[Textes] Nuit Insolite du 4 mai

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CotonEcriture
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par CotonEcriture » 04 mai 2019 - 22:26

Titre : Gneehh ?
Défi Scénaristique: Votre personnage ignore s'il est dans un rêve ou la réalité
Fandom : HP
Nombre de mots : 232
Personnage principal : Neville
Rating : Aucun
Cela faisait trois heures ! Neuf bouteilles ! Trois professeurs dans la salle. L'un à la Vodka, l'autre au vin rouge et la dernière au champagne. Minerva, Albus et Severus. Complètement hilares à cause de leur taux d'alcoolémie proche du décrassage des intestins, ils riaient à gorge déployées.

Neville, lui, ne passait par là que pour récupérer son bulletin de note que détenait sa directrice de maison. Que fut son étonnement en pénétrant dans la salle des professeurs. La première émotion fut la panique : comment la Terreur des Cachots pouvait être à moitié allongée sur une table, la bouche grande ouverte avec un filet de bave qui sillonait son menton ? L'émotion suivante fut l'incompréhension. Dumbledore, le plus fort sorcier du monde, la tête dans un panier de bonbon au citron, complètement endormi. La dernière fut le choc. Minerva McGonagal, par terre, la robe de chambre à moitié enlevé, enroulé en boule comme un petit chaton. Était il réveillé ou l'avait-on assommé pour qu'il s'endorme et fasse des cauchemars grotesques.

- Heu... professeure... ?

- Gnnéeeh ? répondit la professeure de métamorphose. Mo... hic ! Garçon... que faittes vous ichi ? Hic !
- Récupérer mon bulletin Madame... heu...

- Cinquante points en moins pour Gryffertard !
Neville sursauta si fort à la voix de son professeur de potion qu'il...

... qu'il se réveilla.

- M.Londubat ! Mais quelle honte ! Cinquante points en moins pour Gryffondor !

- Gneehh ?
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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par selket » 04 mai 2019 - 22:43

Titre : Rêve de fantôme
Défi (scénaristique) : Votre personnage ignore s'il est dans un rêve ou la réalité
Fandom : HP
Nombre de mots : 100mots
Personnages : OC
Rating : TP
ça doit être un mauvais rêve. Il va se réveiller ! ça ne peut être réel! Rien ne peux justifier une telle chose, rien.
Un fantôme peut-il dormir ? Il ne sait point. Cela fait seulement deux jours qu’il a trépassé. Il a bien assez dormi avant sa mort pour céder aux bras de Morphée. Un jour, un homme lui a dit qu’on rattrapait toutes ses nuits avant de s’endormir à jamais. Et dieu sait qu’il y en a eut des nuits blanches! Quand on est corsaire on ne connait point le repos. Et maintenant il a des descendants à s’occuper.

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Charliz » 04 mai 2019 - 22:55

Titre : /
Défi (scénaristique) : Votre personnage ignore s'il est dans un rêve ou la réalité
Fandom : HP
Nombre de mots : 990
Personnages : Teddy Lupin et Victoire Weasley-Reinhard
Rating : -12
Elle avait depuis peu passé la trentaine mais, blottie sur elle-même sur le canapé de son salon, Victoire semblait aussi fragile que lorsqu’elle se sentait abandonnée. Cet ancien temps où, dans sa naïveté, elle venait se réfugier dans ses bras à lui, Teddy.

Démuni, il resta prostré dans l’obscurité du couloir, les yeux rivé sur la silhouette de sa cousine, sur son visage humide où se reflétait la danse des flammes, avec l’envie de la rejoindre, de la bercer, de lui rappeler que les enfants pouvaient parfois hurler des choses atroces sans véritablement les penser.

Que les propos que venait de lui tenir sa fille ne venait que de sa colère et rien d’autre.

Il était arrivé un peu plus tôt dans la soirée pour rendre visite à son filleul, le premier fils de Victoire et Adam. Il l’avait trouvé au bord de la crise de nerfs, seule, son mari étant encore en déplacement sans elle, et était donc resté pour l’épauler. Si voir dans les yeux des bambins un peu de l’autre et un peu d’elle le foutait six pieds sous terre, passer du temps avec elle et lui redonner le sourire…

Cette fois-ci, il avait échoué.

Victoire tourna finalement le regard vers lui, sursauta, puis sourit tristement. Elle essuya son visage en reniflant.

« Excuse-moi…
- T’inquiète. »

Il s’avança, se laissa tomber sur les coussins à ses côtés en faisant mine de ne pas trop la regarder. Un coup d’œil à sa montre et il sut qu’il n’avait plus rien à faire là… Il était près de minuit et la fatigue faisait parfois faire des choses stupides. C’était bien chercher le loup, mais la laisser seule dans cet état…

« Je peux faire quelque chose ?
- Non, c’est gentil.
- Une infusion ?
- Ne sois pas stupide, c’est moi qui devrait t’en proposer une. »

Sans lui jeter le moindre regard, elle se leva pour filer à la cuisine, juste derrière le salon. Teddy la suivit sans savoir pourquoi, la regardant agiter sa baguette sans conviction.

« Tu es une très bonne mère, Victoire, souffla-t-il en posant une main entre ses deux omoplates.
- Ouais…
- Olivia est une enfant. Elle ne sait pas ce qu’elle dit.
- Ouais. Quoi que je fasse de toute manière, ils trouveront toujours quelque chose à me reprocher. »

Elle s’était figée, le regard froncé, comme concentrée pour maintenir les barrières et ses émotions. Et puis tout d’un coup, ce fut le raz-de-marée. Son visage tout entier se crispa et les sanglots prirent naissance dans le creux de son ventre pour exploser dans sa gorge. Elle se retourna, noua ses bras autour de son coup, s’enfouissant dans son torse pour étouffer les sons. Teddy n’hésita pas une seconde, refermant un étau solide autour de sa taille pour la serrer contre lui, le cœur battant.

Il souffla longuement, malgré lui souriant. Depuis des années, leurs contacts physiques étaient devenus rares et lui, il en rêvait pourtant tous les soirs. Elle ne l’avait pas choisi mais elle n’était jamais non plus partie de son esprit et le moindre frôlement, c’était une tempête qui éclatait en lui. Alors pour ne pas craquer, pour conserver leur amitié aussi frustrante qu’essentielle, Teddy gardait ses distances, savourant ses rires, les provoquant s’ils disparaissaient trop longtemps, parce que c’était toujours mieux que rien du tout.

Alors dans cette étreinte, alors que les soubresauts de ses épaules s’apaisaient peu à peu, il caressa son dos avec douceur pour imprimer sur ses paumes les courbes de son corps, reniflant l’odeur de ses cheveux qui l’enivrait, frissonnant lorsqu’elle soupirait dans le creux de son cou… C’était peu, suffisamment pour réchauffer ses nuits.

Elle s’éloigna finalement, les yeux vers le sol pour ne pas le regarder, les lèvres pincées comme par la honte.

« Excuse-moi, répéta-t-elle.
- Non ! soupira-t-il en saisissant son menton pour lui faire lever les yeux vers lui. Je serais là, Vic’, tu le sais bien. Dès que tu en aura besoin. »
Elle se figea, une lueur étrange dans les yeux.
« Oui, tu es là. »

Sa voix était un peu rauque, son ton sonnait comme une affirmation avec un poil de reproche, mais pas contre lui. Il risqua un sourire rassurant, sentit les lèvres de Victoire s’écraser sur les siennes.

Sous la surprise, il s’éloigna d’un seul coup, coupant tout contact entre eux et sentant son corps se refroidir d’un seul coup. Elle se retrouva chancelante, une main sur les lèvres et les traits déformés par un air ahuri.

Teddy, lui, n’en pouvait plus. Elle l’avait embrassée. Elle l’avait…

Un long frisson glissa sur son échine et il sentit ses mains se mettre à trembler compulsivement. Ca ne pouvait pas être réel… Elle ne pouvait pas avoir fait ça. Pourtant, elle était bien là, les joues roses et le regard sombre, coupable.

Mais sa culpabilité, Teddy n’en avait rien à foutre ! Elle lui en avait trop donné et en même temps pas assez.

Il glissa ses mains sur sa nuque et ses joues, l’attirant dans un baiser profond. Un baiser où leurs langues se lièrent si vite et avec si peu de retenue pour elle qu’il était impossible que ce soit réel. Teddy se sentait chanceler, ses sens si anesthésiés qu’il n’y avait plus qu’elle, sa chaleur, son odeur, sa douceur. Il n’était plus lui et elle n’était plus vraiment elle, dans cette étreinte ne parlait que leur désir charnel, endormi depuis trop longtemps.
Il la fit reculer jusqu’à ce que la naissance de ses fesses accroche le bord du plan de travail. Elle remonta une jambe contre sa cuisse, puis sa taille, et Teddy se laissa submerger, éteignant tout ressenti, tout lien avec ce qui était réel.

Parce que rien de tout ça n’était réel, ça ne pouvait l’être. Au matin, ils reprendraient leur vie mais à l’instant, une bulle compacte enserrait leur corps l’un à l’autre.

Autant profiter du rêve.
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Roxane-James1 » 04 mai 2019 - 23:02

Titre : extrait de la fic - les Mangemorts s'amusent
Défi (scénaristique) : stylistique
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Les Mangemorts
Rating :
— Bienvenue à la quatrième édition du rassemblement d’écoute et de soutien d’Azkaban…

Des applaudissements ravis se firent entendre entre les murs d’Azkaban, la prison la plus attrayante du continent. Avec ses sièges chauffants, ses masseurs musclés et ses distributeurs de patacitrouilles, on y vivait comme chez mémé : épanoui et en parfaite santé.

