[Textes] Nuit du 18 décembre

Pour les vieux sujets obsolètes mais qu'on peut vouloir relire un jour.

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Crystallina
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[Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Crystallina » 18 déc. 2015 - 21:03

Voici le topic pour publier vos textes de la Nuit du vendredi 18 décembre.
Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.

Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

[b]Titre :[/b]
[b]Thème :[/b]
[b]Fandom :[/b]
[b]Nombre de mots :[/b]
[b]Personnages :[/b]
[b]Rating :[/b]
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Bevy
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Bevy » 18 déc. 2015 - 21:28

Titre : Grandir
Thème : Parchemin
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 135 mots
Personnages : Adrian Pucey
Rating : tout public

« Maman ! Papa ! J’ai reçu ma lettre, je vais à Poudlard ! »

Thomas Pucey à tout juste le temps d’ouvrir les yeux que son fils se jette sur le lit pour leur montrer un parchemin. Pieds nus, encore en pyjama, Adrian à l’air de sortir du lit lui aussi.

« C’est fantastique mon chéri, dit-il en baillant.
-Tu vois, tu t’es inquiété pour rien, Adrian, rajoute Lucy en se redressant. Tu nous montres ta lettre ? »
Leur fils unique ne se fait pas prier et s’installe entre deux, comme il le fait encore le dimanche matin. Son fils commence à la lire à voix haute et brutalement, Thomas Pucey réalise qu’Adrian ne le fera plus.
Les dimanches vont lui paraitre plus ternes, maintenant.
Titre : Tricheuse un jour, tricheuse toujours
Thème : Parchemin
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 289
Personnages : Coleen Summers ( OC)
Rating : tout public
Dérangée par les soupirs de frustration de sa voisine, Coleen lève les yeux de son livre. Katelyn continue de s’acharner sur son malheureux parchemin à grands coups de baguettes. Celui-ci est gribouillé de notes de cours et Coleen comprend assez vite ce qu’il se passe.
Katelyn va recommencer. Et va certainement se faire griller. Sauf que cette fois, Coleen n’a pas l’attention de porter le chapeau pour elle. Copine ne veut pas dire garde-fou !
Refermant La ferme aux animaux , Coleen l’observe encore quelques instants. Doit -elle la laisser faire ? Après tout, ce n’est pas vraiment son problème si Katelyn se fait griller à tricher. Elle échoppera d’une punition, recevra une beuglant de ses parents et pleurnichera que la vie est injuste.

« Kat, tu recommences ! Et toi, pourquoi tu ne lui dis rien ?
-Parce que tu viens de le faire Elsa. Tu veux vraiment te refaire chopper à tricher Katelyn ? demande Coleen.
- Ce sont juste quelques notes ! Des mémos si tu préfères ! Je ne suis pas prête pour le contrôle d’Histoire de la magie, s’explique Katelyn. Binns ne verra rien !
-Remarque, à force de recopier le cours, tu vas finir par le connaître, constate Coleen en retournant à sa lecture. Mais coule toute seule si tu fais chopper ou balancer cette fois ci. »

De nouveau dans sa bulle, Coleen n’écoute déjà plus les jérémiades de Katelyn, subissant la morale d’Elsa. Katelyn ne trichera pas. Et si Elsa n’arrive pas à la convaincre, il se pourrait que le parchemin de Katelyn disparaisse comme par magie.

Juste au cas où. Elle ne voudrait pas que les conneries de Katelyn fassent perdre les points qu’elle fait gagner à sa maison. [/code]
Dernière modification par Bevy le 18 déc. 2015 - 22:04, modifié 2 fois.
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Javalia
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Javalia » 18 déc. 2015 - 21:32

Titre : Liberté
Thème : Parchemin
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Astoria Greengrass
Rating : tout public
L’évocation du mot “parchemin” pouvait rebuter certaines personnes qui n’y voyaient là que du travail, de l’encre et des tâches. Un parchemin était, de l’avis d’Astoria, synonyme de possibilité, d’imagination et de richesse. Il n’y avait rien de plus merveilleux qu’un parchemin vierge qui, au contraire de sa famille, la laissait libre de toute contrainte. Astoria avait souvent entendu dire son père que les écrits restent; elle avait compris très tôt qu’elle devait faire attention à ce qu’elle laissait derrière elle.

Avec un briquet, Astoria fit brûler le parchemin sur lequel son amie Dawn, née-Moldue lui avait souhaité joyeux Noël.
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Ma réflexion durant la session universitaire

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Seonne
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Seonne » 18 déc. 2015 - 21:39

Titre : Découvertes de papier
Thème : Parchemin
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 500
Personnages : Hermione Granger
Rating : Tout public
La jeune fille poussa la porte, et le son doux d'un carillon retentit. Elle ouvrit de grands yeux, comme elle ne cessait de le faire depuis qu'elle avait poussé la porte du Chaudron Baveur. Chaque nouveau pas était une nouvelle surprise, et elle se plaisait à découvrir ce monde qui lui ouvrait ses portes.

Elle lança un regard autour d'elle, et des étoiles se mirent à briller dans ses yeux. Elle s'y attendait - elle avait bien vu la vitrine. Mais entrer dans une librairie pareille ne pouvait que l'ébahir. Des bibliothèques aux étagères pleines à craquer s'alignaient le long des murs, et montaient jusqu'au plafond. Et les livres, les livres... Il y en avait tellement ! Elle songea qu'il lui aurait fallut plusieurs vies pour pouvoir tous les lire - pourtant, ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Elle se retourna, et lança un regard émerveillé vers ses parents, qui lui sourirent. Dès l'enfance, ils avaient tenté d'éveiller leur fille, de lui donner le goût des livres et des connaissances. Et ils avaient plus que réussi.

La fillette lâcha sans s'en apercevoir les mains de ses parents, et s'élança vers le rayonnage le plus proche. Elle inclina la tête, déchiffrant les titres en lettres d'or qui s'alignaient sur les tranches. Ces livres étaient si beaux qu'elle n'osait même pas les touches. Couvertures en cuir, en velours, aux couleurs vives, ou plus sombres, gravées, travaillées... Chacun semblait unique et remarquable, et son regard s'attardait chaque fois un peu plus sur les noms qu'elle lisait. Les titres étaient tous si hétéroclites : Dictionnaire des Runes, Hiéroglyphes et logogrammes magiques, Comment ensorceler son fromage, Roueries et fourberies pour sorciers hardis, ou encore Contes et crottes de Crapaud... Elle aurait voulu tous les feuilleter, les acheter, les livres et les relire. Il y avait tant de choses à apprendre, à découvrir.

Elle finit par jeter son dévolu sur un livre à la couverture en cuir rouge, sur lequel de fines rainures étaient gravées. Les différentes espèces de dragons d'Angleterre et d'Irlande. Le mot "dragon" avait retenu son attention. Ces créatures magiques l'avaient toujours fascinée. Se pouvait-il qu'elles existent vraiment ?

Elle ouvrit le livre au hasard. Un dessin à l'encre représentait un dragon effrayant, crachant des flammes. La légende indiquait "Vert Gallois". Elle caressa du bout des doigts les traits fins. Depuis quelques jours, elle avait l'impression de vivre un rêve.

Sa mère s'approcha doucement d'elle et tira sa manche, lui rappelant qu'ils étaient là, avant toute autre chose, pour acheter ses fournitures scolaires. Avec un infime pincement au cœur, la jeune fille referma doucement le livre, prenant garde de ne pas froisser les feuilles de parchemin. Elle chercha la lettre, qu'elle avait gardée soigneusement pliée dans sa poche, et consulta la liste d'ouvrages à acheter, et parti chercher quelqu'un qui pourrait l'aider à trouver ces livres.

Elle sourit en repliant le parchemin. Ses livres aux couvertures raffinées et aux feuilles de papier ancien allaient devenir ses compagnons favoris, elle n'en doutait pas.
Les titres des livres appartiennent à JKR, je ne fais que les lui emprunter.
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par The Night Circus » 18 déc. 2015 - 21:45

Titre : Le cotillon vert
Thème : Parchemin
Fandom :/

Lunettes juchées sur le bout du nez, dé sur l'index, Claudie manie avec délicatesse et habileté le découd-vite. Le cotillon qui est sur ses genoux est d'une qualité rare. Dominante verte, très rare avant les années 1850, et avec une magnifique frise boutissée sur le bas de la jupe.
Par contre, la taille a été cousue comme un cochon...
Lorsque, enfin l'épais ruban de serge saute, découvrant les plis canons qui forment le haut, la vieille dame pousse un petit cris de surprise.
Pas surprenant que cette ceinture ne ressemble à rien : des dizaines de parchemins, fins comme du papier bible, sont dissimulés entre les coutures du vêtement.
Le cœur battant, Claudie défait un à un les fils qui les retiennent.
La fatigue a fuit ses paupières, l'âge ne compte plus ; c'est une petite aventure, ce qu'elle vie là.
Enfin, chaque feuillet est libéré ; ils sont une vingtaines.
Elle change de paire de lunettes, puis, enfin, lit.
Romance interdite, choléra, et trafic d'armes à l'époque de la guerre d'Italie. Claudie, émue, se demande ce qui est est arrivé aux amants interdits. Si Giuseppe a survécu aux balles, si Honorine a pu le rejoindre, de l'autre côté des frontières.
Et puis, il y a cette carte au trésor, que Claudie n'aime pas trop, et qui mène à une cachette pour les armes des révolutionnaires italiens. D'une part, elle est trop vieille pour les chasses aux trésors, de l'autre, ce sont des armes. Même si elles datent du 19ème siècle, et Claudie n'aime pas trop ça, les armes.
Un sourire étire ses lèvres, suivi par un rire franc.
Elle découpe avec ses petits ciseau le dernier tiers de la carte, et l'envoie sans remords dans le feu de cheminée. Puis, elle replace les feuillets, un à un, et les recouds, patiemment.
Un jour, quelqu'un connaîtra le même émerveillement qu'elle, en défaisant la ceinture du cotillon.
Claudie glousse.
Par contre, si la personne aime les chasses aux trésors, elle risque d'être un peu frustrée...
Dernière modification par The Night Circus le 18 déc. 2015 - 21:48, modifié 1 fois.
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GinnyWeasley
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par GinnyWeasley » 18 déc. 2015 - 21:46

Titre : Un rouleau de parchemin rose
Thème : Parchemin
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : Entre 100 et 200, flemme de compter
Personnages : Dolores Ombrage (sorciers du Ministère, Cornelius Fudge)
Rating : Tout public
Dolores toussota. Cornelius Fudge se tourna un instant vers elle et, comprenant le message, il se rassit doucement.

