[Textes] Nuit du 18 janvier

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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par AlwaysLS » 18 janv. 2019 - 23:00

Titre : /
Thème (écrit/image/musique) : musique https://www.youtube.com/watch?v=JDG2m5h ... e=youtu.be
Fandom : HP
Nombre de mots : 338
Personnages : Sirius Black
Rating : tout public

Listen to the wind blow
Watch the sun rise


Dès que Sirius entendît les premiers accords de guitare sortir du poste de radio de la cuisine miteuse du 12 Square Grimmauld, il sourit. Il la connaissait par cœur mais ça faisait longtemps qu’il ne l’avait pas entendu. Presque seize ans. Cette musique le ramenait à des moments plus gais.

Run in the shadows
Damn your love
Damn your lies


C’était en été. L’été de leurs dix-sept ans, juste après la fin de Poudlard. Ils passaient leurs vacances ensemble. C’était Lily Evans qui avait fait découvrir à Mary ce groupe moldu. Et cette chanson ne cessait de résonner dans leur petite maison de vacances.

And if,
You don't love me now
You will never love me again
I can still hear you saying
You would never break the chain.


Les filles ne cessaient de la chanter à tue-tête. Elles dansaient ensemble dessus dans la cuisine ou devant le feu de camp, dehors. Pour les embêter, James et Sirius faisaient semblant d’être exaspérés. Et ils s’arrangeaient pour éteindre d’un coup de baguette le poste de radio. Mais à chaque fois, Mary protestait et obtenait réparation. Sirius aimait bien taquiner Mary. Pendant cet été-là, c’était même devenu un jeu entre eux deux. Elle avait perdu un peu de sa timidité pour lui répondre et l’embêter à son tour. Si Sirius s’en plaignait, Rémus et James trouvaient que c’était le juste retour des choses.

Listen to the wind blow
Down comes the night
Run in the shadows
Damn your love
Damn your lies


Un soir, ils s’étaient rapprochés. Les autres étaient absents. Ils s’étaient regardés droit dans les yeux. Même s’ils n’ouvrirent pas la bouche, c’était comme s’ils se comprenaient. Comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Comme si entre eux, c’était une évidence.

Break the silence
Damn the dark
Damn the light

Le jeune homme lui avait tendu une main pour l’inviter à danser. Elle avait serré sa main droite, et avait posé délicatement son autre main sur l’épaule musclée de Sirius. Il l’avait attire à lui en posant son autre main dans le creux de sa taille. Ils se regardèrent quelques instants, la musique avait déjà commencé sans qu’ils ne s’en aperçoivent. Alors, comme une évidence, ils dansèrent doucement, tendrement, timidement. Sirius ne faisait que contempler la jeune femme. Ses yeux gris lui paraissaient insondables, son sourire, tout aussi mystérieux. Il ne savait plus ce qu’il était, ce qu’il faisait, où il était.

And if,
You don't love me now
You will never love me again
I can still hear you saying
You would never break the chain.


Sirius finit son verre de Whisky-Pur-Feu d’un trait, laissant des larmes rouler le long de ses joues. Le temps avait passé, dévastant tout ce qu’ils avaient tenté de construire ensemble. Mary avait disparu, emportant tout avec elle. Sirius n’avait que ses maigres souvenirs pour lui, et surtout cette musique.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par Haru Nonaka » 18 janv. 2019 - 23:01

22H
Titre : Retrouver
Thème (écrit/image/musique) : les deux
Fandom : HP
Nombre de mots : 468
Personnages : Pansy
Rating :
Ses jambes étaient écorchés, lourdes d'avoir trop marché, ses mains pas vraiment dans un meilleur etat, un ongle cassé et de la terre sous les autres. Ses yeux trops fatigués d'avoir chercher des heures durant a la simple lueur d'un Lumos vacillant, mais elle avait finalement trouvé. La haut l'odeur de l'humus et la vue avait emporté tout le reste, avait emporté le temps qui restait de la nuit.

Elle avait retrouvé l'endroit exact, elle avait mis plus de temps qu'elle ne l'aurait pensé mais elle en ressentait une extrême satisfaction. L'ancien cabanon à présent décrépi, dont la peinture s'etait égrainée et les planches déchaussées après qu'on ait trop longtemps delaissé de lui lancer des sorts. Pourtant la vue elle, était presque la même. Pansy ota ses chaussures pour entrer sous l'abri de l'edifice, il ne s'effondrait pas, probablament.

Étrangement le vent soufflait plus fort sous l'abris. Il emportait ses cheveux vers l'arrière, soulevait les feuilles d'automne et les envoyait valser contre ses pieds. On aurait dit qu'il voulait jouer, l'encourager. Elle s'avanceat vers la terasse, et tenta de distinguer la vue, mais les arbres agitaient leur branches sur lequel quelques feuilles s'accrochaient encore. La végétation avait tellement poussé, songea t-elle, pourtant tout lui semblait plus petit, elle aussi avait grandit. Pansy éteignit sa baguette et la posa sur le sol à côté d'elle, puis elle s'assis en tailleur sur le plancher, comme avant. Elle ferma les yeux et apprécia que les murmures du vent l'empêche de penser. C'était si calme ici, elles étaient bien loin les garden party de son enfance, mais c'était sans doute mieux ainsi, pour le monde et sans doute pour elle aussi. Ici il n'y avait rien à craindre, à part elle même maintenant. Elle respirait lentement, laissait son corps s'habituer au froid, et tourna la tête vers le haut, pour sentir la lumière de la lune pleine. Mais une feuille malvenue vint atterrir pile sur son visage et troubla sa quiétude. Pansy ouvrit les yeux, pestant, puis elle appercu la vue. Le vent s'était soudain calmé, et les arbres avaient ralentit leur balais. Elle voyait le manoir, plus bas, sous la lueur de la lune on ne voyait pas la façade abimée. Mais par contre elle voyait distinctement la lueur d'une lampe à la fenêtre de l'ancien bureau de son père. Elle se pencha pour mieux voir, c'était étrange. Elle vit soudain la silhouette de sa mère s'approcher de la fenêtre, elle tenait quelque chose devant elle sur lequel elle criait. Pansy incrédule l'observa qui balançait un portrait puis un autre dehors. Elle eclatat de rire soudain. Elle saisit sa baguette, et ne pris même pas la peine de remettre ses chaussures tandis qu'elle sortait. Elle devala la colline de toute ces force, elle ne voulait surtout pas arriver après la fête.

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CotonEcriture
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par CotonEcriture » 18 janv. 2019 - 23:20

Titre : Oublier...
Thème (écrit/image/musique) : Écrit (Amnésie) + Image
Fandom : N/A
Nombre de mots : 380
Personnages : /
Rating : Aucun
Oublier... Comment peut on oublier ? Serait ce oublier pour ne plus y penser ou oublier pour oublier ? Oublier sans le faire exprès ou oublier en sachant quel'on oublie ? Oublier quelque chose ou oublier quelqu'un ? Oublier de faire quelque chose ou oublier cette chose ? Le temps fait oublier... Les traumatismes font oublier... l'amour fait oublier... La mort fait oublier...

Pourtant... Il y a tout de même quelque chose, une parcelle d'éléments qui restent... Et c'est souvent les pires... La douleur ne peut être oubliée... La souffrance non plus... Elle reste toujours cachée derrière un masque vénitien ou un drap de velours... Peut être derrière une porte... Peut être à la lisière du bout d'une forêt... Peut être dans la salle vide et sombre de bal, à l'intérieur d'un immense château... Peut être là où le tout est et le rien n'est pas... Peut être là où tu n'existes pas... Peut être là où tu es véritablement... ou peut être là où tu n'es pas... Qui peut savoir ? Tout le monde est différent.

Il y a des gens insouciants, ils y en a des matures... des malades et des pugnace... des serviables et des tarés... des égocentriques et des bébés... des gens qui ne font attention qu'à eux en ne se remettant pas en question et d'autres qui sont plus sages et réceptifs à la nature du monde...

Mais tous, on oublie... Le leçon de quand on était au collège alors que l'on a vingt ans... des noms des professeurs au lycée alors que l'on en a vingt cinq... puis ceux de nos premiers amis, du pot de colle qui étudiait et qui ne pensait qu'à sauter des nanas... Comme on oublie pourquoi on descend dans la cave... Comme on oublie l'heure du concert de ce soir... Comme on oublie de prendre un médicament... Comme on oublie quel jour on est... Comme on oublie ce que l'on est vraiment... Comme on commence à oublier ce qu'est "oublier"

On oublie comme le son résonne dans une salle fermée... Une salle sombre où aucun bruit ne sort... Une salle parmi tant d'autres... Un souvenir parmi tant d'autres... Un oubli parmi tant d'autres...
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"Comme la nuit paraît longue à la douleur qui s'éveille" - Horace

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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par Mikoshiba » 18 janv. 2019 - 23:32

Titre : Ressentir
Thème (écrit/image/musique) : Image de 23h
Fandom : HP
Nombre de mots : 209
Personnages : Évangeline
Rating : /
Évangeline, prostrée dans la salle de bal, tentait vainement de reprendre ses esprits. Elle aurait aimé ressentir uniquement de la colère, ça aurait été tellement plus simple ! Mais elle était blessée, et pas uniquement dans son orgueil. Son cœur était également touché, chose qu’elle n’aurait jamais crue possible. Finalement, elle s’était également attachée à lui autrement que par intérêt pur et simple. Les affaires avant tout, l’honneur avant tout, le rang avant tout. Elle n’avait jamais cru que ressentir quelque chose d’aussi primitif que des sentiments puisse être possible.
Son orgueil en prenait un coup, son cœur en prenait un coup, et ses certitudes également. Cela faisait tout de même beaucoup de choses en une même soirée.
Et cette salle de bal, qui promettait tellement de jours fastes, serait maintenant associée à ce moment de déshonneur et d’incertitudes. Les dorures, les peintures rutilantes avaient perdu de leur éclat. Tout lui semblait désormais terne et gris. Elle avait découvert qu’elle était capable d’avoir des sentiments comme n’importe quel Moldu basique, mais à quel prix ? Un tel coup de poignard était-il vraiment nécessaire ? Comment le fait d’avoir surpris un moment de douceur qui n’aurait pas dû être pouvait-il provoquer autant de violence et de douleur en elle ?
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par Dreamer » 18 janv. 2019 - 23:45

Titre : Oubliettes
Thème : écrit 23H
Fandom : hp
Nombre de mots :100
Personnages : Gilderoy Lockhart
Rating : -
«  Oubliettes. »

Gilderoy perçut avec satisfaction l’éclat dans les yeux de son vis-à-vis laisser place à une apathie pesante, signe du succès manifeste de son sortilège. Le sorcier amérindien finit par baragouiner dans son dialecte quelque chose qui demeurait incompréhensible aux oreilles du britannique.

La désorientation et la confusion allaient de paire avec l’amnésie, et ce n’était pas la première fois que Gilderoy en faisait le constat.

Décidé à reprendre sa route, il ramassa ses notes, pris sa plume qu’il glissa avec précaution dans sa sacoche avant de prendre congé de son hôte. Après tout, de nouvelles aventures l’attendaient.

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Découvrez vos stats et vos vignettes des Nuits de 2019 ici !
It ain't easy to keep going when it's hard, Keep shining in the dark, When you wanna fall apart, But I'm a dreamer ♥

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par BellaCarlisle » 18 janv. 2019 - 23:48

Titre : Déluge
Thème : Image
Fandom : Hannibal (série)
Nombre de mots : 556
Personnages : Will, Hannibal
Rating : Tout public
Tout prend l'eau.