— Aujourd’hui, nous accueillons Septimus Wilkes, un ancien Mangemort. Dites bonjour, les enfants.
— Bienvenue parmi nous, Wilkes, le saluèrent chaudement les détenus.

Wilkes inclina la tête, ému de cette réception chaleureuse. Il reconnut quelques visages familiers parmi les prisonniers : Bellatrix Lestrange (ils avaient fait une séance de pole dance ensemble, une fois, pour fêter un massacre de Moldus), son goujat de mari (Rodolphus), le frère de son goujat de mari (Rabastan) ou encore ce cher vieux Evan, qui leva vers lui un visage ahuri.

— Ah Evan ! dit-il en s’asseyant à sa droite, ravi. Ça fait longtemps que je n’ai pas eu de tes nouvelles, vieille branche. Comment vas-tu ?
— Pourquoi me compares-tu à un détritus d’arbre, Septimus ? geignit Rosier.

Wilkes échangea un regard consterné avec Bellatrix, qui paraissait particulièrement agacée par la léthargie de ce bon vieux Evan. Si le gardien qui animait leur réunion de soutien n’avait pas posé sur elle un regard lourd de menaces, nul doute qu’elle lui aurait arraché les yeux sur le champ. Bellatrix avait toujours été de nature impulsive.

— Je suppose que tu as des nouvelles de notre Maître, Wilkes ? lui demanda-t-elle d’un ton acerbe.
— Ah, ce cher Voldy… il s’est fourré le doigt dans l’œil jusqu’au coude en pensant pouvoir tuer le Petit Pote Potter.
— Merlin ! Encore ?!
— Ça a dû lui faire mal, commenta distraitement Evan.

Wilkes ouvrit la bouche, puis la referma avant de répondre à son ancien collègue en passant outre la remarque d’Evan.

— Eh oui, Rodolphus… figure-toi qu’il a décidé d’attendre juin prochain pour monter une opération de destruction Potterienne.
— Quel jour ?
— Pendant ses BUSE, je ne sais plus exactement quand…
— Dites-donc, là-bas, vous pouvez arrêter de parler dans votre coin ? C’est un groupe d’écoute et de soutien, ici !
— Excusez-nous.
— Pas grave. Reprenez où vous en étiez, Lucius.

Lucius Malefoy fusilla ses codétenus du regard, passa une main dans ses longs cheveux blonds et continua le récit qu’il avait entamé :
— Donc, vous comprenez, je l’ai suivie. Il faut dire que c’était une jeune fille charmante, délicate, tout ce qu’il y a de plus raffiné…
— Je vois.
— Entre nous, ça a tout de suite marché. Un véritable coup de foudre. Et quand elle m’a embrassé la première fois, j’ai ressenti une décharge électrique dans tout mon corps…
— Je vois.
— Olala, il a dû souffrir, le pauvre, murmura Evan en hochant la tête d’un air compatissant.
— … puis j’ai réalisé que c’était une erreur.

Un « oh » déçu parcourut l’assemblée. Bellatrix mordit dans un cookie, les yeux larmoyants. A côté d’elle, Rodolphus reniflait dans sa robe.

— Mais de qui parle-t-il ? s’enquit Wilkes en pointant Malefoy du doigt.
— Mais de Narcissa, voyons, lança sèchement le gardien d’Azkaban. Si tu écoutais, tu le saurais.
— Pardon, pardon. Continue, Lulu.
— Bref. Je disais que j’ai réalisé subitement que c’était une erreur car nous n’étions pas mariés.

Cette fois-ci, c’est un « oh » choqué qui fit frémir l’assistance. Wilkes attrapa à son tour un biscuit qu’il fourra dans sa bouche, circonspect.

— Du coup, t’as fait quoi ?
— Eh bien je l’ai demandée en mariage, pardi !
— Bravo ! Bravo ! Ah ! Excellent ! Tu as entendu, Lestrange ? Il l’a demandée en mariage ! Comme c’est romantique !
— Tant de niaiserie me donne la nausée, grommela Wilkes. Je vais tomber dans les pommes…
— Impossible, répondit Evan. Il n’y en a pas au menu du déjeuner. Aujourd’hui, c’est petit-pois-carottes.

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BellaCarlisle
Cannibale nocturne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par BellaCarlisle » 04 mai 2019 - 23:05

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Hannibal (série)
Nombre de mots : 704
Personnages : Will Graham, Frederick Chilton
Rating : - 12 pour scène sanglante
Le sang est omniprésent, sur ses mains, sur ses vêtements, sur l’ensemble de son corps. Ses chaussures sont noyées par le liquide carmin, l’odeur ferreuse envahit la pièce entière. Autour de lui, les cadavres s’amoncèlent. Ils ont tous des visages inconnus mais Will se sent nauséeux, terrifié et perdu. Dans l’une de ses mains, il tient un long couteau qu’il ne se rappelle pas avoir pris. Il peut percevoir dans son dos l’ombre du Wendigo, cette créature mythique qui le poursuit de plus en plus et qu’il associe au Dr Lecter. La ramure de la bête s’étend au-dessus de sa propre tête, telle une malédiction qui le transforme en un meurtrier qu’il n’est pas censé être.

En essayant de reculer, le consultant se heurte à un mur qui n’était pas là auparavant. Il se tourne vers la surface dure et remarque avec surprise qu’un miroir s’étend sur toute la surface. Son reflet lui fait peur, il décèle dans son regard la lueur qu’il voit habituellement dans celui du cannibale. Il n’y a pas un centimètre de son corps qui ne soit pas recouvert du sang de ses victimes et son estomac se contracte. Tous les corps vus au sein du F.B.I ne sont rien à côté de ceux qui gisent à ses pieds. Les autres fois, il se contente de chasser les tueurs, de plonger dans leur tête pour les comprendre et les retrouver, mais là, c’est lui le bourreau. C’est à cause de lui si le sol de la pièce peine à absorber le sang, si des organes sont dispersés çà et là, presque en attente d’être récupérés. C’est uniquement de sa faute si des familles vont être en deuil dès qu’elles apprendront la terrible nouvelle.

Dans le miroir, son reflet se met à sourire avec cruauté. Will se demande si tout est réel ou si ce n’est qu’un effet de son imagination. Peut-être est-il encore plongé dans une mauvaise séance d’hypnose sans s’en rendre compte. Peut-être a-t-il son encéphalite qui revient sans signe avant-coureur. Ou peut-être a-t-il enfin deviné qui il est vraiment.

La bouche sèche, l’empathe se détache de son reflet pour refaire face à l’horreur sans nom qui s’étale à ses pieds. Le sang lui paraît être plus important, les cadavres plus nombreux. Là où il n’y avait que des inconnus apparaissent désormais des visages familiers. Crawford, Bloom, Lounds, Katz. Ils ont leurs membres tordus dans des positions étranges, si improbables. Une nouvelle nausée s’empare de l’homme. Il craint d’être en train de devenir fou car tout est réaliste. Les odeurs, les couleurs, les sons qui proviennent de cette voix qui l’appelle.

Là encore, Will s’interroge. Ses rêves sont toujours remplis de meurtres, de douleurs et de monstres tirés des cauchemars de son enfance. Pourtant, ce pourrait être une autre réalité, une de celles où il serait l’homme qu’Hannibal cherchait à faire de lui. Crawford lui a dit qu’il lui fallait se reposer, prendre un peu de vacances mais ce n’est pas naturel pour lui. Il a essayé des séances de psychiatrie, autres que celles avec l’Éventreur de Chesapeake, mais rien ne s’est passé comme il l’espérait. La première femme ayant tenté d’entrer dans son esprit lui a reproché son travail, son empathie et tout ce qu’il considère comme un avantage. Les autres lui ont dit qu’il finirait par perdre pied et par se muer en un assassin. Il le sait parce qu’ils ont transmis des rapports à Crawford. Quelqu’un d’autre que Jack aurait pu l’envoyer directement dans un hôpital psychiatrique.

« Will ? »

Le brun croit entendre cette voix une fois encore et un rire faux s’échappe de ses lèvres. Ses paupières – qu’il ne souvient pas avoir fermé – s’ouvrent sur une autre pièce, plus lumineuse. Son regard croise celui inquiet de Frederick.

« Tu parlais dans ton sommeil, marmonne le psychiatre. J’ai préféré te réveiller. »

N’étant pas habitué à être autant surveillé par quelqu’un, Will est un peu étonné et se demande une fois de plus s’il rêve ou non. Le sourire de Frederick est chaleureux lorsqu’il presse sa main dans la sienne, si bien que l’empathe se sent en sécurité.

« Merci, murmure le plus jeune. Tu as bien fait, c’était sûrement la meilleure solution. »
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Adhara
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Adhara » 04 mai 2019 - 23:08

Titre : Un samedi mouvementé
Défi : stylistique
Fandom : /
Nombre de mots : 493
Personnages : /
Rating : /
Nicolas devait, pour la première fois, garder son petit cousin de 5 ans, Louis. La première épreuve fut le repas, puisque le malheureux avait décidé de faire des spaghettis à la sauce tomate. Après avoir changé la serviette de l’enfant pour la cinquième fois, Nicolas finit par s’exclamer :

— Tu es un vrai petit cochon, toi !

