[Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par AliceJeanne » 05 janv. 2019 - 22:54

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 449
Personnages : David, Sonia (OC), Wilhelm (OS), Thomas, Manuel (OC), Farkas (OC)
Rating : /
Sonia tendit sa petite main droite devant elle et observa avec émerveillement le spectacle des flocons se posant délicatement sur sa peau avant de fondre à la chaleur de son organisme bouillonnant d’énergie. Chaque disparition tirait de nouvelles onomatopées ravies à l’enfant qui s’extasiait chaque seconde un peu plus. A ses côtés, David et Wilhelm s’étaient lancés dans la confection d’un énorme bonhomme de neige et peinaient, malgré leur force surhumaine à faire rouler leur boule de près d’un mètre cinquante de diamètre. Arrivés au sommet d’un monticule, le fils de Thomas s’épongea le front, transpirant, tandis que celui d’Alicia s’appuyait négligemment sur leur œuvre en cours tout en observant, béat, la fillette sautillant malgré le froid, à quelques mètres d’eux. Leur fuite de Hongrie à cause de la purge leur paraissait à présent bien loin, et l’inquiétude des deux jeunes adolescents en ne voyant pas arriver Sonia et sa mère à Var Dohr semblait s’être évaporée. Wilhelm adorait Sonia, et sa présence avait le don d’apaiser le jeune-garçon anxieux qu’il était, il pouvait citer avec une précision sans égale chacun des instants passés avec elle et ressentait toujours une grande émotion dès qu’elle posait ses menottes de chaque côté de sa tête pour l’embrasser sur la joue comme seuls les jeunes enfants savent le faire.

« Wilhelm ! S’écria David en gesticulant. »

Mais il était trop tard. Avant d’avoir eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait, l’hybride tomba de tout son long dans la neige, la boule de neige avait roulé à cause de la pression exercée par son poids et avait disparu en dévalant la colline sur laquelle ils se trouvaient.

« Désolé… bredouilla-t-il en se massant compulsivement l’arrière du crâne et en esquissant un de ces demi-sourires gênés dont il avait hérité de son père. »

A quelques mètres de là, trois adultes hilares observaient la scène en se tenant les côtes. Manuel soupirait de voir son fils, encore une fois, si absorbé par une seule tâche, qu’il en oubliait le reste du monde. Thomas s’amusait des jérémiades de sa progéniture face à deux heures de dur labeur ainsi disparues. Tandis que Farkas se laissait attendrir par sa fille venue serrer Wilhelm dans ses bras pour le réconforter. Les pères, heureux de l’entente entre leurs enfants, profitaient de cette douce parenthèse pour oublier la guerre, qui quelques kilomètres plus au sud, faisait rage et décimait leur peuple. Car dans quelques heures, ce serait avec l’estomac noué qu’ils prendraient des nouvelles de leurs compagnes, rendues à Budapest dans l’espoir de faire enfin entendre raison aux quelques irréductibles qui préféraient encore faire passer de sombres coutumes ancestrales avant la raison et le bien de tous.
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popobo
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par popobo » 05 janv. 2019 - 22:56

Titre : rangement obligé
Défi stylistique : Écrire un paragraphes en rimes ET Défi scénaristique :Quelqu'un ou quelque chose disparaît.
Fandom : HP
Nombre de mots : 426
Personnages : Neville
Rating : -
Dans sa chambre du Chaudron Baveur, Neville s’était petit à petit installé.
Ses affaires jonchaient le sol et les meubles, tout l’espace était occupé.
Entre les parchemins et les manuels, le sorcier passait ses journées à étudier.
Et le rangement devenait tout à fait secondaire, rien ne pouvait apparemment y remédier.


Chaque matin, il se rendait au département du ministère gérant et contrôlant les espèces de la faune magique où il recevait les cours théoriques qui lui permettraient de passer les épreuves du diplôme de botaniste. Pour la formation pratique, le ministère n’avait bizarrement rien mis en place pour les jeunes étudiants. Mais Neville ne concevait pas le métier de botaniste sans être à un moment ou un autre en contact avec des plantes. Ainsi, il avait trouvé un poste de stagiaire chez un herboriste du chemin de Traverse.

Cela n’était pas la meilleure des formations, mais c’était mieux que rien. Il aurait adoré partir à nouveau à l’autre bout du monde étudier les multiples espèces dans leur milieu naturel ou intégrer un laboratoire de recherche chez l’un des botanistes de métier. Mais les places et les missions étaient chères. Sans diplôme, elles étaient encore plus compliquées à obtenir. Neville considérait tout cela comme une aberration mais restait patient et déterminé. Il lui restait encore dix mois de formation et enfin, il pourrait pratiquer sa passion.

Dans sa chambre du célèbre établissement sorcier, il passait ses soirées à lire et à écrire. Lire les ouvrages de ses inspirateurs pour composer ses devoirs et parfois rédiger des articles sur des espèces particulières.

Ce soir-là, il devait absolument terminer sa dissertation sur les effets de la température sur la croissance de l’Achémille. Il lui restait encore une large partie à détailler sur les besoins de la plante magique ainsi que sur ses utilisations dans les potions simples.

Assis derrière la modeste et seule table de la chambre, Neville commença par se lancer à la recherche de sa plume, outil indispensable à son travail. Les parchemins volèrent et s’éparpillèrent mais rien ne se cachait en dessous. Neville fouilla dans sa malle.

Tout à coup, quelqu’un toqua à la porte.

A ce moment là, le garçon prit conscience de l’horrible désordre qui envahissait sa chambre. Dans ce fouillis, lui-même ne s’y retrouvait plus. D’un coup de baguette magique, il tenta de remettre tous ses manuels et parchemins en ordre. Mais il dut s’y prendre à plusieurs fois pour rendre l’endroit correct et accueillant.

Après quelques secondes d’attente, enfin, il ouvrit la porte et salua Hannah, la gérante du Chaudron Baveur.

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Dedellia
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par Dedellia » 05 janv. 2019 - 22:57

Titre : Préfète parfaite?
Défi scénaristique ou stylistique : scénaristique : un objet disparait
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 642
Personnages : Dominique Weasley
Rating : tout public
C’était sa première journée de cours et elle avait déjà égaré son badge de préfète. Elle l’avait la veille elle en était certaine. Sinon, on lui aurait fait remarquer à la rencontre dans le train. Mais elle ne se souvenait pas si elle l’avait retiré de sa cape la veille ou pas. Dominique soupira exaspérée de chercher à la moldue.

— Accio badge!

Rien ne se passa.

— Accio badge!
— Des problèmes au pays de Dominique ? demanda Elisabeth qui partageait son dortoir.
— Je n’arrive pas à trouver mon badge, on dirait qu’il n’est pas dans le dortoir…
— Tu as dû l’échapper au retour de la Grande Salle hier, dit Amelia en baillant. On ouvrira les yeux en s’y rendant.
— Et on demandera aux autres élèves s’ils l’ont vu.
— Je préférerais ne pas avoir à en parler.
— Tu ne veux pas que les autres réalisent que tu n’es pas parfaite ? plaisanta Amelia.
— Je ne veux pas avoir d’ennui, dit Dominique. Si Flitwick l’apprend, il risque de penser que je ne prends pas mes responsabilités au sérieux.
— Flitwick comprendrait, dit Amelia.
— Mais peut-être pas McGonagall, dit Elisabeth.

Amelia lui jeta un regard irrité, ce n’était pas la peine d’en rajouter. Elisabeth haussa les épaules, elle n’avait pas voulu inquiéter Dominique.

— Bon, j’y vais, je vais chercher la salle commune avant de faire les couloirs et les escaliers.
— On te rejoint dès qu’on est prête, dit Amelia juste avant que la Weasley ne passe la porte.

Elle fouilla la salle commune rapidement. Les autres élèves n’avaient pas eu le temps de mettre la pagaille depuis la veille, alors elle parcourut rapidement les endroits possibles. Ce fut un peu plus découragée qu’elle sortit. Et s’il était tombé dans le train ? Elle ne le retrouverait jamais! Comment avait-elle être pu être si négligente ? Elle descendit les marches une à une les yeux balayant la pierre sous ses pieds. Plusieurs Serdaigle la saluèrent d’un air plus ou moins endormi et quelques-uns lui demandèrent si elle cherchait quelque chose. « J’ai cru voir une ombre » fut sa réponse qui sembla satisfaire ses camarades de maison.

Après le quart du chemin, Amelia et Elisabeth la rejoignirent et se mirent à chercher elles aussi. Pour éviter que leur amie ne se mette encore plus à paniquer, elles tentèrent de leur mieux d’être discrètes et cela fut un succès de ce côté, mais le badge brilla par son absence.

— Vous regarderez à la table pendant que vous mangez, je vais aller voir jusqu’aux limites de l’école.
— Tu ne manges pas ?
— Je dois vraiment le retrouver! Faites-moi signe si vous le voyez.

Et avant que ses amies n’aient pu protester, elle tourna les talons, les laissant perplexes. Dominique prenait vraiment à cœur les échecs, peut-être un peu trop, mais c’était terrible de la voir ainsi. Sur son chemin, Dominique croisa plusieurs élèves de différentes maisons dont sa sœur au détour d’un couloir.

— Salut Dom!
— Salut Victoire, répondit Dominique d’un ton absent.
— Ça va ? s’inquiéta Victoire.
— Si, si, bonne journée…

Le ton de sa cadette ne dupa pas Victoire dont le visage s’affaissa. Elle savait pourquoi Dominique était aussi dépitée, elle savait aussi comment régler le tout, mais elle avait peur de la réaction de sa sœur. Elle allait lui en vouloir, la détester. Elle avait toujours été intense dans ses joies comme dans ses peines et elle allait voir le geste de Victoire comme une trahison. Alors qu’elle était simplement jalouse. Elle mit la main dans sa poche et en sortit le joli badge orné d’un P qu’elle avait dérobé lorsqu’elle avait salué Dominique en attendant les carioles vers Poudlard. Elle pensait que lui nuire un peu dans ses débuts de préfète serait amusant, mais c’était tout le contraire, elle se sentait horriblement mal.

— J’espère que tu me pardonneras, murmura-t-elle en caressant le badge du bout des doigts.

:boing: :boing: :boing:

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par BellaCarlisle » 05 janv. 2019 - 23:01

Titre : Pertes
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Avengers/Black Panther
Nombre de mots : 717
Personnages : Shuri, Everett Ross
Rating : Tout public
Au début, rien ne se passe. Ils pensent tous que Thanos n’a pas réussi, que les gemmes ont refusé de libérer leur pouvoir. Mais le calme brusque qui s’abat sur eux n’est pas de bon augure. Les oiseaux ont arrêté de chanter, aucun animal ne bouge. Même les humains retiennent leur souffle, attendant cet instant où la magie les recouvrera de son ombre menaçante.

Puis le pire survient. Devant les yeux de leurs amis, certains disparaissent, s’effritent, partent en poussière. Ils ne font que ressentir un léger désagrément, comme une caresse intérieure, puis ils s’effacent, comme annihilés.

Certains cris, d’autres pleurent. Il y en a quelques-uns qui ne comprennent pas immédiatement ce qu’il se passe jusqu’au moment où ils se rendent compte que leurs compagnons ont disparu. Les Wakandais encore en vie se rassemblent et entonnent un chant funèbre qui glace le sang des derniers Avengers. Même s’ils ne connaissent pas leur langue, ils perçoivent la douleur, le chagrin et ce besoin d’exprimer leurs émotions soudaines. Ils viennent tous de perdre quelqu’un qui leur est cher mais le peuple du Wakanda est désormais amputé de son roi.

