[Textes] Nuit du 18 décembre

Pour les vieux sujets obsolètes mais qu'on peut vouloir relire un jour.

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Fleur d'épine
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Fleur d'épine » 19 déc. 2015 - 00:47

Titre : A toi
Thème : Impossible
Fandom : Like no fandom
Nombre de mots : 1290
Personnages : XD
Rating : TP

Ecoute-la.
Qui ?
Elle.
C'est qui ?

Toi, ma petite, ma douce, ma jeune enfant, tu sais de qui je veux parler. Tu n'es pas comme les autres, tu es toute jolie avec ta sensibilité Toi tu es l'éternité. Tu caresses les feuilles de l'aurore et tu t'envoles dans des rêves piégés qui te retiennent prisonnière la journée encore tu oublies que tu ne rêves plus. Ce n'est pas pour rien que tu t'es affublée de ce pseudo, ici, ou ailleurs, mais surtout ici, ce lieu précieux de nos rencontres. Aurora. Avec deux A. Aaurora. Comme si tes mains avaient tremblé au moment de l'écrire, tes mains tremblantes, c'est l'image parfaite que j'ai de toi. De la douceur et de l'angoisse.
A l'image d'elle, celle que j'écoute, et que toi tu connais, sur le bout de tes dix doigts, pas vrai ?
Elle chante l'aurore, elle aussi, d'une façon qui ne se comprend jamais vraiment. Elle chante l'aigle, noir, et le goût de l'eau, le goût du pain et celui des Perlimpinpin tu te souviens ? C'en est fini de vos violences ! La voix brisée déchirée hantée qui te possédais jusqu'au plus profond des entrailles, Eingeweide en allemand, tu sais, tu connais le goût du dégoût au bout des lèvres. Moi même je sais. Ta fragilité tes doutes tes espoirs fous fantasmés euphoriques et déprimés, tout ça je sais.
Mais se donner avec ivresse ? Posséder toutes les richesses; Ne pas parler de poésie, ne pas parler de poésie, mais
IMPOSSIBLE. D'écrire Barbara, décrire Barbara comme j'essaie de le faire, je perds le rythme.
Pensons à autre chose. Toi, ma sensible petite note de musique, ça te va bien tu sais comme nom. Do RE Mi etc. J'ai jamais prêté une attention particulière au ré avant ça. Mais c'est pas grave, parce qu'aujourd'hui, le ré me paraît si différente des autres notes. Comme si elle s'était paumée en plein milieu, tu sais, elle trouve pas vraiment sa place. Et y a Barbara qui dirait (dis, Re !) : si mi la RE si mi la RE si sol do fa. C'est sur le Re que ça s'arrête deux fois. Pas le do. Ni le mi. Tu sais, c'est important ce genre de détails. Barbara elle même te dit : il ne faut pas se cacher. Il ne faut pas se cacher, c'est vrai. Barbara a toujours eu raison. Et faut pas se poser des questions sur le monde, tu veux savoir pourquoi ? Tu n'y trouveras jamais tes réponses. Il faut s'y faire, admettre, admettre, et un jour, comme ça, au coin d'un rien, au rythme des prairies folles des soirs d'automne, un soir tu te réveilleras, étouffée à moitié, et tu crieras "je vivrai !". Et tu vivras. Mais jamais complètement les gens comme toi et moi on ne sait pas vivre complètement. On se flingue l'esprit avec nos questions imbéciles, des questions en simili diurne qui n'ont pas de but à part celui de nous faire stagner dans l'espace temps. Tiens, tu la connais, cette histoire de cette fille perdue dans l'espace temps ? Non en vrai ce n'est pas Lily c'est toi et moi, toi comme moi, et tu sais quoi, le jour où tu l'accepteras (il faut que tu l'acceptes) tu me prendras la main et on ira marcher comme ça n'importe où sans trop savoir on ne se posera pas de questions pour une fois mais c'est comme si on volerait dans les airs, d'une orbite à une autre, comme des petits princes, peut-être même qu'on dessinerait des moutons ? Et c'est marrant parce que je t'écris avec une rapidité folle, sans trop réfléchir, comme ça ne me l'a pas fait depuis longtemps, la dernière fois c'était avec Chou, alors