— Quoi ? Mais non, moi je suis un enfant ! s’offusqua le petit, en allongeant bien les syllabes.

— Oui, bien sûr, mais tu manges comme un cochon, continua Nicolas tout en essuyant le visage recouvert de sauce tomate de son cousin.

— Mais je suis pas un cochon !

— Non, non, ne t’inquiète pas, pardon, conclut-il, ne préférant pas insister.

Il fallut ensuite le convaincre d’aller à la sieste. Le garnement sortait de la chambre en douce dès que Nicolas redescendait au rez-de-chaussée. Au bout d’une demi-heure de combat, il finit enfin par rester dans son lit, en silence. Difficile, en revanche, de savoir s’il dormait.
Même pas une heure plus tard, Louis sortit de la chambre, déclarant que la sieste avait été assez longue. Las, l’adulte accepta et lui proposa de sortir se promener en ville.

— On peut manger d’abord ?

— Mais ce n’est même pas quinze heures ! s’exclama Nicolas, ébahi par tant d’appétit, surtout après l’avoir vu dévorer autant de pâtes quelques heures plus tôt.

— Mais j’ai faim !

— On prendra le goûter juste après la balade ! dit-il, décidé à avoir le dernier mot pour une fois.

L’enfant grommela, mais n’insista pas.

Nicolas fut surpris de trouver l’enfant très sage pendant la promenade. Il ne lui lâcha pas la main, regardait la route avant de traverser. Il semblait trouver tout ce qu’il voyait merveilleux, s’exclamait à chaque nouvelle chose et inventait des histoires racontant leur création.
Vers la fin de leur marche, ils croisèrent une connaissance de Nicolas qui marchait de l’autre côté de la rue. Celui-ci l’interpella, mais elle sembla ne pas l’entendre.

— Quel vent, grogna-t-il, gêné.

Louis s’arrêta soudain et regarda son cousin.

— Mais il y a pas de vent ! dit-il.

— Non, je veux simplement dire que… il ne finit pas sa phrase, ne sachant pas comment expliquer cette expression. Je me suis trompé tu as raison, il n’y a pas de vent.

L’enfant repris sa route, satisfait.

En arrivant à la maison, il rappela sa promesse à Nicolas : il voulait un gâteau au chocolat.

— Oui, on va manger ! Moi aussi j’ai une faim de loup !

En voyant le regard de son petit cousin, il se reprit :

— Enfin, j’ai très faim, quoi.

Vint enfin l’heure de ramener le garnement à ses parents. Au moment où celui-ci se jetait dans les bras de sa mère, celle-ci demanda s’il avait été sage.

— Oh, un vrai monstre ! s’exclamant Nicolas en riant.

Il se retourna et ne put voir le regard de l’enfant, et fut trop loin pour l’entendre lorsque celui-ci demanda avec colère des explications à sa mère.
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par AliceJeanne » 04 mai 2019 - 23:09

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : stylistique
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 689
Personnages : Lucian, Nathaniel (OC), Elora (OC), mère et père d'Elora
Rating : /
« Si tu restes aussi naïve, tu vas te faire bouffer! s’était exclamé Nathaniel lorsqu’Elora avait une nouvelle fois fait étalage de son manque évident de compréhension des sous-entendus.»

La fillette avait alors éclaté en sanglots et était partie se réfugier dans les bras de son père qui avait foudroyé du regard Lucian, hilare, qui ne se lassait pas de voir les deux enfants s’entendre comme chien et chat et son fils tenter d’ouvrir les yeux de la petite dernière de la lignée Corvinus.
Lovée contre la poitrine de l’immortel, Elora séchait difficilement ses larmes, ne comprenant pas pourquoi son cousin était si méchant avec elle.

« C’est vrai que je vais me faire manger si je continue à être naïve? questionna-t-elle son père d’une petite voix plaintive.
- Non, bien sûr que non, lui assura-t-il en l’embrassant sur le sommet du crâne. Ce n’était qu’une expression. Cela voulait dire que cela risquait d’être difficile pour toi car tu ne te méfies pas assez des gens.»

L’enfant hocha la tête, vraisemblablement rassurée, bien que la réflexion de Lucian concernant le fait quelques siècles auparavant, cette expression était effectivement à prendre dans son sens littéral la faisait frissonner. Elora se détacha un peu de son père et promena alors son regard sur son environnement, le ciel bleu au-dessus de leurs têtes était plus lumineux encore que les chandelles avec lesquelles sa mère décorait la maison les soirs d’hiver et l’herbe verte était une invitation non dissimulée à une sieste bercée par les bruits des animaux de la forêt entourant la demeure.

« Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu un temps aussi radieux, commenta Lucian pensivement, j’ai l’impression que cela fait des siècles qu’il pleut quotidiennement des cordes.
- Ah bon?! s’étonna Elora, tu as vraiment vu des cordes tomber du ciel pendant plusieurs centaines d’années?!»

L’intéressé éclata à nouveau de rire et vexée, la fillette aux longs cheveux bruns, auréolés de reflets auburn, se leva d’un bond et s’enfuit vers la maison devant laquelle sa mère discutait avec avec un grand loup couleur sable.

« Maman! piailla-t-elle, ils n’arrêtent pas de se moquer de moi!

La jeune-femme au regard doux prit doucement sa fille dans ses bras et la posa sur ses genoux avant de déposer un petit baiser sur sa tempe. Être mère à nouveau lui avait d’abord paru être une épreuve insurmontable et au fil des mois, et grâce à la patience de son compagnon, elle avait fini par prendre confiance et accepter totalement cette petite vie qui grandissait en elle et lui faisait éprouver toutes ces sensations bien trop longtemps oubliées. Lorsqu’Elora était enfin venue au monde, elle était prête et un seul regard avait suffit à la faire tomber amoureuse de cette adorable bébé aux yeux bleus et à l’épaisse chevelure rayonnante.

« Je comprends pourquoi Nathaniel t’a dit cela, s’amusa-t-elle en jouant avec une de ses boucles folles dont elle avait hérité d’elle-même, tu es terriblement à croquer!
- Maman! protesta la fillette, ce n’est pas drôle.

- Lorsque tu seras plus grande, lui expliqua-t-elle en la berçant, tu trouveras également cela amusant, je t’en fais la promesse.
- Bon. Dans ce cas ça va, conclut Elora en se grattant la tête en pleine réflexion. Et puis, c’est vrai que je sais que tu ne me croqueras pas.

- Qu’est-ce qui te rends aussi sûre de toi? la taquina la jeune-femme.
- Et bien, tu n’es ni un vampire, ni un loup-garou, ni un lycan, ni cannibale, alors je sais que tu ne me mangeras pas! En plus je suis ta fille, alors tu serais sûrement triste si tu le faisais.»

L’adulte marqua un temps d’arrêt, brusquement accaparée par de lointains souvenirs, ceux d’un autre temps, révolu bien avant la naissance de la fillette et qui lui paraissaient même datant d’une autre vie. Seule la présence des deux immenses loups à ses côtés lui rappelait qu’elle n’avait pas rêvé durant les nombreux siècles qui avaient composés son existence.

« Tu vas bien maman? s’inquiéta Elora.
- Oui, murmura-t-elle en raffermissant son étreinte, tout va bien. J’étais juste un peu perdue dans mes pensées.

- Oh, dit-elle en réfléchissant, et bien la prochaine fois, pense à prendre une carte!»
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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par selket » 04 mai 2019 - 23:26

Titre : Corsaire pas pirate !
Défi (stylistique) : Ecrire un texte avec au moins 5 expressions avec des aliments
Fandom : HP
Nombre de mots : 213
Personnages : OC
Rating : TP
Il sait bien qu’il est soupe au lait ce n’est pas la première fois qu’on lui dit. Mais quand même il a bien le droit de s’énerver. Ce maudit gosse avait osé l’appeler pirate. Quelle courge ! Es ce qu’il a une tête de pirate ? Il est corsaire, ce n’est pas pareil ! O certes la différence est mince entre corsaire et pirate et autrefois certains n’hésitait pas à faire le pas qui séparait l’un de l’autre. Mais jamais il ne s’était abaissé à une telle hérésie. Il avait toujours été fidèle à son roi lui. Et maintenant les gens allaient croire qu’il est un brigand sans foi ni loi. Es ce qu’il s’amuse à raconter des salades sur les gens lui ? Non !
Elle est mignonne Eléonore à vouloir qu’il mette de l’eau dans son vin mais on voit que ce n’est pas à elle que ça arrive tout ça. Parce que si il se souvient bien elle n’est pas la dernière à prendre la mouche. Rien ne sert de se prendre le chou plus longtemps. Il allait faire amende honorable au près du gryffondor après tout il avait l’air enthousiaste quand il l’avait accosté. Peut-être qu’il pourra lui raconter ses aventures ? Après tout, ça fait bien longtemps qu’il n’a pas eut d’auditoire neuf.

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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par hazalhia » 04 mai 2019 - 23:38

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique de 00h
Fandom : Divergent
Nombre de mots : 160
Personnages : Peter, Tris
Rating :
Plus le temps passe plus je me demande qui de nous deux est vraiment le chasseur.
Tu étais censé être ma proie, fuir à l’approche de mes pas.
Je voulais te faire disparaître, en finir. T’anéantir. Tu étais un obstacle à ma réussite. Je devais te traquer, te briser, être l’ombre

Et si j’ai chassé ton être avec tout ma hardiesse, tu as commencé à hanter mon esprit. Tu as pris d'assaut mes certitudes.
Je jure que j’ai essayé, oh combien de fois de chasser de mon esprit. J’aurais aimé pouvoir le faire aussi facilement que de t’éjecter à l’autre bout du ring.