« Il est tellement soumit ! » pensa la femme avec un petit rire mental.

Elle détacha le ruban rose qui entourait le rouleau de parchemin rose qu'elle tenait dans la main et celui-ci se déroula d'un coup, traçant une ligne rose devant Dolores.

« Hum hum. J'ai quelques idées pour améliorer l'éducation des jeunes sorciers anglais. Puis-je les soumettre, Cornelius ? »

Le Ministre approuva d'un signe de tête et Dolores poursuivit :

« Décret d'éducation n°1, les élèves de l'école de sorcellerie... »

L'assemblée toute entière cessa d'écouter à ce moment là, si bien que lorsque la femme arriva à son dernier décret (le cent cinquante-quatrième, pour être exacte), la moitié des personnes présentes était endormie.

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lalaulau38
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par lalaulau38 » 18 déc. 2015 - 21:49

Titre : - à venir
Thème : Parchemin
Fandom : Original
Nombre de mots : 334
Personnages : -
Rating : Tout public

Il entre dans ce grenier et avance, un peu au hasard. Autour de lui s’amoncellent des dizaines et des dizaines d’ouvrages, tous plus vieux les uns que les autres. Antoine soupire d’émerveillement ; il a toujours rêvé de visiter cet endroit.
Antoine est un jeune instituteur et vient juste de faire sa première rentrée. Il y a quinze ans, c’est lui qui cirait les bancs de cette école privée et comme tous les gamins étant passés par l’Ecole Primaire de la Grande Maison, avoir enfin accès à cette pièce est une récompense inespérée.

Il regarde çà et là ce que les anciens professeurs sont venus déposer au fil du temps. Des vieux pupitres, un globe terrestre défoncé, un tableau noir poussiéreux… Antoine, en un coup d’oeil, fait un retour dans le passé. Il est sous le charme. Tout, ici à un petit goût d’avant. Des livres ont dû servir d’amuse-bouche aux souris et près d’un vieux bureau d’instituteur datant d’une autre époque, cachée sous quelques vieux draps, une malle donne l’impression de vouloir se faire oublier. Le jeune homme s’avance, curieux. La malle n’est pas très grande, à peine la taille d’une valise, et Antoine s’en saisi avant de la poser sur le bureau.
Comme un aventurier qui viendrait de découvrir un trésor, il reste un instant subjugué devant le coffret sans pour autant oser l’ouvrir. Il profite de ce moment, bien trop anxieux à l’idée qu’elle ne contienne rien d’intéressant. Il fait durer le plaisir, imagine ce qu’il trouvera quand il aura détaché les deux sangles, et puis, enfin, après un dernier instant d’hésitation, il se décide à l’ouvrir.
Le contenu l’interpelle, Antoine doit bien l’avouer. Dans la malle, des dizaines et des dizaines de parchemins, vierges, pour la plupart. Et, au milieu, un vieux journal abimé sur lequel le jeune homme arrive à déchiffrer avec peine :
Léopold Laplanière, 1921.

Antoine s’interroge, se gratte le front, ne comprends pas tout mais reste sans voix devant cette découverte. Léopold Laplanière était son arrière-grand-père.
Dernière modification par lalaulau38 le 18 déc. 2015 - 21:53, modifié 1 fois.
"Il se fit un abondant silence alentour, et la majeure partie du reste du monde se mit à compter pour du beurre."

Ca fait du bien à tes oreilles

msfh37130
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par msfh37130 » 18 déc. 2015 - 21:52

Ma première contribution pour un thème où j'ai pu m'amuser avec le Père Noël


Titre : La liste des cadeaux
Thème : Parchemin
Fandom : HP, Noël
Nombre de mots : 321
Personnages : Harry Potter
Raiting : tous – Ne prend pas totalement en compte les livres de JK Rowling
En ce début de vacances, à la fin de ce premier trimestre de vie à Poudlard, Harry décida de prendre un parchemin et d’écrire un courrier au Père Noel afin que tous ses souhaits soient réalisés.
Harry dans sa liste demanda principalement de revoir ses parents même si ceux-ci ont été tués quand il avait 1 an par le Lord Noir. Il souhaita aussi partir de la maison des Dursley et pouvoir vivre avec son grand père Albus Dumbledore.
Il aimerait pouvoir recevoir tous les cadeaux qu’il n’avait pas reçu entre la période du décès de ses parents et son entrée à Poudlard.
Le jour de Noël, en se réveillant, il découvrit au pied de son lit un quantité faramineuses de cadeaux ce qui le surprit totalement car il ne pensait pas que le père Noël le trouverait dans son dortoir de Poudlard.
Il reçut la Cape d’invisibilité qu’il héritait de son père, James Potter, avec un petit message de celui-ci lui indiquant la procédure pour l’utilisée mais aussi lui indiquant le système pour retrouver la Carte des Maraudeurs.
Il reçut aussi un courrier du Ministère de la Magie, l’informant que suite à ses plaintes et à divers témoignages, il était retiré de la garde de la famille Dursley et qu’il devenait un pupille de l’école où il était sous la garde de sa directrice de maison, Minerva McGonagall, et cela jusqu’à sa majorité sorcière. Il apprit que ce serait les Weasley qui le garderai pendant les vacances d’été et qu’il resterait à l’école pendant les petites vacances.
Il rangea tous ces parchemin de très bonnes nouvelles ainsi que sa nouvelle cape dans sa valise où il installa un double fond lui permettant de protéger les biens les plus précieux qu’il possédait.
Il reçut de ses amis de nombreux cadeaux et les vacances de Noël furent chargées car toutes les formalités devaient être terminées pour la rentrée de janvier.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par BellaCarlisle » 18 déc. 2015 - 21:54

Titre : La carte des quatre
Thème : Parchemin
Fandom : HP
Nombre de mots : 446
Personnages : Les Maraudeurs
Rating : Tout public
James s’ennuyait fortement, faisant tournoyer une plume du bout de sa baguette, jetant parfois des coups d’œil vers Remus qui, comme à son habitude, travaillait. Peter n’était pas là, pas plus que Sirius qui était parti faire une ballade dans les couloirs de Poudlard pour s’amuser avec le concierge. Le jeune Potter se demandait pourquoi il n’avait pas suivi l’héritier des Black pour se détendre mais il ne pouvait pas non plus abandonner le lycanthrope dans sa solitude. D’un autre côté, James aurait réellement aimé trouver un moyen de s’amuser à berner tout le monde. Une idée germa soudain dans son esprit et il se leva d’un bond, rejoignant le loup-garou qui fronça les sourcils en voyant son ami si vif. Remus n’était pas idiot, il savait bien que si James était dans cet état, cela voulait simplement dire qu’il préparait quelque chose. Alors qu’il allait exposer ce qu’il pensait, James fut interrompu par l’arrivée soudaine des deux autres Maraudeurs, lui tirant un sourire encore plus grand. Profitant du fait qu’il n’y avait personne dans la salle commune des Gryffondor, l’attrapeur fit part de sa nouvelle découverte. Il lui fallut beaucoup de temps pour convaincre Remus d’accepter et, lorsque ce fut fait, les quatre amis se mirent au travail.

- Je continue à dire que ce n’est pas très réglementaire, marmonna le lycanthrope.
- Depuis quand suivons-nous les règles, Lunard ? répliqua Sirius.

Le loup-garou ne répondit pas, rassemblant ses devoirs en grommelant quelques mots avant de poser un parchemin vierge au centre de la table. James avait les yeux qui brillaient d’une joie mal contenue, fier de son idée qui dépassait tout ce qu’ils avaient pu faire jusqu’à ce jour. Pouvoir observer les déplacements des autres élèves, des professeurs et de tout ce qui vivait à Poudlard était quelque chose d’inespéré qui deviendrait bientôt réalité. Bien sûr, l’attrapeur savait pertinemment que la mise en place d’une telle chose serait longue mais il avait foi dans les talents de Remus et dans le soutien sans faille de Peter et Sirius. Les quatre Maraudeurs se remirent à l’ouvrage dans le silence, tissant des sorts avec facilité, laissant le lycanthrope s’occuper des plus complexes, reprenant leur travail dans une unité parfaite. Ils s’interrompaient lorsqu’il y avait des bruits suspects, faisant semblant de bosser sur les cours quand des autres élèves jetaient des petits coups d’œil sur ce qu’ils trafiquaient. Quand le dernier sortilège fut enfin fini, James eut une exclamation qui laissait transparaître sa victoire.

- Mes amis, voilà enfin la belle et unique carte des Maraudeurs !

