[Textes] Nuit du 10 Mars

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

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Mikoshiba
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[Textes] Nuit du 10 Mars

Message par Mikoshiba » 10 mars 2018 - 19:51

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre :
Thème (écrit ou image ou musique) :
Fandom :
Nombre de mots :
Personnages :
Rating :
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe une série dédiée aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par ninipraline » 10 mars 2018 - 20:44

Titre : Un matin au paradis
Thème (écrit ou image) : The Selkie's Bath : toerning sur DA
Fandom : Original
Nombre de mots : 100
Personnages : Kaomé
Rating : Tous public

La lumière rase, des premiers rayons matinaux, peinait à chasser les ombres de la nuit.
Bruyères et lentilles d’eau se teintaient de pétrole puis d’indigo. Kaomé, allongée sur les ondes frémissantes et sombres, observait les écumes qui commençaient à verdir. Son heure était passée, mais elle aimait paresser, attendre le dernier moment, flirter avec le risque.
Au bruissement des joncs, un de ses délicats sourcils se haussa. Son œil repéra immédiatement la silhouette massive. D’un mouvement souple et rapide, son corps glissa jusqu’à la berge où son bras arracha à la terre une peau grise et disparut sous les flots.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par Carminny » 10 mars 2018 - 20:44

Titre : L'importance du hasard dans la fabrication de bonbons à succès
Thème (écrit ou image ou musique) : Pastèque
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Ethel (OC) et Bertie Crochue
Rating : Tout public
Ethel Crochue se pencha sur le chaudron que son frère lui désignait. La pâte à bonbons y bouillonnait joyeusement. Aucune odeur particulière. Elle y plongea un doigt. Aucun goût particulier. Un peu sucré peut-être.
- T’essaies quoi là ? interrogea-t-elle.
- Tu crois que cette pâte garde bien les différents goûts ?
- En tout cas elle n’en a pas, elle-même !
Ethel observa son petit frère répartir le contenu du chaudron dans d’autres plus petits, puis mélanger à l’un de la fraise, à d’autres de la pastèque, ou encore des groseilles. Au hasard. Puis sa baguette pointa le panier de linge sale.
- Bertie, t’es dégoutant !
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popobo
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par popobo » 10 mars 2018 - 20:53

Titre : La Sirène
Thème (écrit ou image ou musique) : The Selkie's Bath : toerning sur DA
Fandom : aucun
Nombre de mots : 100 mots sur OpenOffice
Personnages : -
Rating : -
La nuit m’envoûtait depuis plusieurs heures. Mon esprit avait déjà divagué. Je me sentais ailleurs, comme dans un rêve éveillé.

L’appel était trop tentant. Je ne pouvais y résister. Envoûté par la mélodie, je me suis laissé guider. Le chant était captivant, d’autres se seraient peut-être méfiés. Moi, en toute naïveté, j’obéissais et avançais simplement.

Quel plaisir merveilleux alors de la rencontrer. Au creux de la rivière, elle se laissait immerger. Le spectacle était voluptueux et de toute beauté. Les reflets bleus de la nuit étoilée dansant sur sa peau dénudée suffisaient à me subjuguer.

La sirène chantait. J’étais hypnotisé.

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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par Lyssa7 » 10 mars 2018 - 20:54

Titre : Jour d'hiver
Thème (écrit ou image ou musique) : Musique
Fandom : HP
Nombre de mots : 292 mots
Personnages : Mandy Brocklehurst (citée dans HP mais presque un OC :mrgreen: )
Rating : Tout public
Il a neigé aujourd’hui.

Recroquevillée dans l’un des canapés de la salle commune des Serdaigle, Mandy Blocklehurst laisse ses yeux errer sur les flammes orangées dans l’antre de la cheminée sans vraiment les voir. Ces flammes dont la chaleur habituellement réconfortante ne parviennent pas à la réchauffer. Rien ne sera plus comme avant à présent. Tout a changé. Et les jours d’été se sont transformés en soirées d’hiver. Les fleurs du printemps ont fanées sous le coup du sort, sous le poids des corps. Leurs cris ont déchiré le silence jusqu’à transpercer l’espace temps, jusqu’à tout chambouler sur leur passage.

Il a neigé toute la journée.

La nuit vient de tomber sur le château mais elle ne parvient pas à dormir. La lune pâle est recouverte de nuages noirs, d’une obscurité glacée. Ses membres sont figés, incapables du moindre mouvement. La jeune fille se demande si elle parviendra un jour à reprendre vie, à retrouver ces sensations évaporées ou si elles ont disparues à jamais. Emportées par le souffle de toutes ces vies brisées. Mandy les revoit sans cesse tournoyer avant de tomber, pour ne plus se relever. Elle aimerait crier, hurler, mais elle n’en a pas la force. Elle aimerait faire en sorte que l’hiver froid ne vienne pas et que le soleil ne dépose pas ses derniers rayons sur le champ de bataille, mais elle sait qu’il est déjà trop tard. C’est fini. Elle frissonne dans son pull en laine et laisse une larme rouler sur sa joue sans prendre la peine de l’essuyer, et puis elle ferme les yeux. Pour faire taire les bourrasques, la tempête qui vient de se déclencher dans son esprit, emportant tout sur son passage, ne laissant qu’un gouffre de désespoir profond.

Il a neigé.
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par Roxane-James1 » 10 mars 2018 - 20:59

Titre : La pastèque
Thème (écrit ou image ou musique) : écrit
Fandom : HP
Nombre de mots : 147
Personnages : Audrey Cornellis / Percy Weasley
Rating : /
— Vous considérez…
— Qu'il s'agit d'une atteinte à ma vie privée.
— Mais enfin, Miss Cornellis ! Je n'ai même pas cherché à vous voir !
— Le résultat est le même : vous m'avez vue chez l'épicier, vous m'avez vue acheter ma pastèque et vous n'avez même pas chercher à vous en aller !
— Mais…
— ET EN PLUS VOUS AVEZ OSER SOURIRE.

Percy Weasley lança un regard agacé à Audrey, visiblement exténué par les frasques de sa secrétaire.

— Je demande une compensation pour réparer cette indiscrétion.
— Audrey, sérieusement, il ne s'agit que d'une pastèque !
— Et la prochaine fois il ne s'agira que d'une culotte, déclara froidement Audrey, arquant un sourcil narquois.

Sur ces derniers mots provocateurs, Audrey Cornellis disparut de son bureau, un sourire aux lèvres et un chèque à la main. Et Percy songeait qu'il courait droit à la ruine avec une fille pareille dans les parages.
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Merly Flora
Elève de quatrième année
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par Merly Flora » 10 mars 2018 - 21:00

Titre : Pendaison de crémaillère
Thème (écrit ou image ou musique) : Pastèque
Fandom : HP
Nombre de mots : 239 mots
Personnages : Hermione Granger et Ron Weasley (ainsi qu'un tas de petits gryffondors en guest)
Rating : Tout public
Hermione se réveilla pour la énième fois. La porte de la salle de bain s’ouvrit. Les pas lourds de son mari s’approchèrent du lit conjugal. A la manière dont il s’allongea à ses côtés, Hermione devina qu’il ne s’était toujours pas remis de son indigestion. Il fallait dire qu’on ne fêtait pas tous les jours une pendaison de crémaillère ! Le jeune couple s’était installé dans la ville agitée de Londres. Le petit appartement qu’ils occupaient se situait en plein centre-ville. Harry et Ginny étaient venus, armé d’une bonne tarte à la mélasse. Luna Lovegood et Rolf Scamander avaint décidé de nourrir toute la joyeuse compagnie avec un saladier plein de samossa. Dean et Seamus avaient débarqués avec une fontaine de chocolat. Georges et Angelina avaient optés pour toutes les boissons alcoolisés possibles. Quant à Hermione, ce fut de délicieuses amuse bouches aux fruits et une sangria.
Tous avaient célébré cette occasion.
Ron avait mangé à lui tout seul une bonne partie de la nourriture. Que se passa t-il ? Une indigestion bien sûr ! A présent, il psalmodiait de pathétiques « je vais mourir, je vais mourir ». S’il continuait ainsi, elle ne pourrait jamais s’endormir. Elle décida de réagir.
- Ron ? murmura t-elle
- Oui… ?
- Pastèque.
L’effet fut immédiat. Dégouté momentanément par ce qui évoquait de la nourriture, le rouquin se précipita dans les toilettes. Hermione jeta un Silencio et parvint enfin à s’endormir.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par BellaCarlisle » 10 mars 2018 - 21:01

