[Textes] Nuit du 28 juillet

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Berserkr
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Berserkr » 28 juil. 2018 - 20:36

Titre : Une dernière case à cocher
Thème : Mot ( Liste)
Fandom : HP
Nombre de mots : 250 mots
Personnages : OC
Rating : -12
Il n’avait plus de temps à perdre maintenant. Les Aurors avait sans doute trouvé sa cachette. Mais au moins, il était sur le point de finir ce qu’il avait commencé. Une liste de nom à effacer qui restait somme toute assez mesurée. Mais un meurtre était un meurtre, alors quand vous en aviez déjà commis une dizaine, les Aurors finissait forcément par vous tomber dessus à un moment ou à un autre.

Margaret n’était jamais rentrée d’Azkaban. Il avait pourtant espéré. Mais elle s’était laissé vidée de tout son énergie par les détraqueurs. Depuis il s’en voulait d’avoir réussi à s’échapper, sans elle.

La guerre était finie, Voldemort était tombé. Seulement, les responsables de cet enfer n’avait pas tous payé, du moins pas totalement.

Dolorès Ombrage se promenait tranquillement près de l’étang. Lui, il la voyait très bien de là où il était allongé. Il avait mis des semaines à établir le quotidien de chacune de ses victimes, et ce, avant même de passer à l’acte. Et Ombrage avait une vie des plus ennuyeuses et calibrée à la seconde près. Ce qui rendait l’acte extrêmement simple. Au final tout s’était déroulé très vite.

Il avait bientôt fini.

Il arma le verrou du fusil, vérifia que la balle était bien chambrée et visa le crapaud. Les Aurors ne parvenait pas à le capturer, car comme il l’avait supposé, ils n’étaient pas formés pour faire face aux méthodes de meurtres des moldus. Et puis quel sorcier aurait l’audace d’utiliser un fusil.

Tout fut fini en moins d’une seconde.
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LilTangerine
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par LilTangerine » 28 juil. 2018 - 20:36

Titre : Très chers collègues
Thème : musical (Zombie - The Cranberries) et écrit (Liste)
Fandom : Original
Nombre de mots : 309
Personnages : Anna
Rating : -16 (violence)
Il en restait dix-huit. Dix-huit zombies à éliminer pour sortir du bâtiment. Elle connaissait leur nombre parce qu'autrefois, ils étaient ses collègues. Mais le destin avait voulu qu'elle mette la main sur la hache à incendie et eux sur le virus.
Le premier à croiser son chemin fut Jared, ce bon vieux Jared, qui avait sa place dédiée à la machine à café et qui, de temps en temps, travaillait au service marketing.
Puis Naomi, qu'elle n'avait jamais pu blairer et qui avait bien mérité son coup de hache en travers du visage.
Mark.
Lisa.
Janine.
Kevin.
Chaque étage amenait son lot de cadavres décérébrés, tout juste bons à se jeter sur la source de viande fraiche la plus proche. Elle ne savait pas si c'était utile, si elle ne se battait pas en vain contre une pandémie qui la toucherait bientôt à son tour. Mais ce qui importait, c'était aujourd'hui, maintenant, et on lui offrait l'occasion de se venger de ses collègues stupides sur un plateau d'argent : pourquoi refuser ?
Pourquoi refuser, en effet, de plonger sa hache dans le thorax du D.R.H. qui lui faisait des avances depuis des semaines, lui promettant de "glisser un mot à l'oreille du directeur" ? C'était d'ailleurs le dernier, le seul survivant si l'on pouvait dire. Arrivée au troisième étage, elle se dirigea droit vers son bureau, déterminée. Il se tenait bêtement là, dos à elle, consultant un papier sur son bureau comme s'il était encore vivant. Stupides zombies.

- Anna ? Qu'est-ce que...

Mais il était trop tard, la lame s'enfonça dans sa jugulaire, giclant de sang le visage de la jeune femme incrédule. Elle laissa échapper son arme et la liste qu'elle s'apprêtait terminer, qui se teinta de rouge au contact de la flaque sur le linoléum. Il ne lui restait plus qu'un nom à rayer - Damien.
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Charliz » 28 juil. 2018 - 20:37

Titre : Child is slowly taken.
Thème (écrit ou image ou musique) : Musique
Fandom : Original
Nombre de mots : 590
Personnages : Hélène
Rating :
« Flavie ! »

Hélène se fige, tente de rester forte. Elle pleure mais ce n’est pas de sa faute… Son esprit d’adulte combat, acharnée, les émotions et les pensées qui surgissent dans sa tête. Le soulagement de retrouver l’immense construction dans laquelle elle s’était éveillée le matin même, et cette femme, ce géant…

Son cœur s’affole alors que l’enfant dont elle a pris la place jubile de revenir à sa place. Alors que des bras la serrent, l’étouffent.
L’envie de se déchirer le visage à coup d’ongles lui traverse l’esprit et les quelques cristaux d’encens que le prêtre lui a donné et qu’elle a consciencieusement caché dans sa poche roulent entre ses doigts.

« Flavie, pourquoi t’es-tu enfuie ainsi ? Je me suis fait du sang d’encre. »

S’enfuir. C’est ce qu’elle devrait faire.
S’enfuir. Trouver la porte qui la ramènerait à l’Arche, à Ulysse…
S’enfuir.

Le décor lui transperce les yeux. La géante parle trop fort, trop vite. Ses immenses mains glissent sur sa toute petite tête et dans sa tête…
Hélène tente de rester forte, mais ses jambes tremblent et ses mains sont moites. Des étoiles apparaissent devant ses yeux et sa gorge gonfle. Et plus ses larmes jaillissent, plus on l’étouffe.

L’air est suffocant. De multiples odeurs inconnues s’accrochent à ses végétations, trop fortes, trop artificielles. Et l’encens glisse entre ses doigts.

Tout est trop. Trop. Trop.

Et dans sa tête… Dans sa tête.

Des mains la saisissent et la pose sur un large fauteuil de cotons moelleux. L’objet rectangulaire et sombre s’illumine et alors elle voit. Elle voit ce monde, cette réalité déchirante et dévorante. Injuste et esclavagiste.

Dans l’objet rectangulaire et sombre, des hommes et des femmes un peu étranges sont enfermés.

Cette fois-ci, Hélène pleure pour de vrai. Ses sanglots lui brulent la gorge et lui déchirent la poitrine. L’encens glisse entre ses doigts et elle, elle perd pied.

Dans sa tête. Tout est dans sa tête.

Elle saisit son visage qui ne lui appartient pas dans ses petites mains qui ne lui appartiennent pas et si elle avait eu des ongles, ils auraient pénétré sa peau pour lui donner la mort sous la pression.

Dans l’objet rectangulaire, les petits hommes et femmes étranges dansent encore, prisonniers.

Prisonniers comme elle, si haut dans les airs.

De la fenêtre de la construction de pierre, la vue lui donne la nausée.

Et dans sa tête, dans sa tête…

Dans sa tête, ils se battent à coups d’explosifs et de poignards.

Alors Hélène reste forte et elle se relève. Ses petites mains se verrouillent autour de la barrière glacée qui se dresse entre elle et le vide, ses petites jambes se suivent pour la franchir et alors…

Et alors, c’est la chute.

Le vent siffle dans ses oreilles et ses cheveux fouettent son visage. L’air est glacé et caresse ses orteils nus avec la douceur d’un tigre. Sa respiration se coupe, sa bouche s’entrouvre, et ses yeux s’écarquillent. Devant elle le ciel s’étire, bleu et blanc. Et lumineux aussi. Sa main se faufile dans sa poche et l’encens glisse entre ses doigts. Elle en renifle un cristaux, sourit.

Et dans sa tête, dans sa tête… Dans sa tête il n’y a plus rien. Avec l’aide de Rê, Nout a anesthésié ses pensées avant qu’elle ne heurte Geb. Choir dans des escaliers fait mal. Mais est ce qu’elle aurait le temps d’avoir mal ? Sa chute était si longue qu’elle a l’impression de tomber dans le Tartare.

Et dans sa tête, dans sa tête…

Dans sa tê-
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popobo
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par popobo » 28 juil. 2018 - 20:40

Titre : rentrée
Thème (écrit ou image ou musique) : liste
Fandom : Hp
Nombre de mots : environ 100mots
Personnages : Fondateurs
Rating : aucun

- vérifier la commande de parchemins
- payer la facture de chez plumvy
- nettoyer le premier étage
- redonner les consignes aux nouveaux elfes
- terminer l'installation des sabliers
- demander à Salazar d'ensorceller les sabliers
- prévenir Godric pour changer le plafond de la grande Salle
- ensorceller l'escalier de la tour Nord
- commander des chaudrons chez Cauldrons and Co
- décider de la place des portraits avec Helga et les accrocher
- préparer la liste des futurs élèves en quatre exemplaires.
- ...


Rowena ne savait plus quoi en penser... Plus le premier septembre approchait, plus la liste des choses à faire s'allongeait et plus elle était excitée et à la fois paniquée...

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Ialona
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Ialona » 28 juil. 2018 - 20:41

Titre : Zombie
Thème (écrit ou image ou musique) : Musique
Fandom : Original
Nombre de mots : 530
Personnages : Maya
Rating : c'est violent, je ne conseillerai pas aux moins de douze
Les graviers roulent sous ses pieds alors qu'elle s'effondre en dérapage derrière un muret encore debout. Par réflexe, elle se recroqueville aussitôt, ramassant ses jambes contre son torse, enlaçant son fusil, sa seule défense, contre elle et contre son cœur. Ha ! Si on lui avait dit il y a trois ans qu'un jour elle chérirait son fusils presque plus que sa propre vie, elle aurait rit de bon cœur. Aujourd'hui elle regrettait de ne pas avoir été dans un pays comme les états-unis lorsque C'était arrivé, histoire d'avoir le plus d'armes possible à portée. Elle avait dû batailler sec et abandonner un homme à la mort pour récupérer celui-ci. En y repensant, elle n'éprouve rien. Pas de cœur qui se sert, pas de regret, pas de tristesse.

