[Textes] Nuit du 20 avril

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selket
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par selket » 20 avr. 2019 - 22:33

Titre : Imprévu
Défi : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 385
Personnages : Louis Weasley et Alyssum Thomas
Rating : TP
Il n'aurait jamais cru que ça lui arriverait. Pour lui il laissait ça aux autres. C’est pas qu’il les détestaient. C’est juste qu’il n’était pas fait pour ça. Tout simplement.
Oui quand ça lui été tombé déçu à la vitesse d’un dragon en chute libre il était resté stoïque sans quoi savoir dire, faire. Intérieurement il était entrain de paniquer. C’était pas le moment. Il y avait son chantier. Il savait bien que c’était une fausse excuse. ça ne serait jamais le bon moment. Il y avait ses fouilles, et puis les prochaines et encore les suivantes. A vrai dire il s’était jamais posé la question. Pour lui il y avait bien assez à faire avec ceux des autres. Mais voilà ça lui été tombé sur le coin de la tête. Et maintenant il reste là les bras ballants sans savoir quoi faire. Pourtant il avait fait attention, mais faut croire que des fois c’est la faute à pas de chance.

Et en face de lui y a Alyssum qui sourit en lui tendant le paquet. Qu’es ce qu’il doit faire ? Bon sang il faut qu’il réagisse. Partir en courant n’est pas une solution, s’évanouir non plus. Il esquisse un sourire crispé en essayant de gagner du temps. Foutu potion. Il allait retrouver le fabricant et lui faire un procès. Peut-être qu’il aurait du lire les petites inscriptions en bas de l’étiquette.
Respirer. Sourire. Expirer. Réfléchir. Par merlin que quelqu’un lui vienne en aide. ça serait le bon moment pour qu’un serpencendre décide de mettre le feu à la maison. Il sait plus quoi faire. Prendre le paquet dans les mains. En extirper le cadeau. Menacer de s’étouffer. Mais comment il peut s’occuper de quelque chose de si petit ? C’est sans nul doute plus fragile que ses artefacts. Ils sont pas prêts, en tout cas pas lui.

Mais peut-être que c’est ça le problème. Il a l’habitude de tout contrôler. Mais là il ne peut pas. Il ne sera jamais prêts mais ça ne l’empêche pas de tenter l’aventure. A deux ils seront plus fort. Et puis au pire il pourra toujours appeler sa famille à la rescousse. ça s’apprends. Alors qu’il tient dans sa main les toutes petites chaussures il se dit qu’après tout c’est peut-être le bon moment au final.

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Iphigenie Nasty
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Iphigenie Nasty » 20 avr. 2019 - 22:34

Titre : Quête de soit et autres plaisirs
Défi: Mot: Discothèque
Fandom : HP
Nombre de mots : 427
Personnages : Seamus Finnigan
Rating: TP

Quelle année de merde ! Seamus avait battu son record d’heures de retenus pour mauvais comportement. Toutes les expériences qu’il entrepreanait s’achevaient dans un fracas magistral. L’ensemble de ses notes étaient que trop moyennes. Si Poudlard a pour beaucoup, une odeur de vieux chêne qu’une fine couche de poussière recouvre, l’adolescant associe lui le château à ce curieux parfum de cheveux calcinés.

Addossé à la fenêtre du Poudlard Express, il espérait que le temps s’arrête pour que sa mère n’ait jamais à constater les échecs de son fils. Et si le monde des sorciers n’était pas fait pour lui. Si, au final, Seamus ressemblait plus à son père. Le monde des moldus n’est pas si terrible, il a le mérite d’assurer un certain confort capillaire. La magie, c’est bien de la posséder, mais encore faut-il savoir s’en servir. Il est devenu ami avec beaucoup de sorciers, certes, mais personne n’a vraiment l’air de le comprendre.



C’est peut-être la pire idée de sa vie. Mais au diable l’anticipation. Seamus ira dans cette discothèque de moldu. Cette nuit, il ne sera pas sorcier. Cette nuit il sera le fils de son père, et pas de sa mère. Il démêlera son sang pour gouter à ce plaisir innocent de l’adolescance impuissante des moldus.

La musique est forte. Les battements de la musique lui provoquent des hauts-le-cœur. Il tente de ne plus y penser et se concentre sur les mouvements en rythme qu’il fait faire à son corps. Il libère ses membres d’abord, ses pieds au son d’une musique au tempo rapide et qu’il ne connait pas. Puis ses bras. Ses mouvements se rencontrent, s’entremêlent et s’amplifient, tout son corps bouge. Et ce corps semble en être satisfait. Alors il le laisse faire. Il ne s’en préocupe plus. Il le libère du fardeau de la rigueure. Puis il ouvre les yeux, il ne voit que des couleurs vives, du rose, puis du bleus, du vert et du jaune. Des fragments seulement, mais d’une force lumineuse presque aveuglante. C’est magique. Non Seamus, rien n’est magique ici. Tout est humain ici, moldu et fade, mais ces sensations, qu’est-ce-qu’elles font du bien ! La discothèque stiumule tous les sens du jeune homme. L’odeur de cigarettes mélangée à l’haleine putride des jeunes alcolisés, les lumières qui embrouillent et déséquilibrent son cerveau, son corps qui joue de ce déséquilibre et l’accentue volontairement.

Il n’y a peut être pas de magie ce soir mais c’est de loin une des meilleures soirées que Seamus Finnigan, perdu dans le labyrinthe des identités, ait eu la chance de vivre.
"Or perhaps in Slytherin
You'll make your real friend,
Those cunning folk use any means
To achieve their ends"

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Cilou
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Cilou » 20 avr. 2019 - 22:38

Titre : La pièce manquante
Thème : citation « Les étoiles sont éclairées pour que chacun puisse un jour retrouver la sienne. » – Antoine de Saint-Exupéry
Fandom : Crossover Les Cinq Légendes / Dragons
Nombre de mots : 449
Personnages : Harold, Krokmou
Rating : Tout public

Harold a quitté Beurk il y a quatre jours.

Cela fait quelques semaines qu'il sent qu'il doit le faire. Qu'il sent qu'il y est prêt et qu'il en a besoin, et que c'est primordial. Qu'il doit retrouver Jack. Qu'il est prêt à le faire et qu'il en est capable.

Alors il a confié Beurk à Astrid, cette meilleure amie en qui il a confiance plus qu'en personne d'autre, et même plus qu'en lui-même. Il l'a laissée gérer le village entier et est parti avec Krokmou, chercher cette contrée qu'il ne connaissait pas. « Je serai au Pôle Nord, Harold. Si tu as besoin de moi, si tu veux me revoir un jour, je serai au Pôle Nord. Je n'aurai pas bougé, je n'aurai pas changé. Tu me reconnaîtras. ». Le Pôle Nord. Harold n'a jamais su à quoi, précisément, cela correspondait. Jack aurait mieux fait de lui donner une carte, Harold est doué pour les lire. Parce que « le Pôle Nord », c'est gentil, mais ça ne lui dit rien. Jack Frost nommait ainsi ce qu'eux, vikings, nomment autrement. Et il n'a jamais eu accès à la traduction.

Alors Harold et Krokmou errent sans savoir s'ils pourront rentrer à Beurk un jour, et sans savoir non plus s'ils retrouveront Jack. Les villes qu'ils survolent semblent venir d'un autre monde, les gens n'y montent pas de dragons et sont loin de parler sa langue. Ils sont seuls et perdus au milieu d'une planète trop grande pour eux, en plein cœur d'une Terre qui ne leur sert à rien. Ils cherchent une personne. Ils cherchent un Esprit. C'est encore plus complexe que de chercher un gravillon dans de la lave sèche.

