[Textes] Nuit du 28 juillet

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Carminny » 28 juil. 2018 - 21:29

Titre : Des informations sur ma mère
Thème : écrit (émeraude)
Fandom : Harry Potter (UA !)
Nombre de mots : 357
Personnages : Harry Potter, Ron Weasley, Susan Bones, Hagrid
Rating : Tout public
Les deux Gryffondor et la Poufsouffle reculèrent de quelques pas en entendant les aboiements de Crocdur. Puis les lourds pas d’Hagrid résonnèrent et la porte s’ouvrit sur son énorme silhouette.
– Ah, bonjour Harry. Ron, Susan, salua le géant. J’ai tout ce que j’ai pu avoir pour toi, Harry. Entrez donc. Vous allez prendre froid à rester dans le froid.
Les trois élèves de première année se pressèrent dans la cabane chauffée au feu de bois et s’installèrent à la grande table ronde. Hagrid leur servit d’immenses tasses de chocolat chaud et se plaça face à eux.
– Tu as les yeux de ta mère, tu le sais, Harry. Elle aussi, elle avait de grands yeux verts. Vert émeraude pour être exact. Comme toi. Quand je l’ai vue la première fois à la gare de Pré-au-Lard, ils brillaient de tous les feux comme si un rayon de lune passait à travers deux pierres précieuses. Elle était émerveillée. Ça se comprend, vois-tu, elle avait grandi chez les moldus, ta mère. Chaque petit morceau de magie la fascinait. Surtout la bonne magie. Tu vois. Elle avait un ami qui a mal tourné ensuite, mais au début… elle l’aimait, ça se voyait. Mais pas autant que ton père, James. Lui, il était vraiment fou d’elle depuis sa troisième année. Je n’ai jamais vu quelqu’un être aussi amoureux. Plus tard, quand ils ont commencé à sortir ensemble, les yeux de Lily brillaient pour lui. Et ce n’était plus deux émeraudes dans la lune, mais des diamants verts dans le soleil brillant. Elle était belle, ta mère, tu sais, Harry. Elle avait les cheveux roux et bouclés et elle adorait rire. Elle était gentille aussi, elle aidait toujours quand elle pouvait. Après Poudlard elle s’est battue contre Vous-Savez-Qui. Elle était vraiment remarquable, Lily Potter. C’est vraiment une tragédie que tu ne l’as pas connue. Mais tu as ses yeux, Harry. Comme ça elle vit encore un peu à travers toi grâce à tes yeux émeraudes.
Harry déglutit. Ce n’était pas comme ça qu’il s’était imaginé recevoir des informations. Il ne manquait plus qu’une tonne de louanges sur son père et le tour était complet.

Titre : Rien qu'une fleur dans un bocal
Thème : image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Severus Rogue
Rating : Tout public
Une fleur dans un bocal. Voilà tout ce qui lui restait. Une fleur qui fanait même s’il l’avait enfermé dans un bocal d’éthanol. Les étoiles dansaient au-dessus de sa tête et au-dessus du bocal. Elles s’y reflétaient aussi. Et la fleur continuait à faner.
Il avait pourtant tout essayé pour la protéger. Il l’avait laissé partir, il lui avait fourni une protection, il l’avait enfermée, il l’avait admirée à distance. Et pourtant tout était perdu. Sa jolie fleur fanait jour après jour. Severus soupira. Bientôt il n’aurait plus rien. Pas même une fleur dans un bocal. Et surtout pas Lily.
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Pimy
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Pimy » 28 juil. 2018 - 21:32

Titre : Enfant d'Afrique
Thème : Musique (Africa - Ismael Lo)
Fandom : Original
Nombre de mots : 100
Personnages : /
Rating : Tout public
Tu avais vingt-huit ans quand tu as quitté ton pays et ton continent. Ce pays que tu m’a si bien raconté, qui m’a fait rêver et que je ne découvre que maintenant. Tu n’es plus là, mais je ressens ton âme dans le peuple et la nature qui m’entourent, dans chaque chemin que je parcours ici depuis que tu es parti. J’aurais tant aimé faire ce voyage avec toi, mais je te retrouve aujourd’hui dans cette terre que tu as foulée. Cette terre qui reste sous nos pas et dans mon coeur.

J’écoute ton pays et j’entends ta voix, Papa.

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Ayame
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Ayame » 28 juil. 2018 - 21:32

Titre : Ethnocentrisme
Thème : musique Africa
Fandom : original
Nombre de mots : 250
Personnages :
Rating : Tout public
Il ne savait pas exactement ce qu’il garderait de ce voyage. Ou plutôt, il ne le savait que trop.
La poussière, l’ocre et le rouge si particulier de la terre battue. La chaleur.
Le dénuement. Les sourires. La pauvreté. La joie de vivre. Les conditions de vie plus que spartiate. La générosité.
Il ne savait plus. Il avait tellement essayé de se défaire de ses a priori. Des valeurs et de la culture qui lui collaient à la peau. Mais il ne pouvait pas complètement faire abstraction de ce qu’il était.
Comment lui, l’homme blanc, élevé au sein d’une famille de classe moyenne en plein cœur du Dorset pouvait réellement s’acclimater ici, au fin fond de l’Afrique, en plein cœur de la Namibie ?
Et pourtant, s’il ne pouvait s’empêcher de se dire que la plomberie, l’électricité et surtout la climatisation auraient rendu la vie ici tellement plus douce, il ne pouvait pas non plus s’empêcher de se dire que c’était lui qui n’avait rien compris.
Que les choses matérielles n’étaient rien que ça : des choses, des objets, dont on pouvait se départir pour finalement être tout de même heureux.
Bien sûr, il était là pour aider à creuser un puits pour ce village et c’était une question primordiale, d’hygiène et de salubrité. Mais plus le temps passait, plus il se demandait s’il allait réellement rentrer en Angleterre un jour. Ils avaient tant besoin de lui.
Et lui aussi avait besoin d’eux. Tellement plus qu’il ne l’aurait jamais cru.
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Charliz » 28 juil. 2018 - 21:33

Titre : La Perle des Sept Familles
Thème : Ecrit
Fandom : Crossover Harry Potter et Gwendalavir voilà c'est dit :arrow:
Nombre de mots : 500 (tout pile!)
Personnages : Lucy Weasley, Destan Til'Illan, Nillem
Rating : Tout public
Elle brillait comme une émeraude.

La main de Lucy glissa sur la roche, hypnotisée par l’étrange de la perle. Elle ne ressentait plus, ni le souffle de Destan sur sa nuque et l’humidité mordante du tunnel.

La Perle était vivante.

Eclatante, elle la frappa d’un rayon et Lucy implosa. Les larmes dévalèrent en torrent sur ses joues, son cœur se figea et ses poumons se rétractèrent sur eux même. Elle aurait dû mourir sur le champ tant la douleur qui se déversa sur elle la brulait, la tuait. La Perle avait réduit à néant la petite boite, celle où elle avait enfermé à double tour le souvenir de sa fille.

Sa fille.

La Perle pouvait-elle lui rendre sa fille ?

« Lucy. » souffla Destan en crochetant son bras pour l’empêcher d’avancer. « On ne devrait pas être ici… On a fait une erreur. On devrait…
- C’est toi qui m’a trainé dans cette grotte. C’est toi qui voulait la Perle.
- Oui. Mais on ne devrait pas. Je crois que…
- Elle est à moi.
- Quoi ?
- Elle est à moi.
- Lucy ! Hey… »

Il saisit son visage entre ses mains et décrocher le contact visuel de l’entité divine la déchire plus encore. Toutes les sensations lui reviennent en bloc : l’air piquant et mouillé, la douceur de sa peau et de la couleur de ses yeux, le plaisir de s’oublier contre son torse, portée par ses mouvements.

La culpabilité aussi. Celle d’être ici, avec lui. Alors que dans son monde…

« Elle est à moi.
- Non, elle n’est à personne. Tu as entendu ce qu’a dit Merwyn. Elle doit rester où elle est !
- Elle est à moi, Destan. Tu ne l’auras pas. »

Et alors elle s’était décrochée avec douceur de son étreinte, et puis avec un léger sourire, Lucy avait posé une main délicate sur sa joue pour claquer la tête de Destan sur la roche escarpée du tunnel.

Retrouver la Perle apaisa son corps à défaut d’effacer l’orage qui brûlait dans son cœur. Mais elle savait… La cueillir lui offrirait le pouvoir, la vie. Il ne lui suffisait que de…

Elle était si grosse qu’elle n’aurait pu la saisir d’une main, si lisse qu’elle pourrait glisser de sa prise au moindre écart. Lucy s’immobilisa devant elle, déchirée entre l’excitation et l’appréhension.

Puis le visage, le tout petit visage de son bébé figé et parfait s’imprima sur ses paupières.

