[Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

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Samantha Black
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[Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par Samantha Black » 07 sept. 2019 - 18:27

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !


Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre : 
Défi (scénaristique ou stylistique) : 
Fandom : 
Nombre de mots : 
Personnages : 
Rating : 
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe des séries dédiées aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par AliceJeanne » 07 sept. 2019 - 19:26

Titre : Mme Soupline
Défi (scénaristique ou stylistique) : Les 5 sens de votre personnages doivent être mentionnés.
Fandom : /
Nombre de mots : 259
Personnages : Mme Soupline
Rating : /
Elle était là, endormie paisiblement dans un recoin de la petite cuisine, son revêtement nacré d’ordinaire immaculé, saupoudré d’une fine couche de poussière. Aveugle dans la pénombre, elle attendait son heure, survenant toujours, chaque semaine, un peu avant midi le dimanche matin. Lorsqu’enfin la lumière s’allumait juste pour elle, l’éblouissant et que les pas alourdis par la charge claquaient joyeusement à ses oreilles, elle s’éveillait affamée après sept jours de diète. Son estomac vide et sec la démangeait et c’est avec délice qu’elle engloutissait petites culottes et robes à fleurs, gouttant le lin et le coton du bout de ses aubes. Puis, après d’agréables chatouilles au sommet de son crâne, elle se mettait à chanter.

C’était une chanson douce et apaisante, un petit ronron porteur de la promesse d’une nouvelle semaine rempli de propreté. Elle adorait se livrer à cet exercice de style, s’enivrant petit à petit de l’exquise effluve de camélia qui s’échappait finalement de son être lorsqu’on lui ouvrait à nouveau le ventre et de la caresse des serviettes éponges adoucie du calcaire qui glissaient parfois sur ses flancs.

Son abdomen ouvert sur le ciel, elle scrutait alors son environnement s’imprégnant des odeurs de nourriture, frissonnant du froid de janvier bien prononcé malgré le chauffage central à proximité, observant les va et viens de sa propriétaire dont les petites mains avaient une saveur de savon lorsqu’elles extirpaient une à une les chaussettes bigarrées. Finalement, lorsque le dernier jeans était étendu à son tour dans la tête voisine, le silence revenait et tranquillement, Mme soupline se rendormait.
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par Westyversionfrench » 07 sept. 2019 - 19:45

Titre : No, O Fence !
Défi (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique et Stylistique
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1111
Personnages : Draco Malfoy, Narcissa Malfoy
Rating : Tous Publics
Il peina d’abord à trouver l’entrée. En dix ans, les lieux avaient changé, bien plus qu’il ne l’aurait cru. Les grandes grilles noires, jadis luisantes de ce vernis brillant qui les faisait scintiller sous le soleil, n’étaient même plus visibles sous l’amas de branches entrelacées. Draco longea le buisson géant qu’était désormais la clôture du Manoir Malfoy. Il caressa les feuilles et les épines, tentant dans la forme des barreaux prisonniers, d’en déterminer l’emplacement. Sans doute trouverait-il le monumental portail qui menait par l’allée majestueuse à l’illustre demeure ? Son toucher ne lui fut d’aucun secours. Tout n’était que mailles végétales. Il tenta de reculer pour apercevoir, par-dessus les haies immenses, de quel côté de la maison il se trouvat. Mais même l’immense bâtiment n’offrait au soleil bas que son toit recouvert de mousses verdâtres.

Sa vue le trahissait à son tour, mais c’était sans compter sur son ouïe. Le clapotis de l’eau, tout près, lui laissa à croire qu’il longeait la partie septentrionale du domaine, celle où sa mère avait imposé un jardin refuge, dans les primes années de sa jeunesse. Nul doute qu’à une cinquantaine de mètres se trouve l’étang sur lequel il avait passé de longues heures à manier les rames de la petite barque familiale. Parfois, Narcissa, sous une ombrelle blanche, l’accompagnait et en silence, elle inspirait avec plaisir l’air sain de leur asile. D’ailleurs, ce fut sa voix que Draco reconnut, une voix encore douce et claire, sur laquelle l’âge ne semblait pas avoir d’emprise.

Ô doux enfant
Aux yeux d’orage
Aux mèches de lune
Que j’aime tant !

Toi bien trop sage
Toi bien trop loin
Reviens moi donc
Par les douze prunes


Draco sursauta. Il se souvenait. Le verger, à son extrémité, les douze pruniers, et là, un passage dans le clôture, qu’une magie mystérieuse refusait de barricader. Il fouilla à nouveau de ses mains écorchées d’épines et trouva sous des feuilles de lierre, un interstice qu’il agrandit en écartant les lianes claires. Il se faufila, comme il l’avait déjà fait enfant, dans le court boyau végétal, et atterrit, un peu perdu, à l’orée du champ d’arbres fruitiers.

Aussitôt, le fumet nauséabond de fruit pourris mis à mal son nez. Son délicat odorat fut assaillit par le mélange de fruits pourris, que personne n’avait cueillis, et qui avaient pourri entre les herbes d’un vert sévère. Il soupira. Narcissa avait semblé si près, son chant mélodieux comme une voix à son oreille. Il appela.
“Mère ! Mère ! C’est moi !” Le timbre fluide et les notes justes retentirent à nouveau.

Par les bosquets
Par les futaies
Par les rosiers
Par les graviers

Au pied des marches
Dans ma robe pâle
Dans une étreinte
Viens me serrer


Suivant les instructions, Draco passa le verger, le parterre de haies qu’on ne s’amusait plus à tailler, les hauts arbres qui cachaient la demeure, les ronciers de fleurs ardentes et les chemins que les mauvaises herbes envahissaient. Alors, lui apparut, sur le perron, l’air hésitante mais pleine d’espoir, sa mère qu’il n’avait pas vu depuis dix ans. Seules les rides qui plissaient son front donnait une idée de son âge, le reste de sa personne toujours aussi juvénile. Draco courut, et selon sa requête, la serra dans ses bras. Narcissa cessa alors de chanter, mais ne parla pas. Elle le fixait, tout sourire, caressant du pouce les pattes qu’il laissait pousser, ainsi que sa moustache.

D’un souffle chuchotant, elle reprit :
Enfant choyé
Jeune homme hanté
Je le revois
Adulte déjà.

Draco serra ses mains et embrassa sa joue pour la première fois depuis sa petite enfance. Les joues roses, elle le traîna derrière lui pour le mener à l’intérieur.

Comme si ses sens n’avaient pas été assez malmenés, Draco goûta l’âpre atmosphère des lieux. L’humidité s’était partout, teintant les murs tapissés d’or, rongeant les boiseries antiques, dévorant le tissus de brocart ou de velours. Narcissa l’installa sur le canapé troué, face à l’âtre plein de suie. Il était difficile de maintenir un tel domaine même magiquement. Mais Narcissa et Lucius Malfoy avait perdu le droit d’utiliser leur magie après la guerre. Lucius étant mort, et les elfes libérés, la maîtresse des lieux s’échinait à ranger et laver sans jamais réussir à rien sauver.

Draco ne vivait pas au Manoir. Lors de son jugement, on avait admis que le contexte familial seul l’avait conduit aux décisions regrettables de sa jeunesse. Alors, il avait été blanchi, à condition de ne plus jamais revenir au Manoir, et de ne pas tenter de rentrer en contact avec ses parents. Il avait vécu sans rien, pendant dix ans. Aidé de nouveaux amis, on l’avait autorisé, dix ans plus tôt, à venir chercher quelques affaires et seulement, à saluer sa mère, elle aussi innocentée. Depuis, plus rien. Jusqu’à l’appel par cheminette de Potter, lui annonçant le décès de son père, un jour plus tôt. Après une nuit d’angoisse à plaider face au Magenmagot, on l’avait enfin autorisé à venir chercher sa mère, livrée à elle même.

Narcissa lui tendit une tasse de thé tiède. Draco la sirota par politesse, tentant d’ignorer l’âcreté des plantes sans doute passées. Il avait déjà pu constater que bien que inoffensive, Narcissa perdait l’esprit. Il ne savait pas si son égarement était soudain, et conséquence de la perte de son mari, ou si son état empirait depuis quelques temps déjà. Il s’inquiétait surtout de sa manie à ne plus voir communiquer qu’en chantant.

“Mère. Je suis venu vous annoncer une bonne nouvelle.” Narcissa continuer de le dévorer des yeux, comme s’il allait disparaître.
“Je… Je suis venu pour vous. Je m’inquiète que vous vous ennuyiez ici, toute seule. Et vous me manquez bien sûr. Je pense qu’il serait mieux pour vous, de venir vivre chez nous.” Narcissa releva un sourcil mais ne sembla pas prête à poser ses questions. Draco précisa :
“Le Ministère n’a rien à redire à tout cela. J’ai leur autorisation. Nous n’aurons pas d’ennuis et nous serons heureux. J’ai beaucoup discuté avec mon compagnon, et il est heureux de pouvoir faire votre connaissance.” Il anticipait la réaction de sa mère, craignait qu’elle refuse, qu’elle s’énerve, ou pire, qu’elle perde davantage l’esprit. Mais, prenant sa main, Narcissa fredonna :

Qui aurait cru
Traîtres à leur sang
Une fois Déchus,
Amis, amants…


Elle sourit à Draco, et soudain, il lui sembla qu’elle refaisait surface. Il hocha la tête et la suivit dans les étages. Quand elle ouvrit la porte de la chambre parentale, il trouva qu’elle avait déjà rassemblés certains effets, et qu’elle s’était tenue prête, dans l’espoir qu’il la trouve. Depuis la fenêtre grande ouverte, il contempla le royaume familial, endormi, mourant, et songea à un après, une autre vie, un autre cycle…
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Catie
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par Catie » 07 sept. 2019 - 19:46

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : Stylistique 20h
Fandom : Original
Nombre de mots : 214
Personnages : /
Rating : -16
Elle entend à la fois ses soupirs alanguis et le murmure des voitures dans la rue. Elle sent l’odeur musquée de son cou et les arômes forts du café. Elle goûte sa langue, ses lèvres, sa peau, un reste de salé sur ses papilles après les chips qu’elle a grignoté. Elle touche ses cheveux, ses épaules, son dos, sans sentir le stylo entre ses doigts. Elle voit ses yeux emplis de désir qui la fixent, qui se superposent à la page qui se noircit devant elle.

- Tout se passe bien mademoiselle ?

Julie sursaute et regarde le serveur qui l’a interrompue. Les joues rouges, chauffées par l’excitation et la gêne, elle secoue la tête en tentant de cacher ses notes du mieux possible. Elle ne s’était jamais autorisée à écrire une telle scène au beau milieu d’un café, mais l’inspiration l’a emportée sans qu’elle s’y attende.

Elle posa de nouveau les yeux sur sa page manuscrite. Coupée dans son élan, elle n’arrivait pas à y replonger. Dommage, car elle aurait bien aimé être à la place de Carmen ce soir, aimée par son doux Rodrigo dans ce cabanon perdu dans les montagnes.

La suite sera pour la prochaine fois.
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Tiiki
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par Tiiki » 07 sept. 2019 - 19:51

Titre : Le fruit défendu
Défi (scénaristique ou stylistique) : stylistique
Fandom : HP
Nombre de mots : 318
Personnages : Drago Malefoy
Rating : -12 ? (un peu de lime sous-entendu)
Elle était vraiment à croquer, et le Serpentard se retenait de la manger toute crue. De rouge et d’or, elle semblait prendre un malin plaisir à le narguer et à le prendre de haut tandis qu’il la caressait instamment du regard, comme s’il allait finir par pouvoir l’effleurer du bout des lèvres et enfin goûter sa chair ferme. Incroyablement cultivée, particulièrement brillante, elle le ravissait toujours davantage chaque jour qui passait, s’épanouissant comme aucune autre sous les rayons printaniers de la Grande-Bretagne. Oh elle n'était pas parfaite bien sûr, et d'autres lui auraient trouvé bien des défauts, mais ses rondeurs le faisaient frémir d’envie, et ses oreilles bourdonnaient presque lorsqu’il parvenait à saisir le bruit de son corps, agile, qui fendait l’air.

Le soir, dans l’obscurité de son lit à baldaquin, le blond pensait à la douceur de sa peau, et il se délectait de l’image gravée contre sa rétine, car il l'épiait souvent au détour de ses promenades dans le parc. Il était parvenu quelques fois à inhaler son parfum à la fois si sobre et si subtil, mais il s’était aussitôt repris, car il n’osait songer ce qui arriverait s’il finissait par se faire prendre.

Lorsqu’il rêvait un peu trop et que son excitation était à son comble, c’était comme si la voix de sa mère le rattrapait et venait désagréablement chatouiller ses tympans pour lui rappeler les règles qui étaient depuis longtemps établies chez les Malefoy. Fichues traditions familiales ! Amer, il ne pouvait jamais qu’imaginer son goût sucré et acidulé, car c’était là le fruit défendu. Narcissa lui avait toujours formellement interdit de cueillir ses Reines des reinettes à même le pommier. Mais tout de même… il la prendrait bien comme dessert !