C'est étonnant cette capacité de l'esprit à dissocier autant de choses pour mieux les unir par la suite. Des pièces sans intérêt, presque effacées, oubliées, reviennent sur le devant de la scène avant de s'effondrer par la suite. Comme un château de cartes qui s'écroule, le palais mental de Will disparaît.

Il y a déjà sa maison de Wolf Trapp en Virginie. L'eau la dévaste de tous côtés, emportant avec elle tous les souvenirs qui y sont liés, les bons comme les pires. Chaque parcelle de sa demeure est noyée, chaque meuble, chaque petit détail, y compris le plus insignifiant.

Ensuite, les scènes de crime se succèdent sous le raz-de-marée. Les corps se gonflent puis éclatent alors que les preuves s'éloignent vers un horizon indéfini. Toutes les enquêtes subissent le même sort funeste, avec violence et regret, balayant tous les noms des victimes et des coupables pour ne rien abandonner derrière les flots vengeurs.

D'autres décors s'ajoutent les uns à la suite des autres, si nombreux. Certains sont anciens et remontent à son enfance, d'autres ne sont que le résultat d'un esprit détraqué. Chapelles, rues, théâtres, salles de bals, forêts, sentiers et cabanes s'emmêlent dans la noirceur d'une eau devenue totalement assassine. Adieu les lustres, les cierges, les vergers ou les arbres centenaires. Adieu les paysages rêvés par un enfant qui aurait tant souhaité ne pas comprendre le monde.

Une lumière brille pourtant au travers des ténèbres. Un feu accueillant brûle dans une cheminée et diffuse une chaleur bienvenue. Deux fauteuils se font face et, assis dessus, deux hommes se dévisagent dans le silence. Pas un bruit ne trouble leur quiétude, pas un soupir ne s'échappe de ces bouches qui ont décidé d'être closes. Les yeux parlent à leurs places, si expressifs, si tendres. Regard bleu dans regard fauve, douceur dans douleur.

C'est le seul endroit qui demeure debout et Will s'y accroche comme à une bouée de sauvetage. Que ses souvenirs s'en aillent et périssent sous un déluge s'il le faut mais il refuse qu'on lui enlève cette pièce mentale qui représente tant pour lui.

Une bouffée d'air. Une toux puissante. Des sensations diverses sur l'ensemble de son corps. L'eau qui s'infiltre dans les blessures ouvertes, la fatigue d'un combat étrange qui l'assomme peu à peu.

Puis cette voix. À la fois connue et inconnue. Proche mais si loin. Aimée mais tant haïe.

« Will, un petit effort. »

Le consultant veut parler mais il se sent partir à la dérive. Même les mains d'Hannibal qui le maintiennent hors de l'eau ne suffisent plus.

« Je veux mourir, souffle le brun. Je veux juste mourir.
— Je ne le permettrai pas. »

Le plus jeune avale un peu d'eau par mégarde alors que le cannibale lutte contre les courants pour les ramener vers la rive. Will devine que le tsunami qui s'est abattu sur son palais mental n'est que le reflet de ce qu'ils sont en train de vivre.

« Hannibal. »

Il ne fait que murmurer avant de sourire. Si son esprit doit se dissoudre à son tour alors il est prêt à laisser une toile vierge où le psychiatre pourra bâtir une forteresse.
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par AliceJeanne » 18 janv. 2019 - 23:50

Titre : /
Thème : amnésie
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 508
Personnages : Ilona, Viktor
Rating : /
Le corps d’Ilona se figea avant de retomber mollement sur le sol froid de la salle du conseil sans que personne n’esquisse le moindre geste pour amortir la chute de la fillette. Après qu’Amélia se soit assurée que l’enfant ne courait aucun risque, Markus donna l’ordre au garde qui retenait Viktor, de relâcher l’Aîné. Ce dernier bondit et fut aux côtés de la petite humaine en quelques secondes, fusillant toute la salle et Fábián du regard. Ce dernier haussa les épaules, que sa sœur ne se souvienne de rien et sorte enfin de sa vie n’était pas pour lui déplaire.

oOo


La fillette plongea son regard automnal dans celui, glacial, du vampire qui lui faisait face. Dans ses yeux ne se lisait que méfiance et colère. Viktor esquissa un geste vers elle pour lui tendre la main mais il s’interrompit devant sa mine effrayée. Ilona ne le connaissait pas. Ou plutôt, elle ne le connaissait plus. Le pouvoir d’amnésie semblait parfaitement fonctionner sur elle, au grand désarroi de l’Aîné. Il captait sa détresse, son chagrin alors que sa mère, bien que maltraitante, venait de quitter ce monde, mais il ne pouvait rien faire étant le seul à posséder les seuls souvenirs qui auraient pu la consoler.

oOo


La main de l’adolescente caressa doucement sa joue mal rasée dans un geste qu’elle avait effectué de nombreuses fois en étant enfant. Se souvenait-elle ? Bien que la réponse lui soit connue, l’Aîné ne pouvait s’y résoudre, l’espoir s’accrochait et demeurait, sourd et méprisant de tous les efforts que le vampire faisait pourtant pour s’en défaire. Ilona ne pouvait se souvenir de l’innocence qui l’habitait la première fois que ses doigts avaient tracé leur chemin sur son visage, toutes ces images, tendres et apaisantes, lui avait été arrachées. Cela aurait-il changé quelque chose à l’amour d’adulte qu’il lisait dans son regard si l’enfant ne s’était pas perdue ?

oOo


Viktor se figea lorsqu’il vit le visage inondé de larmes de son amante, Ilona hoquetait sous lui et semblait en proie à un grand malaise. Aussi doucement que la précipitation qui le guidait le lui permettait, le vampire se dégagea de leur étreinte et releva la jeune-fille avant de l’accueillir contre son torse. Tout se passait pourtant pour le mieux, Ilona semblait détendue et parfaitement prête à approfondir leur relation, qu’avait-il donc manqué ? Viktor frotta le dos de la nouvelle vampire tout en s’excusant, persuadé d’avoir eu un geste déplacé, d’avoir mal interprété un soupir ou même d’avoir nié une quelconque évidence.

« Je me souviens, chuchota-t-elle alors que des sanglots d’émotion la secouaient. »

oOo


Penchée au-dessus du berceau, Ilona restait interdite. Sa fille était magnifique et plus important encore, aucune trace de lycanthropie ne semblait émaner de son être. Elle était parfaite, une petite poupée fragile et délicate. Une grande peur monta soudainement en elle alors qu’elle observait ses toutes mains agripper le tissu du drap dans leur sommeil, avant de s’estomper immédiatement. C’était ridicule. Même si les vampires décidaient à nouveau de lui ôter tout souvenir, jamais elle ne pourrait oublier Sonja.
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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par hazalhia » 18 janv. 2019 - 23:56

Titre : /
Thème (écrit/image/musique) : amnésie
Fandom : Divergente
Nombre de mots : 282
Personnages : Peter
Rating : /
Juste après avoir ingérer le sérum, Peter avec traversé un doux brouillard. Il n'y avait eu ni angoisse ni désorientation, mais plutôt un sentiment inéluctable de nécessité. Et puis la paix.

Il avait quelques vagues bribes de son enfance, signe que le sérum n'avait pas trop impacté sa mémoire à long terme, mais c'étaient plus des sensations que de véritables souvenirs. Et parfois une fille blonde avec des tatouages, sur laquelle il était incapable de poser un nom.

« Peter »
C'était son nom à lui. Quatre, l'homme en face de lui venait de le lui dire.
Apparement c'était la seule chose dont le Peter d'avant le sérum souhaitait se souvenir. C'était sans doute mieux ainsi.

Il avait beau essayer, un voile profond occultait les dernières années de son existence. Pourtant en réalisant cela, instinctivement il se senti en paix. Quelles horribles choses avaient-il bien pu faire pour se sentir aussi soulagé d'avoir perdu la mémoire.

Assis sur le banc, le soleil ne brillait pas plus fort, les arbres n'étaient pas plus vert. Peter n'entendait pas non plus les oiseaux chanter plus fort, ni plus sympathique l'homme qui était à côté de lui. Ce garçon qui s'appelait comme un chiffre et qui le regardait avec un mélange de colère et de pitié.

Peter se contenta de se lever, et de prendre un chemin dont il se souvenait. Ou peut-être pas, mais il s'en fichait, il finirait bien par arriver quelque part.
Il faisait peau neuve, il devenait quelqu'un d'autre. Sans doute celui qu'il n'avait jamais pu être dans sa vie d'avant.

Il se rendi compte qu'il était heureux de ne se souvenir de rien. L'amnésie était son salut. L'amnésie était sa survie.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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Molly n'aime pas Noël. Pourtant, elle va se retrouver plongée dedans jusqu'au cou.

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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par Catie » 18 janv. 2019 - 23:57

Titre : ?
Thème (écrit/image/musique) : Amnésie + image 23h
Fandom : Original
Nombre de mots : 1530
Personnages : Dina, Karim, Meredith
Rating : -12
— J’étais là, dans la salle de bal. Je venais d’arriver et j’étais encore émerveillée de ce qui m’entourait. Les hautes fenêtres, les lustres, les tableaux, les peintures, le marbre, les invités. Les robes longues, les gants blancs, les bijoux, les costumes. Les petits fours, les coupes, le cristal. C’était trop pour moi, vous voyez ?

— Je vois. Et qu’avez-vous fait ?

— On m’a présenté à nos hôtes. J’avais l’impression d’avoir été transportée dans une réception du temps du Roi Soleil. Quel luxe ! Et eux, ils se prenaient vraiment pour de la royauté. J’ai bu, j’ai dansé, j’ai mangé. Je n’ai pas parlé à grand monde, je ne connaissais personne à part ma mère. Puis je me suis lassée, je me suis abandonnée près des carreaux, j’ai observé le parc.

— Vous y avez vu des choses, dans ce parc ?

— Un jardin un peu trop parfait, des allées trop nettes. Un couple qui déambulait. Des gamins qui couraient. Ça aussi, c’était ennuyant. On nous avait dit de ne pas nous éloigner de la salle, que le reste était interdit aux invités, mais je suis partie. J’avais besoin d’un peu d’action.

— Où êtes-vous allée ?
— Dans la bibliothèque, d’abord. Magnifique, mais ennuyeuse. Des rangées de vieux bouquins. Puis je suis allée dans la pièce voisine. Une autre salle de bal. Totalement vide. C’était grisant d’être ici. J’entendais l’écho de mes pas contre les murs. De mon rire. Je tournoyais sans personne pour me voir ou me juger. J’avais l’impression d’être la propriétaire. Un rêve que tout le monde peut avoir, vous n’êtes pas d’accord ?

— Peut-être. Et ensuite ?

— Ensuite ?

— Oui, ensuite. Qu’avez-vous fait ?

Dina prend un air grave et penche la tête sur le côté, comme pour réfléchir. Son regard sans fond se fixe sur l’agent de police qui lui fait face.

— Ensuite ? C’est le trou noir.

***


— Tu la crois, toi ?

Karim hausse une épaule, sous le regard sceptique de sa partenaire. Meredith pousse un soupir et secoue la tête.

— Tu serais prêt à accorder ta confiance à n’importe quelle jolie fille.

— Je vois que tu m’accordes beaucoup de crédit, raille-t-il. Ce n’est pas la première fois que je rencontre ce genre de cas.

— Des coupables qui ont une capacité à mentir presque pathologique ?

Karim se tait un instant et observe la jeune femme assise dans la salle d’interrogatoire. Elle regarde d’un air vaguement curieux le néon accroché au plafond.

— Une amnésie due à un traumatisme.