Un tir frôle son abri, faisant éclater une brique en haut du muret. Instinctivement, elle rentre la tête dans les épaules. Il faut qu'elle bouge. Elle passe la lanière du fusil en bandoulière et balance l'arme dans son dos avant de se mettre à ramper. Un peu plus loin, il y a un camion renversé, et encore un peu plus loin un ancien lotissement où elle pourra se faufiler de maison en maison pour s'échapper. Elle attrape le sac si durement dérobé, et se met en route.

Un cri se fait entendre chez ses assaillants. Blessé, désespéré. Le cri d'un animal mutilé qui n'a plus rien à perdre. Elle profite du silence des balles pour courir vers le camion. Les tirs reprennent, trop tard, elle est déjà à l'abri. Elle sourit, elle y est presque.

Elle jette un œil par une des vitres cassées du véhicule et secoue la tête. Un de ses assaillant n'a pas pris la peine de se mettre à l'abri. Un hoquet ironique s'échappe de ses lèvres. L'occasion est trop belle. Elle vise et tire.

La balle se fige entre les deux yeux de l'enfant, fille ou garçon, difficile de faire la différence ces temps-ci. Un cri déchirant accompagne la chute de sa victime, et elle observe, presque stupéfaite, un autre de ses ennemis sortir de sa cachette et se jeter sur le corps.

- Noooon, crie la femme. Nooooon

Encore et encore.

Que ce cri est désagréable.

Maya vise à nouveau, la mère s'écroule à son tour, lui arrachant un sourire satisfait. Oui, si on lui avait dit il y a trois ans qu'elle n'éprouverait plus la moindre empathie pour la vie humaine, elle aurait rit de bon cœur. Mais alors, il aurait fallut lui expliquer pourquoi et comment elle avait été capable d'en arriver là. Il aurait aussi fallut lui raconter qu'elle avait d'abord tué son frère blessé parce qu'elle ne pouvait pas le porter, qu'elle avait tué un de ses compagnons de route parce qu'il avait voulu la violer, qu'elle l'avait ensuite mangé parce qu'il n'y avait rien d'autre à manger. Qu'elle s'était servi d'une enfant pour se faire emmener chez ses parents, et qu'elle avait tué toute la famille pour pouvoir leur prendre leur réserve.

Il aurait fallut lui expliquer que lorsque l'humain vit l'Apocalypse, il redevient animal.

Il aurait fallut lui expliquer comment on devient Zombie, coquille de chair sur une âme morte.

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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par WarmSmile » 28 juil. 2018 - 20:45

Titre : Olivier – Numéro 12
Thème (écrit ou image ou musique) : musique
Original
Nombre de mots : 112
Personnage : Olivier
Rating : /

Le dernier mot inscrit, le jeune homme laissa le stylo lui échapper des mains tout en soupirant et en songeant à sa vie actuelle. Dans ses précédentes vies, il avait passé un temps considérable à faire la fête.

Olivier avait par contre toujours ménagé du temps avec Ambre. Ils avaient passé tant de soirée dans le salon. Les objets avaient évolué jusqu'au ordinateur, la décoration aussi mais ils avaient toujours dansé du soir jusqu'au matin. Et Alaric avait coutume de danser quelques minutes avec son compagnon avant de s'éclipser, dérangé par le volume sonore élevé.

Lorsqu'Olivier songeait à ce quotidien si bien réglé, il était devenu l'ombre de lui-même, un réel zombie.

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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Westyversionfrench » 28 juil. 2018 - 20:48

Titre : L’ajout
Thème (écrit ou image) : Liste
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 649
Personnages : Dennis Creevey, Natalie McDonald
Rating : Tous Publics
L’adolescent contempla les trois lignes qu’il avait réussi à écrire les unes sous les autres, dans un angle de parchemin :
Krakie
Peeves
HDM Binns.

Finalement, faire la liste de ses goûts ne l’avait pas plus avancé que cela. Il grimaça en se grattant l’arrière de l’oreille avec sa plume. Dans son dos, une petite voix amusée demanda :
“Qu’est-ce que c’est ?” Dennis sursauta et plia le coin du parchemin pour que les trois mentions échappent à la vue de la nouvelle venue. C’était une sorcière de son âge, à peine seize ans, frêle, le teint pâle, les yeux d’un bleu cristallin. Malgré le sourire doux qu’elle lui adressait, une pointe de curiosité se lisait dans son expression intriguée.
“Oh. Salut Natalie.” Les joues de Dennis se colorèrent immédiatement. Natalie MacDonald était une élève de la même maison que lui, qui avait été répartie, comme lui, en 1994. Elle avait été sa première amie au château. Tous les deux Nés-Moldus, ils s’étaient encouragés lors des premières semaines au château pour rattraper leur retard et en apprendre le plus possible sur le monde magique.

Ils étaient restés bons amis jusqu’à ce qu’ils soient séparés lors de leur Quatrième Année, par la nécessité de fuir la société sorcière. Les Creevey étaient restés en Angleterre mais Natalie et sa famille avaient rejoint des cousins moldus au Canada. Dennis avait été soulagé de la retrouver sauve, un an plus tôt. Pourtant, ils n’avaient pas renoué autant qu’il l’avait espéré.

Dennis se blâmait pour cela. Il fallait dire qu’il avait été choqué par les changements physiques opérés chez Natalie. Elle était toujours très maigre, ses yeux un peu trop grands, ses mains trop tremblantes et son souffle trop faible. Mais l’adolescence s’était imprimé en elle : son visage était moins poupon, sa voix un peu moins aiguë et son torse jadis creux arborait un renflement discret. Dennis blâmait ses hormones lorsqu’il bafouillait ou ne pouvait s’empêcher de rougir en la présence de son amie. Il vivait dans la terreur du jour où elle se désintéresserait de lui, convaincu qu’il était bêta.

Pourtant, chaque matin, Natalie l’attendait avant de se rendre en sa compagnie prendre son petit-déjeuner. C’était la même chose pour le déjeuner et le dîner, et même, elle patientait dans le couloir lorsqu'il sortait un peu en retard de ses cours. Elle tenta de déplier le parchemin et en voulant l’en empêcher, Dennis effleura sa main. Comme s’il s’était brûlé, il recula vivement ses doigts, et Natalie, profitant de cette retraite, découvrit les trois lignes. Elles eut une moue songeuse puis le fixa, presque attendrie.
“C’est la liste des choses que tu aimes, pas vrai ?”

Dennis ne pouvait croire qu’elle puisse le percer à jour si facilement. Il haussa les épaules, ne souhaitant pas se dévoiler davantage. Mais Natalie, son index pâle se posant sur la feuille, indiqua :
“Nul doute que Krakie désigne le Calmar Géant, c’est ton plus vieil ami ici. Pour ce qui est de Peeves, je ne parviens toujours pas à croire qu’il te laisse en paix ! Et pour les cours d’histoire de la magie, je ne peux que plussoyer, Binns a un timbre de conteur.” Elle toussa après avoir rit de sa propre absurdité. Dennis, inquiet, posa sa main sur son épaule pour lui demander si elle allait bien.

Natalie inclina lentement le menton, et après plusieurs inspirations compliquées, elle posa sa main sur son coeur affaibli. La magie ne soignait pas toutes les maladies, malheureusement. Fermant un instant les yeux, l’adolescente sourit. Quand elle les rouvrit, la malice teintait ses prunelles délavées. Elle saisit la plume de Dennis et griffonna deux mots sous les trois premières mentions. Ne lui laissant pas le temps de lire ce qu’elle avait inscrit, Natalie déposa un baiser sonore sur la joue de Dennis avant de disparaître.

Dennis se pencha sur le parchemin. En lettres inclinées, Natalie s’était ajoutée à la liste des choses qu’il aimait.
Serpentard de Cœur :sadik: , Serdaigle Secret :clavier: , Gryffondor Refoulé :superman: , Poufsouffle à Souhait :hug: !

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flodalys
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par flodalys » 28 juil. 2018 - 20:50

Titre : Don d'Ismé
Thème (écrit ou image ou musique) : de 21h - Liste
Fandom : Original - Isméria
Nombre de mots : 123
Personnages : Khiana
Rating : tous public
Khiana était tellement impatiente que son don se révèle. Elle avait maintenant douze ans, l’éveil de son don était imminent. Chaque jour elle espérait qu’enfin elle puisse venir en aide à son peuple.
Mentalement, elle se récitait les dons de ses ancêtres. Depuis la première fille d’Ismé, Moïva -qui avait le pouvoir de rendre la terre fertile, permettant à son peuple de prospérer, jusqu’à sa tante Eliwen et sa maîtrise du feu maintenant les Karmarien à distance Khiana dressait la liste, des pouvoirs fabuleux des femmes de sa famille.
Elle était fière de savoir, qu’un jour prochain, son nom s’ajouterait aux autres filles d’Ismé. Un jour prochain elle recevrait elle aussi un don de la part de leur mère à tous : Ismé.
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La 4e étape n'attend plus que vous ! :D N'hésitez pas à nous pour monologuer

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Carminny » 28 juil. 2018 - 20:52