Le parchemin magique venait de naître et, avec lui, la possibilité de faire de nombreux coups fourrés dans tout Poudlard.
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Kathleen
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Kathleen » 18 déc. 2015 - 22:01

Titre : Le grand mystère de la vie
Thème : Parchemin
Fandom : HP
Nombre de mots : 512
Personnages : G. Goyle
Rating : Tous publics
Il le tenait entre les mains, mais il n’y comprenait rien. Pourtant, c’était quelque chose qui avait été écrit pour lui. D’après Pansy, c’était une fille qui avait beaucoup de choses à lui dire, mais elle n’osait pas lui parler en vrai, alors elle lui avait écrit. Mais le contenu du message semblait des plus mystérieux au jeune homme. Il était bouche bée devant le parchemin orné de fioritures plus douteuses les unes que les autres, et contenant un message sentimental qui lui faisait froncer les sourcils. Il n’était pas vraiment habitué à ce genre de choses, à ce genre de message.

En fait, il n’avait jamais reçu de mots d’affection de la part d’une fille. Ni par écrit, ni par oral, d’ailleurs. Et il n’avait jamais spécialement souhaité en recevoir. Pour lui, une fille était une créature bien mystérieuse pas toujours facile à comprendre. Et en plus, ça gloussait. Toutes ne gloussaient pas mais la plupart des filles qu’il avait un jour croisées dans sa vie gloussaient. Et généralement, elles s’arrêtaient de glousser en le voyant pour le regarder comme un furoncle sous le pied. Et en général, leur tête montrait à quel point elles étaient dégoûtées rien qu’en le voyant passer, comme si ça avait un rapport avec le sujet de leur conversation.

Il ne comprenait pas ce qui les dérangeait chez lui. Juste dans le fait qu’il passe à-côté d’elles. Il ne leur parlait pas, ne les embêtait pas. Enfin sauf certaines Sang-de-Bourbe, c’était vrai, et le plus souvent, c’était juste pour s’amuser. Mais les autres, il ne leur disait rien, il n’aurait pas su quoi dire de toute manière. Les filles, ça ne parlait pas de sujets qu’il appréciait. Il avait entendu une fois Pansy questionner ses amies sur ce qu’elles pensaient du fait de porter un uniforme à Poudlard. En ce qui le concernait, ça ne le dérangeait pas du tout de porter un uniforme. C’était bien plus pratique de ne pas avoir à se changer tous les matins.

Mais bon, Pansy était venu le voir avec ce message d’un membre de la gent si mystérieuses des femmes, alors il fallait bien qu’il regarde de quoi ça parlait, une fille. Ce dont il était certain, c’était que le parchemin avait réellement été écrit par une fille. Il n’y avait qu’une fille pour parler un langage aussi bizarre en utilisant des formules ampoulées auxquelles il ne saisissait rien. Et puis, cela lui faisait un peu peur, malgré tout. Son père lui avait dit que toutes les filles qui l’entouraient étaient probablement des vipères avides. Et qu’il ne fallait pas les écouter. Il était perplexe.

Et quelques pas derrière lui, Pansy était accroupie avec ses copines derrière une statue et elle contemplait Gregory Goyle en train de regarder bêtement le parchemin qu’il avait devant les yeux, dans lequel elles avaient rédigé un message particulièrement enflammé, prétendument issu d’une de ses admiratrices. Et elles riaient en réponse au commentaire de Pansy.

- Vous avez bien vu les filles ! Je vous avais dit qu’il était totalement incapable de lire !
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Nymph78
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Nymph78 » 18 déc. 2015 - 22:05

Titre :Le parchemin qui changeait son destin
Thème :Parchemin
Fandom :HP
Nombre de mots :426
Personnages :James Potter, Sirius Black
Rating :TP
Le bec d'un hibou aux plumes marrons tapota trois coups sur la vitre transparente de James Potter attirant subitement le regard du jeune homme et de son meilleur ami, quasi-frère, affalés sur le lit double de la seconde plus grande chambre du manoir Potter.
« Hé Cornedrue ! Regarde je crois que ce hibou nous envoie les résultats de nos ASPIC ! Dit simplement Sirius en recrachant la fumée de la cigarette moldue qu'il avait volé la veille dans une boutique de Godric's Hallow.
James se releva et avança lentement vers la fenêtre qu'il ouvrit dans un léger fracas. A la patte du hibou de Poudlard se trouvaient deux parchemins scellés par le tampon de la célèbre école de Magie.
James envoya la lettre au nom de son meilleur ami sur le lit et déchira grossièrement l'enveloppe de la sienne. Ses yeux chocolats parcoururent l'écriture fine du professeur Mc Gonagall, directrice de Gryffondor qui avait été chargée de rédiger chaque lettre de sa maison, avant de se concentrer sur les résultats qui se trouvaient en bas de page :
« Optimal en métamorphose, en Défense Contre les Forces du Mal et en potion. Effort Exceptionnel en Botanique et en Astronomie. Piètre en Histoire de la Magie ».
Ces quelques mots venaient de sceller le destin de James Potter. Avec ces résultats il pouvait devenir Auror comme il l'a toujours rêvé. Il leva le regard vers Patmol :
Alors ? S'enquit-il ?
Le Ministère de la Magie n'aura pas à me supporter dans les études d'Auror... dit tout simplement Sirius.
Le sourire qui s'était dessiné sur le visage de James disparu en un instant ; il faisait toujours tout avec son frère de cœur et il était hors de question pour lui de vivre les études d'Auror sans Sirius !
Tu... tu n'as pas eu de notes suffisantes ?
Oh si ! Rassura l'animagus en se relevant près de son meilleur ami. Mais je ne veux juste pas devenir Auror comme je le pensais avant ! Je travaillerais pour l'Ordre du Phoenix !
James eut un instant de nostalgie en se rendant compte que tous les moments passés en étude avec son meilleur ami n'appartenaient plus qu'au passé et à sa mémoire.
Hé Cornedrue, tu devrais envoyer un parchemin à Lily, elle doit être stressée pour toi ! Proposa Sirius en posant une plume et un parchemin sur la paume de James.
Et alors James écrivit un parchemin à la femme de sa vie, qui venait elle aussi de recevoir ses résultats...
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Nymph78 » 18 déc. 2015 - 22:12

Titre :Quand le destin s'en mêle
Thème :Evidence
Fandom :HP
Nombre de mots :100
Personnages :James Potter, Lily Evans
Rating :TP
« Mr James Henry Potter, acceptez-vous de prendre comme épouse Mlle Lily Rose Evans ici présente, de la chérir et de la protéger jusqu'à ce que la mort vous sépare ?
- Je le veux, j'accepte de t'aimer et de te protéger jusqu'à ce que la mort nous sépare Lily Rose Evans.
James attrapa l'alliance que lui tendait Patmol et la passa à l'annulaire de Lily, en récitant ses vœux. Et lorsqu'il vit petite amie regarder son alliance, il comprit alors que cet objet ne pouvait aller avec personne d'autre. C'était une évidence pour le destin et pour les invités.
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par GinnyWeasley » 18 déc. 2015 - 22:23

Titre : Une graine de Sanguinole
Thème : Évidence
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 116
Personnages : Fred et George Weasley, Katie Bell
Rating : Tout public
Lorsque le nez de Katie se mit à saigner de plus en plus, les jumeaux fouillèrent dans leurs poches, redoutant ce qui se trouvait à l'intérieur. La pauvre Gryffondor gémissait, tentant d'éponger le flot de sang qui coulait sur son visage à l'aide de sa manche. Fred regarda George. George regarda Fred. Les deux rouquins avaient une expression neutre, mais ils paniquaient. Le bonbon de couleur violette était toujours dans le poche de Fred. Il n'y avait qu'un bonbon de cette couleur, il en était certain. En revanche, il y avait bien plusieurs graines de Sanguinole. Cinq, précisément. Et dans la poche de Fred, il n'y en avait que quatre...
Ils s'étaient trompés, c'était une évidence.

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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Bevy » 18 déc. 2015 - 22:27

Titre : De toute évidence
Thème : Evidence
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 179
Personnages : OC Coleen Summers
Rating : tout public
Le Choixpeau lui tombe brutalement sur les yeux, étouffant même les murmures des élèves dans la salle. Coleen s’agrippe au siège, comme pour ne pas tomber. De toute évidence, elle n’est pas prête à être répartie. Les réflexions du chapeau crasseux lui bloquent curieusement toutes pensées cohérentes. Pourquoi diable ne fait-on pas de simples tests de personnalités à Poudlard ? Un QCM ou le truc stupide avec les tâches d’encre qu’elle avait eu à subir quand…
« Hum, tu es une penseuse, n’est-ce pas ? Tu aimes réfléchir et décortiquer les choses ? Pense simplement tes répondes, jeune fille, je les entendrais. »
Coleen respire un bon coup. Depuis combien de temps est-elle sur son tabouret ?
« Je… oui.
-Vois-tu, je suis perplexe, j’hésite entre t’envoyer à Serdaigle ou Serpentard. Tu as les qualités requises pour les deux maisons…As-tu une préférence ?
-C’est-à-dire que je n’ai pas eu le temps de terminer l’Histoire de Poudlard et j’ai l’impression qu’au final, les fondateurs disent la même chose avec des mots différents et…
-De toute évidence, une future SERDAIGLE ! »
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par BellaCarlisle » 18 déc. 2015 - 22:31