À l’écart de la foule des combattants, Shuri les observe sans bouger. Son corps est agité de sanglots intarissables, ses joues sont noyées par ses larmes. Son frère est mort, pour de bon cette fois-ci. Il ne reviendra pas pour se battre et sauver leur royaume, il est porté disparu désormais. Elle se sent désarmée, incapable d’entendre le chant des siens sans avoir l’impression d’être transpercée par une lame adverse. T’Challa a été son modèle pendant des années, son guide, celui qui lui a permis de croire en elle et de prouver à tout le monde qu’elle était capable de beaucoup de choses. Sans lui, son laboratoire n’existerait pas, les inventions des guerriers ne seraient que des dessins sur des brouillons déchirés.

La princesse ignore de quelle façon elle pourra annoncer la nouvelle à sa mère. Son père est mort pendant la conférence de l’ONU sur les Accords de Sokovie et ils n’ont pas encore terminé de porter le deuil qu’il y en a à nouveau un autre dans leur famille. La Reine mère aura perdu son mari et son fils en peu de temps, ainsi qu’une bonne partie des sujets du Wakanda. Pour Shuri, c’est une déchirure supplémentaire qui s’ajoute à une peur profonde.

Jamais elle ne saura suivre le chemin de son frère. Il n’y a pas de Black Panther femme, le titre a toujours été décerné à un homme. Et elle sait très bien qu’en combat singulier, elle ne résisterait pas face à un potentiel ennemi. T’Challa a beaucoup souffert pour conserver le trône mais il était plus résistant et plus agile qu’elle. Même si elle peut se défendre seule, avec ses propres armes et son intelligence, elle n’a pas participé aux mêmes combats que les Dora Milaje et n’a pas leurs réflexes.

« Shuri ? »

La jeune femme sursaute, n’ayant pas perçu de présence près d’elle. Everett est là, un plis inquiet barre son front alors qu’il détaille la danse funéraire qui est exécutée par les Wakandais.

« Thanos a vaincu, murmure la princesse d’une voix enrouée. Il a claqué des doigts et a éliminé la moitié des habitants de l’univers. Ils ont disparu comme s’ils n’avaient jamais existé. »

L’agent de la CIA pâlit en faisant le lien entre les pleurs nombreux de Shuri et la terrible nouvelle. Elle est sans aucun doute attachée aux sujets du Wakanda mais un tel chagrin ne peut signifier qu’une seule chose.

« T’Challa ? demande-t-il dans un souffle. »

Elle hoche la tête, sans un mot, peinant à se calmer. L’ancien pilote de l’US Air Force est tout aussi peiné par la perte de son ami. Un peu maladroitement, il enlace la princesse qui sanglote contre lui, de plus en plus fort. Il caresse doucement ses cheveux, sans trouver les mots à lui adresser pour la rassurer, sachant pertinemment qu’il est inutile de parler dans ce genre de situation.

Les tremblements qui secouent la jeune femme ne cessent de croître et il la force à reculer pour croiser son regard. Il découvre que la lueur malicieuse qui brille habituellement dans ses yeux a disparu, laissant un grand vide. Shuri a perdu tout ce qui définissait son enfance.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par Haru Nonaka » 05 janv. 2019 - 23:15

Titre : une simple expression
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 512
Personnages :
Rating :
La voiture avançait tranquillement sur la route sinueuse. Le soleil disparaissait souvent derrière les nuages mais la chaleur était encore oppressante. Erwin était appuyé avec une nonchalance feinte sur le rebord de la fenêtre tendait sa main pour jouer avec le vent. A vrais dire la voiture n'avançait pas vraiment assez vite pour que l'air présente la résistance parfaite, son conducteur prenait très prudemment les virages et le modèle était un peu ancien. Mais le pré adolescent préférait s'absorber dans la contemplation des fougères et des champs plutôt que de croiser le regard ambré de son père. Il n'avait pas peur d'y voir de la colère, en fait il aurait largement préféré se faire engeuler. Il enviait secrètement les pères de ses copains, qui poussaient des gueulantes puis passaient outres, le sien lui cherchait à comprendre, à savoir, et en général il était doué pour ça, bien trop doué. Encore un truc anormal de plus dans cette famille qui lui fichait la honte.

Il ne restait plus qu'un kilomètre avant d'arriver à la maison, a peu près cinq minutes et il serrait tranquille, après tout il devait retourner travailler, il n'aurait pas le temps de l'interroger. Le sourire qu'Erwin retenait, il le ravala totalement lorsque son père bifurqua.

- Tiens tu sais, on vas aller prendre une limonade tous les deux et une glace aussi.
- J'aime plus les glaces, on peut pas rentrer plutôt?
- Erwin, Franchement, mais dis-moi qu'est ce qui t'a pris. Tu sais-tu peux me parler si tu as un problème à l'école. Vous vous êtes disputé avec Camille, elle a recommencé à ...
- Non c'est pas ça, laisse tomber.
- Je croyais que c'était finit, les bagarres. Mais depuis que ta sœur est partie, c'est encore pire. Je croyais que c'était elle la fauteuse de trouble. Allez, dis-moi ce qui se passe. Elle te manque? Tu sais, tu peux l'avouer. La prochaine nuit viens avec Sim et moi pour lui envoyer une lettre, tu verras c'est marrant le nouveau système.
- Elle me manque pas, une tarée de moins dans cette famille, c'est de l'air. Moi je dis, heureusement que c'est la rentrée.

Erwin n'avait pas besoin de regarder son père pour imaginer le large sourire qui devait illuminer son visage. Lorsqu’il était triste, il souriait plus encore, ça l'agaçait.
Un sourire ne faisait pas tout disparaitre comme par magie. Par magie... Erwin se mordit les lèvres, c'était justement de ca qu'était venu le problème. A cause de cette foutue expression que tous s'acharnait à répondre

Avant il n'avait jamais trop prêté attention à cette expression mais maintenant elle résonnât dans sa tête à chaque fois comme l'alarme d'incendie du collège. Avant il s'en fichait, mais maintenant qu'il était sûr qu'il ne recevrais jamais de lettre de Beaubatons, il était en colère.

"Comme par magie"

Cette foutu expression il faudrait la bannir, ça faisait trop mal. Ca faisait trop mal de voir tous ces idiots qui ignorait tout du monde sorcier, comme eux quelques années avant, avant que Mina ne reçoive un hiboux et les abandonnes.

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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par Mikoshiba » 05 janv. 2019 - 23:36

Titre : La photo
Défi (scénaristique ou stylistique) : Les deux (même si mon passage en langue étrangère est un peu... bancal disons :mrgreen: )
Fandom : HP
Nombre de mots : 378
Personnages : Gaby
Rating : /
10 décembre 1996

Je tiens cette photo entre mes mains. Qui me l’a envoyée ? Elle était là, sur le rebord de la fenêtre quand je me suis levée ce matin. Ça ne me plait pas. Mais alors pas du tout. J’ai envie de fuir, comme il y a seize ou dix-sept ans. Mais en même temps… J’ai peur pour mes voisins. Je pourrais peut-être convaincre Erik et Margaret de déménager ? Peut-être. Mais pas aussi rapidement.

Mon café est froid, ce qui ne m’arrive jamais. Mais je suis parfaitement incapable de le boire. Je ne suis même pas sûre de réussir à avaler ma propre salive, tellement j’ai une boule dans la gorge. Heureusement que Megan est à Poudlard. Là, au moins, elle y est en sécurité. Du moins je l’espère. Comment va-t-elle réagir si je lui dis que je ne veux pas qu’elle rentre pour les vacances de Noël ? Poudlard est l’endroit le plus sûr de Grande-Bretagne. Même si on n’est plus en sûreté nulle part, au final, c’est là-bas qu’il y a encore le moins de risques.

Je tourne et retourne encore cette photo entre mes doigts. J’ai l’air tellement heureuse dessus ! Et tellement jeune surtout. Et à mon bras… Avery. Je ne veux pas que Megan ait connaissance de cette photo. Et j’aurais préféré que la personne qui me l’a envoyée n’ait pas connaissance de l’existence de Megan.

Une belle petite photo de deux anciens camarades d’école, prise au jour de l’an, lors une fête comme seuls les Sang-Purs au plus haut de leur puissance savent les faire. Mais au dos, le message me fait trembler.

« Nice try, sweetie. Nice try. But I have to tell you that I know her. Just in case. »

Message écrit à l’encre rouge… Et encore, j’espère sincèrement que c’est de l’encre. Par Merlin ! Et si ce sang, c’était celui de Megan ? Il faut que je parle à Dumbledore ! Ma Megan, ma petite fille, mon bébé !

Non, Dumbledore m’en aurait informée s’il était arrivé malheur à ma choupette. À moins que Poudlard ne soit tombé ? Non non non non, il ne faut pas que je pense à ça !

Jamais Dumbledore ne laisserait entrer des Mangemorts dans son école.

Respire.
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par Charliz » 05 janv. 2019 - 23:48

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 452
Personnages : Adam, Victoire, Fleur, Bill, Louis, Dominique
Rating : TP
« Tiens, regarde ! »

Une fois encore, Fleur avait sorti les albums de photo de sa famille. Bill s’était penché vers sa femme avec attention, Louis avait roulé des yeux, un sourire attendris sur les lèvres, alors que la toute jeune et extravagante Dominique s’extasiait devant le galbe du ventre de sa sœur, dans la cuisine.
Cet album, Adam en entendait parlé à tord et à travers. Depuis que l’ainée des Weasley avait annoncé sa grossesse, ses parents ne cessaient d’exhiber sous les yeux du futur papa les photos d’enfance de Victoire, comme s’il finirait par s’extasier qu’elle était si mignonne avec ses boucles blondes et ses grands yeux bleus que leur bébé ressemblerait plus aux Weasley qu’au Reinhard.

Il était vrai que sa femme était charmante, attendrissante… et qu’il ne pouvait que rêver des petites joues rondes et roses pour leur enfant, mais il finissait toujours par détourner le regard des clichés.

« Oh la la… Te souviens-tu Bill ? Elle était née avec une touffe de cheveux ahurissante, puis elle a tout perdu et est restée chauve très longtemps. Moi qui rêvait de coiffer ma fille, j’ai dû me contenter de bandeaux. Ils ont mis une éternité à repousser mais regarde là aujourd’hui… Toute frisée. »

Victoire releva un instant le regard, sourit à Adam. Il se sentit rougir malgré lui. Elle avait parfois cette étincelle au fond des prunelles. Il avait l’impression d’être tout pour elle, juste le temps d’un éclair, et puis elle redevenait si sauvage et indépendante. Et lui, il n’avait plus qu’à rêver d’un autre instant tel que celui-ci.

Il baissa à nouveau les yeux vers le papier glacé et se figea imperceptiblement.

Et voilà pourquoi il détestait ça, être confronté à la Victoire d’avant eux. Sur les clichés, elle n’était jamais seule, et si Fleur Weasley avait un talent, c’était bien pour saisir la profondeur des regards qu’ils échangeaient.

Teddy avait disparu de leur vie quelques années et Adam avait la douloureuse impression de n’en avoir pas assez profité. Depuis qu’il était revenu…
Il n’avait jamais douté de la sincérité de sa femme à son égard, ou du moins essayer de ne pas trop douter. La distance instaurée avec son ami d’enfance avait beaucoup aidé à solidifier les bases de leur couple mais les voir ensemble…

Bon dieu que ça faisait mal !

De nouveau, Adam s’enferma dans une bulle, se forçant à sourire poliment. Il prit soin de se détacher des mots, des sous-entendus et de la réalité qui perçait le papier glacé. Il ordonna au monstre dans son buste de se taire et pria pour ne pas perdre confiance et patience.

Victoire l’aimait. Du moins, il priait pour que ce soit le cas.
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Dedellia
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par Dedellia » 05 janv. 2019 - 23:49

Titre : Un souvenir envolé
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique (la photographie)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Victoire Weasley, Dominique Weasley, Molly Weasley-Prewett
Rating : Tout public
— Et ça, c’est Victoire et Dominique qui tentent de voler sur le balai de leur mère.

La photo quitta la main de Molly qui la passa à sa petite-fille. On les voyait toutes deux souriantes se cramponnant à deux mains au balai même s’il ne flottait pas encore dans les airs. Elles se jetaient des coups d’œil complices comme si elles préparaient un mauvais coup. Du haut de leurs six et huit ans, Victoire et Dominique s’adoraient plus que tout. Qu’est-ce qui leur était arrivé? En fait, Victoire le savait : l’envie … Un fléau qui avait pourri leur relation.

:boing: :boing: :boing:

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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par hazalhia » 05 janv. 2019 - 23:50

Titre : Time to say goodbye
Défi (scénaristique ou stylistique) : stylistique
Fandom : The100. Attention peut contenir du spoil sur la fin de la saison 5
Nombre de mots : 603
Personnages : Harper et Monty, Bellamy et Clarke (et les autres persos en fond)
Rating : /

L’idée de cette cérémonie avait fait l’unanimité auprès du groupe, du moins ceux qui les avaient connu.
Maintenant que tous ceux qui avaient embarqués à bord d’Eligius IV étaient réveillés, ils pouvaient enfin prendre des décisions de groupe, comme un avant. Mais un avant ou deux de leurs plus chers amis ne seraient plus là. Ils auraient au moins été parmi les rares à avoir eu le temps de vivre, de vieillir sans se faire emporter par les catastrophes ou les guerres. Le groupe d’origine des 100 continuait de se réduire inexorablement et Bellamy se demandait qui serait les prochains. Lui, ou un autre de ses amis qu’il devrait à nouveau voir partir trop tôt.

Au moins Monty et Harper auraient réussi à connaître le bonheur, avec leur fils, tous ensemble, dans ce grand vaisseau rien que pour eux. Ils avaient laissés d’autres vidéo, où ils partageaient quelques moments de leurs quotidien au début. Ils les avaient regardées en groupe, mettant de côtés les rancoeurs et les conflits. Ils avaient tous besoin de comprendre, de faire leur deuil, de grappiller quelques derniers souvenirs. Raven repensa aux six années passées à leurs côté sur l’Arche, à l’infâme soupe d’algues de Monty et aux soirées filles avec Harper, Emori et Echo, où elles parlaient armes et combat au lieux de se vernir les ongles. Ces années sur l’arche avaient parfois été l’enfer, mais cela avait permis de tisser des liens solides et une amitié profonde. Personne n’arrivait vraiment à croire qu’ils étaient partit pour de bon, et Bellamy s’attendait encore à les croiser au détour d’un couloir, avec leur grand sourire et leur optimisme indéfectible. Il y a quelques jours encore il se battait à leur côté, et maintenant il côtoyait leur fils de 20 ans.
Cela avait été la première décision de groupe d’organiser une cérémonie en leur honneur. Pour leur mémoire, et pour les remercier d’avoir assurer le salut de tous, en trouvant une nouvelle planète. Un nouveau foyer, pour tout recommencer.

Ils étaient une vingtaine à se tenir près du sas de sortie. Il n’y avait plus de corps auprès duquel se recueillir, mais Jordan leur avait déniché quelques affaires. Des vêtements, des objets précieux à leurs yeux qu’ils avaient conservés au fil des années. Plusieurs prirent la parole, pour partager un souvenir, un moment passé avec eux, un fou rire, une confidence.Certains parvenaient à contenir leur émotion, d’autre la laissait couler pour espérer s’en débarrasser. Même certains grounders qui les avaient connu, comme Indra, exprimèrent leurs regrets.


Clarke regrettait de ne pas avoir pu profiter de leurs retrouvaille avec la guerre, elle devait protéger Madi a tout prix et cela lui avait prit tout son temps et son attention. Quand elle s’avança, elle regretta de ne pas leur avoir dit à quel point elle était heureuse de les revoir, de les savoir en vie et bien portant. Elle aurait voulu qu’ils aient un peu de paix pour qu’ils lui raconte en détails ces années de séparations. Elle aurait voulu qu’ils soient encore là pour les féliciter pour la naissance de leur fils, et en croisant le regard de Bellamy elle su qu’ils pensaient à la même chose, et qu’ils respecteraient leur parole de prendre soin de Jordan.
Clarke posa solennellement une main sur la boite qui contenait leur affaires, comme symbole de leur présence. Elle ferma les yeux et pensa à tous les souvenirs qu’elle avait d’eux, pour leur faire ses adieux en y insufflant tout son coeur, son affection et son respect. Et dans un murmure, elle souffla ces quelques mots qu’elle connaissait par coeur:

- Yu gonplei ste odon.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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Molly n'aime pas Noël. Pourtant, elle va se retrouver plongée dedans jusqu'au cou.

Concours Cupidon sous la neige

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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par selket » 05 janv. 2019 - 23:58

Titre : Une vielle photo
Défi (scénaristique) : Une photographie est au cœur de l'histoire
Fandom : HP
Nombre de mots : 279
Personnages : Sirius Black
Rating : TP
C’était une vieille photo. Les bords étaient déchirés par endroit et au milieu une large pliure coupé l’image en deux. Au centre de la photo un adolescent au sourire ravageur et aux cheveux ondules posé sa main sur l’épaule d’un autre garçon aux lunettes qui se soulevait sous son rire. Avec son autre bras il poussait un autre camarade au teint blafard qui esquissait un sourire timide. A coté de ce dernier un petit rondouillard légèrement en retrait sourit lui aussi d’un air quelque peu pataud.

C’était une vieille photo en noir et blanc. Ils paraissaient heureux là sous cet arbre à tous sourire. Mais quelque chose c’était passé sinon comment expliquer cette déchirure ? Qu’étaient-ils devenues ces adolescents rieurs ?
Es ce que le rire communicatif de celui du centre se faisait encore entendre ? Ou es ce que la guerre avait cessé de le faire rire ? Cet adolescent au sourire timide qu’était-il devenu ? Son sourire tremble t’il toujours sur ses lèvres ? Et ce jeune homme si sure de lui continue t’il à faire tourner des têtes ? Ou sur lui aussi la guerre à apposé sa marque ? Et le dernier alors est-il toujours caché derrière les autres ? La guerre l’a t’il lui aussi changé ?

Assis dans son fauteuil au milieu de son ancienne planque l’homme soulève délicatement la vieille photo en noir et blanc jeté sur la table basse où un mégot traine là depuis douze ans. Autour de lui tout est encore comme avant. Rien n’a changé depuis cette nuit où toute sa vie a basculé. Tout sauf cette photo aux bords abimés. D’un sortilège de découpe rageur il déchire une partie de la photo. Adieu Peter !
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par BellaCarlisle » 06 janv. 2019 - 00:00

Titre : Photo du passé
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Agents du Shield
Nombre de mots : 608
Personnages : Amélia Cross (OC), John Garrett
Rating : - 12
Finissant de vider sa valise, Amélia a la surprise de découvrir une photographie. Son cœur se serre en la voyant, la mélancolie la gagne lentement alors qu’elle prend conscience de tout ce qui a changé depuis ce jour. Elle n’est plus aussi désinvolte, ce sourire qu’elle arbore sur le papier est désormais très loin, comme perdu.

L’expression de Neal est ce qui lui fait le plus de mal. Il est heureux, insouciant, un bras passé autour de sa taille comme s’il ne voulait pas qu’elle s’en aille. Devant eux, les enfants montrent leurs dents avec joie, si sages. Rien ne peut faire croire que ce bonheur va être brisé quelques jours plus tard par un accident de voiture.

Prenant place sur le bord de son lit, la jeune femme observe le visage de son ancien amant. Elle constate que ses traits ont fini par s’estomper dans son esprit et c’est une nouvelle douleur qui s’ajoute à ses souvenirs. Neal a été l’homme avec qui elle a envisagé un avenir sûr, avec une famille. Elle aimait ses enfants et ils le lui rendaient bien. Mais il n’y a plus qu’elle et cette photo en est un rappel violent. La mort a emporté trois d’entre eux pour la laisser seule dans les ténèbres.

« Le passé n’est jamais bon à ressasser. »

Elle relève la tête pour croiser le regard de John. Amélia n’a pas besoin de parler pour qu’il comprenne ce qu’elle ressent et elle se contente de rebaisser les yeux, retenant difficilement ses larmes. Son officier superviseur la rejoint sur son lit, jetant un coup d’œil à la photographie avec une certaine curiosité.

« Vous sembliez heureuse.
— Je l’étais, à l’époque. »

Remarquant l’expression de son supérieur, la jeune femme se reprend en rougissant un peu malgré elle.

« Je le suis à nouveau. Je …
— Vous n’avez pas à vous justifier, la coupe l’agent Garrett.
— Je veux simplement dire que j’ai parlé trop vite. Ce n’est plus comme avant, j’en ai conscience, mais je ne suis pas pour autant malheureuse. J’ai retrouvé un sens à ma vie depuis que je suis dans votre équipe. Après l’accident, j’ai pensé que je n’avais plus aucune raison d’exister.
— Qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis ? »

Amélia hésite. S’ils ont discuté à plusieurs reprises de sa remise en forme ou de ses anciens entraînements sous la supervision de Coulson, elle n’a jamais osé parler de sa dépression et de son envie de mettre un terme à sa vie. Poussée par cet instant où il n’y a qu’eux deux, sans personne pour les interrompre, elle se livre.

« Everett est venu me voir. Je ne sais pas comment il a pu intervenir au bon moment, peut-être ai-je un ange gardien, mais il a pu me sauver à temps. Il est resté avec moi pour m’empêcher de refaire une tentative de suicide et pour me rappeler que j’avais encore des amis. Sans lui, je serais déjà morte. Puis il y a eu Maria et Phil. Et ensuite vous. »

Elle est sincère dans chacune de ses paroles. Si l’ancien pilote de l’US Air force a pu lui apporter un soutien indéfectible, c’est parce qu’il a eu les épaules pour l’aider. Et les agents Hill et Coulson ont tout fait pour qu’elle intègre à nouveau le Shield sans aucun problème et qu’elle rejoigne l’équipe de Garrett.

« Je crois que vous avez raison. Ressasser le passé n’est pas un bon plan. »

Sans même réfléchir, elle déchire la photographie. Elle n’en oubliera pas pour autant ceux qu’elle a aimés mais elle pourra aller de l’avant sans craindre de tomber jour après jour.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par Carminny » 06 janv. 2019 - 00:11

Titre : Une photo du passé
Défi (scénaristique ou stylistique) : Défi scénaristique : Une photographie est au cœur de l'histoire
Fandom : HP
Nombre de mots : 251
Personnages : Minerva McGonagall
Rating : Tout public
Il n’y avait que deux photos dans la petite chambre de Minerva McGonagall à Poudlard. L’une avait été prise lors de son mariage avec Elphinstone Urquart. L’autre était bien plus ancienne et les cinq filles représentées dessus ne bougeaient pas. Minerva la regardait parfois avec en essayant de se remettre à la place de ses élèves. Elle échouait souvent. Comment est-ce qu’elles avaient été il y a une soixantaine d’année ? Elle ne le savait plus trop, ce qui restait c’était l’air mutin de Lidwyn quand elle avait découvert quelque chose qu’elle n’était pas censée savoir. C’était le rire de Faye, c’était le goût des brownies d’Ethel, c’était le regard vague d’Aurora. Peut-être un peu plus de Lidwyn. Après tout elle avait été sa meilleure amie.
Mais le plus grand problème avec cette photographie c’était le gâchis que Minerva voyait. Cinq jeunes filles prometteuses souriaient à l’objectif, prêtes à améliorer la société sorcière en faisant ce qu’ils voulaient. Ethel rêvait de confiserie, Faye de cirque, Lidwyn d’alchimie, Aurora de rêves et elle de recherche en métamorphose. Elles avaient dix-sept ans et étaient déjà adultes mais elles étaient naïves. Elles n’avaient pas pris au sérieux la guerre chez les moldus, ni celle contre Grindelwald sur le continent. Elles avaient côtoyé Tom Jedusor sans se poser de question et avait cru dans le gouvernement sorcier.
Et par le désir de puissance d’un seul homme, Minerva était la seule à pouvoir regarder cette photo et à voir les mêmes histoires reprendre toujours et toujours.
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S'il-vous-plaît, ne m'acciotez qu'en cas d'importance supérieure :yeux: Je vous lirais sans aussi. Merci :biz:

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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par Haru Nonaka » 06 janv. 2019 - 00:16

Titre : credere
Défi (scénaristique ou stylistique) : stylistique et scenaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 607
Personnages : Lily Luna
Rating :
La foule était dense sous les arcades car la pluie tombait en rideau. C'était ce genre d'averses d'été, de celles ou les caniveaux débordent et ou la rue prend des allures de rivière durant quelques minutes, mais ou l'air reste lourd et poisseux .