Mais ils cherchent quand même, parce que c'est important. Parce qu'Harold en ressent le besoin, maintenant. Il était jeune, le jour où il a rencontré Jack ; il avait dix ans, tout au plus. Aujourd'hui il en a vingt-trois et il est temps pour lui de retrouver celui qu'enfant, il a laissé partir. Il trouvera ce Pôle Nord. Il trouvera le bon chemin, il fera toutes les escales qu'il lui faudra faire, il trouvera, Thor sait comment, le moyen de revoir Jack Frost. Parce qu'Harold a toujours senti que sa vie a cessé d'être complète le jour où Jack Frost l'a quittée. Jack Frost n'est venu qu'une seule fois à Beurk, ils ont joué ensemble, Harold a craint qu'il s'en aille et Jack est parti, en effet, parce que le devoir l'appelait. Mais maintenant Harold a besoin de retrouver la pièce manquante du puzzle de sa vie, besoin de retrouver la pièce du milieu.

Alors, quoi que soit le Pôle Nord, Harold le trouvera. Il n'est pas d'autre alternative.
« Le moment viendra où vous pourrez enfin agir avec honneur.
– Je les adore, ces moments… Je les salue de la main quand je les vois passer. » - Elizabeth Swann et Jack Sparrow, Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit

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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Roxane-James1 » 20 avr. 2019 - 22:52

Titre : la débâcle
Défi (scénaristique ou stylistique) : discothèque
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots :
Personnages : Audrey Cornellis/Percy Weasley
Rating : TP
« Et on lève les bras ! Et on bouge les jambes ! Et on tourne les chevilles – non, dans l’autre sens, Weasley – et on trémousse son fessier, et…
— C’est ridicule, Cornellis. Tout à fait inconvenant, même.
— C’est ce qu’on appelle « danser », Weasley.
— Eh bien je n’aime pas ça. »

Audrey Cornellis cessa de sautiller sur la piste de danse pour fusiller son chef du regard.

« Je vous signale que c’est vous qui avez insisté pour faire ça !
— Quoi ? s’étouffa le rouquin, les yeux exorbités. C’est entièrement faux ! Je vous ai demandé de me faire découvrir un endroit Moldu, pas de me ligoter à une barre de pole dance.
— Les discothèques sont des endroits typiquement Moldus », gazouilla sa secrétaire en reprenant ses mouvements désordonnés au beau milieu de la cohue.

Percy observa d’un air consterné la débâcle qui régnait en ces lieux. Tout était proprement scandaleux ici. Depuis le type au crâne rasé qui vomissait dans le verre de son copain, jusqu’à la femme qui s’était lancée dans une sorte de danse du ventre, lui donnant l’air d’avoir la colique. Une grimace dégoûtée étira ses lèvres. Pas étonnant que sa secrétaire l’ait traîné jusque dans cette cosditèque, elle-même était tellement… exubérante ? Ou totalement folle, c’était selon. C’est-à-dire qu’elle se fondait à merveille dans le décor.

« Ce que vous êtes coincé, Weasley ! C’est à se demander si votre sœur vous a fourré son balai de luxe dans le cul !
— Ne parlez pas de Ginny en ces termes !
— Cessez de tirer une tronche de trois kilomètres de long et – par tous les Enchanteurs, je vous en conjure : libérez le Michael Jackson qui sommeille en vous !
— Je vous demande pardon ?
— Laissez tomber, vous n’avez aucune culture, Weasley. Toute votre éducation est à refaire ! »

Percy hoqueta. Elle en avait des bonnes celle-là ! Qui était le chef du service du commerce magique ? Hein ? Lui, pardi ! Pas cette dinde qui se trémoussait sous son nez !

« Weasley, cessez de grogner dans votre coin et bougez vos fesses !
— Pardon ?! »

Non mais quel tohu-bohu, c’était… Percy n’eut pas le temps de calomnier sa secrétaire et tous les Enchanteurs du siècle dernier que déjà, la jeune femme se collait contre son torse et se frottait à lui avec un enthousiasme surprenant. Percy déglutit bruyamment lorsque son nez rencontra malencontreusement celui de sa secrétaire, qui s’était hissée sur la pointe des pieds pour le regarder dans les yeux.

« C’est bien, continuez, vous êtes sur la bonne voie. »

Percy loucha sur ses pieds, abasourdi : il n’avait pas remarqué qu’il dansait effectivement au rythme de la musique avec Cornellis. Quand elle l’obligea à poser ses mains moites sur ses hanches, il sentit un étrange frisson le parcourir. Un truc qui faisait « bim-bam-boum » dans sa poitrine. Ce devait être la musique. Ils montaient le volume tellement fort, ici…

« Voilà ! s’exclama Audrey après un bon quart d’heure. On pourrait presque croire que vous êtes la réincarnation d’Isadora Duncan… Vous voyez quand vous voulez !
— Isa-qui ?
— Aucune importance. »
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Mikoshiba » 20 avr. 2019 - 22:57

Titre : Notre étoile (ou le texte qui ne va pas du tout là où je voulais)
Thème : Citation de 23h
Fandom : /
Nombre de mots : 100
Personnages : /
Rating : /
Tu te souviens de cette étoile ? La seule que nous avions pu voir lors de notre premier rendez-vous car le ciel était couvert de nuages ? Notre étoile. Nous avions même changé d'appartement car du premier nous ne pouvions pas bien la voir. Le comble de la niaiserie, même si ça nous semblait être la meilleure décision du monde. Et bien, j'y ai repensé ce soir. Je l'ai retrouvée. Je l'ai fixée. Et je n'ai rien ressenti, pas même un petit pincement au cœur. Je voulais que tu le saches, même si en réalité, je ne sais pas pourquoi.
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dreamer
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par dreamer » 20 avr. 2019 - 22:59

Titre : -
Thème : citation "Les étoiles sont éclairées pour que chacun un jour puisse retrouver la sienne."
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 320
Personnages :Sirius/OC
Rating : TP

"Ne bouge plus ! Je te préviens, je te tiens en joue !"

Pris d'un sursaut, Sirius se figea, glacé par la voix qui venait de le menacer. Cette voix, il pensait l'avoir oubliée à jamais. Rêvait-il ? Ces longues années passées à Azkaban l'avaient complètement brisé et il lui arrivait de ne plus parvenir à distinguer la réalité du reste. Des cris des autres détenus. De la souffrance. Du froid. Des souvenirs. De la rage qui le consumait encore. 

"Retourne-toi, maintenant."

Non. Il ne voulait pas se retourner. Et si la personne à qui appartenait cette voix n'était pas celle qu'il connaissait ? Pire, et si c'était réellement elle ? Non, Sirius refusait d'obéir à cet ordre. Peut-être qu'avec un peu de chance, il réussirait à prendre la fuite...

"Black, je t'ai demandé de te retourner. Si tu ne le fais, je serai contrainte de te stupéfixier."

Bouse de dragon. Ce ne pouvait être qu'elle. Des frissons parcoururent son échine. Puis sa fierté le força alors à obtempérer. Hors de question que Véga Pierce ait l'opportunité de le mettre à mal. 

Une fois face à elle, il ne se déroba pas, et prit même tout son temps pour la détailler.

Elle avait pris quelques rides au niveau du front, mais ses yeux étaient restés les mêmes, d'un bleu intense. Sourcils froncés, elle le scrutait, sans doute à la recherche d'une potentielle menace. Bientôt, quand elle se rendit compte que rien de dangereux ne semblait se produire, elle s'autorisa à souffler, et passa nerveusement une main à l'arrière de sa nuque.

Cela le fit sourire. Elle n'avait pas changé, ni dans son apparence ou sa façon d'être. Elle arborait toujours la même coupe courte que lorsqu'ils s'étaient quittés, avec des boucles châtain tombant sur son front. 

"Qu'est-ce que tu regardes comme ça, Black ?"