Titre : Lutter
Thème (écrit ou image) : Pastèque
Fandom : HP
Nombre de mots : 1068
Personnages : Karen (OC), Clive (OC)
Rating : Tout public
Je serre les dents, orientant mes pensées vers quelque chose de ridicule. Rien ne me vient à l'esprit, le corps livide de ma soeur est étendu devant moi, comme un cauchemar qui se renouvelle sans cesse. Je suis la dernière apprentie à passer aujourd'hui, les autres discutent tranquillement entre eux, formant un fond sonore qui devrait me rappeler que cette silhouette devant moi n'est pas Hazel. Sauf que j'ai beau le savoir, le résultat ne varie pas. Tout est si réel, je peux voir l'écusson de Serpentard brodé sur sa robe, ses cheveux bruns qui s'étalent sur le sol, ses paupières ouvertes sur ses iris bleus et sa baguette dans sa main. Tous les détails sont là, apportant une précision morbide à un tableau qui me tord les entrailles. Hazel est ma faiblesse, elle est celle qui pourrait me faire basculer dans la vengeance s'il venait à lui arriver quelque chose de grave.

Je me concentre sur ma respiration, visualisant ma petite soeur en train de se relever et de faire des grimaces. Je prononce distinctement le sortilège, priant pour que l'épouvantard soit coopératif. Mais je ne fais que renforcer ma peur, le corps d'Hazel se pare des blessures sanguinolentes alors que j'agite désespérément ma baguette en essayant de songer à des formes de plus en plus ridicules. Quelques rires étouffés me parviennent des autres apprentis Aurors et je me sens honteuse de ne pas réussir. J'ai passé tant de mois à apprendre pour réussir, sans dormir autant que je le devrais, mais ce n'est pas concluant. La théorie est pourtant simple, c'est la pratique qui me dérange.

- Du calme, Karen. N’oublie pas que ce n’est qu’une créature que tu peux vaincre facilement.

Clive est derrière moi, un peu en retrait pour ne pas interférer avec l'épouvantard. Sa voix est douce, il n'y a aucune accusation, aucun reproche. Il me rappelle les bases à connaître, me détaillant chaque point capital à la bonne réalisation du sortilège mais je ne l'applique pas correctement. Les problèmes récents liés à ma famille me déstabilisent un peu trop ces derniers temps et ma concentration n'est pas du tout à son maximum. La peur de perdre Hazel est plus importante que tout le reste, je ne supporterais pas de vivre sans elle après la disparition de nos parents.

- Riddikulus !

Je crois avoir enfin pu prendre le dessus lorsque la silhouette de ma sœur se relève. Mais au lieu de me tirer la langue comme je pensais qu’elle le ferait, son regard vide se pose sur moi. Ses yeux bleus ne sont plus là, il n’y a que des orbites noires, effrayantes et déstabilisantes. J’ai envie de fuir, pour ne plus remettre les pieds dans cette salle d’essais, mais la présence des autres m’oblige à me ressaisir. Si je flanche maintenant, ma note d’apprentissage baissera trop pour être rattrapée en quelques jours.

- Riddikulus !

Les orbites retrouvent leurs globes blancs aux iris bleus mais la bouche s’ouvre sur une voix décharnée, creuse, bien loin de celle mélodieuse de ma si chère Hazel.

- Tu avais promis de me protéger, Karen.

Une balafre apparaît sur sa joue droite alors que sa cravate se resserre autour de son cou. Le vert et l’argent du tissu se teintent d’un rouge sombre tandis qu’une plaie se dessine sur sa gorge frêle. Un immense sentiment d’échec croit de plus en plus dans mon cœur, se mêlant à la colère.

- Riddikulus !

Rien ne se passe, le cadavre ambulant me fixe et continue de parler, me lançant des commentaires aussi désagréables que blessants.

- Si tu avais été plus présente, je serais toujours en vie. Tu ne mérites pas ce boulot, tu n’es rien.
- Riddikulus !

C’est Clive qui vient d’intervenir, me sauvant la mise. Hazel disparaît au profit d’un fruit, vert de l’extérieur, ouvert sur une chair rouge aux pépins noirs. Cette apparence caractéristique est si soudaine que je ne peux retenir mon éclat de rire, vif et apaisant à la fois. L’épouvantard se met alors à trembler et mon formateur en profite pour le refermer dans une malle à multiples serrures.

Alors que les autres apprentis sont congédiés, Clive me demande de rester quelques instants. Je patiente en observant mes camarades partir, regrettant de ne pas pouvoir faire la même chose. Mon formateur attend encore un peu, me détaillant longuement. Mal à l’aise sous l’intensité de son regard, je prends la parole, brisant le silence qui nous entoure.

- Je suis désolée, je ne suis pas à la hauteur.
- Vous n’y êtes pour rien, Karen. Je sais à quel point c’est difficile pour vous en ce moment. Vous savez que vous avez le droit de prendre quelques jours, pour vous reposer un peu.
- Je refuse d’avoir un traitement de faveur, sincèrement. D’autres Aurors ont connu des situations pires que la mienne, je n’ai aucune excuse.
- Personne ne vous reprochera d’avoir des instants de faiblesse. Nous sommes peut-être des Aurors mais nous restons des sorciers comme les autres. Harry Potter est passé par là lui-aussi, il a eu ses moments d’hésitation mais il est actuellement notre supérieur à tous.
- Merci, je le savais, remarqué-je avec amusement. Je vous rappelle que je connais Lily, elle n’a pas cessé de me parler de son père et de toutes ses qualités.

Clive sourit à son tour, comprenant mon humour. Mon amie est intarissable lorsque quelqu’un évoque sa famille, si bien que je pourrais dessiner son arbre généalogique de tête et y placer les noms de tous ses cousins, de ses cousines et même des animaux de compagnie de chacun. Lily est un moulin à paroles mais j’admire ses parents, pour leur simplicité et leur gentillesse. Harry et Ginny Potter sont des célébrités dans tout le monde sorcier mais, à chaque fois que je les rencontre, ils se comportent comme n’importe qui.

- Mr Potter a des qualités, c’est vrai, remarque mon formateur, mais il n’est pas le seul. Vous pouvez aller loin, Karen, vous devez simplement essayer d’avoir plus confiance en vous. J’ai vu vos résultats en sortilèges, vous avez un bon niveau.
- Mais un simple épouvantard arrive à m’effrayer, dis-je avec ironie.
- Ce qui est normal, parce que votre peur n’est pas qu’un détail. La prochaine fois que j’ouvrirai cette malle, vous réussirez.
- En le transformant en pastèque, rétorqué-je en riant.

Au moins, Clive me remonte le moral.
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Carmilla Dilaurentis
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par Carmilla Dilaurentis » 10 mars 2018 - 21:01

Titre : Le gant
Thème (écrit ou image ou musique) :Musique
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 322
Personnages : Severus Rogue
Rating : tout public




Severus regardait les élèves célébrer Halloween avec ennui. Il devait seulement s’assurer que les garnements ne causeraient pas trop de dégâts cette année-là. Avec un peu de chance, il n’y aurait pas de troll dans les toilettes - ou une invention quelconque de ses élèves en mal d’aventures.
Enfant, il aimait Halloween, cette fête où les monstres et les ratés avaient leur place. Où se déguiser en vampire consistait à se rajouter des faux crocs.
Maintenant, ce jour fatidique lui rappelait sa part de responsabilité dans la mort de Lily. Chaque Halloween était une gifle contre sa vie bien rangée, son air indifférent, une petite brûlure au peu d’amour propre qui lui restait. Chaque Halloween lui rappelait que contrairement aux autres, il n’avait plus le droit de s’amuser les jours de fêtes. Il aurait été indécent de plaisanter, de se travestir le jour de la mort de la seule personne qu’il avait jamais aimé. S’habiller tout de noir le reste de l’année était encore insuffisant quand on avait encore tant de démons intérieurs à cacher. Il ne prendrait pas le risque des les révéler lors d’un bal masqué.
Il neigeait déjà dehors. Tant de bonne humeur et de gamins déguisés créatures qu’il avait dû vraiment affronter l’offensait. Il lui fallait de l'air, de l'air!
Il marcha à grand pas dans le parc, en espérant que la neige laverait son esprit de la nostalgie qui l'envahissait, de la bile qui lui montait à la gorge. Il s’arrêta devant le lac, s’assit sur un banc et contempla sa surface lisse pour y trouver du calme. Il ferma les yeux et pratiqua son occlumencie, jusqu’à ne plus rien ressentir. Quand il se releva, il remarqua un gant blanc par terre. Un gant en velours, comme ceux que Lily avait reçu en cadeau lors de ces quinze ans. Furieux, amer, il se releva et partit s’isoler dans ses appartements.
Son passé le laisserait-il jamais en paix?

