[Textes] Nuit Insolite du 2 juin

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 juin

Message par Charliz » 03 juin 2018 - 01:56

Titre : Derniers instants
Thème (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique "Votre personnage éprouve des regrets"
Fandom : HP
Nombre de mots : 631
Personnages : Lucy Weasley, Scorpius Malefoy
Rating : -16 ans (M'enfin... C'est pas ce que dirait ma mère... :arrow: )
Et tu te perds en soupir.

Tes jambes se referment autour de son torse, tu t’accroches à ses épaules avec l’énergie du désespoir, mais tu sais que la seule chose qui te retiens sont ses mains sur tes fesses, la pression de son torse sur le tien.

Son regard qui te sonde, qui se perd, qui se trouble.

« Putain Lucy… Comment as-tu pu mettre un stop à tout ça ? »

Les émotions deviennent reines. La moindre de ses caresses te coupe le souffle. Tu te sens mourir en silence, sa main plaquée sur tes lèvres pour étouffer tout cri.

Dans un gémissement, il se fond au creux de ton cou et toi… toi tu te sens quitter le monde.

Les étoiles dansent devant tes yeux alors que les sensations enfouies depuis des mois te transpercent, te déchirent.

Tu as mis fin à une relation dans laquelle tu t’es perdue. Juste avant de prendre conscience que le labyrinthe s’étendait bien plus largement autour de votre relation, de votre maison.

« Redis-le-moi… » souffle-t-il contre ton oreille.

Le redire… Prononcer ces trois mois qui pulsent dans tes veines, poignarde ton être. Prononcer ces trois mois qui ne sont que vérité, réalité, essence.

Tu as envie de le crier, oui. Après des mois de déni, de bonheur de surface, tu te perds dans ses bras, dans sa voix, et tu ne penses qu’à lui.

Un coup de rein et le cri t’échappe. Sa main a quitté tes lèvres, se plaquant contre le mur dans une quête d’équilibre.

« Redis-le-moi ! »

La fermeté de son timbre t’enivre jusqu’à la jouissance. Il ne te le demande pas, il te l’ordonne. Alors tu attrape sa nuque, ses cheveux chatouillant tes narines, et un sourire s’imprime sur ton visage, indélébile.

« Je t’aime, Scorpius. »

A nouveau, ton cœur se contracte. Cet instant ne sera que vent et regret. Tu le sais, tu te déteste. Votre belle histoire a duré douze ans. Douze années de complicité, de vie croquée à pleine dent. Tu as abusé de l’amour jusqu’à t’y perdre, les évènements se plantant dans vos corps jusqu’à l’agonie de vos cœurs.

« Redis-le. »

Il te l’ordonne à nouveau, mais son baiser t’empêche de parler. Son nez se frotte contre le tien et tu meurs, Lucy. Tu meurs…

« Je t’aime, Scorpius. »

Le monde s’écroule. Plongés dans l’obscurité d’un hôpital devenu refuge, l’étreinte devint une oasis d’innocence. Les blessures se referment, cicatrices fragiles. Elles éclateront au premier choc. Ses lèvres te brulent, violente de désir. Laissant des lignées de glace sur ta peau.

Le monde s’écroule. La magie n’est plus, et ton couple non plus. Tu y as mis fin toi-même, contre toute attente. Contre toute opinion. Oui… l’opinion qu’aiment donner les proches dans ce genre de situation, lourdes de reproches, exempte de compréhension.

Et alors que tu exploses, que son cri s’étouffe contre ta peau, tout ressurgit. Le bonheur anéantit, la douleur ensevelie, l’incontournable destinée.

Tes pieds retombent sur le carrelage aseptisé, ton visage se blottit contre son torse et tes larmes débordent en silence. Il ne voit rien ou ne veut pas voir. Qu’importe s’il ne veut pas voir… Tu l’aimes suffisamment pour le laisser espérer encore quelques instants.