Titre : L’ajout
Titre : Vorbesitzerliste (Liste des propriétaires précédents)
Thème (écrit ou image) : écrit (Liste)
Fandom : Original
Nombre de mots : 345
Personnages : Laetitia, Karolin, Todesstern, Butterblume
Rating : Tout Public
Ich warf Karolin einen durchaus scharfen Blick zu.
– Komm mit und erzähl‘ mir, was du über ihn weißt, während ich Butterblume bürste.
Meine Schwester nickte bereitwillig und folgte mir, als ich nach einem letzten Klopfer Teddy verließ und zur Ponyweide ging. Butterblume hatte sich natürlich im dicksten Schlamm gewälzt. Schokoladenbraun grinste sie uns frech an und angelte nach der Karotte, die Karo ihr mitgebracht hatte.
– Todesstern ist ein reinrassiger Trakehner, aber seine Vorbesitzerliste ist ellenlang, stöhnte Karolin. Gezüchtet wurde er auf einem renommierten Gestüt, dann ist er als Jährling versteigert worden und ging mit drei auf Turniere, woraufhin er mehrmals – vier oder fünf Mal, glaube ich – den Besitzer wechselte, bis er anfing zu steigen, wenn er nur einen Sattel auf dem Rücken spürte.
– Und so ein Pferd kaufst du? fragte ich entsetzt.
– Warte, es geht noch weiter. Er war dann bei so einem Pferdeflüsterer, der ein Showpferd aus ihm machen wollte. Verschmust genug ist er ja. Das war wohl nicht besonders erfolgreich und er wurde wieder verkauft, und zwar an eine Reitschule. Dort hat er sich gut bewährt und sehr beliebt, sodass ein junges Mädchen ihn gekauft und auf Turnieren vorgestellt hat. Das ist jetzt zu alt und ihre Eltern verkauften Teddy. An uns.
Ich runzelte die Stirn. Das waren eine ganze Menge Besitzer.
– Wie alt ist er eigentlich?
– Achtzehn. Aber gut in Form. Und du weißt genauso gut wie ich, dass Trakehner relativ alt werden.
– Hm, ich schnaubte.
Ich mochte lieber Pferde ohne komplizierte Vorgeschichte. So wie Alohomora zum Beispiel. Ich hatte sie als Absetzer beim Züchter gekauft. Seitdem war sie bei mir. Ende der Geschichte. Aber wir würden es ja eh sehen.
– Sonst noch etwas, das ich wissen sollte, bevor ich ihn morgen reite?
Karolin kratzte sich verlegen am Ohr. Was verbarg sie mir noch.
– Er mag keine Gerten.
Ich schaute die lange Dressurgerte an, die ich immer zum Reiten benutzte. Für Butterblume und Alohomora brauchte ich sie zwar nur selten, aber sie waren beide etwas träge. Außerdem hielt ich beim Reiten gerne etwas in der Hand.
– Wenn es weiter nichts ist.
Ich seufzte. Was tat man nicht alles für ein Pferd.
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Vous croyez pouvoir parler pour un membre de l'équipe des Ateliers ? Venez écrire un MONOLOGUE !

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selket
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par selket » 28 juil. 2018 - 20:52

Titre : Zombie
Thème (écrit ou image ou musique) : musique https://www.youtube.com/watch?v=6Ejga4kJUts
Fandom : HP
Nombre de mots : 728
Personnages : Seamus Finnigan
Rating : -12

Depuis cette nuit qui à tout changé il erre sans but, sans âme dans cette ruelle tout en nuances de gris. Depuis cette nuit il se perd trop régulièrement dans sa tête remplie d’horreur. Dans sa tête c’est le chaos, le bruit et cette violence qui revient encore et toujours le hanter. Il est né cette nuit là dans la mort et la violence. <i>Et la violence a entraîné un tel silence.</i> Un silence assourdissant pour lui qui ne connaissait plus que le fracas des armes. Il est devenu le monstre. Il ne peut plus fermer les yeux sans revivre encore et encore tout ce qu’il fuit. C’est pour fuir qu’il arpente les rues de Dublin. Fuir cette horreur qui se répète dans sa famille depuis trop longtemps. <i> C'est le même vieux thème depuis 1916 </i>.
1916 et cette envie de l’Irlande de devenir indépendante. 1922 et la temps espérée indépendance de l’Irlande. 1972 et le Bloody Sunday. 1998 et l'accord du Vendredi saint. Depuis combien de temps font-ils la guerre dans sa famille ? Il y a son arrière grand-père et l’armée, son grand-père et l’IRA, son père et ses manifestations et lui lui aussi c’était battu.
1916, 1922, 1972, 1998 l’histoire se répète et s’efface alors que les hommes subissent encore et toujours. A peine ont-ils fini de pleurer leurs morts que tout recommencent.

<i>A qui la faute ? </i> Qui blâmer ? Il ne peut rien faire si ce n’est haïr le monde entier pour la douleur qu’ils lui ont infligée. Il n’était qu’un enfant, un gosse qui n’avait rien demandé.
Il n’est plus qu’un zombie. Une abomination que cette nuit de mai 1998 à crée. Alors qu’il se traine sur les pavés de la capitale il agonise en vomissant ses pleurs dans le caniveau. Il n’est plus rien. Depuis cette nuit Seamus Finnigan n’existe plus. Ils ont tout fait pour le briser, un an d’acharnement qui à pris fin lors de l’ultime bataille. Alors qu’il se regarde dans les flaques d’eau qui croupissent entre les pavés disjoints il ne se reconnait plus. Ses nuits d’insomnies ont creusés ses yeux autour duquel des cernes violacées s’étendent. Ses prunelles ne brulent plus de cette lueur de malice qui le caractérisait. Son teint et grisé par les cigarettes qu’il fume à longueur de journée à s’en bruler les poumons, des sillons de larmes ravinent son visage alors que ses lèvres ne sont plus qu’une plaie béante sur laquelle ses dents se referment.
Il n’est plus rien, seulement un zombie qui hante les rues en essayant d’oublier chaque jour un peu plus qui il est à défaut d’effacer les affres de la guerre.


<i>Dans ta tête ils pleurent </i>. Ils t’appellent à l’aide, te tendent leurs mains que tu es bien incapable d’attraper. Impuissant tu revis, tu revois les morts tomber au combat pendant que toi tu restes là pour les pleurer.
<i>Dans ta tête, dans ta tête ils se battent </i>. Encore et toujours ils s’affrontent pendant que toi tu hurles à t’en briser les cordes vocales. Tu n’existes plus Seamus. Tu t’es oublié dans cette guerre qui t’a brisée.
<i>Dans ta tête ils pleurent</i>. Ils pleurent toutes les larmes que tu n’arrives plus à sortir. Epuisé d’avoir tenté de pleurer en vain tu t’écroules dans le recoin d’un mur en espérant grappiller quelques minutes de sommeil. Et lorsque tes cauchemars te réveil tu t’étouffes faisant renseigner la plaie à vif de ta bouche. Tu es perdue Finnigan. Tu t’es oublié. Sans la clé pour regagner la lumière tu ne vas pas faire long feu. Tu la sent cette douleur qui te ronge ? Cette horreur qui te fait frémir chaque jour un peu plus c’est la folie qui te ronge. 
Mais moi je suis là pour te guider. J’ai toujours été là pour ta famille. Comme ton père, ton grand-père avant lui et bien d’autre encore tend moi la main et je saurais te ramener dans la lumière. Tu n’est pas fou Seamus Finnigan tu es juste un guerrier égaré comme tant d’autre avant toi.

Qui êtes vous ? 

A peine eut-il posé cette question dans un balbutiement chuintant que la voix prit forme. Une banshee. Lui qui avait jamais cru au conte familial se trouvait devant une banshee. Une banshee qu’on disait protectrice de sa famille.

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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Haru Nonaka » 28 juil. 2018 - 20:54

Titre : regards
Thème (écrit ou image ou musique) : musique
Fandom : HP
Nombre de mots : 261
Personnages : Minerva
Rating :
Elle suspendu sa phrase en plein milieu de son discour de bienvenue, sans annonce, sans brusquerie. Sa voix ne s’était pas brisée, juste éteinte. Pas de point, pas d’exclamation, pas d’explication. Juste un silence soudain, inattendu, assourdissant, qui interpella même les élèves trop concentré sur les grondements de leur estomacs pour prêter attention à ses paroles. L’expression de Minerva se figea, ses yeux étaient lointains et son visage sans expression, durant quelques longues secondes qui semblèrent des minutes, puis elle repris son monologue, sautant une phrase sans s’en apercevoir. Pourtant personne en dehors des premiers années, même pas les professeurs ne semblèrent y prêter attention. Ces derniers interrogèrent leurs ainés sur ce qui s’était passé, et ces derniers se contentèrent d’hocher la tête et de dire que ça arrivait parfois, qu’il fallait mieux ne pas chercher plus loin, qu’ils comprendraient plus tard.

Ce même regard absent il le surprenaient parfois chez d’autres personnes. Chez les plus âgés de leurs camarades, pour commencer. Cela faisait quatre ans que Voldemort avait été vaincu définitivement pourtant la guerre était encore là, entre les murs. Ses échos hantaient encore l’école, les coeurs et le quotidien des élèves. Le bruit de la dernière bataille grondait encore, a certains endroit on avait laissé les traces de l’assaut du château, pour le souvenir, espoir que les générations futures en saisirait l’absurdité et l’horreur. Pour qu’ils ne recommencent pas, pour que les baguettes arrêtent définitivement de servir à blesser. Dans l’espoir utopique que ces ombres dissuades les génération futures de sorcier de penser que la guerre soit une solution.

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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Catie » 28 juil. 2018 - 20:55

Titre : /
Thème (écrit ou image ou musique) : musique
Fandom : The 100
Nombre de mots : 634
Personnages : Bellamy, Echo
Rating : /
— We left the ring for a day and we’re already talking about killing hundreds of people.

Monty’s face was severe. Bellamy turned to him, only to see his back. He racked his brain to find some words of comfort but he found none. He agreed with him and the idea made him sick. But it’s not like they had the choice. They needed to survive.

— We can’t do otherwise, he said, his voice cracked.
— We always have a choice, replied Monty. To kill or not to kill. It’s easy.
— It’s us or them. And I choose myself over anyone, intervened Murphy.
— Shut up, John, said Emori with a harsh voice.

Murphy didn’t push it, as always when his ex-girlfriend went against him. He just pursed his lips and turned away.

— It doesn’t please me either, Monty, continued Bellamy. But we have to do it.
— I don’t want be a part of this.

He stormed out, leaving Harper hesitating to follow him.

— I’m with you on this, murmured Raven, approaching Bellamy. These prisoners are leverage. We have to use them.

Bellamy felt his throat tightened. He already had so many deaths on his conscience. He didn’t know if he would have the courage to add three hundred more.

— I’ll talk to Monty, he whispered.