***


— Vous ne vous souvenez pas de l’homme qui est entré dans la pièce ?

— Quand ça ?

— Quand vous dansiez.

— Il n’y avait personne.

— Vous en êtes sûre ?

Dina courbe la nuque, réfléchit. Ses lèvres se plissent en une moue boudeuse et elle secoue la tête.

— Personne.

Karim soupire puis glisse vers elle une photo. Celle d’un homme deux fois plus vieux qu’elle, à l’air sûr de lui et arrogant.

— Il ne vous dit rien ?

Dina reste silencieuse un long moment, le regard fixé sur la photographie. Sa mémoire se débat et soudain, une vague de lumière.

— Il est venu me demander l’heure.

— C’est tout ? Vous êtes sûres ?

Encore un instant de silence. Un frisson.

— Il avait un sourire qui me faisait peur.

— Et après ?

— Après ? Je ne sais pas. Il y a eu quelque chose, après ?

Sans un mot, Karim sort d’autres photos.

***


Ça fait une heure que Dina contemple les clichés de la scène de crime. Elle a les sourcils froncés, comme si elle était devant une énigme particulièrement compliquée. Karim et Meredith l’observe avec une attention qui ne se relâche pas. A la recherche du moindre indice sur son visage perplexe.

— Elle ne se souvient vraiment pas, affirme Karim.

— Foutaises, grogne Meredith. Elle joue la comédie.

Sur les photos dans la salle d’interrogatoire, le corps sanglant d’un homme, presque défiguré. Le verre brisé utilisé pour le tuer a été enfoncé dans son œil droit et a lacéré une bonne partie de son visage. Il y a aussi toutes les preuves. Les gants blancs de Dina, maculés de sang séché. Sa robe, dans le même état. Ses empreintes, trouvées sur le verre. Un cheveu et des traces de son ADN sous les ongles de la victime.

Tout pour l’inculper. Tout ce qui manque, ce sont ses aveux.

Pourtant, plus elle regarde, moins elle se souvient. Tout est noir dans sa tête.

Noir.

Vide.

Le néant.

***


— Vous n’admettez toujours pas ?

Elle tressaille au son de cette voix sèche. Elle préfère l’autre policier. Le gentil. Pas elle. Contrairement à l’autre, elle n’a pas la moindre lueur de doute dans le regard. Et ça la fait frissonner, de se dire qu’on peut penser que c’est elle, la meurtrière.

— Je n’ai rien à admettre. Je ne me souviens pas.

La flic expire lentement, comme pour se calmer.

— Nous avons toutes les preuves possibles et imaginables, s’agace-t-elle. Si vous admettez ce que vous avez fait, peut-être pouvons-nous essayer de faire un deal avec le procureur.

Dina la fixe sans bouger. Elle ne peut pas avouer quelque chose dont elle ne se rappelle pas.

— Que vous a-t-il fait pour que vous décidiez de le tuer ? Est-ce que vous vous êtes défendue ? Il a tenté de vous agresser ?

Un silence. Un visage impassible.

— Je ne sais pas.

Le poing de la flic se serre. Elle se lève brusquement.

— Nous finirons par savoir ce qu’il s’est passé dans cette salle de bal déserte.

Elle quitte la pièce en claquant la porte. Dina contemple ses mains jointes d’un air vide.

— J’aimerais le savoir aussi…

Son murmure se perd dans la salle vide.

***


Quelques semaines plus tard, le jury en charge du procès condamne la coupable à la peine maximale. Même sans aveux, les preuves sont formelles. Dina ne peut être que coupable. Une amnésie feinte n’aura pas suffi à la sauver.

C’est ce que disent les journaux, en tout cas. Que l’idée était bonne, mais la police n’a pas été dupe. Une meurtrière derrière les barreaux. Une jeune femme promise à un bel avenir, qui voit sa vie arrêtée à cause d’un instant de folie. Tour à tour dépeinte comme une victime ou comme la coupable idéale.

Sauf que le monde entier se trompait.

Dina a toujours été une gentille fille. Un peu idiote, un peu frivole, un peu superficielle, mais pas méchante. Elle n’aurait pu tuer une mouche. Alors un homme…

On a mélangé un produit amnésiant à sa boisson ce soir-là. On l’a attiré dans la pièce au moyen de subtiles suggestions. On y a donné rendez-vous à l’homme, Dimitri. On a assommé Dina, tué Dimitri, orchestré toute la chose. Un tableau minutieux, où rien n’a été laissé au hasard.

Personne ne connaît la vérité, excepté le tueur. Et la mémoire perdue de Dina, enfermée entre quatre murs sans espoir de revoir le monde extérieur un jour.
Tout le monde s’y est trompé. Tout le monde sauf…

— Il y a quelque chose qui ne colle pas, marmonne Karim face à l’écran du téléviseur montrant Dina monter dans un van blindé, escorté par le personnel de prison.

— De quoi ?

— Le motif. Elle n’en a aucun.

Meredith aussi les épaules et éteint le poste de télévision.

— Elle est folle, c’est tout.

— Même les fous ont des raisons. Et elle n’en était pas une avant ce soir-là.

Sa coéquipière hausse une épaule, agacée.

— L’affaire est close. Allez viens, je t’offre un verre.

Karim hoche la tête, distrait.

— Je te rejoins après, je vérifie juste quelque chose.

Meredith pince les lèvres mais obéit. Elle rassemble ses affaires et s’en va sur un signe sec de la tête. Pensif, Karim se tourne vers son ordinateur et rouvre le dossier électronique. Pour la centième fois, il en parcourt chaque ligne.

Jusqu’à mettre le doigt sur ce qui le perturbait depuis le début.

Dimitri. La victime. Il connaissait quelqu’un avec ce nom. Pas directement, mais on lui a parlé d’un Dimitri, il y avait des dizaines d’années de cela. Un souvenir brumeux qui lui revenait à la mémoire. Dimitri, un ex violent et dangereux, qui…

— J’espérais vraiment que tu ne ferais pas la connexion, souffle une voix désolée à son oreille.

Il n’a pas le temps de dégainer son arme de service, pris par surprise. Le canon contre sa tempe le glace.

Un doigt qui se presse sur la détente. Une balle qui part, mortelle.

Avec un soupir, Meredith se redresse, l’air ennuyé. Elle essuie délicatement le revolver pour en ôter ses empreintes et le positionne dans la main de Karim. Avec minutie, elle met en scène son suicide. Avant de quitter les lieux, avec l’aisance d’un tueur qui n’en est pas à son coup d’essai.

Elle aurait aimé ne pas avoir à en arriver là. Elle regrette presque de s’être confiée à Karim lors de leurs débuts, autour de ce pauvre verre de trop. Depuis, elle ne boit plus. Les secrets du passé sont mieux enfouis.

Lorsqu’elle quitte la pièce, elle a omit un détail. Le détail qui lui sera fatal.

Le portable de Karim, à l’abri dans sa poche, ouvert sur l’application de l’audiophone. Qui a tout enregistré.
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HPF ET LES RELIQUES DE LA MORT
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Fleur d'épine
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par Fleur d'épine » 18 janv. 2019 - 23:58

Titre : Mysterioso
Thème : Comme ils disent
Fandom : HP
Nombre de mots : 1318
Personnages : Sirius, Remus, James, Maugrey
Rating : /


J'ai pas eu le temps donc la fin est bâclée mais je suis trop contente d'avoir écrit ça, merci les Nuits :hug:



Le jour, je fonce comme un motard. Je cours, enflammé, dans les champs de bataille, réels ou idéologiques, et je défends la liberté. Quand c’est pas la guerre sur le terrain, on la planifie pendant d’interminables réunions en présence des volontaires de l’Ordre. Ça part en stratégies militaires et en grands débats sur la fin qui justifierait les moyens, quelque chose comme ça, le bla-bla ça ne m’intéresse pas. Je suis un homme d’action. Comme ils disent. Donnez-moi un ennemi à abattre, je m’en donne à cœur joie. Parfois, j’ai besoin de violence. Parfois, c’est c’est si fort en moi que je sens mon corps brûler de l’intérieur, mon cœur battre dans ma tête, ma tempe sur le point d’exploser. Je ne peux pas croire qu’on l’emportera sans cela. La violence, je veux dire. Je ressens envers l’autre camp une haine viscérale, corporelle, innée, qui habite les pores de ma peau en profondeur. Ce dégoût de mes ennemis, je ne peux m’en débarrasser que sur les champs de bataille.


Mais mon vrai métier, c’est la nuit, où je l’exerce travesti. Je suis artiste.
J'ai un numéro très spécial qui finit en nu intégral après strip-tease. Et, dans la salle, je vois que les mâles n'en croient pas leurs yeux. Je suis un homo comme ils disent.



— Black. Black. On se calme.

Pour que Maugrey me parle de la sorte c’est que, quelque part, ça déraille complètement. Je me pose des questions. Enfin, je n’ai pas vraiment le temps mais ça m’interpelle. Face à moi un espèce de minable raffleur pleurnichant à terre. Quelques secondes encore et je lui aurai lancé le Doloris pour qu’il arrête de geindre comme une victime - ce qu’il n’est pas, puisqu’il a rejoint le mauvais camp.

— Il a pas l’air d’en savoir plus, c’est juste un sbire. Je suis même pas sûr qu’il soit consentant à servir Voldemort. Laissons-le tranquille.
— On a toujours le choix.
— Pas toujours, intervient Remus de l’autre côté.



Je le regarde avec méfiance. Ça fait quelque temps que je le sens plus, celui-là. Qu’est-ce qu’ils ont tous à me retenir, à me regarder comme si j’étais fou, comme si j’étais mauvais ? Je suis celui qui attaque le mal avec plus de ferveur que n’importe quel autre. Ils devraient m’en être reconnaissants. Pas me regarder comme un étranger.
C’est le monde à l’envers.

N’y a-t-il que moi pour prendre les événements avec sérieux et gravité ?
On n’est plus à Poudlard, Merlin. On est à la guerre. Et à la guerre comme à la guerre. 


Je regarde ma montre. Il est quinze heures. J’ai bientôt rendez-vous avec James.

— On va pas le laisser en liberté quand même ? m’insurgé-je.
— Non, on l’emporte. On verra ce qu’on peut en tirer. 


Je laisse Maugrey l’emporter et je me tire.
Il faut quitter les lieux du crime.


Vers les trois heures du matin, on va manger entre copains de tous les sexes, dans un quelconque bar-tabac Et là, on s'en donne a cœur joie et sans complexes.


— Sirius, ça va ?
— Ouais.
— Sûr ? T’as l’air de mauvaise humeur. N’essaie pas de me cacher quelque chose, je te connais trop bien, Padfoot.
— Non mais t’inquiète pas, je te dis. Comment va Lily ?
— Elle est au meilleure de sa forme. La grossesse se passe étonnamment bien. Normalement, le petit ne devrait pas tarder à naître. Tu te rends compte ?
— Whaou. C’est génial, prongs. Je suis vraiment heureux pour toi.
— Je n’en reviens toujours pas. Moi, papa ?

Je rigole mais c’est un rire nerveux qui sonne faux.

— Non, vraiment, je l’aurais jamais cru.
— Et toi alors, pas de nouvelles rencontres ?
— Eh non. Enfin, à part des coups à droite à gauche. Tu me connais, j’ai pas beaucoup changé sur ce point-là.
— La petite de la dernière fois ?
— Qui ? Mandy ? Bah non, elle était sympa mais un peu trop, hum, comment dire, un peu trop docile, ça ne m’intéressait pas.

James lève les yeux au ciel.