Lily qui n'avait pas prévu de parapluie ni lancé de sortilège pour s'informer de la météo (a quoi bon perdre du temps à s'informer de celui qu'il faisait en Italie?). Le portoloin de Lily l'avait mené dans une petite impasse, non couverte et la jeune femme s'était dépêchée de courir se réfugier avec le reste de la foule qui se pressait a l'abris dans l'immense rue bordée de palais ou des milliers d'étudiants trainait un peu plus que d'habitude, rendus plus studieux par les intempéries.

La jeune femme était trempée, et entourée de modus il n'était pas question de lancer de sorts pour y remédier. Mais elle s'en fichait pas mal, de toute manière son sac était en peau de dragon et totalement imperméabilisé par les sortilèges. Et puis vu la chaleur, la pluie était en fait plutôt bien accueillie. Elle avait été surprise au début, elle s'était demandé un instant si Felix avait déjà cessé de faire effet et si elle devait en reprendre, mais en fait tout allait bien, elle le sentait. Elle se sentait a vrais dire un peu ivre, tandis qu'elle descendait la rue. Aller quoi, une photo vielle de dix ans, une moldue inconnue dans un pays inconnu, une journée, une dose de potion restante et juste un guide des notions basiques en italien, quoi de bien sorcier avec un peu de chance?

La jeune femme faisait des aller-retour depuis quelques minutes, écoutant et observant avec ravissement l'architecture, bercée par les discutions dans cette langue qu'elle ne connaissait pas, lorsqu’elle décida de s'installer sur une borne de pierre et relu plusieurs fois a voix haute des phrases pour demander sa direction. Puis elle décida qu'il était temps regarder de nouveau la photo. Mais elle ne la trouvait plus. Lily fut soudain prise d'angoisse, l'aurait-elle perdue plus tôt, oubliée? Felix lui soufflait qu'elle devait la retrouver, que c'était très important, que c'était urgent, que sens elle tout risquait de tomber à l'eau. Oh non, songea Lily, et si la photo était tombée à l'eau, ou pire s'était évanouie durant le voyage, perdue a jamais (la jeune fille commençait sérieusement à se demander si cette potion n'était pas périmée)

Soudain un éclat attira son attention, le soleil perçait et les nuages s'étaient dispersée. La lumière était belle, apaisante. Et sous les arcades en face, un bout de papier en équilibre précaire comme un radeau dans la tourmente. La photo, juste coincée par une grille aux espaces bien trop large. Lily couru, bondit en traversant la rue, athletique, comme sur un balais, on aurait dit une danseuse. Mais alors que ses doigts frolaient le papier glacé, il lui glissa entre les doigts. Et les regard braqués sur elle, tous ces moldus, elle ne pouvait pas sortir sa baguette et lancer un accio. De frustration elle se laissa tomber sur le sol, dans l'eau. Puis elle vit la main tendue. Elle leva les yeux et une inconnue qui la regardait, alors que tous les autres passant avaient repris leur route comme si elle ne s'était nullement donnée en spectacle en plein milieu d'une rue surpeuplée.

- Tutto bene, signorina? murmura, soucieuse, la jeune femme aux boucles sombre.
- bene, bene .... repondit Lily, répondant au sourire de son interlocutrice et saisissant sa main tendue. Dans sa tête, et en anglais cette fois, Lily songea "Felix, so sorry old chap, you're the best"

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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par selket » 06 janv. 2019 - 00:18

Titre : Un regrettable, quoique léger, accident
Défi (stylistique) : Insérer 2 euphémismes dans le texte
Fandom : HP
Nombre de mots : 163
Personnages : OC
Rating : TP
Dire que Sloan n’avait pas de chance était un doux euphémisme. En effet Sloan Sioc’han semblait avoir un malagriff collait à l’arrière train. Ce fonctionnaire pourtant fort gentil quoique légèrement benêt, pour ne pas dire bête comme un troll, était connu dans le magistère sorcier d’Armorique pour ses bêtises légendaires. Ainsi lorsqu’on appris qu’il avait provoqué encore une fois un léger accident diplomatique avec des korrigans de Carnac son supérieur ne fit pas grand cas de cette nouvelle. Ce n’était pas la première fois que Sloan faisait des siennes. Pourtant il se dit de nos jours que si il avait pris avec moins de pincettes l’air affecté de son employé lorsque celui-ci lui fit part du regrettable, quoi que léger, accident dont il était à l’origine alors une guerre entre korrigans et moutons à cinq pattes aurait put être évité. Et ainsi on aurait encore des moutons à cinq pas en Armorique. Perte regrettable que cette créature fantastique endémique de l’ile d’Arz.
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par hazalhia » 06 janv. 2019 - 00:31

Titre : Le dernier voyage
Défi (scénaristique ou stylistique) : stylistique (avoir 2 euphémismes)
Fandom : /
Nombre de mots : 346
Personnages : moi, mon cousin
Rating : /
Je pouvais tous les entendre le penser “il est parti vers un monde meilleur”. En quoi peut-il être meilleur ce monde, dis-moi cousin? Est-ce que là bas tu es vraiment plus heureux?
Est-ce que c’est pour ça que la nature à préféré que tu t’endorme à jamais, parce que c’était plus simple pour toi sans tous ces soucis? Tu avais un caractère difficile, tout le monde le savais, mais tout le monde nous as aussi parlé de ton coeur en or. Pour certains c’est toi qui rendait le monde le meilleur. Tu étais une vague de soleil au milieu de l’hiver, tu réchauffais l’ambiance et les âmes.

Je sais que tu ne t’attendais pas à ce que ça arrive, mais moi non plus. J’aurais presque préféré te savoir malade, parce qu’alors il y aurait peut-être eu un traitement mais surtout j’aurais pu te voir une dernière fois. Je ne me serais pas reposé sur la certitude que de toute façon je te verrais à la prochaine réunion de famille. J’aurais pris le temps de me souvenir de ta date d’anniversaire. J’aurais su à quoi tu ressemblais exactement avant que l’on ne t’enferme pour toujours dans cette maudite boîte en bois.

Maintenant c’est à ton nom que j’associerai l’hiver, il est censé représenter la solitude non? Le vide, le moment où tout se mets en pause, ou tout meurt. C’est la même chose dans mon esprit, je ne sais pas ce que je dois penser. Je ne pas comment je dois réagir et j’aurais aimé que ce ne soit pas avec toi que je doive en faire l’apprentissage.

Tu es au ciel. C’est littéralement le cas maintenant. Tu t’es dispersé dans la fumée, à travers l’air et les nuages. Tu n’es plus que de minuscules particules portées par le vent. Peut-être que tu sera parmis les flocons de neige.

Toi qui aimais la liberté plus que tout, j’espère que ce dernier voyage t’aura libéré. Que malgré le chagrin que tu nous cause tu sois, toi, en paix pour une fois. Tu le mérite.

Bon voyage mon cousin.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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Molly n'aime pas Noël. Pourtant, elle va se retrouver plongée dedans jusqu'au cou.

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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par CotonEcriture » 06 janv. 2019 - 00:54

Titre : Trois mois...
Défi (scénaristique ou stylistique) : Les deux ; "insérer deux euphémismes" et "c'est la première neige"
Fandom : HP
Nombre de mots : 450
Personnages : Severus Rogue
Rating : - de l'âge où l'on a notre premier deuil...
Un froid amer recouvrait un azur de nuages blancs. Le Soleil s'élevait progressivement, éclairant d'un halo timide mais éblouissant l'étendue incommensurable de maisons de briques. Il n'avait pas désiré être en ce lieu mais inconsciemment il y avait été, ces pas le menant dans la fraîcheur de ce début d'hiver. Tout était silencieux, même le vent retenait sa respiration haletante... Severus voulait tellement s'étouffer dans la glace, se faire ensevelir par les premiers flocons qui commençaient à apparaître... observant autour de lui, il ne percevait rien d'autre que son ombre mouvante, le talonnant de prêt... éternellement... indubitablement...

Cela faisait trois mois... Trois mois qu'il réalisait... Trois mois qu'il ne la voyait plus... Et trois mois qu'il se sentait damné, vide, malheureux... Trois mois qu'il avait médité sur ses souvenirs, se morfondant dans la douleur et le désespoir... Trois mois qu'il l'avait perdue... qu'elle avait été emportée... qu'elle n'était plus... Pour toujours...

Le coeur lourd, il regardait la pierre tombale où s'y inscrivait son prénom... Lily... Sa Lily... Aux côtés de ce satané Potter... Comment ? ... Toujours la même question... Toujours aucune réponse. Mais tout allait bien, Severus n'était juste que le traître qui avait délivré la prophétie ! Désormais qu'elle n'était plus que cendre, rien n'avait de sens.

Cela faisait trois mois qu'il parlait tout seul, se confiant aux bourrasques ou à l'évocation... Trois mois qu'il avait disposé une petite photo mouvante sur son bureau, chez lui, à L'Impasse du Tisseur, une photo qui lui lacérait le coeur à chaque regard mais qui lui permettait de ne pas oublier... Trois mois qu'il avait si peur d'oublier, de la perdre en mémoire, irrévocablement... Trois mois... qu'elle était partie à jamais... TROIS MOIS !

Les flocons se déversaient désormais sur cet homme perdu... ce mangemort... ce traître... cet amoureux... Ce professeur... cet espion... ce sang-mêlé... Ils apportaient avec eux un froid encore plus glacial.

- Adorable divinité qu'était l'amour et l'amitié... que sur moi tu répandais de charmes... Mais au sein de cette douleur glacée, la solitude me déchire telle une arme ! Et me laisse sans elle pour l'éternité, m'abandonnant à pleurer de toutes mes larmes... En ce lieu le pécheur est puni, pour sa traîtrise, son angoisse et son idiotie... Je suis le pécheur et la morte ma Lily...

S'écroulant sur le sol dur et glaçant, l'homme tomba... Il tombait aussi bien physiquement que psychologiquement... pouvait on dire qu'en cet instant, ce qu'il faisait tomber, c'était son masque ? Sa vie ? Oui.. Peut être bien après tout...
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par Charliz » 06 janv. 2019 - 00:56

Titre : Yesterday I saw a lion kiss a deer (et la dédi à @Zandry pour la merveilleuse petite review surprise de tout à l'heure :hug: )
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 885
Personnages : Rose Weasley, Drago Malefoy
Rating : TP
« Bah alors, t’as du mal à monter, vieillard ? »

Drago la fusilla du regard, une main sur le cœur, et Rose ne put s’empêcher d’éclater de rire. Finalement, ce voyage était aussi utile à lui qu’à elle : il allait enfin rencontrer celle qu’elle était dans son autre vie, sa famille qu’elle évitait et cet hôtel qui lui semblait à la fois si familier et effrayant, et elle pouvait enfin laisser retomber la pression et la rancœur. Il faisait tant d’effort… Parfois, ça l’effrayait un peu.

Remontant le col de sa polaire sur son cou, elle entreprit de continuer son ascension. Il n’y avait pas à dire… Si les modifications corporelles étaient encore loin d’être visibles, tout son être criait que sa vie changeait peu à peu. Malgré son physique de sportive, elle était essoufflée et avait si fin que son estomac se tordait à chaque pas sous la nausée. Elle avait chaud comme jamais et haïssait toutes ces sensations… Rose se sentait démunie, victime, limitée. Elle avait tant travailler pour devenir ce qu’elle était. Perdre ses capacités physiques la désarmait.

« Tout va bien ? »

Drago l’avait finalement rattrapé, finissant d’achever tout espoir. Elle était devenue faible.

Rose redressa les épaules pour masquer ses humeur, adopta un sourire de convenance, acquiesça pour le rassurer.

Le Weisshorn était à peine visible à travers la brume qui s’étendait au sommet de la montagne. Ils ne devaient pas trainer… Une randonnée aveugle était bien trop dangereuse, même pour des sorciers.

« Pfiou… Je crois qu’on ne m’a jamais demandé autant d’effort ! souffla Drago.
- Pauvre vieux !
- Je fais tout ça pour toi, tu sais.
- Ouais… Pour toi aussi, un peu.
- Certes. »

Il tourna la tête vers elle entre deux enjambées, sourit. Malgré elle, Rose se sentait fondre. Elle avait envie de profiter de cette intimité dont ils jouissaient peu, de glisser sa main dans la sienne et de l’entendre dire qu’ils arriveraient plus facilement au sommet à deux que chacun dans leur coin.

Bon sang qu’elle devenait mièvre.

Pourtant, il ne sembla pas hésiter. Sa main trouva la sienne et il avança un peu devant elle pour l’aider dans sa progression, et Rose ne se détacha pas de ce contact.

« Drago, protesta-t-elle tout de même.
- Nous sommes bientôt arrivés ?
- Oui, mais je-
- C’est bon. Je sais que tu n’es pas forcément en forme. Je suis là pour t’épauler, Rose. Peut importe ce que tu décides. »

Ce qu’elle déciderait… Malgré l’urgence de la situation, elle ne pouvait s’empêcher de fuir. Cette grossesse lui faisait terriblement peur. Cette grossesse à ses côtés la tétanisait tout entière… Ce n’était pas une bonne idée, elle le savait, et il n’y avait qu’une seule issue. Sa sœur savait. Elle lui dirait. Il comprendrait que de tout ça, il n’y aurait pas d’avenir.

« Tu ne m’as toujours pas dit ce que nous allons faire là-bas.
- Je… C’est l’hôtel de ma famille. Ma famille biologique. Il a un jour été géré par mon grand-père paternel.
- C’est un hôtel sorcier ? Perdu dans les montagnes à cette altitude alors que ça grouille de Moldus ? »

Rose se figea, tout d’un coup interloquée. Elle prit conscience que finalement, si elle avait tant appris de Drago Malefoy et de sa jeunesse perdue pour se racheter et de son premier mariage gâché, ils n’avaient jamais parlé de son autre vie. Comme si, pour lui, il était définitivement acquis que si Rose avait coupé les ponts avec les Weasley depuis près de dix ans, elle ne partageait aucun lien biologique avec d’autres personnes.

« Hum… Ma mère biologique, Géraldine… était moldue.
- Moldue ? Moldue euh…
- Moldue. A 100%. Sans aucuns pouvoirs magiques. »

Drago s’était mise à la regarder comme une folle, et Rose avait violemment rougie.

« Tu es donc euh… née-moldue ?
- Non, mon père biologique était un sorcier.
- Mais si ta mère est moldue…
- Bin c’est comme ça. »

Un instant, elle crut qu’il allait lui lâcher la main, rebrousser chemin. A vrai dire, elle n’avait jamais songé à l’opinion de Drago concernant la population non-magique ou qui en était issue. Rose était également sang-mêlée par adoption, mais Hermione s’était tant intégrée à la société sorcière qu’il avait peut-être oublié. Et tolérer leur existence, ce n’était pas comme envisager d’avoir un enfant au sang ‘’souillé’’.

Drago serra la mâchoire, reprenant sa marche comme pour se redonner une contenance. Rose sentait son cœur battre à tout allure, ce qui était étrange. Après tout, elle n’avait pas trop de soucis à se faire, et lui d’avis à avoir. Depuis la fin de la guerre, les discriminations envers la population non-magique étaient fermement réprimées, et puis il n’avait pas à juger.

Elle baissa les yeux au sol, redoutant le verdict. Allait-il rebrousser chemin ? Allait-il s’énerver, lui reprocher de lui avoir caché ses origines ?
Un flocon tomba sur sa main et Rose releva précipitamment le regard. Ils tombaient par millier dans un magnifique spectacle, s’évaporant comme un mirage en touchant le sol encore nu. Elle avait toujours trouver ça magnifique, les premières neiges, mais elle appréhendait tant que…

« Si on rejoignait ta sœur là-haut avant de mourir enseveli sous la neige ? »
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par BellaCarlisle » 06 janv. 2019 - 01:00

Titre : Premiers flocons
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 567
Personnages : Rufus Scrimgeour, Maisie Iversen-Scrimgeour (OC), Daisy Scrimgeour (OC)
Rating : Tout public
Lorsque Rufus s’éveille enfin, il remarque immédiatement l’absence de sa femme. Il se lève brusquement, attrapant sa baguette avant d’inspecter les autres pièces de l’étage. Son cœur se serre en voyant que le berceau de leur fille est vide et il craint de faire face à son pire cauchemar. Il dévale les escaliers, passe dans la cuisine puis aperçoit la porte vitrée du salon, ouverte en grand. Le froid du dehors lui parvient et il s’inquiète plus encore, espérant ne pas découvrir une terrasse sans la moindre trace de présence humaine. Il n’est pas préparé à une telle éventualité, ayant repoussé longtemps la possibilité d’ouvrir un jour les yeux et de découvrir qu’il est seul.

C’est le soulagement qui l’étreint alors qu’il distingue la silhouette familière de son épouse, assise sous un arbre. Elle est vêtue assez chaudement pour affronter les températures extérieures mais elle a allumé un léger feu magique afin d’être certaine que leur fille ne tombe pas malade.

« Que fais-tu dehors ?
— Il neige, murmure Maisie. Ce sont les premiers flocons de Daisy. »

La petite fille gazouille dans les bras de sa mère, ses grands yeux aux reflets d’or suivent comme ils le peuvent le mouvement des cristaux blancs. L’Auror est attendri par ce spectacle et il prend place aux côtés de sa femme, caressant au passage la joue de son enfant. Maisie lui sourit et pose sa tête sur son épaule, admirant la beauté de la nature qui s’endort pour l’hiver.

Jamais elle n’aurait cru pouvoir vivre cet instant si paisible. La menace constante qui pèse sur elle depuis sa naissance a dissipé tant de moments heureux, brisant son enfance, dirigeant son adolescence. Sa mère n’a cessé de lui répéter que fonder une famille serait difficile, plus encore si une fille venait à naître. Elle a eu si peur pendant sa grossesse, refusant d’exposer son enfant aux épreuves qu’elle a connues. Elle sait bien qu’elle ne peut pas crier victoire mais c’est déjà une forme de revanche sur la malédiction. Sa fille est là, près de son cœur, si vivante et si innocente, symbole d’un jour nouveau.

« Tout ira bien, lui souffle son mari. »

Et dans sa voix, il y a un amour infini qui touche profondément la sorcière scandinave. Elle n’a jamais douté des sentiments de Rufus et, au fil du temps, elle sent qu’ils sont liés par quelque chose de pur. Il n’est pas uniquement son époux, celui qui partage son lit, il est également son ami le plus précieux, l’homme qui est parvenu à lui montrer que le monde est vaste et regorge d’une magie fantastique destinée à bâtir au lieu de détruire.

« Nous passerons cet hiver, poursuit Rufus. Et il y en aura d’autres. Nous pourrons venir nous installer ici chaque année aux premiers flocons.
— Quand Daisy grandira et sera à Poudlard, elle se souviendra de ce rituel. »

Ils sont dans leur bulle, loin des ennuis pourtant réels qui ne tarderont pas à survenir.

Dans l’ombre, deux grands yeux les guettent, avides de remporter une fois encore la bataille contre les descendantes de Sigrid. Aucune n’a su lui échapper à présent et ce n’est pas la protection d’un Auror, aussi doué soit-il, qui changera le sort de la jeune femme.

« Profite donc des premiers flocons de ta fille, Maisie. Bientôt, tu disparaîtras aussi facilement que la neige qui fond au soleil. »
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par Haru Nonaka » 06 janv. 2019 - 01:01

Titre : officiellement la neige ;) ? (Dédé !!!!)
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 307
Personnages : Minerva
Rating :
Minerva soupira et interrompu un instant la surveillance des elèves de son cours. Derrière les carreau de sa salle de classe, elle observait les flocons entamer leurs balais. Ils étaient "épais poudreux, il couvrirait pour sure le sol glacé d'ici peu. La periode de la première neige ... elle était toujours mystérieusement plus belle que les autre, cette première neige de l'année. Minerva sentait qu'elle reveillait , même après toutes ces années vécues, les mêmes frissons d'excitation qui la traversait petite fille lorsque finalement, le ciel gris s'animait, descendait. Petite elle associait ça a un miracle venant du ciel dont parlait tant son père, plus tard elle appris la raison scientifique de la création des flocons, mais ça n'enlevait rien à la magie. Maintenant encore elle avait envie de courir au dehors, de manger les flocons et faire crisser la neige, elle voulait admirer le silence d'une plaine enneigée et immaculée. Elle voulait se methamorphoser et en chat et bondir, bondir... comme un chaton qu'elle n'avait jamais été.

Oui c'était la première neige, et franchement il fallait tout sauf s'en rejouir. C'était... profondément déprimant mais ces innocents flocons étaient a traiter en ennemis. Parcequ'elle était maintenant la directrice de Gryffondor, et que dès que la neige tombait, les rubis eux , à l'inverse, commençaient à remonter dans le sablier a un rythme effarant. Sans compter les blessures et les regards excédé que PomPom lui réservait. Minerva balayait la salle du regard, il lui semblait qu'ils savaient déjà, qu'ils le sentaient, que leur airs studieux, concentrés, concentré sur leur pratique du vera verto, étaient sur le point de devenir ingerables.

Minerva remis son chignon en place, puis tourna une dernière fois la tête vers la fenètre dont le rebord commencait déja a blanchir légèrement et jeta une regard tendre, puis plissa les yeux ... la guerre est déclaré.
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par Dedellia » 06 janv. 2019 - 01:04

Titre : C'était ça la neige
Défi : scénaristique (première neige)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 348
Personnages : Lily Evans, Remus Lupin, Sirius Black
Rating : tout public
Lily avait vu dès l’aube la fine couche de neige qui recouvrait le parc de Poudlard. Aussitôt, elle s’était sentie aussi réveillée que si on lui avait donné six tasses de café. Elle avait à peine pris le temps de se couvrir et elle avait dévalé les escaliers jusqu’au rez-de-chaussée. Ses amis sauraient où la trouver. Elle avait beau avoir bientôt dix-huit ans, elle adorait la neige. Ça la rendait heureuse de voir un paysage aussi magnifique malgré le froid qu’elle amenait. Elle passa une trentaine de minutes seule autour du lac à admirer le soleil briller sur les cristaux blancs jusqu’à ce qu’elle entende des crissements de pas derrière elle. Lily se retourna et aperçu Remus qui joggait dans sa direction pour la rattraper.

— J’ai bien pensé que je te trouverais dehors.
— Je suis si prévisible ?
— Juste un peu.

