PRÉ-AU-LARD

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Eejil9
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Eejil9 » 31 oct. 2018 - 11:59

Et voilà mon texte ! Je voulais écrire un PWP mais il y a des horreurs qu'il vaut mieux éviter, même à Halloween. Donc, ce sera -16, pour ce délicieux Rufus Scrimgeour - Marge Dursley.

Je le poste ici et je vais aller le poster sur HPFanfic aussi :mrgreen:

EDIT : voici le lien pour aller lire l'histoire sur le site, ou si jamais vous voulez me donner votre avis sur la terreur terrible et affreuse que vous avez ressentie à la lecture :mrgreen:
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Nos cedamus amori

- Chef, on a un problème !
Rufus Scrimgeour posa le dossier qu’il était en train de remplir avec un tressaillement de joie. Un problème ! C’était inespéré, il en était venu à croire que personne ne le sauverait jamais de la montagne de paperasse sous laquelle il suffoquait. Devenez chef du bureau des Aurors, qu’ils disaient…
Il composa sa mine la plus sévère et leva lentement les yeux vers son interlocuteur.
- Un problème, dites-vous ? Suis-je entouré d’incapables qui ne savent pas faire quoi que ce soit seuls ? Eh bien, puisque vous ne pouvez pas vous passer de moi, soit. Qu’y-a-t-il ?
- C’est plus simple que vous me suiviez, monsieur, bredouilla le sous-fifre que l’équipe avait envoyé.
Ce dernier avait tourné les talons avant de finir sa phrase, et nul n’aurait su dire s’il fuyait où s’il montrait le chemin.
Et Rufus se leva en boitillant de joie.
Un problème ! Enfin !

On le mena dans le couloir où se trouvaient les salles d’interrogatoire.
- Voilà, chef, expliqua son second qui n’avait tout de même pas pu déléguer toutes les tâches au sous-fifre de service. La personne qui se trouve dans cette salle est une moldue. Pas n’importe quelle moldue, d’ailleurs. C’est la tante d’Harry Potter, Marge Dursley.
Rufus grogna. C’était toujours Harry Potter en ce moment. Il y avait un problème, et c’était certes bienvenu, mais pour ce qui était de l’originalité…
- Le gamin l’a fait gonfler comme une baudruche il y a quelques semaines, magie involontaire. Vous vous en souvenez sans doute, on a dû mettre toute l’équipe d’Oubliators sur le coup, et Fudge a refusé toute sanction à l’égard du gosse.
S’il s’en souvenait… Des jours de paperasse, de traitement, de correspondance avec les autorités moldues… Alors que ce n’était pas le rôle du Bureau ! Mais d’après Fudge, on ne pouvait pas faire intervenir le département de la Justice Magique si l’on voulait étouffer l’affaire. Rufus aurait volontiers étouffé autre chose que l’affaire, mais ça ne faisait pas très propre sur un curriculum vitae.
- La tante a été oubliettée, et effectivement, elle ne se souvient de rien. Sauf qu’on la retrouve dans l’entrée visiteurs du Ministère tous les jours, les sortilèges de Repousse-moldu ne fonctionnent visiblement pas, et…
L’Auror hésita. Rufus, qui adorait les problèmes mais détestait attendre, se mit à taper du pied frénétiquement. L’autre, sentant l’orage arriver, s’empressa de continuer.
- Elle est terriblement redoutable, elle dissuade tous les autres visiteurs. Et son chien les mange.
- Il les… mange ?
Le second rougit.
- Oui, enfin non, il les mord et ils partent en courant. Dans tous les cas, cela perturbe le fonctionnement du ministère et cette bonne dame refuse simplement de partir. On peut l’emmener aussi loin qu’on veut, elle est de retour dans les cinq minutes. On dirait qu’elle est capable de transplaner… Mais c’est une moldue !
- Moldue ou pas, avez-vous songé à lui demander pourquoi elle débarque ainsi ? s’agaça Rufus.
On était vraiment obligé de faire tout soi-même, dans ce Bureau…
- Oui, chef. Elle répond qu’elle ne sait pas mais que son Destin l’appelle. Et elle proteste contre les incapables qui se mettent sur son chemin. Ça commençait à devenir gênant, alors on l’a coffrée, et depuis elle crie dans la salle d’interrogatoire qu’elle veut voir le Premier Ministre, moldu, je suppose. Elle nous prend pour les services secrets et essaie de nous faire croire qu’elle a des relations… On a fait venir les Oubliators, mais rien à faire, impossible de modifier ses souvenirs. Bref, vous feriez mieux d’aller voir.
Rufus soupira. Il avait espéré un problème, une affaire, peut-être une bagarre… Et il se retrouvait avec une vieille moldue ennuyeuse sur le dos. Il en regrettait presque sa paperasse…
- Vous avez intérêt à ce que je ne règle pas le problème en cinq minutes, sinon…
Et armé de son air le plus menaçant, il pénétra dans la salle d’interrogatoire.