Lucy tendit la main et frissonna au toucher, une profonde quiétée apaisant son âme.

« Maman ? » chantonna une voix fluette dans son esprit.

Elle rouvrit les yeux, se décomposa.

Qu’avait-elle fait ?

Destan cria son nom, le faisant résonner sur la surface de la roche et alors que, fébrile, Lucy tentait de remettre la Perle en suspension, la voix de Nillem se glissa près de son oreille alors que ses mains verrouillaient ses poignets pour stopper son geste.

« Merci d’avoir contribué à la consécration du Chaos, Lucy. »
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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par WarmSmile » 28 juil. 2018 - 21:37

Titre : Marc – Numéro 2
Thème (écrit ou image ou musique) : écrit
Original
Nombre de mots : 97
Personnage : Marc
Rating : /

Marc était concentré sur la route mais un éclat dans le rétroviseur central attira son attention. Il était habitué à ce bref chatoiement depuis des années. La lumière reflétait souvent sur son bracelet lorsque sa main était posée sur le volant, faisant ainsi briller l’émeraude.

Ce bijou était un cadeau d'Ambre afin de fêter la fin de ces études dans cette vie-ci. Ils n'étaient pas particulièrement proches mais il appréciait les attentions d'Ambre envers chacun des membres.

Chacun d'entre eux pouvait sentir que le clan était déséquilibré, Marc espérait que le nouvel essai au Japon serait fructueux.

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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Caroliloonette » 28 juil. 2018 - 21:37

Titre : Instant de honte
Thème (écrit ou image ou musique) : Emeraude
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Scorpius Malefoy/Rose Weasley
Rating : Tout public
Scorpius se sentait honteux. Il tourna les pages du carnet pour vérifier s'il y avait d'autres choses d'inscrites mais ces dernières étaient vides. Il avait cru qu'il menait la danse depuis de début et en fait c'était elle qui l'avait mené en bateau. Il n'y avait vu que du feu.
C'était le cas de le dire. Il n'osa pas se relever. Il ne voulait pas croiser son regard de vainqueuse. Elle n'allait pas le louper c'était certain. A sa place il s'en serait donné à coeur joie !

Le professeur rappela les élèves le feu était éteint. A l'inverse, celui de ses joues était loin de l'être. Il se releva péniblement, il se râcla maladroitement la gorge pour se donner une certaine contenance mais c'était plus ridicule qu'autre chose au final, il s'en rendait bien compte.
- Quelque chose a du mal à passer Malefoy ? Ta grande imbecilité est difficile à avaler ? En tout cas je vois que la couleur rubis te donne un joli tient, ajouta-t-elle en observant ses joues.
-T'emballes pas non plus Weasley, la couleur de l'émeraude restera toujours ma préférée !

Elle allait répliquer quelque chose lorsque le professeur les pressa de rentrer dans le cachot. Il ne sut donc jamais quelle remarque piquante elle comptait lui servir et il le regretta. Scorpius ravala sa frustration qui se digérait bien mieux que sa honte et rejoignit sa place près d'Albus.
-Qu'est-ce que vous foutiez,vous en avez mis du temps ?
- J't'expliquerai, répondit-il en sortant sa plume pour noter la fin du cours.
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LilTangerine
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par LilTangerine » 28 juil. 2018 - 21:39

Titre : Métaphore
Thème (écrit ou image ou musique) : Ecrit (Emeraude) & Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 470
Personnages : Sirius, Lily, James
Rating : Tout public
On ne peut pas enfermer une fleur dans une bouteille. C'était le genre de pensée incongrue qui venaient à Sirius, ces nuits où il n'arrivait pas à dormir, perché sur l'appui de fenêtre du dortoir. Mais pour une fois, cette pensée n'était pas la sienne.

- Patmol ? appela la voix groggy de James, à demi-réveillé.
- C'est rien, retourne dormir.

A peine avait-il prononcé ces mots que son ami était retourné dans le rêve dont il venait de s'extirper. On ne peut pas enfermer une fleur dans une bouteille. C'était une belle métaphore, mais les figures de style, la poésie et les longues tirades en vers, ce n'était pas son style. C'était celui de Lily.

Ils s'étaient disputés, aujourd'hui. Une broutille, comme toujours. Mais elle avait dit quelque chose, des mots qui l'avaient fait se retourner dans son lit à n'en pas trouver le sommeil. Bon sang, il avait envie d'une cigarette. Mais il avait promis.

On ne peut pas enfermer une fleur dans une bouteille. La fleur, c'était elle, ça ne faisait aucun doute. Et la bouteille ? Privée d'air et d'eau, la fleur dépérirait, pas vrai ? Alors que pouvait bien être la bouteille ? Ca ne faisait aucun sens. Bordel, combien il devait l'aimer pour se torture l'esprit sur un message cryptique. Il aurait pu tout envoyer balader et retourner se coucher, mais demain, elle aurait attendu une réponse, ses grands yeux d'émeraude posés sur lui, remplis d'espoir. Il ne pourrait supporter de lire la déception sur son visage. Il aurait préféré qu'elle l'insulte, qu'elle le frappe, mais elle n'était pas comme ça, Lily. Elle le fixait en silence, toute la peine du monde dans son regard.

Pour la fleur, la bouteille est une prison, pas vrai ? Etait-ce ce qu'elle avait voulu dire ? Il se remémora une nouvelle fois leur dispute.

- Est-ce qu'un jour, tu te décideras à grandir ? La déclaration de Harris était peut-être gênante et horriblement mièvre, ce n'était pas une raison pour lancer une meute de chats à sa poursuite !
- Je...
- Tu n'as pas d'excuse, Sirius, et tu le sais ! Je ne suis pas ta propriété, ce n'est pas ton honneur qui est en jeu, alors une bonne fois pour toutes, laisse tomber ces histoires de jalousie ! De toute façon, personne n'est au courant...

Ces derniers mots remplis d'amertume l'avaient pris au dépourvu. Il n'avait pas vraiment su quoi répondre, alors il lui avait sorti son éternelle excuse.

- Il ne faut pas que ça se sache, tu le sais. James...
- James par-ci, James par-là ! s'était à nouveau emportée Lily. Je vais te dire une chose, Sirius. On ne peut pas enfermer une fleur dans une bouteille.

Et maintenant, il était coincé avec cette phrase qui tournait en boucle dans sa tête.
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par The Night Circus » 28 juil. 2018 - 21:41

Titre : Africa
Thème (écrit ou image ou musique) : musical (Africa Ismael Lo)
Fandom : non
Nombre de mots : 220
Personnages : /
Rating : Tout public
Patrice Lumumba, le jeune révolutionnaire avec ses petites lunettes fines, sa drôle de moustache au dessus de ses lèvres étroites, ses costumes élégants et ses cheveux crépus soigneusement coiffés sur le côté, avait disparu, sans trace, ni ombre, ni tombe.
Un bidon d'acide dans lequel on voyait les reflets de l'occident sous le reflet de Mobutu avait rongé jusqu'à ses os ; il n'aurait que le vent pour sépulture.

Les âmes damnées aux yeux rouges qui le pleuraient avec des larmes de crocodile dissimulaient habilement un sourire digne du plus carnivore des reptiles ; leur pays rougi par la violence et la guerre civile était prêt à tomber entre leurs mains comme un fruit mûr.

Et ils le presseraient ce fruit, jusqu'à le vider de toute ses diamants, de ton son or, de toutes ses richesses, de toute son humanité. Leurs doigts seraient écarlates et poisseux de sang et de tripes, qu'ils serreraient encore, et lorsqu'ils ne seraient que des os, ils ne lâcheraient toujours pas, leurs ongles démesurés lacérant une chair pourtant si riche qu'elle mettrait des siècles à être exsangue.

Parmi les carnages et les horreurs, on trouve toujours des fous tendres qui osent chanter la paix et l'harmonie de l'Afrique, et s'il est difficile d'y croire, il faut qu'ils chantent, puisque sans eux l'espoir n'est plus permis.
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Ialona
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Ialona » 28 juil. 2018 - 21:42

Titre : Transe
Thème (écrit ou image ou musique) : La musica !
Fandom : Original
Nombre de mots : 318
Personnages : Une fille (encore) / Hugo / Paul (me suis cassé le cul pour les prénoms)
Rating : Tout public
Je ne crois pas au shamanisme. Le shamanisme, c'est le mot que nous, pauvres ignorants, avons mis sur quelque chose qu'on ne comprend pas. Le pouvoir des plantes. Le pouvoir de la lune. Le pouvoir de la musique.

Je les regarde, je ne peux rien faire d'autre que les regarder. Paul murmure dans mon oreille quelque chose que je n'entend pas.