c'est pour dire que tu m'inspires. Tu m'inspires et il faudrait que tu t'inspires toi même que tu puises en cette ressource enfoui quelque part en toi je ne sais pas où sinon je t'aurais déjà délivré et je te jure que c'est pas facile. Bref, je t'écris et j'ai la sensation assez extraordinaire de sentir mes doigts flotter sur le clavier, au-dessus du clavier, je ne connaissais pas cette sensation, je te jure, c'est toi. Tu vois, toi, tu es quelqu'un, sinon je ne pourrais pas t'écrire. Y a des gens comme ça je peux pas leur écrire, je sais pas leur écrire. Toi je sais parce que t'es Re, t'es vraie, t'es la Reine de la nuit étoilée. J'aimerais t'entendre chanter, un jour, je crois que je ne t'ai jamais entendue chanter. Il faudra qu'on s'organise ça, dans une espèce de cabaret, mais je t'en prie, souris. Oui, comme ça, voilà, souris, et surtout, ne pleure pas. Je les trouve magnifique ces perles au coin de tes yeux mais tu es encore plus ravissante quand tu deviens sereine. Jolie reine. C'est pas évident, je sais, tu sais, ce que tu vis, c'est pas un cadeau au départ, mais après, je t'assure, c'est le plus beau des cadeaux (même si c'est jamais trop ça, parfois, tu vas encore hurler le soir et pleurer à t'en écorcher la mâchoire). C'est une force inouïe, je te jure, quand tu l'auras compris, que tu n'es pas bizarre, que tu ressens les choses différemment, que tu as une sensibilité parfois tellement forte que tu réagis de façon pas très appropriée, vachement décalée, quand tu auras compris tout ça, tu seras tellement, tellement, tellement Haute dans le ciel j'arriverais pas à t'atteindre. Plus encore que Barbara je te promets. Là tu grandis et c'est vraiment bien parce que d'une petite pâquerette tu vas devenir un coquelicot mais qui ne sera pas éphémère et ce sera ta force, de devenir un coquelicot qui ne sera pas éphémère, tu te rends compte ? Je t'envie grave, là. Et pour ces dix-nuit ans, âge insolent parmi tous, pour ces dix-huit je te souhaite de te reposer. Oui, au repos. Mais je te souhaite aussi de danser, artick monkeys, de rire, de pleurer, de chanter, et puis d'aimer... d'aimer à la folie. Tout ce qui t'entoure, tous ceux qui t'entourent. De partir loin dans cet amour. Je te souhaite aussi d'être aimée, follement aimée, je crois que c'est Breton qui écrivait ça à sa fille en la vouvoyant et c'est le seul texte de Breton que j'ai jamais adoré.
Ma petite... Quand j'écris ces mots, la suite me vient naturellement : depuis ce matin, j'ai trainé comme un crétin. Au niveau du caniveau de Montparnasse à Château d'eau. J'ai bu des verres, des verres, et puis des verres (...) je suis revenu chez toi. Moi, je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit, du réconfort, des délices sous les draps mais hélas, au lieu de ça, j'ai cru entendre je t'aime. J'ai pensé c'est son problème.
Je ne crois pas que tu comprennes la référence, c'est pas grave, c'est tant mieux. Tu sais, parfois, ne pas savoir, c'est encore une chance. A trop vouloir tout connaître, on en oublie d'apprécier le reste.
J'aime ce que tu représente et j'aimerais que tu t'aimes aussi pour ces mêmes raisons. Que tu ne renies pas cette beauté intérieure. Jamais. Non. Parce qu'elle est si rare, si précieuse, qu'il faut en prendre soin et que si tu ne le fais pas, j'entrerai dans l'écran de ta TV pour te le rappeler.
Merci.
Et aussi, j'ten prie, on ira chanter Barbara.
Joyeux anniversaire jolie, magnifique petite pitchoune. Aime tes dix huit ans, déteste-les tout autant. Crie à la vie, hurle à la fenêtre, chante sous tes draps, embrasse moi parfois. Moi je t'embrasserai, quand je te retrouverai, mais je sais qu'un jour, on se retrouvera vraiment, vraiment, vraiment, et je pense que je pourrais pleurer.
Des baisers.