— Tu es compliqué, Pad. Je ne t’ai jamais entendu faire les louanges d’une seule femme, tu as toujours quelque chose à leur reprocher !
— Que veux-tu, on a un certain standard ou on ne l’a pas.

Il ricane et change de sujet, gêné peut-être. Peut-être a-t-il compris, après toutes ces années. Peut-être lui aussi joue-t-il au jeu de l’idiot, de l’ignorant, peut-être préfère-t-il garder le mystère sur tout ça.

— Tu fais quelque chose ce soir ?
— Oui. Tu sais bien, tous les vendredis soirs je suis pris.

Mais sais-tu donc pourquoi ?


On rencontre des attardés qui, pour épater leur tablée, marchent et ondulent, singeant ce qu'ils croient être nous et se couvrent, les pauvres fous, de ridicule.
Ça gesticule et parle fort, ça joue les divas, les ténors de la bêtise.
Moi, les lazzis, les quolibets me laissent froid, puisque c'est vrai, je suis un homo comme ils disent.



— Tu étais belle ce soir.

Je lève les yeux sur mon patron. Jerry. Il est mignon avec son gros bide et ses yeux rieurs, toujours encourageant, je ne le remercierai jamais de m’avoir offert la possibilité d’être dans le métier. Ça a été la plus forte révélation de ma vie. La nuit, je m’exprime, loin de tous et en même temps plongé au milieu d’une foule immense. Mais je suis anonyme. Je suis Mysterioso. C’est mon nom de scène. C’est le point d’interrogation qu’on retrouve sur mes lèvres peintes de rouge et de noir, sous les projecteurs. C’est mon personnage, intrigant et sensuel.

Le jour, je me bats pour la liberté, le soir je me laisse désirer. Je me mets à nu devant un public affamé, au sens propre et au sens figuré. J’aime sentir leur convoitise. Et j’aime me dévoiler ainsi.

C’est mon grand secret.

Pendant les shows je me sens transcendé. Embrassez-moi, au milieu de la poutre qui s’embrase, de la poutre ou de la barre de pole-danse sur laquelle j’ai appris à me frotter, il m’a fallu des mois d’entraînement avant d’y arriver, c’était ma plus grande victoire d’artiste. Aimez-moi. Désirez-moi. Touchez-moi du regard. Vous ne pouvez jamais vraiment m’atteindre car mon coeur, mon corps, mes pensées, tout est pris. Tout est destiné à un autre, que je n’aurai jamais.



Peu m’importe les commentaires haineux. Peu m’importe les moqueries. Peu m’importe les insultes, les humiliations, lorsque nous nous promenons dans les rues. J’assume. J’assume de toute façon.

À l'heure où naît un jour nouveau, je rentre retrouver mon lot de solitude.
J'ôte mes cils et mes cheveux, comme un pauvre clown malheureux de lassitude.


La nuit se termine, elle va laisser place au soleil, à ma haine et toutes mes désillusions qui ne meurent jamais.


Je me couche mais ne dors pas
Je pense à mes amours sans joie
Si dérisoires
À ce garçon beau comme un dieu
Qui sans rien faire a mis le feu
À ma mémoire
Ma bouche n'osera jamais
Lui avouer mon doux secret
Mon tendre drame
Car l'objet de tous mes tourments
Passe le plus clair de son temps
Au lits des femmes



James.



Nul n'a le droit en vérité de me blâmer, de me juger et je précise que c'est bien la nature qui est seule responsable si je suis un homo comme ils disent.
Pour des résolutions culturelles hautes en couleur :
Mon défi ciné III - Mon défi spectacle II

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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par Haru Nonaka » 19 janv. 2019 - 00:00

23H
Titre : se souvenir
Thème (écrit/image/musique) :image (et ecrit)
Fandom :
Nombre de mots : 349
Personnages : Pansy
Rating :

Le jour était levé, le ciel clair au dehors se dévoilait enfin maintenant que la fumée avait diminuée. Les flammes mourraient petit à petit dans la cours avait emporté une bonne partie des affaires. Un dernier bout de tapis continuait d'alimenter les braises, il avait lutté longtemps, mais lui aussi partait en cendres, lui et ses motifs précieux, lui qui portait les armoiries de la maison que son père avait tenu à faire broder partout. Le rouge mangeait les dernières parcelles de vert de l'étoffe, suivant l'exemple du paysage automnal.

Maintenant que la pièce était vidée des meubles et des portraits, des distinctions et des livres qui s'empilaient a côté, en attente d'être données, elle retrouvait ses proportions d'origines. Il avait réussi a étouffer aussi l'espace de cette pièce. Et pourtant elle semblait tellement plus pleine, ouverte a tellement de possibilité maintenant que les souvenirs de lui en étaient chassés, ou plutôt maintenant qu'ils étaient enfin des souvenirs.

Il ne restait plus que le lustre chargé, lourd, imposant qui scintillait au-dessus d'elles, réfléchissant la lumière du dehors. Le lustre se balançait comme un mobile dans une chambre d'enfant démesurée.

Sur les dalles froides, à même le sol, elles étaient allongés, épuisées mais heureuses d'êtres la, heureuse et un peu intimidées aussi de cette proximité retrouvée, Pansy et sa mère souriaient. Ca faisait longtemps qu'elles avaient oubliés que le silence entre elles pouvaient aussi être agréable. Elles avaient l'impression de se réveiller d'une longue torpeur, soudain amnésiques de toutes leurs disputes, elle se projetait dans l'avenir, le regard perdu dans les éclats du cristal au-dessus d'elles.

- Alors tu veux le faire ou bien tu préfères que je m'en charge?
Finit pas demander Pansy.

Elle détourna la tête du lustre et la pencha sur le côté pour croiser le regard de sa mère. Cette dernière souriait, elle dévisagea longuement Pansy en réfléchissant puis proposa d'une voix hésitante ...

- On le fait ensemble?

- Ensemble, oui. Tu le dégomme et moi je m'occupe du bouclier.

approuva la jeune femme en se redressant, rendant son sourire à sa mère. . .

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Zandry
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par Zandry » 19 janv. 2019 - 00:01

Titre :
Thème (écrit/image/musique) :AMnésie
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages :Molly
Rating :


J'ai oublié.
-Comment je pourrais le savoir ?
Charlie baisse les yeux en se pinçant les lèvres et Ron se passe une main sur le visage.
-Parce que tu les a rangées il y a trente minutes !
Sa voie claque sur ma joue. Il serre les dents, il serre les poings. Il se retient de hurler.

-Je te dis que je ne les ai pas vu Ron !
Il ferme les yeux, et murmure sèchement.
-Si, c'est juste que t'as oublié.

J'ai oublié.
Mes mains tremblent. Je les cachent. J'ai chaud. Je transpire. Leurs regards me brûlent. Et j'ai honte. Je ne sais même plus de quoi.
-Ron.. assène Hermionne.
C'est une menace. Elle lui dit « tais toi, ou tu le regrettera ».
Et moi je voudrais lui dire aussi. Tais toi tais toi tais toi tais toi.
Mais j'inspire. J’expire. Cinq fois.
Je me lève. La cuisine. Ils ne me suivront pas. Ni la bouche pincés de Charlie, ni les yeux d'Hermione, ni les mots de Ron.
Sur l'étagère j'aperçois les serviettes en papiers, décorées pour Noël. J'aurais dû penser, j'aurais dû penser à les mettre sur la table tout à l'heure.
Je les fait venir à moi d'un coup de baguette et les suit dans la salle à manger pour les installer.

-Vous auriez pu me prévenir que j'avais oublié les serviettes !
Ron se lève brusquement et fait valser sa chaise. Il sort de la pièce, les mâchoires crispées..
Hermione s'excuse et se précipite derrière lui.
-Mais qu'est ce qui lui prend ?
Charlie me sourit tristement.
-Aller, assieds toi maman.
Je retire la main qu'il essaye d'attraper. Quelque chose m'échappe. Encore. Encore. Encore !
Mais j'ai oublié.

Ce que je n'oublie pas c'est qu'on me le dit souvent, ces derniers temps. Que j'oublie.

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Eanna
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par Eanna » 19 janv. 2019 - 00:09