Il lui fit un clin d’œil pour appuyer ses propos et la conversation dévia quelque peu. Ils étaient concentrés sur un débat concernant le résultat du dernier devoir de runes quand Lily reçut une balle de neige derrière la tête. Un cri étouffé lui échappa juste quand Remus reçut lui aussi une masse froide qui lui projeta la tête vers l’avant.

Un rire les sortit de leur stupeur et ils se tournèrent vers le responsable. Sirius Black, les cheveux ébouriffés par le vent les regardait avec un sourire moqueur. D’un même élan, les deux victimes se penchèrent pour récupérer la neige au sol et se venger. Sirius tenta de les éviter, mais les deux lancés étaient pratiquement coordonnés et il ne réussit qu’à en recevoir une en plein visage.

Le petit groupe s’amusa encore un moment et s’est complètement frigorifiés mais riant haut et fort qu’ils regagnèrent la Grande Salle. Ils reçurent de nombreux regards interrogatifs voir dédaigneux de la part des Serpentard, mais ils n’y prirent garde en rejoignant leur table.

— Vous ne devriez pas aller vous changer? demanda Peter.

Sans se concerter, ils haussèrent les épaules et répondirent un « peut-être » totalement synchronisé. Ils se regardèrent et éclatèrent de rire. C’était ça la neige.

:boing: :boing: :boing:

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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par Dedellia » 06 janv. 2019 - 01:44

Titre : Entre les rumeurs et la réalité
Défi scénaristique ou stylistique : scénaristique, un personnage est confiné à l'intérieur
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 397
Personnages : Andromeda Black
Rating : tout public
C’était frustrant! Elle n’avait rien fait de mal! Enfin, pas selon ses critères… En plus, sa mère se basait uniquement sur des rumeurs pour ce confinement. Oui, elle avait discuté à quelques reprises avec Ted Tonks au détour de couloir, le né-moldu, mais rien qui ne pouvait s’expliquer par leurs rôles de préfets respectifs… Elle était privée de sortie pour toutes les vacances uniquement à cause de rumeurs. Oubliées les batailles de boule de neiges enchantées avec Narcissa qui n’avait pas onze ans, oubliées les sorties sur le chemin de traverse pour manger des glaces ou essayer de nouvelles robes de sorcière… Bien sûr, il n’y avait pas de rumeurs sans feu… Et il y avait bel et bien quelque chose en elle et Ted, mais ils avaient été si prudents…

Andromeda secoua la tête. Sa mère ne pouvait avoir deviné. Si c’était le cas, la punition aurait été bien pire, elle ne serait peut-être même plus dans cette maison. Druella la punissait à cause de ses rumeurs. Elle devait détester que des gens discutent sur une possible relation entre un né-moldu et l’une de ses filles… C’était une manière pour elle de rappeler à sa fille qu’elle devait faire attention à ses gestes et ses paroles, car elle devait être digne de son rang, mais aussi un avertissement. Au moindre faux pas, sa mère serait là. Un frisson parcourut le dos de la sorcière. Est-ce que tout ça en valait la peine ? Elle pourrait tout perdre… Elle risquait tout pour quelque chose qu’elle ne comprenait pas tout à fait.

Andromeda se mordit l’intérieur des joues pour s’empêcher de crier de frustration. Être enfermée ici l’obligeait à réfléchir à sa situation, à se questionner, à se remettre en doute. Elle n’avait pas la moindre idée de ce avec quoi elle jouait et elle s’en rendait compte. Ses parents n’accepteraient jamais, ses sœurs… Peut-être qu’elles accepteraient de lui pardonner… Ou alors elle les mettrait en danger si elle les mettait dans le secret.

Elle jeta un sortilège d’insonorisation autour d’elle et cria enfin de toutes ses forces. Ses doutes, ses peurs, son incompréhension, sa situation, ce monde stupide… Tout nourrissait cette rage qui devait sortir. Lorsqu’elle cessa enfin de crier, elle se laissa tomber sur son lit, complètement vidée. Elle ne savait toujours pas quoi faire, mais elle devrait arriver à chasser ces pensées pour un moment.

:boing: :boing: :boing:

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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par hazalhia » 06 janv. 2019 - 01:52

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : stylistique, une conversation avec au moins 3 personnages
Fandom : original
Nombre de mots : 770
Personnages : Iris, Théo, Simon et Pop-corn
Rating : /
En arrivant dans la cuisine, Iris vit Johanna derrière le bar, en train de sortir un paquet de croquette du fond d’un placard. Elle n’avait pourtant vu aucun chat ou chien depuis qu’elle était arrivées, certes ça ne faisait que quelques semaine mais elle aurait remarqué à un moment ou à un autre la présence d’un animal. Piquer par la curiosité, elle se décida à poser la question.

- Est-ce qu’il y a des animaux ici? je n’en ai vu aucun?

- Oh non, ça c’est pour la bestiole des garçons. Je suis sûre qu’ils seront ravis de te la présenter répondit Johanna ou ouvrant le gros sachet en plastique.

Parfaitement synchronisés, les deux adolescents arrivèrent au même moment pour remplir un bol en plastique desdites croquettes, et chaparder quelques uns des rares fruits trouvables en hiver.

- C’est un animal sauvage à la base je vous rappel, il est censé savoir chasser par se faire engraisser! leur lança Johanna alors que les deux garçons se pressaient déjà pour sortir.

Toujours curieuse, Iris leur emboîta le pas jusqu’au petit préau au toit de tôle derrière la maison. Le bazar entassé sur les côté ne suffisait à les protéger du vent de février, et Iris regretta de ne pas s’être plus couverte avant de sortir.

- Alors, c’est quoi cet animal? demanda Iris en mettant les mains entre ses cuisses pour les réchauffer.

- Pas quoi, qui, répliqua Simon avec une once de fierté dans la voix. Attend un peu, il va arriver.

Joignant le geste à la parole, il secoua la gamelle pour faire tinter son contenu. Après quelques instants, les buissons d’en face se mirent à s’agiter et s’ouvrirent sur une silhouette particulièrement poilu qu’Iris n’avais jamais vu. Une épaisse couche de poils gris lui couvraient le corps, sa queue était rayée de noir et un masque qui couvrait le visage. Iris fini par se souvenir des livres d’images qu’elle avait étant enfant, et reconnu finalement l’animal comme un raton-laveur. Un gros raton-laveur.

- Pop-corn, vient par ici, l’appela Simon en continuant d’agiter la gamelle pour l’attirer.
L’animal, assez peu farouche, ne se fit pas prier.

- Pop-corn? répéta Iris. Elle trouvait assez absurde d’avoir nommé un animal d’après cet aliment.

- Et encore, il a eu de la chance, lui répondit Théo en sentant le sens de sa question. On lui a donné le nom de la première chose avec laquelle on a réussi à l’attirer. Ca a failli être saucisson.

Effectivement, ça aurait pu être pire admis Iris.

- Et vous lui donnez souvent du pop-corn à manger?

- On a dû arrêter. Johanna nous as dit que ça l’empoisonnait plus qu’autre chose, l’informa Simon avec une pointe de déception.

- Et vu qu’on préfère le garder en vie, on se contente de ça, compléta Théo en désignant les deux gamelles.

Pendant plusieurs minutes ils regardèrent Pop-corn soigneusement laver les fruits dans une flaque d’eau, et déguster avec envie ce qu’on lui avait apporté. Iris, toujours transie de froid reconnu qu’il était assez attendrissant avec ses grand yeux noirs et sa démarche chaloupée. Il était même plus que mignon. Elle aurait bien aimé passer ses mains dans sa fourrure dense pour se réchauffer mais doutait que l’animal soit consentant à une telle démonstration d’amitié. Il valait mieux ne pas prendre le risque de croiser ses crocs.

- C’est un mâle ou une femelle? demanda-t-elle.

- On a jamais réussi à l’approcher d’assez près pour en être certain, avoua Théo. Mais pour moi c’est un petit mâle. Chez les mammifères les mâles sont plus gros que les femelles, et notre ami ici présent n’est pas spécialement...svelte.

- Tu vois Iris, c’est comme Théo avant l’hiver, compléta Simon en attrapant la hanche de son ami sous son pull. Il fait des réserves pour passer la saison. Entre nous j’ai quelques doutes sur la méthode.

- Hey! gémi Théo en repoussant la main de Simon. il a une tête de petit gars, je suis sûr de mon coup. Pas vrai Pop-corn?

L’animal releva la tête en entendant son nom et poussa un petit couinement. En voyant qu’on ne l’avait pas interpellé pour lui donner plus de nourriture, il se concentra à nouveau sur la noix qu’il avait devant lui.
Quand il eut fini, il se mit alors à fureter en leurs pieds, à la recherche de friandises qu’il n’aurait pas vu et finit par se dresser pour poser ses petites pattes griffues sur les genoux de Théo pour le sentir d’un peu plus près, au cas ou il aurait des choses cachées dans les poches. Et c’était le cas.

“Ou alors il est simplement gros parce que vous les goinfrez” pensa Iris en observant l’animal, ravi d’obtenir un supplément.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par CotonEcriture » 06 janv. 2019 - 01:53

Titre : Un problème rhumatismal...
Défi (scénaristique ou stylistique) : Les deux ; une conversation comportant au moins trois personnages et un personnage confiné à l'intérieur.
Fandom : HP
Nombre de mots : 628
Personnages : Severus, Dumbledore et McGonagal
Rating : Aucun
Cela faisait trois jours ! Trois jours qu'il était cloué au lit... Et même pas à cause d'un rhume, ni d'un puissant doloris que lui aurait infligé le Seigneur des Ténèbres, non ! Juste un problème rhumatismal... Il ne pouvait plus bouger pourquoi ? Parce que son fichu dos, ou plus précisément ces sacros-iliaques, étaient paralysées. Quoi de plus ridicule pour un espion sur l'ordre du grand Albus Dumbledore et serviteur du plus grand mage noir de tout les temps ? Rien.

Alors qu'il allait tomber dans les bras de Morphée, ce ne fut pas la chouette qui tapotait sur la vitre pour ramener l'exemplaire de la Gazette du sorcier qui sorti le maître des potions de ces rêveries mais la sonnerie de l'entrée qui retentissait d'un horrible son âcre et extrêmement désagréable. Le bruit devenant incessant, Severus se décida d'essayer de se lever. D'humeur quelque peu massacrante, il se demandait quel était l'idiot infatigable qui était derrière la porte. Il fini par se lever en criant de sa chambre "J'arrive ! Deux secondes ! "

Bouillonnant de rage après avoir traversé la pièce en boitillant, Severus Rogue, Terreur des cachots, ouvrit la fenêtre et se retrouva nez à nez avec... Avec un Albus Dumbledore souriant, un sorbet au citron à la main ainsi que Minerva McGonagal, les yeux aux ciel.

- Bonjour Severus. Comment allez-vous ? demanda posément le vieil homme

- Albus ! s'exclama le plus jeune, surpris. Mais... mais... que venez vous faire ici si tôt ? Et pitié... sonnez qu'une seule fois la prochaine fois à la place de me harceler les tympans dès le matin - il se retourna vers l'horloge - 8h 02 ! Cette fichue sonnerie résonne encore dans ma tête !

Au lieu de lui répondre, le grand Directeur de Poudlard, un des plus grands sorciers de tous les temps, trouva plus intéressant et prudent d'observer son collègue avec deux grands yeux ronds comme des billes au dessus de ses lunettes carrées, soulignant d'un regard dubitatif la coupe en bataille et la façon de se tenir lamentable du plus jeune.

- Severus. intervint la professeure de métamorphose, cela fait trois jours que vous êtes enfermé dans vos appartements. Nous sommes venus nous assurer que vous n'aviez rien de grave.