Son ton revêche rappela à Sirius les débuts de leur relation, à Poudlard : hostiles. 
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par BellaCarlisle » 20 avr. 2019 - 23:03

Titre : Sous les étoiles
Thème (écrit ou image ou musique) : Citation
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 512
Personnages : Sylya (OC)
Rating : Tout public
Assise sur le rebord de sa fenêtre, Sylya observe le ciel nocturne où brillent les étoiles. Sa main esquisse la position exacte des astres tandis qu’elle nomme leurs noms dans sa tête. En même temps, son esprit s’échappe, replongeant dans les souvenirs d’autres nuits étoilées. Elle se revoit enfin, sur les genoux de sa mère, à contempler les points dans la voûte céleste en lui demandant pourquoi des lumières étincelaient dans la nuit. Les réponses maternelles ont toujours été les plus poétiques, avec des allusions à des ancêtres qui veillaient sur elles. Puis elle songe à la brusquerie avec laquelle sa vie s’est transformée, aux nuits qui sont devenues ses jours dans le château de Markus. Il n’y a plus eu de place pour la poésie depuis qu’elle a quitté son humanité et elle regrette de ne pas avoir pris le temps de profiter de chaque instant de beauté.

Le cœur lourd, elle repose son crayon. Son dessin n’est plus uniquement composé d’étoiles, sa feuille est remplie de visages familiers, de scènes gravées dans sa mémoire. Dans un coin, Sonja sourit sous une pleine lune, les cheveux au vent, presque vivante. À côté, c’est Lucian qui se dresse, sous sa forme de lycanthrope, une moitié de son corps dans l’ombre, l’autre éclairée par quelques rayons du satellite terrestre. Un peu plus bas sur le papier, Elvira est assise sur son siège du Conseil, arborant un air amer, une lueur de douleur continue dans son regard. À l’opposé, les trois Aînés sont réunis autour d’une table, avec des cartes du pays éparpillées sur la surface boisée. Amélia est la plus effacée, Markus paraît en colère tandis que Viktor semble sur le point de partir. Toute la partie inférieure de la feuille est consacrée à sa famille : sa mère, son père, Alexander, Rhodes ; tous ceux qui lui sont chers mais qu’elle ne voit plus, pour sa propre sécurité.

Sylya laisse tomber au sol son matériel à dessin puis passe ses jambes de l’autre côté de la fenêtre. En un geste, la voilà à l’extérieur, exposée au vent qui se lève. Elle n’a rien emporté pour se défendre, perdue qu’elle est dans ses pensées. Ce monde de violence qu’elle côtoyait quotidiennement lui manque bien plus que ce qu’elle aurait voulu admettre. Elle croyait haïr cette guerre perpétuelle entre les espèces, ces Vampires imbus qui la détestaient, ces hommes et ces femmes trop inhumains. Désormais, elle donnerait tout pour retrouver les cérémonies de l’éveil des Aînés, pour discuter avec Tanis de l’histoire des Vampires, pour rester silencieusement auprès de Viktor en le regardant reprendre des forces. Sa vie parmi les humains est trop fade, elle ne lui apporte que l’ennui et la colère, un mélange d’émotions qui agissent sur elle de la pire des façons.

Les transformations de la descendante d’Alexander n’ont jamais été aussi instables. Chaque nuit est une surprise pour elle, avec cette incertitude de savoir si oui ou non elle se réveillera en-dehors de l’appartement où elle vit. Sa nature de Lycan prend le dessus de plus en plus, elle l’étouffe.
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selket
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par selket » 20 avr. 2019 - 23:19

Titre : L’attente
Défi : Image et mot (lucarne)
Fandom : HP
Nombre de mots : 404
Personnages : -12ans
Rating : Daphné et Blaise
Vingt et une heure. Elle s’agrippe au rebord de la lucarne de l’appartement pour mieux voir au dehors. Les lampadaires commencent à s’allumer maintenant que la lumière commence à manquer.
Vingt-deux heures. Il n’est toujours pas rentrer. Il ne devrait pas tarder. Pour s’occuper l’esprit elle range l’appartement d’un coup de baguette rapide. Le repas est entrain de cuire. Son estomac la tenaille alors que la pièce se rempli de l’odeur des pommes de terres frites.
Vingt-trois heures. Elle attend. Elle ne sait plus vraiment pourquoi elle reste là à regarder le balai des voitures dans la rue. Les heures passent et elle est toujours là.
Minuit. Elle sait que ce soir il ne rentreras pas mais elle ne peut pas s’empêcher de continuer à regarder par la fenêtre.
Une heure. Elle n’a plus fin et heureusement car elle a laissé le diner bruler à force de tourner en rond.
Deux heures. Son mascara à couler le long de ses joues laissant des marques noires couler sur son visage cerné. Depuis combien de temps n’a t’elle pas dormi ?
Trois heures. ça la bouffe de savoir qu’il est sans doute encore là bas avec Gemma Farley. Elle aimerait qu’il la tienne dans ses bras comme avant.
Quatre heures. Elle s’extirpe afin de la fenêtre à quoi bon regarder les lampadaires ? Une fois dans sa douche elle envisage encore une fois de s’étouffer avec l’eau qui ruisselle sur son visage. Elle laisse ses larmes couler en même temps que l’eau lave les traces de sa tristesse.
Cinq heures. Il n’est toujours pas rentré. Elle se décide enfin à se glisser dans son lit. Et c’est seule qu’elle s’endort, encore une fois.
Six heures. Elle se réveille encore en sursaut. Trois fois en une heures c’est moins que la nuit dernière. Mais c’est déjà trop. Ce n’est pas cette nuit qu’elle dormiras.
Sept heures. La porte vient de claquer. Il vient de rentrer. Ivre il s’endort sur le canapé dans la pièce d’à côté.
Huit heures. Elle quitte l’appartement sans lui avoir adressé un mot. Il dort, elle part travailler. Leur vie n’est plus qu’un chassé croisé depuis que Blaise à trouvé opportun de soigner les cicatrices de la guerre dans l’alcool et le bras de Gemma Farley.
Dix sept heures. Ses affaires ne sont plus là. Il est partit. Ce soir là ce n’est pas l’attente à la lucarne qui empêchera Daphné de dormir.

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icequeen38
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par icequeen38 » 20 avr. 2019 - 23:31

Titre : Les fantômes qui nous hantent
Défi (scénaristique ou stylistique) : Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti.
- Gandalf
Fandom : Animaux Fantastique
Nombre de mots : 581
Personnages : Albus Dumbledore/OC
Rating : R
Blair se réveilla dans la pénombre, son amant dormait encore. Albus l’étouffait presque dans son sommeil... Il avait sans doute peur qu’elle s’en aille. Elle repoussa la couverture et se rassis. Son regard se tourna vers la masse encore endormie qu’était son homme. Elle chercha ce qui avait bien pu la réveiller, mais il ne s’agissait que de la lueur de la pleine lune qui envahissait l’ancienne chambre d’enfant d’Albus. Il avait insisté pour garder les volets ouverts. Blair appris avec stupéfaction qu’ils les préféraient ainsi. Elle regarda avec tendresse l’ombre d’un cheval à bascule et cru entendre des rires d’enfants aux rez-de-chaussée. Sa curiosité pris le dessus. Elle prit aussi sa baguette. Plus elle descendait et plus l’étage semblait être rempli de mouvement vif et elle se sentait frôlée et épiée.

- Bonjour, murmura-t-elle d’un ton incertain. Je ne vous veux de mal, mais vos mouvements m’ont réveillée…

- Je suis désolée, lui répondit une petite voix à peine plus élevée qu’un murmure, Blair du presque retenir son souffle pour l’entendre, je ne vous veux pas de mal, je veux simplement savoir qui vous êtes… Je ne vous avais jamais vue auprès de mon frère.

- Votre frère ? S’étonna Blair. Je savais qu’il avait une sœur…Mais il est peu bavard a propos de sa famille, répondit Blair.

La nuit dernière, elle avait eût le droit à un épisode de « Albus se flagelle pour toute les misères du monde » qui l’avait faite pleurer d’impuissance, elle aussi.

- Oui, je suis Ariana Dumbledore se présenta le fantôme… Tu sais que maintenant, je peux lire dans vos émotions ?

Blair s’en étonna elle en était effrayée, aussi.

- N’aie pas peur, je ne vais pas espionner ton intimité. Et je peux te dire qu’il t’aime beaucoup, un peu trop même. Il ne se pardonne pas mais moi j’ai déjà pardonné, à mes deux frères. Pourquoi ne pas leur pardonner aussi ?