Tu es devenu mon cauchemar et tu me pourchasse. Toi et ta bravoure, toi et ton dévouement, toi et tout ce que je n’aurais jamais.
Je ne peux pas me permettre de te laisser rester. Je suis le lion menaçant, et toi l’agneau qui doit trembler.
Je dois te chasser, sinon c’est toi qui aura ma peau.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par BellaCarlisle » 04 mai 2019 - 23:40

Titre : /
Thème (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Avengers
Nombre de mots : 100
Personnages : Quelques Avengers
Rating : Tout public
léger spoiler Endgame
Show
C’est une chasse au temps. Une chasse à l’espoir. Il leur faut croire en eux-mêmes, croire que l’impossible est tout à fait possible. Réfléchir est essentiel, pour savoir où aller, où retrouver ce qui leur permettra de sauver l’avenir. Se rassembler n’est pas évident, ils ont tous suivi des chemins différents depuis la victoire de Thanos. Pourtant, aujourd’hui, les voilà en cercle, vêtus de combinaisons prêtes pour un voyage dans le passé. Ils ont conscience de l’importance de l’instant pour leur futur et celui des autres, les vivants tout comme les disparus. La chasse aux pierres de l’infini est ouverte.
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Wapa
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Wapa » 04 mai 2019 - 23:49

Titre : Bonne nouvelle ?
Thème : stylistique - écrire un texte avec au moins 5 expressions avec des aliments (youpi, j'en ai 7!)
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Sirius/James
Rating : /
- J'ai la pêche !

Sirius soupira en attrapant un toast. Il n'était décidément PAS du matin.

- On peut savoir ce qui te met dans cet état Cornedrue ?
- Lily a accepté un rendez-vous... avec moi.

Il faillit recracher sa gorgée de café.

- Hilarant. Je me fends la poire. Arrête de raconter des salades. Tu fais chou blanc depuis 3 ans. Ne me dis pas que finalement la prodigieuse... que dis-je, l'éblouissante Lily a remarqué que tu n'avais pas tant le melon.
- J'ai mis de l'eau dans mon vin.
- Laisse-moi sabler le champagne alors !
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Roxane-James1 » 04 mai 2019 - 23:52

Titre : /
Thème (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Tom Jedusor/Minerva McGonagall
Rating : -16 ans
Il la suivait partout. Dans les couloirs du château, à l’abri des serres, près du Lac, sur le terrain de Quidditch, à la bibliothèque… Il prenait en chasse la moindre parcelle de Minerva, son odeur, ses cheveux, sa chaleur, la filait comme un chat traque une souris, l’observait comme un loup surveille sa proie. Il se faufilait dans son dos, effleurait sa nuque de ses lèvres, imprimait l’image de sa peau dans sa rétine jusqu’à s’en asphyxier.
Et elle le laissait faire. Elle le laissait s’abreuver d’elle, de ses mouvements raides, de ses yeux scrutateurs. Elle le laissait poser ses mains brûlantes sur sa nuque, murmurer des mensonges à ses oreilles. Elle le laissait croire qu’il l’avait toute entière avant de le repousser de plus belle, un sourire forcé au coin des lèvres. Elle ne voulait pas de lui. Elle le méprisait. Alors Tom la chassait avec plus d’entrain encore.

Au début, c’avait été amusant. Tom était un joueur. Il apparaissait dans les endroits où elle s’y attendait le moins, la surprenait, la faisait sursauter. Puis, Minerva avait déchanté. Tom avait commencé à se montrer méchant. Il enfonçait ses ongles dans sa peau quand elle osait détourner la tête, la dissuadait de se rendre seule à la Réserve ou de voir d’autres garçons.

Un jour, Tom l’avait surprise en train de s’entretenir avec leur professeur de Métamorphose, Albus Dumbledore. Il avait cet homme en horreur. Il le lui avait fait comprendre le soir suivant, alors que Minerva sortait des toilettes et se lavait les mains. Il les lui avait brûlées à l’aide d’un maléfice cuisant.

Tom avait fini par perdre patience. La traque ne l’intéressait plus. Maintenant, il voulait le sang, l’odeur du sang, le goût du sang. Celui de Minerva, bien sûr. Alors Tom, le cor de chasse en bandoulière, avait lancé ses Mangemorts aux trousses de Minerva. Fidèles chiens de chasse, ils l’avaient traquée et trouvée à l’infirmerie d’où ils l’avaient tirée en grognant avec hargne.

Le reste, Tom s’en pourléchait les babines.
Minerva n’en dormait plus.
Le reste s’étalait dans une flaque de sang au parfum métallique, dans des cris déchirants qu’il avait réduits à néant, dans une mare de honte et d’impression de souillure.
Le reste n’avait pas lieu d’être, mais il l’avait été.

Tom avait détruit Minerva et il en était fier. La chasse avait pris fin. Le gibier gisait, inerte, sur le sol carrelé de la salle de bain des Préfets.
Son cœur battait à peine.
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Zandry
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Zandry » 04 mai 2019 - 23:53

Titre : La chasse au Dahu
Thème : Scénaristique: Un personnage chasse (les écureuils, les papillons, ses rêves... )
Fandom : HP
Nombre de mots : 510
Personnages : next-gen
Rating : /



C'était une soirée d'été, il faisait chaud et le soleil illuminait le Terrier de lueurs chaleureuses, parsemant le ciel de mouton roses et orangés.
Ça sentait l'herbe, la terre humide et la brise fraîche, ça sentait un beau soir d'été. Les grillons chantaient et les oiseaux babillaient. Les adultes étaient attablés à la table du jardin et discutaient joyeusement, leur voix de plus en plus fortes et rendues un peu pâteuses par les effluves de l'alcool.

Vic s'accrochait aux bras de Teddy qui tentait de ne pas l'ignorer, Lucy et Roxanne faisaient semblant de s’intéresser, Louis et Fred se cachaient dans le creux d'un talus pour fumer. Tout était normal, tout était bien.
Et Rose, Dom et James conspiraient sous un arbre, prêt de la balançoire, quand Hugo, Albus, Molly et Lily s'étaient approchés.

-Vous voulez jouer à chat avec nous ? Avait demandé Molly, la toute petite Molly, ses grand yeux kaki tout brillants.
Et Dom avait répondu que non, ils avaient bien d'autres choses à faire que de jouer avec des sales gosses.
Alors ils avaient insisté, juste pour une partie, parce qu’à quatre, c'est pas drôle, c'est trop court, c'est trop facile.
Et James avait soufflé et avait finit par dire, avec son regard malicieux qui passait de Rose à Dom :

-C'est trop dangereux de jouer dans la forêt pour des petits comme vous. Vous vous feriez bouffés tout cru par le Dahu.

-Pff, n'importe quoi, on est pas petit d’abord et puis le Dahu ça existe pas. Avait répliqué Al.

-C'est quoi le Dahu ? Et Rose avait répondu à sa si petite cousine que personne ne savait, parce que personne ne l'avait jamais vu, mais tout le monde était sûre qu'il mangeait les enfants imprudents.

Mais c'est même pas vrai, et puis si ça l'était il ne pourrait jamais les manger eux, les enfants des héros, les enfants bénis, les enfants heureux, qu'ils avaient dit.

Alors James avait lancé le défi, et pour avoir la paix, les avait envoyé le chasser, le Dahu qui ne pouvait pas les vaincre.

Bien sûre Al s'était précipité, Hugo sur les talons et Lily en soupirant avait suivit, entraînant la petite Molly tremblante à sa suite.

En les voyant courir vers les arbres Arthur avait lancé :
-Vous allez où comme ça ?
Et ils avaient crié :
-On part chasser le Dahu.
Et les adultes, attendris, avaient souri niaisement, stupidement, innocemment.

Ce n'était pas à proprement parler une forêt, c'était un petit bois, perdu dans la campagne, ou personne ne se promenait jamais.
Il y avait des fougères qui comblaient tous les vides, aussi hautes que les enfants.

Une heure plus tard, Molly et Lily et Hugo étaient revenus.

Lily le visage fermé les dents serrés, Molly les larmes qui ne s'arrêtait plus de couler malgré sa veste trempée, et Hugo les yeux vides, les yeux morts, la bouche entre-ouverte avec un filet de bave et des jambes qui tremblaient et tremblaient encore.

Et Albus, l'intrépide, l'invincible, Albus Potter, le bénit, l'enfant roi, l'enfant dieu, n'était jamais rentré.
Dernière modification par Zandry le 05 mai 2019 - 00:54, modifié 1 fois.

