[Textes] Nuit du 28 juillet

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Eve
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Eve » 28 juil. 2018 - 22:44

Titre : Inch'Allah
Thème (écrit ou image ou musique) : Musique
Fandom : Original
Nombre de mots : 100
Personnages : Layla
Rating : TP
Layla regarda les palmiers s’éloigner. Eux qui semblaient si grands lorsqu’elle s’abritait sous leurs ombres, ne mesuraient maintenant que quelques centimètres. Bientôt ce ne seront plus que des points sur l’horizon. Ces palmiers immenses sous lesquels elle s’amusait gamine auront disparu et elle ne les verrait plus. Elle partait. Elle quittait son pays et ses palmiers. Elle ne voulait pas partir mais elle le devait. Son pays n’avait plus rien à lui offrir et son seul espoir se trouvait ailleurs. Elle ne savait pas encore où, mais ce n’était pas chez elle. Mais un jour, c’était certain, elle reviendrait, Inch'Allah.
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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Lyssa7 » 28 juil. 2018 - 22:44

Titre : L'invisible
Thème (écrit ou image ou musique) : Invisible
Fandom : HP
Nombre de mots : 267 mots
Personnages : Dominique Weasley
Rating : /
Dominique baisse les yeux et attend la réaction de son oncle Charlie. Elle l’a fait. Elle a tout déballé. Des brimades quotidiennes de James au départ de Victoire dans un institut pour les pathologies psychologiques sorcières. Tout, elle a tout dit. Parce qu’il est le seul à l’avoir réellement vu. Le seul qui a bien voulu prendre le temps de l’écouter.

Deux mois qu’elle l’a rejoint en Roumanie. Deux mois qu’elle se sent bien mieux ici qu’en Angleterre. Deux mois qu’elle crève d’envie de lui balancer ce qu’elle a sur le coeur. Deux mois qu’elle ne veut qu’une seule chose. Ne plus jamais rentrer. Et exister. Exister. Enfin. Pour elle-même et par elle-même.

Charlie se racle la gorge, perturbé. Sa main vient caresser sa barbe mal rasée. Il boit une gorgée de whisky et une ride se forme sur son front. Elle le supplie de ne rien dire à ses parents. De ne surtout pas leur dévoiler qu’elle leur en veut pour tout cela. Pour ne pas avoir compris comme ils auraient pu, comme ils auraient dû le faire depuis longtemps. Pour ne pas avoir ôté leur œillères. Ils sont comme tous les autres. Comme tous ceux qui ont vécu la guerre. A part lui, à part Charlie. Ils se complaisent dans un bonheur préfabriqué. Mais Dominique, elle, tout ce qu’elle veut c’est avancer. Ne plus définir son existence par ce simulacre de vie. Ne plus être le vilain petit canard, la brebis galeuse du troupeau. La maladroite. L’empotée. La cadette. L’entre-deux. L’adolescente qui se cache derrière une frange mal coupée. L’idiote qui se laisse gentiment maltraiter.


L’invisible sur les photos de famille.
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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Caroliloonette » 28 juil. 2018 - 22:46

Titre : Disparaître
Thème (écrit ou image ou musique) : invisible
Fandom : HPF
Nombre de mots :
Personnages :Scorpius Malefoy/Albus Potter
Rating : Tout public
La dernière demi-heure du cours lui parut durer une éternité. Il se demandait comment Weasley allait se servir de cette information pour l'humilier un peu plus.
Dans son malheur il avait appris quelque chose, Weasley aimait jouer ! Il l'avait sous-estimée. Il ne la croyait pas capable de monter un tel plan. Elle cachait bien son jeu sous ses airs de Gryffondor insoupçonnable. Il ne s'y tromperait pas à deux fois ! Foi de Serpentard ! Malgré la situation inconfortable dans laquelle il se trouvait actuellement il était heureux d'apprendre qu'elle pouvait être une adversaire redoutable. Cela annonçait de palpitants duels entre eux pour les prochaines années. Weasley avait toujours été un grand mystère pour lui. Il était parfois difficile de croire qu'elle était la cousine d'Albus, ou même de James, tellement ils étaient différents. Scorpius avait en tête plusieurs idées à lui soumettre pour ajouter du piment à leurs échanges et surtout tester ses talents de joueuse. Jusqu'où pourrait-il la pousser ? Il avait hâte de le découvrir.

Mais pour l'instant son unique souhait était de rapetisser pour pouvoir disparaître de ce cachot en toute discrétion.
Il songeait avec regret que ce n'était pas faisable ou du moins pas forcémennt conseillé, lorsqu'il se rappela qu'Albus avait une cape d'invibilité, héritée de son père. Devenir invisible les prochaines semaines parraissait la solution adaptée à son problème.

Il se touna vers son meilleur ami qui comprit rapidement que le jeune Malefoy avait une requête à lui faire.
- C'est non Scorpius ! murmura-t-il.
- Mais, tu ne sais même pas ce que je vais te demander,
s'indigna Scorpius un peu trop fort qui lui attira un regard noir du professeur.
-C'est non quand même ! Estime-toi heureux, je t'évite de gaspiller de la salive inutilement, conclut-il en lui adressant un clin d'oeil.

Décidément les cousins Potter/Weasley s'étaient bien accordés pour lui pourrir sa journée.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Carminny » 28 juil. 2018 - 22:47

Titre : Guide pour l'invisible
Thème (écrit ou image ou musique) : écrit (invisible)
Fandom : Harry Potter (UA même si ça ne se remarque peut-être pas)
Nombre de mots : 605
Personnages : Ann Roberts (OC), Severus Rogue, Rebecca (OC), un moldu
Rating : -12 (mais je suis pas tout à fait sûre pourquoi)
Ann détestait les moldus. Oh, elle ne voulait pas les tuer, loin de là. En réalité ils lui étaient complètement égal tant qu’elle n’avait pas à les rencontrer. Quoique non, elle n’avait rien contre les moldus en personne. Mais elle détestait le monde moldu. Voilà, c’était surtout ça. Il lui paraissait tellement désordonné et compliqué. A chaque virage de nouveaux obstacles se présentaient à elle. Et en plus tous ces obstacles lui restaient invisibles.
Elle avait appris à compenser avec sa magie tout ce qu’elle n’était plus en capacité de faire physiquement. Avec des limites malheureusement. Mais Severus l’aidait beaucoup. En corrigeant les copies de Défense par exemple. Ou en lui offrant un chien.
Invisible à ses yeux, Rebecca attendait patiemment qu’elle se décide enfin de traverser cette route. La labadoodle que lui avait offert le maître des potions ne portait pas encore de collier enchanté comme Ann l’avait rendu obligatoire à Poudlard. Elle n’aimait pas les animaux moldus. Surtout les chats qui traversaient son chemin sans prévenir. D’où les colliers magiques pour les repérer. Mais Severus lui avait expliqué qu’elle devrait passer cette épreuve sans magie. Juste au cas où.
– Viens, l’encouragea Severus Rogue. Nous allons être en retard.
Rebecca battait de la queue contre ses jambes. Ann acquiesça lentement et resserra sa prise sur la laisse puis sur le bras de son ami. La route n’était qu’un obstacle de plus à passer. Elle pouvait avoir confiance en Severus. Il ne voulait pas mourir écrasé sous une voiture.
Ann trébucha par-dessus le trottoir invisible. Severus la rattrapa juste à temps. Elle détestait marcher dans le monde moldu. Les rues étaient plates chez les sorciers.
– Tu aurais pu me prévenir, accusa-t-elle son ami.
– Oui.
Ann fut tentée d’utiliser la légilimancie pour chercher ce qu’il avait derrière la tête. Ou du moins pour pouvoir éviter le prochain lampadaire. Tant pis pour le repos. Tant pis pour le cas où. Dans l’épreuve du centre d’éducation pour chien d’aveugle, elle lirait les pensées de l’examinateur pour esquiver les obstacles invisibles. Tant pis pour Severus. Rebecca la soutiendrait une fois qu’elles se connaitraient, une fois qu’elle lui ferait confiance.
Severus l’arrêta. Probablement devant un de ses bâtiments qui sortaient de nulle part pour que vous fonciez dedans. Ann fusilla la maison de son regard vide. Rebecca s’était assise tout près contre ses jambes. Le maître des potions appuya sur la sonnette. Quelques instants plus tard la porte fut ouverte. Un moldu, l’examinateur en chef, apprit Ann grâce à une petite excursion dans ses pensées, se présenta et les mena dans une pièce complètement inexistante et partit dans un dialogue qu’Ann essaya de suivre sans succès. Trop de mots sans sens. Trop de réalité sans existence. Pas assez de vision, d’orientation. Trop de bruits, trop de paroles, trop de nouveaux parfums.
Ann vacilla sur la chaise sur laquelle on l’avait fait s’asseoir. Une chaise invisible. Elle aurait tout aussi bien pu voler si elle ne savait pas pertinemment qu’il fallait de la magie pour cela. La sorcière avait été fière de son sens de l’équilibre jusqu’à maintenant. Mais tenir droit lorsqu’on sait comment est la pièce et dans un endroit complètement étranger, inexistant, ce n’était pas la même chose.
Inconsciemment elle se mit à caresser Rebecca. La chienne était restée à ses côtés alors que Severus parlait avec le moldu. Elle n’avait même pas envie de lire les pensées du moldu. Trop de données, pas assez de données. Interprétation impossible. Au moins elle savait où était Severus. Et Rebecca. La labradoodle lui lécha la main. Ann lui esquissa un sourire. Elle allait compter sur elle pour la guider dans l’invisible.
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dreamer
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par dreamer » 28 juil. 2018 - 22:48

Titre : Invisible
Thème : écrit
Fandom : hp
Nombre de mots : 512
Personnage : Neville Londubat
Rating : Tout public
« Eh, Harry ! Regarde un peu ce balai ! s’exclama Ron en montrant d’un air béat une page du Quidditch Magazine de mars.