La question d’Ariana laissa Blair interdite. La jalousie d’Albus la mettait en colère. Mais pas contre lui, contre son impuissance à pouvoir y faire quelque chose. Cette impuissance la poussait parfois dans un désarroi total, comme hier. Mais la jeune fille ne pouvait plus se passer de lui non plus.

- Il n’y a pas grand-chose à pardonner, répondit Blair avec un sourire triste.

Il y eut un moment de flottement, pendant lequel Blair et Ariana s’observèrent.

- Tu n’as plus beaucoup de temps devant toi non plus, conclu Ariana. Profite bien du reste du temps qui t’est imparti.
.

Petit à petit le fantôme s’effaça, laissant Blair dans la perplexité la plus totale. Elle décida de remonter et elle trouva Albus dans le couloir.

- J’étais inquiet... J’ai entendu parler dans le couloir. Je suis venue voir ce qui se passais…
- Il ne s’est rien passé, fit Blair. Tu viens ? On va finir notre nuit et demain on va aller chez Bathilda, comme promis.


Albus fit une moue boudeuse, et Blair devina qu’il aurait préféré n’être qu’avec elle mais Blair avait déjà accepté l’invitation de la vieille dame.

- Me quitte pas… Souffla Albus sur un ton de supplique. Il lui prit le bras pour l’attirer tout contre lui.

Dernière modification par icequeen38 le 20 avr. 2019 - 23:41, modifié 1 fois.

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LilTangerine
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par LilTangerine » 20 avr. 2019 - 23:41

Titre : Matin
Défi : Lucarne et citation Gandalf
Fandom : /
Nombre de mots : 205
Personnages : Antoine, Louis
Rating : /
La nuit va disparaitre, diluée dans l'aube grisâtre de Paris. La lumière traverse déjà les fentes laissées par le store de toile tiré sur la lucarne, au-dessus du lit. Il ne reste qu'une heure à peine, une poignée de minutes. Il sait très bien qu'Antoine s'éclipse aux premières lueurs du jour. Il n'essaie pas de le retenir.

Ca le rend fou.
Chaque nuit un peu plus intoxiqué par le parfum qui imprègne sa gorge.
Chaque nuit son nom devient litanie.
Antoine, Antoine, Antoine.
Chaque nuit un peu plus fort.
Chaque nuit il s'abandonne.

Mais à ce jeu, on joue à deux, et chaque soir, Antoine revient. Il a toujours un prétexte stupide, puis il n'en a plus. Il connait par coeur le code de l'immeuble, le numéro de l'étage. Il frappe à la porte, et quand Louis ouvre enfin, il se jette sur lui, plaque ses lèvres brûlantes contre les siennes, féroce, affamé.
Parfois, il rentre simplement, sans un mot. Il s'assoit sur le rebord de la fenêtre, cigarette à la main, le regard vide. Ces soirs-là, ils se taisent longtemps. Puis ils parlent de rien. De politique. D'histoire. De la pluie. Jamais de leurs vies.

Ce matin, il ne veut pas le voir partir.
Image
"But I don't want comfort. I want poetry. I want danger. I want freedom. I want goodness. I want sin." - Aldous Huxley

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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Roxane-James1 » 20 avr. 2019 - 23:46

Titre : Victoire
Défi : image
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Marcus Flint/Olivier Dubois
Rating : -12 ?
Il oscille, Marcus. Il oscille en plein milieu de la nuit noire, de la rue déserte, des trottoirs crottés. C’est l’alcool qui le fait délirer. Devant lui, ses coéquipiers progressent d’un pas alerte, bien plus que le sien en tout cas. Leurs silhouettes se dessinent sur les murs des maisons grâce à la faible lumière des réverbères. Ils rient, et leurs ombres rient aussi.

Marcus reste en retrait, un peu. Ce soir est une victoire qu’il a du mal à réaliser. Ça fait des mois qu’il l’attendait. Depuis qu’il a intégré cette équipe de Quidditch constituée de bras-cassés après la guerre, en fait.

Ils en ont bavé, les Salamandres – c’est le nom de leur équipe. Mais leurs efforts ont payé. Des heures passées sur un manche à balai, à crier après Higgs qui laissait toujours le Vif d’Or filer, à se bagarrer avec Olivier Dubois sur la façon dont il fallait procéder pour jouer. Il a fini par avoir le cul rouillé et la gorge enrouée. Mais il aime le Quidditch, Marcus. Intensément. Alors qu’importent Higgs, Dubois et les douleurs musculaires.

Qu’importent les entraînements merdiques, les douches froides, les vestiaires suintant d’humidité, les critiques de la presse en avisant cette espèce d’équipe de détraqués qui fréquente les bancs des sportifs les plus doués ? Il l’a eue, sa victoire. Il l’a méritée. Ils l’ont méritée, ensemble.
Alors il oscille, Marcus. Au rythme de la nuit noire qui l’emporte dans ce tourbillon de victoire.

« Attention, Flint, tu vas rentrer dans une voiture. »

La voix qui l’empêche de se fracasser contre la portière de la machine moldue garée sur le bas-côté est chaude, presque troublante. Imbibée d’alcool, elle aussi.

Marcus se retourne, les sourcils froncés. Il n’avait pas remarqué qu’Olivier Dubois marchait derrière lui depuis qu’ils sont sortis du bar, tous ensemble. Il le pensait avec les autres Salamandres, plié en deux après une boutade de Rose Zeller, ivre mort dans les bras de Terrence Higgs. Loin de lui. Mais non, Dubois est tout proche, presque trop. Un sourire hésitant étire ses lèvres gercées. Il a enlevé son pull pour ne porter que son t-shirt noir à l’effigie des Salamandres. Marcus serait presque tenté de dire qu’il est beau, ainsi vêtu, sous l’éclairage chancelant des lanternes, dans la rue noire de la victoire. Mais ce serait cracher sur leur vieille rivalité qui date de Poudlard et de leurs jeunes années, et ça, Marcus ne le peut pas. Alors il se tait, et il oscille de plus belle. Et Dubois pose ses mains sur ses épaules pour lui éviter une chute accidentelle.

« Dégage », bredouille Marcus, plus pour la forme qu’autre chose.

Dubois fronce les sourcils, mais ne relève pas. Sans qu’il ne sache pourquoi, Marcus lui est reconnaissant d’aborder un autre sujet, le ton léger.

« C’était génial, ce soir.
— Ouais.
— Tu te rends compte qu’on a écrasé les Pies de Montrose ? Une équipe pro qui s’entraîne depuis des siècles avec les meilleurs joueurs !
— Complètement fou, répond Marcus en titubant.
— Mec, t’as bu combien de tonneaux de Whisky Pur Feu exactement ? »

Assez pour lui faire oublier son deuxième prénom et ceux de ses parents.

« Tu tiens même plus debout.
— N’exagère pas, Dubois. Je pourrais même te mettre un but dans cet état, si j’le voulais. »
Le gardien arque un sourcil un brin narquois.
« Ah ouais ? On parie ?
— On parie. »

Et ils restent plantés là, dans le silence et l’obscurité. Marcus voit leurs coéquipiers disparaître à l’angle de la rue et entend un hurlement. Ses cheveux se dressent sur sa tête, puis il réalise que ce n’était qu’un rire, que tout va bien, tout va très bien. Et qu’Olivier Dubois le dévore du regard. Et que ça ne le dérange pas vraiment.

« Je voulais m’excuser, commence l’ancien membre du Club de Flaquemare en se rapprochant de Marcus si près que leurs souffles se mêlent dans les ténèbres.
— Pourquoi ? »

Sa voix à lui est rauque, aussi chancelante que le sont ses jambes quand Dubois remue la tête, entrechoquant leurs nez le temps d’une secousse maladroite.

« Pour t’avoir dit que t’étais qu’un sale con et un Poursuiveur de merde.
— T’aurais mieux fait de pas t’excuser, Dubois.
— Hmm ?
— Parce que je suis un sale con et un joueur de merde. Mais ça me plaît, ajoute-t-il après une brève réflexion. Être un sale con donne lieu à toutes sortes de privilèges.
— Comme ?
— Comme le fait de pouvoir faire des bêtises sans avoir de reproches à se faire. »

Il ne sait pas pourquoi ces mots ont franchi la barrière de ses lèvres. Ils l’ont fait, c’est tout. Indépendamment de sa volonté et de la brume qui a envahi son esprit. Dubois sourit. Son estomac se tord. Ce con avait raison : il a trop bu ce soir.

