dents à son maître...
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Lyane
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Lyane » 21 févr. 2015 - 00:59

Titre : Promesse
Thème : Promettre
Fandom : Harry Potter
Personnages : Padma Patil
Nombre de mots :328
Rating : Général
Parvati Patil, morte pour la liberté.

Padma regardait la tombe de sa sœur.

Elle revécu l’annonce. La main sur son épaule, le visage désolé. Les mots, qui n’avaient aucun sens, d’abord. Puis la compréhension. Lucius Malfoy avait tué sa sœur. Pour rien, pour le rire, parce qu’elle était là. Sa sœur était morte.

Son esprit avait vacillé.

Plus tard, elle apprit qu’il avait fuit et qu’on ne savait où il était. Il était libre.

Son esprit avait cassé.

Padma regardait la tombe de sa sœur.

On lui avait laissé quelques minutes, pour réaliser avait-on dit. Pour dire au revoir. Ses murmures n’étaient pas un adieu.

Padma regardait la tombe de sa sœur.

« Je ne le laisserai pas impuni, tu sais. Il t’a assassiné. Il n’avait pas le droit. Je le tuerai. Je le tuerai et je le ferai souffrir avant. Il apprendra une douleur si grande qu’il souhaitera pouvoir perdre l’esprit et mourir. Mais je n’utiliserai pas l’endoloris. Non. C’est trop propre. Trop facile. J’apprendrai la magie noire, la vraie, pas simplement les impardonnables mais ceux dont on ne parle même pas. Ceux qui font peur aux mages sombres. La magie du sang. La magie des êtres anciens. Je sais comment chercher, comment apprendre. Je suis Serdaigle, après tout. Et je lui ferai tout subir. Et à chaque fois qu’il pensera prendre la fuite dans l’inconscience, dans la folie ou dans la mort, je le ramènerai et je recommencerai. Encore et encore, jusqu’à ce que je me lasse. Et ensuite, je me reposerai et je referai tout. Il comprendra l’enfer. Il souhaitera l’enfer à la place de ma vengeance. »

Quelqu’un s’approcha. Une main saisie l’épaule de Padma et un médicomage lui tendit une potion. Elle la but sans protester. Elle se balança doucement en chantonnant.

Le médicomage la guida vers le château pour la ramener à Ste Mangouste.

Elle se retourna une dernière fois.

Padma regardait la tombe de sa sœur.

« C’est une promesse »

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MarinaPotterBlack
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par MarinaPotterBlack » 21 févr. 2015 - 01:17

Titre : Les différents problèmes
Thème :Problème
Fandom :HP
Nombre de mots :
Personnages : Severus/Siriu/James
Rating :aucun
J'ai un problème professeur!s'exclama severus.
Un problème de quoi,Severus?lui demanda t'il
Severus allait répondre quand James et Sirius le devancèrent:
-Un problème de shampoing?
-Un problème de beauté?
-De gentillesse?
-De stupidité?
-De Serpentard?
-De...Il n'u pas le temps de finir sa phrase que Severus se mit a parler:
-J'allait dire que j'avais un problème de potion...
27/01/2017 "Ouais,grave!"
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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Catie » 21 févr. 2015 - 01:25

Titre : /
Thème : Problème
Fandom : HP
Nombre de mots : 340
Personnages : Ron, Rusard
Rating : /
Quelque chose ne tournait pas rond. Ron se gratta la tête, essayant de mettre le doigt sur ce qui n'allait pas. Pour tout dire, tout lui semblait bizarre. Pour commencer, il n'était pas dans son lit. Il se souvenait pourtant s'être endormi comme une masse. Mais pourtant, il était présentement dans le couloir des enchantements, en pyjama, et totalement seul. Ça aussi, il trouvait que c'était étrange. Pourquoi serait-il parti se balader dans le château sans Harry, Hermione, et la précieuse cape d'invisibilité ?

Soudain, un miaulement prêt de ses chevilles lui fit baisser les yeux. A ses pieds, Miss Teigne le regardait de ses yeux jaunes, semblant lui dire qu’il était dans les ennuis jusqu’au cou. Commençant à sentir la panique, Ron tenta de s’enfuir, mais il s’aperçut avec horreur que ses pieds étaient comme collés sur le sol. Il était maintenu sur la dalle froide du couloir par une sorte d’épaisse glue noire.

Avant qu’il n’ait pu réfléchir à une échappatoire possible, Ron entendit la lourde respiration de Rusard qui arrivait. Quelques secondes plus tard, le concierge apparaissait au bout du couloir. Le regard brillant, comme fou, Rusard s’approcha lentement. Ron déglutit, ne préférant pas songer à ce qui l’attendait. Le vieil homme se pencha vers le sol et récupéra sa chatte.

— Qu’as-tu donc attrapé ma mignonne ? Un élève qui se promène dans les couloirs ?

Rusard s’approcha de Ron. Celui-ci tenta de reculer, mais il ne pouvait pas. Il était proche. Beaucoup trop proche. Un panneau danger clignotait en rouge dans sa tête. Une odeur nauséabonde envahit ses narines, un souffle fétide vint s’écraser sur son front. Ses pupilles dilatées le faisaient frissonner.