- Les garçons, vous devriez finir vos devoirs avant de vous distraire ! Ron, je t’assure que je ne relirais pas ta rédaction de potions si tu ne la finis pas ce soir. Il est hors de question que je prenne du retard dans mes cours à cause de vous deux.

- Oh, s’il te plaît, Hermione, accorde-nous une toute petite pause. On est en train de travailler depuis qu’on est revenus de la Grande Salle, et il est déjà vingt et une heure !

- C’est fou comme cette fille se prend pour la mère de Harry et Ron, souffla Lavande à Parvati, assises un peu plus loin.

- Où sont passés Dean et Seamus ? s’enquit alors Ron.

- En retenue, répondit Hermione avec une moue désapprobatrice. Le professeur Rogue a en plus retiré 30 points à notre maison pour l’explosion de leur chaudron. Ça risque d’être compliqué à rattraper.

- Les pauvres, fit Harry. Etre en retenue avec Rogue, ça doit réellement être la plaie.

- Pire que d’aller dans la Forêt Interdite, renchérit Ron avec compassion. Tu pourrais me prêter ta plume, Hermione, s’il te plaît ? »

Les bavardages insouciants des élèves de Gryffondor se poursuivirent tranquillement. Le trio alternait des moments de sérieux et de distraction, tandis que les pipelettes à gauche de Neville ne cessaient de critiquer les élèves présents dans la salle commune.

Tous les élèves, sauf lui. Neville n’était pas souvent cité dans les conversations. Il n’était d’ailleurs que peu invité à y participer lui-même. Hermione, Ron et Harry avaient acquis une dynamique particulière qui leur convenait parfaitement. Dean et Seamus se suffisaient à eux-mêmes. Quant aux autres filles de son année, Neville n’espérait pas réellement nouer de relation avec elles, tant leurs préoccupations semblaient éloignées des siennes.

Et pourtant, il ne pouvait s’empêcher de se sentir seul. Isolé. Invisible.

Les seuls moments où on lui accordait de l’attention étaient quand il faisait preuve d’une maladresse exceptionnelle.

L’adolescent se demanda, ce soir-là, dans sa salle commune, alors qu’un livre de Botanique reposait devant ses yeux, si sa vie serait toujours ainsi. Bien sûr, tout n’allait pas mal. Il avait toujours Trevor, son fidèle crapaud, bien qu’un peu fugueur, pour lui tenir compagnie. Il avait la Botanique qui continuait de le faire rêver, malgré le fait que sa grand-mère le décourageait vivement de poursuivre cette matière après les BUSEs. Il avait encore ses parents, bien que ceux-ci n’aient jamais prononcé son nom de vive voix lors d’une de ses visites à Sainte Mangouste.

Oui, Neville avait beaucoup de choses auxquelles il tentait de se raccrocher. Mais, honnêtement, tout cela était bancal, et il était dur de ne pas penser à toutes ces choses qu’il n’avait pas, et à toutes ces choses qu’il ne serait sans doute jamais. Un ami. Un confident. Un major de sa promotion. Un fils que l’on affectionne. Un Botaniste ou un Auror, comme ses parents. Un modèle.
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Charliz » 28 juil. 2018 - 22:49

Titre : Tu t'amusais à terrasser l'cuistot, tu l'as mis à l'eau !
Thème (écrit ou image ou musique) : Invisible
Fandom : Anastasia
Nombre de mots : 920 mots
Personnages : Anya/Anastasia, Dimitri
Rating : /
« Qu’as-tu ? »

Tu t’étires et tu bailles. Ton corps sublime se découpe sous le drap, tout en élégance, avec tes longs cheveux rouges étalés sur les draps blancs. Et puis juste derrière ton oreille, presque invisible, l’extrémité la cicatrice qui a faillit nous prendre notre vie, en plus de tes souvenirs.
Tes paupières papillonnent et je pose la main sur ta joue. Ta joue d’albâtre, si douce…

Comment ai-je fait pour t’avoir ? Est-ce un rêve ?

« Cesse donc de m’observer ainsi… ris-tu en tirant le drap sur ton doux visage.
- Cesse donc de te cacher ! »

Je te découvre et t’embrasse. Tes lèvres ont la volupté d’un nuage et alors, je me rassure. Cette nuit a bel et bien existé. La preuve brille même à ton annulaire…
Et moi, je suis le plus heureux des hommes.

« C’est si gênant… souffles-tu contre ma peau.
- Tu es gênée ?
- Non, je suis plutôt… C’est tout nouveau. Toi et moi, et… »

Tu n’oses pas poser des mots sur ce que nous avons fait, mais je n’en ai pas besoin. Je glisse la main sur ton ventre et savoure le rougissement de tes joues.

« Anya, nous deux, ce n’est pas nouveau…
- Que veux-tu dire ? »

Tu m’observes comme un fou, mais je ne le suis pas. Mes doigts frôlent la cicatrice cachée sous tes cheveux et je soupire de frustration.

« Tu as oublié ton enfance, mais ce n’est pas mon cas. »

Dans tes yeux, je lis que tu comprends. Nous nous sommes connus il y a longtemps, retrouvé il y a peu. A l’époque, je n’étais qu’un simple employé au palais. Nous n’aurions jamais dû nous parler et pourtant…

« Tu as toujours eu mauvais caractère.
- C’est faux. C’est toi qui prends mal les remarques !
- Anya, tu as toujours eu mauvais caractère… Tout le palais tremblait à l’idée dans l’attente de ta prochaine colère. Tu étais intenable, jalouse de tes sœurs et de ton frère, maladroite…
- Je me demande comment tu as fini par m’épouser. On pourrait croire que je t’ai forcé. »

Tu es vexée et ça m’amuse. Ça, c’est tout nouveau pour moi… Ou alors, c’est juste l’ambiance exaltante de notre lune de miel qui me rend moins susceptible. Nous aurons bien assez de toute notre vie à deux pour affronter nos esprits butés.

« Tu étais aussi rayonnante, joueuse, libre… Je ne voyais que toi. »

Cette fois, un sourire accompagne ton rougissement et je manque de t’embrasser. Pas encore.

« C’était un après-midi d’été. Le soleil ne s’était pas couché depuis trois jours à Saint Pétersbourg et tu avais eu du mal à dormir à cause de la luminosité permanente. Tu étais sur les dents et tes cris avaient résonnés jusqu’aux écuries ! Ton précepteur avait abandonné de faire quelque chose de toi et tu as fuis dans le jardin. J’étais en train de tailler un arbuste et… Tu t’es assise sur le banc, juste à côté, et tu t’es mise à pleurer.
- Pleurer, moi ? Me prendrais-tu pour une fille ?! »

Ma main remonte d’un seul coup sur ton sein et tu te figes, le regard sombre. Ce simple geste me retourne le cœur et j’envisage de te faire l’amour, à nouveau.
Mais pas encore.

« Tu étais toute petite encore et tu avais les cheveux si longs que même tressés, ils trainaient presque sur le sol ! J’ai osé te parler, Anya, et tu étais apeurée.
- Moi ?
- Oui, toi. Je n’étais qu’un roturier et toi, Grande Duchesse ! Tu m’as regardé comme si j’étais fou, et puis tu as menacé de demander à ton père de me faire exécuter.
- Quoi ?! »

J’éclate de rire malgré moi. Si à l’époque j’avais su ce que nous réserverait la vie.