« Quel genre de bêtises ? souffle Dubois, tout contre sa nuque.
— Ce genre-là. »

Et il l’embrasse, juste comme ça, dans une rue bordée d’habitations aux volets fermés, près d’une bagnole Moldue et d’un réverbère défectueux, le cœur battant à toute allure. Il l’embrasse jusqu’à ce que leurs lèvres crient grâce, que Dubois le pousse contre la voiture pour lui rendre son étreinte malhabile, qu’il y réponde dans une tornade de soupirs incompréhensibles. Il l’embrasse parce qu’il en a envie, mais aussi parce que ce soir, ils ont remporté une victoire, ensemble, et que les démons de la guerre se retranchent dans sa tête pour le laisser enfin respirer comme avant, tout contre les lèvres sèches d’Olivier.
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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par hazalhia » 20 avr. 2019 - 23:52

Titre : /
Thème (écrit, image, citation) : "Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti"
Fandom : original
Nombre de mots : 159
Personnages : Iris
Rating : /
“ POurquoi tu es venu ici? lui avait-il demandé hier. “

Elle lui avait sorti quelques banalités sans oser lui dire la vérité. Cette envie impérieuse qui l’avait prise aux tripes: elle voulait qu’on se souvienne d’elle.
S’il devait ne lui rester qu’un à vivre, elle voulait être plus qu’un nom sur un dossier administratif ou un pierre tombale couverte de mousse. Elle voulait qu’on se souvienne, ne pas être une anonyme. Accomplir quelque chose, quelque chose de grand même et qu’on parle encore d’elle dans une dizaine d’année.Elle ne savais pas quoi, elle ne savait pas comment, elle ne savait même pas si elle y arriverait but c’était son objectif. C’était fondamentalement égoïste mais l’orpheline qu’elle était en ressentait désespérément le besoin. Si elle était ici c’est parce qu’elle avait saisie la chance de participer à quelque chose de plus grand que sa courte vie, et d’y laisser sa trace.

C’est ça qu’elle avait décidé, ne pas être oubliée.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Mikoshiba » 20 avr. 2019 - 23:59

Titre : BUUUUUT !
Thème (écrit, image, citation) : Lucarne (thème de minuit)
Fandom : HP
Nombre de mots : 304
Personnages : Gabrielle
Rating : /
- Et c'est dans la Lucarne ! Oui ! C'est pas possible, c'est exceptionnel, ce joueur est un joueur en or, on l'a découvert cette saison, et on n'est pas prêts de l'oublier !
Aux rugissements de la télévision s'ajoutent les hurlements d'Erick qui voit l'équipe d'Angleterre se qualifier pour une finale quelconque.
Je trouve ce sport un peu mou, comparé au Quidditch. Ou peut-être pas assez violent ? Les Moldus sont d'une fragilité... Et c'est simple. Un seul but, énorme, pour au final avoir de très petits scores. Le temps est limité... Mais où est l’intérêt ? La part de l'imprévu ? Au moins, avec le Quidditch, on est sûr d'être surpris ! L'attrapeur peut toujours faire basculer le score, on ne sait jamais quand le match va finir, et c'est vivant !

Le seul point commun que je trouve aux deux sports, c'est sans conteste la ferveur des supporters, et je suis très bien placée pour le savoir. Mais les Moldus peuvent regarder un match seuls, dans leur salon, ou en petit comité, à leur guise, il ne leur est pas obligatoire de se déplacer jusqu'au stade. Je suis sûre que l'ambiance réelle doit être bien plus forte, mais j'avoue que voir mon voisin s’exciter devant son poste de télévision me donne quand même un peu envie... Le Quidditch me manque, et mis à part le récapitulatif dans la Gazette du Sorcier, je n'ai plus aucun moyen de suivre les matches. Pourquoi, alors qu'on a la radio, on ne peut pas suivre en direct les images des choses aussi fédératrices que le sport ? Je suis en manque, et je sens que je suis à deux doigts de commencer à m’intéresser au foot, ne serait-ce que pour retrouver l'ambiance, la chaleur, l'exaltation, l'adrénaline que procure un match. Et les après-matches bien sûr.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par BellaCarlisle » 21 avr. 2019 - 00:05

Titre : Diagnostic
Thème : Citation
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 558
Personnages : Alice (OC), Esely (OC)
Rating : Tout public
En rentrant à l'appartement, Alice se compose un visage plus serein. Le diagnostic vient de tomber comme une condamnation en ruinant ses perspectives d'avenir et ce bonheur qu'elle commençait enfin à se construire. Les mots sont encore trop récents pour avoir un véritable impact sur elle mais elle sait déjà qu'elle refuse de lire la douleur dans les yeux d'Esely. La jeune Vampire a tout fait pour la soutenir dans ses démarches, elle a posé pour ses modèles et n'a jamais cessé de l'encourager à dessiner. C'est elle qui sera sans nul doute la plus touchée par cette visite de routine chez le médecin parce qu'elle va se reprocher de ne pas être capable de l'aider.

« Je viens de rentrer, annonce l'humaine d'une petite voix. »

Elle n'en a pas besoin en raison des sens développés de sa colocataire mais c'est un rituel qui s'est instauré entre elles au fil des mois. Esely surgit dans la seconde et la débarrasse de son sac avant de la conduire à la cuisine. Une odeur de chocolat flotte dans l'air et Alice découvre un magnifique gâteau posé sur la table, décoré avec des bougies extravagantes qui lui tirent un sourire. Entre les validations de ses croquis, les appels répétés de l’hôpital pour sa mère et son rendez-vous médical, elle en a oublié son propre anniversaire.

« J’ai pensé que ça te ferait plaisir, marmonne la Vampire. Je suis loin d’avoir tes talents de pâtissière mais ça ne me semblait pas si catastrophique ?
— Pardon ? s’étonne son amie en lui jetant un coup d’œil.
— Tu es figée, Alice, comme si je venais de faire la plus grande bêtise de l’univers. »

Un rire puissant secoue l’humaine. Sa réaction face au cadeau comestible d’Esely a convaincu cette dernière qu’elle ne l’apprécie pas, ce qui n’est pas du tout le cas.

« Je trouve ça adorable, sincèrement. Je n’ai pas l’habitude d’avoir des attentions aussi spontanées à mon égard pour mon anniversaire.
— Et tu n’as pas encore tout vu ! s’exclame la fille d’Elvira en retrouvant sa bonne humeur. »

Elle s’éloigne quelques secondes avant de revenir avec un paquet dans les mains. Alice est sur le point de protester mais l’expression d’Esely vaut mille mots. Elle se contente donc d’ouvrir l’emballage avec précaution. La surprise se peint sur son visage quand elle distingue les billets d’avion. Ce projet de tourisme à Paris dont elles parlaient depuis des semaines est là, devant elle. L’humaine a le cœur qui bat la chamade, perdue entre la joie de recevoir un cadeau si significatif et le chagrin de se dire qu’il y a un risque pour qu’elle ne puisse pas partir. Le combat qui se joue dans son esprit est visible, la Vampire pose une main sur son bras en la forçant à croiser son regard.

« Tu peux me parler de ce qui ne va pas. »

La douceur qui se dégage d’Esely est telle qu’Alice choisit le mensonge. Elle lui assure que tout va bien, qu’elle est juste un peu fatiguée et qu’elle apprécie énormément son cadeau. Retenir ses larmes est compliqué, d’autant plus que son amie ne rate jamais les détails qui l’entourent. Cette fois pourtant, Alice veut dissimuler la vérité, pour profiter comme elle le souhaite du temps qu’il lui reste à vivre sans faire porter ce fardeau à quelqu’un d’autre.
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Roxane-James1 » 21 avr. 2019 - 00:29

Titre : Toxique
Thème : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : /
Personnages : Théodore Nott/Marietta Edgecombe (+ Mystère)
Rating : Tout public
Tu te retournes dans ton lit, le souffle court et les yeux larmoyants. Puis tu frappes l’oreiller en pleurant. C’est toujours la même rengaine. Tu te réveilles la nuit, au beau milieu d’un rêve ou d’un cauchemar – c’est la même chose, de toute façon – et tu la trouves à tes côtés, le teint blafard et les cheveux dénoués.