Elle était là.
Il s’était attendu à tout sauf à cela. Des années qu’il était veuf et trop occupé pour regarder les femmes, mais là… Un teint frais, une bouche vermeille, une chevelure brillante, comme couverte de douce rosée du matin… C’était une merveille aux courbes enchanteresses, au menton qui invite aux baisers, et dont les petits yeux porcins le fixaient avec espoir, non, avec admiration et même béatitude !
Rufus sentit quelque chose s’agiter dans sa robe de sorcier. Quel effet ! Voilà si longtemps qu’il n’avait pas rencontré si belle créature…
- Je vous attendais, très cher, c’est vous que je cherchais…
Sa voix était délicieusement mélodieuse, grave et éraillée, en tout point semblable à l’aboiement de son chien qui venait de glapir de joie sous la table.
- Le Destin ! reprit-elle d’une voix inspirée.
- Non, je m’appelle Rufus, murmura-t-il d’une voix conquise.
Alors, il n’y eut plus lieu de discuter. Il se précipita vers elle, et, tandis qu’elle poussait des soupirs énamourés, il glissa ses mains sous le tweed merveilleusement ajusté de sa jupe. En un instant, il la renversa sur la table qui servait habituellement à disposer les pièces à conviction – mais n’était-il pas en train de disposer la pièce à conviction la plus décisive de sa carrière ? – et entreprit d’embrasser méthodiquement chaque parcelle de ses quatre mentons. Sa belle se contentait d’agiter ses petits bras dodus, prise de spasmes de joie. Il dut se servir de sa baguette pour la déshabiller, tant sa toilette était complexe – nœuds, bas, jarretelles, boutons, voilà bien longtemps que Rufus n’avait pas dû manipuler un si précieux harnachement.
- Mais c’est de la magie ! s’était exclamée la voix criarde de Marge, amplifiée par un aboiement joyeux qui venait de sous la table.
Dans son plus simple appareil, elle était une vision céleste, ample et souple, douce et frémissante. Ce qui s’était agité sous la robe de sorcier de Rufus se mit à frétiller.
Il passa ses mains sous l’opulente poitrine de sa promise, puis plongea son regard dans le sien. Jamais il n’avait vu d’yeux aussi petits, jamais il n’avait eu l’occasion d’observer des prunelles aussi pleines de concupiscence.
- Marge…
- Rufus…

Ce fut à ce moment-là que le sous-fifre poussa la porte :
- Chef, on a oublié de vous dire…
Son souffle se tarit. Il avait face à lui – vision d’horreur ! – Rufus Scrimgeour échevelé et allongé à plat ventre sur le corps nu et gesticulant d’une Marge Dursley hors d’haleine. Sous la table, le bouledogue dont la prévenue avait refusé de se séparer lui jeta un regard menaçant.
« On a vraiment changé les méthodes d’interrogatoire », songea le sous-fifre avec un frisson d’angoisse.
Il referma la porte sur le cri strident poussé par cette moldue qui, décidément, était vraiment gonflée pour s’adresser ainsi au chef du Bureau des Aurors :
- Prends-moi, Rufus !
Le sous-fifre parcourut le couloir au pas de course, en essayant d’ignorer le filet de sueur froide qui coulait le long de son dos. Il entra dans le bureau du second de Scrimgeour.
- Chef, on a un problème…
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Lyssa7
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Lyssa7 » 31 oct. 2018 - 12:53