— Je sens que nous allons avoir des problèmes mon garçon, susurra Rusard en un rictus.

Et soudain, Ron se réveilla en hurlant. Empêtré dans ses draps, il tomba de son lit à baldaquin, aussi délicat qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine.
Lorsqu’il reprit pleinement conscience, hébété, il se rendit compte du ridicule de la situation. Ce n’était qu’un rêve. Un stupide rêve.
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ChocolatCake
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par ChocolatCake » 21 févr. 2015 - 01:36

Titre : Problème américain
Thème : Problème
Fandom : Original
Personnages : Nora, Solène, Éléanor, Hannah
Nombre de mots : 475
Rating : Tout public
"On a un grooos problème!"

Éléanor s'était exclamée de la sorte en déboulant dans un couloir paumé, dans lequel je m'étais réfugiée pour justement, éviter les problèmes.
Et Solène accessoirement.

"Quel est-il? Tu es seule? Solène a fait un infarctus? Un arrêt cérébral? En même temps avec le peu de matière grise qu'elle possède...
— Tu sais, la bourse que tu vas obtenir, continua ma meilleure amie sans se soucier de ce que je disais, et bien il faut que tu bosses pour l'obtenir!"

Je me levai d'un bond. Je n'avais jamais bossé nulle part, que ça soit au lycée ou ailleurs.

"Quoooooiiii? Non non non! Je prends ma bourse, je me tire aux States, et c'est terminé. Point à la ligne.
— Mais tu dois le faire. À moins de 17 de moyenne, ça va être dur. Tu as les capacités pour réussir. Sers-t'en!
— C'est vrai!" fit une voix que je connaissais que trop bien.

Solène débarqua dans mon supposé couloir tranquille, accompagnée de Hannah, qui est aussi sensée être une de mes meilleures amies.

"Pense au bon côté du problème! Tu as des facilités que moi ou Hannah n'avons. Bon, Éléanor les a, certes, maaaaais... Faut dire, vous êtes de génies toutes les deux!"

Non, c'est juste toi qui est très conne.

Hannah continua :

"Fais-nous confiance, on va te coacher."

Mais bien sûr. La blondasse en coach mental, j'aimerais voir ça.
N'empêche, ça part très "film américain" ce dialogue. Si on était dans une comédie musicale, je vous dis pas le truc...

Hannah : Ne gâche plus ce que tu aaaas!
Car ce savoir, tu l'as en toooooi!


Éléanor : Tu pourras le faire, tu pourras y aller,
Il suffit juste, de t'entraîneeeer!
Solène et moi, on va te coacher,
Rien ne pourra nous arrêteeeeer!


Solène : Tu peux le faire, on sera là,
Ne nous crois jamais parties!
Tu peux le faire, on sera lÀÀ!
Et on t'aimera, à l'infiniiiii!


(Accèlerement de rythme à la batterie)

Solène, Hannah et Éléanor : NE GÂCHE PAS, TON SAVOIR,
ON SERA TOUJOURS LÀ POUR TOOOOOI!
NE GÂCHE RIEN, POUR Y CROOOIRE
IL FAUT JUSTE UN PEU D'ESPOOOOIR!
NE PENSE PAS, À DEMAIN!
NOUS SERONS MAIN DANS LA MAAAAIN!
NE PENSE PAS, À DEMAIN!
MÊME LOIN, TU SERAS TOUJOURS LÀÀÀÀ!


Solène : L'Amérique c'est bien loin,
Mais ne pars pas sans savoir,
Tu seras aux petits soins
Nous construirons ton histoooooiiire!


(Et là je serais soulevée par deux beaux jeunes hommes)

Nora : Je ne gâcherai riiien!
Nous serons, main dans la maaaain!
Je fais cette chose par enviiiie!
Mais je n'oublierai jamais mes amis!


Et puis tout le monde s'y mettrait avec de super choristes et danseurs et tout :

Tout le monde : NE GÂCHE PLUS, CE QUE TU AAAAS!
CAR CE SAVOIR TU L'AS EN TOOOOI!
TU PEUX LE FAIRE, ON SERA LÀÀÀ!
ON SERA TOUJOURS AVEC TOOOI!
NE NOUS CROIS JAMAIS PARTIES!
TU PEUX LE FAIRE, ON SERA LÀÀÀ!
ET ON T'AIMERA, À L'INFINIIIIIII!
CAR CETTE CHOSE TU L'AS EN TOOOOI!
NE GÂCHE PAS, TON SAVOIR,
ON SERA TOUJOURS LÀ POUR TOOOOOI!
NE GÂCHE RIEN, POUR Y CROOOIRE
IL FAUT JUSTE UN PEU D'ESPOIR!
NE PENSE PAS, À DEMAIN!
NOUS SERONS TOUTES, MAIN DANS LA MAAAAAIN!
MÊME LOIN, LE MÊME REFRAIN,
ON SERA TOUJOURS LÀ SI TU REVIIIIIENS!!


(Puis là, les lumières s'éteignent et c'est la fin.)
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par The Night Circus » 21 févr. 2015 - 01:38

Titre : la brûlure de la muse
Thème : Problème
Fandom : Original
Personnages : Muse
Nombre de mots : 171
Rating : -12
J'étais une muse et je voulais créer ; c'était mon malheur. Je ne savais qu'inspirer les autres.
J'ai été chantée, peinte, sculptée. J''ai abandonné les uns pour éveiller les autres, j'ai tenté d'apprendre auprès d'innombrables artistes.
Mais c'était inutile.
Sous mes doigts la peinture redevenait eau, la pierre se faisait poussière, l'encre ne noircissait le parchemin qu'en tâche et en ratures.
Les larmes qui ont coulés le long de mes joues enchantaient les poètes, les tremblement de mes mains impuissantes faisaient rêver les musiciens.
Ma tristesse les émouvaient, mon désespoir les transportait, et ils créaient des merveilles en mon nom.

J'ai plongé dans une rivière d'acide, et mon corps a brûlé. Ma peau s'est déchirée, mes yeux ont explosé, mes lèvres ont été arrachées.
Dans l'enfer de mon tourment, j'ai trouvé les mots. J'ai trouvé les notes. J'ai trouvé les couleurs.
Mes poumons ont brûlé, et je ne vivrais plus longtemps, mais le reste de ma vie sera créatrice. Ma beauté n'inspirera plus les hommes, seulement l’œuvre de mes mains.
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Kyouki
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Kyouki » 21 févr. 2015 - 01:45

Titre : Un problème de conviction
Thème : Problème
Fandom : HP
Personnages : Walburga et Sirius Black
Rating : tout public

"Je crois que nous avons un problème, Sirius, déclara Walburga Black."

Sirius venait de rentrer de Poudlard et s'apprêtait à passer deux semaines dans l'honorable manoir des Black.

Il avait tant redouté ce moment. Le moment où il voyait ses parents depuis qu'il était entré à Gryffondor.

"Regarde-moi, Sirius, lui ordonna sa mère."

Le adolescent releva ses yeux gris en direction de ceux de sa mère et constata qu'elle était visiblement furieuse.

Rien de bien étonnant, après tout. Je m'y attendais, pensa le jeune sorcier. À quoi est-ce que je m'attendais ? À ce que ma famille soit normale ? À ce que ma famille soit compréhensive ? À ce qu'elle oublie ses fichues traditions ?

Il ne pensait jamais avoir à songer cela mais la vérité était qu'il avait hâte que les vacances se finissent.
Il avait hâte de retrouver son nouvel meilleur ami qui le comprenait tant, James Potter.
Il avait hâte de retrouver Severus Rogue - alias Snervilus - dont il aimait tant se moquer.
Il avait hâte de retrouver le gentil garçon au cheveux cendrés, Remus Lupin, avec qui il s'entendait plutôt bien.
Il avait hâte de retrouver les jolies filles qui étaient toutes folles de lui.
Il avait même hâte de retrouver un garçon timide du nom de Peter Petigros.

Il avait hâte de quitter cette maison si triste et sinistre.
Il avait hâte de quitter ses parents qu'il n'avait jamais véritablement aimé.
Il avait hâte de quitter son frère qui n'osait pas s'opposer à ses parents.
Il avait hâte de quitter ses cousines toutes - à part Andromeda - plus dingues les unes que les autres.

"Bellatrix nous a raconté que tu aimais te moquer des Serpentards, continua Walburga. Tu te trouves malin ? Tu te trouves intéressant ?
- Oui, répondit l'aîné des frères Black."

Sa mère le fixa longuement, essayant désespérément de calmer sa colère mais en vain : la mère de Sirius lui asséna une énorme et bruyante gifle.

"Tu te crois malin ? répéta froidement Madame Black.
- Non, mentit Sirius avec un dégoût pour sa propre lâcheté.
- Bien, sourit-elle."

La joue de Sirius le brûlait et il luttait difficilement contre les larmes.

Je ne dois pas pleurer, s'ordonna Sirius. Je ne leur ferait pas ce plaisir.

L'adolescent ferma les yeux afin de chasser gouttes salées qui s'accumulaient au coin de ses yeux.

"Demain soir, continua la Black, les Malfoy organisent un diner entre sang-purs pour parler de Lord Voldemort. Tu t'y rendras avec moi."

Sirius sentit l'adrénaline monter en lui : la dernière phrase de sa mère avait eu l'effet d'un électrochoc sur lui.
Il ne voulait pas aller souper chez les Malfoy et encore moins se faire embrigader dans l'armé de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.

Sirius savait ce que les mangemorts faisaient : tout le monde en parlait à Poudlard.
Les mangemorts détestaient, haïssaient les moldus.
Les mangemorts souhaitaient la séparation du monde sorcier et du monde moldu.
Les mangemorts voulaient tuer et tuaient toute personne ayant du sang moldu dans les veines.
Les mangemorts torturaient leurs opposants.
Les mangemorts étaient des monstres impitoyables et écœurants.

Sirius courut le plus vite qu'il le pouvait tout en sachant que son père le rattraperait forcément et que la punition serait terrible.

Il allait avoir des problèmes. Comme s'il n'en avait pas assez !

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Rödrav
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Rödrav » 21 févr. 2015 - 01:48

Titre : /
Thème : Problème
Fandom : HP
Personnages : Lily Evans, James Potter
Nombre de mots : 1080
Rating : aucun
— T’as un vrai problème mon petit vieux ! Fais-toi soigner !

Lily avait les poings serrés et les sourcils froncés. Ses yeux brillaient de rage et la colère avait rougi ses joues. Ses cheveux auburn tombaient en cascade sur ses épaules, lui conférant quelque chose d’altier. James ne put s’empêcher de songer qu’elle était encore plus belle, quand elle était en colère. Cette pensée le fit sourire, et il se mordit les lèvres pour qu’elle ne pense pas qu’il se moquait d’elle.

— On peut savoir ce qui t’a pris de faire ça ? Je ne fais pas partie de ta cour Potter, tu te permets ce que tu veux avec toutes les péronnelles qui te courent après, mais moi, tu me touches pas !

James rougit. Effectivement, ce n’était pas très malin de sa part. Mais il avait été tellement ravi d’apprendre qu’il était désormais le Capitaine de l’équipe de Quidditch de Gryffondor qu’il avait eu envie de partager sa joie avec le monde entier. Il s’était trouvé que le monde entier, à cette heure tardive et dans ce couloir peu fréquenté, s’appelait Lily Evans. Alors oui, il l’avait peut-être un peu embrassé sur les deux joues. Et oui, il l’avait peut-être un peu serré incroyablement fort dans ses bras. Et encore oui, ce n’était peut-être pas très malin d’avoir juger bon de la faire tournoyer alors qu’elle lui avait encore répété le matin même qu’elle n’envisageait pas un seul instant une relation romantique avec lui.

Mais il était amoureux bon sang ! Et présentement, le plus heureux des poursuiveurs de Poudlard ! Alors il pouvait bien faire partager sa joie à la jeune fille qui occupait ses rêves, à défaut d’occuper sa vie.

— J’attends, le relança Lily, désormais les bras croisés.
— Je suis le nouveau Capitaine de Gryffondor, expliqua James.

En voyant le regard de la jeune fille qui fulminait, le garçon sentit que cette explication ne lui suffirait pas.

— J’ai juste eu envie de te faire partager un peu de ma soudaine joie de vivre, se justifia-t-il en tentant tant bien que mal de garder toute sa superbe.

Lily poussa un soupir exaspéré.

— Alors sous prétexte que tu es le nouveau chef de crétins qui jouent à la baballe dans les airs, tu penses que tu peux te permettre de venir me prendre dans tes bras comme si j’étais ta petite chose personnelle ? Non mais je confirme ce que je disais, tu as un vrai gros problème ! Je t’ai déjà dit que je ne voulais pas avoir la moindre intimité avec toi, c’est pourtant clair !

James sentit toute sa bonne humeur fondre sous le regard glacial de sa camarade. Elle le voyait vraiment comme le pire des crétins arrogants et imbus de lui-même. Bon, certes, il était peut-être un peu arrogant. Mais il n’était pas du genre à prendre les gens pour des objets qu’il pouvait manipuler à sa guise ! Il laissait ce type de comportements aux Serpentard.

— Vexé Potter ? interrogea Lily, satisfaite.

Pas vexé. Blessé. Il avait bien conscience de se comporter parfois comme le pire des crétins. Il reconnaissait que son insistance à déclarer sa flamme à la jolie rousse pouvait avoir quelque chose d’agaçant. Mais tout de même, il n’avait jamais versé dans le harcèlement et il ne s’était jamais permis un quelconque contact physique avec elle qui aurait pu sembler déplacé ! Il voulait qu’elle l’aime, pas simplement la posséder comme on posséderait un objet !

— C’est vraiment comme ça que tu me vois ? demanda-t-il, troublé.
— Parce que tu te soucies de comment je te vois ? Première nouvelle, rétorqua avec provocation la jeune fille.

James regarda Lily, interdit. Elle ne comprenait vraiment rien à rien. Il posa ses deux mains sur le mur et commença à se cogner la tête, dans une attitude grotesque qui, cela le surprit lui-même, le soulagea un peu. La jeune fille s’approcha de lui et il arrêta son mouvement compulsif pour la regarder en coin.

— Mais qu’est-ce que tu fais Potter ?
— Je me tape la tête contre le mur pour oublier que tu racontes n’importe quoi. Ça fonctionne assez bien.
— Bon, j’en ai marre, je m’en vais. Je ne sais pas pourquoi je m’obstine à te parler, tu as définitivement de gros problèmes dans la tête. Va voir un psychomage, ou je ne sais quoi, moi, je me tire.

Ce fut au tour de James d’être en colère. Il prit une grande respiration pour essayer de se calmer, puis lorsqu’il eut retrouvé un peu de contrôle de lui-même, il se tourna complètement vers la jeune fille qui s’éloignait déjà.

— Bien sûr que j’ai un problème, lança-t-il.

Lily se retourna, interloquée.

— Mon problème c’est toi. Ça fait des années que je suis amoureux de la seule fille de Poudlard qui ne me voit que comme un abruti arrogant, immature et irrespectueux. J’ai des sentiments pour toi complètement stupides et bien que j’essaie tous les jours, y a pas moyen de les faire partir. Et toi, tu me demandes si je me soucie de l’image que tu as de moi ? Qu’est ce que tu ne comprends pas ? Je t’aime, Lily Evans. J’essaie désespérément de me montrer à toi sous mon meilleur jour parce que, crois-le ou non, mais j’ai aussi des qualités, quand je joue pas au grand gamin crétin juste pour attirer ton attention. Mais bien sûr, Madame la reine des enquiquineuses ne peut pas le voir ça ! C’est trop lui demander que de revoir son jugement sur quelqu’un, puisque Madame a toujours raison.

Lily ne dit rien. Elle regardait James avec effarement. Se pourrait-il qu’il soit honnête envers elle ? Qu’il ne la poursuive pas de ses avances juste pour la mettre mal à l’aise et se moquer d’elle ? Elle n’avait jamais vu les choses sous cet angle.

— Pense ce que tu veux de moi. Mais je ne te laisserai pas prétendre que je me fiche de ce que tu ressens et que je te vois comme ma petite chose personnelle. C’est faux. Je veux seulement que tu me regardes.

James avait prononcé la dernière phrase dans un murmure. Lily n’était même pas sûre d’avoir bien entendu. Le garçon lui paraissait soudainement si piteux, si vulnérable, qu’elle ne savait pas comment réagir.

— Arrête de regarder ton nombril juste une minute, et peut-être que je te regarderai. Tu n’es pas le seul à avoir des problèmes Potter.

Elle tourna les talons et s’enfuit, troublée et le cœur battant.

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Lyane
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Lyane » 21 févr. 2015 - 01:56

Titre : Le plus beau problème
Thème : Problème
Fandom : Harry Potter
Personnages : Nymphadora Tonks et Remus Lupin
Nombre de mots : 555
Rating : -12 ans, pour thèmes suggérés
Tonks avait un problème. Elle était pourtant certaine que Remus ne l’avait jamais ni griffé ni mordu. Jamais à percer la peau, du moins. La pleine lune approchait et elle était encore plus agressive et énervée que son mari. Et elle venait de finir son troisième morceau de steak. Elle avait toujours mangé sa viande bien cuite. Et là, la seule idée l’avait dégouttée et elle les avait à peine retournés sur le grill. Et Merlin que la viande fondante et crue était bonne. Ce n’était pas normal.

Remus venait juste de prendre sa potion tue-loup, la dernière dose avant sa transformation du soir, dans le sous-sol, là où ils avaient installés une cage renforcée par la magie. Il devrait descendre pour être enfermer dans moins de deux heures.

Tonks avait un problème. Il devrait bientôt descendre mais elle avait envie de le garder dans ses bras. Elle voulait se frotter à lui jusqu’à ce que leurs odeurs soient si mélanger qu’il serait impossible de distinguer l’un de l’autre. Et voulait l’embrasser. Elle voulait le mordre. Elle voulait qu’il la morde. Elle voulait sa peau nue contre la sienne.

Remus fit tomber la tasse qu’il rinçait dans l’évier et inspira difficilement. Il pouvait sentir ce que voulait sa femme. Ils n’avaient pas le temps. Et si proche de la pleine lune, il ne voulait pas risquer de la blesser. Il ne pensait pas pouvoir se contrôler et être attentionné. Ses instincts étaient trop forts et il ne ferait que prendre ce qu’il voulait. Il serra les poings.

Tonks avait un problème. Elle connaissait bien son époux. Elle voyait dans ses frémissements, dans la raideur de son dos, qu’il luttait autant qu’elle. Elle savait que ce n’était pas une réaction habituelle. Elle désirait son mari, toujours, mais pas comme ça, pas de façon irrationnelle et sachant ce qu’elle risquait avec sa transformation approchante. Même sachant cela, elle approcha de lui, glissa ses mains sous sa chemise et se serra contre son dos.

Remus craqua. Il se retourna et la plaqua contre le comptoir de la cuisine, le visage enfouit dans son cou, inspirant le parfum de sa peau à plein nez. Elle sentait bon, le savon propre et l’odeur naturelle, un peu salée et épicée de cannelle de sa peau et… sucrée ? Pourquoi sentait-elle sucrée ? La serrant contre lui un peu plus, il glissa ses lèvres derrière son oreille, là où la peau est si fine. Toujours là. Sucré. Doux. Innocent.

« Tu es bien toujours sous potion ?
-Evidemment. On ne risque rien. Dépêche-toi, on a plus beaucoup de temps avant la nuit. S’il te plait…
-Je crois qu’on a un petit problème imprévu.
-Hum, oui, c’est certainement pas prévu mais arrête de parler et embrasse-moi !
-Tu sens le bébé.
-…
-On avait dit qu’on attendrait pour ça mais je crois que ce n’est plus de notre ressort. Je crois qu’on va avoir un bébé.
-… Quoi ?
-Il va falloir qu’on prenne des précautions, tu sais. »

Tonks avait un problème. Elle était auror. Son mari ne l’embrassait plus. Ils étaient en guerre. Son mari voulait parler et visiblement toutes autres activités étaient oubliées, à son grand désarroi. C’était extrêmement dangereux de porter un enfant maintenant. Son mari la regardait avec une inquiétude croissante.

C’était le plus magnifique problème du monde.

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MarinaPotterBlack
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par MarinaPotterBlack » 21 févr. 2015 - 02:14

Titre :la rage de la bête
Thème : Enragé
Fandom :HP
Nombre de mots :77
Personnages :OC
Rating :aucun
Une fois par mois je deviens une bête féroce,je sens la rage montée en moi.Je suis enragé et je pourrais tué n'importe qui ,même ma famille ou mes amis.S'ayait se soir la lune est pleine,je doit me renfermer dans ma rage et ma solitude,ce qui ne fait que emplifiez ma rage de tuer et ma douleur.Ce soir comme tout les soirs,une fois par mois,je suis une bête féroce enragé.
27/01/2017 "Ouais,grave!"
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Kyouki
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Kyouki » 21 févr. 2015 - 02:16

Titre : Entre rage et jalousie
Thème : Enrager
Fandom : Harry Potter
Personnages : Ron Weasley, Hermione Granger
Nombre de mots : environ 100
Rating : tout public

Ron enrageait. Il était littéralement fou de rage et de jalousie.

Qu'est ce que Hermione pouvait-elle bien trouver à ce stupide Bulgare ? Il n'était pourtant ni spécialement intelligent ni exceptionnellement gentil !

C'était parce qu'il était beau et musclé ?
La jolie brune était-elle si superficielle que ça ? Ron ne pouvait pas le croire.

Non, Hermione n'était pas idiote - bien au contraire. Pourtant, l'adolescent aux cheveux roux venait de trouver la preuve que son amie portait mal son surnom : si la brunette savait vraiment tout, elle aurait préféré aller au bal avec lui.

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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Catie » 21 févr. 2015 - 02:24

Titre : /
Thème : Enrager
Fandom : Original
Personnages : Juliet
Nombres de mots : 568
Rating : -12, pour certains termes, mais c'est pas bien méchant
Juliet patinait avec vigueur, les bras étendus à ses côtés, comme un oiseau sur le point de s'envoler. La colère lui donnait des ailes. Le bruit caractéristique de ses patins l'apaisait. La vitesse la grisait, emportant ses pensées parasites. Elle dépassa un petit garçon, puis fit un tour sur elle-même, les bras levés, le monde se brouillant en lignes floues sous ses yeux.

Elle s'était fait avoir. Encore. Il l'avait accosté, avec son sourire charmeur et ses fossettes, et elle était tombée dans le panneau. Il l'avait mené en bateau, lui avait fait croire qu'il était le mec parfait. Le genre qu'on présente à ses parents et avec lequel on pense fonder une famille. Elle n'avait pas réussi à en croire sa chance.

Elle s'arrêta de tourner et reprit sa course effrénée sur la glace, le coeur plein d'une colère froide. Ils avaient été ensemble pendant deux ans. Deux ans ! Comment avait-il pu jeter leur relation aux oubliettes ainsi ? Elle accéléra, sentant la chaleur caractéristique envahir son corps d'adrénaline.

Deux heures plus tôt, elle l'avait trouvé dans leur lit, avec une autre. Sa collègue de travail, plus précisément. Elle n'avait pas voulu entendre ses excuses, ni même depuis combien de temps cela durait. Elle avait juste voulu qu'il fiche le camp de chez elle le plus vite possible. Deux ans de relation jetés à la poubelle pour une pouffiasse avec des faux seins.

Juliet ralentit un peu pour éviter un groupe d'enfants qui passait devant elle. Puis elle reprit sa course effrénée, laissant son corps exprimer sa colère. Après ce qui s'était passé, n'importe qui aurait été anéanti. Mais pas elle. Elle était enragée, comme un chien prêt à mordre. Une fois, une seule, elle avait pleuré pour un garçon. Elle était jeune, ç'avait été sa première relation, et il l'avait plaqué. Elle avait pleuré toute la nuit. Depuis, elle s'était juré que plus jamais elle ne pleurerait pour un homme. Il n'en valait pas la peine. Et puis, elle n'avait pas besoin d'eux pour exister, pas vrai ?

Sa mère n'avait jamais compris son attitude. Pour elle, être seule était impensable, elle avait besoin de quelqu'un dans sa vie. Pour Juliet, ce n'était pas un problème. Elle préférait être seule qu'être avec un gros con. Lorsqu'elle réalisait que ses relations étaient des échecs, elle n'était pas triste. La plupart du temps, elle était indifférente. Les autres, elle était énervée.

Et lorsqu'elle était pleine de rage, comme aujourd'hui, elle avait besoin que ça sorte. Alors au lieu de démolir la tête du pauvre mec qui l'avait mis dans cet état, elle venait sur la patinoire pour se défouler. Et elle glissait sur la glace durant des heures, de plus en plus vite, de plus en plus dangereusement. Et lorsqu'elle était calmée, lorsque l'adrénaline avait chassé sa colère, elle rentrait chez elle comme si de rien n'était.