Un peau de bête tendue sur un coffre, et les bases nous transpercent. Les rythmes nous nouent les muscles, traversent mon corps et mon âme, raisonnent dans ma tête et dans mes songes.

Boom Boom

Le sol vibre, les poils se hérissent sur mes jambes. Hugo se lève. Il ouvre les bras et tourne son visage vers le ciel, son corps commençant à onduler au rythme de la musique.

Boom Boom

La poitrine de Hugo se soulève en rythme avec les coup de basses. Il se tourne vers nous sans nous voir. Il pleure. Mais je comprend. Ce ne sont pas des larmes de tristesse, ni de joie, ni de peur. Ce sont des larmes de lâcher prise. Il pleure, parce qu'il n'a plus de carcan, plus d'image à soigner, plus de mœurs à respecter. Il pleure, parce qu'il est libre de pleurer.

Un sourire s'étend sur mes lèvres. Je me suis toujours sentie à l'étroit dans mon corps de femme, enfermée dans ma cage de chair. Je me lève et rejoins Hugo. Je lui prend l'épaule, et me jette dans ses bras. Contact odieux, hideux de là où nous venons. Pas d'effusions, pas de toucher en public, « reste à ta place jeune fille, parle quand on te le demandera ».

Hugo me sourit, me prend la main, et nous dansons.

Est-ce une transe ? Est-ce ce qu'on appelle une transe : bouger en laissant nos corps nous guider, rire et pleurer, se toucher sans gêne.

Fermer les yeux, ne rien voir et sentir.

Boom Boom

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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Westyversionfrench » 28 juil. 2018 - 21:46

Titre : Vie et Oeuvre de Newt Scamander
Thème (écrit ou image) : Musique (c’est possible de prendre ça ?)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 917
Personnages : Dennis Creevey, Natalie McDonald.
Rating : Tous Publics
Dennis souleva son livre pour découvrir le visage songeur de Natalie. Ils étaient confortablement installés sur le lit de Dennis, lui assis contre le mur, elle, allongée, la tête sur les genoux du garçon. Elle semblait absorbée par un de ces songes éveillés qui la laissaient inatteignable pendant des heures. Il hésita à la tirer de son monde rassurant. Toutefois…
“Nat ?” Immédiatement, ses yeux lointains se focalisèrent sur Dennis, attentifs. Il chercha ses mots :
“Comment c’est… ailleurs ?” Elle plissa les yeux. Il précisa :
“A l’étranger. Le Canada par exemple.”

Natalie se redressa et s’installa en tailleur face à son ami.
“ça sent différemment. Je n’ai été qu’au Canada et en France. Mais c’est l’odeur qui m’a frappée en premier. Ce que tu vois est différent bien sûr. Mais les arbres sont des arbres, les montagnes des montagnes, et les rivières des rivières. J’ai vraiment l’impression que c’est l’air qui change. Comme si les âmes des différents peuples exhalaient leur histoire dans l’atmosphère.” Elle allait lui demander pourquoi il lui posait cette question quand ses yeux trouvèrent la couverture du livre, posé à côté d’eux.

Natalie glissa la pulpe de son doigt sur la tranche : Vie et Oeuvre de Newt Scamander.
“C’est vraiment ton idole ! Tu devrais lui écrire, tu sais !” Dennis rougit furieusement.
“Je ne pense pas qu’un sorcier aussi célèbre ait le temps pour une lettre de moi. Tu sais bien que je ne suis pas très intéressant quand j’essaie de communiquer.” Natalie fit un signe de dénégation.
“Tu es maladroit parce que tu manques de confiance en toi. Mais tu n’es ni bête ni ennuyeux.” Elle insista :
“Tu as une vraie passion pour les créatures, qu’elles soient magiques ou non.” Dennis songea à ses animaux de compagnie, restés chez son père : Lilas le gros matou tigré, Sparkle, le chiot qu’il avait recueilli l’été précédent, Gluten, son caméléon timide, Bubble, sa souris domestique et Victor, son bouc nain. C’était sans compter son hibou, Maximinime, qui dormait sur le rebord de la fenêtre, à quelques pas.

Dennis regarda son volatile, attendri par sa posture : la tête sous l’aile. Depuis quelques temps déjà, il était torturé par l’idée de trouver un métier. Depuis qu’il s’était rapproché davantage encore de Natalie, il lui prenait à nouveau l’amour du monde magique. Il parvenait, petit à petit, à se réconcilier avec la société qui avait voulu le rejeter. Il ne se voyait pas travailler autrement qu’avec des animaux. Mais de là à être magicozoologiste, peut être était-il un peu ambitieux, ou naïf ? Natalie regarda longuement la photographie du célèbre Newt Scamander alors qu’il était jeune et affichait une moue ennuyée par intermittence, tentant de sortir du cercle dans lequel on l’avait enfermé. Elle caressa doucement le coude de Dennis.
“De ce qu’on en sait, Monsieur Scamander est quelqu’un de discret, presque de sauvage. Vous vous ressemblez un peu quelque part.”

Il allait démentir mais elle passa ses mains derrière sa nuque et se pencha vers lui. Loin d’être étranges, leurs chastes étreintes et leurs baisers timides résonnaient en Dennis comme une règle régissant l’équilibre de son univers. Il songea à Colin. Ils avaient toujours été attirés par des filles très différentes. Colin levait toujours la tête vers ses aînées, charmé par les femmes originales au caractère électrique. Dennis, lui, préférait les charmes discrets, les timidités polies, la simplicité frôlant la banalité. Après un court bécot, Dennis décala précautionneusement sa petite-amie pour aller chercher un vieux globe terrestre qu’il savait être au fond de sa malle. C’était un cadeau de son père pour ses neuf ans, la première année où Colin n’avait pas été présent pour l’aider à souffler ses bougies. Le globe était piqué de petits drapeaux colorés.

Natalie sourit et saisit l’objet. Elle le regarda de près et demanda :
“Tu m’expliques le code couleur ?” Il y avait des petits fanions rouges, verts et bleus.
“Les écarlates pour les pays que je veux voir à tout prix. Les verts pour ceux que je veux voir au moins une fois. Et les bleus pour les pays que je verrai seulement si j’ai pu voir les autres. Un ordre de priorité si tu veux.” Natalie montra le continent africain :
“Quel pays as-tu voulu viser ?” Dennis récupéra le globe et fixa la longue forme, un sourire étirant lentement ses lèvres. La voix enrouée d’émotion, il murmura :
“Tous.” Natalie s’approcha et tous deux, le nez à quelques centimètres d’écart, fixèrent l’Afrique.

Sa fascination pour l’Afrique remontait à sa première visite au cirque, quand il était allé pour la première fois, à l’école moldue. La maîtresse avait profité de la venue d’un cirque itinérant pour leur montrer les animaux de la savane. Dennis avait pleuré pendant une semaine quand son père avait refusé d’adopter un lionceau. Loin de le détourner de ses premiers amours, Dennis avait vu sa passion pour ce continent lointain et mystérieux, s’accroître en s’intéressant à ses sociétés sorcières. Il avait même un correspondant qui étudiait à Uagadou. Il espérait bien un jour, qu’il pourrait lui rendre visite, d’autant plus que cet étudiant, qui s’appelait Talei, était un animagus. Il pouvait se transformer en bélier depuis ses treize ans, comme beaucoup d’étudiants de cette école. Dennis aurait aimé être un animagus mais il n’osait demander au professeur McGonagall de le guider dans cette quête. Comme si elle entendait ses pensées, Natalie lui souffla à l’oreille :
“Tu devrais lui demander.” Comme il ne voulait pas en parler, il releva un sourcil et demanda, tout sourire :
“Quoi ? Tu crois qu’elle connaît l’adresse de Monsieur Scamander ?”
Image avec L'arc du guerrier Od, en Mongolie sorcière ! Image

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LaLouisaBlack
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par LaLouisaBlack » 28 juil. 2018 - 21:46

Titre : Parures
Thème (écrit ou image ou musique) : Emeraude
Fandom : Original
Nombre de mots : 100
Personnages : Solenn
Rating : Tout public
Il l’avait parée d’or et d’émeraudes à ses oreilles, à ses poignets, à son cou. A chaque retour, il lui avait offert les plus splendides bijoux, pour se faire pardonner, pour se faire accepter.
Solenn n’était pas certaine de pouvoir oublier.
Il partait de longues semaines, parcourait son pays, leur pays, à la recherche d’un secret qu’il ne voulait pas partager.
Il ne lui confiait plus les angoisses qui le tenaient éveillé jusqu’à très tard, ni les réveils en sursaut au coeur des nuits obscures.
Mais toutes les émeraudes d’Esheinn ne lui suffiraient pas.
Ce soir, elle le ferait parler.
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Fleur d'épine
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Fleur d'épine » 28 juil. 2018 - 21:46