Au début, t’aimais ça, sentir ses doigts partout sur toi, ses jambes contre les tiennes, ses lèvres sur tes veines. T’aimais ces mots qu’elle te disait avant de sombrer dans les bras de Morphée, son apparente invincibilité ou son étrange fragilité. Mais maintenant, ça te bouffe de l’intérieur, ça t’asphyxie, ça te détruit. Le pire dans tout ça, Théodore ? C’est que tu fais semblant de ne pas savoir pourquoi. Pourquoi t’as la nausée quand elle t’embrasse. Pourquoi t’as envie de la gifler quoiqu’elle fasse. Pourquoi t’es toujours là, à ses pieds, le cœur rongé aux excès et l’âme trouée jusqu’aux tréfonds.

Et ta conscience se réveille la nuit, te réveille avec elle, pour te montrer que tu le sais, Théodore. Tu le sais qu’elle te bouffe, Marietta. Qu’elle t’aspire de l’intérieur, qu’elle te vole tes états d’âme pour en faire des remparts contre le monde extérieur. Pour te monter contre moi.
Et toi tu la laisses faire, sans rien dire. Tu la laisses t’empoisonner peu à peu, t’emprisonner tout à fait, te bercer d’hallucinations et foutre ta raison en prison. Amanite printanière, phalloïde, panthère, jonquille ou vireuse, Marietta Edgecombe te berce d’illusions qui, tôt ou tard, auront ta peau, Théodore.

Alors lève-toi, quitte ces draps trop moites, quitte ces mains trop froides. Quitte ces tâches, ces racines qui t’attachent, ce venin qui t’intoxique un peu plus chaque jour. Lève-toi, et rejoins-moi.

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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Haru Nonaka » 21 avr. 2019 - 01:01

Titre : avant de reprendre le chemin
Défi (scénaristique ou stylistique) : image et thème
Fandom : HP (AI)
Nombre de mots : 521
Personnages : (secret ;) )
Rating : -12?
Il détaillait son visage et sa silhouette gracieuse tandis qu' elle tentait de remettre en place ses cheveux décoiffés, pestant contre ses yeux cernés, contres les rides qui marquaient un peu son long visage et contre le reste du monde.

Il la trouvait lumineuse. Il la trouvait magnifique. Le poison que distillait ses mots si acérés, sa voix plus acide que ceux qu'elle avait murmuré a ses oreilles après leur étreinte nocturne, n'était qu'une façade. Il était bien familier de ce sentiment-là, il comprenait que derrière l'amertume il y avait cette peur de retourner à sa routine, le trouble qu'elle tentait de cacher derrière des propos sur les autres parce qu’elle aussi était perturbée par le fait qu'elle ne regrettait rien de cette nuit entres eux, malgré le fait qu'encore quelques jours auparavant elle aurait ricaner à l'idée même de se trouver dans cette situation. Il n'avait pas de regrets sinon celui que cette bulle qu'ils avaient créé pour eux d'eux devait se dissoudre dans l'air et qu'ils voleraient chacun de nouveau dans ce monde assombri avec la crainte d'entendre un jour le nom de l'autre rapporté à leurs oreilles comme celui d'une des victimes de cette guerre dont l'issue ne laissait que de trop faibles espoirs et dont sur lequel de part qui ils étaient, étaient incapables d'influer en bien. Limiter les dégâts, faire profil bas et avoir fois en l'impossible n'était pas leur genre, leurs rêves avaient trop souvent été brisés, écrasés, piétinés pour qu'ils parient un instant sur un futur brillant.

Mais, pour la première fois depuis longtemps, il s'étaient tous deux reconnus en un autre être humain, et avait décider d'aimer malgré toute la folie de leur choix et de ce qu'il impliquerait sur leur vie. Lui aussi avait compris à quel point ces instants étaient éphémères, précieux et terrifiants. Lui qui avait toujours sans vraiment les haïr, craint les moldus pour ce qu'ils représentaient dans le regard et les murmures de ses proches et de tous ceux auprès duquel il avait du tenter de construire tant bien que mal son identité. Mais elle lui avait redonné un peu d'espoir et malheureusement plus de peur pour l'avenir qu'il n'en avait déjà. Il faudrait oublier ces derniers jours, filer droit, à présent. Il savait qu'il réussirait, l'avantage à être invisible, méprisé, sous-estimé et d'un âge bien avancé c'était que la bas, chez lui, dans son monde pris de folie, personne ne le considérerait comme une menace potentielle, à part pour plaisanter. Il faudrait d'ailleurs qu'il pense à écrire une lettre à cette "chère amie" comme elle aimait se nommer, histoire de renforcer son image au cas où maintenant qu'ils avaient accédé au pouvoirs, certains adeptes du seigneur des ténèbres décident de se montrer trop fouineur et zélé à son propos. Maintenant qu'il avait quelque chose en plus à protéger, sa vie devenait bien plus compliquée. Mais le compliqué était son lot quotidien, et il avait promis à Albus Dumbledore peu avant sa mort de continuer jusqu'au bout le travail qui lui avait été confié. Et il accordait de l'importance à ses promesses, même celles qui lui empoisonnait l'existence.
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Mikoshiba » 21 avr. 2019 - 01:02

Titre : Le joli champignon
Thème (écrit, image, citation) : l'image de 01h
Fandom : HP
Nombre de mots : 352
Personnages : Gabrielle, Margaret, Megan et Sean
Rating : /
Megan et Sean jouent depuis ce matin dans le bois juste derrière le jardin. Ils sont rapidement rentrés pour manger, puis ils y sont retournés aussi sec, à croire qu'ils ont peur que leur cabane bien-aimée s'envole durant leur absence. Pourtant, il va bien falloir qu'ils se résignent à la laisser à un moment ou à un autre, étant donné qu'on est au début de l'automne et que les températures se rafraichissent de plus en plus sûrement. Au milieu de l'après-midi, Maggie est entrée pour me demander comment allait Megan pendant le repas. Question plutôt étrange. En fait, elle avait trouvé Sean un peu bizarre, un peu patraque, ce qui ne lui ressemble pas. Il a probablement attrapé froid au milieu des arbres, l'air est très humide autour de leur cabane. Elle est repartie en haussant les épaules, visiblement peu convaincue, mais sans autre explication valable, celle-ci restait la plus plausible.

Puis, chose extraordinaire, Megan est rentrée à la maison vers trois heures. Je sentais venir la catastrophe à plein nez.
- Maman ? Dis, tu sais, tu m'avais dit une fois que les champignons, on pouvait pas tous les manger... Celui-là, on peut ?
Et la voilà qui sort de sa poche une magnifique Amanite Tue-Mouche.
- Lâche-ça tout de suite ! Où est-ce que tu l'as trouvé ? Vas immédiatement te laver les mains, ce champignon est très toxique !
- Ben en fait, le souci c'est que Sean il m'a pas crue et...
- Et ?
- Et il en a mangé.
- Quoi ?
- Deux.
- Il en a mangé deux ? Quand ça ?
- Ce matin.
- Et il est où maintenant ?
- Dans la cabane, il est malade. Mais vu que toi tu sais tout soigner, on s'est dit que Margaret avait pas forcément besoin d'être au courant.

Ces gamins vont me tuer à la longue. Ils vont m'avoir à l'usure. J'ai attrapé ma trousse anti-poison, ma baguette, j'ai couru dans les bois, et j'ai soigné Sean. Et je n'ai rien dit à Maggie.

Est-ce qu'elle me cache des choses elle aussi ?
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par BellaCarlisle » 21 avr. 2019 - 01:06

Titre : /
Thème : Citation
Fandom : Hannibal (série)
Nombre de mots : 598
Personnages : Will Graham, Frederick Chilton
Rating : Tout public
« Hannibal a joué avec tout le monde, soupire Will. J'ai fini par lui accorder mon amitié alors qu'il ne représentait rien pour moi et que je ne voyais en lui qu'un psychiatre comme un autre. »

Debout devant la fenêtre du bureau du Dr Chilton, Will observe d'un air absent la pluie qui tombe en continu. Les derniers jours ont prouvé à chaque personne proche de Lecter qu'il n'était pas cet agneau innocent qu'il faisait semblant d'être. Le loup s'est caché derrière un masque de mensonges en semant des cadavres sur son chemin, sans rien laisser paraître. Le consultant du FBI n'a pas digéré son passage comme patient à l'asile psychiatrique pour criminels instables de Baltimore et il aimerait passer lui-même la corde au cou de l'Éventreur.

« Votre instinct était le bon, Will. Mais vous vous êtes fait berner comme chacun d'entre nous. Vous avez essayé de trouver quelque chose digne d'estime en lui, pour justifier un potentiel rapprochement, alors que votre empathie savait déjà qu'il ne fallait pas l'approcher.
— Êtes-vous encore en train de sous-entendre que j'ai délibérément ignoré les signaux d'alerte de mon cerveau pour développer une amitié avec le Dr Lecter ?
— Je tiens à vous montrer où se situe votre erreur.
— Parce que vous êtes assez parfait pour tout connaître, Chilton ? Je pense que vous avez payé aussi votre inconscience. »

La lueur qui brille dans les yeux de Frederick tire un sourire froid à Will. Les éclats de voix sont devenus presque quotidiens entre eux, à chaque fois qu'ils se voient dans le cadre de la nouvelle thérapie du plus jeune. Ce dernier a dû accepter de confier une fois encore ses pensées tourmentées à un psychiatre afin de poursuivre son boulot. Crawford a insisté sur ses moments d'instabilité puis a rappelé que le danger n'est jamais loin, avant de préciser qu'il veut désormais un réel suivi pour ne pas avoir de mauvaises surprises. Chilton a sauté sur l'occasion en se proposant comme thérapeute, faisant de l'empathe son unique patient en-dehors de ceux de l'asile.

Will ne nie pas que les débuts ont été compliqués. Il ne communiquait pas avec Frederick et gardait le silence à chaque séance, jusqu'au jour où le plus vieux l'a mis face à ses démons en le conduisant devant la cellule qu'il avait occupée à cause du cannibale. Le consultant du FBI a alors commencé à s'ouvrir un peu en évitant le sujet principal. Puis le nom d'Hannibal est venu dans leurs discussions et a fait évoluer leur relation d'une façon imprévue. Les piques acerbes du plus jeune et l'ego de l'aîné se sont heurtés en formant un mélange surprenant. Après les batailles verbales, ils sont passés à un aspect plus physique auquel ils n'auraient jamais songé.

« Crawford m'a demandé si ma thérapie avançait, reprend Will.
— Et qu'avez-vous dit ?
— Que je n'étais pas un bon juge. Preuve en est que nous discutons seulement maintenant de mes erreurs.
— Sûrement parce que vous ne m'écoutez jamais. »

Le consultant se met à rire. Il apprécie un peu plus Chilton pour sa franchise, pour ses baisers aussi, ainsi que leurs quelques corps à corps brûlants. Mais il ne voit pas un ami en lui, il ne l'estime pas assez pour ça et il sait que si l'amour peut s'en passer, ce n'est pas le cas de l'amitié.
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Roxane-James1 » 21 avr. 2019 - 01:34

Titre : Une question de choix
Thème : image
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Marcus Flint/Olivier Dubois
Rating : Tout public
« Flint ! Eh ! Flint, je te parle ! »

Olivier Dubois le fait chier. Sérieusement. Pour la peine, Marcus continue d’accélérer, les dents serrées, son Eclair de Feu à la main. Il entend Dubois se traîner dans son sillage malgré les trombes d’eau qui déferlent sur le terrain. Marcus aimerait bien qu’il lui fiche la paix, rien qu’un instant.

« Ohé ! Tu m’écoutes ? »

Non, Marcus n’écoute pas. Il aimerait bien, du moins, être sourd aux mots de Dubois, à leurs sons veloutés, à leur texture soyeuse. Il aimerait bien parce que ça faciliterait sa vie. Marcus aime les choses simples. Les problèmes, les questions existentielles et les remises en question lui font l’effet d’une avalanche. Il les fuit comme la peste. Sauf que Dubois, lui, a l’air d’aimer ça. C’est con.

Une main chaude et calleuse se pose sur son avant-bras. Marcus se retourne, exaspéré, et fixe l’ancien Gryffondor d’un regard torve.

« Tu fais la gueule, je comprends. Oui je t’ai embrassé dans les vestiaires, et non, je ne t’ai pas demandé ton avis. Oui, c’est grossier, très malvenu, et tu as le droit de m’en vouloir et de m’en faire baver, mais il faut que tu saches…
— La ferme, Dubois !
— Non, Flint, je veux finir ma phrase. Donc voilà, il faut que tu saches que moi, je ne regrette pas de t’avoir embrassé tout à l’heure.
— …
— Bordel, Flint, tu me plais !
— C’est une raison pour me sauter dessus comme tu l’as fait ? »

Le visage de son coéquipier blêmit et Marcus ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire satisfait. Voilà qui devrait clouer le bec de Dubois pour le restant de la soirée.

« Dois-je te rappeler que c’est toi qui as commencé à me sauter dessus ? » rétorque Dubois d’un ton sec.

Marcus soupire. Il était certain que cet « accident de parcours », comme il le nomme, reviendrait sur le tapis. Oui, il a embrassé Olivier Dubois sur la bouche, une fois. Mais c’est parce qu’il était ivre, voilà. Ivre et satisfait d’avoir remporté la victoire sur le terrain de Quidditch face aux Pies de Montrose. Et Dubois sentait bon. Et puis ses lèvres étaient… bref. Il l’a embrassé, mais après, il lui a clairement fait comprendre que c’était un tragique accident et que cela ne saurait se reproduire à l’avenir. Ils étaient coéquipiers, désormais. Les enfantillages n’étaient plus de leur âge. Et Marcus n’était pas… il n’était pas gay.

« De quoi as-tu peur, franchement ? reprend Dubois en levant les yeux au ciel.
— Je n’ai pas peur, Dubois.
— Si. Sinon, tu n’en ferais pas tout un sketch. T’as peur, Flint, admets-le. »

Marcus l’admet. Intérieurement. Oui, il a peur. Mais est-ce de sa faute s’il a été éduqué de telle sorte à ce qu’il considère que deux garçons qui se roulent des pelles, ce n’est pas normal ? Non. Et il ne peut renier son éducation. Sa famille, c’est tout ce qui lui reste, à présent. La guerre a dévasté sa vie au même titre que celle d’Olivier Dubois. Non, Marcus n’a pas participé à la Bataille Finale. Mais il a souffert, lui aussi. Souffert de ses choix. Et c’est quelque chose qui continue de le hanter tous les jours, toutes les nuits.

Ce qu’Olivier Dubois lui demande est amplement plus dur que le fait d’accepter la possibilité d’une attirance entre eux : Dubois lui demande de choisir entre sa famille, ses principes de toujours, son « nid », et un avenir incertain aux côtés du gardien, une destination inconnue.
Or, Marcus n’est pas courageux, et, rappelons-le, il aime les choses simples. Alors il préfère repousser Dubois et ses lèvres brûlantes et plonger sous l’averse, le cœur serré et l’estomac au bord des lèvres.