ImGW
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par ImGW » 10 mars 2018 - 21:05

Titre :
Thème (écrit ou image ou musique) : ecrit
Fandom : HP
Nombre de mots : 300
Personnages : Cedric Diggory, Peneloppe Deauclair, Damian Derrick, Benjamin Bole
Rating : TP

Tout était parti de Cedric et sa fâcheuse tendance à ne jamais comprendre correctement les mots moldus, tout en étant fasciné par ce qu’il en comprenait, à s’engouffrer dans ses idées folles, et à ne pas nous écouter quand on essayait de lui faire entendre qu’il n’avait rien compris. En redescendant d’Arithmancie, qui était le seul cours que nous avions tous en commun, le jeudi matin juste avant la récré, il avait été intrigué par un mot capté au milieu de notre conversation avec Damian, qui commentions comme à notre habitude les derniers résultats sportifs. Toujours curieux, toujours avide que les autres lui expliquent de nouvelles choses, il nous avait interrompus pour nous demander les règles de ce nouveau sport dont il était question ce matin-là, et après mes premières explications, le temps d’un crochet pour aller officiellement poser son sac et officieusement chatouiller la poire, il était de retour dans la petite Cour centrale, au milieu de Premières et Deuxièmes années hilares et terriblement enthousiastes. Tout aussi excité, Cedric s’était improvisé animateur du jeu de cette matinée (« Mais si Penny, tu m’expliqueras les règles si je me trompe ! »). En guise de public, des curieux de plus en plus nombreux qui s’approchaient, intrigués par notre étrange remue-ménage. En guise de joueurs, les jeunes élèves que Cedric s’amusait beaucoup à amuser, et de plus en plus d’élèves qui passaient de public à joueurs. En guise de panier, un cerceau abandonné là et maintenu en l’air par Ben dont le niveau en enchantements n’était plus à louer. Et en guise de ballon… une pastèque, que Cédric avait obtenue des Elfes.

C’est ainsi qu’une vingtaine d’élève de Poudlard ont passé durant quelques jours leurs récrés à jouer, non pas au basket, mais au… pastèque !
Que ton poème soit l'espoir qui dit A suivre
Au bas du feuilleton sinistre de nos pas

-- Aragon, Ce que dit Elsa

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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par Mikoshiba » 10 mars 2018 - 21:05

Titre : Rugdy
Thème (écrit ou image ou musique) : Pastèque
Fandom : HP
Nombre de mots : 124
Personnages : OC (Gaby, Megan et Sean)
Rating : Tous publics
Par cette chaleur, j’ai fini par acheter une pastèque. Je l’ai mise sur la table de la cuisine, puis je suis allée mettre en marche la machine à laver, nettoyer les traces qu’avait laissé à son dernier passage le hibou de mes parents, ranger la chaussette de Megan qui trainait dans le couloir…
Puis soudain, prise d’un sentiment désagréable, j’ai redescendu quatre à quatre les escaliers. Comme je m’y attendais, la pastèque avait disparu. J’ai plissé fort les yeux, je me suis massée les tempes, j'ai inspiré, expiré, inspiré. Et je suis sortie dans le jardin.

Megan et Sean jouaient bien gentiment au rugby. En lançant la pastèque entre les piquets à linge.

Par Merlin, ils sont jamais à court d’idées ces deux-là ?
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par Carminny » 10 mars 2018 - 21:37

Titre : Un cours d'histoire en hiver
Thème (écrit ou image ou musique) : Hiberner
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Minerva McGonagall, Lidwyn Litin (OC)
Rating : Tout public
Minerva déboula dans la salle d’histoire de la magie telle une furie et se laissa tomber sur sa chaise à côté de Lidwyn.
- Tu ne croiras jamais ce qui est arrivé ! cracha-t-elle avec rage.
Aucune réaction de la part de sa meilleure amie. La Gryffondor claqua ses parchemins sur la table. A quoi ça servait les amis s’ils dormaient quand on avait besoin d’eux ? Lidwyn grogna.
- Laisse-moi dormir, Minnie.
- Premièrement ne m’appelle pas Minnie ! Deuxièmement tu n’es pas un ours, tu n’hibernes pas !
- Les blaireaux hivernent. Donc ça ne m’intéresse pas que le terrain de Quidditch ne soit pas déneigé.
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par ninipraline » 10 mars 2018 - 21:40

Titre : Réveil difficile
Thème (écrit ou image) : hiberner
Fandom : HP
Nombre de mots : 120 mots
Personnages : Minerva McGonagall
Rating : tout public
Minerva s’étira longuement, se recroquevilla et se retourna pour échapper à l’impertinent petit rayon de soleil qui passait au travers ses rideaux. Mais l’insolent n’était pas prêt à capituler et inondait déjà les oreillers.
D’un geste brusque, elle rabattit les lourdes couvertures sur sa tête, elle n’allait toute de même pas s’avouer vaincue. À l’abri de ses paupières, elle vit la lumière rosée devenir bleue. « Même à travers le velours, » siffla-t-elle entre ses dents.
Sa main glissa vers sa table de nuit, saisit sa baguette, l’agita dans les airs, un fracas abominable s’éleva.
Hagarde et complètement réveillée, Minerva McGonagall fixait les débris au pied de sa fenêtre. Venait-elle vraiment de tenter un sortilège d’extinction sur le soleil ?
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par dedellia » 10 mars 2018 - 21:42

Titre : Lit d'hiver
Thème (écrit ou image ou musique) : Hibernation
Fandom : aucun
Nombre de mots : 52 ^^
Personnages : -
Rating : Tout public
Doucement le froid s’incruste sous notre peau
Le vent siffle dans notre fourrure
Comme une caresse de la nature

L’hiver approche

Au Nord, la neige s’accumule déjà
Je la vois dans mon esprit
Une couverture étincelante
Qui n’attend plus que moi

L’automne est terminé

Doucement mes yeux se ferment
J’attends le printemps
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:boing: :boing: :boing:

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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par popobo » 10 mars 2018 - 21:55

titre : Qu'une petite période
Thème : Hiberner
Fandom : HP
Nombre de mots : 235
Personnages : Neville
Rating : Tout public

Ce soir-là. Neville avait envie de rien. Il voulait juste rester seul, dans sa chambre, au dessus du Chaudron Baveur.

Cela faisait maintenant un mois qu’il était rentré de son voyage en Asie. Depuis qu’il avait quitté Poudlard, il assouvissait sa passion et ses recherches pour la botanique.

Cela faisait quatre ans qu’il parcourait le monde et même s’il avait vécu les plus belles années de sa vie, il avait besoin maintenant de se poser. A la fois, il devait analyser tous ses travaux, comprendre ses résultats et notifier toutes ses idées.

Pour cela, il ne devait plus se laisser distraire. Aussi, il avait loué une chambre sur le Chemin de Traverse. Il n’avait pas voulu retourner dans la maison familiale pourtant plus spacieuse. Il aimait son indépendance désormais. Et ce hiver-là, il appréciait également sa solitude.

Loin des grands parcs et larges jardins des quatre coins du monde, Neville se retrouvait maintenant enfermé dans la pièce de quinze mètres carrés et se sentait bien. Il savait qu’il avait besoin de cette période d’introspection pour se ressourcer et même pour avancer.

Cela faisait un mois qu’il se contentait de manger et travailler sans chercher aucune autre activité pour occuper ses journées jusqu’à ce que quelqu’un vienne finalement le déranger.

Quand il ouvrit la porte et découvrit la patronne de l’établissement et ses beaux yeux noisette, il sut alors que sa période d’hibernation allait se terminer.