« Tu n’y allais pas par quatre chemin ! Mais j’avais déjà mon caractère aussi.
- Allons bon.
- Je t’ai dit que j’avais le pouvoir de te faire rire. Et tu ne m’as pas cru.
- Aujourd’hui encore, je suis sceptique.
- Oh, Anya, tu avais tort. Et je peux te prouver qu’aujourd’hui encore tu as tort.
- Non merci, continue.
- Je t’ai proposé de faire une blague au gros Cuistot français qu’avaient embauché tes parents ! Tu le détestais, tu détestais la cuisine raffinée.
- C’est toujours le cas.
- J’ai couru jusqu’à la cuisine, j’ai crié que tu étais en danger et il m’a suivi au pas de course dans la cour. Je lui ai dit que tu étais tombée dans la fontaine et que tu étais en train de te noyer ; il s’est penché pour tenter de t’apercevoir mais bien sûr, tu étais invisible ; et tu lui as fait peur en arrivant derrière lui, saine et sauve. Il est tombé dans la fontaine la tête la première.
- C’est très immature.
- Nous étions des enfants ! Je t’ai prise par la main et nous avons fuit dans les jardins… Je me suis prise la punition de ma vie, ce jour-là… Mais j’ai aussi reçu un cadeau très spécial. Tu m’as embrassé Anya.
- Tu devais délirer…
- Non, non. Tu m’as embrassé juste ici, sur la joue. »

Je me penche et pose mes lèvres sur ton visage. Frissonne.

« J’aimerais tant me rappeler de tout ça, Dimitri. Le palais, ma famille, toi…
- Je te raconterais tout. Et peut-être qu’un jour, tout te reviendra. »
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flodalys
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par flodalys » 28 juil. 2018 - 22:50

Titre : rencontre mythique
Thème écrit : invisible
Fandom : original -Isméria
Nombre de mots : 263
Personnages : Guérald (arrière grand père de Khiana)
Rating : tous public
Lorsqu’il était enfant, le jeune prince Guérald était fasciné par la déesse, son ancêtre et par l’animal totem de cette dernière. Il voulait tant comprendre le fonctionnement de cette magie divine. Un jour, alors qu’il devait avoir cinq ou six ans, après la séance d’étude avec sa mère, il s’esquiva et tenta une expédition jusqu’à la pierre dans la forêt voisine.
Guérald était aventureux, était intrépide et ne voyait pas le danger. Il étudia la marque sur la pierre, la même marque qui ornait son épaule et aussi l’épaule de sa petite sœur.
— La patte du Grulwak, murmura-t-il.
Afin de mieux la voir il monta sur la pierre. Guérald glissa et sa tête heurta le sol. Guérald était inconscient.

Le gardien de la pierre vit le fils d’Ismé en fâcheuse posture, la déesse lui avait confié la mission de veiller les siens. L’animal légendaire, généralement invisible, s’approcha, souffla sur le visage de l’enfant, la magie divine permis au garçon de reprendre ses esprits.
La première chose que vit alors Guérald fut l’animal mythique. Il se sentit alors tellement privilégié. Personne jamais n’avait vu l’animal, il était invisible, certains même remettait en cause son existence, prétendant que ce n’était qu’un mythe.
L’animal laissa l’enfant encore étourdit, se hisser sur son dos pour le conduire aux portes du village. Guérald entra seul dans le village.
Après la pluie de remontrances qui s’abattit sur lui, il raconta son aventure, mais personne ne cru en sa rencontre avec l’animal divin, pour d’aucun cet animal relevait du mythe, mais Guérald savait qu’il avait bel et bien vu l’invisible.
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Mary-m
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Mary-m » 28 juil. 2018 - 22:52

Titre : Pas toujours facile d'être la petite-fille de l'empereur !
Thème : Image
Fandom : original
Nombre de mots : 448
Personnages : Astrea, l'empereur Hector.
Rating : /
— C’est ton devoir !
— Non Avitus, c’est le tien !
Astrea se mord l’intérieur de la joue. Elle déteste être la petite fille de l’empereur, elle déteste devoir être présente à chaque événement, ce qu’elle préfère s’est quitter en douce le palais et se rendre dans le village, là où sont entassés les petites gens. Là où elle se sent à sa place. Vivre là-bas avec ses parents lui manquent et eux aussi. Ils sont partis trop vite, trop jeunes.

L’empereur a quitté sa chambre depuis dix minutes lorsque sa dame de compagnie vient l’habiller pour le bal. Généralement, elle aime discuter, là, elle se contente de grognement.
Pour éviter à la domestique de se faire fouetter par sa supérieur, Astrea se laisse faire. Elle se laisse tresser les cheveux en épis, elle lui laisse farder ses yeux de noir, et accompagner sa longue robe blanche de lourds bijoux.

[…]

Assise à côté de son grand-père, Astrea retient difficilement un bâillement. Elle est mal à l’aise assise sur ce trône et les sandales lui font mal aux pieds. Elle préfère marcher pieds nus.
A moitié endormie, elle écoute l’empereur lui expliquer le rôle qui, il l’espère lui reviendra dans quelques années.
Ce qu’il ne sait pas, c’est que Astrea, elle, rêve de rendre le pouvoir aux peuples, de les laisser choisir leur dirigeant comme leurs lointains ancêtres terriens. Mais ça, elle ne le dit pas. Il n’est pas bon de parler de ces choses-là surtout avec les ennemis de son grand-père qui rodent autour d’eux. Il est souvent impossible de savoir qui est un vrai allié, d’un faux qui cherche juste à se rapprocher suffisamment pour faire tomber le vieil empereur.

— Princesse Astrea, vou...voulez-vous danser ?
Pendant que l’empereur glousse d’amusement, Astrea tourne la tête vers le jeune homme qui vient de stopper ses rêveries. Elle n’arrive pas à l’identifier. Comme le veut le protocole, il ne la regarde pas dans les yeux, le genou sur le sol, il attend la main tendue vers elle qu’elle accepte ou refuse son invitation. Elle tourne la tête vers le reste de la salle. Tout le monde a la tête tournée vers l’imprudent, qui a osé transgressé le protocole, même si ce soir, le bon peuple peut parler en premier à l’empereur et à sa petite-fille, ce n’est pas toujours le cas. C’est souvent bien compliqué.

Astrea jette un rapide coup d’œil à son grand-père qui lui sourit. A côté de lui, se tient droit comme un I son bras droit, Bacus, qu’elle ne supporte pas.
— Relève-toi, murmure-t-elle à l’inconnu, qu’elle identifie rapidement comme un apprenti politicien, élève du grand Auguste, excellent Tribun qui défend avec intérêt le peuple qu’il représente.
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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par WarmSmile » 28 juil. 2018 - 22:54

Titre : Numéro 10
Thème (écrit ou image ou musique) : écrit
Original
Nombre de mots : 135
Personnage : Le numéro 10 du clan
Rating : /

Tandis qu'il fixait de nouveau l'affiche, il pensa à l'éléphant invisible qui concernait toujours le clan depuis deux dizaines d'années. Cette affiche aurait aussi interpellé Ambre. La colère monta de nouveau, pourquoi son ami l'avait-il abandonné ? Jamais il n'avait compris cette trahison.

Et jamais il n'avouerait la vérité, que la colère masquait sa peine. Après avoir de nouveau frappé le sol du pied, l'homme décida d'arrêter de se mentir à lui-même. Etre au cinéma sans Ambre ce soir n'avait pas le même goût qu'au cours de leurs nombreuses sorties.

L'homme décida soudainement de se rendre à la maison d'Ambre et Alaric qui était aussi un peu le centre de la vie du clan. Il savait qu'un repas devait avoir lieu ce soir et il avait décliné mais rien ne lui interdissait de changer d'avis.

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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par AlwaysLS » 28 juil. 2018 - 22:54

Titre : Jalousie
Thème (écrit ou image ou musique) : Invisibilité
Fandom : HP
Nombre de mots : 273
Personnages : les Evans
Rating :tout public
Il n’y en avait que pour elle. C’était injuste. Tous les regards se portaient sur elle. Elle était au centre de l’attention, et au cœur de toutes les attentions. On lui demandait comment elle allait, ce qu’elle faisait… Assise en face de sa sœur cadette, Pétunia Evans serrait les poings. Son estomac se contractait affreusement sous le coup de la jalousie, de la haine. Elle fixait sa sœur, amère. Ça se voyait qu’elle aimait ça, être sous les feux des projecteurs. Elle souriait, parlait vite, riait beaucoup avec tout le monde. Ce rire bourdonnait désagréablement aux oreilles de Pétunia. C’était l’anniversaire d’Ivy Evans, et comme chaque année, en été, toute la famille proche était invitée : grand-maman Violaine, la tante Marguerite, l’oncle Arthur… Et ce moment correspondait aux retrouvailles avec sa petite sœur. Elle voyait son père, Connan, rayonner. Il était tellement fier de sa Lily-Jolie : il lui ébouriffait affectueusement ses cheveux roux avant de resservir son frère en vin. Sa fille chérie était talentueuse, brillante, belle, drôle, gentille et réussissait dans ses études. A l’image de sa grande sœur d’ailleurs, mais ça tout le monde l’avait oublié. C’était tellement merveilleux d’avoir une sorcière dans la famille, n’est-ce pas ?
Mais ils étaient tous aveugles. Aveugles car ils ne voyaient pas Lily comme Pétunia la voyait. Telle qu’elle était vraiment. Un monstre. Ignoble et dangereux. Mais non, elle les avait ensorcelés, telle une sirène. Mais Pétunia n’était pas dupe. Mais personne ne l’écoutait. Personne ne voulait entendre la réalité. Lily était tellement lumineuse… A côté d’elle, Pétunia était terne, insipide. Pour sa famille, pour tout le monde, Pétunia Evans était devenue invisible.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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Fleur d'épine
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Fleur d'épine » 28 juil. 2018 - 22:54

Titre : La danseuse orientale
Thème : musical (Dalida)
Fandom : Original
Nombre de mots : 103
Personnages : /
Rating : Tout public

Le bassin ondule comme les vagues déchaînées ; il se retrouve en Méditerranée. Il pourrait boire la tasse s'il plongeait, mais il tomberait à leurs pieds fatigués, tatoués au henné. Au sommet de la jupe en satin, la ceinture fait claquer doucement les sequins ; il se bouche les oreilles - c'est le chant des Sirènes. Pour éviter le naufrage, il s'apprête à lever le voile, qui se transforme instantanément en ailes d'Isis. Impossible de prendre le large. Un soleil éclatant au milieu de la nuit profondément noire. La danse orientale, c'est tout aussi fatal que la mort.