Titre : Dakar
Thème : musical (Africa)
Fandom : Original
Nombre de mots : 243
Personnages : /
Rating : Tout public


C'était l'aéroport, c'était la chaleur, c'était les moustiques, c'était les couleurs, c'était les femmes en pagne, les hommes en boubou, c'était le mafé, le poulet yassa et le taxi brousse.
C'était violent. Une prise en otage de son corps et de son esprit, le désert de Lompoul, le marché Tilène dans le vieux quartier de la Médina, la plage de la baie de Ngor, c'était des souvenirs étouffants.
C'était les larmes qui coulaient d'un coup, comme l'océan.
Elle y avait vécu, enfant.
Dakar, c'était sa terre de naissance.
Papa et maman avaient fui la Guadeloupe. Ils avaient atterri ici.
Maman avait perdu les eaux quelque part entre la rue de Reims et la rue des Dardanelles.
L'Afrique ça ne résonnait pas comme chez les autres. L'Afrique, c'était sa deuxième mère. Peu importe qu'elle soit partie très tôt, jamais elle n'avait oublié les émotions primaires.
La terre était en train de l'appeler à nouveau.
Elle y reviendrait.
Elle y revenait.
Les moustiques la boufferaient, la chaleur l'étourdirait, la pauvreté la frapperait, les sourires la porteraient, tout ceci en même temps, elle le réclamait.
L'Afrique, c'était
une claque.
Sur le sol, elle a posé ses pieds nus. Elle l'a senti vibrer. C'était la terre qui la reconnaissait, qui l'accueillait, à nouveau.
Elle avait peur.
Ça explosait dans tous les coins.
Pour des résolutions culturelles hautes en couleur :
Mon défi ciné III - Mon défi spectacle II

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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par WarmSmile » 28 juil. 2018 - 21:48

Titre : Marc – Numéro 2
Thème (écrit ou image ou musique) : image
Original
Nombre de mots : 128
Personnage : Marc
Rating : /

Marc était habitué à se passer de portable et était de cette génération qui préférait se déplacer afin d'avoir des nouvelles. Savoir comment cela se passait au Japon était d'ailleurs le but de ce trajet.

Lorsqu'il aperçut la maison, Marc ressentit un pincement au coeur. L'homme ne venait que rarement à l'époque d'Ambre et encore moins depuis vingt ans. Avant de descendre, il récupéra le sac qui était posé sur le siège passager.

Marc avait ramené un flacon contenant une fleur et des graines de son voyage. Il était persuadé que cette nouvelle fleur serait d'un plus bel effet dans le jardin. Et l'homme espérait apporter un peu de paix à Alaric en créant un endroit agréable où se reposer entre deux tentatives afin de retrouver son compagnon.

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flodalys
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par flodalys » 28 juil. 2018 - 21:49

Titre : Cérémonie de présentation
Thème érit : émeraude (c'est long à venir mais promis le thème est là)
Fandom : Orignial (Isméria
Nombre de mots : 462
Personnages : Khiana-Isla-Eliwen
Rating : tout public
Quelqu’un toquait à la porte. La grand-tante Ysla étaient venue chercher l’héroïne de la fête.
Dire que Khiana avait été déçue de découvrir la nature de son don était un euphémisme. Cette vision d’une telle évidence ne pouvait être utile à son peuple. « Le blé va manquer » pas besoin d’être une fille d’Ismé pour énoncer une telle évidence…
Pourtant cette simple phrase énoncée avec gravité avait donné l’impulsion nécessaire à Willarg lui donnant la force d’agir face au sentiment d’urgence. Depuis leur enfance ils avaient appris que le fils et la fille d’Ismé serait appelé à diriger leur peuple côte à côte. Le don de la sœur épaulant le frère dans la lourde tâche de protection de leur peuple. Fils et fille d’Ismé toujours côte à côte.

— Selon la tradition, ta mère aurait dû te conduire à la pierre, afin de présenter ton don exposa la vieille Ysla.
— Je sais soupira la jeune fille.
— Si tu l’acceptes, ton père m’a proposé de te guider.
— Avec plaisir grand-tante Ysla, répondit-elle en attrapant le bras que la doyenne lui proposait.
Plus Khiana s’approchait de la pierre, plus son cœur battait la chamade. Elle ne pensait pas être aussi impressionnée en ce jour particulier. Toutes les célébrations des fils et filles d’Ismé se faisait à la pierre. La magie qui émanait de la pierre lors de ces instants renforçait la foi de leur peuple et cela nourrissait leur déesse

Au pied de la pierre se tenait la tante Eliwen. Elle avait en main le talisman d’Ismé qu’elle glissa dans l’encoche. Puis elle retira son anneau d’émeraude qu’elle déposa sur la pierre.
— Ismé, mère de toutes les mères, en ce jour ton enfant Khiana, dernière de tes filles, vient te rendre grâce pour le don que tu lui as offert. Ce don naissant qui a déjà rendu un grand service à notre peuple, à ton peuple.
Eliwen se tourna vers Khiana
— Approche toi mon enfant.
Selon un protocole ancestrale enseigné par ses tantes Khiana s’avança vers la pierre. Posa sa main sur l’empreinte du Grulwak. Elle fut alors entourée d’une aura verte émanant de l’anneau. Un vert pur, aussi pur que l’émeraude de la bague. Khiana ressenti alors comme jamais la puissance de sa déesse en elle. Elle su alors qu’elle ne devait jamais avoir honte de son don, même s’il n’était pas spectaculaire, il avait été utile à son peuple et il se serait à nouveau, sinon Ismé lui aurait donné un autre don, Ismé ne se trompait jamais.

Lorsque l’aura se dissipa, Khiana, étourdie, vit alors Eliwen remettre son anneau au doigt. La jeune fille regarda sa main droite toujours sur l’empreinte du Grulwak, et fut surprise d’y découvrir à son doigt le même anneau d’émeraude que sa tante et sa grand-tante.
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La 2e étape n'attend plus que vous ! :D N'hésitez pas à nous rejoindre

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Berserkr
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Berserkr » 28 juil. 2018 - 21:51

Titre : Baroudeurs
Thème : Musique Ismael Lo - Africa
Fandom : HP
Nombre de mots : 592
Personnages : Sven ( OC ), Hugo Weasley
Rating : - 12
L’homme avait immédiatement accepté de nous recevoir pour la nuit. Hugo parut étonné par l’accueil. Moi beaucoup moins. Mes trois années à barouder me paraissait si proches maintenant, et j’y avais découvert que l’entraide entre les sorciers était loin d’être mort.

Sa famille était composé de sorciers. Mais ça n’aurait pas changé grand-chose. La magie avait une image bien différente sur le continent africain, si bien que nombre de moldus la savait toujours présente et l’acceptait, bon gré mal gré.

Isaac avait deux gamines plutôt mignonnes. Des jumelles d’une dizaines d’années, Mara et Nili. La mère semblait aux abonnées absent. Parlant bien français, Hugo n’a pas mis longtemps à comprendre qu’elle était morte récemment . Pour autant les deux petites rayonnait. Elles passèrent une bonne partie de l’après-midi à nous poser plein de questions. Sur ce qu’on faisait ici. Ou sur le bras qu’Hugo avait perdu durant la dernière guerre. Pour protéger ma sœur. Bras qu’il a depuis remplacé par une prothèse magique.

Et c’est encore pour Emily qu’on a pris l’avion pour le Mali. Ma chère petite sœur étant. archéologue magique, il n’est pas rare qu’elle parte régulièrement en vadrouille. La crevette envoyait lettres sur lettres pour nous tenir au courant de son voyage.

Mais depuis deux semaines plus de nouvelles. Alors Hugo étant mort d’inquiétude pour sa petite amie, il a décidé d’aller la chercher. Sauf que l’endroit est dangereux en ce moment, vu la guerre civile des moldus. Alors je me suis porté volontaire. Disons qu’avoir un Foudremage avec lui, a plutôt satisfait Hugo sur la question de la sécurité. Puis merde c’est ma sœur quoi. Elle est pleine de ressources, mais qui sait sur quoi elle est tombée

Après le repas, Isaac entreprit de nous raconter les légendes locales. Ce qui en soit était passionnant. Et je comprends mieux l’attrait qu’a ma petite sœur pour ce continent. Je n’ai pas mis les pieds en Afrique durant mes années de vagabondage, mais à la réflexion, j’aurais dû. Chacun des endroits qu’on a visité jusque-là, a un lien plus ou moins étroit avec la magie.

Les deux petites commencèrent rapidement à somnoler. Et nous on devait décoller tôt, le lendemain.
-----------

Il nous a fallu deux jours pour atteindre l’un des dernier endroit qu’Emily avait visité. Un temple oublié dans les montagnes. Après l’avoir fouillé de fond en comble, il apparut à l’évidence qu’elle n’y était pas. Hugo commençait à perdre son calme.