Bon... c'était pas du tout cuit pour ma part mais j'ai réussi à en tirer quelque chose et presque à me convaincre que ce couple aurait pu être possible. :mrgreen: :arrow:
Je vous laisse découvrir mon texte juste ici

Merci pour ce moment de WTF total quand j'ai reçu mon MP :lol:
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Norya
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Norya » 31 oct. 2018 - 12:55

Oh mon dieu @Eejil9, noooooooon ! :lol: :mrgreen: :arrow:
Je vais faire des cauchemars cette nuit ! :arrow:
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Seonne
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Seonne » 31 oct. 2018 - 13:31

J'ai posté mon histoire aussi, je vous met le lien juste ici !
J'ai essayé de faire de mon mieux mais je suis tombée dans une marmite de guimauve en écrivant, faut pas m'en vouloir :ange:
Et je tiens à remercier Haru parce que ce couple est trop trop génial, je suis trop contente d'être tombée dessus :mrgreen:
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Lul
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Lul » 31 oct. 2018 - 13:42

Mais... mais... Lyssa ! On n'avait pas dit que la rupture était interdite ? :nif: Je voulais les voir roucouler moi, pas se déchirer :(
(Par contre ce couple ! :lol: Haru, Taka, vous êtes folles :mrgreen:)
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Ella C.
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Ella C. » 31 oct. 2018 - 14:25

Question : c'est grave si je poste après 20h (disons entre 20h et 22h)? Parce que je sais pas a quelle heure je serais chez moi :dribble:
Si oui, je le mets en HC

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Taka
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Taka » 31 oct. 2018 - 14:33

Ella C. a écrit :
31 oct. 2018 - 14:25
c'est grave si je poste après 20h ?
Ce n'est pas un concours donc ne t'en fais pas, ton texte sera le bienvenu. L'heure de fin d'atelier signifie davantage l'heure de fin de distribution des pralines. ;)
Personnages : 17/17 - Arrière-plan: 5/5 - Objets : 23/23+?
Illustrations : 7/7 mais doit en faire d'autres...

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Lyssa7
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Lyssa7 » 31 oct. 2018 - 14:39

Lul a écrit :
31 oct. 2018 - 13:42
Mais... mais... Lyssa ! On n'avait pas dit que la rupture était interdite ? :nif:
Ah bon, c'était interdit ? :ange:
Pour tout dire, je crois que la vision de ces deux-là s'embrassant ou faisant quoique ce soit d'autre me donnait des boutons :lol: Résultat, impossible de l'écrire franchement. :mrgreen: :arrow:
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Haru Nonaka
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Haru Nonaka » 31 oct. 2018 - 15:29

La rupture n'était pas interdite, ce qui était déconseillé c'était le "ce n'était qu'un rêve", ou les choses de ce genre ^^
J'ai crée une série ouverte ici , si vous voulez y ajouter vos textes !
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flodalys
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par flodalys » 31 oct. 2018 - 15:35

Merci ! :D Je voulais justement demandé.
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Labige
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Labige » 31 oct. 2018 - 15:51

Tuez-moi... :mur:

Interdit -16 ans par précaution ;)
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Après leur départ de Privet Drive, Dudley s'était rendu compte que vivre avec Tante Muriel au quotidien était pire que tout ce qu'il avait pu imaginer. Il n'avait pas accès au frigo, il n'avait pas accès à la télévision, ses consoles étaient toujours au fond d'un carton et aucun de ses potes ne l'appelait. Pour leur sécurité, il se retrouvait à mourir d'ennui sans môme à terroriser, rires gras à partager.
Et par-dessus tout, il subissait Tante Muriel du début de la journée jusqu'au retour de son père. Là, celui-ci réussissait à détourner la conversation vers des sujets invariables : que Harry ait décidé officiellement de fuir leur maison, que le travail était pénible dans ce climat tendu et que Dudley - lui-même ! - n'arrivait pas à trouver un travail assez intéressant pour ses capacités. Dudley n'avait pas encore dit à Tante Muriel qu'il n'avait pas cherché, ni même postulé à une université. Il voulait profiter de ces mois étranges et se retrouvait à regretter les 6 années immuables qui venaient de s'écouler.