Titre : Sombrals
Thème : Invisible
Fandom : HP
Nombre de mots : 147
Personnages : Sombrals
Rating : Tout public

Nous vivons à deux pas ; vous ne le saviez pas.
Nous sommes ces êtres invisibles que personne ne remarque.
Pour mettre fin à la malédiction, il faudrait avoir assisté à l'horreur.
Avoir regardé la mort en face.
Nous sommes les Sombrals.
Ces chevaux ailés et maigrichons que vous préféreriez ne jamais pouvoir ne serait-ce qu'entrevoir.
A la tête de dragon. Aux ailes de chauve-souris.
A l'apparence cadavérique.
Nous sommes des êtres effrayants.
Notre regard est vide. Mais à notre simple vision, le deuil finit par vous rattraper. Vous ne l'avez pas oublié. Si c'était le cas, nous ne serions pas là.
Ne cherchez pas.
Nous sommes des animaux de malheur.
Maudits, sur plusieurs générations.
C'est notre fardeau.
A notre nom sont associées plusieurs superstitions.
Nous vous avons tant inquiété et pour cela vous nous avez chassé ; c'est notre punition.
Pour des résolutions culturelles hautes en couleur :
Mon défi ciné III - Mon défi spectacle II

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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par The Night Circus » 28 juil. 2018 - 22:55

Titre : Invisible
Thème (écrit ou image ou musique) : Invisibilité
Fandom : /
Nombre de mots : 199
Personnages : /
Rating :tout public
Elle avait toujours été invisible et muette
Ni jolie, ni laide, juste assez banale pour passer inaperçue.
Sans asymétrie, sans harmonie.

Jusqu'à ce que lui la voit ; elle ne s'était jamais expliqué comment il avait pu poser les yeux sur cette petite carapace de vent sans regarder directement au travers. Il avait mit du rouge à ses joues, donné du rythme à son cœur et des étincelles à ses yeux.

Elle avait toujours été si lointaine, elle pensait ne jamais pouvoir être affectée par le monde ; témoin silencieux elle observait les hommes en croyant les comprendre et les connaître. C'était peut être la seule trace d'orgueil qu'elle possédait : connaître les hommes a force de les regarder.

Elle se rendit compte de la plus amère façon qu'observer n'était pas vivre, ni comprendre : elle n'avait pas saisit l'obscurité dans son sourire, l'instabilité sous ses paupières, la violence dans la tension de ses mâchoires.

Aujourd'hui, elle n'était plus invisible, et c'était bien lui qui lui avait donné des couleurs le bleu sur son menton et ses bras, l'écarlate dans sa bouche et dans ses yeux, lors qu’avec ses poings il soulageait sa rage.

Plus invisible, mais toujours muette.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par BellaCarlisle » 28 juil. 2018 - 22:56

Titre : Le mal du pays
Thème (écrit ou image ou musique) : Musique
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 612
Personnages : Erik Iversen (OC)
Rating : Tout public
L’appartement est ce qu’il y a de plus neutre. Chaque pièce est meublée mais il n’y a aucune décoration aux murs, rien de plus que des cadres vides qu’Erik ne remplira pas. Assis sur son canapé, une bouteille vide à ses côtés, il ressasse ses multiples erreurs. Il est rongé par les regrets et par tout ce qu’il n’a pas fait depuis des années. Son premier faux pas a été de ne pas retenir Maisie lorsqu’elle a quitté la maison, lorsqu’elle a fui leur famille pour s’établir en Écosse. Puis il a enchaîné les catastrophes, sans pouvoir se rattraper, sans être capable de réparer ses fautes. Il a abandonné Daisy alors qu’elle avait besoin de lui, alors qu’elle n’était pas préparée à cet avenir lugubre qui s’annonçait. Au lieu de la soutenir, il lui a tourné le dos alors qu’elle est le dernier souvenir de sa jumelle.

Maisie, Hedvig, Daisy. Trois femmes qui comptaient mais qui ont chacune porté le poids de son incompétence. La première est morte, la seconde a disparu et la troisième est perdue dans une quête ancienne. Deux sœurs et une nièce. Des femmes fortes, indépendantes, mais qui ont souffert à cause de la magie et des dieux. C’est Daisy qui lui a fait le plus de mal, quand elle lui a affirmé qu’elle ne lui reprocherait pas son absence de soutien, quand elle a franchi la porte de son appartement en lui souhaitant de trouver le bonheur. Elle n’a pas seulement ravivé en son cœur la douleur de la perte de Maisie mais elle a aussi ouvert en lui une ancienne plaie.

Dans ses mains il y a une lettre froissée, lue et relue tant de fois. C’est une réminiscence de son passé, un souvenir étrange qui ranime en lui des émotions éteintes. Le visage d’Harald flotte dans ses pensées, si net alors qu’il ne l’a pas vu depuis si longtemps. Il s’est contenté de lui écrire une lettre qui dévoilait ses sentiments et qui lui offrait ses adieux avant de décider de ne jamais plus le revoir. Mais il faut croire qu’il lui manque toujours même après tout ce temps. Harald a été son premier amour, le seul d’ailleurs. Celui qui faisait passer les aurores boréales pour des beautés éphémères, celui qui l’a conduit à enfreindre des règles pendant leur scolarité à Bergen, celui qui le poussait à aller toujours de l’avant.

Les larmes coulent sur les joues d’Erik pendant qu’il se souvient de tous leurs instants en commun. Que la Norvège lui semble être à l’autre bout du monde, alors qu’il lui suffirait d’un transplanage pour s’y rendre. C’est son pays, son point d’ancrage, celui qui recèle tout ce à quoi il tient. Il ne se sent pourtant plus digne d’y retourner, comme si son sang s’était vidé de tout ce qui le rattachait à cette terre qu’il aime tant. Il a trahi tout le monde en baissant les bras, en se persuadant qu’il n’est pas concerné par les ennuis de sa famille. Comme si son erreur avec Maisie ne lui avait pas permis de comprendre qu’il a un rôle à jouer en protégeant la dernière pièce du plan cruel d’un dieu trop fou.

Un rire étouffé franchit ses lèvres. Il peut dire adieu à tout, il n’est qu’un imbécile. Adieu à sa famille, adieu à son amour brisé, adieu à son pays qui lui est si cher. Un adieu définitif qui ne ferait de mal à personne puisqu’il n’y aura que son propre esprit pour le pleurer. Loin des yeux et loin du cœur, loin des sentiments et des souvenirs, loin du monde qui le blesse et loin du destin qui anéantit les siens.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Haru Nonaka » 28 juil. 2018 - 22:57

Titre :
Thème (écrit ou image ou musique) : musique
Fandom : HP
Nombre de mots : 370
Personnages : Neville
Rating :
Il regardait l’ombre des carreaux s’effacer et réapparaître sur le sol dallé au grès du ballet de la lune et des nuages. Tout était plus calme ici, la réception commençais à l’étouffer alors il s’était éclipsé pour admirer les magnifique jardins. Ici il était invisible, perché sur le balcon ouvragé il échappait au regards curieux des autres invités. Neville supportait vraiment mal la notoriété qu’il avait gagné suite a la bataille de Poudlard, mais il n’avait pas pu refuser l’invitation de la plus grande botaniste égyptienne de sa génération. Mais en contrepartie il devait se plier à toutes les demandes du ministère de la magie et enchainait les réceptions depuis son arrivée. Il était épuisé, la chaleur caniculaire qui bercail les nuits du Caire n’aidaient pas, et puis Hannah n’était pas là, il aurait voulu pouvoir partager cette vue avec elle. Cela ne faisait que six mois qu’ils se fréquentaient autrement qu’en amis, mais Neville n’avais jamais été aussi heureux dans sa vie que lorsque la jeune femme avait couru derrière lui un soir, abandonnant son poste pour le rattraper alors qu’il quittait le chemin de traverse pour lui avouer qu’il lui plaisait plus que comme amis. Elle était la plus belle chose qui lui était jamais arrivé, et elle lui manquait terriblement.