La passion pouvait-elle suffire à combattre l’inéluctable ?

Cette question que tu t’es posée pendant des mois, juste avant de comprendre que non… Tous les combats ne peuvent être gagnés. Toute guerre peut être oisive.

Douze ans durant, vos chemins n’ont fait qu’un. Il n’a suffi que d’un malheur… Une évidence.

Tes mains glissent sous son tee-shirt. Tu chatouilles ses omoplates. Tu savoures cette peau et cette odeur qui tourmentent ton être.
Derniers instants. Pourvu que le temps prenne quelques vacances, que la Terre décide de tourner dans l’autre sens.
Derniers instants.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 juin

Message par BellaCarlisle » 03 juin 2018 - 02:02

Titre : Regrets
Thème : Défi scénaristique
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 519
Personnages : Daisy Scrimgeour (OC), Erik Iversen (OC)
Rating : Tout public
Daisy accepte le chocolat chaud que son oncle lui tend. Elle a insisté pour le revoir même si elle sait très bien qu'il voudrait tirer un trait sur son passé. C'est un homme brisé qui lui fait face, un sorcier qui se raccroche à la vie mais qui aimerait pourtant sombrer dans les mains de la Mort. Il a des cernes violacées sous les yeux, un visage pâle presque maladif et il avance le dos courbé. Le regard qu'il pose sur sa nièce est un mélange de regrets et d'irritation. Cette dernière émotion, elle en comprend l'origine, parce qu'elle ose venir chez lui alors qu'elle a conscience de le déranger. Mais pour les regrets, elle s'interroge, ne l'ayant jamais entendu dire qu'il en a concernant son passé. Ils n'ont pas assez pris le temps de réellement discuter, sans aucune gêne, pour rassembler des souvenirs, et la Serdaigle considère que le moment est venu de sortir les cadavres du placard.

- Quels sont tes regrets ? demande la plus jeune sans aucun tact.
- Quels sont les tiens ? lui répond Erik sur le même ton.

La jeune femme esquisse un sourire amer. S'il croit qu'elle lâchera prise parce qu'elle n'a pas envie de se confier, il se trompe. Elle n'aime pas se plaindre ou s'épancher sur ses chagrins mais si elle veut obtenir des fragments de mémoire sur sa mère, elle le fera.

- Je regrette de ne pas avoir pu sauver mon père, commence Daisy. Il a fait preuve de courage en refusant de dénoncer Potter pendant que je profitais de mes vacances avec Irène. Je regrette aussi d'être partie seule à la recherche de mes origines alors que j'aurais pu compter sur mes amis. Et je regrette de ne pas être à la hauteur de ce que tu attends de moi et de te décevoir.
- C'est faux, grommelle son oncle. Je ne suis pas déçu, j'ai voulu aller trop vite dans ton initiation. Ta mère y a été préparée pendant des années, pas toi. Je regrette de ne pas être resté à tes côtés après sa mort. Ton père ne pouvait pas tout faire mais il a su te protéger et je regrette de ne pas l'avoir épaulé. Plus que tout, ma chère Daisy, je regrette d'avoir coupé tout contact avec ta mère quand elle nous a annoncé être enceinte de ton père. Les fiançailles n'étaient acceptées par aucun d'entre nous mais sa grossesse a représenté la goutte de trop. Je me suis comporté comme un idiot avec ma jumelle et je ne cesse de le regretter depuis que tu as franchi ma porte la première fois.

La jeune femme a des larmes aux yeux, touchée par cet aveu. En débarquant ainsi chez son oncle avec la volonté de lui parler, elle n'imaginait pas qu'elle lui ferait autant de mal.

- Si j'ai été insupportable lors de notre rencontre, c'est parce que je voyais ma tendre Maisie à travers toi. Tu lui ressembles énormément et c'était dur pour moi de ne pas penser à elle.
- Je suis désolée de raviver tous ces souvenirs, s'excuse Daisy.
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Verrouillé

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