Pour des résolutions culturelles hautes en couleur :
Mon défi ciné III - Mon défi spectacle II

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Dreamer
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Dreamer » 19 déc. 2015 - 00:51

Titre : Un sourire d’Evans
Thème : Impossible
Fandom : hp
Personnage : James Potter, Lily Evans
Rating : tout public
Nombre de mots : 792


Elle est là, toute seule, tranquillement installée à une table, imperturbable. Je présume qu’elle travaille déjà sur notre devoir de Potions pour la semaine prochaine. De temps en temps, elle relève la tête, ses lèvres charnues sont pincées et ne forment plus qu’un trait fin. Et ses yeux sont tellement plissés qu’on dirait des fentes. Je suppose que c’est dû à la fois à la difficulté de son devoir et à l’atmosphère un peu décadente qui règne ici.
Des éclats de rire et glapissements dégoûtés fusent d’un peu partout, souvent accompagnés de détonations. Il y a un sort à la mode en ce moment, c’est Glapsus. Une fois lancé, ce sort aboutit à la formation d’une bulle, transparente comme du savon, qui enfle lentement, jusqu’à éclater. Le liquide gluant recouvre alors toutes les personnes à proximité.
« Cap’ de la faire sourire, Cornedrue ? Miss Parfaite a l’air de bien mauvaise humeur ce soir…» lance Sirius pour me taquiner.
Il est affalé sur le fauteuil près de moi, alors que Remus et Peter jouent tranquillement aux échecs sorciers à côté de nous.
Je reporte mon attention sur la tornade rousse qui est aussi notre préfète. Elle semble tellement énervée qu’on pourrait presque la confondre avec une harpie.
« Impossible. Je crois même que personne ne devrait l’approcher pendant au moins une semaine, vu son expression. »
Sirius rigole, Queudver sourit timidement, mais Remus me jette un regard bizarre. Bizarre genre « mais vas-y, James, c’est l’occasion pour te rapprocher d’elle ».
J’aimerais faire celui qui n’a pas compris, mais je suis, en mon for intérieur, ravi d’avoir une occasion d’aller la voir. Bien qu’elle soit tout à fait insupportable, je me sens différent en sa présence.

Lentement je me lève et je parcours la salle en évitant de trébucher sur un livre ou un parchemin.
Alors que je poursuis mon chemin vers elle, son regard se fixe sur le mien. Ses paupières s’ouvrent un peu plus, me laissant voir ses iris émeraude si jolis. C’est intense et brûlant, je sens comme une chaleur vive s’emparer de tout mon être.
Si les autres m’entendaient penser, ils se moqueraient de moi, c’est certain ! Même moi, je me trouve pathétique en ce moment, on dirait une Poufsouffle de Troisième Année transie d’amour pour le ténébreux Sirius Black !
Elle réarrange une de ses mèches flamboyantes qui s’est échappée de son chignon sans me lâcher du regard. Il me semblerait presque voir ses joues rougir, mais je ne me fais pas d’illusions, car ça, c’est carrément inimaginable.

« Potter. me salue-t-elle avec toute la froideur dont elle est capable.
- Salut Evans. Dis-moi, je voulais savoir si tu…
- Non, Potter, je ne veux pas sortir avec toi.
- Ce n’est pas ce que j’allais te demander Evans. »
Je vois qu’elle en est bouche bée. Elle a perdu toute sa répartie et dans ses yeux brille une lueur d’incompréhension. Et ses lèvres, ah, ses lèvres charnues sont retrouvé leur forme initiales et ne sont plus pincées d’agacement. Ce qui la rend encore plus attirante et désirable à mes yeux.
Oh Merlin je ne sais pas pourquoi, mais les mots « veux-tu sortir avec moi Evans » brûlent mes lèvres et c’est une torture de les garder pour moi quand je reste trente secondes près d’elle.
« Donc, Potter, tu voulais… reprend-elle avec son ton tout à fait exaspérant de première de la classe en pinçant à nouveau ses lèvres, à mon grand dam.
- Euh oui, je voulais savoir si tu… »
Et voilà, bravo James ! Tu viens de tout foirer. Paniqué à l’idée de me faire détruire par Evans qui ne semble pas disposée à m’écouter, j’essaie de me rappeler de quoi Remus et moi avons parlé à son sujet.
Alors, d’abord, je dois arrêter de lui demander si elle veut sortir avec moi. Bon, ça, c’est fait.
Ensuite, je devais lui montrer que j’étais plus réfléchi qu’avant.
« Je voulais savoir si tu avais besoin d’aide pour ton devoir. Je l’ai fait cet après-midi et je vois que tu as du mal à te concentrer à cause des autres donc… »
Elle a penché sa tête sur le côté gauche et m’écoute parler, pensive. Je jurerai avoir vu ses joues rougir et ses commissures s’étirer de manière imperceptible en un mince sourire.
Mais, après un clignement d’œil, je pense que j’ai rêvé. Evans a retrouvé son regard froid et me jette un « non merci, Potter ».
Je retourne bredouille auprès des Maraudeurs, mais avec un soupçon d’espoir. Remus me lance un sourire encourageant. Ce qui veut dire que je n’ai pas totalement merdé.
Un jour, Evans décrochera un superbe sourire, grâce à moi. Ce n’est pas impossible, j’en suis convaincu.
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It ain't easy to keep going when it's hard, Keep shining in the dark, When you wanna fall apart, But I'm a dreamer ♥

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Ocee
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Ocee » 19 déc. 2015 - 01:00

Titre : Impossible
Thème : impossible (00h-01h)
Fandom : Nikita
Nombre de mots : 710
Personnages : Alex & Birkhoff
Rating : tout public
-------------------------------------------------------------------------------------------

Impossible ! C’était impossible ! Un cauchemar. Elle allait se réveiller d’une minute à l’autre, forcément. Comment aurait-il pu en être autrement ?

Sans s’en apercevoir, elle commença à se ronger l’ongle du pouce, le regard un peu hagard, les pensées tourbillonnant dans sa tête.

Elle avait beau chercher, elle n’arrivait pas à se souvenir. Comment une telle situation avait-elle pu se produire ? Une fois, ok ! Mais là… c’était bien la troisième fois et elle n’avait toujours pas appris la leçon, visiblement. Mais le pire, c’est qu’elle ne s’était rendu compte de rien.

Dépitée, elle regarda une nouvelle fois l’objet de ses angoisses et déglutit avec difficulté. Elle avait envie de se taper la tête contre un mur. Très dur le mur. Pour être KO du premier coup. Comme ça, la première chose qu’elle pourrait se dire en se réveillant serait qu’elle était bien contente de sortir de ce mauvais rêve, tant pis pour la bosse sur le front. Mieux en valait une là que…

- Hep ! Hep ! Hep ! Qu’est-ce que je vois, là ?

Prise sur le fait, elle tenta de dissimuler l’objet incriminé derrière son dos dans un mouvement brusque en pivotant vers lui.

- Quoi ? essaya-t-elle d’une voix qui sonna bien moins innocente que ce qu’elle aurait voulu.

- Alex, sérieusement ? Tu crois que je n’ai pas vu ce que tu faisais ? ricana-t-il.

Elle fronça les sourcils. Ça le faisait ricaner ? Ricaner ?!

- Pas la peine de dégainer les yeux revolver, bébé. C’est toi qui as été prise en flagrant délit, je te signale.

- De quoi ? demanda-t-elle en haussant un sourcil.

Elle n’était plus très sûre de bien suivre.

- Après m’avoir forcé à arrêter, tu crois que je vais laisser passer ça ?

Devant son air toujours aussi interloqué, il ajouta :

- Tu te rongeais les ongles !

- Oh, ça ! lâcha-t-elle de soulagement avant de se crisper devant le sourcil levé de Seymour.

- Tu pensais à autre chose, peut-être ? Qu’est-ce que tu caches derrière ton dos ?

- Rien, tenta-t-elle en émettant un ricanement nasal et en levant les yeux au ciel. J’essaye de faire diversion et tu tombes dans mon piège comme Winnie dans un pot de miel.

- Winnie l’ourson, vraiment ? C’est quoi cette référence ?

- J’ai toujours bien aimé Winnie l’ourson, répondit-elle mi-boudeuse mi-de haut.

- Il va vraiment falloir refaire ton éducation, dit-il en affichant un sourire en coin.

- Parce que tu regardais déjà Dr Who quand tu avais cinq ans, peut-être ? Je plains tes futurs gosses, lança-t-elle d’un ton sec qui la surprit elle-même.

Alerté, Birkhoff contint du mieux qu’il put son étonnement et, tout en s’avançant vers elle, lui demanda d’une voix plus douce :

- Hey, tu es sûre que ça va, ma puce ?

Instinctivement, elle recula d’un pas, ce qui lui en dit suffisamment.

- Alex ? Tu peux tout me dire, tu le sais bien, hein ?

- Je…

Perdue, elle se mordit la lèvre inférieure et releva un regard embué vers lui.

- Je crois que j’ai merdé, avoua-t-elle d’une voix brisée.

En douceur, il se rapprocha d’elle et lui murmura :

- Hey, c’est rien ! Tu en as vu d’autres, ma belle. Montre-moi.

Elle fixa son regard dans le sien à la recherche de courage, souffla un bon coup pour évacuer la tension et, timidement, ramena la plaquette de comprimés devant elle. Elle hésita cependant avant de la lui remettre, suspendant son geste au-dessus de sa main tendue.

- Allez, ce n’est pas dramatique. Tu flippes à chaque fois mais tu sais bien que tu es plus forte que ça maintenant. Tu en as pris combien ?

Comme pour oublier ou prévenir le déluge, Alex ferma les yeux et prit une profonde inspiration.

- Ce n’est pas combien j’en ai pris, Seymour, mais combien j’en ai oublié.

- Oublié ? s’étonna-t-il.

- Oui, oublié, répéta-t-elle en le regardant dans le blanc des yeux comme pour essayer de lui faire passer un message.

Il fronça les sourcils, prêt à dire qu’il ne saisissait pas, quand soudain…

- OUBLIÉ ?!

… il réalisa qu’Alex ne parlait pas de ses médocs mais de sa pilule.

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Sarah_Valentin
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Sarah_Valentin » 19 déc. 2015 - 01:25

Titre : les princesses et leurs écuyers
Thème : convoiter
Fandom : /
Nombre de mots :426
Personnages : les miens
Rating : aucun
Même de l’autre bout de la salle, je ne voyais qu’elle, comme si sa présence irradiait dans la pièce à la façon d’un soleil d’été. Dès que j’essayais de m’en détourner, mon regard semblait immédiatement s’arrimer de nouveau dans sa direction…C’était un jeu incessant et sans fin, qui aurait très certainement dû me lasser. Pas une seule fille n’arrivait à trouver grâce à mes yeux ; il n’y en avait qu’une à qui j’accordais tous mes regards sans rien en retour.
Ces malheureux faits auraient dû me détourner, et pourtant…
Pourtant, je ne pouvais m’empêcher d’apprécier ce que je voyais : la courbe du dos, la finesse de son cou et la façon dont elle relevait la tête, comme si elle était prête à se battre avec quiconque qui voudrait se mettre en travers de son chemin. Elisabeth Bridge n’était pas n’importe quel genre de fille.
C’était une princesse.
Et je ne serais très certainement jamais son prince…son écuyer, tout au plus, si jamais j’avais de la chance. Tout simplement parce que ce genre de filles ne regardait pas les garçons comme moi, les bêtes types un peu banals, les amis du grand frère. C’était une simple question de logique, une mathématique universelle, une vexation obsédante qui existait depuis la nuit de temps pour remettre à leur place tous ceux qui voudraient s’envoler.
-Mon gars, tu bave tellement que je vais bientôt pouvoir te suivre à la trace.
Perdu dans ma contemplation, je n’avais même pas entendu Daryl s’approcher de moi. Mon meilleur ami arborait un sourire goguenard qui s’étirait presque jusqu’à ses oreilles, me signifiant qu’il savait ce à quoi je pensais…à sa sœur. Bizarrement, contraire à la majorité des personnes saines d’esprit, ça ne l’avait jamais dérangé de savoir que j’étais fou amoureux de sa jumelle, et il existait des souvenirs où le jeune homme avait tenté de nous pousser dans les bras l’un de l’autre. Mais, plus j’y pensais, plus je me disais que si jamais j’avais eu la chance de sortir avec Elizabeth, Daryl m’aurait presque immédiatement détesté.
De toute façon, c’était toujours comme ça avec lui…un souffle de chaud, suivi d’un souffle de froid.
-Elle a une sale tête, murmura-t-il soudain, comme pour lui-même, en suivant la progression de Lizzie jusqu’à leurs parents. Je ne l’avais même pas remarqué, tellement préoccupé par le maelstrom que me faisait ressentir la jeune femme, mais, oui, elle me semblait horriblement pâle et ses yeux avaient revêtu une teinte plus grave.
Pas besoin d’être un génie pour savoir qu’elle allait nous annoncer une mauvaise nouvelle.
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Ocee
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Ocee » 19 déc. 2015 - 01:45

Pour Fleur. Parce qu'une Nuit sans Aragolas, c'est comme un Lannister... sans saveur :mrgreen: (allez, c'est qu'à moitié vrai, fais pas la tête :hug: )

Titre : Aragolas mon amour
Thème : convoiter (01h-02h)
Fandom : SdA
Nombre de mots : 200
Personnages : Legolas
Rating : tout public
-------------------------------------------------------------------------------------------
S’il y avait bien une chose qu’avait apprise Legolas au cours de sa vie, c’est que l’amour ne se maîtrisait pas, ne se domptait pas. Il frappait les uns, s’insinuait lentement dans les veines des autres et blessait les plus infortunés d’entre eux au passage, les marquant au fer rouge de son empreinte. Que l’on veuille ou non éprouver des sentiments pour l’être aimé, on n’y pouvait rien. On l’aimait. Il essayait donc de se montrer particulièrement indulgent envers les cœurs esseulés, lui-même ayant eu à subir les conséquences d’un amour non partagé.

Néanmoins, s’il y avait bien une chose qu’avait découverte Legolas au cours de sa vie, c’est que certains Hommes pouvaient faire preuve d’une avidité indécente. Ils avaient le don de convoiter ce qui ne leur était pas dû, ce qu’ils ne méritaient pas. D’ordinaire, il se contentait de regarder de tels Hommes avec son air légèrement supérieur typique des elfes, voyez-vous. Mais devant le désir qui suintait des pores de Dame Eowyn, il n’y avait rien à faire, il se sentait perdre le contrôle et…

Qu’elle prenne son ticket et se place derrière lui dans la file, nom d’un Smaug !

(Non mais c’est vrai, quoi !)

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Javalia
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Javalia » 19 déc. 2015 - 01:58

Titre : Sans réponse
Thème : Évidence (désolée, j'ai eu le temps de faire l'heure, mais j'ai eu une urgence et je n'ai pas pu la poster après avoir terminé!)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 431
Personnages : Astoria Greegrass, Daphné Greengrass
Rating : tout public

« C’est évident », lui répondait souvent Daphné avec un léger sourire moqueur à chaque fois qu’Astoria lui posait une question.

Pourtant, les évidences étaient des choses, des phénomènes, des réalités qui existaient sans qu’il soit nécessaire de remettre leur vérité en cause et Astoria était convaincue que Daphné avait une vision bien simpliste du monde en ne posant aucune question.

- C’est évident.
- Mais pourquoi?
- Parce que c’est comme cela, répondit Daphné alors qu’elle lisait difficilement un parchemin dans lequel elle devait trouver des fautes d’orthographes.
- Est-ce que leur magie est moins puissante?

Daphné haussa les épaules et se détourna d’elle, ne la laissant voir que sa chevelure brune. Le geste était censé faire comprendre à Astoria qu’elle devait se taire maintenant, mais elle n’en avait pas envie. Elle ne comprenait pas l’évidence de laquelle sa sœur parlait. La vérité aurait pourtant dû s’imposer à elle et Astoria rageait. Pourquoi ne comprenait-elle pas? Était-elle plus idiote que sa sœur? Pourquoi est-ce que les vingt mois qui les semblaient être un gouffre impossible à franchir? Est-ce qu’Astoria finirait par grandir et comprendre les évidences comme sa sœur?

Et celle-ci qui n’était même pas fichue de tenter de lui expliquer, la laissant dans sa stupidité.

- Elle est aussi puissante et même plus! clama Astoria. Harry Potter est un Sang-mêlé et il a défait le Seigneur des Ténèbres. Pleins de Sang-Pur sont morts en essayant de le faire!

Daphné se retourna, livide.

- Tais-toi! dit-elle, d’une voix beaucoup plus haut perché.

Astoria pâlit, consciente qu’elle avait dit quelque chose qu’elle ne devait pas.

- Ne redis plus jamais cela! chuchota sa sœur, d’un apeuré.
- Pourquoi? demanda Astoria, connaissant la réponse.

Et pourtant, Daphné Greengrass la surprit. Chose rare chez sa sœur qu’Astoria aurait qualifié de prévisible. Daphné répondait toujours les mêmes choses, se levait toujours à la même heure, demandait toujours la même chose pour le petit-déjeuner et lisait toujours une heure après le déjeuner.
- Parce que Père et Mère croient le contraire! Ils n’accepteraient pas que tu penses que tous les sorciers sont égaux!

Astoria dû se mordre l’intérieur de la joue pour s’empêcher de poser une question. Daphné le devina et la poussa à rester silencieuse.

- Tory, je t’en pris, ne me demande plus rien!

Astoria sortit de la salle d’études que ses parents avaient aménagée en se disant que le mot évidence décrivait quelque chose qui n’existait pourtant pas. Rien n’était évident et à huit ans, Astoria venait de le comprendre alors que sa sœur à dix ans vivait toujours une vérité toute fabriquée.
Image
Ma réflexion durant la session universitaire

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Javalia
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Javalia » 19 déc. 2015 - 02:12

Titre : Comédie
Thème : Comédie
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Astoria Greengrass
Rating : tout public

(je me sens poindre un intérêt pour les drabbles, moi qui n'aime pas cela!)

Astoria adorait les comédies. Elle qui avait peu rit pendant son enfance trop sérieuse, trop terne, trop morne, trop affectée par les conventions reliées son statut avait découvert ce genre plutôt tard en empruntant des romans de ses camarades de Serdaigle.

Lorsque Dawn lui proposa de regarder la télévision ce jour où ses parents la croyaient avec Laureen Moon, une fille de famille au sang respectable (même si sa famille ne faisait pas partie des 28 sacrés), Astoria découvrit quelque chose de nouveau : les téléromans. En particulier un qui était tout simplement bidonnant et marrant.

Astoria Greengrass adorait Friends.
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Ma réflexion durant la session universitaire

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Ouistiti
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Ouistiti » 19 déc. 2015 - 03:29

Titre : Oublier ton absence
Thème : absence
Fandom :/
Nombre de mots : 543
Personnages : /
Rating : tout public

Oublier ton absence. C’est ce qu’il faut que je fasse si je veux pouvoir continuer à avancer.