Alors qu’il se complaisait dans sa nostalgie, lachant des soupirs et priant pour que personne ne le déloge de sa cachette, il entendis des éclats de voix en dessous de lui. Sur la terrasse du dessous une jeune femme chantait d’une voix douce, elle semblait apprendre la chanson à une petite fille. Neville observa attendris la scène, un peu gêné de surprendre ce moment d’intimité. Lorsque les deux inconnues quitterais la terrasse il souriait. Il se demandait si Hannah voulait avoir des enfants. Ce n’était pas pressé mais il faudrait qu’il aborde la question avec elle. Il n’avait jamais songé à en avoir un jour jusque là, il en côtoyait bien trop a vrais dire à l’école, c’était épuisant. Mais après cette scène il ne pouvait s’empêcher d’imaginer Hannah apprenant une chanson à leur enfant dans la nuit, se voyant inclus dans le tableau. Si elle en voulais, il ne serait pas contre l’idée, bien au contraire.
Dernière modification par Haru Nonaka le 28 juil. 2018 - 22:59, modifié 1 fois.
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Ocee
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Ocee » 28 juil. 2018 - 22:58

Titre : Du chaos naissent les étoiles (suite)
Thème : Invisible (normal) (23h-24h)
Fandom : Thor (spoiler Avengers IW)
Nombre de mots : 444
Personnages : Loki & Darcy & Dr Strange
Rating : tout public
— Hum… intéressant, marmonna le Docteur Strange en se caressant le menton. Il va me falloir néanmoins un peu de temps pour vérifier certaines choses. Je reviendrai vers vous dès que j’aurai des réponses. En attendant, mieux vaut que vous restiez invisible.

— Vous n’avez pas entendu la partie où j’ai dit que mes pouvoirs s’étaient envolés ? s’impatienta Loki. Je ne peux pas, me rendre invisible.

— Qu’il est susceptible ! C’était une manière de parler, mon cher. Vous devez juste rester caché pour que les humains, et les Avengers, ne vous tombent pas dessus.

— Et vous avez une idée d’un endroit où je pourrais résider, par hasard ?

Strange haussa un sourcil et tourna son regard vers Darcy, comme si c’était une évidence. Cette dernière se défendit alors immédiatement :

— Quoi ?! Non ! Il en est hors de question. On a un deal, je l’ai amené ici donc maintenant, il m’oublie !

— Pourquoi êtes-vous encore ici, dans ce cas ? l’interrogea le Doc.

— Pourquoi je… ? Une maison magique en plein cœur de New York ! Excusez-moi d’être un peu curieuse au passage ! Et la porte s’est refermée toute seule dès qu’on est rentrés. Loki n’a qu’à rester ici ! Personne ne viendra l’y chercher.

— Impossible. Je ne lui fais pas confiance.

— Ah ! Parce que moi oui, peut-être ? s’échauffa Darcy en posant ses poings sur ses hanches.

— Ce serait bien sot de votre part, Miss Lewis. Mais je suppose que votre foyer ne renferme aucun artefact magique séculaire qui ne doit sous aucun prétexte tomber en de mauvaises mains ?

— Je… j’ai un vieux juke-box auquel je tiens par-dessus tout.

— Très bien, c’est réglé donc ! dit-il en étirant ses lèvres pendant une fraction de sourire pour mimer un sourire forcé. Je vous retrouverai chez Miss Lewis d’ici deux ou trois jours.

— Mais… mais dites quelque chose, vous ! s’indigna-t-elle en se tournant vers Loki. Dites-lui que ce n’est pas possible ! Vous avez oublié notre accord ?

— Le marché consistait à vous oublier si vous me déposiez où je voulais. Je suis parfaitement capable de vous oublier même en étant chez vous, vous êtes très insignifiante, vous savez !

— Très… ! Non mais vous savez quoi ? Allez au diable, tous les deux ! Je ne vous dois absolument rien, je me tire d’ici !

Pendant que Darcy quittait la pièce en furie, Loki demanda calmement à Strange :

— Dois-je la suivre ?

— Mieux vaut lui laisser le temps du trajet pour se détendre. Elle aura besoin de tous ses nerfs quand elle arrivera chez elle.

Sur quoi, il ouvrit un portail mystique pour que Loki puisse s’y rendre instantanément.

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FleurBleue
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par FleurBleue » 28 juil. 2018 - 22:58

Titre : Le plus grand bonheur possible
Thème (écrit ou image ou musique) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 554
Personnages : Brianna Oswald, James Kanda (mentionné), Rona Oswald (mentionnée)
Rating : /
15 août 1987

Rona se marie. Allongée sur le dos, dans l’herbe de cette nuit d’été étoilée, les mots résonnent et tentent de faire sens dans l’esprit de Brianna. Rona se marie. Rona, sa grande sœur qui l’a portée dans ses bras alors qu’elle n’était qu’un bébé, qui lui prêtait ses peluches animées quand elle était un peu plus grande, et qui lui prêtait pour un été ses livres sur la magie quand, encore un peu plus grande, elle fut enfin en âge d’intégrer Ilvermorny. C’est une grande nouvelle que sa sœur a annoncé ce soir à la tablée de la famille Oswald. Le temps est passé si vite. Elle a l’impression qu’en un instant, quelques secondes seulement de cette soirée dans sa vie, une page se tourne. Rona quittera la maison et elles ne partageront plus tout à fait l’intimité de ces étés de confidence, à se parler allongées dans cette même position, allongées dans l’herbe, à regarder le ciel, à pouffer de rire. A se tenir la main et à se réconforter dans les moments difficiles. Elles s’étaient promis de ne jamais abandonner ces moments de proximité entre sœurs. Pour rien au monde. Maintenant Brianna se rendait compte de la puérilité d’une telle promesse. Bien sûr qu’un jour une femme était amenée à quitter le cocon familial, à se marier. Même chez les Oswald, cette famille si unie par la passion de l’élevage d’animaux magiques.
Oh, elle souhaita juste après l’annonce de sa sœur le plus grand bonheur possible. Elle lui avait pris les deux mains avec un grand sourire, puis l’avait enlacée en le lui souhaitant. Mais au fond de son cœur, une tristesse nostalgique la picotait. Une pensée lui surgit alors. Et elle, quand ce sera son tour, que ressentira-t-elle ? Etait-elle obligée de se marier, d’ailleurs ? Elle imaginait pour l’heure, en tant que simple étudiante de Sixième année en devenir, son avenir en tant que soigneuse de créatures magiques. Elle officierait ici-même, au sein de l’élevage de ses parents. Elle ne voudrait quitter pour rien au monde les lieux qui ont marqué à vie son projet professionnel. Mais son mari – le mot la fit frissonner – l’accepterait-il ? D’ailleurs, à quoi pourrait-il bien ressembler ? A nouveau une image surgit dans son esprit. Un jeune homme à la peau brune, aux longs cheveux noirs tombant sur ses épaules, un corps légèrement musclé distinguable en dessous de sa tunique. Non, impossible. Mais malgré sa détermination à chasser cette image de son esprit, la vision du visage et du corps de James Kanda lui revint sans cesse. Non, ce n’est qu’un ami. Ces quelques jours passés chez lui à Kawawachikamach ont été certes les plus beaux de sa vie, mais c’était tout. Juste de beaux moments en toute simplicité, juste de la complicité. Rien d’autre. Elle ne savait même pas pourquoi elle s’était mise à penser à lui comme ça. A imaginer son corps sous ses vêtements amérindiens. Evidemment, il se marierait avec une Amérindienne. Sa mère était canadienne issue des colons occidentaux, mais lui n’avait connu que la vie au sein de la culture amérindienne. Non, vraiment, si elle apprenait que James se mariait également bientôt, elle lui souhaiterait également le plus beau bonheur possible. Elle fixe le ciel étoilé et sent inexplicablement son ventre la picoter encore plus fort.
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aliix
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par aliix » 28 juil. 2018 - 23:00

Titre :
Thème (écrit ou image ou musique) : Musique + invisible + image
Fandom : Original
Nombre de mots : 192
Personnages :
Rating :

Son corps semblait se mouvoir indépendament de sa volonté. Ses pieds glissaient sur le parquet lustré du bateau, ses bras se balançaient, amenant parfois son verre jusqu'à ses lèvres, au rythme de la musique envoutante. La fête battait son plein sur ce petit yatch glissant sur le Nil, les danseurs agitant les étoffes chamarrées dont ils étaient vêtus à la lumière de la lune haute et ronde dans le ciel. C'était comme dans un conte de fées. Un conte de fées enivré et un peu sordide, mais un conte de fées quand même. La princesse fit d'ailleurs son apparition, de l'autre côté du pont. S'il ne vit qu'elle, elle devait être invisible aux yeux du monde pour que le reste des convives ne s'arrête pas pour contempler sa beauté. Elle lui fit signe, et il était déjà en train de fendre la foule pour la rejoindre. De près, la princesse semblait échevelée et avait un reste de poudre blanche sur le nez, mais dans ses yeux cerclés de khol, il lu la promesse d'une nuit pleine de magie. Elle tendit la main, et levant la sienne engourdi par l'alcool, il la suivit.
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par flodalys » 28 juil. 2018 - 23:15