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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par AlwaysLS » 04 mai 2019 - 23:59

Titre : Naissance
Défi (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique: Un personnage chasse (les écureuils, les papillons, ses rêves... )
Fandom : HP
Nombre de mots : 519
Personnages : Famille Potter (élargie)
Rating : tout public
James respirait le bonheur. Il contempla sa nouvelle famille. A présent, ils étaient trois : Lily, lui, le petit Harry, qui était venu au monde, il y avait à peine dix heures. Le nouveau-né têtait paisiblement le sein de Lily. Cette dernière, adossée à James, couvait son fils du regard. Elle le caressait doucement, jouant tendrement avec ses mèches noires.
Harry avait l’air si petit, une petite crevette dans sa grenouillère. Il semblait inoffensif, là, contre sa mère, ses poings minuscules fermés et protégés par des minuscules moufles, ses yeux minuscules fermés. En le regardant, James sentit ses vieux doutes refaire surface. Avaient-ils bien fait ? Cet enfant, n’était-ce pas un choix égoïste ? Que lui arriverait-il dans ce monde violent et sombre ? N’était-il pas en danger ? A présent que lui et Lily étaient conscients de l’épée de Damoclès qui pesaient en permanence sur eux, James se demandait s’ils n’étaient pas irresponsables. Bien évidemment, le couple en avait beaucoup discuté, et c’était Lily qui avait la plus été réticente. Mais James avait senti le besoin de fonder une famille, et avait réussi à rassurer sa femme. Cependant, au fil des mois, dès que le ventre de Lily avait commencé à s’arrondir, James avait pris conscience des responsabilités qui leur incombaient. Il avait fini par partager les doutes de son épouse mais avait pris le parti de ne pas les lui communiquer pour ne pas l’angoisser plus qu’elle ne l’était déjà. Il ne les avait pas cachés à Sirius, ni à Remus.
- A quoi penses-tu ? lui demanda doucement Lily pour ne pas réveiller le bébé.
- A rien, mon ange, répondit-il en l’embrassant sur le front.
- James, je sais très bien à quoi tu penses. Mais je te promets qu’on le protégera.
Elle se redressa un peu pour l’embrasser et une Sage-Mage passa la tête dans l’entrebâillement de la porte.
- Pardonnez-moi de vous déranger, mais vous avez de la visite. Deux personnes qui se disent être de votre famille.
Elle s’effaça pour laisser entrer Sirius Black et Remus Lupin. Ils avaient apporté un énorme bouquet de fleurs que Black déposa sur une petite commode. Les deux amis restèrent au pied du lit de Lily, pour laisser une certaine intimité à la nouvelle petite famille.
- Félicitation, déclara Remus.
Sirius hocha la tête, et leur annonça qu’il avait bien réfléchi, et que ce serait un honneur et une joie, mais surtout un honneur d’être le parrain de leur premier enfant, et que s’ils cherchaient encore un prénom, Sirius lui semblait être le prénom parfait. James et Lily sourirent, amusés par la démonstration d’égo du l’animagus et ne répondirent rien. Lupin avait apporté une bouteille de champagne afin de célébrer dignement la naissance d’Harry. Ce dernier avait fini sa tétée et dormait à présent contre Lily.
James constata que ses amis les plus chers étaient présents, et qu’ils aimaient déjà leur fils. Leur présence signifiait qu’ils étaient prêts à les protéger, et à mettre Harry hors du danger. Alors qu’il sirotait sa flute, savourant les fines bulles, il sentit son esprit s’alléger. Ils n’étaient pas seuls.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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Adhara
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Adhara » 05 mai 2019 - 00:00

Titre : Chasse sous la lune
Thème : Scénaristique: Un personnage chasse (les écureuils, les papillons, ses rêves... )
Fandom : HP
Nombre de mots : 75
Personnages : Fenrir Greyback
Rating : /
La pleine lune n'est pas encore levée,
Mais la chasse a commencé.
L'homme s’approche de la maison,
Échappant dans la nuit à leur faible vision.

Le père va regretter amèrement
Ces insultes proférées plus tôt.
Lorsqu'il aura plongé ses crocs,
Dans la peau de son enfant.

Lorsque la lune éclaire la sombre silhouette,
Celle-ci se transforme alors en bête.
Il aurait mieux fait se mettre à genoux,
Avant que son fils ne devienne un loup.
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LookCatMe
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par LookCatMe » 05 mai 2019 - 00:02

Titre : Soir de pleine lune
Thème : Scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 241
Personnages : George/Fred
Rating : /
George fixait le plafond de sa chambre depuis de longues minutes maintenant. Il observait le balancement léger des feuilles du saule visible grâce à la pleine lune. Le jeune homme se rappela alors Remus qui avait péri aux côtés de tant d'autres. Fred. Des images de la bataille lui revinrent soudainement et forcèrent le roux à s'accrocher à son lit. Ses jointures devinrent blanches sous la force qu'il exerçait sur le bois. Des faisceaux verts fusaient dans tous les sens dans son esprit et le jeune Weasley tenta de les chasser, vainement. Il transpirait. A grosses gouttes. George revoyait encore son frère, son jumeau, sa moitié, celui avec qui il avait toujours tout partagé. Leur farces toujours plus créatives les unes que les autres. Son insouciance persistante malgré la grande bataille qui arrivait. Son rire au moment de l'explosion. Puis le silence. Plus de rire ni de sourire. Juste un sourire figé sur son visage à jamais froid. Fred. George fixait les feuilles se balancer au gré du vent, essayant de faire taire les voix sifflantes dans sa tête. Des cris. Des pleurs. Un rire. Une explosion. Fred. Le jeune homme poussa un gémissement en serrant ses deux mains sur ses oreilles. Un sanglot l'agita alors que ses genoux se plaquèrent contre sa poitrine. Sa cage thoracique semblait prête à exploser sous les assauts de son cœur a jamais brisé par la disparition de son frère, son jumeau, sa moitié. Fred.

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dreamer
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par dreamer » 05 mai 2019 - 00:14

Titre : -
Défi : scénaristique (de minuit)
Fandom : hp
Nombre de mots : 760
Personnages : Luna, Amycus
Rating : -12
"Lovegood ! Qu'est ce que tu fais là ?"

La voix impénétrable d'Amycus Carrow assaillit Luna par surprise. Distraite, elle en lâcha ses lunettes roses à verres spéciaux et se tourna vers son professeur. La lueur qui brillait dans ses yeux noirs ne lui disait rien qui vaille. 

"Je chasse des Joncheruines."

C'était totalement absurde. Personne ne chassait les Joncheruines. Ces petites créatures volantes n'en faisaient qu'à leur tête et ne se laissaient jamais enfermer. Luna le savait très bien. Mais, au plus profond d'elle-même, elle pria pour que son interlocuteur ignore ce fait. Les doigts fermement croisés dans son dos,  elle observa Amycus Carrow la dévisager avec insistance. 

"Tu es vraiment spéciale comme fille, toi. Et une chasseuse, en plus..."

La croyait-il ? Peu importe. La façon avec laquelle il s'approchait d'elle fit grimper le rythme cardiaque de la jeune fille. Cette proximité dérangeante qui s'installait entre eux la mit terriblement mal à l'aise, et elle sentit des sueurs froides parcourir son échine. 

Dans ce regard sombre qui la fixait, elle pouvait lire lubricité et perversion. Excitation.

Ses mains, moites, se serrèrent avec fermeté autour de sa baguette.


Expulso, Expelliarmus, Reducto, Lashlabask.
 

Bizarrement, réciter ces sortilèges de défense lui permirent de calmer sa respiration. De proie, elle devenait adversaire. Oui, elle savait se défendre. Elle n'était pas un petit oiseau se laissant effrayer par un serpent. Non, elle était aussi forte et puissante que l'aigle de sa maison. 

Soudain, une prise de fer s'empara de sa gorge, et la jeune Serdaigle sentit ses pieds quitter légèrement le sol.

"Arrête de me prendre pour une buse, Lovegood."

L'étau se resserra autour de sa trachée, et Luna sentir l'air lui manquer. Les larmes perlant aux coins des yeux du fait du manque d'oxygène, elle émit de courts râles, espérant grappiller quelques bribes d'air lui permettant de rester consciente quelques secondes de plus. 

Elle connaissait la technique des Informulés. Le professeur Flitwick leur en avait parlé lors des cours de Sortilèges en expliquant à quel point il pouvait être vital de les maîtriser. Malheureusement, ce n'était pas tant de son ressort que de celui du Professeur de Défense contre les forces du mal de leur enseigner la pratique, alors il s'était contenté de donner des références de livres à consulter à la Bibliothèque. Luna s'était entraînée, mais en l'absence d'un professeur aussi talentueux que Harry, elle ne parvenait pas à de grands progrès. 

"Je te laisse une chance de me dire la vérité, Lovegood."

Son agresseur lâcha sa prise quelques secondes, juste assez pour permettre à Luna de reprendre son souffle, mais pas pour s'écarter et lui lancer un sortilège. Haletante, elle hésita à risquer tout de même un Stupefix dans sa direction, qui lui offrirait la possibilité de fuir. 


On ne peut pas fuir indéfiniment, Luna, résonna la voix de sa mère en elle. 


C'était vrai. Jeter un sort à Carrow ne lui serait qu'une échappatoire temporaire. Or, elle avait besoin de quelque chose de plus. 

Perdue dans ses pensées, elle ne vit pas la gifle qu'il lui asséna, se contentant d'en ressentir l'impact et de s'effondrer au sol. Elle ne faisait clairement pas le poids face à ce mastodonte cruel. 

Un cri de surprise puis des bruits de fracas la forcèrent à lever la tête. Passant aussi vite que l'éclair, une forme rouge incandescente voletait au-dessus d'elle et sembler s'attaquer avec hargne au professeur, l'encerclant avant de frapper par tous les côtés.

Celui-ci essayait de dévier le maléfice qui lui avait été lancé avec sa baguette, en vain. Ses mouvements de bras faisaient tomber les livres vieux de la Réserve dans laquelle Luna était venue effectuer des recherches pour l'AD. Ces derniers s'ouvraient en tombant et se mettaient alors à beugler et hurler, ce qui se rajouta aux cris de rage d'Amycus. 