Un jour, alors qu'il fouinait dans la commode de l'entrée, profitant de l'absence de Tante Muriel et de sa mère sorties au marché, il trouva une lettre. Rien qu'en ouvrant le tiroir il avait deviné le sujet des secrets qui se cachaient là. L'odeur de parfum qui s'en dégageait avait immédiatement envahi le couloir, si forte que Dudley en toussa. Ca cocotait, et sévère !

Délicatement - qui l'aurait cru ! - il déplaça les foulards de sa tante, tous plus hideux les uns que les autres. Il hésita à ouvrir chaque boite mais s'arrêta aussitôt qu'il la vit. Cette boite rose au nœud noir, celle-là même qui dégageait l'odeur qui, il n'en doutait pas, aller lui coller à la peau. Dudley la sortit et remit tout en place. Tante Muriel ne verrait rien, il ne lui empêtre que quelques minutes. Le tiroir vite refermé, Dudley grimpe les escaliers en bois grinçant et s'enferme dans sa chambre.
Entre l'odeur de chien mouillé des tapisseries délavées de la chambre et le parfum de la boîte, Dudley ne savait pas ce qui était le pire. Il décida qu'au moins le parfum partirait, lui.

Avec un mélange d'appréhension et d'impatience, Dudley ouvrir la boite et en sortit un paquet d'enveloppes, couvertes d'une écriture très soignée. Il s'empara de la première lettre et l'ouvrit.

Muriel,

Votre absence me pèse plus que jamais. Les matchs se déroulent bien pour la saison mais nous avons des complications à cause de la situation anglaise. Votre gouvernement est trop instable pour que les rencontres avec vos équipes puissent avoir lieu et je doute pouvoir rejoindre la douceur de vos bras avant encore de longs mois. J'imagine vos soupirs et votre souffle qui caresse ma peau.

Mes dix autres coéquipiers se languissent tout autant de la distance avec leur famille, mais je ne crois pas qu'ils imaginent la souffrance qui me transperce. Ô Muriel, je donnerais tout pour être dans votre salon avec votre chien couché à nos pieds et la douce odeur du thé dans nos narines. Votre main sur la mienne, je pourrais vous expliquer à nouveau ce sport qui m'est cher.
Je comprends que la perspective de courir avec un balais entre les jambes ne vous transporte guère, mais nos courses serrées et si intenses peuvent vous laisser imaginer combien cela m'est utile. J'espère pouvoir vous montrer mon balais à nouveau et courir sur le terrain de votre corps, bien plus humide que celui laissé par le temps sec d'hiver, impropice aux bons appuis.

J'aimerais que cette petite balle dorée que je dois attraper ne soit pas qu'une balle mais qu'elle soit plus ferme, j'aimerais qu'elle soit vous et que je la saisisse ardemment.

Vous me manquez Muriel et je me languis du moment où mes obligations s'arrêteront et où votre famille n'habitera plus chez vous. Alors, nous pourrons jouer notre match ensemble.