Et ce ne serait pas différent cette fois. Elle refusait de se laisser abattre à cause d'une simple rupture. Elle ne comptait pas laisser les mecs diriger sa vie.

Les poings et les dents serrés, elle accéléra. La vitesse, le danger, la rage, se mélangeaient en un joyeux maelstrom d'émotion. Il n'y avait pas de place pour la peine. Juliet n'était pas comme ça. Beaucoup de gens la trouvait insensible. Elle-même aimait se clamer indépendante. Elle n'avait besoin de personne pour donner un sens à sa vie.

Elle était libre.
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ChocolatCake
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par ChocolatCake » 21 févr. 2015 - 02:29

Titre : ///
Thème : Enrager
Fandom : Original
Personnages : Nora, Éléanor, Solène, Hannah
Nombre de mots : 356
Rating : -12 pour la violence (contre des chaises, mais violence tout de même :mrgreen: )
"Je vais péter un plomb!"

La chaise que je venais de balancer faillit s'écraser contre Éléanor, qui esquiva à temps, stoïque.

"Comment peut-elle sortir avec lui? COMMENT?! Il est con, il est pas drôle, c'est un salaud, il embrasse mal!
— Ça fait peu de défauts, argumenta Éléanor.
— C'EST MON EX."

La brunette se tut avec un sourire narquois. Sale gosse.

"Tu n'es pas...commença-t-elle.
— Je l'avais prévenue! la coupai-je. Je lui avais dit "ne sors pas avec lui, j'ai fait cette erreur, ne la commets pas"! Mais elle ne m'écoute jamais! Maintenant elle est avec lui et j'enrage pendant que lui il... J'ai même pas envie de savoir."

Je m'asseyai sur une chaise non-cassée (l'une des rares survivantes) et soupirai, en prenant ma tête entre mes mains.

"Calmée l'hystérique? demanda Hannah en sortant du placard dans lequel elle s'était réfugiée pendant ma crise de folie. J'ai cru qu'on avait accueilli un mélange de Lemmy de Motorhead et d'un bufle en période de rut, enragé qui plus est.
— Bon, toi, déjà, ta gueule, merci. Et puis, qu'est-ce qu'elle lui trouve?
— Alors, attends, fit Éléanor en sortant son portable, elle m'a envoyé sa liste de raisons."

La brunette ouvrit le fichier et lut :

"Il est beau, intelligent, drôle, gentil, il m'emmène au cinéma, il s'habille bien, il est classe, pragmatique, loyal, préfrontal, callypige...
— Je doute qu'elle connaisse le sens de la moitié des mots qu'elle a employé, commenta Hannah.
— Mais préfrontal, c'est une zone du cortex... dis-je. Mais qu'est-ce qu'elle raconte?!
— Et callypige, ça veut dire "qui a de belles fesses"! soupira Éléanor.
— On parle bien du même Thomas? demandai-je. Parce qu'il est peut-être préfrontal, ça j'en sais rien, mais callypige, absolument pas!"

Je sentais que la rage revenait. Comment pouvait-elle faire cette erreur?

"Bon, si tu veux, je l'appelle, fit Éléanor en me voyant m'énever.
— Pas la peine..." chuchota Hannah.

Solène avait claqué la porte d'entrée et débarquait dans ma chambre en balançant les débris de chaises au travers de la pièce.

"T'avais raison Nora, C'EST QU'UN CON!"

Discrètement, Éléanor et Hannah topèrent dans ma main ouverte.

Tss. Ça lui apprendra à sortir avec mes ex.
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Rödrav
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Rödrav » 21 févr. 2015 - 02:36

Titre : /
Thème : Enrager
Fandom : Harry Potter
Personnages : Ginny, Fred et George Weasley
Nombre de mots : 858
Rating : aucun
Ginny regardait ses frères, les poings sur les hanches, dans une attitude qui rappelait terriblement sa mère. Si Fred et George n’avaient pas été si fiers de leur nouvelle idée, ils auraient presque pu prendre peur devant cette furie pas plus haute que trois pommes. Du haut de ses sept ans, elle savait déjà très bien ce qu'elle voulait. Et cela ne correspondait pas du tout à ce que eux ils voulaient.

— Tu sais, j’ai parlé à Charlie. Il a dit qu’à Poudlard, les filles étaient obligées de suivre des cours de ménage, expliqua George d’un ton docte.
— De ménage moldu, précisa Fred.

Ginny croisa les bras. Elle ne croyait pas ses frères. Ce n’étaient que deux menteurs, méchants et vilains. Mais tout de même... Si Charlie l’avait dit... Ça devait forcément être vrai. Charlie ne mentait jamais. Forcément, c’était le meilleur grand frère du monde. Il lui avait donné un crochet de serpent. Le plus beau cadeau qui existe dans tout l’univers !

— Vous dites des mensonges ! Je ne vous crois pas ! cria Ginny en piétinant le sol d’énervement.
— Ne nous crois pas si tu veux, mais c'est pas nous qui aurons l’air bête quand on sera à Poudlard.
— Et pourquoi que les filles d’abord ? C'est pas juste !
— Rien n’est juste. Nous les garçons, on a des cours de...