Titre : Reviens
Thème (écrit/image/musique) : Amnésie
Fandom : HP
Nombre de mots : 1638
Personnages : Antonin Dolohov, Poppy Pomfresh
Rating : Tout public
— La dernière fois que nous nous sommes vus, c’était en novembre, souffla Poppy en s’asseyant sur un banc à quelques mètres de lui, de l’autre côté de l’allée. Il y a un an, quasiment jour pour jour. Je pensais sincèrement que ce serait la dernière fois. Il pleuvait tellement fort… Tu te souviens ?
Antonin garda les yeux rivés vers un point flou, sur le mur face à lui, sans lui répondre. Cet endroit manquait cruellement de couleur, c’était d’une tristesse… Il savait que les Moldus n’étaient pas les gens les plus réjouissants qui soient, mais comment pouvait-on passer des heures dans ces endroits à espérer des miracles, le pardon, ou que savait-il encore comme ineptie ? Comment appelaient-ils cela déjà ? Une église…
— Non, je ne me souviens pas, répondit-il d’une voix brusque.
Il mentait. Il se souvenait d’absolument tout, mais il voyait bien la manœuvre de Poppy. Cela faisait des mois qu’elle essayait de le remettre sur le droit chemin, comme elle le disait si bien. De lui faire entendre raison. Comme s’il était devenu fou.
— Tu mens, répondit-elle, avec plus d’assurance que ce à quoi il s’attendait.
Mais après tout, il la connaissait. Elle n’était pas du genre émotive, elle ne l’avait jamais été. Il valait mieux d’ailleurs, dans son domaine. Lorsqu’on voyait défiler des malades et des blessés toute la journée, un moment venait où l’on apprenait à faire barrage aux émotions, pour ne pas se laisser submerger. Du moins, c’est ce qu’elle lui avait expliqué. Il n’y avait jamais entendu grand-chose. Il avait toujours trouvé qu’ils se complétaient assez bien, d’une façon ironique : elle, si pragmatique face au sang et à la mort ; lui, que rien n’exaltait davantage qu’une opération groupée contre des Moldus ou des sorciers traitres à leur sang.
Elle se leva et se mit à faire quelque pas dans l’église. Le froid de novembre pénétrait par les vitraux cassés, et la pluie tambourinait sur le toit. Elle aurait définitivement pu choisir un endroit plus hospitalier pour leurs retrouvailles…
— Tu ne veux pas qu’on aille prendre une Bièraubeurre à Pré-au-Lard ? suggéra-t-il dans un soupir. On ne risquerait pas d’y perdre des orteils au moins…
— C’est toi qui as insisté pour qu’on se revoie, alors c’est moi qui pose les conditions, rétorqua-t-elle en le fusillant du regard.
— Eh bien, j’imagine que ça file droit dans ton infirmerie, on ne doit pas rigoler tous les jours à Poudlard quand on est malade… marmonna-t-il.
— Ça n’a rien de très compliqué, les élèves sont moins stupides que toi, Antonin. Ils savent que lorsqu’ils vont mal, je peux les soigner, et ils me respectent pour cela. Toi, tu n’as jamais su le comprendre.
Antonin étouffa un rire sans joie.
— Parce que tu penses que je vais mal ? J’ai l’air d’être déprimé ? Fatigué ? Affaibli ? Je me porte mieux que je ne me suis jamais porté, Poppy, il va falloir que tu t’y fasses.
— Pourquoi as-tu voulu qu’on se revoie alors ? J’ai essayé pendant des mois de te contacter, de discuter avec toi, et tu as soigneusement esquivé toutes mes propositions. Quand je travaillais à Ste Mangouste, je pouvais facilement me libérer pour te voir, mais maintenant je suis à Poudlard, et à plein temps ! Je t’ai donné une chance, avant la rentrée, une dernière chance pour qu’on se voie. Pour que tu me dises que tu renonçais à tout ça, et tu ne l’as pas fait. C’est trop tard maintenant, Antonin.
— Si c’est trop tard, pourquoi as-tu accepté de me voir alors ?
Il savait pourquoi, il le savait très bien. Poppy était une amoureuse des causes perdues, et il était la sienne. Elle le lui avait dit une fois, et il n’avait jamais oublié cette phrase. Mais il se garderait bien de la lui rappeler. Il ne devait pas lui montrer l’importance qu’elle avait pour lui. Il devait lui laisser penser qu’elle n’avait pas compté, qu’il avait d’ores et déjà tout oublié de leur histoire. Elle s’imaginait sûrement qu’il avait espéré coucher avec elle une dernière fois, raison pour laquelle elle avait choisi un tel endroit pour leur rendez-vous, en espérant le décourager. Les murs glacés et les bancs en bois à moitié moisis faisaient certes un cadre peu propice aux étreintes.
Il esquissa cependant un bref sourire à la pensée que le simple fait de la tenir contre lui, de sentir sa peau chaude contre la sienne suffiraient amplement à éclipser l’inhospitalité du lieu.
— J’imagine que j’attends toujours un miracle… soupira-t-elle.
— D’où le choix de l’église ? Tu te prends pour une Moldue, Poppy ? Ces idioties ne nous concernent pas, ne me dis pas que tu n’as rien retenu de tes cours d’Étude des Moldus…
— J’ai une bonne mémoire, contrairement à toi, répondit-elle avec sarcasme.
— Ils sont primitifs, Poppy ! Ils n’ont rien à voir avec nous ! Ils nous ont chassés, persécutés pendant des siècles au nom de ces divinités pour lesquelles ils ont construit ces édifices !
— Je suppose que je dois vous remercier, toi et tes petits copains, de défendre notre honneur en leur rendant désormais la pareille ?
Antonin retint un grondement de colère. Et comme si le ciel se mettait au diapason de son humeur, la pluie redoubla d’ardeur sur le toit de l’église.
— Tu ne veux pas comprendre…
— J’espère que ce n’est pas pour ça que tu as demandé à me voir aujourd’hui ! s’exclama-t-elle sans plus cacher sa fureur. J’espère que tu ne comptes pas essayer de me convaincre que tu as une très bonne raison de persécuter des Moldus ou de tuer des sorciers que tu juges impurs ! La seule explication à ce que tu fais, Antonin, c’est que tu y prends du plaisir, je le sais ! Je les ai vues passer à Ste Mangouste tes victimes ! J’ai vu ton sortilège, celui que tu étais si fier d’avoir inventé, cette abomination qui ronge lentement de l’intérieur ceux qu’il touche, qui brûle les os, les poumons le cœur, qui tue à petit feu… Tu n’espères pas sincèrement que je peux cautionner ça ?!
Malgré lui, Antonin baissa les yeux. Il avait oublié le feu qui habitait Poppy lorsqu’elle laissait sa colère s’exprimer, et Merlin sait qu’il en avait souvent fait les frais avant qu’ils arrêtent définitivement de se voir quelques mois plus tôt. Lorsqu’il avait officiellement intégré les rangs des Mangemorts, qu’elle était entrée à Ste Mangouste et qu’il était vite apparu que lui et ses collègues étaient ses principaux fournisseurs de travail…
— Je fais ça pour le bien du monde sorcier, Poppy, gronda-t-il, le regard fixé sur le sol, sa jambe droite s’agitant nerveusement. Si nous ne les soumettons pas, c’est eux qui le feront, ils ont déjà essayé, et ils le referont ! Et crois-moi, en fréquentant le monde moldu, j’ai vu de quoi ils étaient capables… Tu parles de mon sortilège, mais est-ce que tu as la moindre idée des armes de destruction massive qu’ils sont capables de produire ?
Cette fois, ce fut elle qui détourna le regard, et il sentit malgré lui son cœur se serrer en voyant un scintillement au coin de son œil. Il ne pouvait pas laisser ses sentiments le rattraper, pas maintenant, c’était bien trop tôt…
— Tu as tellement changé… murmura-t-elle d’une voix un peu trop aiguë. Je ne te reconnais plus.
— J’ai compris des choses.
Il s’attendait à ce qu’elle explose de nouveau, mais elle eut une sorte de rire étranglé et le regarda de nouveau, des larmes de colère dans les yeux – ou était-ce de la tristesse ?
— J’ai été tellement naïve, bon sang... J’y ai cru, j’ai vraiment cru que si tu voulais me revoir, c’était parce que tu commençais à douter. Mais tu as passé le point de non-retour, Antonin, c’est évident maintenant.
Il crispa ses mains sur le dossier du banc devant lui.
— Finalement, c’est plus simple comme ça. J’espère ne jamais te revoir, mais si un jour c’est le cas, je n’hésiterai pas une seconde entre toi et ceux que tu estimes devoir éliminer.
— Tu ne peux pas…
— Je ne peux pas quoi ? le coupa-t-elle d’une voix forte. Tirer un trait définitif sur toi ? Bien sûr que je le peux. J’ai une vie qui ne pourrait pas être plus incompatible avec la tienne. Je sauve des vies, toi tu les prends. Il y a longtemps que je l’ai compris, mais je me voilais encore la face je suppose. Adieu Antonin. J’espère honnêtement que tu mourras avant qu’on se retrouve. Je n’aurais aucun plaisir à me battre contre toi.
Elle tourna les talons et, stupéfié, il la vit s’éloigner vers la porte de l’église. Au moment où elle la franchissait, il se leva d’un bond et se lança à sa poursuite.
— Poppy !
Il tendit le bras vers elle.
— Attends, Poppy, tu te trompes… je me souviens de tout ! Je…
Le bruit du transplanage lui vrilla les oreilles, et emporta le dernier mot avec lui. Incapable de bouger, Antonin resta le regard fixé sur l’endroit où elle se tenait quelques secondes avant de disparaître. Qu’avait-il espéré en lui demandant de le retrouver ? Il la connaissait depuis si longtemps, il savait qu’elle ne renoncerait jamais à ses principes pour le suivre lui. Il le savait, mais il avait espéré.
Il se laissa tomber à genoux dans la terre et se mit à hurler de rage, jusqu’à manquer de souffle.
Il se releva, sa robe noire couverte de boue, mais un mouvement de baguette suffit à ôter les impuretés. Puis il regarda machinalement autour de lui. A travers le rideau de pluie, il avisa une silhouette qui s’avançait sur le chemin. C’était un homme, d’un certain âge à en juger par sa démarche.
Parfait. Ce serait facile, mais c’était toujours ça de pris. Il avait besoin de se défouler.
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
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CotonEcriture
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par CotonEcriture » 19 janv. 2019 - 00:17

Titre : Câlin pour un... puis deux... solitaires
Thème (écrit/image/musique) : Écrit (câlin) + Image
Fandom : N/A
Nombre de mots : 222
Personnages : un loup et son maître
Rating : Aucun
Des câlins... Une caresse... Une tendresse... C'était si rare... Si doux... Si calme... Seul lui pouvait le faire... C'était une séance à chaque fois qu'ils se voyaient. Il habitait une maison au milieu d'un champ... Une sorte de demeure délabrée au milieu d'un horizon infini... était ce de la salade ? Des carottes ? Du Maïs ? Ou du blé ? Aucune idée... Mais les nuages étaient le reflet du ciel qui lui était coloré comme une peinture de Friedrich... teinté de orange, de bleu, de rouge et de blanc... seul le soleil lumineux sur le point de se coucher abordait une fière allure.

Et moi, j'étais là, à l'attendre, le museau au vent, fouillant dans les senteurs. Je savais qu'il allait venir, il m'aimait bien désormais. Moi aussi je l'appréciais. Il était gentil pour un bipède... Et c'était rare d'en voir un qui est seul, enfermé la journée dans son tas de briques. Moi, mon chez moi c'était la forêt. Moi aussi, je suis solitaire. Mais dans la journée je chasse et le soir, je viens le voir pour notre séance câlins.

Je suis un loup... C'est un homme... Mais nous avons besoin de l'un ou de l'autre car... Nous sommes solitaires. Et les solitaires se comprennent entre eux...
CotonEcriture
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Pote avec Morphée
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par Dreamer » 19 janv. 2019 - 00:53

Titre : Des règles
Thème : image
Fandom : hp
Nombre de mots : 434
Personnages : Fred, George, Lee
Rating : -

« Tu es sûr qu’il ne nous trouveront pas ici, Lee ?

- Depuis quand tu es devenu aussi anxieux, George ?

- Je crois que ça date de la nuit où il a eu son oreillole, hein George ? intervint Fred avec une pointe d’ironie.

- Bon, on attend quoi pour commencer ? Tu peux nous expliquer ce qu’on fait ici, Lee ?

- Il nous fallait un endroit isolé où notre présence n’attirerait pas l’attention.

George ne releva pas et laissa son ami poursuivre son discours sur la nécessité de communiquer avec les sorciers menacés par le mage noir. Au lieu de s’impliquer dans la conversation, il observait les alentours. La vieille bicoque dans laquelle ils venaient de se réfugier n’avait presque plus rien pour couvrir leurs têtes. Regardant ses chaussures pleines de terre, George songea à la tête que sa mère aurait fait s’il était rentré au Terrier dans un état pareil.

Mais Lee avait été clair, pour brouiller les pistes, il fallait toujours changer de lieu de rendez-vous, ne jamais transplaner près du lieu convenu, mais plutôt à distance avant de parcourir une partie du chemin à la moldue, pour éviter la surveillance.

Pour un peu, on se serait cru dans un film d’espionnage moldu dont Angelina lui avait parlé sans cesse lors de sa dernière année à Poudlard. La gorge du jeune homme se noua en songeant qu’il n’avait pas vu son amie depuis plus de six mois.

- Eh oh, George, tu nous écoutes ?

- C’est une mauvaise idée. Je crois qu’on devrait faire machine arrière. On ne devrait pas se lancer dans ça.

- Tu plaisantes, George ? intervint son jumeau, les sourcils froncés.

- Tu crois que je plaisante ? Bien sûr que non, je ne dis pas ça à la légère. Mais est-ce qu’il vous est venu à l’esprit que ça pouvait nous coûter notre vie ? Et tout ça pour quoi ? Pour faire un pied-de-nez à Vous-Savez-Qui ?

- Et si on ne le fait pas, qui le fera ? Qui osera s’opposer à lui, si tout le monde vit dans la peur et l’incertitude totale ?

Les paroles de Fred ébranlèrent son alter ego. Il avait raison. Qui irait risquer sa vie pour combattre les Forces du Mal, si ce n’est eux, les trois inconscients de service ?

Mais George ne voulait pas agir inconsciemment. Il ne voulait pas mourir.

- Si nous le faisons, il va falloir établir certaines règles.

- Voyons, George, tu sais que nous avons toujours adoré contourner les règles, s’amusa Lee.

- Pas cette fois. »

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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par hazalhia » 19 janv. 2019 - 00:54

Titre : you're my home
Thème (écrit/image/musique) : câlins
Fandom : The100
Nombre de mots : 362
Personnages : Bellarkeuh!
Rating : /
Ça ne pouvait pas être vrai, il devait halluciner. Cette fille était apparu dans les bois, elle avait parlé de Clarke, une Clarke vivante. Et maintenant elle était devant lui, sur ce banc.

Il avait peine à y croire, et n'osait pas avancer de peur de briser cette bulle, cette image si parfaite. Ce dont il avait rêver depuis les six dernière années.

Clarke était vivante. Affaiblie, blessée, mais vivante.
Alors il s'avancer vers elle, pour l'aider comme ils l'avaient toujours fait l'un pour l'autre. Il pouvait sentir sa présence, elle était réelle.

Il se souvenait du dernier moment passé avec Clarke. Il se souvenait de toute leurs étreinte mais celle là était particulière. Elle avait le goût amer de la culpabilité.
Il se souvenait de sa main sur sa poitrine, de ses cheveux sur sa joue, de sa présence au creux de ses bras. Ce souvenir l'avait hanté pendant les six dernières années. Elle était morte pour eux, il avait fini par s'en persuadé.

En la pressant contre lui, il eu l'impression de prendre une bouffée d'oxygène. Comme s'il était resté en apnée pendant ces six dernières années. Il avait presque peur de la casser, qu'elle ne soit qu'une image de papier, un rêve trop beau pour être vrai.
En croisant son regard Bellamy comprit que Clarke pensait la même chose. Ils n'avaient eu contact, aucune chance d'annoncer à l'autre qu'ils avaient bien survécu.

Il n'y aurait pas assez de mots, pas assez de regard pour qu'ils expriment à quel point l’absence de l'autre avait creusé à un vide. Le temps avait son œuvre, l'espoir aussi, mais il était toujours resté un manque, la sensation de ne pas être complet. Il était le cœur, elle était la tête. Comme le ying et le yang ils avaient besoin l'un de l'autre pour fonctionner, ils étaient un ensemble destiné à rester soudé malgré tous leurs désaccords.

Bellamy pouvait enfin sentir la chaleur de sa peau, entendre son cœur battre. Il chérissait cette étreinte comme il l'avait rarement fait dans sa vie. Il avait enfin retrouvé l'autre partie de lui même.
Clarke avait raison, il était rentré à la maison.
C'était elle sa maison.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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Molly n'aime pas Noël. Pourtant, elle va se retrouver plongée dedans jusqu'au cou.

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par Charliz » 19 janv. 2019 - 00:59

Titre : Get it on
Thème (écrit/image/musique) : Thème
Fandom : HP
Nombre de mots : 387 (en italique ce que je n'ai pas écrit pendant la nuit)
Personnages : Rose et Drago
Rating : -16
Drago s’éloigna juste une fraction de seconde. Juste assez pour happer son regard entre deux baisers, ses prunelles sombres et cet éclat… Encore lui.

Elle ressemblait à un oiseau fou et contre ses lèvres, sa peau avait le gout d’une gourmandise d’enfance après plusieurs années d’abstinence. Il mourrait d’envie de la cueillir toute entière mais pouvait-il se le permettre sans briser ce tout nouvel élan qui semblait animer chacun de ses gestes ?

Rose se foutait bien de toutes les questions qui brulait de doutes son amant. Les yeux toujours rivés dans les siens, le visage terriblement résigné, elle tirait inlassablement sur le tissu de sa robe pour dévoiler ses jambes si fines. Si fines…

« Attends. »

Soudainement, son corps devenait porcelaine. Il s’écarta d’un seul coup, le cœur battant et la respiration brulante. L’année passée loin d’elle lui sauta à la gorge. Ils ne pouvaient pas ainsi bruler les étapes. Elle avait été blessée, bien trop récemment, et lui n’était plus le même. Il avait vieilli, en trahissait les rides sur ses mains qui tranchaient tant avec le fermeté de sa peau.

« Je vais bien » souffla-t-elle.

Prenant l’une de ses mains entre ses doigts, elle remonta vers sa mâchoire brisée lors de la dernière chute. La magie avait effacée toute trace de l’accident, physiquement du moins, mais pour lui…

« Que fais-tu là ? Si tu vas bien, pourquoi n’es-tu pas sur un terrain avec ton équipe ?
- Je suis revenue pour… pour Scorp’ et pour Lucy et…
- Tu n’es même pas restée au repas de fiançailles. »

Un sourire amer brouilla ses traits.

« Pourquoi faut-il que tu gâches tout ça ? On allait… J’allais… »

Son regard s’assombrit de nouveau et un instant, Drago cru qu’elle allait sauter à son cou mais elle n’en fit rien. Un bruissement de soie et ses longues jambes disparurent. Elle souffla longuement.

« Je voulais y aller. Je pensais être suffisamment forte pour supporter de les voir à nouveau, les Weasley. Je me suis trompée sur toute la ligne. Mais toi… »

Elle s’approcha d’un pas et Drago pouvait à présent sentir ses seins s’écrasés contre son torse à chacune de ses respirations. Elle murmurait presque mais ses paroles résonnaient en lui aussi fort que si elle les avait crié dans un mégaphone.

« Tu mérites mieux que moi, tu sais, lâcha-t-il en s’éloignant de nouveau. Tu mérites mieux qu’un homme qui a le double de ton âge, qui ne peux rien t’offrir, et qui te fais miroiter pendant une année.
- Et si au contraire, c’était toi qui méritait mieux ? Je t’ai fui, je t’ai trompé mille fois avec un autre homme.
- On n’était pas ensemble, Rose. Tu ne me dois rien.
- Tu m’as donné ton cœur, et je l’ai écrasé. En toute conscience je l’ai fait. En toute conscience.
- Ne dis pas n’importe quoi.
- Toi, cesse de me repousser. J’en ai assez de devoir me battre contre quelque chose d’aussi limpide que nous deux.
- Rien n’est limpide entre nous…
- Qu’est ce qui ne nous rend pas limpide ? »

Drago leva les yeux alors qu’elle s’approchait bien trop. Ses yeux étaient si bleus, si proches, son souffle enivrait tous ses sens. Et son esprit s’embruma jusqu’à bruler le moindre des arguments.

« Scorpius, nos familles, notre âge… On a aucun avenir, Rose.
- Non, j’en ai fini avec tout ça. Je suis devenue forte par rapport à tout ça, tu sais. Par rapport au regard des autres. Tu m’as rendue forte. En me demandant de partir, tu m’as rendue autonome. J’ai appris à me confronter à moi-même et à faire des choix… J’ai compris que je n’avais pas besoin de toi, ou de Scorpius, ou de n’importe qui d’autre. J’ai compris que je n’étais pas victime du destin mais maitre. Et mon choix, c’est de revenir ici, et surtout auprès de toi. Pardonne-moi d’être partie. Pardonne-moi d’être partie…
- Rose, tais-toi…
- Pardonne-moi d’avoir aimé un autre que toi. Pardonne-moi d’insister. Pardonne-moi, Drago. »

Il respirait si fort que c’était comme si un orage se déchainait et que le vent sifflait dans ses oreilles. Ou alors n’était-ce que parce que le monde avait disparu et qu’il n’y avait plus qu’eux…

« Et si on arrêtait de se battre ? souffla-t-elle, les yeux clos. Si on arrêtait de vouloir contrôler quelque chose qui nous dépasse et si nous nous faisions confiance ? Je t’offre ma vie. C’est un cadeau fait par une adulte en pleine conscience, avec tout son cœur, prête à en assumer toutes les conséquences. Par Merlin… Pourrais-tu enfin accepter ? M’accepter, moi ? »

Son cœur la brulait. La vulnérabilité l’assassinait à coup de poignard… Il n’avait qu’à la pousser du bout du doigt pour qu’elle s’écrase en mille morceaux sur le sol.

Et pourtant, pourtant… Elle était incapable de retenir son sourire. Celui qui reflétait le sien.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par Haru Nonaka » 19 janv. 2019 - 01:01

00H

Titre : ruines
Thème (écrit/image/musique) : musique et image
Fandom : aucuns
Nombre de mots :
Personnages :
Rating : aucun
Elle avait toujours apprécié les ruines, mais celle-là était un peu son refuge, depuis qu'elle l'avait découverte au début de la semaine. C'était une ancienne chapelle qui avait été abandonnée lorsqu’on avait construit une église plus imposante lorsque les villages s'était agrandis, lorsque la région avait prospéré. Enfin tout ça c'était un siècle auparavant, l'usure avait peu à peu adoucis la pierre et la mousse adoucis les murs gris, certains avaient servi de toile aux grapheurs et autres graveurs en herbes qui s'y étaient aventuré avant elle. Mais elle n'y avait encore croisé personne, c'était probablement la nuit et durant l'année scolaire que des générations successives d'adolescent s'y donnait rendez-vous à l'abris du vent implacable de la lande. La légende racontait qu'après son abandon, d'étranges phénomènes s'y étaient produits et qu'elle avait même servi un temps de refuge à des guérisseuses qui fuyait l'inquisition et ses persécutions. Elle aimait bien l'idée, elle se plaisait a imaginer parfois à quoi pouvait ressembler leur vie ici, dans ce coins perdu entre ciel, terre et mer. En tous les cas elle y était tranquille pour dessiner, rêvasser et surtout échapper au cris des petits cousins et aux disputes des adultes. Elle ne comprenait pas pourquoi ils persistaient a vouloir organiser systématiquement des vacances en famille alors que clairement ils ne supportaient plus les habitudes des uns et les opinions des autres au bout de quelques jours. Ici le temps s'écoulait différemment. Elle s'allongea et observa le soleil qui déclinait peu a peu derrière le mur à moitié effondré. Il allait falloir qu'elle rentre bientôt, sinon elle ne se montrait pas au diner ils s'inquiéteraient probablement. Elle soupira longuement puis se redressa. Mais alors qu'elle passa la porte, son attention fut attiré par un éclat coloré, le long de la façade construite en direction du soleil couchant. Elle s'approcha et écarta les fougères pour mieux voir. Une porte? Une porte de cave en métal rouillé? Dans laquelle étaient sertie des vitraux colorés, qui a première vue avaient au moins un siècle? Comment avait-elle pus passer à côté de ça lors de ses précédentes exploration? Elle tendis la main vers la porte, le verrou était rouillé et ne ceda pas, il allait falloir qu'elle revienne avec des outils appropriés. C'était décidé, elle reviendrait voir cette nuit ce qui s'y cachait.

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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par CotonEcriture » 19 janv. 2019 - 01:23

Titre : Exquis comme un saucisson
Thème (écrit/image/musique) : Écrit (exquis) et c'est tout :sadik:
Fandom : N/A
Nombre de mots :
Personnages :
Rating : Interdit à ceux qui ont fait une indigestion il n'y a pas longtemps... Ils risquerai gros
(j'avoue, je pars dans tous les sens... côté folle)
Il y a des jours comme ça où on a faim... Plus ou moins, plus ou plus... ou de moins en moins. C'est souvent drôle car on ne alors pas trop attention à la balance. Mais à quoi bon lorsque l'on fait cinquante kilos...
Ce jour là, il neigeait dehors. Les pigeons se gonflaient les plumes pour rentrer leurs têtes dedant et moi je restais dans mon lit, emmitouflée dans les couvertures chaudes d'hiver. Le jour d'avant, il avait plus. J'avais mal partout, pour changer, et j'arrivais à peine à me lever sans gémir comme un pigeon blessé. C'est bête... Mais je me souviens que mon portable était à trois centimètres, le réveil sonna une fois... je l'enlève pas... deux fois... Toujours pas... Trois fois... Ça devient énervant là... puis enfin quatrième fois où je lui saute à la gorge d'un air violent, le couteau presque à la main... Oui... Il était... 11h42 du matin et toujours pas foutue de me lever.