Quand je me lève le matin, je revêts ce masque d’indifférence et d’insouciance et je fais comme si rien ne s’était passé, comme si tout allait bien. Le masque tient bien, il est bien étrainé. Ca fait plus de 15 ans que je le revêts tous les matins après tout. Pas pour les mêmes raisons, mais les emmerdes se sont tellement succédées qu’ils sont rares les matins où je ne l’ai pas revêtu. Et les gens n’y voient que du feu. Après tout, j’ai le même comportement tous les jours. Quelle actrice… Enfin, presque tous les jours. Il y a des jours où je vacille au bord du gouffre, et les jours j’y suis, tout au fond. Ces jours-là, je ne sors pas en général. Si j’y suis obligée, je ne suis que l’ombre de moi-même et là les gens se rendent bien compte que quelque chose ne va pas. Mais ils ne demandent pas, jamais, pourquoi je suis dans cet état. Tout le monde s’en fout de qui je suis, comment je me sens, ce qui m’arrive. Ils sont rares les gens qui demandent comment ça va et qui sont sincères, qui se soucient vraiment de moi. A ceux-là, je peux me confier, un peu. J’ai du mal à me confier. C’est plutôt l’inverse d’habitude, c’est à moi qu’on se confie, et c’est moi le roc sur lequel on s’appuie pour remonter la pente. Ca fait vraiment bizarre quand les positions sont inversées. Et c’est dangereux de s’appuyer sur une personne pour remonter la pente. Parce que quand cette personne n’est plus là, tout s’effondre à nouveau.
Tu n’es plus là. Et c’est vraiment dur de pallier à ton absence. J’avais tout reconstruit sur toi, tu sais ? Et voilà que tout s’effondre à nouveau. Peut-être que je tombe un peu moins profond dans le gouffre. A peine. Et pallier à ton absence, c’est trop dur. Pourtant, il le faut pour que je puisse avancer. Mais pourquoi avancer sans toi ? Pour moi ? Tout le monde s’en fout de moi. Pourquoi je resterai ? Tout le monde serait bien mieux sans moi, vu que je ne sers à rien. Je ne me considère pas comme un boulet, mais je suis juste inutile. Pourtant, je me relèverai, je le sais. Je me relève toujours. Je serai juste un zombie en attendant de trouver une vraie raison de vivre. C‘était toi ma raison de vivre, tu sais ?
Parfois, quand la douleur de ton absence est trop forte, quand j’entends une musique qui me rappelle nous deux, ou quand on me fait une remarque qui me ramène à toi, je m’isole et je pleure toutes les larmes de mon corps. Surtout, sans jamais que quelqu’un me voit. Ils n’ont pas besoin d’avoir une arme de plus pour me détruire. Ou alors, je m’enferme seule chez moi, et je mets plusieurs sources de musique en route, sur des musiques différentes, en poussant le volume assez fort. La cacophonie est indescriptible. Et les mots s’entrechoquent, se fracassent les uns les autres et forment une musique inédite qui me porte et me permet, pour un temps, d’oublier ton absence.
There is no mountain that I can't climb
For you I'd swim through the rivers of time
As you go your way
And I go mine
A light will shine
And it will be me
Melissa Etheridge ~It will be me

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Javalia
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Javalia » 19 déc. 2015 - 03:58

Titre : Jamais venue
Thème : Absence
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 954
Personnages : Les Greengrass
Rating : tout public

Daphné Greengrass essayait de lire après le petit-déjeuner. Elle tenait son roman dans les mains, mais pourtant, depuis maintenant vingt minutes, elle regardait la neige tomber et couvrir lentement la pelouse de la cour arrière. Cette transformation, elle l’a trouvait fascinante et si rassurante. Dans un monde déchiré par la guerre, les phénomènes terrestres étaient devenus son point d’encrage. Le temps passait, le soleil se levait et se couchait, les feuilles changeaient de couleur et tombaient.

Daphné n’avait jamais voulu de cette guerre. Penser que les Sang-Pur valaient mieux était une chose, éradiquer les né-moldus en était une autre. Elle aurait voulu continuer de vivre sa vie tranquillement, sans voir Poudlard se vider, sans voir son camarade devenir un Mangemort.

Astoria détestait cette guerre. Elle l’avait annoncé en public, en plein Chemin de Traverse alors que les Greengrass étaient chez Fleury et Botts le lendemain des funérailles de l’ancien Ministre de la Magie. Mrs Greengrass avait pleuré toute la nuit, inquiète pour sa fille, terrorisée à l’idée que des indésirables aient entendu ses propos. Mr Greengrass avait empoigné sa fille si fort que Daphné avait craint qu’il ne lui casse le poignet avant de la ramener à la maison aussitôt. Daphné l’avait retrouvé dans le salon, un verre de scotch à la maison, livide. Elle avait tenté de le distraire avec sa nouvelle robe, mais sans succès; le patriarche de la famille avait l’esprit ailleurs.