Titre : Découvrir l'évidence
Thème : Evidence
Fandom : HP
Nombre de mots : 257
Personnages : OC (Heather Corvin)
Rating : Tout Public
Parce qu’elle avait l’habitude d’être à l’affût de la moindre chose, du plus petit détail, elle passait à côté de ce qui sautait aux yeux. Tout avait commencé par des regards plus longs, de légers sourires l’un envers l’autre. Heather ne tenait pas compte de tout cela, tout lui paraissait naturel alors que chacun s’étonnait de ce rapprochement. Pour l’Auror, rien ne changeait vraiment, elle avait eu un plus haut poste au Ministère, se retrouvant encore plus proche de lui. Ce ne fut qu’au moment des fêtes de fin d’année qu’elle comprit ce qui avait lieu. Cette peine au fond d’elle, cette impression de solitude lui démontra qu’elle se faisait beaucoup de souci pour lui, bien plus que ce qu’elle aurait dû. Alors elle s’interrogea sur ses sentiments et s’obligea à les repousser. Elle ne pouvait pas tomber amoureuse d’un homme comme lui, il y avait trop de différences entre eux, à commencer par l’âge. Heather ne craignait pas les commentaires de tout le monde, seulement ceux de sa mère. Pourtant, elle n’arrivait pas à oublier, plus elle tentait de s’éloigner et plus leurs chemins se rapprochaient. Leur premier baiser fut bref, tendre, lui ouvrant encore plus l’esprit. Malgré son acharnement à tout faire pour créer de la distance entre eux, elle n’avait fait que provoquer l’inévitable. Plus jamais elle ne pourrait se passer de lui et elle était prête à l’aimer, même si elle ignorait encore que cette relation finirait par la faire souffrir. L’évidence s’imposait à elle, il représentait tout ce dont elle avait besoin.
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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par hazalhia » 18 déc. 2015 - 22:38

Titre : Comme une évidence (originalité quand tu nous tient)
Thème : Evidence
Fandom : HP
Nombre de mots : 287
Personnages : Remus et Tonks
Rating :


Remus Lupin était sûr de peu de chose dans sa vie. Ses espoirs d'enseigner à nouveau à Poudlard avaient été réduis à néant ce qui l'avait plongé son avenir dans une situation encore plus précaire qu'auparavant. L'un de ses meilleur ami était mort dans des conditions mystérieuse au Ministère de la Magie, ce qui réduisait encore une fois la liste de ses proches. Et surtout, Lord Voldemort, le plus grand mage noir du siècle, était de retour. Avec ses idéaux délirant et sa soif de sang il mettait la société des sorciers à feu et a sang depuis plusieurs mois.
Les missions de l'Ordre étaient de plus en plus périlleuses si bien que Remus n'était pas non plus sûr pour combien de temps il était encore en vie.

Une main glissa le long du coup du loup-garou puis deux bras enserrèrent son torse provoquant un frisson de plaisir. Un nuage de cheveux rose vint se poser contre sa joue ce qui, cette fois ci, le fit sourire jusqu'aux oreilles. Il piqua un baisé sur la joue de sa tendre épouse et soupira de contentement.

Oui, Remus Lupin était sûr de peu de choses dans sa vie mais malgré ces heures sombres et le chaos causé par le Mage Noir. Malgré sa transformation, qui, tout les mois l'affaiblissait encore un peu plus. Malgré la mélancolie qui ne le lâchait jamais vraiment et le risque élevé de mort qui planait au dessus de sa tête. Malgré tout cela, un chose apparaissait comme une évidence : Tonks, et que l'amour fou qu'il lui portait. Remus Lupin était éperdument et profondément amoureux de Nymphadora Tonks ; ce petit bout de femme, rayonnante et terriblement attachante, qui, avec force patiente, avait réussit à le convaincre que leur amour était une évidence.
Dernière modification par hazalhia le 18 déc. 2015 - 22:49, modifié 1 fois.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
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Alhüin
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Alhüin » 18 déc. 2015 - 22:42

Titre : Longtemps encore ses regrets le suivront
Thème : Evidence
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages :
Rating :

Ses yeux lançaient des éclairs et elle peinait à contenir sa magie. Elle frémissait de rage et une amère colère résonnait en son sein. Elle les voyait, tous deux, main dans la main, passionnés et sans doute amoureux. Et face à ce douloureux constat : une seule écœurante certitude. Toute seule sur le champ de bataille, il l’avait, de toute évidence, oubliée. Il avait retrouvé quelqu’un à aimer, alors qu’elle ne pouvait que regarder les braves tourtereaux s’enlacer tendrement. Evidemment, songea-t-elle, qu’il avait su s’éloigner d’un si douloureux souvenir que celui de ces quelques mois passés ensemble, cachés du monde.
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And what? You'll win her over with your rainbow kisses and unicorn stickers?

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Seonne
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Seonne » 18 déc. 2015 - 22:55

Titre : Ils ne comprenaient pas
Thème : Évidence
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 482
Personnages : Sybille Trelawney
Rating : Tout public
Que Sybille soit une voyante ? Une évidence. Elle était née dans une famille où le don de double vue était présent, depuis plusieurs générations. Elle était l'arrière-arrière-petite-fille de Cassandra Trelawney, une des plus grandes, des plus célèbres, des plus douées de toutes les voyantes. Une légende, presque. Alors elle ne pouvait que l'être. Cela ne faisait aucun doute. Elle en était persuadée.

Seule dans le dortoir, elle buvait lentement sa Bièraubeurre. Elle songea vaguement aux réprimandes que lui adresserait sa mère, si elle avait été là. Mais elle n'en avait cure. Sa mère ne comprenait pas. Elle ne savait pas ce qu'elle vivait. Maltraitée, insultée, constamment, par tous les autres.

« Menteuse ! »

Ils se croyaient tous tellement au-dessus d'elle. Mais ils ne savaient pas, ils ne comprenaient pas. Elle possédait le troisième œil. Ils ne pouvait pas le comprendre, avec leurs esprits étriqués, définitivement trop ancré dans le visible pour percevoir l'invisible. Elle était une voyante, c'était une évidence.

« Usurpatrice ! »

Elle reprit une gorgée, et chassa d'un geste distrait les larmes qui perlaient dans ses yeux. Ils mentaient, ils mentaient tous. Elle le savait bien, qu'elle était une voyante. Comment aurait-il pu en être autrement ? Sa famille, le don s'était transmis. Elle le sentait. Ces visions - elle avait raison, elle percevait l'avenir. C'était une évidence. Une évidence. Personne n'aurait dû en douter.

« S'il y avait ne serait-ce qu'une part de vérité dans ce que raconte Sybille, nous serions bientôt tous morts ! »

Les moqueries sur son chemin - elle n'en pouvait plus. Ils la considéraient comme une mythomane, une fille qui voulait faire son intéressante en prétendant posséder un don qu'elle n'aurait pas. Mais elle était une voyante, c'était une évidence. Elle ne cessait de le répéter, de se le répéter. Une évidence. Comment leur professeur de divination pouvait-il ne pas le voir ? C'était lui, le charlatan, pas elle. Il mentait en prétendant qu'elle n'avait pas la moindre aptitude à prédire l'avenir. Ce n'était pas elle, la menteuse !

« Enfin Sybille, cesse donc de te mentir à toi même. Tu te rends malheureuse toute seule. »

Tous des menteurs. Même ses prétendus amis ne la croyaient pas. Ils ne voyaient pas la vérité qui leur crevait les yeux. Et elle en avait assez. Henry était même allé jusqu'au prétendre que son obstination était pour elle une manière de se cacher, à elle même et aux autres, qu'elle n'avait pas ce don qu'elle chérissait tant. Ils se liguaient tous contre elle. Et elle ne pouvait plus le supporter.

D'un geste vif, elle attrapa une nouvelle bouteille sous son lit et fit sauter le bouchon. Elle voulait s'évader, sortir d'ici, partir loin de ces gens à l'esprit trop étroit pour voir l'évidence.

Sybille était une voyante, comment aurait-il pu en être autrement ? Un jour, ils finiraient bien par s'en rendre compte.
---

Titre : Rester seule
Thème : Évidence
Fandom : Star Wars
Nombre de mots : 404
Personnages : Shmi Skywalker
Rating : Tout public
Frappée par la poussière et les grains de sable, Shmi se tient debout, immobile. Malgré les tourbillons qui obstruent sa vue, elle garde son regard fixé au loin, et tente de garder un air impassible. S'il se retourne, elle ne veut pas qu'il la voit pleurer, qu'il voit ne serait-ce qu'un soupçon de tristesse ou de regret sur son visage. Elle sent quelques larmes monter, et cligne aussitôt des yeux pour les chasser. Elle doit être forte, pour lui. Il a toujours fallut faire face et surmonter les obstacles, seule. Et elle a toujours réussi. Elle ne doit pas flancher, pas aujourd'hui. Pas maintenant. Pour lui.

Elle le regarde marcher et s'éloigner d'elle, avec sa démarche un peu pataude. Il n'est plus si petit, mais pas vraiment grand non plus - et parfois, il semble encore instable. Le vent ne doit pas vraiment l'aider, songe-t-elle. Elle sent son hésitation, et elle se doute que c'est aussi pour ça qu'il avance si lentement, avec ces pas un peu gauches. Il n'a pas vraiment envie de partir - il est partagé entre ses rêves et elle. Et elle aussi. Elle veut qu'il un avenir, autre chose qu'être un esclave. Qu'il soit heureux, qu'il puisse devenir le Jedi qu'il a toujours voulu être. Qu'il puisse devenir le premier à avoir exploré toutes les planètes, comme il en rêve depuis tout petit. Elle sait que le laisser partir est ce qui sera le mieux pour lui. Pourtant, une part de son cœur refuse de le voir partir, d'être séparée de son fils, son unique famille, son rayon de soleil.