Articulations : zéro pointé... muscles : note honorable de cinq et nerfs... Environ moins trois... De quoi râler une journée d'arrêt maladie entière. Arrêt pour quoi ? Marre... marre... marre... mare... mare... mare... maris... mari... mare... maria... maria... maria... marium... maribus... maribus... On fini par faire du latin... Ça devient grave...

Et c'est à ce moment précis où je suis rentrée en collision avec ce que je pensais être un mur... Mais (car il y a un mais) c'était le frigo ! Comment avais je pu atterrir dans la cuisine ? Allez chercher... Je me pose toujours la question.

Il en est que je suis tombée sur une de ces planches de charcuterie savoureuses et indéniablement à manger dans la journée. C'est ainsi que... Par un pur hasard... J'ai dévoré tout le réfrigérateur... entier... En deux heures et neuf minutes exactement... Devant ma feuille.

C'était un samedi... Et c'était exquis !
Ridicule n'est ce pas.. On voit que je suis shootée
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par Haru Nonaka » 19 janv. 2019 - 01:40

Titre : fleurs des champs
Thème (écrit/image/musique) : image
Fandom : HP (UA)
Nombre de mots :
Personnages : Lily Luna P/ Rose W.
Rating :

les filles avaient enfin trouvé le plus beau cadeau a faire pour remonter le moral de tata Tonks. Elle lui avait cueilli le plus exquis des bouquet dans le champ dernière la maison de leurs grand parrents. Lily Luna avait assemblé les fleur que Rose avait ceuilli, l'envoyant piocher parmi les couleurs comme un chef d'orchestre dirige ses musiciens. Rose courait, et Lily gardait la vision d'ensemble. Mais quelle ne fut pas leur surprise lorsqu'elle coururent très fiere l'apporter à la table du petit dejeuner. Une Tonks en larme plus tard, elles apprirent qu'elles avaient apporté un bouquet dont la fleur portait le même nom que son defun mari, la bourde...
:arrow:
Dernière modification par Haru Nonaka le 19 janv. 2019 - 01:42, modifié 1 fois.

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Zandry
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par Zandry » 19 janv. 2019 - 01:41

Titre :
Thème (écrit/image/musique) : Exquis, image
Nombre de mots : 317
Personnages : Bellatrix
Rating :

Bella regarde ses sœurs jouer dans le jardin. Elles rient en cueillant des fleurs colorées.
Elle n’ont sûrement pas remarqué son absence, puisque sa présence est si rare.
De sa chaise dont elle ne doit pas bouger, elle voit ses gamines stupides cueillir des fleurs qu'elles garderont enfermées dans un vase. Jusqu'à ce qu'elles meurent. Elles se donnent tout ce mal pour « faire jolie ». Bella ne leur en veut pas. C'est à sa mère qu'elle en veut. C'est sa mère qui la laisse dépérir sur cette chaise pour la vitrine des Black. Elle pourrait les rejoindre, ses sœurs tueuses de fleurs, mais elle finirait pas se salir. Et elle serait renvoyée sur la chaise.
Meda et Narcissa s'approchent en trottinant. Elles sourient de toutes leurs dents en montrant leur bouquets au petit groupe de femmes assisent à la table de jardin.
La tante se penche vers Druella.
-Elles sont exquises !
Et Druella lui sourit.
On ne dit jamais à Bella qu'elle est exquise. On lui dit : Tiens toi droite ! Marches moins vite ! Ne manges pas tant ! Souris !
Mais Bella n'a pas envie de ressembler à une poupée, à ses idiotes de sœurs.
Bella ne veut plus être leur sœur. Elle voudrait être la seule, la seule qu'on regarde, la seule qu'on aime.
Alors elle reste assise sur sa chaise à regarder la scène des Black se dérouler comme un tapis rouge.
Parce qu'elle voit bien que de plus en plus, Meda sert les dents devant le miroir, quand elle se coiffe pour Druella. Elle voit bien que Narcissa est aussi fragile que ce miroir dans lequel se reflète Meda.

Bella esquisse un rictus qui lui donne un air de Serpent. Un air de Black.
Elle regarde vaguement ses ongles rongés.

Elle attend que le château de carte de sa mère s'effondre. Elle n'aura même pas besoin de souffler dessus.

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par Charliz » 19 janv. 2019 - 01:41

Titre : /
Thème (écrit/image/musique) : Ecrit (ouais)
Fandom : HP
Nombre de mots : 327
Personnages : Rose et Drago
Rating : -16
« Tu vas me tuer.
- C’est peut-être bien mon but ! »

Ce sourire, il avait bien envie de le lui faire bouffer. Bon sang… Avait-il oublié à quelle point elle était belle avec ses joues roses et son regard humide par l’émotion ou avait-elle gagnée en beauté lors de cette année de séparation ?

Ce petit sourire, éclatant mais timide qui chassait de son esprit tout ce qui aurait du le retenir. Il ne voulait plus que d’elle, de son corps, de sa douceur. Le souvenir de ses cris l’éveillait encore la nuit. Eux aussi avaient-ils changé.

Rose perdit patience, se collant à lui et glissant ses lèvres sous son oreille.

« Tu m’as tant manqué. »

Elle le mordilla, le lécha, embrassa la moindre parcelle de son cou. Drago dut se retenir au plan de travail derrière lui pour fuir les fourmillements qui naissaient dans les extrémités de son corps et saisi la satisfaction qui brulait ses traits. Rose s’approcha de nouveau et, coincé, il ne put qu’assister à son manège. Elle attrapa la bouteille de Scotch toujours ouverte dans son dos et la porta à ses lèvres sans ménagement. Une horrible grimace ne tardât pas à briser son jeu.

« Tu sais combien coûte cette bouteille ?
- Qu’importe, elle ne vaut pas son prix.
- Toi, tu…
- Oui, Professeur ? »

Il avait toujours détesté qu’elle rappelle leur différence d’âge de cette manière, mais cette fois-ci, elle avait glissé ses mains sous sa robe et-
Une longue décharge électrique partie manqua de le faire chanceler. Rose sourit, terriblement fière, et il attrapa son visage à deux mains pour l’embrasser à pleine bouche, jubilant d’y retrouver le goût de l’alcool.

Comment avait-il pu oublié la douceur de ses lèvres, la fermeté de ses caresses, l’odeur de sa peau et de ses cheveux ?

Son esprit s’embrumait, leurs respirations de plus en plus profonde. C’était comme redécouvrir tout un monde : le leur.
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Dedellia
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par Dedellia » 19 janv. 2019 - 01:49

Titre : Trois petites héritières
Thème : image (celle des filles et des fleurs)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 298
Personnages : Les soeurs Black
Rating : tout public
Trois filles parfaites. Trois futures dames. Trois dignes héritières.

Jusqu’au jour où il n’en resta que deux.

Dans leur grâce et par leurs gestes, elles attiraient les regards. De par leur sang et leur éducation, elles attiraient l’admiration. La première née avait rendu les parents fiers, les autres heureux pour eux. Quand la deuxième arriva, aussi divine que l’ainée, les gens furent surpris. Puis quand la troisième suivit, l’envie fit place. Trois enfants si charmantes qui, si possible, s’épanouirent encore plus en grandissant.

On les comparait entre elles. Peut-être pour les déstabiliser peut-être pour trouver une faille, mais les sœurs Black étaient soudées. Si Bellatrix était la plus puissante, Andromeda était la plus digne. Si Narcissa était la plus gracieuse, Bellatrix se rattrapait par sa sensualité. Si Andromeda était la meilleure en Sortilèges, Narcissa se rattrapait en Potions. Elles se complétaient, elles se soutenaient, elles étaient sœurs.

Leur enfance bien que moins libre de bêtises que les autres jeunes sorciers n’avait pourtant pas été monotone. La maison de vacances où les trois filles pouvaient profiter des douces journées d’été était un délicat souvenir. Les fleurs qu’elles amassaient à l’abri du regard de leur mère qui les croyait en simple balade sentaient des parfums bien plus purs que tous les bouquets et corsets qu’on lui avait un jour offert. Ses souvenirs n’étaient-ils donc rien pour Andromeda? Comment avait-elle pu les oublier ? Les laisser tomber ? Comme les fleurs qu’elles finissaient par jeter dans la rivière pour se débarrasser des preuves, sa sœur était partie. Sauf que la plupart finissait par couler… Et tout ce que Narcissa pouvait espérer c’était que Andromeda ait été repêchée, séchée et conservée… Mais elle ne le dirait pas bien sûr. Pour tous les autres elles étaient deux sœurs, deux héritières, deux dames parfaites.

:boing: :boing: :boing:

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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par Dreamer » 19 janv. 2019 - 01:52

Titre : -
Thème : musique
Fandom : hp
Nombre de mots : 358
Persos : OC
Rating : -12/16
Je sens le sang pulser dans mes tempes tandis que je reprends mon souffle. Elle se contente de me regarder avec ses yeux d’un vert froid, sombre. Comme si ce baiser ne lui avait rien fait. N’avait rien éveillé en elle de ce qu’il avait fait rugir au plus profond de mon âme.

Un besoin interdit. Celui de la posséder.

Mais je ne peux pas succomber. Cette femme est une manipulatrice. Elle cache sa noirceur au plus profond d’elle-même tout en s’offrant à la contemplation de la part de ses semblables. C’est comme si elle scintillait et ainsi, écartait tout soupçon que l’on pourrait avoir à son égard.

D’un geste délicat de la main, elle réajuste son chignon que j’ai ébouriffé en lui tenant la nuque, quelques secondes plus tôt. Puis, sans un mot, elle me quitte.

Elle va rejoindre son mari qui discute dans la pièce d’à côté. Je voudrais aller les interrompre. Je voudrais l’attirer avec moi dans cette petite antichambre, à nouveau. Lui voler un autre baiser.
L’arracher à ce mariage qui ne lui correspond pas. A cet homme qui la brise jour après jour.
Lui faire vivre cette passion qui m’anime et me déchire. La rendre folle à en pleurer.

Mon honneur m’en empêche.

Machinalement, je rejoins le groupe amassé dans le salon adjacent et me joins à une conversation sans faire preuve du moindre enthousiasme pour la mission que je me vois confier. Intimider, blesser, torturer, assassiner. Prouver notre supériorité en tous points. Voilà ma réalité. Suivre le Seigneur des Ténèbres avec toute mon âme.

Je repense à ses lèvres enflées par notre baiser. A ses traits si durs et si fragiles à la fois. A ces traces de doigts bleutées que j’ai aperçu sur son omoplate alors qu’elle repositionnait son châle.

Je voudrais aller le tuer. Lui faire regretter tout ce qu’il lui inflige. Je serre les poings et force un sourire, qui apparaît sans doute plutôt comme un rictus malsain. J’aimerais le voir souffrir. Me supplier de l’épargner.

Puis je me reprends et balaie la pièce du regard.

Secrètement, je ne peux m’empêcher de me demander : que fais-je ici ?

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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par CotonEcriture » 19 janv. 2019 - 02:31

Titre : Lune Sanglante...
Thème (écrit/image/musique) : Lueur sans l'image
Fandom : HP
Nombre de mots : 600
Personnages : Fenrir
Rating : -16
L'air semblait aussi poisseux que le sol était parsemé de traînées rouges. Un ruisseau de sang coulait, rejoignant une masse sanguinolente, tachant la neige blanche d'une couleur pourpre. Un silence lourd régnait et la lueur de la pleine lune éclairait la forêt.

Puis d'un coup, un cris ! Un hurlement... une plainte... puis plus rien... mis à part un bruit de lacération. Déchiqueter... taillader... mettre en morceau... dépecer... prendre plaisir à sentir le sang couler dans l'oesophage, à sentir ce lambeau rouler dans la bouche, à sentir l'odeur de la peur encore présente malgré le fait que la victime ait perdue connaissance.