La journée touchant à sa fin, nous prîmes la décision de demander asile au village en contrebas, parut plutôt bonne.

L’endroit semblait agité de la, où nous étions. Mais il ne s’agissait clairement d’une fête de village.

Les coups de feu retentissaient en masse. Les cris aussi. Et les maisons brulaient.

Hugo voulait y aller. Moi ce n’était pas ma priorité. J’en avais vu assez des pays en guerre, durant mon dernier voyage.

- On devrait passer notre chemin.

- Merde, depuis quand on laisse des innocents se faire massacrer ? s’exclama Hugo.

- Tu veux te prendre une balle ? Alors vas-y. C’est leur guerre, Hugo pas la nôtre. Laisse les moldus s’occuper de leurs affaires. On a déjà assez à s’occuper.

- Et si Emily y est dans ce village ?

Bon, il y avait peu de chance qu’on la trouve là-bas, ou même qu’elle y soit passée un jour. Mais il a marqué un point, autant éliminer cette possibilité. Et d’un coté, ma foudre menaçait d’exploser à l’idée que des gens soient massacrés gratuitement.

- J’occupe les soldats et toi tu fouilles le village.
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Shaman
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Shaman » 28 juil. 2018 - 21:54

Titre : Le secret
Thème : Émeraude
Fandom : original
Nombre de mots : 307
Personnages : Kamila, Agneszka
Rating : /
« Tu veux que je te dise un secret ? »

Agneszka avait chuchoté pour déjà poser sa question, alors qu’elles s’activaient dans la buanderie pour repasser et plier les draps de la maison. Kamila lui lança un regard en coin, en souriant, pour l’encourager à poursuivre.

« Marek m’a offert un cadeau ! lanca-t-elle à son amie, avec bien trop d’excitation.

Kamila fronça les sourcils. Elle n’aimait pas beaucoup Marek et cela ne lui ressemblait pas.

« C’est un collier. Avec la plus grosse émeraude que j’ai jamais vue !
– Une émeraude ? répéta Kamila, de plus en plus perplexe.
– Oui, et je peux te la montrer ! »

Agneszka tira sur la chaîne autour de son cou, caché par le col de son uniforme. Elle en sortit l’émeraude, de la taille d’une cerise, qui semblait peser très lourd. Kamila écarquilla les yeux. Elle ne savait pas où Marek avait pu trouver une telle pierre, et encore moins comment il avait pu la payer. Mais elle préféra ne pas poser la question, certaine que l’origine de ce collier était illégale.

« Et en parlant de cadeau, commença Agneszka, il me semble avoir vu un paquet traîner dans la chambre d’Anton. »

Piquée au vif, et priant pour ne pas rougir, Kamila se retourna instantanément vers son amie. Comment savait-elle ?

« Ne fais pas cette tête, tu crois que j’ai pas remarqué les regards qu’il te lance ? Et vos sourires ? Mais ne t’inquiètes pas, ton secret est bien gardé avec moi. »

Kamila soupira. Ils devraient vraiment faire plus attention avant que son employeuse ne se rende compte de quelque chose. Elle ne voulait pas risquer de perdre son travail et savait très bien quelle sanction l’attendait si jamais elle était soupçonnée d’avoir échangé plus que des politesses avec les hôtes de la maison.

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Hortensea
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Hortensea » 28 juil. 2018 - 21:56

Titre : Partie 3.
Thème : écrit.
Fandom : Harry Potter.
Nombre de mots : 180.
Personnages : Cesarius O'brien, Evelyn Rosier.
Rating : / .
Son sourire s’effaça rapidement afin de reprendre son sérieux autant que possible tandis que Lady Rosier lui expliquait l’empressement avec lequel la fille Wilkinson harcelait son fils pour un mariage rapide.

— Les Wilkinson sont dans une situation financière précaire, ces temps-ci, il me semble.

— Précaire ? ricana-t-elle sans joie. Ils sont totalement ruinés, Cesarius… Si cet imbécile de Winston avait passé moins de temps aux tables de jeux et davantage à superviser sa marmaille, nous n’en saurions pas là. Je pense que c’est une des principales raisons pour laquelle elle a imputé cette paternité à mon fils… Ils espèrent faire un mariage qui leur rapportera gros…

Avant qu'il n'ait pu répondre quoi que ce soit, elle enchaîna alors qu'elle se servait allégrement de la salade de fruits:

— Winston m’a envoyé la farce d’un contrat de mariage dans lequel il n’hésite pas à demander une rente de 1000 gallions pour cette gourgandine. Quant à elle, elle traîne mon fils – qu’elle mène autant par le bout du nez que par-dessous la ceinture - de bijouterie en bijouterie afin de trouver une parure de noce qu’elle insiste pour être en émeraude. Coureuse et croqueuse de diamants de surcroît… Voilà le beau tableau !
Dernière modification par Hortensea le 28 juil. 2018 - 22:26, modifié 1 fois.
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Mary-m
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Mary-m » 28 juil. 2018 - 21:56

Titre : Ses yeux émeraudes.
Thème : Émeraude
Fandom : original
Nombre de mots : 579
Personnages : Alexander
Rating : /
Les couples sont enlacés sur la piste de danse et moi, je suis assis à la table la plus à l’abri des regards. Je regrette déjà d’être venu ce soir. Pourquoi me suis-je laissé embarqué par Tom et Bobby ?
J’ose à peine regarder les gens de peur d’être reconnu et acculer par des fans.

Alexander Wills, acteur un peu – beaucoup – dépassé par sa célébrité.
Célébrité qui m’a rendu parano. Je ne sors plus vraiment de chez moi, utilise un faux nom pour commander une pizza. Et pourtant, je suis de retour chez moi, dans mon pays, là où je sais que je vais enfin prendre le temps de penser à moi. Les paparazzis sont un peu moins sauvages qu’aux USA.
Beaucoup de gens affirment que je me dois de me donner entièrement à la presse, que c’est le prix à payer pour jouer dans des films à gros budgets et faire rêver les gens. Les extrêmes sont-ils nécessaires ?

Je bois une nouvelle gorgée de bière en maudissant mes deux meilleurs amis qui m’ont convaincus de sortir de l’appartement que nous partageons Tom et moi. Comme j’en avais marre de les entendre me répéter que j’étais beaucoup trop pâle pour un mec qui revient juste de Californie, j’ai quitté mon bas de jogging gris que je ne comptais pourtant pas quitter, ai pris une douche, et me suis retrouvé assis ici.

La fête bat son plein. Les hauts-parleurs déversent en continu les meilleurs morceaux de ce groupe de rock que je découvre depuis que nous sommes arrivés.
Cigarette en bouche et bière à la main, protégé par ma casquette, je jette un rapide coup d’œil à la pièce. Je cherche Bobby dans la foule de corps enlacés. C’est lui qui nous a fait rentré. C’est un ami du manager du groupe.
Il voulait que nous passions la soirée entre potes. La bonne blague. En parlant de potes, où sont-ils ces deux lâcheurs ?

Au bout de quelques minutes j’arrive à reconnaître Bobby, il est au milieu de la piste de danse avec une sorte de barbie blonde qui semble lui faire du bouche à bouche, à moins qu’elle l’embrasse ou peut-être qu’elle lui dévore une partie du visage, je ne suis pas vraiment certain de là où je me trouve.
Tom, lui est sorti il y a un quart d’heure avec la copine de Barbie. Il doit sans doute passer du bon temps.
Cela fait une demie heure que je fixe avec l’envie la porte du bar. Vu les cinq minutes que nous avons passés tous les trois ensembles, je pense que la soirée entre potes est une vraie réussite ! Je suis donc certain que Tom et Bobby ne m’en voudront pas si je rentre. Je termine la bière, allume une nouvelle cigarette après avoir vérifié que ma casquette cache bien une partie de mon visage, et m’avance vers la sortie lorsque je me stoppe.

Mes yeux n’arrivent pas à se détacher de la fille qui vient d’entrer dans le bar. Elle accompagne la chanteuse du groupe. Elle rigolent en rejoignant le bar où elles saluent d’un mouvement presque synchrone Jim, le patron. La sortie ne m’attire plus du tout, je fais rapidement demi tour avant de me faire piquer la place, et retourne à l’abri des regards.

Nos yeux se sont croisés une seconde à peine, mais j’ai été frappé par la foudre. Je n’ai jamais vu des yeux comme les siens. Deux magnifiques émeraudes !
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Ocee
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Ocee » 28 juil. 2018 - 21:56

Titre : Woohee
Thème : « Blackout » photo de MyLifeThroughTheLens sur DA (22h-23h)
Fandom : Moon Lovers : Scarlet Heart Ryeo (texte inspiré d’une fanfic racontant la suite /sans spoiler sur la série)
Nombre de mots : 238
Personnages : Baek Ah & Woohee
Rating : tout public
Les images défilaient sous ses yeux sans qu’aucune ne ressorte du lot. Si ça continuait comme ça, il devrait s’en charger lui-même. Il avait pensé qu’en sélectionner une serait plus rapide vu la masse de travail qu’ils avaient dernièrement. Surtout qu’il n’était pas d’humeur très créative depuis qu’il l’avait recroisée. Mais visiblement, c’était trop demander que de pouvoir compter sur les photos des autres. Tous ces clichés se ressemblaient, se copiant mutuellement, sans âme… Il serra les dents et cliqua rapidement plusieurs fois pour évacuer sa frustration, faisant défiler les visuels comme on zappe des émissions de télé. Cependant, un éclat bleuté retint son attention et il revint en arrière pour vérifier l’avant-dernière photo.

Dès qu’elle s’afficha pleinement sur son écran, il sut. Ce coup au cœur. Cette lumière. Cette douceur.

La délicatesse en bouteille.

C’était elle.
C’était cette photo. Il n’en voyait pas d’autres. Elle était parfaite. Elle représentait exactement tout ce qu’ils voulaient transmettre.

Et c’était elle.
Il en était certain même s’il espérait se tromper. Elle transpirait son talent, sa grâce et sa splendeur.

Alors, avec appréhension, il ferma les yeux et déglutit avant de remonter la page pour y chercher le nom de son propriétaire.

Woohee.

Ce coup au cœur. Cette rage au ventre. Et les larmes aux yeux.
Il resta figé plusieurs minutes devant cette photographie. Saisi, fasciné et meurtri.
Ça avait toujours été elle. C’était toujours elle. Et ce le serait toujours.

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Haru Nonaka
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Inscription : 10 déc. 2010 - 06:07

Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Haru Nonaka » 28 juil. 2018 - 21:57

Titre : nuit grise
Thème (écrit ou image ou musique) : mot et musique
Fandom :
Nombre de mots : 483
Personnages :
Rating :
Je suis entré ici par hasard, je voulais juste un peu de présence humaine. Alors quand j’ai vu l’enseigne du bar je me suis décidé.
J’était exténué par tout ce soir, par la fatigue, par la pluie qui tombe sans cesse, par le froid et le gris de la ville. Je me sentait si vieux. Les couleurs de mon Afrique me manquent tant dans cet hivers gris et sans fin. La cote que je trouvais si belle, si forte, si terrible pour les images qu’elle évoque, me semblait belle cette automne, douce et chantante. Mais en hivers, elle entre par toute les pores de ma peau et le froid de la bise ne semble pas vouloir se taire, apportant ces souvenirs que je croyais avoir refoulé depuis le temps. Le regard des gens aussi en hivers aussi me semble plus acéré, plus méfiant. Celui que je sent certains clients poser sur moi ce soir me herrissent, je ne réussit plus à laisser glisser ces derniers temps, j’ai envie de crier mais je me tais. J’ai peur, les journaux et la télévision n’aident pas à se sentir en sécurité. La semaine dernière j’ai lu que deux vendeurs sur le marché de Turin ont été attaqué par un abruti de raciste, poursuivit avec une arme à feu, traqué, blessés.
Je m’assoie à une table et commande un cacao. Un de ces cacao épais, presque solide si caractéristiques. J’aime bien le gout sucré, crémeux et nourrissant du breuvage. Il console, même si j’y ajouterais volontiers un peu de piment pour relever le gout trop doucereux. Je n’ose pas demander à la patronne un flacon de Tabasco que je vois sur la table de mes voisins.
Je me sens un peu mieux maintenant, il fait chaud et les lumières se sont éteintes et les regards attendent le concert sur la scène.
Alors tu apparais, dans ta robe émeraude longue et ample. Tu as l’air mal a l’aise toi aussi sous les projecteurs, sous les regards braqués, maladroite. Et puis tu te met à danser et tout change. Sous la voie suave au accent de mon pays tu danse, frère silhouette pale, et tu te transforme, tu transforme le monde autour de toi, diffusant des couleurs. Tu danse de toute tes force et je retrouve dans le vert de ta robe la couleur luxuriante des feuilles de l’arbre du jardin de mes parents. Dans tes geste la douceur de ceux de mon premier amour, l’amplitude de la voix te porte, tu devient elle, tu deviens moi le temps d’une danse, de deux, trois. Quand le temps recommence et que le spectacle est finit, quand la lumière revient tu pose tes yeux sur moi. Je souris, toi aussi. Un instant d’échange, de compréhension, de chaleur, pas de mots, tu as tous dis. Je sort du bar avec le coeur léger, j’ai retrouvé l’enfant émerveillé en moi, et j’affronterais le lendemain sans grisaille dans le coeur.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par BellaCarlisle » 28 juil. 2018 - 21:58

Titre : Une fiole sur un bureau
Thème (écrit ou image ou musique) : Image
Fandom : Les animaux fantastiques
Nombre de mots : 714
Personnages : Cathy Wilson (OC), Percival Graves
Rating : Tout public
- Miss Wilson, vous rendez-vous compte que vous avez laissé filer notre ennemi ?
- Je comprends que vous soyez si mécontente Mrs mais je ne pouvais pas abandonner mon collège, rétorque Cathy. Le MACUSA a besoin de tous ses employés et …
- Et vous pensiez que sacrifier notre communauté valait mieux que la survie de Mr Graves ? la coupe Séraphine.
- Je n’ai sacrifié personne, Grindelwald est en cavale depuis des mois, je ne crois pas être responsable de tous les crimes qu’il a commis.
- Vous êtes une Auror compétente Wilson mais vous feriez mieux de retourner à votre bureau. Vos missions de terrain sont suspendues pour le moment.

Cathy ne réplique rien parce qu’elle sait qu’elle risquerait d’aller trop loin dans ses propos mais la colère gronde en elle. Elle salue la directrice et tourne les talons avant de prendre le chemin de son bureau. L’idée de passer les prochains jours enfermée à trier des dossiers ne l’enchante guère, elle préfère encore porter toute la responsabilité de la fuite du mage noir. Même si elle n’a pas forcément fait preuve de vrai sang-froid en privilégiant la vie de Percival, elle ne regrette pas son geste. Il est son supérieur direct, celui qui lui a permis de devenir une Auror malgré les réticences des autres, le seul à croire réellement en ses qualités, celui qui représente tout pour elle. Et voilà qu’on lui reproche de mettre en danger l’ensemble des sorciers.

Elle ouvre sa porte avec rage, se figeant en remarquant que quelqu’un est venu avant elle. Sa main plonge dans sa poche automatiquement, ses doigts se referment sur sa baguette pendant qu’elle détaille la pièce entière. Elle avance vers son bureau sur lequel repose un paquet fermé avec son nom écrit sur le dessus. La rousse jette un sortilège pour vérifier qu’elle ne craint rien puis elle pose sa baguette sur la surface vernie avant d’ouvrir le paquet. À l’intérieur, il y a une petite fiole fermée d’un bouchon de liège où repose une fleur unique. Un sourire étire ses lèvres lorsqu’elle devine l’expéditeur du petit colis, le cœur soudainement plus léger. Son hypothèse se confirme lorsque deux bras entourent sa taille.

- Merci, murmure Percival. Mais tu n’aurais pas dû.
- J’ai fait ce qu’il fallait, affirme Cathy en se retournant pour lui faire face. Même si j’avais affronté Grindelwald, je ne l’aurais pas vaincu, malgré ce que Picquery pense.
- Tu te sous-estimes, tu le sais n’est-ce pas ?
- Et toi tu me surestimes, conteste la jeune femme. Je suis comme tout le monde, Percival, et je n’ai rien d’une héroïne surpuissante. Tu es plus fort que moi, tu es le meilleur duelliste que je connaisse et j’ai conscience du fait que tu serais capable de le défaire. Ce qui n’est pas mon cas.
- Cesse de te dévaloriser, Cathy. Picquery est en colère parce que nous sommes passés à côté d’une victoire contre le pire mage noir de notre siècle, et aussi parce que tu es un bon élément pour le MACUSA. Tu es comme cette fleur, fragile d’aspect mais très résistante.
- Qui croirait que le grand Percival Graves est un poète ? s’amuse la rousse.

Mais ce n’est pas l’humour qui brille dans ses yeux, plutôt une affection profonde et sincère, la preuve de tout l’amour qu’elle lui porte jour après jour. Il sourit avec douceur avant de la serrer dans ses bras, inspirant son parfum, lui demandant de le pardonner de ne pas avoir su se défendre face à Grindelwald. Cathy relève la tête vers lui, étonnée par cet aveu de faiblesse. Elle pose ses mains sur les joues de Percival, plongeant son regard dans le sien.