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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par Lyssa7 » 10 mars 2018 - 22:00

titre : Etre deux
Thème : Hiberner + musique
Fandom : HP
Nombre de mots : 798 mots
Personnages : Michael Corner/Mandy Brocklehurst
Rating : Tout public
Mandy Brocklehurst, une grimace aux lèvres, eut un mouvement de recul en voyant l’état dans lequel se trouvait son ami. Debout sur le seuil de son appartement, Michael Corner lui renvoya un sourire sarcastique alors que son verre de whisky, dans sa main gauche, tanguait dangereusement entre ses doigts. Barbe de trois jours, cernes violacées sous ses yeux noirs, et tenue qui ne datait certainement pas de la veille, son apparence laissait clairement entendre que le jeune homme avait hiberné durant une bonne semaine.

— Sérieusement, Corner ? Tu t’es regardé dans une glace dernièrement ?
— Pas que je sache, répliqua-t-il alors qu’elle forçait le passage pour pénétrer dans son salon.

La jeune femme fronça les sourcils en découvrant que le lieu de vie de son ami était exactement du même acabit. Deux bouteilles de whisky vides sur la table basse, quelques cartons de nourriture vraisemblablement livrés quelques jours auparavant, et des restes de ce qui devait ressembler à des chips sur le canapé. Mandy poussa un soupir et se retourna vers Michael qui leva aussitôt les bras au ciel dans une pitoyable tentative de défense.

— J’allais ranger, marmonna-t-il.

Mandy ne tenta pas de répliquer quoique ce soit, bien que le mensonge de Michael crevait les yeux. Un nouveau soupir s’échappa de ses lèvres alors qu’elle se laissait tomber sur le canapé dont les ressorts produisirent un grincement effrayant. Il parut vouloir dire quelque chose – sans doute pour lui dire d’y aller mollo avec son matos – mais se ravisa au dernier moment. Il désigna finalement les deux bouteilles de whisky qui trônait sur la table basse.

— Tu veux un verre ?
— Non, rétorqua la jeune femme en souriant faiblement. T’as oublié la règle ?
— Laquelle ? interrogea-t-il même s’il connaissait très bien la réponse.
— Si l’un de nous deux est au plus mal, l’autre doit le soutenir du mieux qu’il peut et non pas le rejoindre, fit-elle en haussant un sourcil entendu.
— C’est complètement con comme règle, grogna-t-il, légèrement hébété.

La règle. Celle qu’ils avaient établi à la fin de la guerre. Celle qui les tenait plus ou moins debout à chaque fois que l’un ou l’autre flanchait. Pourtant, il fallait bien l’admettre, ce n’était pas elle qui côtoyait le plus souvent le liquide ambré jusqu’à ne se souvenir de rien et s’endormir sur le carrelage froid de la cuisine. Ce n’était pas elle qui partait des nuits entières pour traîner dans les bars moldus de Londres en espérant oublier ce qu’ils avaient vécu. Elle, bravait le sommeil et les ombres mouvantes de ses cauchemars, elle contrôlait le moindre de ses gestes pour ne pas trembler. Oh, il lui arrivait aussi de se laisser aller à boire un ou deux verres quand ses pensées n’étaient plus capables d’être cohérentes, pour endiguer le fil de ses songes, mais elle n’allait jamais trop loin. Jamais plus que lui. Chacun ses démons à affronter.

— Je croyais que tu devais rejoindre le cursus proposé par le Ministère pour former des Défenseurs.
— Je croyais que tu devais rester avec ta mère un peu plus longtemps, riposta-t-il en haussant les épaules.
— Tu sais comment elle est… dit-elle pour seule explication, froissant machinalement un morceau de sa jupe.
— Comment ça s’est passé ?
— Mieux que je le pensais, répondit-elle en se laissant aller contre le dossier du canapé. Mais ne détourne pas le sujet, Corner.

La jeune femme se redressa soudainement et attrapa une liasse de courriers posée sur la table. Le tampon sur la lettre ne laissait aucune place au doute. Il s’agissait de la réponse à la demande de Michael pour sa formation de Défenseur au sein du Ministère. La lettre décrivait le cursus professionnel en informant les nouveaux élèves qu’ils devraient se soumettre à une remise à niveau, remplaçant ainsi une septième année digne de ce nom, ainsi que des examens complémentaires. Mandy grimaça en lisant ces mots, la seule mention de la guerre quelques mois plus tôt et de leur dernière année sous le règne des Carrow faisant ressurgir les douloureuses blessures, ravivant les cicatrices laissées par les doloris. Elle releva les yeux vers lui et il eut un rictus affligé.

— Vas-y, traite-moi d’idiot.

Il y eut un silence avant qu’elle ne lui mette le dossier à remplir sous le nez. Le menton relevé, une lueur déterminé dans ses prunelles brunes.

— On ira. Juste parce que rester ici, dans cette pièce, à picoler et à se plaindre sur notre sort, ça voudrait dire qu’ils sont morts pour rien. Ce serait se déclarer vaincu. Et je refuse, tu m’entends ? Je refuse qu’on abandonne.

Et dans ce « on », ils étaient deux. Et dans cette phrase, il y avait tout l’espoir du monde. Lentement, Michael acquiesça, comme terrassé par la puissance dont venait de faire preuve son amie.

— D’accord, Andy. On ira.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par BellaCarlisle » 10 mars 2018 - 22:01

Titre : Eau chaude, eau froide
Thème (écrit ou image) : image
Fandom : Agents of Shield
Nombre de mots : 721
Personnages : Amélia (OC), John Garrett
Rating : Tout public
Les bras croisés, Amélia observe d’un air sceptique la baignoire qui se remplit d’eau chaude. De la fumée se dégage en de douces volutes, prouvant que la température est assez élevée pour l’expérience qu’ils veulent mener. Elle n’est pourtant pas très rassurée, non pas parce qu’elle craint de se brûler, mais plutôt parce qu’elle ne maîtrise pas assez son pouvoir. Elle a peur de provoquer une catastrophe, encore une fois. Ils ne sont que deux mais elle ne veut pas blesser son coéquipier, refusant de faire du mal à une personne qui la soutient depuis plusieurs mois et qui cherche à l’aider à être plus détendue avec sa magie.

- Vous devriez sortir, murmure la jeune femme.
- J’ai confiance en vous, réplique John en fermant le robinet.

Elle croise son regard, soupire, puis s’avance. Elle lève une main tremblante vers la surface transparente, sentant sur sa peau la chaleur de l’eau. Sans prendre le temps de réfléchir, elle puise dans son énergie, dirigeant son pouvoir vers sa paume avant de plonger sa main dans le liquide. Le contraste entre les deux températures est soudain, lui tirant un frisson, mais elle ne retire pas son bras. Elle projette le froid dans toute la baignoire, regardant les cristaux de glace qui se forment autour de sa main, maintenant son emprise sur sa magie.

Doucement, Amélia sourit, pensant être parvenue à un résultat satisfaisant. Le grognement soudain de la part de son coéquipier lui fait comprendre qu’elle se trompe complètement. Au lieu de ne geler que le contenu de la baignoire, elle a glacé l’intégralité de la pièce. Les carrelages brillent à cause de givre et son souffle se détache franchement dans la pièce. Elle jette un coup d’œil à l’agent Garrett qui semble avoir pris un coup de froid. Aussitôt, elle se reprend, fermant les yeux pour mieux se concentrer. Empêcher la glace de s’étendre encore plus est difficile, s’en débarrasser est presque impossible. Tandis qu’un nouveau frisson parcourt sa colonne vertébrale, elle ouvre les paupières, paniquant quand elle voit que c’est de pire en pire.

- Vous aurez du mal à faire croire au Shield que je ne suis pas une menace, remarque Amélia.
- Ce n’est qu’un accident de parcours, rétorque John.

Il tourne à nouveau le robinet, pour tenter de libérer un peu la baignoire et pour réchauffer l’air de la pièce. Sauf que sa collègue est de plus en plus incertaine sur sa capacité de contrôle et que la glace finit par atteindre le plafond, bloquant les fenêtres et même la porte. À cet instant, l’agent Garrett se demande pourquoi il a fermé cette dernière en laissant leurs téléphones dans la pièce adjacente. S’ils avaient gardé les appareils sur eux, ils auraient pu prévenir Grant mais ils n’ont pas songé une seule seconde à ce genre de situation pourtant très prévisible.

L’eau chaude commence à faire son effet sur la baignoire et Amélia retire son poignet de la glace, frottant sa peau à l’endroit où la gangue froide l’entourait la seconde précédente. Elle fait attention de ne pas glisser pour rejoindre son collègue qui se tient non loin d’elle, passant ensuite ses deux mains sous le robinet. Elle espère qu’un coup de chaud sur son épiderme limitera la progression de son pouvoir mais sa supposition tombe à l’eau quand le froid la touche de plus près. Même elle commence à ressentir la température basse de la pièce et elle devine qu’elle a amené l’hiver dans leur petite planque.

- Loin de moi l’idée de vous donner un ordre, intervient Garrett, mais ce serait bien si vous pouviez arranger ce petit problème.
- J’essaye, John, mais mes pouvoirs ne me répondent pas. Plus je veux m’en débarrasser et pire c’est.

Ils sont piégés, sans porte de sortie, et Amélia s’en veut terriblement. Elle n’aurait pas dû écouter son coéquipier quand il a absolument voulu lui donner un coup de main. Elle inspire et expire lentement, se souvenant de la dernière fois où elle a gelé toute une pièce sans le vouloir. Ils ont mis plusieurs heures avant de rendre une apparence normale aux murs et au sol, grâce à un lance-flamme bien réglé et à quelques gadgets supplémentaires du Shield. Là, ils n’ont rien sous la main, Grant est en mission et il ne rentrera pas avant le lendemain.
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selket
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par selket » 10 mars 2018 - 22:01

Titre : Un lagon en Polynésie
Thème (écrit ou image ou musique) : https://img00.deviantart.net/c8a5/i/200 ... 0/dive.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 282
Personnages : Albus
Rating : TP
Il sentait la pression s’exercer sur sa main. La chaleur qui entourait l’extrémité de son membre l’engourdissait. Doucement il fit bouger ses doigts, sous la pression des mouvements des remous agitaient la surface du liquide. Lentement il entrepris de plonger plus profondément sa main, se faisant de minuscules bulles d’air remontèrent à la surface. Autour de lui quelques poissons curieux observaient d’un air curieux la peau rose de l’étranger qui venait d’arriver.
Doucement en tentant de ne pas effrayer plus que cela la faune qui s’agitait autour de lui le jeune homme commença sa descente dans l’eau transparente du lagon. Un pas après l’autre, une jambe puis l’autre il se mit a avancer jusqu’au plus loin de là où il avait pied.
Perdu dans un lagon en Polynésie Française il se sentait bien loin du monde malgré les touristes qui s’abattaient autour de lui à grand renfort de gerbes d’eau. C’est vrai qu’il était bien loin de l’Angleterre et de ses collines grises de pluies.
Au moment de plonger son torse dans l’eau il hésitait à plonger entièrement dans l’eau chaude du lagon, un bras au dessus de la tête l’autre dont la main était toujours sous la surface il regardait les poissons sans oser s’immerger un peu plus . Un moment de doute le porta vers la plage où il entrepris de poser délicatement sa prothèse d’avant bras dans le panier qui reposait à côté de sa serviette. 
Enfin soulagé Albus n’hésita pas une seconde de plus et cette fois-ci il plongea tête la première dans l’eau d’un bleu magnifique.
Autour de lui les poissons s’étaient agglutinés pour voir cet étrange énergumène aux taches de rousseurs qui lui mangeait le visage.
Dernière modification par selket le 10 mars 2018 - 22:51, modifié 1 fois.

ImGW
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par ImGW » 10 mars 2018 - 22:06

Titre : Clap your hands !
Thème (écrit ou image ou musique) : les 3
Fandom : HP
Nombre de mots : 800
Personnages : Orla Quirke + une OC, les Serdaigles
Rating : TP

Il fait froid dehors, et le froid est plus mordant que d’habitude. C’est l’hiver, et l’hiver a commencé plus tôt cette année. C’est la nuit, et la nuit est plus profonde et plus longue que celles des précédentes années. Pelotonnée sous ma couverture, dans mon lit aux rideaux tirés, je serre Olga-la-tortue de toutes mes forces, tout en regardant Agathe-le-flamand-rose dans les yeux, lui demandant silencieusement quel est la pertinence et la justesse et l’intérêt de tout ça. A défaut de mieux et comme souvent, je me réfugie dans mon refuge, à l’abri loin dans ma tête et ma solitude. Cette fois je m’imagine plonger la main dans de l’eau bien fraiche, et bien pure. Je m’imagine au bord d’un grand lac, comme le Lac Noir, mais en été, quand il fait beau et que les gens rient et qu’ils s’amusent et qu’ils sont bienveillants les uns avec les autres, et je m’imagine m’asperger les bras. J’imagine la sensation libératrice de l’eau sur mon bras, qui coule le long de mon poignet quand j’en prends dans ma main, puis sur mon deuxième bras et jusqu’au coude tandis que je me penche vers cette eau protectrice. Je m’imagine me déchausser et y plonger les chevilles, sentir la frontière entre l’eau froide et l’air frais, avancer encore jusqu’aux mollets, les bras nageant toujours dans l’eau, et faisant des vagues qui se répercutent sur mes jambes. Je m’imagine mouiller ma nuque et mon ventre par prudence, puis que ça ne me suffise plus tout à coup, et plonger, et m’immerger totalement, et nager, bien-être reposant, dans cette eau pure et claire et protectrice, les sons lointains et doux, mes bras flottant paresseusement, mes cheveux dessinant un joli halo autour de moi, protégée et béate dans cette eau réparatrice et agréable et douce, dans mon univers de bonheur reposant…

La porte du dortoir s’ouvre brusquement, de la musique enjouée me parvient, et Zehlia passe la tête par la porte et m’interpelle :

- Orla, ramène-toi, on essaye de rallumer le soleil en bas !

Un peu désorientée après cette plongée en moi-même, dont je ressens si souvent le besoin ces temps-ci, je me redresse, tend mon pouce à travers le rideau en direction de mon amie, qui redescend aussitôt, et me lève pour la rejoindre, enfilant un pull-câlin à la hâte. Je sais trop bien que ces moments contre le malheur partagés avec ma Maison sont tout ce qui nous permet de tenir en cours et dans les couloirs et aux repas, jour après jour.

Ce soir, on fera à nouveau la fête, tapant dans nos mains en rythme et ensemble, faisant la queue-leu-leu et les fous, sans penser à autre chose qu’au soleil qu’on tente de faire revenir dans cet hiver trop long. Clap your hands !
Que ton poème soit l'espoir qui dit A suivre
Au bas du feuilleton sinistre de nos pas

-- Aragon, Ce que dit Elsa

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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par ninipraline » 10 mars 2018 - 22:23

Titre : juste une question
Thème (écrit ou image) : Hasting Pier on Fire : panduka 56 sur DA
Fandom : HP
Nombre de mots : 100 mots
Personnages : OC
Rating : tout public
Une explosion déchira le silence.
Un éclat rouge inonda le ciel. Les cimes de la forêt interdite se découpèrent, scie noire sur un fond ardent. Puis les ténèbres retombèrent.
Au loin, un incendie se reflétait sur le miroir noir du lac.
Le sable était doux et froid. Les clapotis de l’eau agréable et chantant. Au creux de la petite plage, à l’abri du grand saule, la nuit ignorait ce qui se passait et continuait de distiller ses bruits familiers. Seul l’incendie, quelques lumières, qu’on aurait pu prendre pour des feux d’artifice trahissaient l’existence de la bataille.
Étais-je lâche ?
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par selket » 10 mars 2018 - 22:52

Titre : La fournaise
Thème (écrit ou image ou musique) : https://orig00.deviantart.net/2017/f/20 ... 30ok4q.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 205
Personnages : Albus
Rating : TP
Alors que le ciel prenait une couleur rouille la mer se teintait de feu et d’onyx. L’air charriait le lourd parfum de l’incendie qui embrasait le ciel noir en une fumée rougeâtre. Impuissant il voyait le bâtiment partir en fumée alors que les moldus s’affairaient autour du brasier à tenter de le contenir. Lentement les flammes rongés le bâtiment en pierre et bois qui se dressait tout au bout de la baie.
Les larmes aux yeux, la gorge irritée à cause de la fumait il contemplait ce spectacle terrifiant et magnifique à la fois. Incapable de sauver ce trésor d’architecture il ne pouvait qu’observer le spectacle les bras ballants. Sous le choc il n’avait pu que fuir les flammes en courant, incapable de transplaner il s’était éloigné le plus vite possible de la fournaise. Maintenant à l’abri de l’ambulance où on soignait son bras gauche qui avait été grièvement brulé il ne pouvait qu’observer le spectacle désolant qui s’offrait devant ses yeux. 
Et puis même si il avait pu se jeter dans les flammes pour aider les moldus qui luttait contre l’enfer qui se déchaînait qu’aurais t’il fait ? Incapable de jeter un sort sans rompre le secret magique il n’aurait pas été d’une grande aide.

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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par BellaCarlisle » 10 mars 2018 - 23:02

Titre : Un hamac en hiver
Thème (écrit ou image) : hamac
Fandom : Sherlock
Nombre de mots : 1001
Personnages : Sherlock Holmes, John Watson
Rating : Tout public
Ce matin-là, John sait que quelque chose de particulier se prépare. Sherlock a ce regard, celui qui lui fait froid dans le dos à chaque fois qu’il le croise parce qu’il n’annonce jamais rien de bon. La dernière fois, l’ancien militaire a dû faire intervenir Mycroft pour modérer les envies macabres de son petit-frère qui n’avait rien trouvé de mieux que d’entreposer des crânes dans tous les recoins de leur appartement de Baker Street.

Essayant de se persuader que ce n’est qu’une mauvaise interprétation de sa part, Watson claque la porte derrière lui. L’air frais de décembre frappe son visage et il s’emmitoufle encore plus dans son manteau, resserrant ensuite son écharpe en pestant contre ce temps trop froid. Se promener tous les jours est un nouvel objectif qu’il a ajouté dans sa liste des choses à faire, à la fois pour s’éloigner un peu de son colocataire que pour entretenir sa forme physique. Il a juste oublié que l’hiver n’est pas la meilleure des saisons pour commencer mais c’est toujours mieux que de rester dans l’appartement à entendre les réflexions de Sherlock sur Moriarty.

Pendant sa petite promenade quotidienne, John ne peut s’empêcher de regarder ce qui l’entoure. Il voit des couples se balader main dans la main, des enfants courir sur les trottoirs enneigés ou des mères tenir dans leurs bras leurs bébés en les protégeant au mieux du froid. Ces quelques instants volés à des familles le rendent mal à l’aise, si bien qu’il lui arrive de changer de rue pour ne pas croiser ces personnes aux vies trop joyeuses à son goût. Il ne se sent pas malheureux, pourtant, mais il a un pincement au cœur en remarquant ces sourires chaleureux.

Récemment, Watson a compris que son propre bonheur est à portée de main mais qu’il est plus lointain que jamais. Il répète à qui veut l’entendre qu’il n’est pas gay, qu’il n’aime que les femmes, mais voilà que ses sentiments lui font défaut en contredisant toutes ses pensées. Dès qu’il se réveille, dès qu’il ouvre les yeux, il part à la recherche de Sherlock, ne se sentant rassuré que lorsqu’il croise enfin son regard ensommeillé. Il est bien avec lui, même s’il leur a fallu du temps pour s’apprivoiser l’un l’autre. Mais là où John a découvert que son cœur s’est tourné vers son ami, il craint un rejet de la part de Holmes. Ce genre de rejet trop profond qui lui ferait plus de mal qu’autre chose et qui briserait une amitié dont il ne pourrait se passer.

Soupirant, l’ancien militaire reprend le chemin vers l’appartement. Il s’arrête brusquement en apercevant un homme couché dans un hamac entre deux lampadaires. Il croit rêver mais il se rend compte que non, il n’est pas en train de dormir, mais plutôt en train d’observer quelqu’un qui se repose dans le froid glacial de décembre. Il passe une main sur son visage et s’avance encore un peu, secouant l’inconnu qui ouvre les yeux soudainement en pestant contre celui qui vient de le réveiller.

- Excusez-moi mais je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée de dormir dehors avec ce temps, tente Watson.
- Est-ce que je vous ai demandé votre avis, grommelle l’individu en le fusillant du regard. Si j’ai envie de dormir dans la neige, je le ferai ! Si j’ai envie de m’assoupir entre deux températures négatives, je le ferai ! Mêlez-vous de vos affaires et laissez-moi tranquille.

John est sur le point de répliquer quelque chose mais abandonne, sachant la bataille perdue d’avance. À quoi bon faire entendre raison à des gens qui ne l’écouteront pas. Il souhaite une bonne journée à l’inconnu au hamac et retourne à Baker Street. La chaleur de l’immeuble lui fait du bien et il sourit un peu avant de pousser la porte de l’appartement. Contrairement à ses pensées avant de partir, il n’y a rien de neuf, pas de corps momifiés dans des coins ou des expériences exposées un peu partout. C’en est presque décevant pour l’ancien militaire qui pose son manteau sur une chaise avant de partir à la recherche de Sherlock, s’étonnant de ne pas le voir assis sur un canapé, la tête posée sur ses mains croisées. Mais non, Holmes n’est pas là du tout et il n’a laissé aucun mot à son attention.

Il s’installe à son bureau et allume son ordinateur pour voir s’il y a de nouveaux commentaires sur son blog. Ses doigts tapotent le bois du meuble à un rythme régulier tandis que son regard ne cesse de se poser sur l’heure qui s’affiche en chiffres digitaux. Il n’ose pas s’avouer qu’il s’inquiète un peu trop souvent pour Sherlock, parce que ce serait admettre que le détective compte énormément pour lui. Mais là, il songe au froid du dehors, à tous ces gens qui perdent la tête et agressent les autres dans la rue. Il est si perdu dans ses réflexions qu’il n’entend pas la porte qui se referme derrière lui. Il ne réagit que lorsque deux mains se posent sur ses épaules, l’empêchant de se retourner.

- Il y a un homme dehors qui dort dans un hamac, annonce Sherlock comme si c’était un fait classique.
- Je l’ai vu aussi, confirme John. Il a refusé mes conseils.
- Comme c’est étonnant, ironise le détective. Tu sais pourtant qu’une personne bien élevée n’écoute pas les recommandations d’un inconnu.

Watson veut répliquer mais se retient, parce qu’il est inutile de lancer les hostilités aussi tôt dans la journée et parce que les mains de Sherlock sur ses épaules lui offrent une chaleur bienvenue.

- Je ne suis pas n’importe quel inconnu, marmonne tout de même le plus petit. Et dormir dans un hamac, ce n’est pas terrible en hiver.

Le rire de Sherlock sonne comme une mélodie aux oreilles de John. Le souffle du détective si près de son cou le fait rougir et il savoure cet instant en priant pour qu’il dure, appréciant cette proximité soudaine entre eux.
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par Mary-m » 10 mars 2018 - 23:06

Titre : Je suis nulle en titre...le feu de l'action
Thème (écrit ou image) : image
Fandom : HP
Nombre de mots : 391
Personnages : Tonks et Lexie
Rating : Tout public
— Lexie ! On ne peut plus rien faire. Viens.
La main gauche le long de mon corps, je sers les doigts autour de ma baguette pour contrôler les tremblements de ma main. J’observe la maison en feu et la marque des ténèbres juste au-dessus. Cela arrive de plus en plus souvent depuis juin. C’est rare que nous restions une semaine sans devoir intervenir sur une attaque pas si discrète des mangemorts. Ma mâchoire se serre quand je pense que ce crétin de Fudge refuse d’admettre que Voldemort est de retour.

— Lexie !
La voix est loin. Très loin et pourtant si proche de moi. Debout à côté de moi, Tonks me secoue l’épaule et pourtant, je ne bouge pas. Je n’y arrive pas. Je suis hypnotisée par le feu et la danse des flammes qui détruit la battisse, emportant avec elle les cadavres de ceux que nous n’avons pas réussi à sauver. La chaleur des flammes me caresse et me brûle un peu la peau, mais je ne bouge pas.

Je sens qu’on me traîne en arrière avec une certaine douceur. Mon cerveau doit encore fonctionner car mes pieds suivent le mouvement. Tout cela est mécanique car mon corps connaît le mouvement...lève, avance, pose.
Après quelques pas, nous nous stoppons. Un visage apparaît en gros plan dans mon champ de vision. Je cligne des yeux. Les connexions neuronales refont surface enfin je crois car je me souviens de ce visage. Je le vois tous les jours depuis Poudlard.
— Lexie...tu m’as fait peur !
— A moi aussi, je marmonne en secouant la tête.
Je desserre les doigts autour de ma baguette que je range dans la doublure de ma manche gauche et bouge mes doigts endormis par la position.
— J’ai flippé...je crois. Je viens de me rendre compte qu’on ne peut pas sauver tout le monde.
Je me laisse tomber peu élégamment dans l’herbe humide qui me trempe les fesses en quelques secondes. Mes mains sont dégoûtantes, un mélange de sang, de terre, de suie.
Tonks vient me rejoindre quelques secondes plus tard. Elle comprend ce que je ressens car nous avons déjà eu cette conversation. La dernière fois, c’était elle. On fur et à mesure, nous nous rendons compte que ce métier que nous avons peut-être idéalisé pendant nos années à Poudlard, n’est pas aussi sans risque que nous l’avons imaginé.
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par ninipraline » 10 mars 2018 - 23:42

Titre : quelque part après la bataille
Thème (écrit ou image) : Paris Carousel of Life : wMEGALOPOLISx sur DA
Fandom : HP
Nombre de mots : 120 mots
Personnages : OC
Rating : tout public

Juste quelques tours de plus, juste plus de musique, plus de cris, plus de vertige.
Le manège tournait toujours, en haut, en bas, tête vers le ciel, pieds dressés vers le soleil. Le manège tournait et je tournais avec lui, la fête entière tournait avec lui.
Je ne savais plus où j’étais, où j’en étais. Peu m’importait, je plongeais dans ce vertige ; tête la première.
Mon crâne battait comme un tambour, soufflait comme une trompette. Je n’étais plus qu’un instrument aux mains des sonos grésillantes et mal réglées.
Je n’étais plus… je n’étais plus rien.
J’étais arrivée là ; en marchant droit devant moi. Vide de tout ; pensées, émotions. J’avais tout laissé derrière moi.
Là-bas, dans la bataille.
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par BellaCarlisle » 10 mars 2018 - 23:45

Titre : /
Thème (écrit ou image) : étranger
Fandom : Black Panther/Avengers
Nombre de mots : 420
Personnages : Everett Ross
Rating : Tout public
Au milieu d’un peuple qu’il ne connaît pas, il se sent un peu perdu, comme dans une autre dimension. Il a vu des extra-terrestres envahir New York, des robots soulever la Sokovie, des super-héros se déchirer pour des Accords à signer. Les surprises ne se sont pas terminées avec la fin des Avengers, bien au contraire. Il s’est retrouvé piégé dans une situation dangereuse, très périlleuse, et il aurait pu y laisser sa vie. Il l’a dit à T’Challa, il a une dette envers lui désormais et il ignore s’il pourra un jour la payer comme il le faudrait.

Everett n’ignore pas qu’on parle souvent sur son passage, parce que certains habitants du Wakanda craignent une invasion de la part des siens. Mais il n’a pas encore parlé au gouvernement américain, préférant le silence à des questions trop nombreuses et dérangeantes. Même s’il n’est qu’un étranger dans une terre censée n’être qu’un rassemblement d’agriculteurs, il commence à apprécier sa solitude. Il n’a de compte à rendre à personne, il profite de chaque jour en savourant la paix nouvelle. Une paix à laquelle il a indirectement participé en empêchant le vibranium de quitter les terres du Wakanda.

Lorsque son téléphone sonne, Ross y jette un coup d’œil distrait, fronçant les sourcils en voyant s’afficher le nom de Stark. Iron Man ne lui a pratiquement pas parlé pendant la période des Accords et ils n’ont eu aucun autre contact depuis, ce qui l’étonne assez. Il hésite à décrocher, parce que répondre reviendrait à renouer avec l’autre côté de l’Atlantique, mais il finit par balayer l’écran vers la lumière verte.

- Ici Ross, que puis-je pour vous ?
- Il était temps ! s’exclame Tony. T’Challa m’a dit que vous étiez chez lui en attendant de revenir en Amérique.
- Avez-vous du temps à perdre, Stark ?
- J’imagine que c’est une manière délicate de me demander pourquoi j’appelle ? Je vais être bref, nous avons besoin de vous, pour régler un nouveau problème.
- Je ne suis sûrement pas l’homme qu’il vous faut. Il y a assez de héros aux États-Unis pour venir à bout de n’importe quelle situation délicate. Vous êtes doué avec vos armures, Stark, et je ne suis qu’un simple agent de la CIA.

Son regard se pose sur la navette royale qui va se poser et il prétend être appelé ailleurs, raccrochant sans même permettre à Tony d’exposer la situation. Everett n’appartient pas au Wakanda, il n’est qu’un étranger parmi un peuple développé, mais il s’y sent bien.
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par selket » 10 mars 2018 - 23:51

Titre : Appendice
Thème (écrit ou image ou musique) : Etranger
Fandom : HP
Nombre de mots : 282
Personnages : Albus
Rating :
Il n’arrivait pas à s’y faire. Il détestait cet appendice qui lui collait à la peau à l’irritait à force de frottement intempestif. Il avait envie de l’arracher, de le jeter loin de lui. Il n’arrivait pas à s’y faire. Ce membre factice il ne le contrôlait pas aussi bien que l’ancien fait de chair et d’os. Il en voulait à l’accident qui avait causé la perte de son avant bras gauche. Qui aurais cru que cet incendie était d’origine magique. Un attentat, un feu de joie allumé par les mangemorts comme ultime acte de rébellion. Et il avait fallut que le fils du survivant soit là le soir où ils avaient mis le feu aux poudres. Autant dire que la Gazette du Sorcier en avait fait des gorges chaudes. Et preuve à l’appuie sont bras gangréné par les flammes qu’on avait du couper. 
Depuis on le forçait à porte ce membre stérile en attendant de pouvoir en créer un plus perfectionné.
Avec sa prothèse artificiel il se sentait comme un étranger. Etranger à son propre corps. Il n’en pouvait plus de cacher son moignon à la vue des gens. Il ne supportait plus les regards dégoutaient qu’on lui lançaient lorsqu’il osait retirer son appareillage. Alors il endurait les irritations et les lacérations que lui causait le matériau dur qui jamais ne remplacerai sa chair. 
Il avait hâte que son oncle Georges réussissent à faire la nouvelle prothèse dont il rêvait. Une prothèse qu’il pourrait bouger à sa guise comme son ancien bras. Un faux bras qui serait aussi souple et chaud que l’ancien.
En attendant quand personne ne le regardait il se sentait libre de ne plus porter cet appendice factice qu’il détestait.

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Mary-m
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par Mary-m » 11 mars 2018 - 00:05

Titre : Roma
Thème (écrit ou image ou musique) : Etranger
Fandom : HP
Nombre de mots : 515
Personnages : Tonks, Lexie et mes OCs italiens (Ettore et Ella)
Rating :
— Lexie ! Vieni con me.
Pour ne pas me perdre dans la foule dense de la Piazza del Campidoglio, Ettore me prend la main pour me guider dans Rome. C’est ici qu’il vit depuis qu’il travaille pour le directeur du département de la coopération magique internationale. Il a quitté le sud de l’Italie et sa famille pour s’installer dans la capitale.
Pendant que nous zigzaguons entre les touristes, je vois Ettore me jeter plusieurs regards discrets en souriant. Mes réactions doivent l’amuser.

Loin devant nous Tonks et Ella flânent en discutant avec animation. Tonks fait de grands gestes des mains.
— Roma te plaît ?
Son accent chantant me sort de mes pensées. Nous nous sommes arrêtés pour observer une statue. Je me tourne vers Ettore qui passe son temps à observer mes réactions. Ses yeux bleus scrutent mon visage.
— C’est magnifique, je réponds en souriant.
Il a l’air content de ma réponse car son visage s’illumine. D’un geste de la main, il m’invite à continuer notre promenade.