Marcus Flint a fait son choix.
Derrière lui, Dubois reste planté dans la boue, la mine défaite.
Il ne reviendra pas.
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Mikoshiba » 21 avr. 2019 - 01:44

Titre : Dans ses bras
Thème (écrit, image, citation) : Bras
Fandom : /
Nombre de mots : 332
Personnages : Morphée
Rating : /
Son visage, je le connais... Il me dit quelque chose... Il m'apaise.
Il l'air d'un elfe. Oui, un elfe de la Lòrien. Il a l'air tellement léger, comme s'il flottait dans l'air. Il tient d'une main un miroir, de l'autre un bouquet de fleurs. Elles sont pour moi ? Il a des mains fines, aux doigts longs et délicats, et ses bras... Ses bras sont comme du marbre, ou plutôt de la porcelaine. Ou peut-être de la soie. Je suis persuadée que sa peau est la plus douce qu'il soit. Elle est probablement fraiche, comme l'air qui calme l'esprit lorsqu'on ouvre une fenêtre. Il sent bon... Il se rapproche encore. J'ai envie de me blottir dans ses bras, certaine d'y trouver là la paix et la tranquillité. Peut-être est-ce dû à son allure divine, comme s'il était tombé du ciel ? Oh tiens, on dirait des ailes de papillon dans son dos. Un tatouage ? Dans ce cas, il est rudement bien fait.
Il s'approche toujours. Je sens mes paupières devenir lourdes, mais je tente de lutter, je veux le contempler encore, toute la nuit si possible. Pourtant j'ai l'impression que plus il s'avance vers moi, plus il m'est difficile de lutter contre le sommeil. Je souhaiterais lui parler, savoir qui il est, ce qu'il fait là, ou juste me rapprocher encore plus de lui, mais aucun de mes muscles ne me répond. Même mon cerveau semble tourner au ralenti. Il tend la main, celle qui tient les fleurs, et dépose le bouquet près de ma tête. On dirait des coquelicots, mais je sais que ce n'est pas ça, même si la ressemblance est frappante. Il dépose doucement ses lèvres sur mon front, et me murmure des paroles apaisantes. Mon cerveau n'interprète pas les mots qu'il susurre à mon oreille, mais sa voix me transporte encore plus profond dans les nuages cotonneux de l'engourdissement.

Des pavots. Ses fleurs. Ce sont des pavots.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Haru Nonaka » 21 avr. 2019 - 01:46

Titre : quelque part à une intersection
Défi (scénaristique ou stylistique) : image et thème
Fandom : original
Nombre de mots : 486
Personnages :
Rating :
Avant ce jour elle ne l'avait jamais remarqué auparavant que sur cette place de la ville ou se croisaient chaque jours des centaines d'automobilistes il y avait autant de sens interdit. Mais ce jour-là elle les avait comptés.

Elle comptait souvent pour essayer de faire redescendre ses émotions à un niveau tolérable. Depuis qu'elle était petite elle avait aimé les nombres et les chiffres, pour ce qu'ils apportaient de concret auquel se rattacher, alors que les mots souvent apportait bien trop d'interprétations possibles et beaucoup moins de sûreté.

Mais ce jour-là ca l'avait frappé, tous ces signes en rouge et noir qui lui répétait ce qu'elle ne devait pas faire, la direction qu'il ne fallait pas prendre, c'était en résonance avec la discutions qui prenait place dans la voiture. Enfin une discutions qui ressemblait plus à un débat entre les personnes les moins concernées par l'enjeu. Encore une fois elle semblait être exclue des discutions qui concernait sa propre vie, encore une fois on lui retirait comme lors de son enfance le droit de réfléchir par elle-même a la direction qu'elle voulait suivre. Elle en avait assez, mais comme toujours les mots pour protester, pour s'exprimer ne trouvait pas leur chemin au-delà de ses lèvre, écrasé par le besoin de ne pas être encore plus une déception pour eux. Alors profitant d'un des stops, elle manœuvra la boite de vitesse au point mort, enclenchât le frein à main, détacha sa ceinture et s'élança hors de la voiture. Le temps que les deux autres occupants ne réalisent que la place de la conductrice était vide dans un concert de klaxons, elle était déjà hors de vue. Le soleil était déjà haut et l'air tiède plein de poussière lui agressait les yeux, mais elle marcha d'un pas vif jusqu’à atteindre les bords de mer. Elle s'installa sur un plateau rocheux et fixa le large.

Que devait-elle faire? quitter la maison pour suivre une offre qui pouvait être une arnaque et se retrouver livrée à elle-même a l'autre bout du monde sans ressources, ou bien rester dans le confort que lui offrait sa vie privilégiée aux avantages certain. Elle répondit machinalement aux texto qui ne cessaient de faire vibrer son téléphone, puis éteignit l'appareil.

Elle avait besoin de penser, de se rappeler ce qu'elle désirait vraiment, alors elle chercha la réponse sous ses paupières closes, au milieux du son du flux et du refus des vagues, pour savoir si son cœur était prêt pour répondre à l'appel du large ou si ses pieds était trop fortement encrés sur cette terre stable et rassurante. Les vagues n'étaient pas quantifiable, sa décision non plus n'assurerait dans un cas comme dans l'autre aucune certitude de réussite. Mais elle n'avait plus peur.
Sa réponse ne dépendait plus ni des dieux, ni des autres, elle était juste a portée de ses bras, il restait juste à la saisir au vol, si elle y parvenait.
Dernière modification par Haru Nonaka le 21 avr. 2019 - 01:50, modifié 2 fois.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par BellaCarlisle » 21 avr. 2019 - 01:48

Titre : Fêlures fraternelles
Thème : Citation
Fandom : HP
Nombre de mots : 454
Personnages : Erik Iversen (OC), Maisie Iversen-Scrimgeour (OC)
Rating : Tout public
« Comment peux-tu encore croire à tout cela, Erik ? s'enquiert Maisie avec irritation.
— Il s'agit de notre famille, répond son frère, nos traditions et notre passé.
— Nous ne sommes plus des enfants, nous savons faire la différence entre les peurs de nos parents et nos propres capacités. Les dieux ne me font plus peur, je suis une sorcière qui maîtrise sa magie et qui n'accorde plus de crédit aux légendes. »

Le ton de la jeune femme est tranchant, sans appel. Son jumeau l'observe d'un air sombre, mécontent. Depuis qu'ils ont suivi des voies séparées - elle à Poudlard et lui à l'école de magie de Bergen - leur relation fusionnelle n'existe plus. L'affection et la confiance qu'ils avaient l'un envers l'autre a fondu comme neige au soleil, ne laissant plus que deux inconnus face à face. Envolés à jamais les jeux de leur enfance, il n'y a plus que des échos d'autrefois.

Consciente d'avoir fait le déplacement pour rien, Maisie dépose de l'argent sur la table puis se lève, décidée à quitter le restaurant. Erik soupire longuement, paye à son tour sa part et rejoint sa jumelle. La sorcière n'a plus les mêmes passions que lui, elle renie son éducation et s'attache à l'Écosse qui lui a offert une autre vie. Là où il s'intéresse en profondeur aux mythes liés à leur pays natal, elle préfère les récits qui narrent l'histoire des fondateurs de l'école de magie où elle a vécu pendant sept ans. Elle ne parle plus du tout des divinités du panthéon scandinave alors qu'il fait de son mieux pour ramener le sujet aux devants de leurs discussions. Maisie a définitivement changé, abandonnant l'enfant un peu craintive au profit de la femme forte.

« Ce que je voulais te dire, c'est que l'échéance approche. Je m'inquiète pour toi et pour ton bébé.
— J'espère que ce n'est pas à cause de la malédiction, cher frère.
— En partie, si. Des dieux nous protègent, Maisie. Mais toi tu repousses tout le monde.
— Réfléchis, Erik. Pourquoi demander de l'aide à des divinités lorsque nous pouvons franchir seuls les obstacles ? Nous avons des baguettes, nous connaissons des sortilèges et nous nous soucions de ce monde. Ces dieux que tu vénères ne feront rien de plus que ce tu es aptes à faire toi-même. »

Le jeune homme comprend que l'avenir se fera sans sa sœur. Ses pensées ont occulté l'épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête et l'amour a remplacé sa dévotion. La petite fille qui craignait les dieux ne leur accorde plus aucune importance.
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Verrouillé

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