Votre amour,
Viktor


Horrifié et dégoûté des images qui s'imposaient à son esprit, Dudley retint un haut le cœur et replia précipitamment la lettre. Il referma brusquement la boite, dévala les escaliers et la fourra sans aucune précaution dans les foulards.
Il se promit à cet instant de ne plus jamais céder à l'envie de fouiller et surtout, de ne pas imaginer un balai sur le terrain humide de Tante Muriel.
Qui que puisse être ce Viktor et ce sport étrange, il ne voulait certainement pas savoir.
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Seonne
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Seonne » 31 oct. 2018 - 16:01

@Labige C'est énorme :lol: Je suis partagée entre être pliée de rire et être complètement dégoûtée :shock:
Par contre, la tante en question n'est pas celle de Dudley, mais de Molly :gne: ou alors il y a un truc que j'ai mal compris dans ton texte...
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Labige
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Labige » 31 oct. 2018 - 16:02

Ah bah non j'ai mélangé Marge et Muriel, c'est moi le :boulet: Merci Seonne !

Tant pis :lol: (pas le courage de réécrire un truc aussi beurk :lol: )
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Haru Nonaka
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Haru Nonaka » 31 oct. 2018 - 16:26

Quel dommage, @Labige c'était un couple si prometteur pourtant !

(En tous cas je note que la tante Marge a beaucoup de succès ^^ (la bataille entre Krum et Rufus vas être rude :mrgreen: ) :arrow: )
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flodalys
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par flodalys » 31 oct. 2018 - 16:40

Que ce soir Muriel/krum ou Marge/Krum... :peur:

Mais j'ai un bon point de départ pour Krum/Muriel. Au bal après que Ron montre son intérêt pour Hermione et que Harry parle du chéri Ginny et qu'il est déçu il va trouver une oreille attentive avec Muriel pour dénigrer les filles futiles :lol:
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Ayame » 31 oct. 2018 - 17:05

Ca pour du cross gen, c'est du cross gen!! :mrgreen: Marge ou Muriel / Viktor, je dis respect total Mme Labige :fan: :fan:
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par popobo » 31 oct. 2018 - 17:34

Ma papillote est un peu trop sucrée et avec trop de guimauve ...

En format drabble, pour le plaisir :
Depuis qu’elle avait commencé son nouveau travail, Lavande se sentait différente. Ecrire des articles n’avait jamais été un rêve mais après deux mois à oeuvrer avec frénésie et enthousiasme pour plaire à son patron, elle était métamorphosée. Jamais, elle n’aurait cru vivre cela un jour. Jamais, quelqu’un ne l’avait regardée avec tant de chaleur et d’admiration. Lavande était amoureuse, amoureuse de son travail mais surtout amoureuse folle de l’homme qui lui enseignait avec fougue toute sa passion.

Un jour, exaltée, elle osa enfin lui demander :

- Xenophilius… Et si on allait boire un verre ensemble chez Mme Piedodu ?

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Eanna
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Eanna » 31 oct. 2018 - 17:57

Je n'aurais jamais cru réussir à écrire sur ces deux personnages, et pourtant... :lol: Je poste tout mon texte sur ce topic parce que je n'ai pas le temps de le publier sur le site, mais comme il est long je pense que j'éditerai demain, en le publiant et en mettant le lien ! (enfin, je mets la balise "spoiler" pour ne pas prendre trop de place^^)
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Show
Je m’appelle Olympe Maxime. Nous sommes le 1er août 1997. Le mariage de Bill Weasley et Fleur Delacour bat son plein, et il est difficile de ne pas se laisser gagner par la bonne humeur générale, quoique teintée d’une légère inquiétude, climat politique tendu oblige. J’ai un vague souvenir d’une période semblable en France, lorsque j’étais très jeune. Beauxbâtons se trouvait alors en zone libre, mais nous devions redoubler de vigilance pour ne pas nous faire repérer par les Moldus, rendus plus que méfiants en ces temps de guerre.
Aujourd’hui, je retrouve ce climat semblable, en Angleterre. Les gens rient, font la fête, vivent, mais il demeure cette épée de Damoclès, et la pensée perpétuelle qu’un être cher peut nous être enlevé à tout moment.
Cela m’est arrivé.
Il y a un mois, j’ai appris que l’amour de ma vie avait perdu la sienne, frappé par un sortilège qui a entraîné sa chute, à plusieurs dizaines de mètres d’altitude. Est-ce la chute ou le sortilège qui l’a tué ? Je ne le saurai probablement jamais. