[Textes] Nuit du 31 août

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dedellia
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Re: [Textes] Nuit du 31 août

Message par dedellia » 01 sept. 2019 - 01:28

Titre : Dernière fois
Thème : Abstème
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Sirius Black
Rating : tout public
Sirius se réveilla avec l’impression d’avoir subi un sortilège d’expulsion qui lui aurait fracassé le crâne contre un mur. Et la nausée incroyable qui augmentait à chacun de ses mouvements ne faisait que confirmer son envie de rester terré au fond de son lit jusqu’à la fin du mois. La veille lui paraissait floue, mais il se doutait qu’il avait dû se laisser tenter par un ou deux ou sept verres d’hydromel de trop. Il entendit James dire son nom d’une voix beaucoup trop forte qui exacerba sa migraine. C’était la dernière fois qu’il buvait de l’alcool, promis. Enfin, peut-être.
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BellaCarlisle
Cannibale nocturne
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Re: [Textes] Nuit du 31 août

Message par BellaCarlisle » 01 sept. 2019 - 01:56

Titre : /
Thème : Image de 02h
Fandom : Original
Nombre de mots : 697 (compteur en ligne)
Personnages : Chaska, Inti
Rating : Tout public
Chaska avait le sentiment de tout faire de travers. Sa dernière entrevue avec Quetzalcoátl n'avait rien donné d'encourageant, le dieu ayant décrété qu'elle avait besoin de s'endurcir pour parvenir à ses fins. Elle y mettait du sien, jour après jour, en supportant les entraînements intensifs d'Inti, les cours de civilisation de Chun et les regards pesants de tous les autres. Ce n'était pas un manque de volonté de sa part, seulement une profonde lassitude qui l'empêchait de faire son maximum. La jeune femme ne voulait pas résumer sa vie à une quête divine insensée, à des luttes sanglantes et à une mort probable au bout du chemin. Elle se passionnait pour l'histoire de ses ancêtres et pour la mythologie de sa terre, elle n'était pas une vraie aventurière prête à se mettre en danger pour transmettre des volontés divines. Le serpent à plumes avait fait une erreur en la désignant, c'était la seule explication, mais personne ne l'entendait de cette oreille. Paradoxalement, les gardiens lui reprochaient d'être la messagère et refusaient ses protestations.

Un léger coup contre sa jambe lui fit baisser les yeux vers Bastet. La chatte aux yeux verts miaula pour réclamer son attention et Chaska sourit avant de la prendre dans ses bras pour la caresser. Elle l'avait nommée comme la déesse égyptienne à tête de chat, plus par provocation que par honneur envers la divinité. Elle aurait pu choisir n'importe quel nom du panthéon qu'elle se devait de respecter mais le comportement des gardiens à son égard lui avait fait prendre une décision qu'elle ne regrettait pas. Bastet était sa seule compagnie agréable dans ce village perdu - excepté son ami Chun mais elle le soupçonnait d'être malgré tout très fidèle à ses dieux - et aussi le seul animal qu'elle approchait sans peur de se faire mordre. La chatte était une source de réconfort après ses entraînements avec Inti, un réconfort qu'elle méritait amplement et qui faisait de Bastet son idole lorsque tout allait de travers.

La porte de sa cabane s'ouvrit sur l'instructeur qui détailla d'un œil critique l'agencement des lieux. Il n'avait jamais mis les pieds chez elle parce qu'ils se retrouvaient habituellement ailleurs pour l'entraînement au combat et Chaska aurait préféré ne pas le voir arriver à l'improviste. D'autant plus que Bastet décida à cet instant précis de sauter de ses bras pour s'approcher de l'homme qui s'autorisait à entrer sur son territoire. L'animal renifla Inti puis fila en vitesse se terrer dans son panier, surprenant la jeune femme qui ne l'avait jamais vue réagir de la sorte. Elle s'agenouilla près de sa chatte et tendit une main pour caresser la tête de Bastet qui émit un feulement en retour.