- ... Pourquoi quelque chose de grave forcément ? demanda Severus, remonté comme une pile

- C'est à dire mon garçon que nous connaissons quelque peu votre caractère et ne pas faire cours pendant trois jours ne fait pas parti des choses que vous faites par plaisir à longueur d'année. répondit ce cher directeur

- De plus, nous savons que vous avez une... certaine allergie pour tout ce qu'il ressort des infirmeries en tout genre. continua McGonagal

- Je ne vous le fait pas dire...

- Et je sais que vous êtes assez têtu pour cacher votre état de santé aussi bien physique que mentale. Qu'avez-vous ? conclua le vieux fou

Une grimace apparu sur le visage de Severus pendant une courte seconde, ce qui ne manqua pas au directeur ;

- Sever...

Mais un regard noir que lui lança le maître des Potions le coupa.

- Sever...

- Non !

- Mais Sever... insista Albus Dumbledore

- Non je vous dis !

- Bon, se que souhaiterai Albus, et moi aussi, c'est pouvoir rentrer car là, on commence à congeler, si ce n'est pas trop vous demander !

- Haaa...

Ses orbites fixant le vide de l'horizon, le maître des cachots avait pris un air sombre.

- Mais Minerva... Je n'ai pas les clés !

- Bah... allez les chercher ! Par le bermuda de Merlin !

Rogue hésita puis fini par dire ;

- C'est juste que je viens de me coincer debout...

Désespéré par leur attitude, Albus fini par annoncer :

- Dites... Vous avez oublié tous les deux que vous êtes sorciers ?
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par Charliz » 06 janv. 2019 - 01:56

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : défi stylistique
Fandom : HP
Nombre de mots : 834
Personnages : Rose Weasley, Drago Malefoy et Léonie Balmer
Rating : TP
Finalement, Léonie avait semblé bien plus sauvage et méfiante que Drago, et Rose était un peu restée sur les fesses. Elle leur avait indiqué une petite table dans le petit salon, leur assurant que dès que sa collègue se serait décidée à venir la remplacer, elle les rejoindrait.

Drago s’était assis au côté de la rouquine ne manquant pas de la surprendre. Il semblait soudainement un peu perdu, détaillant la moindre poutre de l’édifice avec méfiance.

« Et ce sont des moldus qui ont construit ça ?
- Oui.
- Il y a presque 200 ans ? Ainsi à flanc de montagne ? à cette altitude ?
- En 1845, pour être exact.
- Bien sûr… je n’y crois pas. Il y a forcément un sorcier dans l’équation. »

Rose ne put s’empêcher de sourire. C’était quelque chose qui ne s’en irait jamais, songea-t-elle. Si Drago était bien loin du comportement odieux de ses aïeux envers les moldus, il n’en était pas moins dubitatif quant à leurs compétences.

« Pourquoi ta sœur travaille-t-elle ici ?
- Et bien je te l’ai dit… Il y a une forte histoire familiale avec le Weisshorn.
- Mais elle ne finit pas par s’ennuyer ? Regarde, toi. Tu n’y as pas fait ta vie mais tu y viens très volontiers.
- Je n’ai pas grandis ici contrairement à Léonie.
- J’ai grandi au Manoir de mes parents, ça ne m’a pas empêché de le vendre dès leur disparition. »

Rose se tût. C’était bien la première fois que Drago évoquait la liquidation de l’héritage de sa famille. Elle n’avait pas totalement compris mais après tout, il avait tant bataillé pour faire oublier la réputation des Malefoy… Aujourd’hui, il vivait si modestement que personne ne lui faisait plus de remarques. Il avait quitté l’ombre des crimes pour ne devenir que Drago et semblait s’en complaire totalement.

« Et ton frère ?
- Je ne… Peut-être irons nous le voir demain. Il est malade, tu sais. Les déplacements de cet envergure…
- Qu’a-t-il ? »

Sa voix se bloqua dans sa gorge et elle fut bien incapable de répondre. S’ils avaient peu discuter de la perte de Drago, de la vente du manoir et de ses choix de vie suite au décès de sa mère, ils n’avaient jamais vraiment parlé de ses séquelles psychologiques et des troubles qui l’avaient bien trop longtemps mise à terre. Alors pour ce qui était de son frère…

Il sembla saisir qu’elle ne souhaitait pas s’épancher en détail et détourna la discussion avec douceur.

« Quand as-tu retrouvé ta famille biologique ?
- Il y a un peu moins de six ans. Je suis venue ici pour la première fois avec ma cousine, Dominique.
- Ca a été compliqué ?
- Et bien… Je n’ai pas attendu le Bureau des Adoptions. Ron et Hermione ont d’abord refusé de me révéler mon véritable nom. Puis Ron me l’a donnée. Et puis voilà…
- Tu ne t’appelles pas Rose ? »

Il avait tourné vers elle un regard scrutateur. Ils étaient si proches… elle n’osait même pas le regarder. Prononcer son véritable nom, c’était comme se mettre à nu. Au final, peu le connaissait. C’était son intimité, son jardin secret mais pour lui…

« Andrea. Andrea Balmer.
- Andrea…
- Andrea. »

Elle releva les yeux, frissonna en rencontrant le sien. Il scintillait, saisissant le don qu’elle lui faisait, la qualité précieuse de cette confidence. C’était un peu comme si elle lui disait pour la première fois qu’elle l’aimait…

« Andrea. Mes parents s’appelaient Otto et Géraldine, et mon frère Nicolas. Et tu as rencontré Léonie déjà.
- Pourquoi ne pas t’appeler ainsi ?
- Je… Ce n’est pas moi. Je ne suis pas elle. Je ne veux pas l’être.
- Hum. »

Il fronça les sourcils, en pleine réflexion, et Rose baissa précipitamment le visage, rougissante, juste à l’instant où Léonie se laissait tomber sur le banc face à eux, un sourire méfiant en direction de Drago. Elle avait apporté trois tasses et une théière fumante mais comme à chaque fois qu’elle la retrouvait, Rose ne parvenait pas à détacher le regard de la cicatrice enflée qui couvrait sa joue et sa tempe.

« Alors, tu es Drago Malfoy.
- Enchanté. »

Le silence s’éternisa d’un seul coup.

« Je vous ai déjà rencontré, informa finalement Léonie, un peu cassante. J’étais en 6ème année à Beauxbâtons lorsque vous êtes venu y passer l’année.
- Oh je ne suis pas venu souvent. Seulement six ou sept journées.
- Vous étiez déjà très vieux.
- Léo ! »

Rose se sentit tout d’un coup extrêmement gênée. Comment osait-elle ? Sa sœur tourna vers elle un visage terne, vierge de tout regret.

« Excuse-moi Andrea, mais je me dois bien de dire quelque chose. Papa et Maman n’aurait pas apprécier cette situation.
- Et bien il va falloir t’y faire, grinça Rose sous le coup de la colère.
- Pourquoi donc ?
- Parce que je suis enceinte. »
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par BellaCarlisle » 06 janv. 2019 - 02:03

Titre : Surplus de Noël
Défi : stylistique
Fandom : James Bond
Nombre de mots : 876
Personnages : James Bond, Q, Moneypenny, Gareth Mallory
Rating : Tout public
« Ah, Bond, vous tombez au bon moment ! J'ai une petite nouveauté qui devrait vous plaire.
— Tant mieux, réplique l'agent. Un ouragan de Noël est passé par ici ? »

Le quartier-maître s'arrête dans son mouvement sans comprendre l'interrogation du double zéro. Il lui faut quelques secondes pour se souvenir du fait qu'il revient d'une mission de plusieurs mois et qu'il ignore que l'idée des décorations a été approuvée par une grande majorité du personnel. Ce qui entraîne l'apparition soudaine dans les couloirs de guirlandes très lumineuses et parfois musicales, de sapins à tous les étages, de petits lutins disposés près des fenêtres, de lustres décorés à un tel point qu'il n'y a plus besoin d'allumer les lampes principales pour avoir de la lumière. Sans compter les biscuits déposés sur les bureaux pour ouvrir l'appétit.

James est déconcerté par autant de couleurs. Depuis le temps qu'il travaille au MI-6, il n'a jamais vu l'esprit de Noël aussi présent et c'est une nouveauté qui ne l'enchante pas tellement. Il pensait échapper à tout ce remue-ménage décoratif en retournant au boulot mais même là, il a la désagréable surprise d'être assailli par du rouge, du vert et du blanc en des quantités parfaitement insupportables. Il s'étonne par ailleurs qu'un tel désordre soit permis au sein de leurs locaux alors qu'ils sont censés représenter la rigueur et la sécurité de leur pays ainsi que du reste du monde dans certains cas particuliers.

Sans exposer plus clairement son avi sur ce brusque habillage typiquement festif, il accompagne Q. Le plus jeune a une présentation à faire à leur supérieur concernant un nouveau gadget et il profite de la présence de l'agent de terrain afin de lui en faire la démonstration en même temps. Ils ne parlent pas le long du trajet, l'un avance tranquillement tandis que l'autre désespère à chaque fois que son regard accroche une guirlande ou une boule de Noël. Tour lui paraît excessif et presque irréel.

Une autre surprise l'attend dans le bureau de Moneypenny. La métisse a transformé le dessus d'un meuble en petit village de Noël. Même s'il doit admettre que l'ensemble est joli, James considère que la secrétaire a eu la main un peu lourde en décorant ainsi les lieux. Quand elle lui tend un sablé avec un sourire sincère, il finit par se demander s'il n'est tout simplement pas en train de rêver.

« Comment trouvez-vous la déco ? s'enquiert la femme sans se départir de sa bonne humeur.
— C'est un pari que quelqu'un a perdu ? ose l'agent de terrain. Tanner a cru pouvoir descendre sa bière plus vite que double zéro trois ?
— Le personnel a eu envie d'un peu de couleur pour les fêtes, se justifie Eve. Noël est une période joyeuse et comme tout le monde ne rentre pas, on en apporte un peu ici.
— En soi, l'idée n'est pas mauvaise, remarque Q. Admettez-le, Bond.
— Je ne suis pas convaincu, marmonne le concerné. Le MI-6 n'est pas un magasin ou une salle des fêtes.
— Enfin quelqu'un de sensé, intervient M. Bond, dans mon bureau.
— Monsieur, j'ai quelque chose ... commence le quartier-maître.
— Plus tard, l'interrompt son supérieur. Double zéro sept a un rapport de mission à me rendre. Profitez un peu de la cuisine de Moneypenny, Q. »

Mallory retourne à son bureau, suivi par James qui ferme la porte derrière eux. Il est soulagé de constater que dans cette pièce, au moins, il n'y a ni ampoule colorée, ni sapin, ni le moindre millimètre de décoration.

« J'ignorais que le budget du MI-6 servait à financer Noël, ironise l'agent.
— Aucun centime n'a été déboursé. Ce sont tous des effets personnels.
— Ils y tiennent à ce point ? Je n'ai rien contre les fêtes, Sir, mais le bâtiment donne la sensation d'être dans un grand terrain de jeux.
— C'est ce que j'ai essayé de leur faire entendre mais, pour une raison inconnue, ils ont eu le soutien des autres services. Du moment qu'ils n'oublient pas notre principal objectif, nous pouvons leur accorder ce petit plaisir. »

L'agent ne parvient pas à identifier le sentiment qu'il lit dans les yeux de M. C'est un mélange de mélancolie et de souffrance qui l'intrigue car il est rare de voir le chef du MI-6 être aussi expressif.