- Tu es un homme bien, ne l’oublie pas. Tu as le droit d’avoir peur et …
- Un Auror n’a jamais peur, souffle Percival. C’est une règle importante et je la respecte. Je ne crains pas ce que Grindelwald pourrait me faire, seulement ce qu’il te ferait.

Et avant de lui laisser le temps de répondre, il l’embrasse, pour couper court à la conversation. Cathy savoure cet instant si rare, sans savoir que le seul souvenir qu’il lui restera de ce jour est le fantôme d’un baiser et une fiole avec une fleur rose.
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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Lyssa7 » 28 juil. 2018 - 21:59

Titre : L'étrangère aux yeux d'émeraude
Thème : Émeraude + Musique
Fandom : HP
Nombre de mots : 225
Personnages : Lucy Weasley
Rating : /
Lucy laisse les rayons du soleil lui brûler la peau. Le visage levé vers le ciel et les paupières fermées, elle savoure la chaleur comme elle le ferait de la pluie en Angleterre. Elle entrouvre les lèvres et resserre sa prise sur son appareil photo.

Puis, elle ouvre de nouveau les paupières et adresse un sourire radieux aux deux enfants qui l’observent d’un air curieux. Faut dire qu’ils la trouvent bizarre l’étrangère avec ses fripes anglaises, ses grands yeux verts, et ses cheveux d’un orange vif. Faut dire que ça les intrigue ce qu’elle porte autour du cou comme un collier. Son appareil photo. C’est pour ça que Lucy est ici. En Afrique.

Voyager, prendre des milliers de clichés. Capturer l’essence de la vie. C’est comme une obsession. Un moyen de combattre la peine et le désespoir qui la ronge depuis des années. Une façon de retrouver la paix dans les yeux de ces gamins. Dans les photos qu’elle passe des heures à contempler, le soir. Comme pour figer les secondes qui passent et qui courent trop vite.

Lucy se persuade parfois qu’elle arrête le temps. Ainsi, elle peut toujours rêver de remonter les minutes, les heures, les mois et les années jusqu’à redevenir cette petite fille adorable que tout le monde aimait. Lucy, l’enfant du milieu sur les photos de famille.

L’enfant qui resplendit.
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dreamer
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par dreamer » 28 juil. 2018 - 22:00

Titre : La fleur dans le bocal
Thème : image
Fandom : hp
Nombre de mots : 352
Personnages : Neville Londubat, Luna Lovegood
Rating : Tout public
« Une fleur dans un bocal ? Mais il n’y a rien de plus triste ! »

Fronçant les sourcils, je finis par lever les yeux vers la personne qui m’avait interpellée. C’était une Poufsouffle, à en juger par sa cravate jaune et l’écusson de son pull. Détaillant son visage, j’en vins à la conclusion qu’elle n’était pas dans la même promotion que moi. Sans doute était-elle en Troisième Année. En tout cas, les lunettes qu’elle portait étaient très farfelues.

- Et bien ? Tu vas la garder enfermée ainsi longtemps ? » insista-t-elle en approchant sa main du bocal.

- N’y touche pas ! protestai-je en l’écartant vivement. C’est un bocal ensorcelé !

- A quoi ça sert ?

Je n’étais pas vraiment d’humeur à discuter avec une inconnue, aussi intrigante soit elle. Il valait mieux qu’elle s’en aille et me laisse seul. Et puis, je ne me sentais pas prêt à discuter de ma fleur avec elle.

- A rien. Elle ne sert à rien. Qu’est-ce que tu fais ici ?

- Je me ballade, c’est tout. Je peux m’asseoir avec toi ?

Interdit, je la fixe, avant d’acquiescer à sa demande. Elle se laisse tomber à côté de moi, ses boucles blondes envahissant ma propre épaule.

- Tu sais, si tu ne veux pas en parler, ce n’est pas grave. Elle est très jolie cette fleur.

Silencieusement, nous nous mîmes tous deux à observer l’objet de notre discussion. Mon coeur se serra une nouvelle fois en voyant les pétales roses se déployer puis se replier sur eux-mêmes à l’intérieur du bocal. Le pistil s’agitait légèrement de temps en temps. Mais la fleur ne voletait plus depuis trois mois.

- Elle est liée à la vie de quelqu’un, c’est ça ? murmura l’adolescente à mes côtés.

Je hochais la tête, sans chercher à savoir comment cette fille pouvait connaître l’existence de la liaison aux fleurs. Ses doigts glissèrent dans les miens, avant de les serrer très fort. Puis, elle se releva, épousseta ses vêtements, avant de me quitter.

- Au revoir Neville. Prends soin de toi, et de ton bocal.
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Eve
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Eve » 28 juil. 2018 - 22:05

Titre : /
Thème : Musique et image
Fandom : HP
Nombre de mots : 347
Personnages : Dimitri ( OC )
Rating : TP
Dimitri s’essuya le front. La chaleur mêlée à l’humidité était insupportable pour lui, le climat sec de la Russie lui semblait si loin. Il suivait Tobias, son guide, depuis deux jours dans cette forêt dense et il commençait à fatiguer, heureusement que le congolais avait diminuer le rythme, Dimitri n’aurait pas pu suivre la cadence infernale du début.

Au milieu de cette jungle, le jeune russe se demandait dans quelle galère il s’était fourrée. Quand on lui avait proposé le mois dernier de rejoindre l’expédition au Congo pour examiner une plante pouvant servir à l’élaboration d’une nouvelle potion, Dimitri avait sauté sur l’occasion. L’Afrique centrale ! Il n’aurait jamais pensé y mettre les pieds un jour et c’était une opportunité unique que lui proposait le laboratoire. Il avait donc accepté le sourire aux lèvres sans penser à tout ce que le mot « expédition » voulait dire.

Mais toute la douleur en valait la peine, cette forêt était magnifique et le botaniste en Dimitri était aux anges devant chaque plante et fleur croisées. Il voyait dans leur milieu naturel tant de végétaux qu’il manipulait et prenait des notes et croquis pour améliorer leur conservation, voire même un jour pour réussir à les faire pousser correctement dans leur laboratoire.

Il pensa à son ami Neville. Il lui avait envoyé un hibou pour lui proposer de venir, mais le jeune anglais avait décliné, invoquant une incompatibilité de climat entre l’Ecosse et le Congo. En effet, heureusement qu’il n’était pas là, il n’aurait pas supporté l’exploration de la jungle. Dimitri était sûr d’avoir croisé au moins trois types de moustiques, insectes particulièrement friands du sang de Neville. Heureusement qu'il n'était pas là.

Perdu dans ses pensées, Dimitri n'avait pas vu Tobias s'arrêter et le percuta. Il s’apprêtait à demander des explications au jeune africain quand il vit au sol ce pourquoi il était venu. Il n'avait jamais vu cette plante aussi éclatante et il fut empli de scrupules à l'idée de déloger cette plante de son milieu naturel. Parfois il détestait son métier.
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Ella C.
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Ella C. » 28 juil. 2018 - 22:10

Titre :
Thème : Musique et image
Nombre de mots :
Fandom : HP
Personnage : Feriel (OC)
Rating :TP
Les rues de Londres, bondées. Les taxis, les buildings, les voies asphaltées, les beaux magasins et les pas pressés. La foule, l'agitation. Ton premier jour en Angleterre se plaçait sous le signe du nouveau. Tout était si grand, si merveilleux. L'excitation coulait dans tes veines. Tu avais laissé ta baguette à la maison et, sa guitare sur le dos, tu te voyais déjà embrasser cette nouvelle vie. Petite fleur curieuse, tu avais l'impression d'éclore.

Tes contacts anglais ignoraient tout de la magie. Tu étais venue en tant que Moldue, vêtue d'un jean et d'une chemise, bercée de jazz et de rock. Tu t'étais donné un an. Une année pour explorer, vivre ta passion, avant de reprendre les études.

Tu intégras un petit groupe étudiant comme guitariste. Tu jouais dans un bar quelques soirs par semaine, le reste du temps, tu étais vendeuse, serveuse ou baby-sitter selon ce que tu trouvais. Tu plongeais dans chaque nouveauté la tête la première, malgré les clients difficiles et les enfants qui refusaient de dormir. Tu avais soif d'apprendre et chaque tâche était sujette à l'observation. Ces gens te semblaient si lointains, et pourtant tes propres parents menaient la même vie qu'eux. Tu lisais tout ce que tu trouvais, sur l'Histoire, la politique et les sciences pour explorer un peu ce monde qui devenait le tien.

Les concerts étaient ta bulle de bonheur. Ton groupe n'était pas connu, votre public ne remplissait même pas la terrasse du café. Mais faire bouger quelques têtes, voir des pieds battre la mesure et des oreilles vous écouter te faisait sentir légère. A force des soirées, tu pouvais reconnaître quelques auditeurs réguliers, ceux qui reconnaissaient les chansons dès les premières notes. Merlin, ce que tu aimais ta vie.