Il se retourne une dernière fois, alors qu'il commence à disparaître de son champ de vision. Elle lui sourit, et il semble moins inquiet. Il le lui a dit - il sent qu'ils se reverront. Alors elle ne doute plus, et elle garde espoir. La séparation ne sera que temporaire.

Les nuages de poussières se font plus denses, et elle ne le voit plus. De nouvelles larmes perlent à ses yeux, et elle n'a plus la force de bouger. Il est parti. Elle a du mal à l'accepter - pourtant, elle l'a toujours su, qu'il partirait, un jour. Son don était trop développé pour que personne ne le remarque. Son fils deviendra un Jedi, elle l'a toujours su.

Qu'il parte un jour était une évidence, elle le savait. Pourtant, pour le moment, elle ne parvient plus à le comprendre.
Dernière modification par Seonne le 18 déc. 2015 - 23:28, modifié 1 fois.
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Dreamer
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Dreamer » 18 déc. 2015 - 22:56

Titre : Nuit de pleine lune
Thème : Evidence
Fandom : HP
Nombre de mots : 754
Personnages : Les Maraudeurs
Rating : Tout public

« Taisez-vous les gars ! » chuchotais-je rapidement.
Des bruits de pas rapides commençaient à se faire entendre. Les pas de deux personnes. Ce qui excluait Rusard et son abominable chatte.
Je sentais l’excitation monter en moi. En croisant le regard brillant de Sirius, je me rendis compte que je n’étais pas le seul affecté par notre future découverte. Peter quant à lui, était mal à l’aise et se trémoussait timidement sous la cape.
Mon cœur battait de plus en plus fort dans ma poitrine, mais je secouais la tête pour me rafraîchir les idées. Il fallait rester concentré. Pour une fois, on avait une chance de l’avoir.
Les pas continuaient de se rapprocher et on l’aperçut enfin. Il était accompagné de Miss Pomfresh, la jeune infirmière un peu sèche qui ne se laissait pas avoir par les yeux doux que Sirius et moi lui faisions, pour s’attirer ses faveurs.
Ils semblaient tous les deux tendus, et Remus jeta un œil alentour, comme s’il nous avait senti. Il fronça le nez et voulu s’arrêter, mais l’infirmière le poussa et l’enjoignit à poursuivre sa route.
Ils sortirent du Grand Hall. D’un geste sec de la tête, je montrais à mes compagnons que nous allions les prendre en filature.
Je marchais avec prudence, prenant garde à ne pas faire claquer mes chaussures sur les dalles ce qui nous mettrait tous les trois dans l’embarras. Peter semblait de plus en plus stressé et je me demandais s’il n’allait pas s’évanouir. D’un commun accord, Sirius et moi saisissons chacun un de ses bras pour le soutenir.
Une fois dans le parc, nous continuons de suivre Pomfresh et Remus.
Je sais qu’en d’autres circonstances, Sirius aurait été enclin à émettre des blagues plutôt douteuses quant à la relation de notre camarade et l’infirmière de Poudlard. Pourtant, aucun commentaire ne fusa alors que nous traversions la pelouse humide.
On suivait notre camarade qui s’approchait dangereusement du Saule Cogneur, un arbre sacrément agressif. Mais qu’est-ce qu’il faisait dans ce coin-là ?
Soudain, le pied droit de Peter glissa sur une pierre humide. Heureusement que nous le tenions, sinon il serait tombé par terre et nous avec. Sirius lui jeta un regard courroucé, comme s’il avait eu l’audace de jeter un sort impardonnable, ou pire, de pactiser avec un Serpentard. Peter s’apprêtait à bredouiller des excuses, mais je lui serrais un peu plus fort le bras pour l’inciter à se taire.
Nous relevions la tête et…
Remus avait disparu. Et voilà que Pomfresh revenait vers nous ! Mais où était allé Remus, par Merlin ?!
C’est pas vrai ! Je m’autorisais, moi aussi, un regard irrité à mon camarade maladroit, qui bredouilla un « désolé » paniqué.
« On ne bouge pas tant qu’on ne l’a pas repéré à nouveau. » décida fermement Sirius en s’asseyant par terre, sur l’herbe mouillée. Je fis comme lui, et nous fûmes bientôt imités par Peter.
* * * *
Je contemplais fixement la lune. La pleine lune. Toute ronde. Magnifique.
Et ce silence, ce superbe silence.
Silence brisé par un petit couinement plaintif émis par Peter :
« Les gars !
- Quoi ? demanda Sirius, irrité.
- Vous êtes sûrs que c’est pas dangereux de rester ici, dans le parc ? Sans la cape, en plus ?
- Peter, il fait nuit. Personne ne se balade dans le parc à part nous. De quoi tu as peur ?
- Bah, à la pleine lune, on ne sait jamais. Il y a plein de créatures qui peuvent venir jusque dans le parc et peut-être que… »
Mon camarade effrayé ne s’arrête plus de bavasser, mais je ne l’écoute plus.
Des créatures. Dans le parc. Pendant une nuit de pleine lune.
Des nuits de pleine lune qui reviennent tous les mois à peu près.
Le symptômes : un teint blafard, une grande fatigue, des cicatrices.
Un hurlement déchire soudain la nuit. Cette fois, Peter tremble pour de bon. Il ne parvient même pas à contenir un petit glapissement.
« On peut rentrer les gars. » je déclare.
« Quoi ? Non, c’est hors de question Jamesie ! On ne bouge pas d’ici tant qu’on n’a pas découvert la vérité ! proteste mon meilleur ami avec véhémence.
- Moi je veux bien rentrer, dit timidement Peter, en fuyant le regard meurtrier de Sirius.
- Sirius. Tu te rappelles notre cours de DFCM de troisième année.
- Qu’est-ce que ça vient faire là, James ? Quel rapport avec Remus ?
- C’est évident. Remus est un loup-garou. »


Titre : La Patronus, reflet de l’âme
Thème : Evidence
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Les Maraudeurs
Rating : Tout public



Maîtrisant le sortilège étudié, je ne m’embêtais pas à m’entraîner, préférant rire avec Patmol de nos camarades qui peinaient à produire leur Patronus. Mon regard s’attardant sur Evans.
La superbe Miss Parfaite, tout à fait énervante et semblant presque insensible à ma beauté, mon charme, mon intelligence, et ma personnalité hors du commun.
Je laissais un léger rictus filtrer sur mes lèvres en voyant qu’elle ne réussissait pas du premier coup.
Depuis trois semaines que nous étudions ce sort, et pas une fois elle n’a créé un Patronus corporel.
Soudain, un fil argenté sortit de sa baguette. La volute blanche, au lieu de disparaître, s’épaissit peu à peu et pris une forme animale. Mais pas n’importe laquelle. Celle d’une… d’une biche ?!
J’aimerais dire que je sais ce que ça signifie, mais ce n’est pas une évidence à mes yeux. Après tout, ça ne peut pas être ce à quoi je pense, si ? Une biche et un cerf, qui l’eut cru ?
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SunonHogwarts
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par SunonHogwarts » 18 déc. 2015 - 23:01

Titre :
Thème : Evidence
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Maraudeurs, Lily Evans, OCs
Rating : Tout Public
Lily poussa un profond soupir et jeta un nouveau coup d’œil par la fenêtre. Dehors, le ciel était d'un bleu éclatant et les arbres en fleurs s'agitaient à peine sous la douce brise printanière. La jeune fille resta un instant à observer le parc avant de ramener son regard sur le livre qu'elle tenait entre ses mains. D'un geste mécanique, elle tourna une page, l'air absente. Ses yeux parcourent quelques lignes avant de se perdre à nouveau dans le vague.

"C'est pourtant évident, non ?"

Lily releva la tête vers Alice sans comprendre.

"Quoi ?"

Alice poussa un soupir et posa la lettre qu'elle était en train de relire sur la table.

"C'est évident.

- Qu'est ce qui est évident ?

- La raison pour laquelle tu n'arrives pas à te concentrer sur ta lecture."

Lily se crispa imperceptiblement.

"Ah ?" demanda-t-elle d'une voix tendue.

- C'est à cause de ce qui s'est passé avec James, n'est ce pas ?"

La jeune préfète resserra ses doigts sur le livre et plongea son regard sur les pages.

"Je ne vois pas ce que Potter vient faire là-dedans.

- Il est repassé à Potter, maintenant ?"

Lily ne répondit pas, les yeux toujours rivés sur son roman. Alice l'observa un instant avant de pousser un nouveau soupir.

"Je ne suis pas la seule à m'en rendre compte, tu sais.

- Je ne vois pas de quoi tu parles."

Son amie se leva en secouant légèrement la tête.

"Tu n'es pas une très bonne menteuse Lily. Pas aussi douée qu'Evy ou Mary, en tous cas. Mais tu devrais faire attention. Parce que lui ne le voit vraiment pas. Et il risque de ne pas d'attendre pour l'éternité."