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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par hazalhia » 07 sept. 2019 - 19:54

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : défi stylistique
Fandom : original
Nombre de mots : 599
Personnages : Iris et Elise
Rating :
La sueur qui perle sur ma peau est la première chose que je sens en reprenant conscience. Sous mes mains crispées, je sens le draps humide, comme à chaque fois que je suis réveillée par l'une de ces terribles crises de panique. Pendant une seconde la panique s'accentue, quand je ne reconnaît pas l'endroit où je me réveille. Mes yeux sont grands ouverts, en alerte, mais mais cerveau est plus lent à réagir. Enfin je réalise : le camps, la vieille caravane qui me sert de chambre.

Inspirer...expirer...

J'essaye de me concentrer sur ma respiration, j'essaye de prendre de profondes inspirations
mais elle ne servent qu'à faire remonter un peu plus l'odeur de renfermé qui imprègne la caravane. Mon cœur continue de tambouriner, je sens qui s'agite dans ma poitrine, qui pulse sous mes tempes. Pour peu on pourrait presque l'entendre.

Rien ne m'est familier ici, je n'ai rien de rassurant auquel me raccrocher. Rien qui puisse me dire «  ce n'est qu'un mauvais, tout va bien se passer » même si rien n'est plus faux que cette phrase. Rien ne va bien se passer pour moi, c'est bien pour ça que les cauchemars persistent. Ils savent qu'ils ont une raison d'être. Mon corps n'est rien de plus qu'ne bombe à retardement.

Inspirer ...expirer....

Je ne sais pas depuis combien de temps elle essaye d'attirer mon attention, mais je fini par l'entendre, cette petite voix qui appelle mon prénom. La voix douce et plaintive d'Elise, celle avec qui je partage cette caravane-chambre. Je l'avait totalement oublié. Dans ce genre de situation, mon cerveau tendance à ne pas s’embarrasser de futilités du genre « culpabiliser de réveiller régulièrement sa colocataire par des cris en plein milieu de la nuit ». Il me laisse tout le loisir de le faire plus tard, mais sur le moment, il ne s'en formalise pas.

Je la vois assise de sur son matelas, à l'autre bout de la remorque. J'ai du mal à la distinguer avec seulement les rayons de la lune pour éclairage, mais sa voix parle pour elle. Elle s'inquiète pour moi, elle essaye de me calmer. La sueur continue de couler le long de ma colone, et la salive que j'avale a un goût de bile, mais la voix d'Elise m'apaise. C'est elle qui m'a parlé des exercices de respirations la semaine dernière, mais ils sont beaucoup plus efficace maintenant que j'ai sa voix pour me guider.

Inspirer...expirer....

Je me demande comment elle fait. Pour être aussi distante en temps normal, et aussi attentionnée avec moi dans ses moment là. Elle n'est jamais méchante ou désagréable, mais elle créer indubitablement des barrières entre elle et ceux qu'elle côtoie, comme si elle voulait se protéger de quelque chose. Mais ces nuits où je me réveille terrorisée par la certitude de disparition prochaine, elle se montre douce et bienveillante, comme une mère voulant absorber la peur de son enfant.

Et ça fonctionne. Je me laisse guider par ses paroles, et bientôt l'obscurité de la nuit qui nous enveloppe ne me paraît plus aussi inquiétante. Le tambour de mon cœur ralentit et la légère odeur de moisie devient un élément auquel je peux m'ancrer pour m'apaiser.

Inspirer...expirer....

Une fois le surplus d'adrénaline passé, mon corps retrouve la fatigue qu'il est censé éprouver à plus de quatre heure du matin. Le sommeil commence à reprendre le dessus et peinent à rester ouvertes.
Si je suis toujours ici l'année prochaine, le jours où je suis censé mourir, je crois que j'aimerais qu'elle soit là. J'aimerais glisser de l'autre côté au son de sa voix, douce et chaleureuse.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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popobo
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par popobo » 07 sept. 2019 - 20:02

Titre : Ton corps t'appartient
Défi stylistique : Les 5 sens de votre personnages doivent être mentionnés.
Fandom : original
Nombre de mots : 400
Personnages : OC
Rating : -

C’était la première fois que Blandine s’accordait une semaine loin de chez elle et loin de sa famille. Pour la première fois, elle allait pouvoir prendre soin d’elle. Après trois grossesses et douze ans à œuvrer jour et nuit au côté de son mari à faire tourner la maison, elle pourrait enfin profiter de six jours et cinq nuits seule dans un centre de soin au bord de la mer.

Prendre du temps pour elle et pour se faire plaisir était devenue nécessaire. Blandine avait des activités hebdomadaires pour quitter momentanément le cocon familial. Mais ses cours de basket et ses séances de natation ne lui permettaient pas de faire réellement une pause. Voilà ce dont elle avait besoin : une pause ! Quelques journées sans penser à l’organisation des repas ou la logistique des horaires entre l’école et les cours de sports des enfants. Une pause mentale loin des tribulations quotidiennes.

Quand une amie lui avait parlé de l’institut de bien-être de Saint-Malo, la jeune quadragénaire n’avait pas hésité et avait réservé la formule Détente avec toutes les options.

Pour son premier jour, un massage entier du corps l’attendait.

Allongée nue sur la table de massage, Blandine patientait. Un fin tissu lui recouvrait les jambes et touchait délicatement son dos. Elle sentait l’air effleuré son corps vulnérable pourtant elle se sentait bien.

L’ambiance de la petite salle aux murs couleur prune lui convenait parfaitement. La décoration était minimale. Une peinture abstraite et une plante verte suffisaient à instaurer une certaine zénitude.

L’esthéticienne arriva, la séance pouvait commencer. Rassurée par la voix douce de la jeune femme continuait de mettre Blandine en confiance.

A la première note de musique qui bercerait la séance, Blandine ferma naturellement, les yeux. Privée de la vue mais guidée par son ouïe, la jeune femme perçut son corps se détendre.

Une parfum sucré et bien connu vint ensuite réveiller son odorat. Blandine sourit en se rappelant qu’elle avait choisi un massage au chocolat, son dessert favori. La jeune femme devrait pourtant se contenter de l’odeur de sa gourmandise préférée sans pouvoir ainsi succomber à son goût.

Les mains de l’esthéticienne s’appliquèrent alors fortement sur son corps libéré du tissu de protection. Les premières caresses étaient chaudes. Blandine profitait de ce moment de détente et de plaisir.

Assurément, elle allait adoré cette semaine et son corps aussi.


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Carminny
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par Carminny » 07 sept. 2019 - 20:03

Titre : Sortir
Défi (scénaristique ou stylistique) : stylistique
Fandom : Harry Potter (UA)
Nombre de mots : 416
Personnages : Ann Roberts
Rating : Tout public
Ann Roberts ouvrit doucement la porte du manoir. La poignée était glacée dans sa main, le métal lui mordait la peau et pourtant, pour rien au monde, Ann l’aurait lâchée. Elle la descendit lentement et poussa le bois rugueux de sa deuxième main. Il était bien plus chaud et palpitait doucement sous l’effet des sorts défensifs. Le manoir de sa famille était toujours encore très bien protégé, son père ne faisait jamais les choses à moitié.
Cette porte, ce n’était pas la première fois qu’elle la franchissait depuis son accident mais elle avait toujours été accompagnée soit par son père, soit par Severus. Aujourd’hui elle devait montrer à ses fichus sorciers qu’elle était tout à fait capable de se débrouiller sans aide. Il ne manquerait plus qu’ils pensent pouvoir l’enfermer dans un bâtiment ! Bon, même si ça avait un peu été cela les deux derniers mois et les six mois d’avant – ceux-là ne comptaient pas. Bref, elle faisait ce qu’elle voulait, par Morgane !
L’air frais d'avril – si elle se souvenait bien – lui fouetta le visage. Ann prit une grande inspiration. Les pins lui envoyaient leur senteur pleine de promesse d’un printemps proche et l’air était chargé d’humidité. En réalité, tout cela sentait exactement pareil que comme quand elle ouvrait la fenêtre de sa chambre. Mais évidemment elle ne pouvait pas s’attendre à autre chose en restant figée dans la porte comme une statue gardienne.
Précautionneusement – elle ne voulait surtout pas trébucher sur le seuil légèrement prédominant de la porte – elle avança un pied après l’autre. Elle osa même quitter le bois rassurant de la porte. Les oiseaux tout nouvellement revenus de leur quartier d’hiver chantaient des encouragements, ou du moins c’était ainsi qu’elle voulait les entendre. Elle n’en voulait pas des autres mais ceux-là lui donnaient du courage. Quelle illogicité que les sensations.
Son pied droit s’accrocha à un objet qu’elle ne pouvait pas voir. Ann bascula en avant et se heurta aux pierres dures qui constituaient le sol. Au moins il y avait une petite marge entre la porte et les escaliers. Le goût du sang s’imposa dans sa bouche, elle s’était ouverte la lèvre en tombant.
Ann rassembla son courage et se releva avec tant de bien que de mal. Eh bien, elle finira par avoir de l’entrainement. Après tout, ce n’était pas une chute qui allait l’empêcher de vivre. Ni une chute, ni une douzaine, ni la perte de la vue, il y avait bien pire. Elle se devait d’avancer.
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Wapa
Cueille l’ananas
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par Wapa » 07 sept. 2019 - 20:04

Titre : Au-dessus de l'océan
Défi (scénaristique ou stylistique) : défi stylistique les 5 sens de votre personnage doivent être mentionnés.
Fandom : original (pour le calendrier ?)
Nombre de mots : 372
Personnages : Jonathan
Rating : /

Paroles de Maryland *
Premier vol. Jonathan est d'humeur fatale. Il débute seulement son cycle de voyageur. Mais quand on aime, on ne compte pas les heures d'escale. La grande pomme l'attend pour un dernier entretien avant son job de rêve. Bien sûr, le big boss l'a appelé la veille en lui susurrant des mots doux irrésistibles. "Profil très intéressant". "Sélection finale". "Prime". Ni une, ni deux, il a réservé son billet. Au dernier moment. Sauf qu'il n'est pas Crésus et qu'il n'a aucune envie de manger des pâtes insipides jusqu'à la fin du mois. Ainsi, il a sélectionné le billet le moins cher possible. Celui avec les arrêts les plus improbables : Montréal - Houston - New York. Autant dire pas le trajet le plus rapide du siècle.

En soupirant, il s'engouffre dans l'avion attendant que l'hôtesse aux multitudes tresses lui indique son allée. Elle le snobe. C'est un classique. Comme si ce n'était pas déjà suffisamment pénible, il soupçonne que l'équipage ne sera pas vraiment aux petits soins. Leur attitude distante parle contre eux. Quelle poisse. Au moins, il a une place près du hublot et il croise les doigts pour que le siège à sa gauche ne soit pas occupé par un malotru. Ou pire, un bambin capricieux. Il faut vraiment qu'il dorme durant le vol sinon il ne tiendra pas le coup. Nerveux, il guette les passagers qui défilent. Un adolescent aux écouteurs vissés sur les oreilles qui matraquent des basses à vous rendre sourd. Une dame d'un certain âge très chic qu'il aurait mieux vue en première classe. Un couple de roots aux pantalons colorés. Une jeune femme sous sa capuche d'où s'échappent quelques mèches blondes. Elle regarde les numéros, semble s'arrêter à son niveau. Furtivement, il croise son regard translucide. Fuyant. Sans un mot, elle hisse un sac à dos dans le compartiment à bagages. Jackpot. Il a tiré le gros lot. Une jolie fille. Même si elle paraît triste. Alors qu'elle se glisse à ses côtés, elle effleure son bras posé sur l'accoudoir. Il frissonne et un doux parfum fleuri l'envahit. Le voilà prit en flagrant délit de romantisme.
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BellaCarlisle
Cannibale nocturne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par BellaCarlisle » 07 sept. 2019 - 20:06

Titre : /
Thème (scénaristique ou stylistique) : stylistique
Fandom : Hannibal (série)
Nombre de mots : 335
Personnages : Will Graham, Hannibal Lecter
Rating : Tout public
Légèrement en retard sur l'horaire prévu, Will espère pourtant ne pas être le dernier arrivé. Il déteste les réceptions bondées, les échanges de salutations et de regards, les effluves qui se mêlent, la cacophonie produite par l'accumulation des invités. Il ne sait pas pour quelle raison il a accepté de venir au repas organisé par Hannibal, encore moins en ayant conscience de la provenance de ses aliments. Il ne fait aucun doute que le psychiatre a pris des morceaux de choix sur des victimes humaines, selon son habitude la plus cruelle.

Le consultant boutonne sa chemise à la hâte puis enfile son manteau avant de claquer la porte derrière lui. Le chemin jusqu’à la demeure du cannibale a beau être aussi long que les autres fois, Will a l’impression d’avoir mis seulement dix minutes tant il est stressé par le peu de ponctualité dont il fait preuve ce jour. Il a la main posée sur la portière de sa voiture lorsque de la lumière provient de l’intérieur et l’éclaire. Le Dr Lecter est debout contre le chambranle de la porte à l’observer avec attention. L’empathe se racle la gorge puis rejoint son hôte en s’excusant platement pour son retard. Hannibal ne lui en tient pas rigueur et le laisse passer devant lui.