Titre : Jeggred
Thème écrit : falaise
Fandom : original (Isméria pour changer)
Nombre de mots : 139
Personnages : Jeggred dieu des Karmariens peuple ennemi des Ismérians
Rating : tout public
Jeggred était un dieu avide de sang. Pour assouvir sa soif il voulait un peuple conquérant. Il souhaitait surtout que le sang versé soit celui du peuple guidait par la déesse Ismé. Il choisit donc une terre peu éloignée de celle choisi par sa jumelle haïe. Une terre hostile pour pousser son peuple à envahir la terre de leur voisin, pour les inciter à faire couler le sang d’Ismé.
C’est au sommet d’une falaise inhospitalière, exposée aux quatre vents, le sol chargé de sel rendant les cultures impossibles, que Jeggred se décida à paraître sur la terre des hommes. A quelques jours de marche de la terre choisie par Ismé. Jeggred, dieu sanguinaire était le protecteur des Karmariens, peuple belliqueux. Jeggred en était sûr, ils ne resteraient pas longtemps sur cette falaise, les Ismérians n’avaient qu’à bien se ternir.
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Fleur d'épine » 28 juil. 2018 - 23:26

Titre : Les ombres
Thème : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 156
Personnages : OC, Maraudeurs
Rating : Tout public

Il y a votre ombre, quelque part. Je l'ai croisée, il me semble que c'était dehors, au niveau du grand parc. Peut-être était-elle engloutie dans le lac. Mais c'était la vôtre, ça j'en suis certain. Quatre silhouettes, celle de gauche plus floue que les autres - comme radiée de la bande. Ça m'a sacrément ébranlé. On ne s'était pas attendu à vous revoir de si tôt, par ici. C'était comme si l'on ne pouvait plus se débarrasser de vous, vous aviez décidé de nous hanter pour ne pas qu'on vous oublie, jamais. Les quatre Maraudeurs en vie, au fond du lac. Droits comme des soldats, hauts et fiers - l'image m'a bouleversé. J'en ai pleuré, je crois. Vous étiez solennels, vous étiez jeunes et plein de rêves, le ciel a cru bon de nous le rappeler en reflétant votre ombre jusqu'au lac agité.
(pas vraiment d'inspiration... Je vais essayer d'éditer et d'ajouter un autre petit texte pour la musique)




Titre : Le deuil des malfrats
Thème : Musique
Fandom : Original
Nombre de mots : 157
Personnages : /
Rating : Tout public

C'est le calme avant la tempête. Les rues sont silencieuses et désertes.
Certains observent par leur fenêtre ; ils attendent.
Ils ne savent pas quoi mais ils attendent.

Le ciel est lourd.

Débarquent d'un coup les lascars, les bandits, en trombe, une foule de types pas fréquentables, avec beaucoup de cérémonie.

Ils arrivent au milieu du silence avec fracas et poésie.
Ils ont été bien élevés, ces lascars. Ils se sont mis en rang comme des gardes royales. Il semblerait que l'on reçoive un empereur, un prince d'Arabie.
Une fanfare les aurait accompagnés, ça n'aurait rien changé.
C'est qu'ils sont bien ordonnés.

Puis finalement, l'on comprend pourquoi tant de cérémonie.
Ce n'est pas un roi, un empereur, ou un prince d'Arabie.
C'est un cercueil qu'ils se trimballent, c'est le corps de l'un des leurs, mort tragiquement au combat.
Voilà le deuil des malfrats.
Dernière modification par Fleur d'épine le 28 juil. 2018 - 23:42, modifié 2 fois.
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par aliix » 28 juil. 2018 - 23:28

Titre : L'attrait
Thème (écrit ou image ou musique) : Musique + falaise + image
Fandom : Original
Nombre de mots : 208
Personnages : Camille
Rating :

Le vent soufflait dans ses cheveux, se coinçant dans ses lèvres, lui obstruant parfois la vue. Mais elle n'avait pas besoin de ses yeux, elle voyait bien au delà. Les formes mouvantes dans l'eau, en bas, tout en bas de la falaise, lui faisaient signe. Les notes d'une berceuse se firent entendre de manière ténue, et elle fit un pas en avant. Plus le bord se rapprochait, plus la musique semblait s'emballer, elle ne savait pas si c'était bon ou mauvais.
- Camille !
Les silhouettes dans l'eau l'appelaient. Ou peut-être que cela venait de derrière elle. Avec le vent, elle ne savait pas. Elle fit un pas de plus. Au prochain, ce serait la chute, elle le savait. On lui tendait les bras, en bas, elle n'avait pas peur. La musique devint entraînante, entêtante.
- Camille ! Non !
Quoi, elle tombait déjà ? Elle ne se souvenait pas avoir avancé sur les derniers centimètres de surplomb rocheux. Il n'y avait plus de silhouette en bas, et la musique avait disparu. Elle leva la tête, et n'eût que le temps de voir le visage épouvanté d'Eric avant de se sentir heurter les rochers.
Mais même s'il n'y avait plus personne pour l'attendre, ici, elle ne regrettait pas.
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par dedellia » 28 juil. 2018 - 23:32

Titre : Dans l’ombre de nos coeurs
Thème : écrit (invisible)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Missteigne et Pattenrond
Rating : Tout public
Dans les couloirs, Pattenrond n’est qu’une ombre qui se déplace d’un pas pressé. Hermione s’est endormie, mais d’autres pourraient le voir. Il sait bien qu’il ne devrait pas, mais comment résister à cet appel? Impossible, il le sait. Il ne pourrait se passer de son âme sœur à la démarche souple et au pelage lustré. Oui, Miss Teigne est son âme soeur, il aimerait le miauler haut et fort, mais il faut se taire s’ils veulent continuer cette folie. Alors la nuit les accueille tous les soirs. Deux amants perdus dans les ombres de Poudlard. Cachés aux yeux du monde.

Oups mon texte ne s’est pas envoyé la derniere Fois
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:boing: :boing: :boing:

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Eve
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Eve » 28 juil. 2018 - 23:38

Titre : Le duel
Thème : Musique
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Pattenrond et Croutard (c'est pour garder la surprise ^^)
Rating : TP

Son ennemi était devant lui, immobile. Enfin, l’heure avait sonné pour ce rat, c’était ce soir ou jamais. Il ne devait pas le rater, il n’aurait pas de plus belle occasion de l’avoir. Ah, il avait tant rêvé de ce moment où son adversaire tomberait sous ses griffes. Et voilà maintenant, son désir prêt à devenir réalité.
Il s’avança, pas à pas, doucement, sans faire de bruit. Il devait rester discret sinon son rival disparaitrait et adieu cette précieuse aubaine.
Dans un feulement, Pattenrond fondit sur Croutard mais ce dernier fut plus rapide et détala sur le parquet. Encore raté.
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Lul » 28 juil. 2018 - 23:42

Titre : Parenthèse enchantée
Thème (écrit ou image ou musique) : les 3 :mrgreen: (ben quoi, pourquoi faire simple pour ma première Nuit ? :sifflote:)
Fandom : HP
Nombre de mots : 336 (compteur OpenOffice)
Personnages : Ron
Rating : TP
Bien que sa dernière rencontre au sein de l'école l'ait un peu refroidi, elle avait aussi décidé Ron à plus d'ouverture d'esprit. Il prit donc son courage à deux mains pour partir à la découverte des lieux, aidé d'un sort de repérage qu'Hermione – qui d'autre ! – avait déniché après de longues recherches à la bibliothèque.
Au détour d'un couloir d'aspect banal il dut s'arrêter net : le couloir s'arrêtait là, il n'y avait au-delà que le vide, et la forêt loin, très loin, en contrebas. Il allait faire demi-tour quand un chemin apparut, qui courait le long de la falaise. Il n'avait pas vraiment confiance, mais une silhouette qu'il n'avait pas senti venir le dépassa avant de s'y engager, puis une deuxième. Sa curiosité piquée, Ron décida donc de les suivre, sa baguette prête à servir au moindre danger.
Le chemin descendait contre la paroi sur une centaine de mètres, avant de pénétrer dans la roche. Surpris, Ron entra dans la grotte et s'immobilisa. Il se trouvait face à un lac aux eaux transparentes, si transparentes qu'il en discernait le fond. Et sur le fond, les deux silhouettes qui l'avaient doublé, accompagnées de deux inconnues. Comme il les regardait, une première se mit à faire des gestes étranges avec un objet encore plus étrange.
Ron se demandait quel était le but de la manœuvre quand des gouttes se mirent à tomber du plafond dans le lac. Mais au lieu de l'habituel bruit de gouttes d'eau, des notes cristallines s'élevaient à chaque chute, produisant une douce musique. Les autres silhouettes commencèrent alors à utiliser elles aussi leurs instruments, accompagnant à merveille le chant des gouttes d'eau.
Ron était subjugué, la musique était magnifique et sa réverbération sur les parois de la grotte l'amplifiait jusqu'à la rendre grandiose. Sans compter le cadre, la grotte et le lac, qui la sublimait. Il ne reprit ses esprits qu'une fois le morceau terminé, et se promit alors de tout faire pour retrouver ce lieu avec Hermione.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par BellaCarlisle » 28 juil. 2018 - 23:42

Titre : En haut du monde
Thème (écrit ou image ou musique) : Ecrit
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 803
Personnages : Markus, Eden (OC)
Rating : Tout public

- Vous n’êtes pas très endurante pour un Lycan, me lance Markus avec ironie.