« Est-ce que tout va bien, Monsieur ?
— Depuis quand mon bien-être est-il au centre de vos préoccupations, Bond ? Auriez-vous été atteint par tout cet excès ?
— Je ne fais qu'un constatation. Nous savons tous les deux que vous avez un sapin de Noël chez vous, bien garni et lumineux. Pourtant il n'y a rien, ici, pas même le moindre petit objet décoratif.
— Je n'ai pas de comptes à vous rendre. Et je vous prie d'éviter d'entrer chez moi sans mon autorisation. »

Toute courtoisie a disparu. Ils se toisent l'un et l'autre, cherchant à savoir qui perdra le premier ce petit jeu de regards.
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par Haru Nonaka » 06 janv. 2019 - 02:11

Titre : scarabée
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Rita S.
Rating :
Pour les égyptiens, le scarabée signifiait la renaissance. Rita avait toujours pensé que c'était la forme parfaite, élégante, discrète et flamboyante. Au début elle avait été surprise, mais finalement jamais déçue de développer cette forme, c'était parfait pour son métier et ça lui avait permis de surmonter a la force de ses ailes le chemin de la notoriété. Il y avait toujours des réticences à lui ouvrir certaines places, certaines soirée on lui riait carrément au nez. On se fichait de son intelligence, de son dévouement, elle n'était jamais assez bien, du moins jusqu'au jours ou en bonne serdaigle elle avait acquérais par le savoir, par la connaissance des secret, la clé secrete qui ouvrait toute les portes qu'un aholomora n'ouvrait pas.

Elle s'était faite un nom, et avait troqué ses costumes gris pour des couleurs chatoyante, ne s'était plus laissée marcher sur les pieds. Certains disait qu'elle était corrompue et vendue, sensationnaliste. Qu'ils la critiquent, qu'ils médisent, tremblent, cela ne contribuait qu'a faire encore plus entendre sa voix, lire ses articles, lire ses histoires, assoir son pouvoir. De toute manière beaucoup était les même qui avant, quand elle donnait tout sans vague, suivait les règles, l'ignoraient.

Etais ce préférable pour elle , d'être invisible tout le temps? Probablement pas, du moins elle en était convaincue juqu'a ce jours.

Mais maintenant, elle doutait. Confinée dans un bocal de verre, secouée dans les profondeurs d'un sac, prisonnière, probablement bientôt promise a sa perte, elle n'avait pas peur. Pourtant la sale gosse qui l'avait coincée dans une boite, elle allait surement l'exposer pour se venger. Elle risquait de perdre tant de choses, peut-être même qu'on la condamnerais a passer plusieurs mois a Askaban pour ne pas s'être déclarée. Mais étrangement c'était un soulagement d'être démasquée. C'était un soulagement de lire dans les yeux de la fillette qui la défiait qu'elle était reconnue, à l'écouter exposer ses conditions pour sa liberté. Elle était impressionnée, surprise et énervée. Elle perdait le contrôle et pourtant elle avait l'impression que ...Pour les égyptiens, le scarabée signifiait la renaissance. Ce jours la alors qu'elle se remethamorphosa en humaine, Rita songea qu'elle avait aussi oublié de se retrouver non pas l'observateur mais l'observé. Et elle se demanda depuis combien de temps elle n'avait pas pris de temps pour elle-même, elle seule, pas son image mediatique et mondaine.

Si ce talent l'avait aidé à devenir la fameuse Rita Skeeter, etait il temps pour elle d'a nouveau chercher à se metamorphoser a nouveau? qui deviendrait elle cette fois?

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Dedellia
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par Dedellia » 06 janv. 2019 - 02:37

Titre : Derniers moments
Défi stylistique ou scénaristique: scénaristique (L'amitié est au coeur du texte) et stylistique (sans couleur)
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Dominique Weasley
Rating : tout public

Dominique avait enfin terminé ses études à Poudlard. Elle le vivait bien pour l’instant. Certes, elle sentait une pointe de nostalgie, mais rien de plus. Elle avait de l’espoir pour l’avenir et ses années à Poudlard ne lui avait été que bénéfiques. Ses amis semblaient du même avis ou du moins, c’est ce qu’ils démontraient. Les discussions allaient bon train, on pariait sur les résultats des ASPIC des autres, on essayait d’engouffrer le plus de chocogrenouilles, on discutait des métiers possibles… Avec eux, Dominique était comblée, ils la rendaient plus forte, lui donnaient un peu plus de joie chaque jour.

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CotonEcriture
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par CotonEcriture » 06 janv. 2019 - 02:39

Titre : Ode à l'amitié
Défi (scénaristique ou stylistique) : Les deux ; sans couleur + centré sur l'amitié
Fandom : Aucun
Nombre de mots : 475
Personnages : Une jeune fille et sa chienne
Rating : Aucun
Note : Ce texte est juste un pur travail d'écriture sans queue ni tête en terme de logique ou morale. Enfin... Je trouve. Après lorsque j'écris et que la fatigue et la douleur me prend... Ça peut donner des choses étranges...
Le ciel bleu parsemé de nuages d'hiver semblait si paisible dans son épatante dégradation de teintes multiples. Enfin... une illusion utopique présenté sous les yeux des très rares arbres car l'exquise pureté si tempérante et douce était désormais faiblement brisée par les petits jappements enjôleurs d'un chien. Un chien ? Non ! Une chienne. Ressemblant à une louve des montagnes, le museau fouillant dans les fleurs gelées, elle explorait chaque parcelle de son environnement en jouant à bondir dans tous les sens, tel un fauve pourchassant sa proie. Elle poursuivait en effet une jeune fille, elle même courant vers l'horizon éternel de la plaine recouverte de neige. Le vent lui frappant le visage, des flocons parsemant ses habits, elle ne paraissait pas sentir le froid mordant. Les jambes foulant avec rapidité les herbes mortes ou ensevelies sous un rideau de glace, les deux amies s'amusaient, l'une riant de plus bel, l'autre aboyant avec tendresse et excitation.

Elles se talonnaient éternellement, le sourire aux lèvres. Des rires immortels embaumaient l'air et ravissaient le son ambiant. Elles étaient si radieuses avec leurs innocences et leurs coeurs légers ! Si rayonnantes de bonheur... La délicatesse de ce moment les réjouissait. C'était enivrant et si serein à la fois. Cette image si rapide mais tout de même si calme... Si imperturbable... Si immobile...

L'ensorcellement, les voluptés de ce lieu, de ces collines... De ce moment, de cette profonde amitié... Elles se connaissaient depuis la plus tendre enfance toute les deux, ensembles, à jouer ainsi, gravant dans leur mémoire des souvenirs enchantés. Emplies d'une joie éternelle et perpétuelle en cet endroit, elles se remémoraient ensemble chaque passage... Tous les séjours passées ici, à contempler la nature et à batifoler entre les effluves envoûtantes des fleurs ou, en hiver, des sapins.

Le climat pouvait tout aussi bien ébruiter quelques gouttes de pluie comme embaumer le site d'une brise légère. Le soir, le plus souvent en été, la lumière éclairait l'horizon d'un splendide soleil couchant virant en quelques minutes vers le ciel sombre de la nuit, rempli d'innombrables petites étoiles solitaires. Mais le plus beau c'était l'hiver... La saison froide... La saison des neiges et des grêlons. Celle où le risque est là.

Elles étaient semblables à Castor et Pollux, les amis divins... Et savaient l'une envers l'autre verser d'une secrète joie le baume sur leurs coeur lors des tristes ou sombres douleurs. Comment ne pas garder cette affection si magnifique, cette fidélité infaillible ? Car que ça soit pendant la vie comme après la mort, les souvenirs resteront gravés dans leur mémoire. Seul, il est certes toujours plus dur de faire face aux risques mais avec une amitié indélébile et éternelle, plus rien ne leur résiste... Et cela... jusqu'à la fin des temps...
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par Charliz » 06 janv. 2019 - 02:46

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Original
Nombre de mots : 551
Personnages : Alix et Inès
Rating : TP
Alix avait perdu la notion du temps. Elle s’était laissée entrainée par la nostalgie et le quotidien, se focalisant sur le maintien en état de la maison de ses parents. De la maison de son père.

Elle se levait si tôt pour se coucher avec le soleil, et l’hiver ne manquait pas de raccourcir ses journées, mais rester éveillée le soir réanimait les idées noires qui la maintenait au sol. Sa sœur n’était pas restée mais Alix était incapable de lui en vouloir. Si elle parvenait à reprendre sa vie, elle le devait. Au moins une sur les deux à respecter ce que leur mère aurait voulu.

Mais ce matin-là, tout était différent. Si le froid s’était installé depuis longtemps et que l’hiver avait déshabillé les arbres de toute feuille cuivrée, les premiers flocons étaient tombés pendant la nuit. Cette fois-ci, il n’y avait plus de doute : le monde continuait inlassablement de tourner, se foutant bien de la peine et du manque qui déchirait les entrailles d’Alix.

Un nouvel hiver. Le premier sans sa mère, le premier qu’elle ne verrait pas.

Alix s’était laissée aller sur le transat humide, enveloppée d’un plaid, d’une écharpe et d’un bonnet qui ne la protégeait plus des basses températures depuis longtemps. Elle était frigorifiée mais refusait de rentrer : le froid avait parfois des avantages, et aujourd’hui s’était bien le fait d’empêcher les larmes de couler.

Le soleil était déjà bien haut dans le ciel et la neige avait commencé à fondre lorsque la porte vitrée derrière elle coulissa. Alix se figea, s’attendant à entendre la voix de son père, un peu trop détachée, mais il n’en fut rien.

« Hey. »

Cette voix… Elle lui disait vaguement quelque chose mais semblait plus mure. Alix se retourna d’un seul coup.

Le visage lui donna le même sentiment : elle reconnut la jeune femme qui avait à peu près son âge à travers un voile fin. Son nom, les lieux qu’elles avaient côtoyés ensemble ; tout restait flou.

« Tu te souviens de moi ? Inès. »

Inès…

Alix fondit en larmes.

« Hey…
- Excuse-moi… Excuse-moi, c’est que… En fait je ne sais pas pourquoi je pleure. »

Inès éclata de rire, s’accroupissant à côté d’elle pour essuyer ses larmes.

Elle l’avait rencontré au primaire. Ou peut-être même en maternelle… Jusqu’à leur 16 ou 17 ans, elles avaient passées leurs étés ensemble et puis s’étaient naturellement éloignées l’une de l’autre.

Pourtant, après tant d’année, Alix avait réussi à oublier son existence, et Inès était la seule amie à lui rendre visite.

« Je suis rentrée pour Noël, j’ai appris pour… Toutes mes condolé-
- Ne dis pas ça, s’il te plait.
- Oh…
- Je déteste. Je les trop entendu, et ça ne veut rien dire. Tu es désolée, comme tout le monde. »

Inès se tue, sourit. Et Alix se sentit rougir de honte.

« Excuses-moi.
- Y a aucun soucis, bichette. »

Bichette… Alix pouffa sous la surprise, essuyant ses larmes et son amie sembla en tirer une profonde fierté.

« Qu’est-ce que tu deviens ? souffla-t-elle pour se faire pardonner.
- Pas grand-chose… J’ai fini l’an dernier mon master d’urbanisme, j’ai travaillé un an dans un Fast-Food pour mettre de côté, et je pars faire un Tour du Monde mi-janvier. »
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 5 Janvier

Message par Dedellia » 06 janv. 2019 - 02:48

Titre : Attente
Défi scénaristique : amitié au coeur du texte
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Victoire Weasley
Rating : tout public
Victoire attendait le train rouge qui ramènerait sa sœur de Poudlard. Leurs relations étaient tendues depuis deux ans, depuis qu’elle avait volé le badge de sa sœur. Elle s’en voulait, mais n’avait jamais été capable de dire qu’elle était désolée. Il fallait qu’elle change tout ça. Elles avaient été si proches, avant, elles avaient été bien plus que des sœurs. Des confidentes, des amie… Elle vit le train se rapprocher, puis s’arrêter. Son cœur battait si fort que les autres devaient l’entendre. Elle n’avait dit à personne qu’elle serait là… Juste au cas où elle n’en aurait pas la force.

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