Le plus jeune a la surprise de ne voir personne d’autre et il se retourne vers le Lituanien. Ce dernier soutient son regard avant de l’entraîner vers la cuisine en se permettant un contact prolongé qui met Will mal à l’aise. Il ne se soustrait cependant pas à ce toucher inattendu, essayant de se détendre en calquant sa respiration sur la musique calme qui provient de la pièce. L’odeur de la nourriture parvient à ses narines et réveille sa faim. Le psychiatre se remet à ses fourneaux et rallume le feu en-dessous d’une casserole. Pendant que la sauce se réchauffe doucement, Hannibal s’empare d’une cuillère à soupe pour faire goûter sa cuisine à son invité. En une bouchée, le consultant est transporté ailleurs.
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Pikenikdouille
Elève de troisième année
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par Pikenikdouille » 07 sept. 2019 - 20:38

Samantha Black a écrit :
07 sept. 2019 - 18:27

Titre : L'imbécile le plus flamboyant
Défi (scénaristique ou stylistique) : Utiliser 3 fois le style indirect libre
Fandom : HP
Nombre de mots : 195
Personnages : Hermione, Ron
Rating :/

La porte claqua et Hermione s’effondra la tête la première sur son lit, ne cherchant pas à atténuer la chute. Elle sentit sa colère vibrer, écrasée entre ses dents et son oreiller tandis que ses oreilles grésillaient… Ronald Weasley était le dernier des idiots. Non : c’était le vainqueur de la Coupe Intergalactique des Idiots !

L’image de l’autre préfet de Gryffondor se pavanant devant les filles de 6ème année avec son insigne reluisant lui revint, plus exaspérante de seconde en seconde… Vraiment, Ron était, de loin, l’imbécile le plus flamboyant de la décennie !
Le cœur d’Hermione ralentit progressivement, semblant se satisfaire de ces pensées venimeuses… Pourtant peu à peu, la jeune fille sentit grandir en elle un vide que remplissait lentement une intense tristesse. Car Ronald Weasley avait aussi un sourire unique, l’humilité sans borne des âmes modestes et pures. Ronald Weasley était un garçon drôle et juste, solide et courageux. Et ses bras musclés devaient donner une impression de sécurité sans borne. Ronald était beau sans le savoir…

A présent le cœur d’Hermione avait retrouvé son calme. La jeune fille ferma les yeux : Un jour… Un jour, elle épouserait Ronald Weasley.


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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par The Night Circus » 07 sept. 2019 - 20:39

Titre : Round, round and Round
Thème (scénaristique ou stylistique) : un flash-back dans le texte
Fandom : /
Nombre de mots : 427
Personnages : /
Rating : Tout public
Adelino contemplait la pluie de farine blanche finement moulue avec une fascination qu'il n'aurait pas cru éprouver un jour. L'odeur du blé était douce à ses narines, ses longues mains noires jouaient avec la poussière qui se dégageait du flot lourd et continu avec légèreté, et pourtant il avait haï les moulins.
Ou peut-être les avait-il aimés, il ne savait pas choisir. Il s'était accroché à l'idée du moulin avec le désespoir d'un homme au bord de la noyade qui s'agrippe au moindre débris pour garder la tête hors de l'eau, quand bien même ceux-ci pourraient l'entraîner au fond des abysses de son esprit.

En confinement solitaire pendant des mois, sans être avec lequel échanger la moindre parole, même de haine, Adelino voyait ses pensées stagner, se succéder et se ressembler comme les longs voiles d'un moulin à vent. Il tournait en rond dans sa cellule trop basse pour qu'il puisse s'y tenir debout, il tournait en rond dans sa tête trop idéaliste et trop intransigeante pour se plier à la dictature militaire de son pays. Cercle après cercle, cycle après cycle, il s'enfonçait dans des tréfonds plus noirs que cette cage ténébreuse coupée du monde. Les bonheurs avaient étaient engloutis, déchirés, dépecés, déchiquetés par la douleur absurde et violente de leur souvenir ; il était mort et oublié avant d'avoir poussé son dernier soupir. Adelino était jeune alors, sa peau était encore douce, et s'il avait été correctement nourri, ses joues auraient encore eues quelques rondeurs d'enfance.

Adelino était vieux aujourd'hui, et l'Histoire de l'Angola était gravé dans ses rides et dans ses cicatrices ; dans ces replis de peau venaient se loger de toutes petites et douces particules de farine, illuminant les sillons de sa chair comme pour y tracer une carte de sa vie. La guerre était venue, avait détruit, et puis était passée, laissant d'inexcusables ruines et vies brisées dans son sillage ; et il fallait reconstruire. On inaugurait le premier moulin de Luanda ; Adelino était un invité de marque.

Sur la place derrière lui un groupe de musiciens avaient amorcé une semba et des petites filles aux cheveux rassemblés en pompons tout frais au sommet de leur crâne et des garçons dont les shorts dévoilaient des jambes épaisses comme des allumettes avaient commencé à danser, joyeux et innocents. Adelino souriait ; de ça il se souvenait ; et c'est d'un pas chaloupé, les hanches presque souples, qu'il continua la visite de ce moulin neuf et fringuant, loin de celui qu'il avait autrefois porté à l'intérieur de lui et l'avait broyé de dedans.
Dernière modification par The Night Circus le 07 sept. 2019 - 20:46, modifié 2 fois.
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Tiiki
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par Tiiki » 07 sept. 2019 - 20:39

Titre : La pomme de discorde
Défi stylistique + scénaristique : Utiliser le discours indirect libre à au moins 3 reprises + Votre texte doit contenir un flash-back
Fandom : HP
Nombre de mots : 399
Personnages : Drago Malefoy, Narcissa Malefoy
Rating : /
Narcissa avait explosé. Ne l’avait-elle pas prévenu de ne pas toucher à ses Reines des reinettes ? Pourquoi n’en faisait-il toujours qu’à sa tête ? Du haut de ses quinze ans, Drago avait pâli et tentait de contenir les tremblements violents de son corps, tordant avec colère ses doigts longs et fins. Sa pomme d’Adam montait puis redescendait au rythme de son émotion. Même s’il savait que c’était une peine perdue, il tentait de se défendre. Il n’y avait aucun mal à goûter de temps en temps aux plaisirs simples de la vie. Après tout, il n’était qu’un adolescent esclave de ses pulsions, et l’objet de ses désirs était à portée de bras…

Il se revoyait, ne pouvant réprimer une fois encore l’envie furieuse de goûter au fruit défendu, grimper au sommet du plus beau pommier du parc du manoir des Malefoy. Il l’avait effleurée du bout des doigts, la divine création de sa mère mais aussi et surtout de Mère Nature. Il lui répétait des mots pleins de sucre à en perdre la voix et la raison. Qu’il l’aimait ! Qu’elle le troublait ! Qu’il la désirait ! Et elle avait semblé céder à ses avances, n’émettant aucune résistance lorsqu’il humait sa chair, croquant sous ses dents blanches et pointues lorsqu’il l’avait mordue avec gourmandise, roulant sous et sur sa langue lorsqu’il l’engloutissait tout entière… Lorsqu’elle l’avait surpris déshabillant les courbes fruitées de ses yeux et de ses lèvres, Narcissa avait hurlé. Et le consentement dans tout ça !

Les mots de sa mère résonnaient en boucle dans ses oreilles, et il sentit la honte l’envahir tout entier. Qu’il avait été égoïste de ne songer qu’à satisfaire ses propres envies tout en ignorant le dur labeur de la maîtresse de maison pour faire resplendir le verger de leur propriété. Qu’il avait été puéril de ne pas attendre la prochaine cueillette pour enfin se laisser aller à son seul plaisir coupable. Alors que Narcissa renchérissait sur un ton mélodramatique, Drago rosit furieusement. Bien entendu qu’on ne l’y reprendrait plus !

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Catie
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par Catie » 07 sept. 2019 - 20:51

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : Les deux de 21h
Fandom : Original
Nombre de mots : 648
Personnages : /
Rating : /
La terrasse d’un café, au début de l’été. Les rayons chauds du soleil qui allument des reflets roux dans ses cheveux blonds. Ses lunettes noires posées sur ses yeux, elle examine les passants, tournant mécaniquement sa cuillère dans sa tasse de thé qui refroidissait. Elle se souvient de tout.

C’était il y a pile un an. Ils étaient venus ici pour visiter la ville, perdus à plus de 600 kilomètres de chez eux. Ils avaient marché une bonne partie de la journée, avant de s’arrêter dans ce petit café au coin d’une rue. Il avait commandé une limonade et elle un verre de menthe.

Ça avait été leurs derniers instants heureux. Il lui avait raconté une anecdote de son travail, elle avait ri. Elle lui avait parlé de ses derniers déboires avec sa colocataire, il l’avait conseillé.

Comment aurait-elle pu savoir que tout s’arrêterait en un claquement de doigts ?

Ils s’étaient levés, ils avaient déambulé encore un peu dans les rues. C’était arrivé alors qu’ils étaient devant la vitrine d’un glacier, à se demander s’ils avaient bien mérité une petite douceur.

Il était tombé, là, comme ça. Elle avait hurlé, appelé les pompiers, pleuré. Elle avait senti son cœur se briser, la panique l’étrangler. Tout ira bien, Anthony, tout ira bien. Elle ne savait pas s’il l’entendait, mais elle avait besoin de le dire.

Elle était allée avec lui à l’hôpital, avait attendu des heures dans la salle d’attente, l’angoisse grimpant de minutes en minutes, hésitant à passer les appels nécessaires. Mais non, c’était inutile, parce que tout allait bien. Ça devait juste être un malaise passager, rien de grave. Inutile d’alerter tout le monde.

Parfois, des médecins passaient dire un mot. Toujours la même chose. Etat stable. Pas de changement. Situation incertaine. Ils ne lui ont pas dit ce qui avait causé ça. Elle s’en fichait pas mal. Tout ce qu’elle voulait, c’était qu’ils viennent lui dire qu’Anthony allait bien. Qu’il n’y avait aucun danger. Que bientôt, ils pourraient rentrer chez eux et vivre une belle vie.

Sauf que ça n’avait pas été le cas. Elise se souvenait encore des moindres détails de cette salle d’attente. Des chaises inconfortables recouvertes de blanc, des taches sur le lino, du bruit grinçant des portes battantes. Et surtout, de la calvitie et des lunettes noires du médecin venu lui annoncer la nouvelle. Il est parti. Une voix insipide, monotone, informelle. Qui avait détruit son bonheur et arraché son cœur.

Son monde avait semblé s’écrouler, ce jour-là. Elle avait dû être forte, pourtant. Rentrer. Dire à tout le monde qu’Anthony était mort. Une rupture d’anévrisme. Si jeune. Rien n’avait été dit mais beaucoup l’avait blâmé. C’était elle qui avait insisté pour ce voyage. Elle n’y était pour rien, mais il fallait bien un coupable, et pour les autres, elle était le seul exutoire possible.

Elise avait eu besoin de revenir ici. Un an plus tard. Pour se rappeler des bons moments, des sourires, des rires.

Elle peine à s’arracher à ses souvenirs. Elle revoit encore le visage d’Anthony, ouvert, souriant. Si jeune. Si semblable au sien.

On les prenait souvent pour des jumeaux, quand ils étaient petits. Pourtant, elle avait deux ans de plus. Ils avaient fini par prendre les gens au mot, par faire comme si, par se dire qu’ils étaient aussi proches qu’un frère et une sœur pouvaient l’être.

Et aujourd’hui… elle était seule. Malgré les mois écoulés, la plaie était toujours aussi vive, la peine toujours aussi forte. Il lui manquait tant. Comme si on lui avait arraché un bras. Ou un morceau de son âme.

Elle avançait, comme ils se l’étaient toujours promis quand ils déroulaient leurs scénarios catastrophes, à l’époque où ils dormaient dans la même chambre, dans leurs lits superposés.

Elle avançait, mais difficilement. Parce que tout lui semblait si dur sans Anthony.
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par Westyversionfrench » 07 sept. 2019 - 20:54

Titre : Une obsession de vingt ans
Défi (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1328
Personnages : Molly Weasley, d’autres Weasley
Rating : Tous Publics
Molly avait toujours tenu à laisser le passé dans le passé. Depuis petite, elle avait toujours tenu à profiter de l’instant présent tout autant que d’accueillir l’avenir à bras ouverts. Elle n’était que peu souvent sujette aux impressions de déjà-vu. Pourtant, en cet après-midi ensoleillé, elle fit face à une situation qui lui rappela immédiatement des événements déroulés presque cinquante quarante ans plus tôt.

C’était un dimanche, le jour préféré de Molly. Ces jours-là, tous ses enfants à l’exception du sauvage Charlie et du regretté Fred, se trouvaient au Terrier, accompagnés de leurs compagnes ou compagnons et de leurs enfants. Elle pouvait s’occuper des petits et les grands s’occupaient d’elle. Soudain, entre le fromage et le dessert, elle entendit Ron, à l’autre bout de la table, qui chuchotait quelque chose à Harry. Molly avait un don pour entendre à plusieurs mètres, dans une foule bruyante, un murmure destiné à lui échapper.

Il fallait aussi dire que Ron, depuis sa séparation avec Hermione cinq ans plus tôt, était celui de ses enfants dont elle se préoccupait le plus. Bien qu’auror et père accompli, elle espérait toujours qu’il trouve son épanouissement total dans une vie amoureuse toute aussi fructueuse. Mais depuis cinq ans, pas un nom, pas un invité, n’avait été introduit au Terrier par son dernier fils. Sans le harceler pour autant, Molly tentait toujours de lui extorquer quelques informations sur sa vie sentimentale.