« Les animaux ne sont pas autorisés, déclara Inti. Vous allez devoir vous en séparer.
— Et l'abandonner ? remarqua Chaska avec une pointe de colère. Bastet est là depuis des semaines, tout le monde sait que je m'occupe d'elle. Si c'est réellement le règlement alors Chun aurait dû m'en parler.
— Avez-vous vu des animaux ici ? Avez-vous croisé le moindre chien, le moindre chat ou le moindre rongeur ?
— Non, admit la jeune femme. Mais j'ai eu le temps de constater que certains d'entre vous possèdent des serpents, ce qui est clairement plus dangereux que ma chatte !
— Comptez-vous contester tout ce qui vous déplaît ? répliqua l'instructeur. Vous passez votre temps à agir à l'inverse de ce que nous attendons de vous. J'ignore de quelle manière Chun vous supporte mais cela ne durera pas. Méfiez-vous, Chaska, car le grand Quetzalcoátl lui-même finira par se lasser de votre incompétence.
— J'attends ce jour avec impatience ! s'exclama-t-elle. Je serai libre de vivre comme je l'entends sans vous et votre arrogance ! »

Inti plissa les paupières en soutenant son regard flamboyant de rage puis il sortit sans un mot. Chaska s'assit lourdement sur le canapé élimé qui lui servait de lit avant de maudire son instructeur.
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 31 août

Message par Roxane-James1 » 01 sept. 2019 - 02:02

Titre : /
Thème : Abstème
Fandom : HP
Nombre de mots : /
Personnages : Louis Weasley / Scorpius Malefoy
Rating : -12 ?
Il a renversé sa tête en arrière et le regarde, un léger sourire au coin des lèvres. Sous l’éclairage tamisé de la pièce, ses cheveux blonds brillent comme des fils d’or entrelacés à des rayons de soleil et des larmes de Lune. Sa gorge pâle est exposée à la vue de tous, mouchetée de quelques grains de beauté. Il est vêtu de son plus beau costume, le vert foncé, son favori. Mais ce que Louis préfère chez lui, ce sont ses poignets, si blancs qu’on les croirait taillés dans du marbre, si fins qu’on les croirait esquissés au fusain. Lorsqu’il déplie ses doigts, Louis peut apercevoir les nervures bleues que forment ses veines, les muscles délicats de son avant-bras, et il s’imagine alors tout un tas de choses dont il a honte, tellement honte qu’il ne peut plus penser qu’à ça. A lui, à ses mains qui se referment sur ses hanches, à ses poignets qui glissent entre les siens, à sa nuque dénudée qu’il aimerait embrasser, à ses lèvres qu’il aimerait torturer. Alors il boit. Et Scorpius le regarde, son verre d’eau à la main. Et il se sent stupide, si stupide de se soûler alors qu’il sait très bien ne pas résister à l’alcool. Pas plus qu’il n’est capable de refuser une invitation de Scorpius alors qu’il devrait être claquemuré dans son prestigieux cabinet d’avocat, en train de plancher sur des dossiers à clôturer urgemment.

— Tu en veux ? demande Louis en pointant la bouteille à moitié vide qui gît sur la table entre leurs mains ouvertes.

Scorpius sourit encore et Louis s’enflamme.

— Tu sais bien que je m’abstiens, susurre l’ancien Serpentard en inclinant légèrement la tête sur le côté, comme il en a l’habitude.

C’est vrai. Scorpius s’abstient tout le temps. Louis ne l’a jamais vu savourer un verre de vin. C’est toujours lui qui entame et termine les bouteilles au restaurant. Peut-être pour tenter d’échapper aux images voluptueuses qui naissent dans son esprit à chaque fois qu’il croise Scorpius. Un soupir lui échappe. Il aimerait bien, parfois, pouvoir faire taire son corps et réfréner le feu qui lui ronge le ventre. Après tout, Scorpius est marié avec sa cousine Rose. Il ne devrait pas éprouver… tout ça. Mais il semblerait qu’on ne choisisse pas. Alors Louis boit.