Je lui jette un regard noir tout en essayant de grimper à sa suite. Contrairement à lui, je n’ai pas des siècles d’expérience derrière moi et je ne suis pas encore habituée à toutes mes capacités lupines. J’ai beau être plus rapide et plus forte, j’ai l’impression d’être toujours cette humaine maladroite qui ne s’amuserait pas à monter aussi haut sans aucune raison valable. Je puise dans mon énergie pour tirer sur mes bras, ignorant l’expression de plus en plus amusée du premier des Vampires. Je ne sais pas ce qui me retient de faire demi-tour et de le dénoncer à Selene en lui indiquant sa position exacte. Xristo m’a dit de me méfier du fils d’Alexander, de ne pas lui accorder mon entière confiance et de garder une sortie de secours mais il faut croire que je ne suis pas encore prête à faire les choses correctement. Aider les âmes égarées est presque une seconde nature chez moi, ainsi que m'opposer à ceux qui sont les plus puissants. Je regretterai sûrement de donner un coup de main à l'hybride un jour ou l'autre mais pour le moment, c'est de son côté que je suis.

Une pierre roule sous l'un de mes pieds et manque de me faire tomber. Je me sens perdre l'équilibre et je lâche un juron qui attire aussitôt l'attention de Markus. Une ombre s'étend au-dessus de moi et je fronce les sourcils avant d'attendre un bruit d'ailes. J'ai oublié qu'il a la capacité de voler et je me reproche de ne pas y avoir pensé plus tôt. Nous aurions gagné un peu de temps s'il avait pu me transporter jusqu'au sommet de la falaise mais je suppose qu'il ne se donnera pas la peine de me venir en aide. Je retrouve une nouvelle prise où poser mon pied mais la paroi n'est soudainement plus en contact avec moi. Sans même me prévenir, le premier des Vampires a choisi de m'arracher à la pierre pour s'envoler avec moi dans les bras. Je retiens un hurlement terrifié qui serait peu glorieux et je serre les dents, mettant de la distance entre nous à l'instant où il me repose sur la terre ferme. Je ne suis pas prête à retenter l'expérience, je crois bien préférer grimper que voler, l'idée de retourner dans les airs est plus effrayante que celle de chuter sans le vouloir.

- Vous êtes complètement cinglé ! attaqué-je la première. Vous voulez ma mort ?
- N'exagérez pas, Eden, soupire l'ancien Vampire. Contrairement à vous, j'ai confiance en mes talents.
- Sauf que vos ailes ne sont pas si anciennes et je doute fortement que vous ayez déjà pris l'habitude de les utiliser.
- C'est instinctif, petite louve.

Je grimace en croisant les bras. Je déteste quand il m'appelle de cette façon, quand il montre clairement que je suis très jeune en comparaison de ses siècles de vie. Et comme monsieur joue toujours à l'Aîné responsable et indépendant, je suis censé le supporter. J'ai conscience du fait qu'intérieurement, il souffre encore de la mort de William mais ce n'est pas le genre de chose qu'il me dira de vive voix. Il a vécu à une époque où les hommes n'ont aucune faiblesse mais perdre son jumeau a été une épreuve compliquée. Je me demande même comment il fait pour agir comme s'il ne s'était rien passé dans les ruines de la prison de son frère.

- Au lieu de m'observer comme si j'allais disparaître, vous feriez mieux de venir, m'invite Markus.

Je m'approche du bord de la falaise pour admirer la vue. Il a parfaitement raison, on a un bon point d'observation sur la ville. D'en haut, tout paraît si différent, plus vivant et bien moins sombre, comme s'il n'y avait pas de conflits entre des espèces légendaires et cruelles. Une vague de mélancolie m'envahit alors que je songe à une autre falaise, dans un passé qui n'est pas le mien. J'ai la sensation d'être folle à y penser mais je ne peux m'empêcher de revoir ces souvenirs d'autrefois, lorsque Lucian et Sonja s'aimaient à l'insu de tous, en haut d'une autre falaise.

- Nous ne serons pas à l'abri ici, finis-je par déclarer. Selene ne renoncera pas à vous pourchasser.
- Vous seriez surprise de savoir que les Vampires passent souvent à côté de ce qu'ils ont sous les yeux. Je sais ce que je fais en choisissant cet endroit.
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dedellia
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par dedellia » 28 juil. 2018 - 23:42

Titre : Mon infirmière
Thème : écrit (falaise)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Pomfresh et Flitwik
Rating : Tout public
Les prétextes devenaient de p’us en plus ridicules. La semaine dernière c’était un accident de Sombrals et la précédente de chaudron fondu. Aujourd’hui, c’était encore pire. Le pauvre professeur Flitwick était tombé d’une falaise. Enfin, tomber était un bien grand mot. La chute était volontaire. Il ne fallait pas se méprendre, il n’était pas suicidaire ou en quête de sensations fortes, mais ses visites à l’infirmerie le revigoraient. Car dans l’intimité des murs blancs, lui et Madame Pomfresh étaient seuls au monde. Ils pouvaient être ensemble le temps qu’elle le rafistole, un instant volé. Et l’amour valait bien une falaise.
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:boing: :boing: :boing:

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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par WarmSmile » 28 juil. 2018 - 23:43

Titre : Numéro 10
Thème (écrit ou image ou musique) : musique puis thème écrit puis thème image
Original
Nombre de mots : 244
Personnage : Le numéro 10 du clan
Rating : /

Une demie-heure plus tard, il se trouvait sur son parking et démarrait sa voiture. L'homme alluma sa radio, et l'une de ses musiques préférées était en train de passer. Tandis que Final Duel, For a few dollars more de Enio Morricone résonnait dans l'habitacle, son regard tomba sur le prospectus de publicité d'une compagnie d'avion qui effectuait des navettes régulières vers le Japon.

Dans un premier temps, il avait souhaité se joindre à l'expédition mais Alaric avait préféré un comité restraint. L'homme ressentait pourtant le besoin d'être sur place. S'ils retrouvaient Ambre, il avait un savon à lui passer. Le clan était sans nouvelle depuis l'arrivé d'Alaric et de Glenn sur place.

Se rendre à l'aéroport puis sur place serait comme se jetter du haut d'une falaise et ainsi faire un saut dans l'inconnu. Avait-il trouvé des traces ou était-ce un nouvel échec ?

Pendant un instant, l'homme se souvint d'un autre plongon, son meilleur souvenir dans sa vie précédente, une sortie avec Ambre, Alaric et Glenn. Il avait trouvé un lac isolé et avait nagé librement.

L'instant exact qui était resté gravé dans son esprit était celui où il avait regardé leurs silhouettes dans l'eau avant de plonger, leurs rires résonnant. C'était cet instant qu'il avait demandé à Ambre de lui restutuer en priorité à l'aube de chaque de ses prochaines vies. Ambre avait tenu sa promesse comme à son habitude, dans cette vie-ci, ce moment était toujours aussi net dans sa mémoire.

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dreamer
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par dreamer » 28 juil. 2018 - 23:43

Titre : -
Thème : musique
Fandom : original
Personnages : -
Nombres de mots : 206
Rating : tout public
Quelques petits pas pour commencer. Aussi légers que si on avait peur de casser le sol sous nos pieds.
Nous sommes si loin l’un de l’autre, pourtant nous essayons courageusement de nous rapprocher.
Une sorte de berceuse nous guide l’un à l’autre, comme si nos cerveaux inconscients n’avaient cure du regard scrutateur que les autres nous portent.
Car, la vérité, c’est que tout le monde nous jauge.

Puis viennent les chuchotements quand nous nous frôlons enfin. Les commentaires méprisants, voire haineux. Je préférerai ne rien entendre, me concentrer sur cette musique que nous nous entêtons à aimer. Le rythme a changé, l’instrumentation aussi. Tout devient plus puissant, soudainement. Plus fort. Plus intense.

Je pose ma main dans la tienne, comme mû d’une audace inconnue jusqu’alors. Moi, le garçon timide, j’ose te toucher en public. Nous afficher. Et c’est bon.

Je sens mon coeur brûler dans ma poitrine. Enfin. Je l’ai fait. Nous l’avons fait.