Aussi, quand elle le vit converser à voix basse avec Harry, elle s’enquit de savoir si le sujet tabou était peut être en voie d’évolution. Elle entendit distinctement :
“Draco n’est parti du bureau qu’à vingt-et-une heures.
-Tu connais Malfoy, il est méticuleux.
-Oui. Mais ce n’est pas à sa famille d’en faire les frais. Scorpius ne s’est apparemment pas endormi avant qu’il ne vienne l’embrasser.
-Tu sais à cet âge, c’est normal.” Molly fronça les sourcils mais se concentra sur Fleur, qui enceinte pour la quatrième fois, tentait d’attraper le pichet trop éloigné. Le temps qu’elle serve sa bru, Ron et Harry avaient changé de sujet.

Molly insista pour servir les parts de tarte et en profita pour se rapprocher de Ron et Harry. Ce dernier évoquait la rentrée scolaire toute proche.
“Albus est fier comme un paon. Il dit que cette fois, il ne seront plus considérés comme des minus, puisque les première année tiendront ce rôle.” Ron sourit :
“Ce n’est pas la même affaire pour Hugo. J’ai dit à Rose de ne pas lui raconter d’âneries, mais tu sais ce que c’est.
-Elle a de qui tenir.
-Hey ! Je n’ai pas menti à Ginny.
-Non. Mais tu n’as pas démenti mes peurs.” intervint sa soeur en riant. Molly sourit, amusée au souvenir de sa cadette, les joues, pâles, sur le quai de King’s Cross.

Soudain, son oreille crépita à la deuxième occurrence d’un nom :
“Draco a peur de ne pas pouvoir se libérer pour la rentrée de Scorpius.
-Son patron ne lui accorderait même pas sa matinée ?
-Je ne sais pas. Je lui ai promis que je m’occuperai de Scorp’ au cas où, mais ce n’est pas pareil.
-Bien sûr…” fit Harry, compatissant pour le petit garçon évoqué. Molly pinça les lèvres. Lorsqu’elle reprit sa place, à côté d’Arthur, celui-ci se pencha vers elle :
“Tout va bien Molly ?” Face à son tendre regard inquiet, elle sourit.
“Rien d’important.” Il la scruta encore, et elle craignit qu’il devine ce qui se tramait dans sa tête. Personne ne la connaissait ou ne la comprenait mieux qu’Arthur.

Le reste de la journée se déroulant sans encombres, rythmée par les rires mais aussi les “Draco ci, Draco ça” sortant de la bouche de Ron. Au moment de se coucher, alors qu’un sage silence de retraite résonnait dans le Terrier, Molly se résolut à s’entretenir avec Arthur. Ce dernier, déjà somnolant, sursauta quand Molly lui demanda :
“Comment as-tu trouvé Ron aujourd’hui ?
-Mmm… Plutôt bien à vrai dire. Peut être un peu silencieux, un peu ailleurs. Mais rien d’anormal.” Molly grimaça dans l’obscurité mais avoua :
“J’ai un peu écouté ce qu’ils se disaient avec Harry…
-Molly... “ fit Arthur en riant. Cette dernière se défendit :
“J’étais inquiète. Et puis, tu ne m’as pas vu intervenir ou le harceler, j’ai respecté notre arrangement.” Arthur eut un autre rire somnolent mais demanda :
“Qu’est-ce qui t’inquiète autant ?
-Il n’a pas cessé de parler de ce garçon Malfoy.”

Arthur se redressa, soudain alarmé. Pourtant, quand il alluma la lampe de chevet, c’est surtout un amusement sincère qui se jouait sur ses traits ridés. Il devait bien se souvenir lui aussi…

Vingt ans plus tôt…

Molly tapa sur le sommet du crâne de Ron qui venait se saisir à deux mains une cuisse de poulet.
“Doucement jeune homme. On ne se sert pas sans proposer aux autres le plat.
-Mais je mérite ce morceau.” argua Ron. Molly releva un sourcil.
“Allons donc.
-Je mérite ce morceau car Draco Malfoy m’a pourri mon année. A cause de lui, j’ai perdu tous les matchs ou presque.” Fred ricana et rappela :
“Malfoy est un sale type. Mais ce n’est pas lui qui a fait de toi une passoire.
-Maman !” fit Ron pour l’inciter à le défendre. Molly soupira :
“Ce garçon Malfoy m’a l’air mal élevé. Mais je ne souhaite pas qu’on accuse les miens de la même tare. Surveille ce que tu dis sur tes camarades de classe Ron.” Le rouquin donna de grands coups de fourchette sur ses pommes de terre mais se tut quelques temps.

Le joyeux brouhaha qui suivait la fin de l’année scolaire avait repris, et si les premiers jours allaient être épuisants, Molly se réjouissait. Depuis que Ginny était entrée à Poudlard, quatre ans plus tôt, sa maison semblait vide, le reste de l’année. Certes, les Jumeaux avaient regagné le Terrier avant la fin de l’année scolaire. Mais leur décision d’ouvrir un magasin de Farces et Attrappes, et par la même occasion, de quitter le foyer, avait considérablement froissé Molly. Elle ne disait rien toutefois, trop heureuse qu’ils soient venus manger en famille ce samedi midi. Soudain, les gémissement de Ron reprirent :
“Dire que Malfoy sera préfet l’an prochain. D’après Hermione, Dumbledore ne lui retira pas son titre malgré le fait qu’il ait participé à la Brigade Inquisitoriale. C’est scandaleux.” Molly leva les yeux au ciel. Ces déboires d’adolescent, la dépassait parfois.

Ce qui n’était qu’une rivalité enfantine commença à l’inquiéter, les jours qui suivirent, alors que Ron fulminait toujours. Elle l’entendit dire à Charlie, le frère duquel il était le plus proche :
“Quand tu penses que Malfoy s’est vanté d’avoir une copine. Y’a qu’à voir l’air écoeuré qu’elle a quand elle l’embrasse. Je suis sûr qu’il lui a bavé dessus.” Charlie s’amusait de ces propos. Il se tordit même de rire quand Ron ajouta :
“J’ai bien observé comment il s’y prenait. Il tourne la tête à droite et à gauche très vite. ça doit ressembler à une machine à laver moldue.” Arthur, qui avait entendu le mot moldu, tenta de faire répéter à Ron ce qu’il avait dit, sous les hurlements de rire de Charlie.

Le cadet, calmé, rétorqua :
“Ron mon cher, j’ai bien peur que tu ne sois jaloux.
-Beurk ! Comment peux-tu dire ça ? Jamais ça ne me viendrait à l’idée d’embrasser Malfoy !” Charlie redoubla de rire face à ce quiproquo et ne prit pas la peine de clarifier son idée selon laquelle Ron était jaloux de Malfoy, et non de sa petite-amie. Molly, elle, se renfrogna. Ron lui rappelait Bill, avant qu’il ait sa première petite amie. Celui-ci avait passé toute sa quatrième année à se plaindre de la jeune fille avant finalement de réaliser qu’il éprouvait pour elle un attrait particulier. Quand Molly évoqua ses craintes avec Arthur ce soir là, il se moqua gentiment d’elle en lui assurant qu’il existait entre garçon de ces rivalités innocentes.


Pourtant, vingt ans plus tard, quand Arthur entendit le récit de Molly sur les dialogues surpris le soir même, il ne se montra pas aussi sûr de lui que la première fois.
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popobo
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par popobo » 07 sept. 2019 - 20:59

Titre : le cadeau empoisonné
Défi (scénaristique et stylistique) :Utiliser le discours indirect libre à au moins 3 reprises + Votre texte doit contenir un flash-back
Fandom : original
Nombre de mots : 367
Personnages : OC
Rating : -

Alors qu’elle s’apprêtait à partir trois mois en stage en Argentine, Maryam s’impatientait. Cela faisait des semaines qu’elle cherchait un foyer pour Fakir, son labrador, sans succès. Tous ses appels téléphoniques se terminaient en échecs. Soit il n’y avait plus de place, soit le séjour était trop long, soit c’était trop loin de chez elle. « Quelle poisse ! »

Maryam aurait adoré emmener Fakir avec elle. Avoir son animal de compagnie avec elle à l’autre bout du monde l’aurait vraiment réconforté. Malheureusement, son vieux chien âgé de plus de dix ans ne pouvait raisonnablement pas l’accompagner pour son stage à l’étranger qui validerait son année de master.

Maryam et Fakir étaient inséparables depuis le treizième anniversaire de la jeune fille qui, après des années de réclamations, avait obtenu que son rêve se réalise.



Ses treize bougies sur son gâteau à la crème installé juste devant elle, la petite fille aux cheveux frisés ne vit pas que son père s’est éclipsé de la salle à manger. Sa mère, quant à elle, avait sorti son appareil photo. « Un sourire, ma chérie et n’oublie pas de faire un vœu ! »

Très concentrée, Maryam souffla sur ses bougies sans se douter que son vœu le plus cher se réaliserait quelques secondes plus tard.

Son père venait de revenir dans la pièce avec un grand carton percé entouré d’un large nœud doré. Curieuse de savoir ce que refermait le colis, Maryam ne prit même pas le temps de goûter à son gâteau d’anniversaire et se précipita devant son cadeau. Les piaillements plaintifs furent son premier indice, aussi elle se dépêcha de défaire le ruban. La caisse commençait à s’agiter et Maryam dut elle même calme son agitation quand le petit chiot aux poils dorés sautilla de plaisir à côté d’elle. « Il est trop beau ! »
La jeune fille était ravie. Elle n’avait jamais eu un anniversaire aussi merveilleux et aussi riche en émotions.



Maryam partait dans deux semaines et n’avait toujours pas de solutions pour Fakir. Avoir un chien était un plaisir et une compagnie agréable au quotidien mais à chaque voyage,à chaque vacances, le problème était toujours le même et Fakir devenait comme un cadeau empoisonné.

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Wapa
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par Wapa » 07 sept. 2019 - 21:00

Titre : Au-dessus de l'océan (suite)
Défi (scénaristique ou stylistique) : défi stylistique : Utiliser le discours indirect libre à au moins 3 reprises
Fandom : original (pour le calendrier ?)
Nombre de mots : 320
Personnages : Jonathan
Rating : /

Paroles de Maryland *
Il n'est qu'un incorrigible romantique. Il ne manque plus qu'un ralenti et une musique dégoulinante de mièvrerie pour parfaire le tableau. Une vraie midinette. Mais c'est plus fort que lui. Son imagination n'en fait qu'à sa tête. Tel un cheval fougueux, impossible de la canaliser. Sans cesse, elle s'enflamme en inventant des rencontres providentielles avec les femmes qu'il croise. Bien sûr, il a cet espoir secret de LA rencontrer. Celle qu'il attend. Celle qu'il espère. Mais il ne s'en donne pas les moyens. Toute sa vie est consacrée à sa passion : la photographie. Il vit photo. II dort photo. Il rêve photo. Dans ces conditions, il n'y a pas de place pour elle. Voilà pourquoi il espère que le destin lui donnera un coup de main. Un jour... mais n'attendons pas l'automne. Peut-être devrait-il s'investir plus dans cette recherche. Ne dit-on pas "aide-toi et le ciel t'aidera" ?

Cherchant à se redonner une contenance, il allume l'écran devant lui, faisant défiler les films. Rien d'exceptionnel dans la programmation proposée. De toute façon, il est difficile de réellement profiter du septième art dans de telles conditions. Toutefois, avec un Avengers, il ne risque pas grand chose. Ou alors il pourrait engager la conversation. Juste pour passer le temps. Il en a déjà fait l'expérience auparavant, c'est fou comme les heures passées en charmante compagnie s'écoulent plus rapidement. Saisi d'une soudaine impulsion, il se retourne vers l'inconnue. Malheureusement, la demoiselle ne semble pas disposée à entrer en relation. Toujours camouflée par son immense sweat, seul le bout de son nez dépasse. Dans sa bulle. Inaccessible. Alors que l'hôtesse passe dans l'allée, sa main se tend pour récupérer une paire d'écouteurs. La manche glisse révélant un fin poignet tatoué. Le symbole de l'infini.
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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par selket » 07 sept. 2019 - 21:02

Titre : Comme marraine la fée
Défi (scénaristique : Votre texte doit contenir un flash-back
Fandom : HP
Nombre de mots : 100 mots tout pile
Personnages : Petunia et OC
Rating : TP

Il se souvient très bien de la fois où Amy s’était mis à faire de la magie alors qu’elle passait une journée chez ses grands-parents paternels. 
Alors que la petite fille jouait avec sa mamie préférée, elle avait voulu montrer à cette dernière qu’elle aussi pouvait changer les vêtements de sa poupée comme marraine la fée dans Cendrillon. Pétunia avait été surprise, mais devant la joie manifeste de son unique petite fille, elle s’était prêté au jeu et elles avait fini de préparer Cendrillon pour le bal a grand renfort de sourire et mots sans queue ni tête chantonnés.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par BellaCarlisle » 07 sept. 2019 - 21:04

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 529
Personnages : Elissa (OC), Markus
Rating : Tout public
Les pleurs de Magda semblent décroître au fur et à mesure que la dame de chambre s’éloigne. Le cœur lourd, Elissa tente de se lever mais la fatigue l’empêche de quitter son lit. Elle ne perd pas sa détermination et repousse son drap avant de bouger lentement ses jambes. Entendre ainsi les cris du nourrisson la blesse aussi durement qu’un poignard et elle murmure le prénom de sa fille en essayant une fois encore de se mettre debout. Sa tentative se solde par un échec à l’entrée de Markus dont le regard froid s’ajoute à son malheur. La jeune femme soutient bravement les yeux inquisiteurs du nouveau venu, rongée par la haine qu’elle éprouve à son égard.