Il finit par se détourner de Luna et sortit de la Bibliothèque sous l'oeil médusé des élèves et de Mrs Pince, non sans menacer de tuer celui qui venait de lui infliger cette Chauve-Furie.

"Tu vas bien, Luna ?

- Padma ? C'est toi qui a lancé ce sort ? Pourquoi ?

- Oh, c'est Ginny qui me l'a appris. C'est drôlement utile, n'empêche !"

Luna ne répondit pas, étonnée. Padma ne l'avait portée dans son coeur, et pourtant elle avait chassé celui qui l'importunait. 

"Bon, et bien, de rien. On se voit au dîner."

Cette fois, la préfète de Serdaigle avait repris son ton froid et condescendant habituel, ce qui bizarrement, apporta un peu de réconfort à Luna. Au moins, tout ne changeait pas dans cette école. 
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Roxane-James1 » 05 mai 2019 - 00:35

Titre : La lâcheté d'Horace
Défi : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Horace Slughorn / (Minerva McGonagall) (merci Dedellia :coeur: )
Rating : TP
Aujourd’hui, il fait beau. C’est tragique, en un sens. Horace aimerait bien qu’il pleuve. Cela lui donnerait l’impression que le ciel pleure avec lui. Mais non. L’éther reste hermétique à son état d’esprit. Il est plus bleu qu’il ne l’a jamais été depuis la fin de la guerre. Le soleil s’y est niché, resplendissant. L’été éclot tout doucement.

Cela fait deux semaines que Minerva est morte. Horace n’a pas pleuré lorsqu’il l’a su. Non, il est simplement resté là, le cœur béant, la bouche ouverte, les yeux éteints. C’est un membre quelconque du Ministère de la Magie qui est venu l’en informer. Il n’a même pas dit son prénom.

« La Directrice de Poudlard est morte. »

Horace, s’il avait été plus courageux, aurait crié sur tous les toits qu’elle n’était pas seulement la Directrice de Poudlard. Qu’elle était avant tout Minerva. Oui, avant toute chose, Minerva. Minerva son élève brillante. Minerva sa collègue flamboyante. Minerva la superbe combattante. Minerva l’Animagus éblouissante. Mais avant toute chose, Minerva.

Depuis, Horace oscille dangereusement. Minerva est morte et plus rien n’a de sens. Il a l’impression d’avoir perdu une partie de lui en chemin, une parcelle de son âme qui s’est égarée dans le cercueil de sa défunte amie.

Horace tombe en miettes, mais aujourd’hui c’est pire. Car aujourd’hui, il a reçu la lettre. Celle qu’il l’a vue écrire sur son lit de mort à l’hôpital. Celle qui comprend ses dernières volontés.

Le hibou ulule férocement à ses oreilles mais Horace n’écoute pas. Il vacille. Son monde doré part en lambeaux. Minerva est morte, sa lettre est arrivée et plus rien n’a de sens.

Alors Horace ferme les yeux. Il ne pleure pas. Il sait que si on le secouait, pourtant, il le ferait. Horace est plein de larmes jamais versées. Horace est plein de désarroi.

Horace contemple la lettre qui gît là, sur la table de sa petite cuisine, près des miettes de pain et des photos signées de ses anciens élèves. Minerva y figure, près de Tom. Elle semble heureuse. Un peu. C’était avant les guerres tout ça. Avant que Tom ne ravage tout sur son passage.

Bref, Horace reste là, immobile. Il se sent stupide, et vieux, et lent, et mou. Il se sent lâche et faible. Si Horace était courageux, il aurait ouvert la lettre. Mais Horace est un homme vieux, et lent, et affaibli par le temps, un homme qui n’a que trop vécu. Alors Horace contemple la lettre mais ne l’ouvrira pas. Jamais.

Les derniers mots de Minerva périront dans les décombres d’un incendie qu’une pluie estivale arrosera. Et tout sera fini.
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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par selket » 05 mai 2019 - 00:41

Titre : Avaler un dictionnaire
Défi (stylistique) : Votre texte doit faire exactement 404 mots
Fandom : HP
Nombre de mots : 404 mots
Personnages : OC
Rating : TP
Il a avalé un dictionnaire ou quoi ? A chaque fois qu’il ouvre la bouche c’est pour énoncer d’un ton docte, pour ne pas dire pédant, une phrase qui à tout d’une définition. Des qu’il se met à parler il a envie de fuir loin d’ici, ou alors de se mettre à chantonner à tue tête pour ne pas entendre la voix criarde du mioche. S’il continue comme ça il va le lui faire manger son dictionnaire. On verra bien ce qu’il dit après. En tout cas, une chose est sure, ses livres ne lui ont pas appris le respect avec les anciens. Et dire que c’est le frère de Bill et Charlie. C’est fou ça ! Mais comment les Weasley arrivent-ils à pondre des enfants si différents ? Par Morgane il espère bien qu’Eléonore ne va pas se lier d’amitié avec celui-là aussi. Déjà qu’il doit le supporter à chaque fois qu’il traine derrière ses frères. Si en plus il doit se le coltiner plus que de raison il va craquer. A moins qu’il envisage de faire tomber le première année dans le lac. Il ne serait pas contre le fait que le calmar géant le débarrasse d’une telle nuisance. Mais bon il risque quelques ennuis s’il en arrive à une telle extrémité. Pas sûre que les parents soient ravis d’apprendre que leur progéniture a fini dans l’estomac d’un céphalopode et si ça arrive aux oreilles de la mer d’Eléonore il est bon pour demander l’asile politique dieu ne sait où. C’est que quand elle s’y met Soizic est terrifiante, et il préfère affronter une horde d’anglais mal embouchés plutôt qu’elle. Pas sûre qu’elle comprenne qu’il n’a jamais aimé les grattes-papier et que ce n’est pas maintenant qu’il est mort que les choses vont changer.
Alors fichtre il va devoir faire avec, il ne compte pas quitter Poudlard alors que ça fait déjà cinq ans qu’il se farci des adolescents boutonneux aux hormones en effervescences. Il lui reste plus que deux ans à tirer alors il est hors de question qu’il se fasse mettre à la porte alors que sa descendante à bientôt fini ses études. Franchement qu’es ce qu’on ne ferait pas par amour et sens de la famille ? Parce que si s’enfermer pendant sept ans dans une école remplie d’enfants, quand on est un corsaire qui aime la mer et l’aventure, ce n’est pas un sacrifice alors qu’es ce que c’est?

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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par LookCatMe » 05 mai 2019 - 01:03

Titre : Le lâche
Défi : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 352
Personnages : Hermione/Ron
Rating : /
Hermione soupira longuement en jetant ses talons dans le salon. Cette journée avait été éreintante. Elle avait passé toute la journée à courir dans les couloirs, cherchant les documents essentiels à sa réunion dans tout le bureau. Elle n'avait pas mangé et son ventre criait famine. La jeune femme posa son manteau sur la patère et se dirigea dans la cuisine où l'attendaient les restes de la veille, eux-même datant de la veille. L'ex Gryffondor n'avait plus le temps de faire à manger en ce moment. Elle était aux quatre cent coups pour un dossier que lui avait demandé en urgence son patron. La jeune femme ne comptait plus ses heures supplémentaires et faisait semblant de ne pas voir les cernes sous ses yeux. Ni ses cheveux tous broussailleux. Pattenrond la fuyait comme la peste, et Ron aussi, à en croire le message qu'elle avait trouvé sur la table après une énième dispute. « J'ai besoin d'une pause » avait-il noté sur le petit bout de papier. Aucune autre indication. Hermione avait ruminé des jours durant. Tant et si bien que désormais tous ses collègues marchaient sur des œufs, évitant soigneusement de parler de tout ce qui avait un rapport, proche ou lointain, avec la famille Weasley.

La jeune femme picorée dans son assiette, lovée dans son canapé, avec pour seule compagnie, son grand ami Samuel Beckett. Elle lisait chaque mot avec délectation, savourant son premier moment de calme de la journée. Calme soudainement interrompu par un tapotement régulier et bruyant venant de la cuisine. Hermione se leva et vit Coquecigrue tenant dans son bec une lettre. Elle remercia le hibou d'une caresse et prit l'enveloppe. La jeune femme reconnut l'écriture de Ron au premier regard et son cœur se mit à battre la chamade. Elle resta plusieurs minutes debout dans la cuisine, regardant la lettre comme si elle allait lui dire quoi faire. Hermione se rappela alors leur dispute et la fuite de Ron. Elle jeta alors l'enveloppe sur la table d'un geste rageur et repartit vaquer à sa lecture. Après tout il pouvait bien faire un effort et venir s'expliquer non ?

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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par BellaCarlisle » 05 mai 2019 - 01:07

Titre :
Thème : Scénaristique
Fandom : James Bond
Nombre de mots : 422
Personnages : Mallory
Rating : Tout public
L'alerte maximale a été lancée depuis plus d'un mois, mobilisant les meilleurs agents. Tous ceux qui étaient en congés sont revenus pour défendre leur patrie au nom de Sa Majesté tandis que ceux déjà sur place n'ont pas perdu de temps. Les aéroports, les gares, les ports et les frontières sont sous surveillance continue. Nul n'entre ou ne sort de l'Angleterre sans subir un contrôle obligatoire, à la fois pour vérifier l'identité mais aussi pour éviter l'arrivée d'armes indésirables. Le quartier général du MI-6 n'échappe pas à cette règle et chaque employé si plie sans rechigner tous les jours. Les portiques et autres détecteurs tournent à plein régime dès que quelqu'un passe, les vigiles guettent le moindre geste suspect et des caméras sont en marche continuellement.