Même si l’incident remontait à quelques mois, il n’était jamais bien loin de l’esprit des Greengrass qui s’en faisaient beaucoup pour la benjamine et tous se disaient le même mensonge : ils étaient protégés par leur rang des 28 sacrés. Ils essayaient de ne pas penser aux Abbots, aux Londubats, aux Ollivander, aux Prewett et aux Weasley, d’oublier l’absence de certains de leurs membres, partis trop tôt, mort sur les ordres du Seigneur des Ténèbres. Ils essaient de se convaincre qu’ils ne seraient jamais visé, que les propos d’une adolescente qui entrait en cinquième année seraient vus comme innocents, comme stupides.

Daphné sortit de ses pensées alors que sa mère l’appelait, d’une voix nerveuse. La jeune femme bondit aussitôt, sentant qu’il y avait quelque chose d’urgent, quelque chose de grave.

Dans le salon, Mrs Greengrass faisait les cents pas, se couvrant la bouche avec ses doigts tremblants. Le cœur de Daphné tomba et elle ne put ouvrir la bouche.

- Astoria allait chez Laureen Moon, pas vrai? Elle est partie il y a une heure?

Le ton de Mrs Greengrass semblait la supplier de la démentir, de lui dire qu’Astoria était dans le salon arrière, avec elle, en train de boire un thé et qu’elle riait des déboires amoureux de ses amies. La gorge de Daphné était horriblement sèche.

- C’est vrai, confirma Daphné d’une voix lointaine, qui ne semblait pas être la sienne.
- Laureen vient de donner un coup de cheminé. Astoria n’est jamais venue chez elle.

Mrs Greengrass semblait à deux doigts de fondre en larmes et Daphné comprit que seule la motivation de trouver Astoria était ce qui l’empêchait de s’effondrer.

- Il faut trouver son balai, décida Daphné. Il faut trouver comment est-ce qu’elle est partie. Si elle a pris une autre cheminé, si elle est partie avec la Magicobus ou… peu importe comment. L’important, c’est la destination.
- Je… je vais aller trouver ton père. Elle est peut-être passée le voir.
- Non, trancha Daphné. Ne transplane pas dans cet état. J’irai. Va trouver le balai, regarde dans ses affaires. Elle a peut-être laissé un indice derrière elle. Ou elle a peut-être changé ses plans sans le dire à Laureen.

Vingt minutes plus tard, pourtant, trois Greengrass se tenaient au milieu du salon avant, sans le moindre indice, sans savoir où Astoria se trouvait.
Astoria était absente. Elle n’était nulle part où elle aurait dû se trouver en ce jour de vacances d’hiver. Daphné refusait de penser qu’elle allait peut-être retourner à Poudlard seule en janvier. Elle refusait de le croire, d’envisager cette éventualité. Sa petite sœur serait avec eux ce soir, pour le repas.

- Devrions-nous appeler au Ministère? demanda Mrs Greengrass. Elle est mineure, elle n’a que quinze ans! Ils pourraient faire quelque chose!
- Envoyons-lui un hibou, décida Daphné. Il pourrait peut-être la retrouver rapidement, elle peut-être tout près.
- Je vais appeler le Magicobus, annonça Mr Greengrass.

La peur au ventre, s’imaginant des scénarios catastrophes, Daphné déchira un morceau de parchemin et écrit « Reviens à la maison, nous sommes morts d’inquiète » difficilement, essayant d’arrêter de trembler.

Une demi-heure passa sans la moindre nouvelle. Le chauffeur du Magicobus ne se rappelait pas de l’avoir vue. Elle n’était pas non plus à Ste-Mangouste. Mr Greengrass était partit au Ministère, essayant d’utiliser toutes ses relations pour retrouver sa fille et Mrs Greengrass cherchait à contacter tous les sorciers qu’ils connaissaient. Daphné s’était versé un verre de scotch et rongeait ses ongles, une habitue qu’elle avait cru perdre il y a longtemps.

Au bout d’une autre demi-heure, Astoria arriva enfin, par la cheminé. Daphné vit sa mère s’effondrer en sanglots, se laisser aller à ses émotions et son père qui reprenait graduellement des couleurs alors que des larmes coulaient sur ses joues.

- Où étais-tu? hurla Daphné. Astoria Greengrass! Où étais-tu? Nous te pensions morte!

Astoria éclata alors en sanglots, s’effondrant sur le tapis.

- D-d-dawn est d-d-disparue. E-e-elle ne ré-répond p-p-lus à m-m-mes l-lettres, pleura-t-elle. J-j-je v-v-voulais la c-c-chercher.

Et c’est alors que les Greengrass apprirent que l’absence temporaire de leur fille en couvrait une autre; celle d’une jeune fille du même âge dont les parents étaient sans nouvelles depuis un mois maintenant. Une né-moldue parmi tant d’autres qui manquaient à l’appel.

1997 et 1998 étaient les années de l’absence.
Image
Ma réflexion durant la session universitaire

Verrouillé

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