He left the room before they could stop him. It was not an attitude worth of a leader, to leave the burden on Raven’s shoulders for now, but he needed time to breathe. He heard footsteps behind him and he stopped just the time for Echo to catch up.

— I know what you’re thinking, she said. Stop feeling guilty. They’re criminals and what we’re about to do is survival’s instinct.
— My survival’s instinct led me to do horrible things.
— I know, but you did it for your people.
— I keep repeating myself that but he doesn’t stop the nightmares. They’re still screaming in my head at night, they haunt my sleep. They’re always here, with me. All the people I killed, all the innocents I murdered for nothing.

His voice cracked and he turned his back on her, ashamed of the tears burning his eyes. She just put her hand on his shoulder, absorbing his pain as much as she could.

— You had no choice, she whispered.
— I had. Just like now, and I will still make the bad one.
— There’s no good choice in a war. I did horrible things too, you know. That’s why we’re here for each other, right? To be here for the other when he’s haunted by his victims.

Bellamy just put his hand on hers, closing his eyes. His heart hurt. He didn’t know how to put his pain into words.

— I have this feeling that war will never stop. Human beings are born to destroy each other. Our ancestors destroyed Earth and I blamed them for it but we’re not better. We wanted to go to war even though it was the end of the world. Even Pramfaya didn’t put an end to our killer’s instinct. We had six years of break and now we’re already jumping right into it. What does it say of us? Why can’t we just… live? At peace with everyone. I’m tired of surviving.
— I know, Bellamy, I know, muttered Echo, her voice very low. I know.

She hugged him from behind, her head against his back and her hands firmly pressed against his chest.

— We will get through this, she whispered. As always. And we’ll find our humanity again.
— Abby said that.
— And she was right. We will.

Her voice became firmer.

— I promise you. Zombies in our heads will leave us one day.
— I hope you’re right.

But in the meantime, they had a decision to make. A life or death decision.
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Dreamer
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Dreamer » 28 juil. 2018 - 20:55

Titre : La liste
Thème (écrit ou image ou musique) : musique + thème écrit
Fandom : HP
Nombre de mots : 280
Personnages : -
Rating : -12
Child is slowly taken

Encore un enfant à rajouter à la liste. Cette longue liste qui semble ne jamais finir. Celle des victimes de la guerre. Les portés disparus, les écharpés, les assassinés…

Maisie Williams. Je ne sais pas si quelqu’un se rappellera un jour du nom de cette jeune fille. Quelqu’un se souviendra-t-il de ses joues rondes et roses ? De ses tâches de rousseur ? De sa silhouette toute frêle ?

Ou bien sera-t-elle perdue parmi tous ceux qui ont succombé à la torture ?

And the violence caused such silence


Personne ne parle d’elle. C’est comme si, du jour au lendemain, elle avait été effacée de la surface de la terre. Ses petites camarades de dortoir regardent d’un œil morne la place qu’elle occupait d’habitude au dîner, tout en mâchonnant machinalement le contenu de leur assiette.

Elle est partie à sa retenue dans les cachots avec les Carrow, et n’en est jamais revenue. Que s’est-il passé ? On ne sait pas, on ne cherche pas à savoir. Elle est partie, tout simplement.

On survit sans se préoccuper du sort des autres.

Who are we mistaking ?

Je suis coupable, moi aussi. Je n’agis pas. Je me contente d’observer et de noter. Je reste en retrait. Je ne m’implique pas. Pourtant, j’ai encore en tête des dizaines de visages qui ne s’échappent jamais de ma tête. Ils me hantent. Ils me crient d’agir, de me battre, de fuir tout cela. Ils me supplient de les aider. Mais je ne peux pas. Je suis faible, et je me contente d’observer et de noter ce qui se passe.

Je ne les oublie pas. Aucun d’eux. Ils sont sur ma liste.
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It ain't easy to keep going when it's hard, Keep shining in the dark, When you wanna fall apart, But I'm a dreamer ♥

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Hortensea
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Hortensea » 28 juil. 2018 - 20:56

Titre : Partie 2
Thème: écrit et image.
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 735
Personnages : Cesarius O'brien, Evelyn Rosier.
Rating : /
— Je ne peux pas vous retirer le fait que la liste de ses soupirants soit longue comme mon bras. La petite Zelda Wilkinson est indubitablement populaire parmi nos jeunes étalons. J’ai néanmoins toujours trouvé étrange qu’elle n’est pas de demandes pour des fiançailles, compte tenu de son âge.

Après avoir vider un nouvel œuf, Lady Rosier esquissa un rictus moqueur avant de lui expliquer :

— Mon pauvre Cesarius, que vous êtes naïf. Si aucune proposition ne vient à elle, c’est parce que sa réputation est loin d’être intacte. Le fait qu’elle soit immaculée est une nécessité pour qu’une famille soit prête à s’engager… Quel homme voudrait pour femme et mère de ses enfants une péronnelle qui a jeté sa vertu au premier venu ? Enfin, à tous ceux venus, la concernant.

Cesarius demeura songeur, en repensant à sa propre épouse Kristin. Ils étaient mariés depuis onze ans et il avait appris à l’aimer tendrement. Cependant, le fringant jeune homme qu’il était avant leurs noces lui avait toujours préféré avec ferveur sa sœur, Eleanor, qui était plus plantureuse, plus provocatrice, plus sensuelle. Plus facile à attirer au détour des draps. L’aventure fut découverte et les jaseries furent telles qu’il fut engagé avec son innocente cadette tandis qu’Eleanor avait été exilée en Australie pour épouser un veuf. Si à l’époque, l’idée de coucher avec Eleanor lui semblait un évident délice, il avait toujours été clair que jamais il ne la promènerait à son bras.

Lady Rosier coupa le fil de ses pensées tandis qu’elle déclarait après avoir bu un verre d’eau :

— Mon frère était un homme à femmes, bien qu’il ne fréquentât que des bordels. Savez-vous ce qu’il m’a un jour dit, lorsque j’étais jeune et que dans mes excès de coquetterie je pouvais me montrer parfois un peu trop avenante avec certains jeunes hommes de mon entourage ? Il m’a dit que la réputation d’une jeune fille pure était son seul bien propre et que je serai bien sotte de le jeter aux orties pour quelques flatteries teintées d’arrières pensées.

Il semblerait que les conseils fraternels aient bien été assimilé. S’il arrivait parfois bien volontiers à Lady Rosier de flirter par jeu avec quelques hommes, tout à chacun savait qu’elle n’acceptait jamais que les choses aillent plus loin. Si on lui connaissait des prétendants désespérés de se faire éconduire lors de demandes en mariage, tel Ashley Hamilton, on ne lui comptait aucun amant. Enfin, en dehors de son mystérieux compagnon qui lui avait fait un enfant il y avait deux ans.

— Je suis d’un naturel féministe et plutôt laxiste, en général, mais il est hors de question que je laisse ces inepties salirent la réputation de ma famille, réputation que je me suis efforcée de bâtir durant ces seize dernières années. La triste vérité de notre caste arriérée est qu’aucun homme n’est prêt à se faire passer la corde au cou pour quelque chose qu’il a déjà aisément obtenu. Pas plus qu’un autre n’est disposé à accepter que sa compagne ait écarté les cuisses pour la moitié de la haute communauté magique américaine.

— Et pourtant, votre Emmerson serait prêt à l’épouser, si l’on en croit ce que Wilkinson a dit tout à l’heure.

Elle balaya l’idée en bloc avec violence tandis qu’elle déplorait :

— Emmerson est un sot, dominé par ses hormones. Il pense l’aimer, mais ce n’est que de la luxure… Que sait-on de l’amour à son âge, de toute manière ? soupira-t-elle. Que Merlin m’en soit témoin, il s’agit de mon fils et je l’aime infiniment… Mais il n’a malheureusement pas hérité du bon sens et de l’intelligence de son frère aîné. Sinon, jamais il ne se serait compromis à ce point.

Il traversa l’esprit à Cesarius que le fond du problème n’était peut-être pas tant cette paternité inopinée qui pouvait gêner Lady Rosier, mais juste la perspective de devenir grand-mère alors qu’elle n’avait même pas quarante ans. Il esquissa un sourire goguenard en s’imaginait la manière dont elle devait se représenter ce changement qui l’enfoncerait – selon elle – inexorablement dans les affres de la vieillesse. La connaissant, elle devait déjà se visualiser ayant perdue de sa superbe, caricature de la vieille mère-grand, avec : des rondeurs masquées par de ridicules robes de sorcières étoilées, une coiffure dépareillée et négligée, des rides bien installées sur son visage, et une mine déconfite propre aux anciens.
Dernière modification par Hortensea le 28 juil. 2018 - 22:01, modifié 2 fois.
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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Lyssa7 » 28 juil. 2018 - 20:56

Titre : A qui la faute ?
Thème (écrit ou image ou musique) : de 21h - Liste + musique
Fandom : HP
Nombre de mots : 396 mots
Personnages : James S. Potter
Rating : tout public
Il fait une liste et la plume grince sur le parchemin. Tout le monde dort, il est presque trois heures du matin. James ricane entre ses dents. Une liste. C’est plus un truc de sa mère en règle générale. Mais il faut croire qu’il en a besoin. Comme pour exorciser sa peur de partir. Une liste du peu d’affaires personnelles qu’il emporte. Il n’y a presque rien. Quelques caleçons, deux ou trois chemises, deux jeans. Sa baguette et son jeu de cartes. Presque rien. Une dizaine de lignes sur un parchemin. Quelque part, c’est aussi pour tirer un trait sur tout ce qu’il n’emporte pas. Tout ce qui ne se trouve pas sur cette fameuse liste. Tout le reste. Son rire s’étrangle dans sa gorge, il grogne une injure. Il pose sa plume, passe une main sur son front en sueur. La bougie éclaire son visage d’une lueur morne, fantomatique.

Peut-être qu’il vaut mieux qu’il parte comme ça. En plein milieu de la nuit. Comme un voleur. Finalement, s’il y réfléchit, c’est ce qu’il est. Un voleur d’identité. Il est James. Il est Sirius. Ou il a voulu l’être. Seulement, à vouloir ressembler aux autres, on finit par se perdre soi-même et ça, il l’a bien compris. C’est gravé dans sa chair et la colère gronde dans ses veines. A qui la faute ? Celle de la guerre ? Celle de ses parents qui n’ont jamais voulu voir qu’ils avaient créés un monstre ? A qui ? A qui la faute ? La sienne. Ouais, c’est la sienne. Il aurait dû… Quoi ? Qu’est-ce qu’il aurait dû faire exactement pour éloigner cette violence qui pulse dans chacune de ses artères ? Ne pas se laisser faire. Tromper le silence. Oublier l’existence même de son nom. Celui de ce grand-père mort bien avant sa naissance. Ce grand-père qu’il n’a jamais connu. Son père non plus d’ailleurs. Des fantômes. Des zombies. Des morts-vivants. Qu’est-ce qu’il aurait dû faire ? Renier son nom, s’en trouver un autre ? Qu’est-ce que ça aurait changé ? Rien. Rien du tout. Il serait toujours son fils. A lui, à Harry. Il serait toujours James Sirius Potter. Il reprend sa plume, la glisse entre ses doigts, esquisse une grimace. Il a fait sa liste. Et maintenant, il doit écrire une lettre.

A qui la faute ?

— C’est la vôtre. C’est la tienne, papa.
ImageImageImage


A Noël, suivez Anna à New York et au Michigan pour une épopée romantique...

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Ayame
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Ayame » 28 juil. 2018 - 20:57

Titre : In your head
Thème (écrit ou image ou musique) : musique Zombie Cranberries
Fandom : HP
Nombre de mots : 167
Personnages :Regulus Black
Rating : -12
Je les entends, je les sens en moi, comme des cris qui me déchireraient la gorge sans jamais parvenir à sortir. Froids comme des fantômes.
Des générations entières de consanguins, de puristes, qui hurlent et se déchirent en moi comme autant de vagues qui viennent se heurter inexorablement à ma conscience.
Et dans ma tête, ils se battent, ils hurlent et ils pleurent.
Mais je ne serai jamais comme eux.
Je ne veux pas être asservi par un Maître assoiffé de pouvoir, qui cache ses ambitions personnelles et si bassement terrestres d’immortalité derrière la grandiloquence d’une pseudo-quête de la supériorité sorcière.
Les Blacks me renieraient, comme ils ont renié mon frère, s’ils savaient ce que je m’apprête à faire. Mais ce n’est pas moi, c’est ma famille qui a eu tort.
Je ne suis plus leur marionnette, le jouet entre leurs mains qui pense et fait comme il le faut pour être un vrai Sang Pur. Je ne suis plus un zombie.
Ma conscience est en éveil.
Dernière modification par Ayame le 28 juil. 2018 - 20:58, modifié 1 fois.
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Ialona
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Ialona » 28 juil. 2018 - 20:57

Et allez, deuxième texte pour cette tranche horaire :

Titre : Parfum de Ceinture
Thème (écrit ou image ou musique) : Image
Fandom : Original
Nombre de mots : 213
Personnages : Un animal
Rating : /
Ya pas, il fait noir là dedans et ça me saoule. Elle pue en plus la veille chnok, et elle s'acharne à me donner ces trucs dégueu à manger, elle pourrait pas ouvrir les oreilles et comprendre le son rageur que je fais quand elle me tend ses biscuits pourris ?

Franchement, je veux bien qu'elle et moi on ne se comprenne pas, mais j'arrive quand même à saisir l'intention quand elle ouvre grand sa bouche édentée et qu'elle fait ce bruit bizarre « gouzi gouzi ». Je vois bien qu'elle essaye de devenir copain. Alors pourquoi elle comprend pas les coup de griffes ?

J'en veux pas de ta merde ! Donne moi du lapin ! Du coeur de lapin si t'as c'est parfait !

Et pourquoi elle ne se lave jamais ? Elle se blinde de parfum pour camoufler l'odeur d'excrément qui se dégage de son corps, mais je suis au plus près de son corps, du coup elle sent le caca parfumé…

Tssss, jte jure, c'te malchance ! J'ai entendu dire que ma cousine avait atterri dans la famille parfaite, il lui file la maison, et c'est eux qui s'enferment dans une cage… Pourquoi j'ai atterri à la ceinture de c'te veille chouette moi ?

La vie est mal faite...

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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par WarmSmile » 28 juil. 2018 - 20:57

Titre : Olivier – Numéro 12
Thème (écrit ou image ou musique) : image
Original
Nombre de mots : 106
Personnage : Olivier
Rating : /

Le jeune homme décida de prolonger sa pause et se dirigea vers la bibliothèque dans le salon. Enguerrand était de nouveau dehors, penché sur les fleurs d'Ambre. Olivier ne pouvait pas quant à lui les approcher, ayant le sentiment d'effleurer une partie privée du couple.

Olivier sélectionna son ouvrage préféré, un livre d'illustatrion. Sur la couverture s'étalait le dessin d'une femme âgé, habilée d'une robe et d'un châle. Mais le jeune homme n'avait pas réellement envie de feuilletter les pages.

Il soupira de nouveau, le rôle qu'il avait endossé n'était pas le sien. Il aimait aider Ambre, tel un second et non s'occuper de la gestion.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par BellaCarlisle » 28 juil. 2018 - 20:57

Titre : Aux affres de la guerre
Thème (écrit ou image ou musique) : Musique
Fandom : Agents of Shield
Nombre de mots : 504
Personnages : John Garrett
Rating : - 12

Poème final de Victor Hugo
Le silence est bien là, pesant. Dans sa tête, les bruits se mélangent, si lointains mais en même temps si proches. Le bourdonnement dans ses oreilles est puissant, il sera sans doute très long à disparaître mais ce n’est pas son problème principal. La douleur irradie dans ses entrailles, si violente qu’il croit être en train de perdre ses organes, comme si quelqu’un cherchait à les lui retirer. Allongé sur le sol, John se tord, incapable de se relever, les mains recouvertes de son sang. Depuis le temps qu’il combat pour le Shield, il aurait pu s’attendre à tout, à n’importe quel souci provenant de ses ennemis, mais sûrement pas à ce genre d’ennui.

Il sait ce que la guerre entraîne dans son sillage, avec son lot de blessés et de morts, avec les tirs et les explosions. Il est censé être un spécialiste des bombes mais il doit bien avouer qu’il n’a pas vu venir celle qui s’est déclenchée si près de lui. Il devrait déjà être inconscient, il aimerait mieux l’être d’ailleurs. Il veut oublier qu’il y a des risques, comme à chaque fois que des gens s’entretuent, autant pour les soldats que pour les civils. Combien d’hommes, de femmes et d’enfants sont morts pour des idéaux stupides ? Combien d’innocents ont perdu la vie à cause de luttes sanguinaires ?

Prenant une inspiration profonde, l’agent Garrett se traîne sur le sol poussiéreux et ensanglanté. Son téléphone est là, à portée de vue, mais trop éloigné pour lui. Chaque mouvement lui tire un gémissement, chaque respiration lui coûte beaucoup. Mais il continue d’avancer en songeant à tous ces rescapés, à tous ceux qui ont pu témoigner des horreurs des combats. Ses doigts gourds touchent enfin l’appareil et il compose le numéro de secours du Shield, priant pour avoir assez de batterie, percevant les sons meurtriers dans les environs. Combien de temps lui reste-t-il avant de tomber nez à nez avec des tanks ? Combien de temps avant de mourir vidé de son sang ?

La voix qui lui répond fait battre son cœur plus vite, accentuant sa douleur mais attisant enfin son espoir. Mais les mots qui sont prononcés réduisent à néant sa volonté de survivre. Ce simple « désolé » lui fait plus de mal que son ventre ouvert et il suffoque. Après des années à servir fidèlement le Shield, il est face à la mort et personne ne viendra le sauver. Il se retrouve seul dans la souffrance, seul dans le centre de la guerre, seul au cœur des combats qui ravissent des familles. Quel souvenir gardera-t-il donc de cette journée s’il s’en sort ? Encore faudrait-il être sûr de passer la nuit, de ne pas devenir un cadavre avant l’apparition de la lune.

Alors que doucement, John tente de bouger, compressant ses organes qui sont visibles hors de sa chair, ses pensées s’embrouillent. Ce sont les vers d’un poète qui viennent dans sa tête et qui guident ses muscles pendant que son corps vit seul comme celui d’un zombie.

[…]
Guerre, ô guerre occupée au choc des escadrons,
Toute pleine du bruit furieux des clairons,
Ô buveuse de sang, qui, farouche, flétrie,
Hideuse, entraîne l’homme en cette ivrognerie,
Nuée où le destin se déforme, où Dieu fuit,
Où flotte une clarté plus noire que la nuit,
Folle immense, de vent et de foudres armée,
A quoi sers-tu, géante, à quoi sers-tu, fumée,
Si tes écroulements reconstruisent le mal,
Si pour le bestial tu chasses l’animal.
[…]
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Mary-m
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Mary-m » 28 juil. 2018 - 20:57

Titre : /
Thème (écrit ou image ou musique) : écrit
Fandom : Original
Nombre de mots : 336 mots
Personnages : Léa, Alexander
Rating : /
Léa aimait beaucoup de chose dans la vie. Elle aimait écrire. Elle aimait la musique. Elle aimait sa fille et sa famille. A côté de tout cela, elle adorait faire des listes. Elle en faisait pour tout et n’importe quoi. Cela passait de la comparaison entre deux papiers toilettes, aux sorties cinéma, et tellement d’autres choses.

C’était un peu comme si son cerveau encombré par ses personnages fictifs n’arrivait pas à faire autrement.
Même quand elle voulait tester une nouvelle recette, elle ne pouvait pas s’empêcher de lister les avantages et inconvénients du nouvel ingrédient. Elle avait trop peur de passer à côté de quelque chose en ne le faisant pas.

Quand elle voulait introduire un nouveau personnage à ses histoires, elle faisait pareil. Elle ne partait jamais en vacances avec Eleanore sans avoir préparé de nombreuses listes pour être certaine de ne rien oublier. Impossible de voyager léger avec une enfant.

Et pourtant, aujourd’hui, alors qu’elle parlait sur skype avec Alexander lorsqu’elle vit son premier roman sur la table de nuit, elle sourit et continua de cuisiner en parlant de leur fille. Lorsque ce dernier cita au détour de la conversation quelques phrases prononcées par le personnage principal de son premier roman, elle pretexta un rendez-vous urgent. Elle coupa la tablette, laissa la cuisine en l’état et monta à l’étage.

Pour une fois de sa vie, elle ne prit pas la peine de faire une liste, elle sortir sa valise de la garde-robe et y mis plein de trucs en vrac. Après tout, s’il lui manquait quelques choses, les magasins étaient là pour ça. Elle ne prit pas le temps de peser le pour et le contre de sa décision lorsqu’elle réserva un billet d’avion ou quand elle téléphona à son père pour le prévenir.

Même dans l’avion, elle ne regretta rien du tout. Pour une fois, elle fut certaine de sa décision. Rejoindre son mari pour quelques jours était la bonne décision, pas besoin de lister le pour et le contre pour la savoir.

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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Shaman » 28 juil. 2018 - 20:57

Titre : La liste
Thème (écrit ou image ou musique) : Liste
Fandom : original
Nombre de mots : 463
Personnages : Dmitri, Anton
Rating : /
Malgré la chaleur de ce mois d’août 1916, Dmitri sentit un frisson parcourir son échine alors qu’il tenait la liste dans sa main. Son ami Sergei, qui travaillait pour le quotidien conservateur Novoié Vrémia, était venu le voir directement dès lors qu’il l’avait eue entre les mains lui-même.

Sous ses yeux se dressaient les noms de tous les communistes surveillés dans le centre de Saint-Pétersbourg. Sous ses yeux, le nom de son frère. Il n’y avait aucun secret entre eux mais Dmitri était tout de même furieux. Il avait accepté de couvrir Anton pour ses sorties nocturnes ou attitudes étranges parce qu’il lui avait promis d’être discret. Le plus important était qu’il soit hors de danger, qu’il ne prenne aucun risque.

« Tu sais qui a eu accès à cette liste ? demanda-t-il, plus vivement qu’il l’aurait voulu.
– Je ne peux pas te donner mes sources, Dmitri, tu le sais bien.
– Dis-moi au moins s’il y a un risque qu’il soit arrêté, s’il te plaît.
– Oui. »

Il soupira en fermant les yeux. Il devait réfléchir vite, décider s’il valait le coup de prévenir son frère, trouver un moyen de convaincre ses parents d’avancer leur départ. Ce soir-là, Anton ne rentra pas, alors pendant le dîner, Dmitri expliqua à ses parents qu’il se sentait en danger.

« Vous vous souvenez de la petite sœur de Sergei, Ada ? commença-t-il.
– Bien sûr ! Quel âge a-t-elle ? s’enquit son père.
– Douze ans depuis le mois dernier, répondit sa mère qui savait toujours tout sur tout le monde.
– Et tu sais qu’elle a été attaquée alors qu’elle se promenait au parc avec sa grand-mère ? s’empressa-t-il de demander à l’adresse de sa mère. »

Les visages de ses deux parents se teintèrent d’une couleur blanche similaire. Son père étouffa un « non » rempli d’effroi, avant de lancer un regard plein d’inquiétude à sa femme. Celle-ci hocha la tête. Sans que personne n’ait besoin d’ajouter un mot, Dmitri comprit qu’ils partiraient le lendemain matin.

À l’aube, lorsqu’Anton se glissa discrètement dans sa chambre, son frère, qui l’attendait assis sur son lit, le surprit en se levant. L’air grave, il savait qu’il aurait peu de temps pour le convaincre de fuir avec eux. Mais Dmitri ne voulait pas partir sans son frère, sa moitié, son autre lui.

Anton ne comprit pas pourquoi ce départ fut si précipité. Il protesta mais finit par capituler, parce qu’il ne pouvait rien refuser à Dmitri, parce qu’il avait senti une vraie peur dans sa voix. Et surtout, parce que pour la première fois, son frère s’était emporté contre lui. Alors il prépara ses affaires, rapidement, avec beaucoup de remords.

En quittant sa chambre, il se jura de découvrir ce qui avait poussé sa famille à s’enfuir aussi promptement.

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LaLouisaBlack
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par LaLouisaBlack » 28 juil. 2018 - 20:58

Titre : Elle avait vu
Thème (écrit ou image ou musique) : Musique / Zombie
Fandom : Other
Nombre de mots : 209
Personnages : Other
Rating : -12
Elle avait vu.
Elle avait vu. Le sang sur leurs visages, l’eau rougie du bain, les coups de poignard.
Un. Deux. Trois. Encore.
Elle avait vu. Comme ils avaient lutté, comme ils n’avaient rien su, comme il avait été trop tard.
Trop vite. Cela s’était fini trop vite.
Ils avaient hurlé. Lui, surtout. La petite avait été tuée en premier.
Les cris restaient dans sa tête. L’innocence arrachée par une lame acérée. Les gémissements d’une enfant.
Ce n’était pas la sienne. Ce n'était pas sa famille. Ce n’était pas sa faute.
Elle se réveillait avec leur sang sur les mains, elle se réveillait avec le goût du savon dans sa bouche, elle se réveillait avec les souvenirs de cette main sur sa tête, qui la tenait sous l’eau, et qui riait au creux de son oreille. Elle avait entendu.
Un moment d’inattention. Où étaient les gardes cette nuit-là ?
Elle avait été seule, elle n’avait rien pu faire.
Ils l’avaient laissée vivante.
Et les pleurs restaient dans sa tête. Leurs visages d’enfant revenaient la hanter. La douleur de la mère quand elle avait su.
Elle n’avait pas vu.
Elle avait vu.
Et chaque nuit, elle se réveillait en sursauts, seule dans sa prison dorée, seule dans sa Tour abandonnée.
Ils pleuraient encore. Elle l’entendait.
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Fleur d'épine
Bureaucrate au Département de l'Artisanat Moldu
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Inscription : 23 févr. 2014 - 19:15

Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Fleur d'épine » 28 juil. 2018 - 20:59

Titre : La tirade du révolté
Thème : musical (Zombies)
Fandom : Original
Nombre de mots : 464
Personnages : /
Rating : Tout public
Ils avancent et ils chargent. C'est tout ce qu'ils savent faire, ces gars-là.
On se demande, parfois, ce qu'il s'est passé dans leur tête pour en arriver là. Quel raisonnement logique a bien pu les amener ici. Qui se réveille un bon matin et décide de devenir le pire enfoiré que la terre ait enfanté ?
Ils sont pourtant une bonne dizaine de milliers à travers tout le pays. Une bonne dizaine de milliers, je vous dis.
Ils avancent et ils chargent.
Faut les voir en manif. Faut discuter avec des militants. Faut regarder les vidéos qui circulent sur Twitter. Faut sortir de chez soi. Faut fermer sa télé. Faut éteindre son ordi.
Ils avancent et ils chargent. De plus en plus, ils gazent. Un peu au hasard. C'est la loterie du pauvre. Gare à celui ou celle qui se serait égaré du mauvais côté.

Je les ai observés, moi. J'ai effectué un travail minutieux, digne d'un journaliste, pour mieux les cerner. Je me suis dit, on ne peut pas les juger comme ça, ces gars-là, on ne sait pas trop par quoi ils sont passés pour en arriver là. Peut-être qu'il y a des circonstances atténuantes. J'insiste bien sur le terme de circonstances atténuantes car rien ne pourrait excuser un tel choix de vocation. Mais peut-être, des faits anciens ont-ils poussé à commettre l'impardonnable. J'ai discuté avec eux. J'en ai croisé, des types sympas, dans le lot. Une fois qu'ils quittent leur uniforme, ils sont tout prêts à partager une blonde avec toi mais de retour sur le terrain, c'est une autre affaire. C'est la haine qui les habite. Mécaniquement, ils se mettent à marcher, à charger, à gazer, à tirer. Certains frappent, certains aiment frapper. Sur le terrain, j'ai vu des humains se transformer en zombies. J'ai vu ces grands buveurs moustachus perdre le contrôle, je les ai vus envoyer des flashball. J'ai entendu des cris. J'ai assisté à des scènes de guerre civile. Et je les ai maudits. Et je les ai haïs.

Ils avancent et ils chargent. C'est tout ce qu'ils savent faire, ces gars-là.
Zombies. Zombies. Zombies. Zombies.
Ce qu'il y a dans leur tête, personne ne le sait.
A part le goût du sang, de la violence, de la matraque et des cris.
Guidés par l'ennui, la monotonie de leur vie.
Surtout ne pleurez pas. Ne reculez pas. Surtout n'abandonnez pas.
Un jour, il faudra tout exploser.
Faire l'amour, descendre dans la rue, recommencer la révolution. Puisque rien n'est jamais acquis, puisque tout est cyclique, puisque nous ne pourrons bientôt plus vivre dans un monde composé essentiellement de ces millions de zombies.



Titre : Une sorcière vieille d'un millénaire
Thème : image (la vieille)
Fandom : HP
Nombre de mots : 543
Personnages : OC, Luna Lovegood
Rating : Tout public


Au fin fond du pays, il y a une sorcière vieille d'un millénaire que tous les enfants connaissent de réputation. Elle est si vieille que l'on finit par oublier son existence. Son âge avancé est un mystère. A part Nicholas Flamel, personne n'avait réussi à vivre aussi longtemps mais Nicholas Flamel était alchimiste et elle... elle n'a jamais rien fait qui eut mérité qu'on ne retienne son nom. D'ailleurs, personne ne le connaît, son nom. Son âge avancé est un mystère.

On lui confère toutefois des pouvoirs spéciaux. On dit qu'elle serait devine, qu'elle pourrait lire l'avenir. On dit qu'elle sait exaucer des voeux si les énergies lui sont favorables. On dit qu'elle ne mourra jamais. On prétend même qu'elle serait divine.

Elle apparaît une fois tous les trente-trois ans auprès d'un être humain. Personne ne sait comment l'invoquer. Les rares qui l'ont rencontrée en ont gardé un souvenir impérissable. Certains se sont suicidés. D'autres ont été bouleversés à jamais. Personne n'en est sorti indemne.

Elle rencontre des sorciers de tout âge, de tout sexe. Ces sorciers se confrontent ensuite à l'impossibilité de raconter ce qu'il s'est passé pendant l'entrevue. Si bien que son existence demeure un mystère entier pour le commun des mortels.

Il lui est arrivé de rencontrer des enfants. Au début des années 1980, par exemple. C'était une petite fillette blonde qui venait de perdre sa maman. Parfois, elle les choisit ainsi. Par compassion, par bonté. La petite s'appelait Luna. Elle ne cessait de pleurer, traumatisée par l'événement brutal du décès de sa mère.

La vieille s'était approchée d'elle. Elle avait plissé ses yeux, remonté ses lunettes sur son nez, et s'était présentée. Je suis la sorcière vieille d'un millénaire, avait-elle commencé, je suis venue te rencontrer. Hallucinée, Luna. Complètement choquée, à nouveau. "Mais qui êtes-vous ?" "Parfois, le savoir n'est pas aussi nécessaire qu'on ne le croit". Luna avait hoché de la tête, même si elle n'avait pas compris, à ce moment-là, ce que la sorcière avait voulu lui dire. Pour évacuer toute méfiance, la sorcière avait séché les larmes de la petite, par un simple coup de baguette magique, et elle lui avait tendu un de ces chocolats qui vous réchauffent instantanément le coeur. "Parle-moi" avait dit la sorcière, et Luna lui avait raconté la mort de sa mère. Elle avait longuement parlé, la sorcière avait écouté. Puis ce fut au tour de la sorcière de prendre la parole. La sorcière avait partagé son enseignement. Elle avait décelé en cette petite un être différent, ouvert d'esprit, un être fascinant. Alors avec une bienveillance certaine, elle s'était confiée. Luna avait écouté. Et les mots de la sorcière s'étaient transformés en une douce berceuse qui avait endormi Luna et qui s'était lentement inscrit dans son esprit.
Au réveil, elle n'avait plus jamais été la même. Elle s'était mise à croire aux mille merveilles du monde, elle avait inventé une bulle dans laquelle tout était extraordinaire, et avait toujours chéri les petites vieilles à lunettes, sans se rappeler l'origine de cette inclination farfelue.
Pour des résolutions culturelles hautes en couleur :
Mon défi ciné III - Mon défi spectacle II

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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Mikoshiba » 28 juil. 2018 - 21:00

Titre : Chez le boucher
Thème (écrit ou image ou musique) : Liste + image + musique
Fandom : HP
Nombre de mots : 374
Personnages : Gabrielle
Rating : Tous publics
La petite mémé devant moi a l’air de savoir exactement ce qu’elle veut : elle ne veut pas se laisser dépasser, par qui que ce soit. Ce qui fait que depuis que je suis arrivée, elle me regarde de son œil méfiant à travers ses lunettes aux verres grossissants, me faisant comprendre qu’elle est prête à me donner un coup de sa canne si jamais j’osais faire la moindre tentative pour avancer ne serait-ce que d’un centimètre. Elle est ultra pressée, comme tous les retraités, et le fait bien comprendre au couple qui range sa monnaie trop lentement à son goût. Elle est obligée d’attendre. Who are we mistaken ?

Ha mamie, si tu savais à quel point j’imagine avec un plaisir sadique l’effet que te ferrait un petit Stupefix informulé relâché deux secondes après, juste le temps qu’il me faudrait pour te doubler !

Mais non, je suis sage vois-tu. Si tu attends, ce n’est pas ma faute, malgré ce que pourrait le laisser penser ton regard courroucé. But you see, it's not me, it's not my family. Je te laisse souffler ton impatience lorsque le boucher se souvient soudain d’une chose importante à dire aux gens qui commençaient à peine à lui tourner le dos pour sortir de sa boutique.

— Excusez-moi, mais il me faut juste-
— Un petit instant Mrs, je suis à vous dans une minute.

Hey, hey, hey, what's in your head ?
Il ne va pas tout laisser tomber pour toi ! Le sourire satisfait du boucher ressemble étrangement au mien, tiens. Deux minutes plus tard (une de plus que ce qu’il avait promis à la dame), il se tourne enfin vers elle. Et là… Elle sort sa liste. Et pas une petite, hein, une truc de trois kilomètres au moins !

— Il me faudrait du jambon.
— Oui, bien sûr Mrs, lequel ?
— Du bon.
— On part sur celui-là alors.

Et voilà. À chaque élément de sa liste (je rappelle qu’il lui fallait juste on ne sait quoi), elle est vague (« du bœuf ») et quand il lui demande plus de précision elle répond (« du bon »). Et pour elle, ça a l’air d’être une indication précise. Pas pour le boucher, ni pour moi. We must be mistaken.

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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Caroliloonette » 28 juil. 2018 - 21:04

Titre : Un plan parfait
Thème (écrit ou image ou musique) : Liste
Fandom : HPF
Nombre de mots :
Personnages : Scorpius Malefoy/ Rose Weasley
Rating : Moins de 12
Scorpius Malefoy observait sa proie du coin de l'oeil. Il ne pouvait pas la quitter des yeux, elle finirait bien par avoir un moment de faiblesse. Il la regarda glisser une mèche de cheveux roux derrière son oreille, tic qu'elle avait quand elle se concentrait. Il n'avait toujours pas compris en quoi ça pouvait l'aider à se concentrer mais il savait que c'était une information qu'il se devait de garder précieusement. Oui, bien connaître sa proie lui servirait au moment d'attaquer. Alors, depuis deux semaines, depuis qu'il avait appris la nouvelle, il notait précieusement toutes ces choses qu'il observait. La liste s'étalait désormais sur deux pages.

La chose qu'il souhaitait récupérer à tout prix se trouvait dans son sac. Il avait déduit cela car elle ne le quittait jamais. Mais il avait trouvé une idée ingénieuse pour faire en sorte que cela change. Scorpius adorait son idée, il était très fier de lui.

Il la regarda remettre son parchemin au professeur de potions. Elle en avait encore remplis plusieurs mètres, voire des kilomètres. Elle aurait très certainement un Optimal, tout comme lui, alors qu'il n'avait rendu qu'un confetti. Elle aimait trop tourner la cuillère autour du chaudron. Lui il avait compris depuis longtemps qu'il ne fallait pas y aller par quatre chemins et la plonger dedans. Il ne s'en portait pas plus mal. Grand bien lui fasse !


La potion du jour à concocter semblait relativement simple. Semblait, car parfois sur le parchemin cela paraissait facile mais en pratique ça se compliquait. Albus proposa d'aller chercher les ingrédients ce que Scorpius accepta volontiers. Ainsi il pouvait continuer à l'observer. Il se demandait parfois s'il avait des qualitès de détectives ou si elle c'était elle qui ne prêtait atrention à rien. Cela faisait deux semaines qu'il l'observait et elle ne soupçonnait rien, n'avait rien remarqué. Ça en devenait presque trop facile, trop ennuyant...


Un quart d'heure plus tard, tout était en place. Bientôt il aura l'objet sous ses yeux... enfin ! L'objet de son obsession depuis qu'Albus lui avait appris son existence. Il ne l'avait pas cru ce n'était pas possible, elle ne pouvait pas avoir ça. Ça ne lui ressemblait pas. Mais c'était sa cousine, elle ne lui pouvait pas lui avoir menti et c'était son meilleur ami il lui faisait confiance.

Lorsque que quelques minutes plus tard son chaudron pris malencontreusement feu, le professeur fit sortir tous les élèves de la classe. Il sourit en voyant que Weasley avait quitté le cachot sans son sac. Il fit un détour pour le récupérer avant de filer à son tour.

Il avança dans le couloir et se cacha dans un renfoncement pour le fouiller à l'abris du regard des autres élèves. Il l'ouvrit et le vit directement,même pas caché. Il allait s'en saisir lorsqu'une voix l'interpella :
- Besoin d'aide Malefoy ?

Il était si près du but. Il le tenait presque ce fameux carnet dans lequel Weasley notait tous les garçons de Poudlard.
- Vas-y ouvre je t'en pris !

Devant son regard insistant il n&apos;osa pas la contarier et s'exécuta et sur la première page il découvrit inscrit en gros "Scorpius Malefoy est le plus gros imbécile que Poudlard ait connu".
Dernière modification par Caroliloonette le 28 juil. 2018 - 21:14, modifié 2 fois.

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par AliceJeanne » 28 juil. 2018 - 21:04

Titre : A l'aventure
Thème (écrit ou image ou musique) : Liste
Fandom : Original
Nombre de mots : 742
Personnages : L'Equipage
Rating : /
A l’aventure !


« Trois kilos de patates, deux fenouils, quatre boules de gomme, énumère La Capitaine debout sur une caisse vermoulue sur le quai, tandis que son équipage s’active fébrilement à amonceler tout un ensemble de bric-à-brac présent sur une liste tâchée de bleu.

- Douze steaks, quinze saucisses, deux poireaux… »

Elle s’interrompt brusquement pour observer l’épéiste qui vient de saisir l’un des deux légumes en question. Celle-ci, nonchalamment appuyée sur le bastingage, s’octroyant une petite pause bien méritée, effectue de petits mouvements circulaires devant les airs blasés de l’adoratrice de chaussettes et de l’amoureuse de Thomas Harris. Le cuisinier entonne quelques notes. C’est la goutte d’eau de trop. La Capitaine bondit, tel le chat qu’elle ne cessera jamais d’être et s’empare du frère du végétal sous le nez de l’ex-boudin-de-porte-à-qui-on-a-toujours-pas-trouvé-de-rôle afin d’occire comme il se doit la mécréante qui ose lui infliger le supplice du fléau youtubesque.