« Tu n’avais pas le droit de me voler mon enfant !
— Te crois-tu capable de l’élever ? Tu es trop jeune, trop fragile, trop influençable. Nous ne pouvions pas te laisser salir le nom des Corvinus.
— Je n’ai pas de leçon à recevoir de ta part, pas après tout ce que vous faîtes William et toi. »

Sa voix s’affaiblit sous son impuissance. Peu importe ce qu’elle dira, les jumeaux seront toujours adulés parce qu’ils sont les premiers nés d’Alexander et leurs ordres prévalent sur les siens. Markus ayant décidé de lui retirer sa fille, la servante a obéi sans se poser de questions, sans réagir aux hurlements déchirants de la jeune mère. Par cet acte, le frère de William a brisé les quelques liens qu’ils partageaient avec Elissa.


Plongée dans ses souvenirs, Elissa sursaute en percevant des pas dans le couloir. Ses sens amplifiés l’avertissent à temps de la venue de quelqu’un et elle se recompose un visage plus dur. Un rictus agacé fleurit sur ses lèvres lorsque son regard se perd dans celui de Markus. S’il y a une seule personne qu’elle aurait préféré ne pas voir en ce jour, c’est bien le premier des Vampires. Elle le salue froidement d’un mouvement de la tête avant de reporter son attention sur les jardins où Ilana s’amuse à courir, poursuivie par sa sœur aînée. Les deux petites filles dégagent une joie de vivre virale qui transparaît sur les traits de leur mère qui marche non loin d’elles.

« Elvira est heureuse, constate Elissa avec un pincement au cœur.
— Et tu jalouses son bonheur, remarque Markus en la rejoignant à la fenêtre. Ne le nie pas.
— J’aurais pu être comme elle et tu le sais. J’ai tenu Magda dans mes bras pendant moins de cinq minutes, suffisamment pour m’attacher à elle et te haïr. Tu n’as pas seulement volé ma fille, tu as brisé ma vie.
— Tu as eu un avenir malgré tout, te voilà bien vivante à une époque où nombreux de ceux que nous avons connus ont disparu. Que pourrais-tu vouloir de plus ? Si c’est une famille que tu recherches, tu as eu tout ton temps pour en fonder une.
— Penses-tu que ce soit si simple ? Je ne suis pas comme toi, je n’ai pas à cœur de nouer des relations éphémères. Ta femme a pardonné tes égarements tout comme tu as tiré un trait sur ses erreurs mais je doute qu’elle connaisse tous tes péchés. »
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par AliceJeanne » 07 sept. 2019 - 21:10

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 1180
Personnages : Farkas (OC), Rym (OC)
Rating : /
L’odeur désagréable de l’humidité mêlée à celle du sang coagulé envahit les narines de Farkas alors qu’il descendait dans la pénombre, lui tirant un haut le cœur. Il avait toujours détesté descendre dans les geôles des châteaux, ces dernières lui rappelant beaucoup trop bien celle dans laquelle il avait poussé son premier cri. L’ironie de la situation avait voulu que ce soit lui, qui, à présent, les remplissait de centaines de misérables âmes damnées alors qu’il avait tant méprisé cette pratique des vampires avant d’en devenir un lui-même. Ses pieds s’écrasèrent dans une flaque suspecte et il ferma les yeux, tentant de se concentrer sur la chamade qui tapait furieusement contre sa poitrine, pour s’empêcher de fuir, de la fuir.

Les cadavres en décomposition que Markus et Viktor laissaient, tel le présage d’un destin funeste réservé à leurs opposants, pour intimider les plus rebelles de leurs captifs, se répandaient sur le sol de roche brute, suintant des fluides putrides qui prenaient à la gorge quiconque osait respirer en ces lieux. Le jeune-homme suffoqua avant de réprimer les tremblements réflexes qui agitaient ses mains devant la rage et la peur, qui, douces complices, s’insinuaient progressivement dans son esprit. Les grilles se succédaient, froides et rigides, implacable et au fur et à mesure l’envie de tourner les talons se faisait de plus en plus pressante.

Il ne pouvait pas, ou plutôt ne voulait pas la revoir sachant qu’elle ne manquerait pas de disparaître à nouveau. Cela avait toujours été ainsi, à chaque fois qu’ils touchaient du doigt l’harmonie, l’un des deux avait fui. Maintes fois ils avaient fait le deuil de leur relation, de leur avenir, de toutes ces choses simples des humains qu’ils ne pouvaient obtenir; d’eux-même, également, parfois. Il n’en supporterait pas un nouveau, c’était au-dessus de ses forces. Il avait pleuré sa mort, crié, hurlé, supplié le ciel de lui accorder une nouvelle chance, un nouveau cycle, en vain. Il s’était résolu, avait pansé ses plaies, s’était permis de se tourner vers l’avenir jusqu’à ce qu’il la voit, exquis fantôme entre les branchages d’un buisson.
Ses yeux bleus aussi glaçant que les eaux du Danube dans lesquelles il avait souhaité se noyer, avaient fait fondre l’épaisse carapace de verre qu’il s’était construite, la transformant en sable aussi brûlant que celui qu’elle avait longuement foulé de ses pieds nus. Sa peau mordorée, étrange note de couleur au milieu de la forêt enneigée lui avait rappelé que tout son monde n’avait pas toujours était composé de nuances de gris, mais qu’un camaïeu de nuances vives avait un jour enchanté ses pupilles. Sa voix, piquante comme les ronces et douce comme les roses avait planté un pieu dans sa poitrine, et si Sélène et Manuel ne l’avaient pas retenu il aurait fait taire cette illusion qui le rendait fou.

Mais rien n’était faux, à son grand désespoir.

«Farkas?»

Il se figea, elle était réelle.

«Rym.»

Les mots moururent sur ses lèvres, il ne pensait pas prononcer ce prénom à nouveau. Il en exultait et en souffrait, c’était traître et amical, aussi incandescent qu’une douche froide.

Sa tête osa se tourner, lentement, millimètre par millimètre et son corps suivit, petit pantin de chair à la merci de ses émotions contradictoires. Puis leurs regards, intenses et fous, se rencontrèrent, s’observèrent et se fondirent dans de communs souvenirs.

oOo


C’est une nuit sombre, de celles qu’ils appréciaient le plus. Intimiste et effrayante, propice aux secrets et aux promesses interdites. Rym se tenait devant lui, le visage émacié, les paupières gonflées d’avoir tant pleuré, mais l’air plus résolu que jamais. Non loin derrière elle, la fillette aux boucles brunes scrutait la forêt, déjà consciente des dangers qu’elle abritait. Asma ne devait jamais savoir qu’elle était la raison de leur fuite, la seule que sa tante aurait ardemment souhaité éviter. Farkas tenait ses mains dans les siennes, incertain de ce qu’il devait dire en de pareilles circonstances.

Des adieux le tueraient, mais un simple «au revoir» serait une tromperie. Alors il resta muet, pressant de ses paumes les doigts qui plus jamais ne lui caresseraient la joue avec tendresse.

Rym avait réprimé un sanglot, une seconde, une minute seulement, avant de se jeter dans ses bras. Elle s’était excusée une fois, dix fois, cent fois en tant de langues différentes qu’il ne pourrait toutes les citer.

Farkas avait laissé une larme rouler sur sa joue, une seconde l’avait rejointe à la commissure de ses lèvres, et quelques torrents avaient finalement dévalé ses joues. Son corps frêle collé une ultime fois contre le sien, il était resté muet, incapable de rétorquer quoique ce soit. Il ne voulait pas qu’elle parte, mais la nature même de leur nièce ne leur laissait guère d’autre choix. Les soupçons commençaient à s’étoffer et Viktor avait été suffisamment clair: il ne pourrait la protéger. Et si le voile sur le secret d’Asma tombait, les leurs suivraient dans la foulée. Mieux valait être vivants séparés que condamnés ensemble. Il ne pouvait partir avec elle sans éveiller la curiosité du Conseil, elle était diplomate, pas lui, aussi aucun alibi ne pouvait lui être fourni.

Au milieu des pleurs leur étreinte s’était raffermi et malgré ses bonnes résolutions, Farkas avait pris avec fureur son visage entre ses mains et l’avait embrassée avec toute la colère et l’injustice qui broyaient ses os depuis quelques jours. Rym avait répondu à son baiser avec la même violence et le goût salé du sang s’était mêlé à celui amer de la séparation.

Lorsqu’il l’avait finalement relâchée elle s’était contentée d’un dernier hochement de tête, scellant leur pacte une nouvelle fois.


oOo


«Tu as vraiment une mine affreuse Farkas, on dirait que tu as croisé la William en personne en descendant ici, grinça-t-elle d’une voix frêle.
- Toi aussi, croassa-t-il sur le même ton. Et ne me sors pas l’excuse de l’incarcération, elle ne prend plus avec moi.»

Ils se turent, incertains, perdus dans leurs ressentis et vidés de toute substance, comme dans un merveilleux cauchemar.

«Tu as tout de même l’air plutôt en forme, reprit-elle en souriant. Comment s’appelle-t-elle?
- Qu’est-ce-qui te dit que c’est une femme?
- Tu marches droit.»

Farkas réprima un rictus. Alors ils en étaient à nouveau là? Elle à le questionner sur ses aventures et lui à jouer le fanfaron en espérant obtenir une réaction frustrée, comme un adolescent incapable de parler à la seule personne pour laquelle il ressentait véritablement quelque chose.

«Toi aussi tu as l’air plutôt pas mal, répondit-il en s’obligeant à conserver son calme. La mort te va à ravir.
- Oui, on me le dit souvent ces temps-ci.
- Tu aimerais qu’il en soit autrement?
- Parfois...
- Mais?»

Elle sourit.

«Pourquoi faut-il toujours qu’il y ait un «mais»?
- Parce que ce serait trop simple sans et toi et moi le savons, rien ne peut l’être pour nous.»

Elle baissa les yeux, mordilla ses lèvres et tendit la main pour effleurer la sienne.

«Je suis contente de te revoir.»

Son cœur frémit.

«Moi aussi.»

Échange de regards, complicité dans l’âme, rires dans les yeux, silence des sentiments et cris du mensonge, ils pouvaient recommencer jusqu’à la prochaine fuite.
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par Westyversionfrench » 07 sept. 2019 - 21:40

Titre : Une ou deux parties d’échecs
Défi (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1109
Personnages : Ron Weasley, Rose Weasley, Scorpius Malfoy, Draco Malfoy, OCs
Rating : Tous Publics
“Non.” La directrice de l’établissement soupira, mais reprit gentiment.
“Monsieur Weasley, nous avons fait venir vos enfants car nous pensons qu’ils seront à même de vous raisonner.
-Je n’ai pas besoin d’être raisonné.
-Vous comprenez qu’il s’agit d’une situation temporaire. Nous comptons sur un petit mois pour la rénovation de l’aile ouest, où vous résidez actuellement. Comprenez que vous n’auriez à partager un studio avec un autre résident que peu de temps.
-Alors trouvez moi un autre résident.
-Ce n’est pas possible Monsieur Weasley.” Rose, dont les longs cheveux gris étaient rassemblés en une tresse sévère, demanda d’une voix fatiguée :
“Pourquoi n’est-ce pas possible, si je puis me permettre ?”

La directrice sembla embarrassée. Puis, inspirant un grand coup, elle informa :
“C’est une requête de Monsieur Malfoy. Il a demandé à être placé avec vous.” Ronald tâtonna pour trouver sa canne et après l’avoir saisie en tremblant de colère, se leva. Rose l’imita, suppliant :
“Papa, s’il te plaît. Assieds-toi.” Elinor et Patriciane, ses filles jumelles de vingt-cinq ans, s’approchèrent de leur grand-père.
“Allez papy. ça ne peut pas être si grave.
-Pas si grave ?!” s’emporta Ron. Il leva sa canne pour menacer l’assistance.
“Cet enfoiré ne m’a pas croisé plus de deux fois en trente ans et il vient m’emmerder alors que je file mes derniers jours en paix sur cette terre.” Patriciane, qui lui rappelait souvent Fred, ne put retenir son amusement face à sa réaction. Ron se rassit, courroucé, mais un peu vexé d’être considéré comme ridicule.”

“Monsieur Weasley. Nous sommes très honoré de vous accueillir dans votre établissement. Nous sommes navrés que vous soyiez si ému du remaniement de nos locaux.
-Je me fous de vos locaux. Je ne veux pas de Malfoy dans ma piaule !
-Il va de soi que vous aurez des chambres séparées. Il s’agit seulement de partager la pièce de vie et la salle de bain.
-C’est la même chose !” s’égosilla-t-il. Rose lui fit signe de se calmer.
“Qu’en pense Scorpius Malfoy ? Est-ce qu’il ne voit pas que la requête de son père est ridicule !” La directrice sauta sur la perche tendue par Rose.
“Justement, Messieurs Malfoy sont dans le bureau adjacent. Si vous le permettez, je peux les faire entrer et nous pourrions discuter de tout cela ensemble.” Ron allait s’énerver à nouveau mais Rose lui lança un regard de biais. Il serra les mâchoires et haussa les épaules. Rose ferma les yeux un instant avant de répondre :
“Parfait. Qu’ils entrent.”