Sans un mot de plus, Alice attrapa sa correspondance et passa le portrait de la Grosse Dame. Lily attendit d'être sûre qu'elle ne revienne pas chercher quelque chose pour basculer la tête en arrière et pousser un énième soupir. La situation semblait peut-être évidente à son amie, mais une chose était sûre, elle ne l'était pas pour elle.
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GinnyWeasley
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par GinnyWeasley » 18 déc. 2015 - 23:24

Titre : Le club de Slug
Thème : Soirée
Fandom : HP
Nombre de mots : 299
Personnages : Horace Slughorn
Rating : Tout Public
Horace Slughorn avait toujours adoré les fête. Noël, le Nouvel An, son anniversaire, Halloween, Pâques,... Il les aimait toutes. Mais celles qu'il préférait étaient sans aucun doute les fêtes organisées sans raison précise, les fêtes improvisées, et surtout, surtout les fêtes surprise.
Lorsqu'on lui avait proposé d'enseigner à Poudlard, il avait sauté sur l'occasion : fabriquant pendant des heures des petites invitations élégantes et préparant un menu pour les elfes de maison, il préparait la première soirée de son club privé. La soirée Slugienne, qu'il l'avait appelée.
Dès que les premiers élèves furent arrivés, Horace s'était précipité pour leur offrir une place à sa table. Il avait placé Tom Jedusor entre lui et Olive Hornby. Deux élèves brillants, ces deux là. Ils faisaient la fierté du maître des potions.
Ils discutaient, riaient, s'amusaient. La soirée était bien entamée déjà lorsque Slughorn se fit offrir une coupe de champagne - une boisson moldue - par Tom. Ah ! Ce Tom ! Toujours aux petits soins pour ses professeurs, se disait Horace avec plus de fierté encore.
Il était près de minuit lorsqu'Olive rattrapa le maître de potions, qui venait de tomber sur le sol. Grâce à cette jeune fille, il avait évité un séjour à Sainte-Mangouste. Sans elle, il se serait fracassé le crâne par terre.
Malgré certains désagréments de ce genre, Horace refusait de mettre un terme à sa fête. C'était sa toute première fête, elle devait durer le plus longtemps possible !
Chacune des fêtes suivantes se déroula de cette façon : ils discutaient, riaient, s'amusaient, buvaient, tombaient puis retournaient dans leurs dortoirs respectifs. Le "club de Slug", comme on l'appelait à présent, prenait de l'ampleur. Les élèves avaient de plus en plus de mal à y entrer ; seuls les meilleurs étaient admis dans ce cercle privé.

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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Dreamer » 18 déc. 2015 - 23:34

Titre : Une surprise décevante
Thème : Soirée
Fandom : HP
Nombre de mots : 648
Personnages : Scorpius Malefoy, Rose Weasley, Albus Potter
Rating : Tout Public



« Pssst ! Malefoy ! Par ici ! »
Le blondinet tourna la tête dans la direction du chuchotement et fut soudain projeté contre le mur en pierre. Aïe. Sa tête lui faisait mal. Bon, d’accord, pas tant que ça, mais c’était plutôt agressif comme accueil.
« Qu’est-ce qui cloche dans ta petite tête, Weasley, bon sang ?! Tu veux me fracasser la tête ? »
Un rire cristallin s’échappa des lèvres de sa camarade.
Ah, si seulement ils n’étaient pas dans le noir, il se serait déjà emparé de ses lèvres. A la place, il avança précautionneusement ses mains, tâtonnant dans le noir pour trouver le visage de la jolie rousse.
Enfin, il trouva sa joue et la caressa tendrement.
« Non ! Attends ! s’exclama-t-elle. Viens par ici. »
Elle l’entraîna à sa suite et ouvrit une porte. Là se trouvait une pièce qu’il n’avait jamais vue. Un canapé confortable se trouvait en face d’une cheminée où le feu crépitait tranquillement. Etonné, il jeta un regard à la rousse, qui l’observait en mordillant sa lèvre inférieure.
Merlin qu’elle était désirable. Malefoy remarqua que les deux premiers boutons de sa chemise avaient été déboutonnés. Etait-ce involontaire ? Possible, mais pas sûr, à en juger par le comportement de Weaslsey.
La tension augmenta quand il se rapprocha d’elle, avec la ferme intention de l’embrasser.
Il plaqua soudain ses lèvres sur celles de la Serdaigle, avant d’en mordiller la partie inférieure.
Le bout de la langue de la rousse vint le titiller, l’incitant à ouvrir ses lèvres.
Cette fille était incroyablement impétueuse. C’était à l’homme de demander l’accès aux lèvres de sa partenaire, et pas l’inverse !
Susceptible mais surtout excité par ce geste, Malefoy entrouvrit plus ses lèvres et laissa sa langue caresser celle de Weasley. Un ballet passionné s’en suivit.
Leurs mains n’étaient pas en reste. Malefoy aventura les siennes sous la chemise de Weasley, tandis que celle-ci gémissait tout en se tortillant et en tirant ses cheveux.

« Eh Rose ! J’ai vraiment galéré pour trouver les Bièr… Mais qu’est-ce qu’il fait là, celui-là ?! MALEFOY !»
Absorbé par le baiser que lui donnait Weasley, Scorpius ne prêta pas immédiatement attention à l’irruption dans la pièce de son ennemi juré.
« MALEFOY ! LACHE-LA IMMEDIATEMENT ! »
Cette fois, le cri outré du jeune homme le poussa à lâcher Weasley. Celle-ci avait les lèvres gonflées et les yeux brillants. Malefoy aurait ricané s’il ne se trouvait pas lui-même essouflé et un peu béat, avec le souffle court.
« Rose ! Qu’est-ce qu’il t’a fait ? Tu vas bien ?
- Oui, oui, ça va ! » répondit Weasley paisiblement.
Potter se tourna à nouveau vers le Serpentard et le foudroya du regard :
« Malefoy, quand j’en aurais fini avec toi, ta mère ne pourra même pas te reconnaître !
- Eh Potter tu vas surveiller ton langage parce que je ne vais pas me laisser marcher sur les pieds comme ça. Et c’est toi qui te retrouvera défiguré si jamais tu oses ne serait-ce que lever ta bagu…
- Mais Taisez-vous enfin ! s’énerva Weasley. Il est temps que vous parliez. Alors ce soir, nous allons parler tous les trois. J’ai des choses à te dire Albus, et à toi aussi Scorp’ et je ne peux pas continuer à me cacher de l’un quand je suis avec l’autre.
- Si je comprends bien, tu veux que je passe ma soirée avec vous ? s’indigna Potter.
- Oui, c’est exactement ce que je veux. »
Malefoy jette un regard mécontent à Rose Weasley qui lui lance en retour un sourire signifiant « fais un effort parce que c’est moi qui mène le jeu ».
Poussant un soupir désespéré, il se laissa tomber sur le canapé. Obligé de se coltiner la présence de l’insupportable Potter !
Vraiment, ce n’était pas ainsi qu’il s’était imaginé passer la soirée...
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par BellaCarlisle » 18 déc. 2015 - 23:36

Titre : Un espoir
Thème : Soirée
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Narcissa Malefoy
Rating : Tout Public

Elle se pose souvent de nombreuses questions sur sa vie, son passé mais surtout son avenir. Elle sait pourtant qu’elle ne peut pas envisager une existence de paix, pas alors que l’ombre de Voldemort plane sur eux. Narcissa n’a jamais envisagé de partir, de fuir les ténèbres du Lord Noir, d’abandonner sa famille. Elle tient plus que tout à ceux qui lui sont proches même si sa haute naissance ne lui permet pas toujours d’exprimer ses sentiments. Elle aime Lucius, du plus profond de son âme et elle demande seulement une soirée auprès de lui, loin des dangers du monde.
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Seonne » 18 déc. 2015 - 23:46

Titre : Nos soirées d'été
Thème : Soirée
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 350
Personnages : Victoire Weasley & Teddy Lupin
Rating : Tout public
Les yeux perdus dans le ciel, Teddy ne s'aperçoit pas que je le fixe. C'est plus fort que moi - je ne peux pas m'empêcher de le regarder. Il a l'air si heureux. Comme si tous ses soucis s'envolaient. Il pointe du doigt un amas d'étoiles.

- Là, dit-il, ce sont les Pléiades. Sept sœurs dans la mythologie, des déesses.

Il passe son bras autour de mes épaules et me serre contre lui. Ses yeux brillent, comme si quelques étoiles se trouvaient aussi en lui. L'astrologie le passionne depuis qu'il est tout petit. Alors, l'été, nous passons nos soirées allongés dans l'herbe, le nez en l'air, à regarder les étoiles qui scintillent. De temps en temps, un satellite passe - ces engins que les Moldus envoient dans l'espace et qui tournent autour de la Terre. Teddy m'a appris à les reconnaître, et à les différencier des avions. Il est intelligent, cultivé... Tout le passionne, il n'y a rien qui ne l'intéresse pas. Il a toujours quelque chose d'intéressant à dire.

Il ferme un instant les yeux, et je me blottis un peu plus contre lui. Ces soirées d'été - nos soirées d'été, sont quelque chose que nous chérissons tous les deux. Les odeurs de la nuit, le calme du bruissement des vagues qui meurent sur les rochers, et nos amies du ciel. Cette sérénité étrange et prenante, ces moments qui n'appartiennent qu'à nous. Teddy, tu as l'air si heureux, loin de tes soucis. J'aimerais te voir ainsi tout le temps, pouvoir passer chacune de mes secondes à tes côtés.

- Je t'aime, Victoire, murmures-tu.

Un frisson parcourt mon échine, et tu accentues ton étreinte. C'est aussi ça, nos soirées d'été. La complicité, l'amour, les promesses. Les câlins, la tendresse. Mes joues roses et tes cheveux rouges. Le fraîcheur de la brise, et pourtant cette impression de bouillonner à l’intérieur. Je n'ai jamais froid à tes cotés. Je suis bien, et j'aimerais que ce soit toujours ainsi.

Comme toujours, l'automne finira par nous séparer. Mais pour l'instant, je veux profiter de ces soirées d'été, de ces moments de bonheur.
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Labige
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Labige » 18 déc. 2015 - 23:47

Titre : /
Thème : Soirée
Fandom : HP
Nombre de mots : 568
Personnages : Rose Weasley
Rating : aucun
Elle est entrée dans sa robe bleue, bas noir. Le tissu fin repose sur ses épaules et dévoile le début de sa gorge. Elle a tressé sa chevelure auburn et quelques mèches rebelles chatouillent ses joues. Elle est à la fois resplendissante et discrète. Et Draco n’arrive pas à détacher ses yeux d’elle. D’ailleurs Rose finit par remarquer le regard qu’il pose sur elle et elle le salue d’un geste de la main avant de détourner les yeux, le rouge aux joues. Il devine d’ici qu’elle a chaud et qu’elle ne sait pas quoi faire, ni comment le faire.
Rose n’arrive pas à s’empêcher de tripoter sa robe du bout des doigts de la main droite, tandis qu’elle tient précautionneusement contre elle sa petite pochette. Elle a remarqué Draco vers le buffet. Il semble écouter avec fort intérêt la conversation entre le Ministre de la Magie et la Sous-Secrétaire du Magenmagot. Elle a vu son geste de la main, le lui a rendu et préfère chercher quelqu’un d’autre, une autre tête connue, une autre ancre à laquelle s’amarrer juste quelques minutes. Alors elle se déplace, du haut de ses talons qui claquent sur le carrelage et Rose se sent mal. Elle a conscience des regards qui se tournent, de l’appréciation sur sa robe, sur sa chevelure, son maquillage, sur elle donc. Elle se fait examiner comme un morceau de viande parce qu’elle entre dans la cour des grands.
Et cette cour est un marasme d’intrigues, de rivalités et d’enjeux qu’elle n’arrive pas encore à cerner. Rose retient un serveur à la volée et attrape une coupe de champagne qu’elle vide d’une traite. Oui, elle meurt de chaud et l’alcool ne l’aidera pas. Mais le malaise est tellement présent, viscéral, sous cette peau qu’elle a envie de griffer, dans cet estomac qui se serre et l’angoisse qui vient, pernicieuse, lente, contre son crâne, le long de son dos, dans ses mains moites, que Rose veut trouver un échappatoire.

« Vous en voulez une autre ? demande le serveur en la regardant de cet air qu’elle connait si bien. »

Rose lit dans ses pensées. Elle sait qu’il croit qu’elle est comme tous les autres, cette stressée planquée derrière ces dossiers. Peut-être la voit-il comme assoiffée de pouvoirs, d’envies et de désirs qui nuisent aux autres. Elle est au Ministère et lui est un serveur. Vu son âge, il doit faire ça pour se trouver quelques Gallions de poche et s’offrir des vacances. Ou payer son loyer à Londres exorbitant. Elle ne sait pas et elle s’en fout.
Durant cette soirée, juste cette minuscule soirée, cette parenthèse dans son monde complètement fou, Rose a décidé qu’elle s’en fout de tout. Elle a même envie de déchausser ses échasses qui lui compressent les pieds, de déchirer sa robe pour respirer convenablement et de se laisser emporter par l’air jazzy qui emplit la pièce, derrière les brouhahas, au-delà de l’attention que tous ces petits invités peuvent porter à la musique. Elle se laisserait tourner, valser, la robe qui tourne, les yeux fermés.
Le serveur attend sa réponse, une coupe de champagne sur le bord de son plateau. Alors Rose lui sourit en le regardant droit dans les yeux jusqu’à ce qu’il détourne à son tour le regard, le rouge aux joues, et qu’elle attrape avec ses longs doigts la dernière coupe. Celle-ci, elle va la déguster. Et elle laisse le malaise s’envoler.
Dernière modification par Labige le 18 déc. 2015 - 23:48, modifié 1 fois.
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Berserkr
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Berserkr » 18 déc. 2015 - 23:48

Titre :
Thème : Soirée
Fandom : Aucun
Personnage : /
Rating : -16 pour la forme
Nombre de mots : 107

Tu m'as appris ce que c'était
Se sentir vraiment vivant
Dans cette sombre chambre
Ton corps transpirant collé contre moi.
Tes mains froides
Tes mots rassurants
Puis nos pas dans la neige

Maintenant je sais ce que être vivant signifie réellement

Balayés, mes souhaits vides de tout sens.
Envolés leurs vœux matériels
Comme cette sensation
Cet émerveillement pour tout et n'importe quoi
Cette béatitude artificielle et froide

Cette éclat pauvre et fade
était ma lumière
Moi, qui enfant n'aspirait
qu'à devenir un roi sombre et impitoyable
Me voilà devenu esclave de nos soirées
Nos soirées silencieuses
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Ocee
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Ocee » 18 déc. 2015 - 23:53

Titre : Epic LoVe
Thème : évidence (22h-23h) (et 23h-24h, j’étais trop lente XD)
Fandom : Veronica Mars
Nombre de mots : 596
Personnages : Logan & Veronica
Rating : tout public
-------------------------------------------------------------------------------------------

Une évidence…

Ça l’avait toujours été pour lui.

Elle. Eux.

Depuis le jour où ils s’étaient embrassés au Camelot motel, au fond de lui, il avait su.

Il avait eu beau aimer sincèrement Lilly, jamais auparavant il n’avait été aussi remué, aussi touché.

Déjà, après s’être montré complètement vulnérable devant elle lorsqu’il avait réalisé que sa mère était bel et bien morte, il s’était posé des questions. Ça ne lui ressemblait pas, de se laisser ainsi aller, même s’il en crevait trop souvent d’envie. La réputation, la sacro-sainte réputation, Logan ! Une affaire de famille, voyons ! Alors, il avait mis ça sur le compte de leur « vieille amitié ». Faiblesse passagère.

En fait, c’était étrange, mais dès l’instant où il avait pensé à elle pour mener cette enquête, il avait été convaincu qu’elle accepterait. Parce qu’elle savait… elle savait ce qu’était perdre quelqu’un de cher. Sa mère. Lilly. Elle savait et elle s’était imposée à lui, tout de suite. Et il n’avait pas été déçu. Il était venu lui demander de l’aide et elle avait répondu présente, faisant fi des coups bas et de l’animosité qu’ils avaient pu échanger durant ces derniers mois. Elle avait été présente. Elle l’avait pris au sérieux. S’était soucié de lui. Qui d’autre pouvait en dire autant, hein ?

Alors, oui, c’était comme si les mois écoulés avaient pu d’une certaine façon s’effacer. Enfin, comme si les dommages collatéraux avaient pu être oubliés. Une fois leur deuil effectué. Ils avaient pu à nouveau ne pas se détester… se respecter.

Mais ce baiser ! Il était venu chambouler ces nouvelles bases apaisées. Il les avait pris par surprise, tous les deux. La faute à l’adrénaline, tout ça. Divine adrénaline ! Fée bienveillante de leur histoire… épique.

Quel autre qualificatif aurait-il pu employer, honnêtement ? Quand leur premier baiser avait été échangé à Camelot, rien que ça…

Il y était devenu officiellement son preux chevalier. Volant à son secours – pas toujours aussi vite qu’il l’aurait souhaité, mais heureusement toujours à temps – lorsqu’elle avait été en danger. Et elle l’avait souvent été, malgré l’armure dont elle s’était affublée. Elle avait la fâcheuse habitude d’aller au devant des péripéties, mi-princesse blessée, mi-ange gardienne guerrière de toutes les âmes en détresse dans lesquelles elle ne se reconnaissait que trop bien.

Mais bien sûr, trop souvent, il avait oublié qu’il s’était lui-même adoubé chevalier alors qu’il avait sa propre détresse à gérer. Il n’avait pas toujours su voir quand ses défenses à elle étaient tombées et il l’avait parfois lui-même fait souffrir. Ils étaient doués, pour ça aussi. Pour s’aimer et pour se déchirer. Et ça l’avait tué.

Ça l’avait tué, de la voir pleurer par sa faute.
Ça l’avait tué qu’ils aient un si mauvais timing alors que ses tripes lui criaient qu’ils étaient faits l’un pour l’autre.
Ça l’avait tué qu’elle se barricade derrière sa carapace au premier obstacle venu alors qu’elle aurait dû lui faire confiance.
Ça l’avait tué qu’elle ne le trouve jamais à la hauteur alors qu’il était juste paumé, et elle sa bouée de sauvetage.
Ça l’avait tué, toutes ces séparations, alors qu’ils n’étaient jamais plus heureux et vivants que dans les bras l’un de l’autre.
Ça l’avait tué… mais il s’était accroché.

Il ne l’avait jamais oubliée.
Il n’avait jamais renoncé à eux. Jamais vraiment.
Il avait juste grandi de son côté. Pour être enfin celui qu’elle méritait.
Pour les laisser tous les deux combattre leurs derniers démons intérieurs.

Persuadé qu’un jour, ils y arriveraient.
Persuadé qu’un jour, elle aussi le réaliserait, l’accepterait.

Parce qu’ils étaient une évidence.

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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par hazalhia » 19 déc. 2015 - 00:44

Titre : /
Thème : Impossible
Fandom : Delirium
Nombre de mots : 252
Personnages : Lena Haloway
Rating :

Ils disaient que c'était interdit. L'amour, le pire mal de notre siècle. Empoisonnant le cerveau. Menant à un comportement irrationnel, dangereux. Le protocole permet d’immuniser la plupart des personnes mais malgré les mesures la maladie peut tout de même toucher les plus jeune. « C'est interdit Lena », « c'est mal ». Ces phrases tournent en boucle dans ma tête depuis que ma mère s'est suicidée. Cette rengaine me transperce l'esprit, s'insinue dans la moindre parcelle de mon corps. Toujours tapis dans un coin de ma tête, guettant le moindre écart pour me culpabiliser. Me faire sentir comme la pire créature au monde si je viens à m'écarter du droit chemin.