« Lâche ce poireau ! Ou sinon…

- Sinon quoi ? »

L’épéiste sourit à pleine dents, certaine que son adversaire n’a rien de mieux en sa possession que quelques mots qui seront loin de les arrêter, elle et son acolyte de toujours. L’amatrice de Thrillers pose sa caisse de livres et s’empare de la malle de popcorn, s’étonnant d’y trouver des radis. L’héritière de la SALE ajoute discrètement quelques chaussettes supplémentaires dans son bagage et l’anonyme gesticule, fébrile, luttant pour ne pas participer à la fête.

« Sinon, j’ai du chocolat !

- Tu n’oserais pas… blêmit la ninja.

- Si ! Même que c’est du chocolat au lait ! J’ai également de la chantilly et des meringues si tu me résistes ! »

Vaincue, et le visage tordu d’effroi, la jeune-femme s’incline et pose sagement son arme sur le sol. Trop de sucre pour ses nerfs, jamais elle ne pourrait y survivre. Le cuisinier s’esclaffe, recommence à fredonner. Un regard noir de sa compagne et chef d’expédition lui fait comprendre qu’il risque un mois de cale s’il persiste et l’assagit immédiatement. On ne plaisante pas avec les félins.

D’un bond souple et non sans avoir gratifié sa victime d’un sourire terrifiant, la Capitaine reprend sa place et sa liste.

« Une salade, douze boites de sardines, des amandes en poudre, un potiron, du raison, un pot de mayonnaise, deux carottes, un concombre, un canard en plastique…

- Chou ! C’est quoi ce délire ?! »

L’interpellé sert au reste de l’équipage un grand sourire rempli de sous-entendus. La ninja s’esclaffe, lui tape dans la main, rejointe par la serial-thriller tandis que la fangirl de Dobby rougit nerveusement. L’ex-boudin-de-porte lève la tête, se rappelant soudainement qu’il n’est pas seul et fait face depuis une bonne dizaine de minutes à une poudre, certes bien taillée, mais non moins poutre sans intérêt majeur.

La Capitaine se frappe le front de la main. Pourquoi ? Mais pourquoi diable avait-elle laissé son ami rédiger la liste des choses à ne surtout pas oublier. Qui donc savait ce qu’elle allait lire dans les quatre pages restantes… Elle craint le pire. Ses pensées sont brusquement interrompues par un nouvel éclat de rire, suivi d’un grognement étouffé.

« En plus, on a même pas besoin de canard ! On en a déjà deux ! »

Misère… Après, cela dit, la détective du groupe n’était pas dans le faux. Si c’était elle-même qui avait écrit cette fameuse liste, elle sait pertinemment quel objet, ou plutôt quelle personne en aurait occupé le sommet. Lasse elle observe la bande, Sa bande de bras-cassés-pseudo-geeks-scientifiques, occupée à charger le navire dans la joie et la bonne humeur. Tous riant et se chahutant mutuellement avec les divers articles présents dans les bagages.

Apparemment, la benjamine du groupe a essayé d’acheter le cuisinier à grand renfort de bandes dessinées pour pouvoir charger quarante paires de chaussettes supplémentaires. La ninja a été arrêtée à la sécurité du port avec une douzaine de lames, son meilleur ami avec trois ordinateurs complets, un complexe audio et une portée de Huskies. Allez donc savoir où il avait déniché les clébards…

Une main se pose sur son épaule, tandis qu’une autre glisse autour de sa taille, elle ferme les yeux, respire avec délice, se serre dans les bras de son compagnon sous les regards faussement dégoutés des quatre autres. D’un geste lent elle lâche sa liste, elle n’en a nul besoin, tout est déjà là, ils sont tous déjà là.

Fidèles au poste,
A jamais membres de son équipage,
Amis.
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Ielenna
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Ielenna » 28 juil. 2018 - 21:20

Titre : Opération Émeraude
Thème (écrit ou image ou musique) : écrit (émeraude)
Fandom : HP / LMA
Nombre de mots : 331
Personnages : Kate Whisper et Morgana MacNair (OCs)
Rating : /
— Tu devrais te trouver quelqu’un !
Morgana souleva sa lèvre de dégoût et observa Kate avec un regard chargé de mépris, cherchant à lui comprendre combien cette sentence sonnait mal à ses oreilles. Mais sa camarade de Papillombre n’en répondit que d’un sourire.
— Moi ? Me trouver quelqu’un ?
— Je suis sûre que ça te rendrait au moins plus aimable.
— Sans façon.
— Oh, allez, Morgana ! Tu es jeune ! Tu devrais en profiter pour te dégotter un petit ami ! Poudlard est plein de garçons prometteurs !
— Ça ne m’intéresse pas.
— L’idée de tomber amoureuse ne te rend pas curieuse ?
— Non.
— Tu devrais ! C’est un beau sentiment !
Mais ça faisait trop longtemps que Morgana avait fermé son cœur à l’amour. Il l’avait fait trop souffrir par le passé. Trop d’attente, trop d’espoirs, trop de désillusions.
— Je ne comprends pas pourquoi tu y tiens autant, Whisper, soupira-t-elle.
— Au fond, tu es une chouette fille !
— Tu ne penses pas ce que tu dis, ricana Morgana.
— Mais si, je t’assure. Tu es… comme une pierre précieuse ! Camouflée dans une énorme carapace de pierre. Il faut y aller au piquet, tout en restant prudent. Et au bout d’un moment, on te découvre. Une belle émeraude, de Serpentard.
Morgana eut cette fois du mal à camoufler le rougissement de ses joues. Elle sentait son cœur battre de plus en plus fort. Merlin, Kate ne devait pas l’entendre. Cela donna une autre idée à la jeune fille, toujours enjouée ; elle leva un doigt :
— D’ailleurs, on devrait en faire une mission ! Avec un beau nom de code ! L’opération Émeraude ! Trouver l’élu du cœur de Morgana MacNair ! Dès qu’on aura une cible, on dira ça ! Et je saurai que je pourrai intervenir !
— Tais-toi, Whisper ! Tu es stupide. Ton idée est stupide.
Kate souffla de dépit face au manque de motivation de son amie. Mais ce qu’elle ignorait, c’était que l’opération Émeraude était déjà accomplie…
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Dedellia
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Dedellia » 28 juil. 2018 - 21:24

Titre : Discours d’Aasim Dayo
Thème : musical (Africa)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots /: 100
Personnages Aasim dayo
Rating : aucun
Discours d’Aasim Dayo aux élèves de Kèdjougou avant le bal :
Nous sommes les enfants d’Afrique, ceux qui gagneront le tournoi. Malgré le froid et le dépaysement, rien n’est à notre épreuve, nous avons gagné. Sur les traces de Beaudelaire, le Grand, nous ne nous laissons pas abattre. Nos lettres envoyées aux quatre coins du monde seront les preuves de notre victoire. Venus de partout à travers le monde, nous serons les vainqueurs. Rien n’est à notre épreuve, je vous l’affirme de tous mes crocs. Alors, profitez du bal du tournoi et soyez fier, car vous représentez une génération de héros!
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Clo » 28 juil. 2018 - 21:26

Titre : Ring
Thème : Emeraude
Fandom : Original
Nombre de mots : 288
Personnages : Kara, Salim
Rating : /
Kara s'immobilisa. Elle compta jusqu'à 10, deux fois, les yeux fermés. Elle s'était entrainée pour ça, elle avait bossé, elle savait ce qu'elle devait faire. Elle avait souffert, elle avait plus que mérité sa place ce soir, ça allait être dur mais elle allait se battre.

"Kara, maintenant."

Kara rouvrit les yeux. Elle étira sa tête, sautilla sur place pour détendre ses épaules et regarda Salim. Il l'encouragea d'un signe de la tête et elle tenta un faible sourire. Elle avait le trac.

La jeune femme suivit son entraîneur hors de la pièce et elle tressaillit en entendant la foule de l'autre côté. Elle baissa les yeux sur ses gants verts, sa marque de fabrique, des gants couleur émeraude comme les chaussures de sa mère ce jour-là, comme la nappe de chez sa tante lors de ce dîner, comme les yeux de son frère à la lumière jaune du salon. Des gants émeraudes, faits sur mesure, parce qu'elle ne devait pas oublier pourquoi elle était là. Elle secoua les bras, notant la lumière du couloir jouer avec le vert profond et elle serra les doigts à l'intérieur, malgré les bandes qui lui coupaient la circulation.

Salim lui posa la main sur l'épaule, la serra brièvement et Kara souffla. Elle prit le protège-dent qu'il lui tendait, l'enfila dans la bouche et le mit en place avec sa langue. Elle prit plusieurs inspirations pour se refaire à l'accessoire et tapa ses deux poings l'un contre l'autre. Salim lui fit signe d'avancer et elle passa le seuil qui séparait le silence des cris de la foule, l'ombre de la lumière, le vestiaire du ring.

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WarmSmile
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Inscription : 14 mai 2016 - 19:02

Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par WarmSmile » 28 juil. 2018 - 21:28

Titre : Marc – Numéro 2
Thème (écrit ou image ou musique) : musique
Original
Nombre de mots : 119
Personnage : Marc
Rating : /

Le voyage de retour d'Afrique avait été pénible, une grève avait retardé son retour en France, ce qui avait décalé son voyage jusqu'à la maison d'Alaric et d'Ambre au lendemain de l’atterrissage. Et Marc détestait les imprévus, c'était donc de mauvaise humeur qu'il conduisait jusqu'à sa destination.

Et les magnifiques souvenirs de son visite sur le continent africain, notamment sa rencontre avec des éléphants ne suffisaient pas à chasser ses mauvaises pensées au loin. Il venait de fêter ses soixante ans et en dehors du fait qu'il craignait que sa prochaine réincarnation ne se produise avant le retour d'Ambre, Marc ne pouvait s'empêcher de se demander ce qui s'était produit le jour de la disparition de leur numéro 13.

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