Ce dispositif de sécurité semble excessif pour repérer une seule organisation mais Spectre a su démontrer son efficacité et il n'est plus temps de sous-estimer l'ennemi. La fuite de Blofeld a prouvé que même les prisons les plus sûres sont affaiblies face à un tel réseau. À cause de cette agitation permanente, Mallory passe ses journées entières au bureau, sans prendre la peine de retourner chez lui. Puisque quelques chambres de veille pour les agents sont encore libres, il s'est installé dans l'une d'elles, préférant être sur place au cas où une autre catastrophe surviendrait.

Occupé à faire les cent pas, le chef de la section double zéro trépigne d'impatience. L'enveloppe posée sur le bureau a le même effet qu'un voyant rouge étincelant. Mallory ne sait pas exactement ce qui est à l'intérieur, hormis une lettre manuscrite, comme l'a révélé l'un des scanners. Un mot l'accompagne, signé de la main de Blofeld lui-même, comme pour narguer les hautes autorités. Le responsable du réseau tentaculaire qu'ils peinent à démanteler a noté qu'une fois la lettre lue, il n'y aurait plus de retour en arrière. M se moque bien d'en connaître le contenu pour l'instant, ses pensées tournées vers une autre personne. Blofeld n'aurait jamais dû pouvoir déposer ou faire déposer son enveloppe, pas avec leur système de sécurité. Bond étant parti terminer ce qu'il avait commencé plus tôt - c'est-à-dire éliminer une bonne fois pour toutes son ancien ami - le chef de Spectre est censé être mort. S'il ne l'est pas alors Gareth n'ose imaginer le sort de son agent.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Haru Nonaka » 05 mai 2019 - 01:14

Titre : à un clic de ....
Thème : Scénaristique
Fandom : none ?
Nombre de mots :
Personnages :
Rating : Tout public
Joe sentit sa main trembler alors qu'elle cliqua une première fois. Sa boite mail apparu un instant sur le bureau de son ordinateur avant que d'un mouvement un peu brusque du poignet elle réduise à nouveau la fenêtre. Joe lâcha un large soupir tandis qu'une goutte de sueur roulait du haut de sa nuque jusque à tremper. Elle l'avait échappé belle. Elle jeta un coup d'œil un peu honteux aux alentours, mais dans l'open space, personne n'avait semblé prêter attention à son soudain manque de professionalisme.

Trop risqué, mais .... et si .... mais si jamais il y avait un truc urgent à revoir... mais si c'était urgent à ce point il l'appellerait sans doute? L'air tiède était si épais en cette fin d'après midi au bureau que Joe avait un peu de mal à respirer. Sans doute étais ce le manque de sommeil pour avoir passé la nuit à finir le dossier que son supérieur lui avait confié en urgence la veille au soir, se mentit elle a elle-même.
Elle décida d'aller fumer une cigarette au lieu de se torturer plus en fixant son écran. Après tout elle n'avait pas pris de pause cette après-midi.

Joe tira sur sa cigarette, ses écouteurs vissés sur ses oreilles diffusait des nappes qui la coupaient agréablement de tout risque de capter par inadvertance une conversation entre quelques collègues indélicat.

Toute la journée elle avait réussi à y échapper, mais cette adresse attaché au mail qu'elle venait de recevoir signifiait peut-être la chute de ses efforts.

Jetant un coup d'œil à la pendule, elle constatât qu'il ne restait qu'une demi-heure. Puis elle serait libre de filer sur son vélo jusqu'à son appartement, jusqu'à son canapé et alors tout irai bien. Elle avait pris sa décision, tout en ayant conscience qu'elle était peut-être en train de risquer de se mettre dans une situation délicate professionnellement selon le contenu du courrier, elle n'ouvrirait pas ce mail. Elle viendrait une heure plus tôt demain pour faire taire son sentiment de culpabilité naissant.

Joe se sentait plus légère à présent. La tension sourde qui avait alourdi l'ambiance près de la machine à café devant laquelle avait passé la matinée à éviter de croiser les regards de ses collègues s'était un peu dissipée. Elle profita des minutes restante pour arranger ses dossiers et éteint avec une satisfaction profonde la machine et commença à ranger ses affaires dans son large sac à main en cuir rouge sombre.

Mais alors que l'aiguille parcourait la dizaine de minute précédant la fin de sa journée de travail, et sa libération, son téléphone vibra et égrena quelques notes d'une ballade au élans celtiques.

En grimaçant Jo attrapa une feuille et un stylo et s'apprêta à décrocher en murmurant dans un souffle à elle même
"to be spoil or not to be spoil, that is the real question"

Après les salutation d'usage, la voix claire de l'homme à l'autre bout du monde scella la réponse du jour.

- Mais alors sinon, t'a pensé quoi de lorsequ'Arya est.....

Joe se jura encore une fois, sans trop y croire, en sortant en trainant des pieds des bureaux, de ne jamais tomber encore une fois dans une addiction pareille à une série, plus jamais....

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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par hazalhia » 05 mai 2019 - 01:22

Titre :
Défi (scénaristique ou stylistique) : les deux ^o^/
Fandom : DIvergente
Nombre de mots : 173
Personnages : Peter
Rating :
J’étais désespéré, j’étais faible. Jamais je n’aurais pu être comme elle
C’est l’espoir qui m’accueil quand le fluide se répand dans mes veines
Tu le sait mieux que tout le monde Tris, j’étais un être cupide, rempli de haine
Enfin je peux regarder vers le ciel, je me sens pousser des ailes.

Je lui ai dit que je ne voulais me souvenir de rien
Toutes ces années je n’étais qu’un monstre, ça ne peut continuer plus longtemps
Il m’est impossible de rivaliser avec toi, au fond je ne suis qu’un piètre combattant
Tout ce à quoi j’étais bon était te mépriser, te traiter comme un chien

Je n’avais pas le courage de te demander pardon
Comme tu peux le voir encore une fois j’ai fui
Mais si je renonce à ma mémoire, c‘est pour ne plus laisser mes péchés me définir

Je t’ai aimé à ma façon, au point d’en perdre la raison
Et si un jour je hèle ton nom dans la nuit
C’est qu’il me restera de toi un unique souvenir
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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Zandry
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Zandry » 05 mai 2019 - 01:34

Titre : c'est qui Fred?
Défi (scénaristique ou stylistique) : les deux
Fandom :hp
Nombre de mots :
Personnages : Molly Weasley
Rating :


Molly parcourt les allées fleuries, un bouquet et un sac en tissu dans les mains.
Elle écoute vaguement la discussion qu'anime Giny et George dans son dos.
Elle aperçoit une statut au bout du chemin et s'en approche pour la détaillée.
Les mains relié en un signe religieux, elle paraît triste. Certaines parties de ses ailes se sont brisées avec le temps. Un peu comme l'esprit de Molly. Elle laisse ses yeux se perdre dans le vide.

-Maman, la hèle George au loin.

Molly baisse les yeux sur son sac. Elle ne se rappelle pas l'avoir prit. D’ailleurs elle ne se rappelle pas être sortit de chez elle et elle ne sait pas ce qu 'elle fait ici. Les battements de son cœur s'accélèrent et elle panique. Par les temps qui courts elle a peut-être été ensorcelée, peut-être qu'elle était sous Impero, peut-être qu'elle vient de commettre des choses affreuses. Elle s'empresse de regarder l’intérieur du sac, ne supportant plus de ne pas savoir.

C'est un vieux bout de féraille. Juste un bout de vieux féraille. Inoffensif. ID'ailleur c'est exactement le genre d'objet qu'Arthur adorerait. Elle sourit en se retournant, fixant toujours la chose.

-Tu aurais pu faire attention, tu t'imagines si elle était allée jusqu'à la route ? T'es complètement inconscient !
-J'étais pas tout seul à la surveillé !

Molly manque de percuter deux personnes qui se disputent.
-Ho excusez moi je suis vraiment navré. S'excuse t-elle.

En relevant la tête ses yeux s'illumine.
-Arthure ! Je te cherchais ! Regarde ce que j'ai trouvé. Elle lui tend l'objet.
Les yeux de George brille et Giny cache son visage.

Molly fronce les sourcils en fixant sa fille, emplie de doutes
-Mais qui êtes-vous ?

-C'est Giny maman, ta fille. répond Giny, lasse.
-je n'ai pas de fille...

Geogre soupir en prenant le bras de sa mère.
-Vient, on va voir papa.
-Papa ? Mais qu'est ce que tu racontes enfin ? Qui est cette fille ?
George la traîne jusqu'à la pierre tombale, hésitant. Peut-être que ce serait mieux de la ramener à la maison au lieu de lui faire revivre sa mort. Mais Giny les pousse dans la direction des mots qui brisent. Et Molly les lit, et Molly s’effondre, pleure, hurle. Et puis se reprend et se rappel. Elle dépose les fleurs, la chose de fer, et pleure encore.

George jette un regard accusateur à sa sœur qui a céder. Sa mère leur réclame de venir depuis des mois.
Alors George s'était dévoué.

Molly regarde la tombe en fleure à coter de celle de son mari. Elle penche un peu la tête avant de demander :
-C'est qui Fred ?