La directrice se jeta hors de sa chaise et alla ouvrir la porte. Trois hommes entrèrent. Le premier était Scorpius Malfoy, personne n’aurait pu en douter. Sur la fin de sa quarantaine, grand, mince, une tenue parfaite et le regard haut, il inclina poliment la tête en direction des Weasleys rassemblés. Puis, un jeune homme qui devait avoisiner les trente ans suivit, aidant un vieil homme courbé à se déplacer. Ron comprit que quelque chose clochait quand son regard croisait celui de Draco, qui s’illumina. Il chevrota :
“Ah ! Ah ! Weasley mon bon ami !” Il donna un petit coup dans le bras de son petit-fils et lui dit :
“Scorpius, je t’en ai parlé. C’est Ron Weasley. Nous avons été à l’école ensemble.” Ron plissa les yeux mais n’ouvrit pas la bouche. Scorpius reprit gentiment son père :
“Voyons papa. Tu sais bien qu’Adrian connaît Monsieur Weasley. Le jeune Adrian inclina poliment la tête à son tour. Ron consentit un hochement de tête.”

On installa Draco Malfoy dans un fauteuil confortable et Scorpius prit place dans une chaise. Adrian, comme les jumelles, restèrent debout. Rose échangea un regard avec Scorpius qui se crispa. La directrice reprit sa place et continua :
“Messieurs, Mesdames, nous sommes ici pour évoquer une cohabitation temporaire de nos deux pensionnaires ici présents. J’aimerais pour le confort de tous, que nous gardions notre calme et que nous proposions des arguments censés.” Tout le monde hocha la tête sauf Draco qui fixait Ron avec un sourire courtois que l’ancien Gryffondor ne lui avait jamais connu. Avant que tout débat n’éclate, Scorpius se tourna vers son père et posa une main concernée sur son coude :
“Tu ne voudrais pas que je m’occupe des détails et aller te reposer, papa ?” Draco sembla réticent et interpella Ron :
“Que dis tu de ça Ronald ? Je vais aller préparer mon échiquier et quand tout sera réglé nous ferons une partie ou deux avant le dîner !” Ron se fit la réflexion que le déjeuner n’était même pas passé. Draco enchaîna :
“Si je suis en retard pour le goûter, maman va m’empêcher d’aller à l’entraînement de Quidditch samedi.”

Scorpius, mortifié que son père soit placé en si mauvaise posture face à un ennemi d’enfance, pressa son fils de raccompagner son grand-père. Quand ils eurent disparu, il dit :
“Vous voyez que c’est bien impossible. Monsieur Weasley ne peut accepter de côtoyer quelqu’un qui lui a fait du mal et qui ne s’en souvient même pas. Je ne doute pas de votre grandeur d’âme, Monsieur Weasley. Mais je ne souhaite pas exposer mon père malade à des cruautés de vengeance.” Ron avala difficilement sa salive. La directrice ajouta :
“Le problème persiste, si je peux me permettre. La perspective d’un inconnu comme colocataire semble terrifier votre père Monsieur Malfoy. Il se méfie de tous ceux qu’il ne connaît pas depuis assez longtemps et ses crises risquent de s’intensifier si nous le plaçons avec l’un de nos plus jeunes pensionnaires. Depuis le décès de Monsieur Goldstein, il ne reste que Monsieur Weasley de sa génération.” Scorpius se tendit.
“Je pourrais l’accueillir chez moi le temps des travaux.
-L’équipe médicale vous a déjà informé des complications dues à un tel changement d’environnement, je crains de devoir insister.”

Ron sentit que la situation ne pourrait pas se débloquer si facilement. Il éleva la voix pour interrompre la directrice et Scorpius qui débattaient :
“Je veux bien.” Scorpius releva les sourcils, Rose également, et la directrice eut une expression d’espoir :
“Vraiment ?
-Il n’a pas l’air d’être mal intentionné. Et puis, une ou deux partie d’échecs ne peuvent pas me faire de mal. Au contraire.” Rose ouvrit la bouche mais se ravisa en apercevant une larme unique au coin de l’oeil de son père. Ron n’écoutait déjà plus ce qui se disait. Probablement que Rose et Scorpius allaient fixer des conditions. Il n’en avait que faire. Il songeait que Hermione, Harry, Ginny, ses frères, ses amis, tous étaient morts. Il ne restait que lui et Malfoy. Et Malfoy avait oublié tout ou presque. Malfoy se souvenait de lui, et il était prêt à être son ami. Ce n’était certainement pas comme ça qu’il s’était imaginé finir. Mais ils pouvaient peut être jouer un dernier tour à la vie.
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Tiiki
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par Tiiki » 07 sept. 2019 - 21:49

Titre : Ses doigts de fée
Défi stylistique : Les parties du corps suivantes doivent être mentionnées dans votre texte : orteil, oreille, œil, omoplate et œsophage (bonus : os/ovaire)
Fandom : HP
Nombre de mots : 469
Personnages : Hermione Granger, Ron Weasley, Harry Potter, Severus Rogue
Rating : /

« De la menthe poivrée, Londubat, pas de la menthe verte ! Éloignez-vous de votre chaudron avant de provoquer une nouvelle catastrophe », grinça Rogue de sa voix cassante avant de jeter un œil dans le chaudron de Millicent Bulstrode et de secouer la tête d’un air navré.

Des volutes de fumées colorées s’échappaient de tous les chaudrons de la salle de classe, et, balayant de ses mains sales les cheveux qui venaient se coller contre son front, Hermione songea que l’odeur lourde de terre et de sang séché devait probablement embaumer l’ensemble des cachots et des sous-sols du château. La Gryffondor s’affairait mais tendait toujours l’oreille, prête à recueillir la moindre astuce ou le moindre conseil de la part de leur professeur. Si les remarques de ce dernier étaient pour le moins arides, ses conseils n’en restaient pas moins toujours pertinents. Ceux d’Harry beaucoup moins.

« Tu devrais écraser ton foie de chauve-souris avec un couteau, Dean et moi on s’est rendu compte que ça libérait davantage de sang, crut bon de lui glisser le brun qui était assis juste derrière elle.
— Si le manuel précise qu’il faut l’écraser avec une omoplate de centaure, je ne compte pas faire autrement », lui répliqua la brune sur un ton passablement agacé.

Harry haussa les épaules, peu désireux de s’étendre sur le sujet avec sa meilleure amie. Dean et lui ricanèrent discrètement : c’était fou ce que les ovaires des filles leur jouaient des tours depuis l’année dernière. Hermione ne remarqua rien du manège, car elle s’était de toute manière déjà tournée vers le roux, furieuse :

« L’œsophage ne doit pas être utilisé comme cuillère, Ronald ! »
— Poudlard ne s’est pas construit en un jour, il faut bien innover de temps en temps. »

La jeune fille plissa tellement les yeux que Ron ne perçut soudainement plus ses iris. C'était inquiétant et il se sentait particulièrement menacé, presque au point d'appeler Rogue à l'aide, car le Gryffondor pouvait aisément deviner les pensées de l'adolescente : Oh toi mon petit, je vais tellement t’atomiser que même le meilleur Poussos de Mrs Pomfresh ne parviendra pas à faire repousser tous tes os. Il tenta de changer de conversation :

« Émincer l’orteil de Troll ? commenta-t-il d’un air dégoûté. Tu pourrais me montrer comment vous faites, toi et tes doigts de fée ? »

Il ne savait pas s'il hallucinait à cause des vapeurs de potions, mais il lui sembla que les joues d'Hermione venaient de prendre une couleur qu'il ne leur avait jamais vue.
Dernière modification par Tiiki le 07 sept. 2019 - 21:51, modifié 1 fois.

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popobo
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par popobo » 07 sept. 2019 - 21:50

Titre : Ton corps t'appartient (suite)
Défi stylistique : Les parties du corps suivantes doivent être mentionnées dans votre texte : orteil, oreille, œil, omoplate et œsophage
Fandom : original
Nombre de mots : 100 !
Personnages : Blandine
Rating : -
Blandine enchaînait les séances de bien-être. Après le soin du corps, le premier jour, où elle s’était retrouvée complètement enduite de chocolat des orteils jusqu’aux omoplates, elle avait ensuite eu le droit à des massages du dos. En deux jours, elle avait déjà ressenti les bien faits sur son corps. Le troisième jour, elle avait découvert les soins du visage aux algues. Jamais elle n’aurait cru éprouver autant de plaisir au niveau de ses oreilles. Aujourd’hui, elle jeta un coup d’oeil à son programme et se demandait vraiment ce que la séance « pour un bon œsophage » lui réserverait.

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Elektra Black 2
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par Elektra Black 2 » 07 sept. 2019 - 21:57

Titre : Une présentation particulière
Défi scénaristique : Le texte doit comporter des retrouvailles, bonnes ou mauvaises.
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 935
Personnages : Scorpius et Khara Black.
Rating: -

Idée de base : Scorpius Black et Khara Black se retrouvent à une soirée organisée par le MACUSA pour la célébration de sa mise en place. Ils sont mari et femme et se retrouvent après plusieurs mois d’absence car Scorpius est allé en Angleterre donné un coup de main à l’Ordre du Phénix dans sa lutte contre Voldemort et il n’a pas voulu que sa femme l’accompagne de peur qu’il lui arrive quelque chose. Elle est donc restée aux Etats-Unis et n’a plus vu son mari depuis onze mois. Scorpius est le fils de Severus Snape et Regulus Black.
Il était stressé. C’était bête, ce n’était pas comme si elle allait l’accueillir en le giflant. Elle savait très bien pourquoi il était parti, elle l’avait même soutenu, aidé dans son projet. Elle savait ce qu’il vivait, ce qu’il avait vécu, c’était même l’une des principales raisons qui l’avait poussé à partir, elle le comprenait parfaitement, elle connaissait son désir. Elle n’avait pas jugé, elle avait acquiescé à sa demande et avait approuvé ses choix.

C’était sans aucun doute tous ces mois d’absence, ces mois de silence radio qu’il avait lui-même imposé qui le rendait aussi nerveux. Et puis l’impatience. La revoir, sentir son odeur, toucher sa peau, regarder son corps, son visage, son sourire, ses yeux, lui prendre la main, sentir son corps se mouver contre le sien pendant qu’ils dansaient. Oh oui, il tremblait d’excitation à l’idée que bientôt, très bientôt, d’ici quelques minutes sans doute, il pourrait enfin respirer à nouveau librement et totalement car elle serait à ses côtés. Sa femme. Son épouse. La seule pour qui il donnerait tout : sa vie, son cœur, son âme, celles des autres. Peu importe au final. Il savait qu’il était extrême quand il s’agissait d’elle. Ca avait toujours été comme ça à partir du moment où il était tombé amoureux et quand elle avait répondu à ses sentiments, l’extrémité était devenue incontrôlable. Pour tous les deux.

Mais heureusement pour lui, sa famille présente lui permettait de se calmer et de se contrôler un minimum. Il savait que Sothis ne le laisserait pas faire n’importe quoi, ni Orion. Son grand-père était parfois très rigide mais en cet instant, Scorpius en était plus que satisfait. La bienséance des Sang-Purs lui serait très utile au moment où son regard se poserait à nouveau sur sa femme. Il lui faudrait sûrement tout son sang-froid pour ne pas l’embrasser comme un forcené dès qu’il en aurait l’occasion. Cette fête, réunissant tout le gratin de la population sorcière américaine, organisée pour célébrer l’anniversaire de la mise en place du MACUSA, était l’occasion idéale pour présenter à son père, Lucius, Narcissa et Sirius sa femme. Il n’aurait d’autre choix que d’agir avec respect et sans précipitation.

Scorpius prit une profonde inspiration au moment même où sa magie s’emballa ce qui lui permit de contrôler son flux. Il la sentit, à travers leur lien. Il sentit sa propre magie répondre et il se tourna instinctivement vers l’endroit où elle se trouvait. Du haut du balcon où il était posté, il avait une vue d’ensemble de la salle de bal sous ses pieds. Par les portes de gauche grandes ouvertes, il vit sa silhouette émergée, drapée dans une robe rouge sang magnifique, décolletée dans le dos, un lacet de dentelles sur les épaules, descendant jusqu’à mi-bras en un tissus fluide et vaporeux, idéal par ce temps chaud du mois de Juin. Il sentit son cœur faire une embardée et puis prendre un rythme affolant. Elle avait mis sa couleur. Ce rouge sang, éclatant de vie, embrasant tout sur son passage, c’était SA couleur. Elle la portait dans les grandes occasions pour eux deux : leurs mariages, puis leurs anniversaires de mariages, les soirées où elle désirait qu’il ne regarde personne d’autre qu’elle, reléguant les autres femmes au rang de simples figurantes.

Il sourit et au même instant, il vit son visage se tourner vers lui et le même sourire était accroché à ses lèvres. Oh Merlin qu’il avait envie de l’embrasser.

-Tu devrais descendre avant de te consumer sur place.