Fenrir aimait tellement malmener cette viande délicate. Il adorait, même si il n'était pas transformé par la pleine lune ! Il s'entichait de cet art ; tuer, mordre, déchirer, blesser, écorcher, puis dévorer, ingérer, absorber, mâcher, et encore avaler... De nouveau ! Encore ! Toujours ! Jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un cadavre ou une dépouille gémissante laissée à l'abandon sur le sol froid et dur. Les cris déchiraient la nuit, le ciel, les étoiles ! Rien de plus enivrant et excitant pour Fenrir Greyback !

Il leva la tête vers le ciel gris constellé de nuages sombres, cachant quelques étoiles étincelantes mais faisant distinguer l'apparition d'une sphère blanche et lumineuse. Une lueur étrange dans le ciel céleste... La lune se montrait pleine ! Enfin ! Maintenant ! Exaltation ! Surexcitation ! Effervescence !

Esprit qui vacille, instinct de chasseur, faim de sang... besoin de massacre... Lueur de folie dans le regard... nécessité de mordre et de mâchouiller... Bondir dans la nuit noire, marteler le sol d'un bruit régulier de course... sentir l'odeur de la proie paniquée... Accélérer, se libérer, sauter sur la gorge de ce nouveau jouet, le prendre violemment en le plaquant au mur, faire voler son corps à l'autre bout de la zone, courir jusqu'à le capturer de nouveau, s'amuser avec sa viande, entendre ses cris de terreur, des pleurs d'épouvante, ses supplications d'effroi, et ses lamentations de douleurs. Mmmhhhh... quel goût extraordinaire... quel plaisir intense...

Fenrir se sentait fort... si fort... si bien... si sanguinaire... si lui-même...
Une larme coulait sur sa joue, la joue de sa victime... une larme de vie, une larme de douleur, une larme d'effroi, de désespoir ou une larme venant den la lueur de son âme ?
Le loup observa longtemps ce visage... si doux mais si crispé à la fois... si calme mais si tourmenté... si vivant mais si abîmé...

Comment avait-il pu arrivé jusque là ? Comment avait-il pu blesser aussi gravement cet enfant ? Comment ? Pourquoi ? Pour son bonheur d'égocentrique ? Etait-il fou ? La folie l'avait-elle attrapée dans ses filets ? Il regretta alors... toutes ces victimes... tous ces morts... tout de sa faute...

Une larme... elle coulait désormais sur son visage... elle laissa un sillon sur sa fourrure...
Il devenait de plus en plus humain en étant loup et de plus en plus animal en étant humain...
Que faire ? Que dire à ce garçon ? Le supplier de ne rien dire ? Le faire taire ?

Fenrir leva la tête vers la lune... Cette étrange chose qui parsemait l'horizon de sa lueur blanche et qui éclairait tout un chacun...

Il fallait le tuer... Car si jamais le maître apprend un jour qu'il n'a pas tué une de ces victimes... Il ne sera ni loup ni humain... Mais vermine écrasée... mulot chassé par le serpent... La proie et non plus le chasseur...

Et oui, Fenrir... Tu es Mangemort...
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par Dedellia » 19 janv. 2019 - 02:54

Titre : Arrivée ou départ
Thème : image (celle des lumières)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 376
Personnages : Ginny et Luna
Rating : tout public
Les murs étaient faits de bois. Plusieurs planches, d’un brun plus près du beige, déposées à l’horizontale. Le plancher était d’une teinte à peine plus foncée et le plafond était de la même couleur. On aurait pu se croire dans un chalet si ça n’avait été que de ça, mais le reste avait plus de style. Les meubles étaient à la dernière mode et leurs couleurs ressortaient davantage sur ces fondations plutôt monotones. Mais ce qui attirait l’attention de Ginny se trouvait au-dessus de sa tête. Un assortiment de luminaires de verre était suspendu au plafond. Il y en avait beaucoup plus qu’il n’en aurait normalement été nécessaire pour éclairer la pièce, mais leur luminosité avait été diminuée afin qu’elles ne créent pas d’éblouissement. Bien sûr, la sorcière ne connaissait absolument pas le principe derrière ces objets moldus, mais l’ingéniosité derrière la fascinait. Elle n’arrivait pas non plus à déterminer si c’était un concept moldu ou un concept Luna quoique ça n’avait pas vraiment d’importance au fond.

— C’est vraiment très joli, Luna, dit Ginny. Mais j’ai l’impression qu’il manque un peu de… toi, ici.

La pièce ressemblait à toutes les autres qu’elles avaient traversé depuis que Luna avait commencé à lui faire visiter sa nouvelle maison. Après plusieurs années à voyager à chercher des créatures magiques avec Rolf, ils avaient finalement décidé de se poser et changer d’aventures. Cela faisait plus d’un mois maintenant et aurait pu croire que ce serait maintenant à leur image, mais ça ne semblait pas être le cas.

— Je crois qu’on a été un peu distraits, dit Luna en souriant.

Elle avait un air serein quoique un peu ailleurs.

— Mais nous sommes déterminés à mettre un peu d’âme ici avant que la famille ne s’agrandisse. Je te sers un jus de citrouille?

Elle avait dit le tout sur le même ton et il fallut à Ginny un moment pour comprendre le sens des paroles de Luna.

— Tu es enceinte ?

Le sourire de Luna se fit un peu plus grand et elle hocha la tête. Ginny se précipita pour la serrer dans ses bras et la féliciter. Mais avant qu’elle ne puisse lui offrir son aide, son amie l’interrompit :

— Ça veut dire oui ou non pour le jus de citrouille?

:boing: :boing: :boing:

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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par hazalhia » 19 janv. 2019 - 02:55

Titre : Together
Thème (écrit/image/musique) : musique (entre ses bras)
Fandom : The100
Nombre de mots : 543
Personnages : Bellarke
Rating : /
Il n'aime qu'elle, et elle n'aime que lui 
Comme un manège entre ses bras 

Un air de valse, un secret entre elle et lui 
Un pas de danse qui n'en finit pas 

Bellamy et Clarke avaient été beaucoup de choses l'un pour l'autre : des opposants, des amis. Un soutient, parfois l'unique. L'objet de toute les colères, une source de rancoeur, d'incompréhension tout autant que de réconfort. Mais au final, ils étaient tout l'un pour l'autre.

Ils pouvaient vivre séparés, Praimfaya l'avait prouvé, mais l'idée de savoir l'autre disparu avait torturés leurs cœurs et leur être. Ils n'étaient complet que quand ils étaient ensemble, soudés dans une étreinte pour parlait d'elle même : je n'aime que toi.
Aucun d'entre eux ne voulaient le dire, c'était comme un tabou, une évidence niée mais combien de fois se l'étaient-il prouvés. Pour qui Clarke avait-elle risqué la survit de l'humanité ? Pour qui Bellamy avait-il empoisonné sa propre sœur ?


Qu'est ce que ça peut faire 
Si le monde tourne à l'envers 
Le temps qui passe ne revient pas 
Qu'est ce que ça peut faire 
Si le monde va de travers 
Cette nuit je dors entre tes bras 


Le monde pourrait s'écrouler à nouveau autour d'eux, ils ne bougeraient pas. Ils resteraient accrochés l'un à l'autre, sur ce banc maintenant qu'ils étaient enfin réunis. Ils resteraient accrochés devant ce hublot, pour supporter la mort de leurs amis.
A deux ils pourraient tout surmonter : la mort, la vie, un nouvel univers. Ils seraient un phare, impassible devant la tempête, éclairant l'avenir au loin. Et dans tout ce qu'ls voyaient, il étaient toujours à deux. Clarke et Bellamy.

Entre ses bras était la dernière zone de réconfort. Contre elle il était soulagé de sa peine. Lovés l'un contre l'autre ils se construisaient un nid, une bulle de sérénité qu'aucune catastrophe e pourrait éclatée. Dont aucune orage ne pourrait les en réveiller.


C'est une chanson d'amour 
Un air qu'on chante a demi-mot 
Jour après nuit, nuit après jours 


Le cœur et la tête, la tête et le cœur.
Deux être solidaires, deux êtres similaires.

Les regards étaient leurs baisés, tantô furtif, tantô profond et langoureux. Remplis de peine et d'espoir. Remplis de promesses de jours meilleurs.
Les sourirs étaient leurs caresses. Douces, tendres. Toujours dosés avec justesse, pour ne pas perdre de leur sincérité. Ainsi quand il voyaient l'autre sourir, cela aurait aussi bien pu être le soleil qui se mettait à briller.

C'était leur rituels, leur chanson d'amour. Rempli de non-dis, de prudence. Mais c'était leur manière de se dire je t'aime, et chacun le comprenait.


Et si le jour sur eux décline 
Pas de crainte ils ont promis 
Que l'aube s'enchaîne toujours a la nuit 


Malgré les guerres, malgré les catastrophes. Malgré les imprévus et l'inconnu, ils se tiendraient toujours debout.
Ils se l'étaient dit ce jour là, en découvrant la nouvelle planète : ils seraient encore plus soudés que jamais. Un seul être, formé d'amour et de courage. Ils pourraient tout affronter, maintenant qu'ils s'étaient retrouvés. Si les ténèbres venaient à les entourer, il y aurait toujours une lumière, un espoir. Ils n'abandonneraient pas, jamais. Plus jamais il ne l'abandonnerais.
Demain sera toujours une surprise, mais ils étaient prête.

Le cœur et la tête, ensemble.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


Image


Molly n'aime pas Noël. Pourtant, elle va se retrouver plongée dedans jusqu'au cou.

Concours Cupidon sous la neige

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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 18 janvier

Message par Haru Nonaka » 19 janv. 2019 - 03:02

02H
Titre : réveil difficile
Thème (écrit/image/musique) : texte et image
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Lavande
Rating :
Lavande se réveilla de mauvaise humeur une fois de plus ce samedi, à l'aube. A nouveau ce foutu rêve.

Ca suivait toujours plus ou moins le même schémas. Elle était dans le salon de thé de Madame Piedodue, mais tout était diffèrent, familier, plus exotique aussi dans les choix de couleurs. Mais le lieux était étrangement silencieux et manquait d'éclairage.

Alors qu'elle voulait s'attarder, regarder les details autours d'elle, se sentait avancer, comme poussée vers le fond , emportée par lecourant. Un lourd rideau de velours se soulevait et derrière il y avait cette piece étrange et immensse, ou de centaines de bocaux étais pendus au plafond, a l'intérieurs des bocaux, luisait une sorte de liquide bleutée.
On continuait de l'entrainer, mais à présent elle sentait des bras la trainer, elle était toujours incapable de se retourner.

Elle passait alors devant ses anciens camarades de classe qui détournaient le regard comme si elle les embarrassait, comme si ils avait honte. Elle se débattait, appelait Parvati, qui était en train de leur faire court à la place du professeur, mais elle ne semblait pas la voir ni l'entendre, ses yeux étaient dissimulé derrière des lunettes sombres parfaitement hideuses et démodées.

Ensuite elle continuait d'avancer et peu à peu les bocaux lumineux étaient plus rares, plus éparts, et la pièce de plus en plus sombre. Puis elle entendait des grognement hideux, effrayant, et paniquait. Mais elle s'apercevait bientôt que ces grognements c'était elle qui les produisait... alors elle se réveillait en sueur, le cœur bâtant... terrifiée par l'étrange sanglot mêlé de rire qui sortait de sa propre bouche.

Verrouillé

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