Ton souffle sur ma joue me rappelle la douceur de nos débuts, l’insouciance de nos contacts, la légèreté de notre relation dans ce monde si dur. Et je n’entends plus rien, ni l’écho des murmures hostiles, ni la forte musique. Il n’y a plus que toi et moi, et cette musique cristalline.
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par The Night Circus » 28 juil. 2018 - 23:44

Titre : -
Thème : musique
Fandom : For a few dollars more
Personnages : - El Indio, El Manco, The Colonel
Nombres de mots : 399
Rating : tout public
There was something absurd, incongruous and beautiful in the law El Indio followed to the bitter end.

« At the end of the music, shoot. »

And when the music didn't end, because El Manco stole the exact same music box from the Colonel and played it at the exact moment El Indio's one turned silent, El Indio didn't shoot the Colonel, and now he was lying on the dust of a forsaken village, a bloody hole in his stomach.

Some Idealists would say El Indio was free from himself at last, free from his own violence and his drugs, which had turned him into something crippled and almost inhuman : they are fools.

El Indio was human, even though most people wouldn't accept it because of his crimes, because we are all humans and we do not want to be associated with that.
El Indio didn't want to be freed from himself, I would bet my two hands on it.
He wanted to survive. The thrill of survival made him feel alive, it was the only thing that made him happy. Surviving by killing others.
Happy doesn't necessarily means good, pious, holly things. Happy doesn't mean at peace.
Happy can be deadly, poisonous, nauseus.
Happy can be dishonnest, vicious and cruel.

That was El Indio. Unapologetically the worse of what humanity has to offer.

And yet, he followed that rule.

At the end of the music, shoot.

His bright, clear, magnificent blue eyes against his sunburned skin made him looked like a cold flame.

Opposite him in the ring, the Colonel was more like a stone. The body alive and well, the spirit dead, and buried with the sister who had committed suicide to escape El Indio's rape.

His vengence was unavoidable.

And on the side, El Manco, middly interested, middly curious, a man of few principles, but who retained just enough of morals that El Indio disgusted him too, and he saved the Colonel, and gave him a shot at his vengeance, not with his guns... but with a music box.

At the end of the music, shoot.
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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Catie » 28 juil. 2018 - 23:50

Titre : /
Thème (écrit ou image ou musique) : Falaise
Fandom : Original
Nombre de mots :
Personnages : 600
Rating : /
— Et voilà, murmura Maddy. Tu sais tout.

Elles s’étaient assises sur les toits de l’Institut. Le vent doux s’enroulait autour de leurs mèches, agitant leurs cheveux de douces ondulations. La nuit étincelait de centaines d’étoiles, plus brillantes que Madeline ne les avait jamais vues sur Terre. Chez elle.

— Et toi ? Quelle est ton histoire ?

Elle eut un coup d’œil furtif vers sa nouvelle amie. Jenna avait enroulé ses bras autour de ses genoux repliés, le regard perdu au loin sur la chaîne de montagnes qui ceinturait leur demeure pour les cinq prochaines années.

— Moi ? C’était au bord d’une falaise.

La jeune femme poussa un soupir et étendit ses jambes, offrant ensuite son visage à la lune, dont la lumière éclaira sa peau laiteuse.

— Pour être franche, je ne suis pas comme toi. Je n’ai jamais eu de familles aimantes, d’amis proches, de petit copain qui tienne à moi. J’étais seule. Seule et triste.

Elle se tut, tenant certainement sous silence des détails que Maddy n’osa pas demander.

— J’étais juste fatiguée… de la vie. De ce qu’elle m’offrait. Me prenait plutôt. Bref. Je voulais un bel endroit pour mourir. Alors j’ai volé une bagnole et je suis partie. J’ai conduit pendant des heures, juste à atteindre l’endroit parfait. Une falaise. Magnifique. Avec des côtes arrachées. Vide de toute présence humaine. Sauvage. La mer déchaînée en bas. J’ai ouvert les bras et le vent m’a cinglée de tous côtés. Un instant, un bref instant, je me suis demandé si je faisais le bon choix. Puis j’ai fait un pas en avant.
— Et tu n’as pas eu… peur ?

Le chuchotement de Maddy faillit se perdre dans le vent. Elle n’avait aucune idée de comment Jenna avait pu avoir ce courage. Elle-même faisait encore des cauchemars des brefs souvenirs qu’elle avait d’avant l’accident, et qui se résumaient pourtant au quasi-néant.

— La chute a été longue. J’étais terrifiée. J’ai pleuré, j’ai hurlé, j’ai regretté. Et j’ai heurté l’eau avec une force… Après ça, le noir.

Il y eut un long silence. En bas, elles entendaient les bruits de la fête des cinquièmes années par les fenêtres ouvertes.

— Tu regrettes toujours ? demanda Maddy.
— Plus maintenant. Ma vie est bien meilleure que ce qu’elle a été. Que ce qu’elle aurait jamais été. Je ne sais pas pourquoi ils m’ont choisie mais… Je leur en serai toujours extrêmement reconnaissante.
— Ils ont vu quelque chose en toi. Comme en nous tous.
— Pourtant, j’ai été lâche, alors qu’ici il nous faut du courage pour devenir ceux que nous sommes destinés à devenir.
— Ils ont forcément leurs raisons.

Jenna haussa une épaule peu convaincue. Elles se laissèrent de nouveau envelopper par le silence. Maddy frissonnait et cela n’avait rien à voir avec le léger vent. A cet instant, elle enviait Jenna. Elle n’avait laissé personne derrière elle. Aucun proche à qui elle manquait ou à qui elle manquait, contrairement à elle.

Penser à ses parents, son petit frère, son copain, lui transperçait toujours le cœur d’un pieu de glace. Elle savait qu’elle était censée leur dire adieu, sa Passeuse le lui avait dit, mais elle en était incapable.

Jenna avait le mérite de n’avoir aucune attache. Aussi triste qu’ait été sa vie, sa seconde chance ici était pleine de promesses, alors que celle de Maddy était emplie de regrets.

Lorsqu’elle sentit les larmes couler sur ses joues, elle les essuya aussi discrètement que possible. Elle ne pouvait pas se permettre d’être faible ici. Elle devait apprendre à se forger une carapace, avancer, apprendre, oublier.

C’était son destin, d’après ce qu’on lui avait dit.
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Mary-m
Cuberdon Vert
Messages : 4200
Inscription : 15 mars 2014 - 19:40

Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Mary-m » 28 juil. 2018 - 23:51

Titre : Hélios
Thème (écrit ou image ou musique) : musique + falaise
Original
Nombre de mots : 462
Personnage : Hélios
Rating : /
Avec son large chapeau de Cow-boy qui le protège du soleil caniculaire, Hélios observe le petit village qui se trouve au pied de la falaise où il aime se rendre pour observer et surveiller les alentours.
Il plisse les yeux et regarde l’horizon désertique. La grande prison est à plusieurs jours de marches, mais il n’est pas rare que des prisonniers réussissent à franchir les murs et se rendent dans leur village beaucoup moins surveillé. Hélios ferme les yeux lorsque les images de la nuit où son père est mort en essayant de sauver trois jeunes filles du villages enlevées par ces barbares reviennent le hanter. C’est lui qui a donné l’alerte, il ne sait d’ailleurs pas pourquoi ils l’ont épargnés. Sans doute parce que c’était encore un enfant.

Ses yeux scannent les alentours hostiles qui rendent toutes évasions impossible. Alors, il n’y a que lui, pour veiller sur ce petit monde. C’est ici qu’il a grandi, il connaît chaque recoin, chaque piège des alentours. Il n’a quitté la planète qu’une seule fois, pendant plusieurs mois pour devenir soldat au service de l’empereur Hector. C’est à cause de lui que sa famille se trouvent ici parce que ses parents ont eu des jumeaux, en plus de lui. La loi n’autorise que deux enfants pour éviter de reproduire les erreurs de nos ancêtres terriens. La plupart des occupants de leur village sont ici pour les mêmes raisons.
La planète 467 est sa maison, il est revenu dès qu’il a pu et en est devenu le gardien.

En rentrant chez lui, il croise un groupe d’enfants qui jouent sur la place du village. Un peu plus loin, un garçon tire les nattes d’une fillette qui pleure avant de lui donner un coup dans le tibia et de s’enfuir en riant. Hélios continue son chemin en souriant. Il y a bien longtemps, quand il vivait encore sur la planète principale, c’était jeu préféré d’embêter la fille des voisins de la même manière. Et elle aussi, ne se laissait pas faire. Il adorait la mettre en colère.

— Hélios !
Il se stoppe et se tourne vers Julius, son frère qui court dans sa direction.
— On vient de recevoir un message pour toi. L’empereur et la princesse arriveront demain, ils ont été jugés aujourd’hui. Tes supérieurs veulent que tu t’occupes de tout. T’rends compte l’empereur, il ne faudra pas deux jours avant qu’on le retrouve mort avec un couteau planté dans le dos. Hélios, j’te parle !
— Va aider maman ! j’ai du boulot.

Assis sur les marches du bâtiment qui lui sert de bureau, Hélios fixe sans le voir le sol, si le destin s’en mêle, il n’arrivera jamais malgré toutes ces années à oublier la fille de ses voisins puisqu’elle arrive demain avec l’ancien empereur.
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