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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Roxane-James1 » 05 mai 2019 - 01:37

Titre :
Défi (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Ginny Weasley
Rating : TP
Ginny hausse les sourcils, perplexe. Ses mains sont tâchées de rouge et sa robe est couverte de plumes. Une odeur âcre se dégage de ses vêtements. Celle du sang. Ginny pousse un cri, stupéfaite. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Pourquoi elle est étalée ici, dans les toilettes des filles, couverte d’un sang qui n’est manifestement pas le sien, de plumes qui n’ont rien à voir avec celles qu’elle utilise en cours pour rédiger ses devoirs. Pourquoi ses cheveux sont si emmêlés qu’on dirait qu’elle s’est perdue dans un cyclone. Pourquoi elle n’est pas en cours de Métamorphose avec Colin et les autres.

Ginny ne sait plus ce qui lui arrive. C’est la troisième fois, cette semaine, qu’elle se retrouve ici, face à la silhouette grisâtre de Mimi Geignarde, sans savoir comment elle a échoué dans cette pièce sordide.

Ginny a beau faire des efforts, tâcher de se remémorer le chemin qu’elle a emprunté depuis le cours de Flitwick, rien d’autre ne lui vient que l’impression qu’il s’est passé quelque chose de grave. Qu’elle a fait quelque chose de grave. Quoi ? Ginny n’en a aucune idée.

Ginny tourne la tête, étourdie. Son sac est posé à côté d’elle, complètement trempé. Ce n’est pas étonnant : Mimi a encore inondé les cabinets. L’eau déborde des lavabos, se mêlant au liquide couleur rouille qui macule sa robe.

Ginny a conscience qu’elle devrait se concentrer pour tâcher de se souvenir de quelque chose. Mais son premier réflexe est de ressortir un petit carnet noir qui ne la quitte plus et d’y déverser le flot d’émotions qu’elle aimerait voir disparaître pour de bon.

Cher Tom, écrit-elle, aujourd’hui, j’ai encore atterri dans les toilettes de Mimi. Je ne sais même plus par quel moyen j’y suis venue. Il y a du sang partout sur mes vêtements et des plumes, aussi. Je ne sais pas comment elles sont arrivées là. Cher Tom, je crois que je deviens folle. Je ne sais plus ce que je fais, quand je le fais, où je le fais. Tom, je t’en prie, aide-moi…
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LookCatMe
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par LookCatMe » 05 mai 2019 - 01:38

Titre : L'élu
Défi : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 267
Personnages : Harry
Rating : /
L'homme se réveilla péniblement. Ses membres lui faisaient un mal de chien. Sa tête lui semblait lourde comme du plomb et il poussa un petit gémissement de douleur, attirant l'attention de la jeune femme assise à ses côtés. C'était une femme rousse, avec de grands yeux marrons expressifs. On lui avait dit que c'était sa femme. Qu'elle s'appelait Jenny ou quelque chose dans ce style. Elle était venue accompagnée. Avec trois enfants. Les siens. Les leurs. Il n'avait aucun souvenir d'eux. De cette vie qu'ils disaient être la sienne. On lui a raconté qu'il était auror. Que sa mission s'était mal déroulée et qu'il était encore sous le choc. On lui a également raconté qu'il s'appelait Harry. Qu'il vivait dans un monde magique et qu'il avait sauvé le monde d'un terrible mage noir. Il était plutôt dubitatif sur cette partie de l'histoire. Tout le monde le voyait comme un héros mais lui ne se rappelait de rien. Beaucoup de monde étaient venus le voir depuis son admission. Il ne se souvenait d'aucun visage. On lui avait dit que ça ne serait que permanent, le temps de se remettre de ses émotions. Mais le brun n'était pas sourd. Il entendait bien les médecins parler à son sujet. Il entendait les pleurs de la femme rousse la nuit, lorsqu'elle se croyait seule. Il avait la désagréable impression de ne pas être à sa place, de ne pas faire partie de ce monde. L'homme écoutait les anecdotes à son sujet, son enfance, sa scolarité, sa famille. Essayant vainement de s'y raccrocher. Essayant vainement de ne pas sombrer dans le désespoir.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par BellaCarlisle » 05 mai 2019 - 01:47

Titre : /
Thème : Scénaristique
Fandom : James Bond
Nombre de mots : 469
Personnages : James Bond, Gareth Mallory
Rating : Tout public
Le regard distant de Mallory est ce qu'il y a de plus dur à supporter pour James. Toute trace d'affection a disparu au profit d'une lueur d'hésitation perpétuelle qui n'a pas sa place dans les yeux bleus de son supérieur. C'est comme si Gareth venait d'être remplacé par un inconnu ayant uniquement son apparence, sans ses qualités morales et tout ce qui le définissait.

Bond tente maladroitement de le soutenir comme il le peut. À sa sortie de l'hôpital, il l'a conduit dans un parc de Londres où ils avaient pris l'habitude de se donner rendez-vous après le boulot lorsqu'ils avaient besoin de respirer un peu mais M n'a eu aucune réaction. Une grande partie de sa mémoire a été touchée, effaçant des souvenirs sur des dizaines d'années. Gareth ne se rappelle pas être entré au MI-6, il a oublié la balle de Silva, la mort d'Olivia, les sbires de Blofeld. Il ne se souvient plus de ses agents, ni de James. Leur premier tête à tête n'existe plus, leurs baisers se sont envolés et la passion qui les unissait s'est déliée. Après l'affaire de Spectre et la naissance de ses sentiments pour son supérieur, le double sept ne pensait pas devoir faire face à un autre problème.

« Comment va M ? demande Moneypenny au téléphone.
— Il n'y a pas d'amélioration, répond James d'une voix nouée par l'émotion. Son amnésie n'est pas passagère. »

Ils discutent un peu mais faire la conversation n'est plus dans les cordes de Bond. Sa gorge est sèche, ses yeux n'ont plus de larmes à verser et son cœur n'est plus qu'un tas de cendre. D'une certaine façon, Mallory est mort lors de l'accident.

« Vous êtes encore là, remarque M. »

James raccroche le téléphone puis dévisage celui pour qui il sacrifierait sa vie s'il le fallait.

« J'ai promis de prendre soin de vous, Sir.
— Je ne sais pas qui vous êtes.
— Seulement quelqu'un qui vous veut du bien. »

L'agent de terrain avance de quelques pas, tendant une main légèrement tremblante vers celle de Mallory. Avec douceur, James entrelace leurs doigts tout en guettant sa réaction. Le fait que Gareth ne recule pas ou ne parte pas est une petite victoire pour l'espion qui s'accorde un léger sourire. Le trouble dans les yeux de M est bien plus supportable que sa distance et même s'il est devenu amnésique, Bond ne le laissera pas tomber. S'il faut reconstruire ses souvenirs, il le fera avec patience, pour ne pas perdre l'homme qui a su voir derrière sa carapace.

« Vous verrez, murmure James, vous n'êtes pas seul. Je suis là. »
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Haru Nonaka » 05 mai 2019 - 02:07

Titre : retrouvailles
Thème : Scénaristique et stylistique
Fandom : aucun
Nombre de mots : 384
Personnages :
Rating : none
Elle s'élança à leur suite dans un soudain élan de joie. Le tissus de sa lourde chemise en lin bien trop grande pour sa carrure donnait un air un peu étrange à la fillette. Se gonflant comme une voile derrière elle par moment, l'étoffe déséquilibrait un peu la silhouette qui filait au travers de la foule. Les gens s'écartait pour la laisser passer. Elle avait quelque chose d'une apparition sans doute, avec cette expression avide et perdue et l'énergie de l'enfance. Dans l'ensemble elle ressemblait un peu à un de ces goéland blessé qui sur la jetée tentaient d'entrainer leurs ailes pour repartir à l'assaut des vagues et du ciel.
Elle les rattrapa, mais alors qu'elle croisa le regard du vieil homme qui fermait le petit groupe elle s'arrêta net.

Aussi brusquement qu'elle s'était envolée de joie plus tôt en les retrouvant enfin, son énergie sembla l'abandonner.

Il avait posé sur elle ce regard à la fois ferme, doux et distant qu'il réservait seulement aux étrangers. Ce regard qu'elle connaissait par cœur. Il n'y avait pas de doutes, il ne l'avait pas reconnu, ou pire encore il l'avait peut être oubliée. Ca ne faisait que quelques mois à peine, avait-elle changé à ce point?

Elle tenta une nouvelle envolée, vers la tête du groupe, effaçant le doute, et héla cet idiot de Paulo qui menait la marche, mais ce dernier laissa son regard glisser sur elle comme si il évaluait les potentialité qu'elle soit une simple mendiante ou une future admiratrice en puissance, puis saisit une pièce et la lui lança.

Le bruit du métal sur le granit, elle le reçu comme un électrochoc. Elle posa le pied sur l'argent pour faire taire le son qui rependait ses vibration jusque dans ses os, fissurant son cœur alors qu'elle réalisait l'évidence: ils l'avaient oubliés, effacée, comme un poisson trop jeune rejeté à la mer lors d'une pèche abondante, elle était seule, séparée de son banc à jamais, il n'y avait pas de retour possible ... la folle de l'autre nuit avait donc raison et elle était celle qui s'était fourvoyée. La fillette sera les poings, pour ne pas pleurer, tandis qu'elle fixait les dos qui s'éloignait et avec eux la seule famille qu'elle avait considérée comme telle. Elle était en colère, tellement en colère.
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