Il fait chaud, très chaud. La foule est compacte. Les touristes veulent absolument tout voir de Rome avant de repartir. Je suis contente de porter qu’une robe légère. C’est plus facile pour se fondre dans le décor.
— Vieni.
Nous nous dirigeons vers un bâtiment immense. Tonks et Ella sont déjà à l’intérieur. Elles nous attendent près de l’entrée. Tonks lève un sourcils lorsqu’elle voit nos deux mains toujours l’une dans l’autre. Elle a son petit air « tu vois que j’avais raison. Pourquoi tu ne veux jamais m’écouter ! »

Nous faisons le tour de l’Italie. Ella et Ettore nous font visiter leur pays. Ce pays que nous avons découvert Tonks et moi l’été dernier pendant notre tour du monde de fin d’étude. Nous avions tellement aimé les paysages, la nourriture, et leur façon de vivre que nous voulions absolument revenir ici et y rester plus longtemps que trois jours au total. Ella qui ne travaille pas encore, s’est tout de suite enthousiasmée pour notre projet. Ettore, lui a pris plusieurs jours de vacances et est venu nous rejoindre dans son village natal. C’était le point de départ de nos vacances.

Nous profitons de la fraîcheur du bâtiment. Le frère et la soeur sont habitués aux fortes chaleurs. Tonks, elle s’adapte très facilement. Moi, comme l’an dernier, je suis rouge écrevisse et je meurs de chaud. Mais la vie ici compense vraiment ces quelques désagréments.
Nous grimpons les étages en discutant joyeusement de Venise qui sera notre prochaine étape. Les sorciers y sont nombreux.
Au bout de je ne sais combien de marches, nous arrivons sur le toit du bâtiment. La chaleur nous englobe à nouveau.

Tonks et Ella sont déjà près du bord à regarder droit devant elle. Je suis toujours plus prudente. J’ai besoin d’analyser mon environnement avant de me lancer. Ettore qui me connaît bien maintenant revient vers moi et m’invite d’un signe de la main à l’accompagner.
— Fais-moi confiance, il murmure en me prenant la main.
Nous nous stoppons tout au bord. Devant moi, le paysage s’étend à perte de vue. Rome, la magnifique me coupe le souffle
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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par ninipraline » 11 mars 2018 - 00:30

Titre : Menace sur le goûter
Thème (écrit ou image) : Patience
Fandom : HP
Nombre de mots : 117 mots
Personnages : Ron Weasley
Rating : Tout public
Patience ?
Il en avait de la patience. Il était très patient. Terriblement patient. Mais pas maintenant.
Là tout de suite, lui, Ron Weasley, il voulait de ce gâteau qui tardait à refroidir sur le rebord de la fenêtre.
Et d’abord pourquoi sur le rebord de la fenêtre ? À quoi pensait sa mère ?
Les gnomes de jardin allaient le manger. C’est sûr.
Armé du tison, il se hissa sur la point des pieds pour atteindre la poignée de la porte.
Pourquoi les grands mettaient-ils toujours les choses si haut ?
Il fit tourné la poignée et debout sur la première marche, tison en l’air, prêt à frapper le premier gnome qui s’approcherait, il veilla sur son bien aimé quatre heures.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par BellaCarlisle » 11 mars 2018 - 00:58

Titre : Patienter
Thème : Patience
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 743
Personnages : Markus
Rating : Tout public
Au chevet d’Elvira, Markus commence à s’inquiéter sérieusement. Même si elle respire correctement et que Segí a assuré que son cœur bat sans la moindre difficulté, la sœur d’Ilona n’a toujours pas ouvert les yeux. La guérisseuse lui a dit d’être patient, de ne pas s’énerver et d’attendre que le temps fasse effet, affirmant que les blessures de la femme qu’il aime sont plus psychologiques que physiques. Elvira semble être plongée dans un sommeil profond, son visage n’exprime rien, comme fermé à toutes émotions. Pour le premier des Vampires, c’est un pieu planté en plein cœur, une vérité dure à avaler alors qu’il a passé des années à la rechercher pour s’assurer que tout allait bien. Il devrait se réjouir qu’elle soit vivante, face à lui, mais une partie de son esprit ne ressent qu’une sourde colère prête à surgir à n’importe quel instant. Une colère à la fois dirigée contre elle et contre lui-même, parce qu’il a été incapable de la protéger.

Le cathéter posé sur la main d’Elvira est le signe que rien ne va plus. Elle a traversé des pays et des océans pour reformer les Vampires, pour retrouver tous ceux qui ont fini par mourir, afin de leur permettre de profiter d’une seconde vie. Tant de risques pris sans jamais en souffrir et la voilà allongée sur un lit, humaine délicate, obligée de recevoir du sang par perfusion pour tenir le coup. C’est un sang purement humain qui tombe goutte à goutte dans ses veines, pour ne pas l’empoisonner avec celui de ses anciens pairs. Markus aurait aimé lui donner le sien, pour accélérer le processus de guérison, mais c’est désormais trop dangereux pour elle. Ses plaies vont se refermer à un rythme normal, aucun produit ne pourra l’aider à guérir aussi vite que la capacité de régénération des Vampires. Encore une fois, Segí a parlé de patience, parce que le temps seul peut œuvrer à la sauver.

Le fils d’Alexander est loin de posséder cette patience qu’on lui impose d’avoir. Les conflits éclatent un peu partout, entre toutes les espèces, au sein même des différents clans. Même si l’Assemblée Nouvelle veut instaurer la paix, ce n’est qu’une utopie. Lycans et Vampires s’opposent depuis des siècles, chacun voulant dominer l’autre et le réduire à néant. Lucian arrive à modérer ses hommes, ceux qui lui sont fidèles, mais les autres Lycans peinent à ne pas détruire leurs ennemis héréditaires. Il en va de même pour les Vampires, il y a trop de divisions chez eux. Certains suivent le Nouveau Conseil tandis que d’autres ont déserté pour rejoindre les poches de résistances. D’après Amélia, il suffit de former plus rapidement les leurs et de faire preuve de patience.

Mais pour Markus, tout ceci est trop lourd à supporter. Il se dispute sans cesse avec les membres du Conseil, refusant leurs propositions suicidaires, pestant contre William qui agite des Loups-Garous sous leur nez en sachant exactement de quelle manière tout finira et cherchant à garder son sang-froid depuis qu’Elissa a décrété qu’elle ne repartirait pas. Comme s’il avait vraiment besoin d’elle pour se débrouiller alors qu’ils n’ont pas eu de liens pendant des siècles. Elle a cohabité avec les deux espèces en offrant un refuge pour les rebelles ou ceux qui ne voulaient pas être rattachés à un groupe et elle ose encore lui dire qu’elle est la mieux placée pour tous les comprendre. Elle a peut-être permis à des adversaires de s’entendre ponctuellement, elle n’en reste pas moins une ancienne hors-la-loi qui prétend qu’attaquer le plus tôt possible serait une bonne tactique.

Le premier des Vampires n’est pas favorable à de nouveaux combats directs. La dernière lutte contre les humains a engendré trop de victimes du côté des Vampires et il ne veut plus sacrifier les siens. C’est suite à ce combat qu’Elvira lui est revenue et en la voyant ainsi, si fragile, il regrette ses actes. Il aimerait tant entendre à nouveau sa voix, pouvoir la serrer dans ses bras et lui avouer qu’elle lui a manqué. Il n’a cessé de penser à elle, se plongeant dans les remords en comprenant à quel point il a été odieux, blessant et monstrueux. Maintenant qu’il serait capable de s’excuser et de lui dire tout ce qu’il a sur le cœur, Elvira est plongée dans un profond coma. Cet état est dangereux pour elle, il le sait, mais c’est aussi le cas pour l’enfant qu’elle porte, un symbole de vie que Markus déteste.
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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 10 Mars

Message par ninipraline » 11 mars 2018 - 01:19

Titre : Le soleil se lèvera-t-il aujourd’hui ?
Thème (écrit ou image) :
Fandom : HP
Nombre de mots : 111 mots
Personnages : OC
Rating : tout public
Le jardinet devant la maison était toujours plongé dans le noir. Le matin tardait à venir.
J’étais couverte de poussière. D’où arrivais-je ?
Autour de moi tout tournait.
Je cherchais dans ma mémoire les quelques souvenirs de cette soirée : l’appel à la radio ; la grande salle comme soufflée par une explosion ; la tension des gens autour de moi ; et les explosions, les éclairs lumineux des sorts ; le silence de la petite crique sur le lac ; la route devant moi, toujours tout droit ; la place illuminée par les lumières des manèges, et puis la musique qui résonnait dans mon corps, dans mes os.
Et ensuite ? Ensuite, la façade de ma maison.
Avais-je transplané ?
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