Il entendit la voix de son frère de façon lointaine, il était déjà perdu dans un univers où il n’y avait plus qu’eux deux, seuls au monde. Il s’éloigna du balcon, descendit les marches de l’escalier menant à la salle de bal et se dirigea droit vers elle. Puis se figea.

Elle était en pleine discussion avec Narcissa. Il eut un instant de panique, puis reprit sa marche. Lorsque sa femme détourna le regard afin de le poser sur lui, Narcissa se retourna pour voir qui avait attiré l’attention de son interlocutrice.

-Ah Scorpius, connais-tu Mademoiselle Lancaster ici présente ?

Un petit sourire aux lèvres, Scorpius se racla la gorge afin d’éclaircir sa voix. Sentant du monde derrière lui, il comprit que son frère avait suivis ses pas de même que Severus, Lucius, Remus et Sirius. Il s’écarta donc, se plaçant juste à côté de Khara et dit :

-Narcissa, Lucius, Sirius, Remus et Père, je vous présente ma femme, Khara Black. Khara, je te présente ma tante, Narcissa Malfoy ainsi que son mari, Lucius, mon oncle Sirius, mon beau-père Remus et bien évidemment mon Père, Severus Snape. Je tiens donc à préciser que Khara ne porte plus le nom de Lancaster que pour ses affaires concernant sa société.

Le groupe resta bouche-bée durant quelques secondes, ne s’attendant absolument pas à une telle révélation. Puis Narcissa se reprit la première.

-Je ne m’attendais pas à cela. Je suis très surprise, mais dans le bon sens. Je connais bien ta femme pour l’avoir vue à plusieurs défilés et je dois avouer que vous êtes tout à fait charmante.

Lady Malfoy appuya ses dires en regardant de façon insistante son mari et le meilleur ami de celui-ci, leur faisant instantanément comprendre de bien se comporter avec la jeune femme.

-Oui je sais, mais mon époux aime que sa vie privée reste privée.

Les deux femmes poursuivirent la conversation tandis que les mains de Scorpius et Khara restèrent soudées durant toute la soirée. Ils auraient le temps de fêter dignement leurs retrouvailles plus tard, à l’abris des regards indiscrets de la bonne société de New-York.

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par Carminny » 07 sept. 2019 - 22:03

Titre : Retour à Poudlard
Défi (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique (Retrouvailles)
Fandom : Harry Potter (UA)
Nombre de mots : 434
Personnages : Ann Roberts
Rating : Tout Public
Ann Roberts avança doucement dans les couloirs de Poudlard. Le château donnait une toute autre impression que quand elle était étudiante. Comme tout d’ailleurs. Pourquoi cela l’étonnait-il encore ? Evidemment que le monde n’était pas le même. Elle était restée six mois décisifs dans le coma et tout avait changé. Elle avait changé. Comment pouvait-elle supposer que les choses seraient les mêmes lorsqu’on les appréhendait d’une autre manière ? Si auparavant les tableaux aux murs étaient surtout un spectacle toujours émerveillant et que leurs bavardages étaient sans importance, ils prenaient maintenant une toute autre dimension. Chaque parole soufflée était un indice sur le lieu, sur la distance au mur. Chaque toile enchantée matérialisait le tableau dans la représentation de l’espace qu’elle essayait de recréer. Et les visages des personnes, les magnifiques banquets dont les artistes leur avaient fait dons n’importaient plus du tout. Quelle place pouvait avoir un gigot d’agneau lorsqu’il n’avait pas d’odeur, quelle beauté une rose sans senteur ?
Quand elle était arrivée, l’omniprésence de la magie l’avait submergée, elle avait eu l’impression de se noyer. Comment aurait-elle pu s’orienter ? Mais apparemment Poudlard était habité d’une magie bienveillante car au bout d’un moment, la pression qui s’exerçait sur sa sensibilité magique surentrainée s’était affaiblie comme si le château voulait être conciliant avec elle. Elle espérait simplement que cela ne causait pas de tord à l’école.
Cela faisait plaisir de retrouver le château. Poudlard était devenu bien plus accueillant qu’à son époque. A moins que ce soit parce que maintenant elle savait à quoi ressemblait le monde hors de l’école, hors des murs protecteurs ou parce qu’elle s’était habituée à l’hostilité du monde en dehors de son manoir familial. Quelle triste pensée. Mais peut-être que cela changerait maintenant que Vous-Savez-Qui avait disparu. Elle l’espérait pour ses élèves.
Personnellement, elle ne gardait pas un très bon souvenir de sa rentrée. Son père lui avait dit de se méfier mais évidemment elle s’était fait avoir. Elle s’était empoisonnée avec le dîner de rentrée et avait passé la nuit à l’infirmerie. Elle souhaitait ardemment que cela ne lui arrive pas en tant que professeur. Mais comment pouvait-elle avoir une chance de reconnaître les plats contenants des cucurbitacées sans voir ? C’était une des questions majeures qu’elle se posait. Tout comme celle sur les devoirs écrits qu’elle devrait corriger et les élèves auxquels il faudrait associer une maison.
Mais il fallait voir les choses comme elles étaient. Sans son accident et son incapacité de continuer les compétitions de duel, elle ne serait jamais revenue à Poudlard. Et alors le futur ne serait certainement pas la même.
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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par selket » 07 sept. 2019 - 22:03

Titre : Le prix de son exil
Défi (scénaristique ou stylistique) : les deux
Défi stylistique : Les parties du corps suivantes doivent être mentionnées dans votre texte : orteil, oreille, œil, omoplate et œsophage
2e palier : ajouter os et ovaire
Défi scénaristique : Des retrouvailles doivent être au centre du texte, bonnes ou mauvaises
Fandom : HP
Nombre de mots : 918
Personnages : Blaise, Théodore, Pansy
Rating : -12

Blaise Zabini tu commences à me casser les <b>ovaires</b> avec les conneries que tu débites !
ça suffit Pansy ! Ne lui parle pas comme ça il vient juste de rentrer des Etats-Unis.
Et alors Théo ? Depuis quand fuir le pays nous dispense de remontrances ?
Furibonde Pansy, les bras sur les hanches, dardait son plus menaçant regard noir sur Blaise qui se ratatinait sous l’<b>oeil</b> sombre de l’ancienne serpentarde.
D’une voix timide et maladroite il essaye de continuer ses explications tout en sachant qu’il ne fait que s’enfoncer un peu plus.
Mais enfin Pansy laisse moi t’expliquer …
Non Blaise on a pas le temps pour ça.
Ah ben tu vois tu es d’accord avec moi ricane la jeune femme.
Epuisé Théodore Nott se passe la main sur le visage en poussant un long soupir.
Là n’est pas la question Pansy. Ce que je veux dire c’est que là Blaise a mieux à faire que nous expliquer pourquoi il a décidé de partir s’exiler dans les Rocheuses américaines. Quant à toi tu pourras lui crier dessus plus tard. Je te rappelle que j’ai eut du mal à persuadé Blaise de revenir alors sans serait fort sympathique de ne pas le faire à nouveau détaler.

Amusée Pansy ne peut s’empêcher de sourire sur l’humour toujours aussi grinçant de son meilleur ami. Mais très vite son front se ride en repensant à la cause du retour de Blaise. Percevant son trouble, Théodore se rapproche d’elle et passe un bras autour de son épaule.
Tout vas bien se passer Pans, Blaise est de retour. Tout iras mieux.
Le mince sourire qui étire ses lèvres fine laisse pourtant entrevoir toute l’inquiétude qui l’habite. Décidant de se reprendre afin de ne pas décharger son fardeau sur les épaules de son ami elle relevé la tête et sourit de toute ses dents afin de se convaincre, tout autant que de convaincre ses amis, que tout va s’arranger maintenant que Blaise est rentré.
Alors en route qu’es ce qu’on attend ?
Bondissant sur ses pieds elle saute du canapé où elle était assise. Blaise la suivant dans son mouvement, comme il le faisait toujours avant, saute sur ses pieds et affiche le même air décidé que son amie, quoiqu’une lueur d’inquiétude danse dans son regard.
C’est partit !
Lui tendant la main Pansy ne peut s’empêcher de lancer une dernière pique.
- Evite de me marcher sur le petit <b>orteil</b> quand tu tomberas après avoir transplané d’accord ?
- Quelle humour Pansy, tu as fini de nous casser les <b>oreilles</b> ? C’est bon on peut y aller ?


Il ne sait pas si c’est le transplanage où l’angoisse qui le font se sentir mal mais il sent des remontées acide lui bruler l’<b>oesophage</b> alors qu’ils marchent dans les couloirs sans âmes de Saint Mangouste. Comme anesthésié il se laisse trainer par Théodore et Pansy sans réellement prêté attention à ce qui se passe autour de lui. Il ne sent que ses jambes flageolantes qui le porte difficilement, l’acide qui remonte dans sa gorge et la main rassurante de Pansy qu’il est incapable de lâcher.
Soudain Théodore s’arrête devant une chambre et tourne la tête vers lui. Déglutissant douloureusement il porte sur Théo et Pansy un regard qui montre toute la détresse qui l’habite.
Et si elle ne voulait pas me voir ?
Une fois sa question posée il se sent encore plus misérable comme si le fait d’avoir mis des mots sur sa peur la rendait plus forte.
Doucement Théodore s’approche et pose sa main sur son épaule avant de prononcer les mots qu’il redoute. Cette sentence qui, ils le savent tous, est la vérité, cette vérité douloureuse dont il ne peut plus se cacher. 
- Blaise si elle est là c’est à cause de toi. Bien sur qu’elle veut te voir.
Sous l’assaut de ces mots murmurés il ferme les yeux avant de reprendre contenance. Après avoir jeté un dernier coup d’oeil à ses amis il ouvre la porte.
La première chose qu’il voit en rentrant c’est ce blanc. Ce blanc qui coure sur les murs, sur le carrelage chatoyant, sur la literie. Ce blanc qui étincelle à lui crever les yeux, le temps d’un instant il aimerait bien perdre la vue plutôt que de voir la conséquence de ses actes.
Une fois ses pupilles habituée à la lumière éclatante de la minuscule chambre d’hôpital il aperçoit la silhouette d’Astoria. Habillée en noir elle contraste dans cet environnement, une bouffé de colère le prend à la gorge alors qu’il se fait la réflexion, qu’aujourd’hui, les vêtements ordinaire de travail d’Astoria ressemble à un linceul.
Enfin il porte son regard sur le lit. La première chose qu’il aperçoit se sont les cheveux blonds de Daphné qui s’éparpille sur l’oreiller et qui se soulève en rythme de sa respiration sifflante. Elle lui tourne le dos, lui laissant apercevoir une <b>omoplate</b> saillante sous le mince tissu de sa robe, un dos décharné et des <b>os</b>, tant d’os qui semble perforer sa peau. 
Pour empêcher la bile de remonter jusqu’à ses lèvres il porte un regard sur le traits tirés de Daphné. Ses yeux sont clos, et il prend peur qu’ils ne s’ouvrent plus jamais. Mais la respiration arythmique de Daphné le rassure un peu.
Difficilement il avance pour prendre la main de celle qu’il a abandonné.
Et si elle ne voulait plus de lui après tout ça ?
Repoussant ses pensées le plus loin possible il se concentre sur une seule chose. Ramener Daphné parmi les vivants.

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par AliceJeanne » 07 sept. 2019 - 22:05

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : Stylistique
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 597
Personnages : Gemma Farley, Maisie Andrews (OC)
Rating : /
Maisie observa son chaudron avec circonspection tandis que Gemma feuilletait avec la force du désespoir son manuel de cours. Rien n’allait plus depuis qu’elles avaient ajouté la poudre d’œsophage de dragon à leur potion contre les reflux gastriques. Le professeur Campbell allait être furieux lorsqu’il verrait le massacre et l’œil de verre d’Alastor Maugrey paraîtrait bien rassurant à côté de sa fureur qui ne manquerait pas d’éclater lorsqu’il apercevrait les bouillons verdâtres qui commençaient à embaumer l’atmosphère.

Il avait pourtant été on ne peut plus clair au début du cours, ceux qui échoueraient au test se verraient renvoyés de l’académie de médicomagie et ne pourraient plus espérer ne serait que mettre un orteil dans une clinique magique.

«Ouvrez grand vos oreilles, les veracrasses - il avait toujours eu le surnom affectueux facile pour ses étudiants de première année - avait-il grogné. Cet examen est le plus important de votre vie. Regardez bien vos voisins, tous, c’est certainement la dernière fois que vous en verrez certains.»

Le frisson qui s’était frayé un chemin entre les omoplates de Maisie n’avait d’équivalence que celui qu’elle avait ressenti lorsque de sa folle aventure en compagnie de Percy et Pénélope dans les cachots de Poudlard, lorsqu’elle était en sixième année. Cet Halloween là, elle avait bien cru trépasser.

«Mais qu’est-ce qu’on a loupé?! s’écria Gemma Farley en fouillant ses notes. Cela ne devrait pas être comme ça du tout! C’est une catastrophe, une véritable catastrophe!
- Inutile de s’affoler, tempéra l’ancienne Poufsouffle. Si nous reprenons la recette dans l’ordre, nous trouverons forcément ce qui cloche.
- Bien, acquiesça vivement la brunette. Faisons cela. Je lis, tu réfléchis.»