— Parle-moi, lance Scorpius.
— « Parle-moi », répète Louis. C’est vaste, tout ça. Te parler de quoi ?
— Je ne sais pas, murmure Scorpius. Parle-moi de toi.

Il a posé son coude sur la taille et son menton sur son poignet. Ses lèvres effleurent presque la peau douce de sa paume. Louis est sûr que son souffle tiède la réchauffe doucement. Il déglutit nerveusement. Le sourire de Scorpius s’élargit.

— Je… j’ai un rendez-vous important, demain.
— Oh. Avec une fille ?
— Quoi ? Non ! Non… Pour le travail, je veux dire.
— Je vois.

Scorpius laisse retomber sa main au niveau de la salière. Si Louis avance d’un centimètre, il pourra la frôler. Il ferme les yeux et tente de se concentrer. Sous la table, ses pieds battent la mesure de son cœur affolé. Un genou rencontre le sien. Louis réprime un frisson. Il se demande pourquoi Scorpius l’invite à chaque fois. Il n’est pas doué pour soutenir des conversations, et il a deux ans de moins que lui et une vie très différente de la sienne. Par exemple, il n’a pas de femme. Pas de projets d’enfant. Il est timide et effacé. Et surtout, il boit.

— Tu as l’air d’apprécier, rit Scorpius.
— Oui, ça fait du bien.

Louis ne sait même plus s’il parle du vin ou de son genou contre le sien. Sans doute un peu des deux. Scorpius bouge légèrement et son poignet touche le sien à son tour. Louis ne peut s’empêcher de passer ses doigts dessus et, à son grand étonnement, Scorpius le laisse faire. Il colle leurs mains ensemble, enlace leurs doigts et Scorpius ferme les yeux. Il est encore plus beau ainsi. Fasciné, Louis retrace les contours de ses poignets, gambade sur ses bras, remonte doucement le long de ses épaules. Il est à demi avachi sur la table qui les sépare lorsque Scorpius se redresse. Leurs nez s’entrechoquent bruyamment. Louis se sent s’envoler. La douleur fuse en même temps que le sang mais lorsque leurs lèvres s’effleurent, il oublie tout le reste. Il a à peine le temps de goûter à Scorpius qu’un serveur toussote devant eux.

— L’addition, bien sûr, rit Scorpius en repoussant Louis. Je paye.

Il sort son portefeuille et règle le serveur pendant que Louis s’absorbe dans la contemplation de ses cuticules. Puis il faut se lever, se rhabiller, sortir dans la nuit noire. Ils marchent ensemble en silence jusque devant chez Rose et Scorpius. Parvenus devant la porte, ils se fixent un moment.

— C’était un accident, souffle Scorpius. Tout à l’heure au restaurant.

Bien sûr. Un accident. Louis acquiesce. Il sait qu’il ne devrait pas, mais il ne peut s’empêcher de ressentir cette pointe de douleur acide qui lui transperce la poitrine. Un accident. Comme le terme lui semble laid. Comme il aimerait pouvoir l’effacer.

— Bon, bah… au revoir.
— Oui, au revoir Louis.

Mais ils restent immobiles, seuls dans la nuit, entourés de silence, sur le pas de cette porte que Louis déteste tant. Et puis Scorpius se penche et l’embrasse doucement, si doucement que Louis a l’impression qu’un battement d’ailes de papillon s’est posé sur ses lèvres. Il enroule ses mains autour de sa nuque mais Scorpius se dégage gentiment.

— Je suis désolé, Louis, mais cette fois-ci je m'abstiens. Tu trouveras quelqu’un de mille fois mieux que moi, promis.

Et il s’en va, claque la porte, sobre, tandis que Louis s’évapore dans un brouillard chargé d’alcool.
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Verrouillé

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