Après les concerts, quand les propriétaires vous jetaient dehors vers deux heures du matin, tu discutais un peu avec les têtes familières. Avec une tête familière. Avec une tête bien connue, que tu finis par voir pendant le reste de la nuit. Des cheveux pastel et un sourire indécis.

Fleur amoureuse, le jour où tu l'avouais fut aussi celui où un bouchon vint seller la fiole de verre de tes habitudes. Fleur enfermée derrière le verre, l'Angleterre n'avait qu'un rôle à t'offrir. Cette fille silencieuse qui grattait les cordes à l'arrière de la scène et suivait son amante dans les hôtels, elle n'était qu'une moitié de toi. Mais tu restais, même si tu en avais une conscience floue, tu restais parce que la musique valait le jeu.

Fleur fânée, l'art qui se fait dans la douleur est dépassé. Comment voulais-tu raconter des histoires, faire passer des émotions avec ta guitare, si chacune de tes paroles était un mensonge ? Si tout ton entourage ignorait tout de tes pouvoir, de ta vie passée, de ton essence ?

Sorcière, il était vain jouer à la Moldue. Alors tu finis par rentrer.

Retour en Egypte, ton pays, tes amis, ta famille t'avaient manqué. Tu t'étais manquée. Tes lèvres dessinaient des sourires plus francs comme tu retrouvais les paysages et les odeurs de ton enfance. Tu t'étais construite, dans cette ville grise et ocre. Tu ne repris pas les études, tu continuas la musique. Mais tu repris ta baguette et ta magie, délaissée pendant un an, fut fiévreuse lors de tes premiers sorts. Fleur révélée, ta fiole disparut.

Fleur, tu avais exploré, aimé, grandit. Tu n'oublias pas. Tu chérissais tes racines en Orient ; sur ta corolle, poussa un nouveau pétal aux couleurs anglaises. Feriel, avec ta guitare mélodieuse, tu avais tant à chanter.

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ExtraaTerrestre
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par ExtraaTerrestre » 28 juil. 2018 - 22:25

Titre :
Thème : Musique
Nombre de mots : 241
Personnage : une femme
Rating : Aucun
Au loin, la côte disparaissait doucement, dévorée par des vagues infatigables. L’air marin n’effaçait pas sa mélancolie, il ne l’effacerait jamais. La jeune femme ferma les yeux, compta jusqu’à dix, et lorsqu’elle les rouvrit, la terre n’était plus visible. C’était fini, il n’y avait plus de retour possible.

Un soupir, un dernier au revoir à son pays.

Avec les vagues, c’étaient ses souvenirs d’enfance, son premier amour qui s’envolaient. Un pays magnifique, recouvert de dunes et d’or, des femmes à la peau halée et aux sourires qui rendaient heureux, les gamins qui couraient dans les rues, se léchant les doigts après avoir chapardé quelques Menena. Et les accents des nombreux voyageurs, arrêtés au détour d’un marché, rassemblés avec les villageois autour d’un thé.

Son pays, c’était toutes ces petites choses, ces petits bonheurs qui avaient lentement disparu. C’était les palmiers qui avaient été déracinés, les temples qui avaient été démolis avec un acharnement sans nom. Les sculptures des anciens dieux étaient tombées les unes après les autres, s’écrasant en poussière sur le sol rougit. C’était les tissus sombres qui étaient tombés sur leurs yeux, remplaçant les couleurs vives du soleil, effaçant les rires.

Mais elle le savait, un jour, elle reviendrait. L’Egypte était son pays, le plus beau de tous, et il ne l’abandonnerait jamais. Alors elle reviendrait, elle y retournerait, dans un an peut-être, ou dans dix, cela n’avait pas d’importance. Son cœur lui appartenait, son cœur et son âme.
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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par WarmSmile » 28 juil. 2018 - 22:26

Titre : Numéro 10
Thème (écrit ou image ou musique) : musique
Original
Nombre de mots : 104
Personnage : Le numéro 10 du clan
Rating : /

Il aimait marcher la nuit, l'ambiance étant plus calme qu'en journée. L'homme pouvait sentir l'odeur alléchante qui provenait des restaurants. Mais ayant déjà dîner, il arriva à résister à la tentation d'entrer dans l'un des établissements.

Il entendait déjà la clameur de la foule rassemblée devant le cinéma. La restropective de grands classiques attirait un large public, troublant l'athmosphère habituellement silencieuse. Et le bruit arrivait à masquer la musique que diffusait ses écouteurs.

L'homme soupira d'agacement, il s'était plongé dans le rythme de la chanson pendant qu'il marchait. Qu'importe qu'il ne comprenait pas les paroles prononcées dans une langue étrangère, le rythme lui plaisait.

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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Mikoshiba » 28 juil. 2018 - 22:32

Titre : L'horloge
Thème (écrit ou image ou musique) : Invisible + image
Fandom : /
Nombre de mots : 100 tout rond !
Personnages : /
Rating : /
Invisible dans la machine, sous les rouages et les engrenages, la magie fait son œuvre. La magie du Temps et celle du Destin, qui ne laissent aucune chance de leur échapper. Deux magies toujours en confrontation, deux magies que tout oppose, deux magies que tout attire, qui ne peuvent tolérer l’autre mais qui malgré tout ne peuvent vivre sans l’autre. Chacune complète l’autre, chacune vit en l’autre, chacune rejette l’autre. C’est ainsi que la machine, l’horloge, fonctionne. Le balancier arrive, plein de promesses, et repart plein de haine, qui dissimule la plus merveilleuse douceur, que reçoit l’autre, qui le renvoie.
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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par WarmSmile » 28 juil. 2018 - 22:40

Titre : Numéro 10
Thème (écrit ou image ou musique) : image
Original
Nombre de mots : 127
Personnage : Le numéro 10 du clan
Rating : /

Le numéro 10 du clan arriva devant le cinéma quelques foulées plus tard et il était loin de l'entrée. Un doute le saisissa, allait-il pouvoir rentrer ? La foule devant lui n'allait-il pas suffire à atteindre le quota maximum des deux salles du petit cinéma ?

L'homme décida d'attendre, tout en montrant des signes d'impatience, tapant du pied sur le pavé de la rue. Son regard tomba ensuite sur un poster sur le panneau publicitaire pour le prochain dessin animé.

Le bleu et le blanc donnait une douce harmonie, et le château semblait élaboré. Il nota dans son smart phone la date de sortie du film. Après quelques siècles de vie, on devenait plus ouvert sur le sujet des distractions. Il fallait bien un programme pour combler l'éternité.

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Clo
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Clo » 28 juil. 2018 - 22:42

Titre : Helwa Ya Baladi
Thème (écrit ou image ou musique) : Invisible + Musique
Fandom : Original
Nombre de mots : 306
Personnages : Imane
Rating : /
Elle n'avait plus de thé. Putain. Elle n'avait plus de thé.

Imane ferma les yeux pour retenir les larmes qui montaient. C'était stupide de pleurer pour ça. Stupide, stupide, stupide.

Elle renifla et rouvrit les yeux. Elle posa ses mains sur la boité à thé vide que sa grand-mère lui avait donnée avant qu'elle ne parte à Paris. Elle renifla une nouvelle fois, repoussant le sanglot qui montait dans sa gorge.

Elle avait eu une journée encore pire que d'habitude. Ses collègues lui avaient fait comprendre qu'elle était minable dans son boulot, son patron l'avait complètement ignorée, Amira s'était mise en couple et elle ne lui avait rien dit et Xavier allait déménager. Elle s'était sentie inutile toute la journée, invisible, une plante verte que tout le monde avait oublié.

Une larme lui échappa et ce fut le début du déluge. Imane s'effondra par terre, les genoux sur le sol, les mains sur le visage, les larmes coulant entre ses doigts. De gros sanglots, bruyants, sales, et qui pourtant faisaient un bien fou.

Elle avait besoin de rentrer à la maison. Sa mère lui manquait, loin là-bas, la chaleur, le soleil, l'hôtel de ses grands-parents, les anecdotes des touristes qui faisaient vite partie de la famille, les disputes avec Sofia, les nuits passées à regarder les étoiles sur les toits d'Alexandrie.

Vidée de ses larmes, Imane se leva et attrapa son portable. Ses doigts naviguèrent d'eux-mêmes vers les playlists Spotify et les sons de son enfance s'élevèrent lentement dans la pièce. Elle s'essuya le visage avec la main, se servit un grand verre d'eau et ferma les yeux, se laissant porter par la musique. Elle allait rentrer à la maison. Pour quelques jours. Pour se sentir là, présente, visible. Aimée.

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