Ils disaient que c'était impossible. Impossible de franchir la clôture qui est mortellement électrifiée. Qu'il n'existe pas non plus d'autres personnes qui vivent au delà de cette clôture. Des personnes au dessus de leurs lois ; libre d'agir, de penser, d'aimer. Ils disaient tous que c'était impossible mais pourtant je suis là à courir, au travers des arbres. Ils fait noir, je vois à peine devant moi. Des branches me griffent le visage et les bras. Je heurte une pierre et m'écroule de tout mon long sur le chemin. Mes genoux sont en sang et je n'ose toucher mes côtes par peur d'avoir encore plus mal. Rien ne pourra m'arrêter, je me relève et continue, malgré la douleur, mes poumons comprimés et ma tête qui tourne. Encore une fois ils ont eu tord. Ce n'était pas impossible. Je suis instoppable.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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Molly n'aime pas Noël. Pourtant, elle va se retrouver plongée dedans jusqu'au cou.

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Seonne
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Seonne » 19 déc. 2015 - 00:45

Titre : Adieu, Marius
Thème : Impossible
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 922
Personnages : Marius Black, sa famille
Rating : Tout public
La tête entre les mains, le garçon gardait résolument le regard fixé sur ses genoux. Il refusait de la relever – il ne pourrait pas les affronter, leur jugement. Il savait bien ce qu'ils pensaient, il était inutile que quiconque prononce un mot. Il avait envie de vomir. Il tirait sur ses cheveux, si fort qu'il aurait pu en arracher. Il ne pouvait pas y croire – c'était impossible, impossible. Cela ne pouvait pas être vrai – pas lui. Quelqu'un d'autre peut-être, mais pas lui. C'était impossible. Son sang était l'un des plus purs au monde – une chose pareille ne pouvait pas lui arriver. Pas à lui. C'était impossible.

Il entendit les sanglots de sa mère, et sentit la honte le couvrir de la tête aux pieds. Non, il refusait de l'admettre. C'était impossible. Il n'y survivrait pas. Il devait s'agir d'un mensonge. Pourtant, aucun doute n'était permis. Il ne pouvait pas le croire. Son cœur se mit à battre de plus en plus fort, et il commença à avoir l'impression d'étouffer. Il avait besoin d'air. Il releva finalement la tête et prit une grande inspiration, tentant de se calmer. Au moment même où son regard balaya ceux qui l'entouraient, il regretta de s'être arraché à la contemplation de ses genoux.

Sa sœur aînée, Cassiopeia, le fixait d'un air accusateur. Comme si c'était de sa faute. Il jetait le déshonneur sur leur famille. Elle ne l'avait jamais regardé ainsi. Comme si toutes ces années passées ensemble étaient effacées, détruites. Comme s'il ne faisait déjà plus partie de leur famille à ses yeux. Pollux avait aussi cette rudesse dans le regard, ce mépris. Si Marius s'était attendu à la réaction de sa sœur, il avait pensé que Pollux éprouverait un peu plus de compassion. Mais malgré tout, il ne parvenait pas à croire ce qu'il lisait dans leurs yeux. Du dégoût. De la colère, de la rancœur – il n'était plus à leurs yeux qu'un être méprisable. Il ne méritait pas sa place sous leur toit.

Désespéré, le garçon lança un regard vers Dorea, la benjamine de la famille. Tapotant les épaules de leur mère, elle semblait être la seule à éprouver une lueur de compassion. Elle avait toujours été très proche de Marius. Et, comme lui, elle était abasourdie, incrédule. C'était impossible. Ce ne pouvait être vrai.

Leur mère releva la tête, et fixa son fils d'un regard sévère, dur. Elle n'avait jamais été très démonstrative, mais il n'y lisait plus la moindre trace d'affection. Elle le reniait - d'un simple coup d’œil, elle lui faisait comprendre qu'il n'était plus son enfant. Ses yeux semblaient crier « Comment ai-je pu mettre au monde une pareille abomination ? ». Ce regard le poignarda, et il chancela légèrement. Il n'avait jamais vu sa mère aborder une expression pareille. Il ne voyait pas que du mépris, pas que de la rancœur derrière ses pupilles. Il y avait aussi de la haine. Car cela aurait de la répercussion sur eux tous, et encore davantage sur elle. Les autres femmes – les jalouses – s'en donneraient à cœur joie. Il leur semblait déjà entendre les murmures sur leurs passage.

Perdu, il se demanda s'il trouverait le courage d'affronter les yeux de son père. Il se tourna vers lui, et baissa à nouveau la tête, instantanément. C'était trop dur. Il savait ce qu'il y verrait, et il ne pourrait le supporter. Pourtant, il faudrait bien le faire un jour. Lentement, il se redressa. Il ferma les yeux un moment, puis ouvrit finalement les paupières. Et ce qu'il vit ne fut pas différent de ce qu'il avait imaginer. D'un coup, des larmes lui montèrent aux yeux.

Le plus profond des mépris. Il l'aurait frappé, lui aurait craché dessus – ce n'aurait pas été différent. Cygnus Black n'avait jamais vraiment aimé son fils cadet. Mais cette révélation achevait de le discréditer à ses yeux. Marius chercha désespérément à retrouver son souffle, en vain. Il se sentait se liquéfier sur place. Il aurait voulu implorer son pardon – leur pardon à tous, mais c'était impossible. Il n'était pas le responsable – pourtant, il leur faudrait bien punir quelqu'un. Et qui d'autre que lui ?

- Demain, dit son père d'une voix dénuée de tout sentiment, tu partiras. Nous te laisserons une bourse de cent Gallions. Pars, loin. Je ne veux jamais te revoir.

Marius s’effondra. Son père sortit, et les autres le suivirent tous. Il le chassait, aussi simplement. Le condamnait à une vie de mendiant, une vie de misère. Il était son fils. Et il l'abandonnait, sans le moindre remord.

Le garçon se pinça, si fort qu'il en pleurait – ou peut-être était-ce autre chose. Il aurait voulu que ce ne soit qu'un cauchemar, il aurait voulu se réveiller. C'était impossible. Impossible. Pas lui.

Il ne pouvait pas être un Cracmol.

Pourtant, ils étaient formels. Il n'y avait pas de doute possible. Marius Black était un Cracmol. Avec amertume, il songea aux paroles du Visiomage qui avait donné son nom, celles qu'on lui avait si souvent rapportée. « Marius, un nom de grandeur, un nom de gloire. Votre enfant est promis à un avenir brillant ». Il n'aurait pas pu se tromper davantage.

Ses larmes brouillant sa vision, il contempla une dernière fois son nom, brodé en lettre d'or sur la tapisserie. Demain, il serait brûlé, effacé. Marius Black serait renié, détruit. Il n'existait déjà plus pour eux.

Et une voix dans sa tête, criait que c'était impossible. Mais la raison l'emportait. Personne n'y pourrait jamais rien, après tout.
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Sarah_Valentin
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Re: [Textes] Nuit du 18 décembre

Message par Sarah_Valentin » 19 déc. 2015 - 00:46

Titre : dur, dur la vie d'une fille parfaite
Thème : impossible
Fandom : aucun
Nombre de mots :330
Personnages :/
Rating :-12
Avec un petit geignement nerveux, je fis soudainement volte-face avec le vain espoir de passer inaperçue dans la foule. Malheureusement, avec mes longs cheveux roux et mon immonde pull de Noël, ma définition personnelle de la discrétion n’arrivait pas au même niveau que celle des autres…et, comme j’aurais pu très bien le deviner, mes parents me remarquèrent presque immédiatement. Alors, comme au ralenti, je les vis, par-dessus mon épaule, lever une main pour m’interpeller, tandis que je les entendais très clairement dire : « voici notre fille, elle est en dernière année de droit. »
A croire que ces quelques mots suffisaient à me définir. Je n’étais pas Elizabeth Bridge, une jeune femme de 23 ans des plus banales ; j’étais la fille de bridge, leur petite surdouée personnelle qui allait bientôt clôturer ses longues études de droit. Ça leur faisait plaisir, donc je n’avais jamais réellement osé me rebeller…sauf que, là, ça devenait urgent.
D’un pas mal assuré, je finis donc par me diriger à la rencontre de mes géniteurs et de leurs amis, qui arboraient tous un sourire niais, sans se douter une seule seconde que j’allais très bientôt lancer un énorme pavé dans leur étang tranquille.
Respire, Lizzie…tout va bien se passer.
Malheureusement, j’avais beau me répéter inlassablement ce petit mantra, je ne pouvais empêcher l’angoisse d’affluer chaque fois un peu plus. Comment allais-je bien pouvoir leur dire l’impensable ? Ils étaient tous à des lieues de ce que j’allais révéler, de ce que je leur cachais depuis maintenant quelques mois. Mais surtout, comment allaient-ils réagir ? Au départ, j’avais cru que c’était une bonne blague, une petite indigestion de rien du tout…une gueule de bois qui allait en s’étirant, associée au stress des examens.
Alors comment réagiraient-ils ?
Je ne pouvais plus reculer…Il fallait que je leur révèle la vérité, qui était pourtant simple et tenait en quelques mots qui ressemblaient de plus en plus à des coups de canon :
Papa, Maman, je suis enceinte.
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Verrouillé

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