Maisie hocha la tête, de toute évidence, il valait mieux pour leur avenir scolaire que ce soit elle qui tienne la cuillère, les mains de Gemma ressemblant à s’y méprendre, à deux pauvres choses coincées dans les ressorts d’un trampoline.

«Miel de Bretagne, commença-t-elle à dicter.
- Fait.
- Bile de boursouflet.
- Ajouté, grimaça Maisie n’osait imaginer ce qu’avait ressenti la pauvre créature avant d’être éventrée.
- Citron.
- Pressé.
- Ovaires de Gallois commun...»

L’ancienne Serpentard se figea, déglutit et bredouilla des excuses incompréhensibles.

«Maisie?! souffla-t-elle en priant pour que leur professeur de passe pas dans leur dos à cet instant.
- Oui? répondit l’interpellée en palissant à son tour.
- Je crois que j’ai mal lu cette ligne...
- Il me semblait bien, oui, que c’était assez curieux comme composant.
- C’était «os verts» de Gallois commun.
- En effet.»

Les deux jeunes-filles s’observèrent, puis, après avoir échangé un regard apeuré, la plus hardie des deux se risqua vers l’étagère des ingrédients, à l’autre bout de la pièce, épiée par l’œil luisant et incorruptible du vieux sorcier à la longue barbiche en friche. Maisie s’empara de la poudre d’os de dragon en veillant à faire le moins de bruit possible et courut presque jusqu’à leur paillasse afin d’échapper le plus vite possible à la menace en robe verte. Elle jeta deux pincées dans leur chaudron dont le contenu retrouva un aspect normal.

«Étrange, murmura-t-elle pour elle-même. Mais nous n’allons pas nous en plaindre.
- Assurément pas, compléta Gemma.»

Malgré cette sombre mésaventure, les deux apprenties guérisseuses passèrent dans l’année supérieure sans encombre et le seul témoin de leur erreur fut l’épouse du patient ayant reçu leur potion, déclarée parfaite par Mr Campbell. En effet, la semaine suivant l’administration du breuvage, celui-ci fut complètement débarrassé de ses indisposant reflux, mais se voyait contraint à un rituel des plus déstabilisant. En effet, chaque matin en se levant, il vidait le garde-manger de ses œufs et les couvait en mordant et crachant des flammes sur quiconque osait prétendre à une omelette.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par BellaCarlisle » 07 sept. 2019 - 22:07

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique et osso-buco ^^
Fandom : Hannibal (série)
Nombre de mots : 501
Personnages : Will Graham, Hannibal Lecter
Rating : Tout public
Will avait peur. Ce n’était pas une crainte rationnelle, il en avait pleinement conscience, mais il ne pouvait s’y soustraire. Depuis plusieurs jours, il ne dormait presque plus, envahi par le sentiment que quelque chose se passerait forcément mal. Son corps portait toujours les cicatrices du combat contre le Dragon Rouge ainsi que de la longue et douloureuse chute, comme un rappel permanent de ce qu’il avait traversé en embrassant sa véritable nature. Chaque matin, devant son miroir, il observait les marques qui ornaient sa peau en se demandant si tout était réel et si Hannibal avait vécu les mêmes souffrances que lui. L’ancien consultant du FBI n’avait jamais osé lui poser la question, même par l’intermédiaire de leurs échanges téléphoniques, et le cannibale n’avait pas abordé le sujet.

L’odeur de la viande en train de cuire tira l’empathe de ses réflexions. Il avait tenté de faire de son mieux pour accueillir le psychiatre mais il fallait se rendre à l’évidence : la cuisine n’était pas du tout sa passion et le résultat était pitoyable. Les morceaux d’osso buco gisaient dans la poêle de manière désastreuse, complètement brûlés, et les légumes étaient désormais trop cuits. Will éteignit le feu et essaya de débarrasser la poêle de la nourriture immangeable mais la viande collait. Comble de malchance, son téléphone portable choisit ce moment pour sonner et le nom d’Hannibal s’afficha sur l’écran. Le brun décrocha en se retenant de pester et indiqua l’adresse exacte de son nouveau domicile. Par mesure de sécurité, ils avaient gardé le silence sur leurs lieux de résidence, même s’il s’agissait sans nul doute d’une précaution inutile puisque personne ne semblait les rechercher.

Délaissant sa cuisine, Will alla ouvrir à son invité qu’il détailla sans la moindre gêne. Comme à l’accoutumée, Hannibal était tiré à quatre épingles dans un costume sur mesure. Les deux hommes se regardèrent longuement, savourant ces retrouvailles prévues depuis des semaines. Contrairement à ce que l’empathe pensait, il n’y eut aucune intervention musclée de la part de la police locale. Ils n’étaient que tous les deux, perdus dans leur propre monde, et le plus jeune comprit à cet instant que l’Éventreur de Chesapeake avait pris de l’importance dans sa vie, bien plus que ce qu’il avait cru. Il attira à lui le cannibale, refermant la porte derrière lui, avant de le plaquer contre l’un des murs pour l’embrasser. Ce n’était pas prémédité, encore moins de sa part. Lui qui évitait si souvent les contacts se retrouvait à lier sa respiration avec celle d’un homme qui lui avait fait beaucoup de mal.

Lorsqu’ils se séparèrent enfin, les deux hommes se sourirent. Hannibal reprit possession des lèvres de Will tout en glissant l’une de ses mains sous sa chemise. Le plus jeune s’embrasa sous ce toucher et décida de remettre à plus tard le repas. Le désir qui brûlait en lui avait plus de force que son appétit et il devinait que c’était également le cas du Lituanien qui ne lui offrait plus la moindre échappatoire.
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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par hazalhia » 07 sept. 2019 - 22:08

Titre : Brise d'été
Défi (scénaristique ou stylistique) : défi scénaristique, des retrouvailles
Fandom : original
Nombre de mots : 575
Personnages : Iris et Jude
Rating : /
Les pas de l’homme étaient étouffés par l’herbe humide. Il avait plu la veille et la forêt embaumait ce parfum entêtant, typique, presque désagréable au nez de l’homme. A travers la frondaison, les rayons de soleil de ce début matinée se frayaient mollement un chemin, après tout ils avaient toute la journée pour réchauffer la forêt.

C’était le début. le promeneur esquissa une sourire en laissant sa main traîner dans une flaque de lumière, la journée serait belle. Il repensa à cet été là, plus de six ans auparavant. Le moment où il avait rencontré Iris Bykowski. Elle était le genre de personne qui rentrait dans votre vie comme un coup de fouet, brusquement, puis qui n’en sortait plus. Elle avait impacté son existence, pour le meilleur comme pour le pire. Il ne ressentait cependant aucune once de regret quand cette pensée lui traversa l’esprit. Après tout aujourd’hui il allait enfin la revoir, depuis tout ces années. Il avait hâte.

Il se souvenait de leur habitude de s’éloigner du QG pour trouver un peu de tranquillité. Les hectares de champs et de forêt autour de l’ancienne colonie de vacances reconvertie en siège central des résistants permettait d’assouvir cette envie. Pourtant il y avait un endroit que Iris avait toujours préféré.
Et pourtant cet endroit l’avait hautement intriguée au début, avant qu’elle n’arrive à l’apprécier. La brise souffla dans les cheveux noirs de l’homme et apporta avec elle une nouvelle bouffée d’odeur de lendemain de pluie. Il continua de se frayer un chemin entre les arbres, slalomant entre les troncs, posant ses pieds délicatement sur le sol humide. Son coeur commença à s’emballer. Cela faisait si longtemps qu’ils ne s’étaient pas vu, la vie te le temps avaient fait leur oeuvre et leur chemins s’étaient éloignés. Il était parti, longtemps. Il avait même souvent remis à plus tard son retour, de peur des souvenirs que cela allait raviver. Mais cette fois il se sentait prêt. Il continua sa déambulation à travers la forêt, sachant tout à fait où se rendre.

Il y avait une tradition qui s’était installé chez les résistants, du moins chez ceux qui vivaient suffisamment en marge des villes pour l’appliquer. Personne ne savait vraiment quand cela avait commencé, mais les résistants s’étaient un jour mis à enterrer leurs morts dans la forêt, et à planter un arbre en même temps qu’ils ensevelissent le corps. Ils avaient alors créés des lieux de mémoire vivants, emplit de sérénité. Saison après saison, en même temps que les arbres s'épanouissaient, le souvenir continuait d’exister et en voyant les majestueux rameaux continuer à leur façon d’appliquer le cycle de la vie, les tourments des proches étaient apaisés. Rendre visite à un proche disparu était alors devenu un peu moins pénible, on savait que d’une certaine façon il était toujours un peu là, dans les feuilles qui bruissaient, dans les bourgeons qui revenaient chaque printemps, dans le vent qui soufflait une caresse réconfortante.

L’homme fini par s’arrêter à l’abord d’une clairière. Iris était là, comme dans son souvenir. Ses cheveux bruns jamais disciplinés. La fossette sur sa joue droite quand elle souriait, elle qui s'efforçait toujours de masquer l’inquiétude qui la rongeait.

- Hey, salut Iris. Ça fait un bail pas vrai?

En face de lui le jeune pommier sembla lui répondre. Le vent souffla dans les feuilles vert tendre, et quelques unes se mirent à voler jusqu’aux pieds de l’homme comme pour la saluer. Ils se retrouvaient enfin.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 septembre

Message par Westyversionfrench » 07 sept. 2019 - 22:44

Titre : Un devoir important
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 558
Personnages : Hermione Granger, Harry Potter, Ronald Weasley
Rating : Tous Publics
Hermione fit doucement glisser le magazine sur le guéridon et tenta avec son petit doigt d’attraper un rouleau de parchemin qui dépassait de derrière une pile de livre. Une main puissante s’abattit sur la sienne, la faisant sursauter. Ron grogna :
“Non.” Hermione rougit mais se défendit :
“Je voulais juste vérifier.
-Non. J’étais sûr qu’on ne pouvait pas te faire confiance.” Il se tourna et appela Harry, qui accourut, l’air mécontent. Il fixa Hermione, le parchemin et la pile de livre.
“Herm…
-Je voulais juste m’assurer que j’avais bien terminé l’autre devoir.” Harry prit le rouleau incriminé et le déploya. Il lut avec insistance le titre sous l’air furibond de Ron :
“Les propriétés inflammables de la poudre de bave de Puffskein, et leur utilisation en agriculture sorcière.” Ron fit un signe de dénégation navré :
“Franchement Hermione… Tu étais d’accord.” Hermione se leva et se mit à crier :
“J’ai essayé ! Vraiment ! Mais c’est impossible ! Comment avez-vous pu tenir plus de six ans sans faire vos devoirs immédiatement. C’est la première fois que je suis en retard sur un projet. Il me reste encore deux jours avant de rendre le devoir et j’ai l’impression que je vais exploser.”

Ron soupira mais vint s’asseoir à côté d’elle. Passant un bras sur ses épaules, il déposa un baiser sur sa tempe. Ces derniers temps, il était plus enclin à l’embrasser sur la tempe que sur la bouche. Hermione ne s’en plaignait pas. Elle aussi avait l’impression qu’il ressemblait plus à un frère. Harry s’installa de l’autre côté et lui tapota le genou, en signe de soutien. Il formula ce que Ron n’était pas capable de dire à voix haute :
“On s’inquiète pour toi. Si nous t’avons proposé cet exercice, c’est parce que nous pensons que ça te permettrait de diminuer ton anxiété. Tu as beaucoup d’options cette année encore, mais tu sembles gérer plus difficilement ton stress que les autres années.” Ron maugréa :
“C’était sans doute une idée stupide. Mais tu aurais dû nous dire que ce sabotage thérapeutique te faisait plus de mal qu’autre chose.” Hermione releva un sourcil :
“Sabotage thérapeutique. Décidément, Ron, tu m’étonneras toujours.” Ron retira son bras, vexé. Il la fixa, une certaine colère dans le regard :
“Aussi étrange que cela paraisse, je m’inquiète pour toi. Parfois, je me demande pourquoi.”

Une fois Ron disparu dans les escaliers menant aux dortoirs, Harry soupira :
“Tu crois pas que ça joue. Ta relation avec Ron.
-Tout se passe bien.
-Pour le moment.
-On traverse tous des hauts et des bas.
-C’est vrai. Mais généralement, ces hauts et ces bas, sont chaque fois différents. Si c’est toujours face aux mêmes problèmes que vous luttez, il peut y avoir autre chose. Ou au contraire, il n’y a pas assez.
-Je tiens beaucoup à Ron.
-Comme tu tiens beaucoup à moi.
-C’est différent.” Harry souffla :
“Ce n’est pas parce que c’est différent que c’est de l’amour.” Hermione se crispa. Harry ajouta :
“Ron est plus intelligent que ce que tu crois, que ce que beaucoup croient. Je dirai qu’il n’y a que Luna et moi qui ayons su voir cela chez lui. Et c’est dommage.”

Hermione saisit le parchemin délaissé des mains d’Harry.
“J’ai du retard sur mon devoir. Je ferais mieux de m’y mettre.” Harry inclina doucement la tête. Il insista une dernière fois :
“Ne prends pas de retard sur d’autres sujets importants Hermione.”
Image avec L'arc du guerrier Od, en Mongolie sorcière ! Image

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