Fred s’interrompit une seconde pour réfléchir. Puis son visage s’éclaira.

— On a des cours de sieste.
— Des cours de sieste ? répéta Ginny, méfiante. Et qu’est-ce qu’on apprend dans un cours de sieste ?
— Eh bien, à se reposer convenablement, répondit Fred.
— À être bien installé, renchérit George.
— À ne pas être dérangé.
— N’importe quoi !

Ginny essayait de savoir si ses frères la faisaient marcher ou s’ils étaient sérieux, mais elle n’arrivait pas à surprendre dans leurs yeux cet éclair malicieux annonciateur d’un grand éclat de rire. Fred s’approcha d’elle et la prit par le bras, paternaliste.

— Allons, Ginevra, ne fais pas ton bébé. C’est pour toi qu’on dit ça nous.
— On ne voudrait pas que tu aies l’air stupide devant tes copines dans quelques années, assura George avec sollicitude.
— Tu imagines ce qu’elles diront ? Ginny la banane, elle sait pas faire le ménage !
— Je ne suis pas une banane !

La fillette était outrée. Comment osaient-ils dire que ses futures copines la traiteraient de banane ? Les jumeaux avaient chacun pris une main de leur petite sœur et l’entraînaient maintenant dans une ronde infernale en chantant le petit refrain inventé par Fred. Ginny essayait de se dégager, mais ses deux frères la tenaient bien, et la faisaient sauter dans les airs. D’ordinaire, elle adorait danser avec ses frères. Mais pas ce jour-là.

— Laissez-moi tranquille ! Vous êtes des méchants !

Fred et George s’arrêtèrent brusquement. Fred mit sa main sur l’épaule de son jumeau et prit un air dramatique.

— Laisse tomber George. Ginny ne veut pas nous aider. Ce n’est pas une sœur très agréable.
— Mais nous allons avoir de très mauvaises notes en sieste ! Et elle aura de très mauvaises notes en ménage... On ne peut pas laisser faire ça !
— Je sais bien mon pauvre ami. Mais que veux-tu ? Ginny ne veut pas de notre aide, elle ne veut pas de notre aide. Il faudra bien que nous nous y fassions.

Les jumeaux avaient l’air désolé. Ils ne riaient pas du tout.

— Vous êtes surs que vous dites la vérité ?
— Surs et certains, confirma George.
— Bon, très bien, je vais la ranger votre chambre ! Mais c’est vraiment pour pas avoir l’air bête quand j’irais à Poudlard !

Les deux rouquins poussèrent un hurlement de triomphe et portèrent leur petite sœur jusqu’à la maison en criant leur joie. Ils la déposèrent devant l’escalier et elle monta les marches comme on rejoint l’échafaud. Poudlard ou pas, cours de ménage moldu ou pas, elle n’avait aucune envie de ranger la chambre de ses frères. On y trouvait toujours des choses dégoûtantes.

Quand ils arrivèrent devant la chambre des garçons, Fred serra l’épaule de sa cadette.

— Courage sœurette. Tu peux y arriver.

La petite fille prit une grande inspiration et ouvrit la porte. Elle poussa un petit cri de surprise. Loin de trouver le capharnaüm habituel des jumeaux, elle vit seulement un petit lit recouvert de ses draps mauves préférés. Dans un coin, à la place de l’endroit « créatif » des garçons, il y avait son tapis vert et rose, sur lequel ses peluches favorites étaient installées harmonieusement.

— Bienvenue chez toi Ginny Weasley, annonça George d’un ton solennel.

Ginny avait des étoiles dans les yeux. Elle regarda ses frères.

— Mais comment c’est possible ?
— Maman a décidé de nous déménager dans l’ancien bureau de papa. Tu as gagné notre chambre, tu n’auras plus à supporter les affreux posters des Canons de Ron, expliqua George.

Ginny sauta au cou de ses frères puis au bout de quelques minutes, elle les regarda à nouveau, faisant la moue.

— Pourquoi vous m’avez fait croire qu’il fallait que je range ? Vous pouviez pas juste le dire ?
— Oh que non.
— Certainement pas.
— C’est beaucoup trop marrant de te faire enrager !

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MarinaPotterBlack
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Inscription : 25 janv. 2015 - 11:21

Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par MarinaPotterBlack » 21 févr. 2015 - 03:12

Titre :Lettre a Lily ou Lettre a une morte
Thème :faute
Fandom :HP
Nombre de mots :83
Personnages :Severus/Lily
Rating :aucun
Cher Lily,
C'est de ma faute si tu es mortes et que ton fils est orphelin et cette faute tu voit,je ne me l'a pardonnerai jamais.Je t'ai tuer,mais si tu avais survécu et que ce bon a rien de Potter et ton fils serait mort,tu me détesterais et tu serais dévasté.Mais si je t'écrit,c'est parce-que j'ai l'espoir qu'un jour tu me pardonne.Car je reconnais et ne fuits pas les conséquences de mes fautes.je les assume.
Un Severus Rogue dévasté
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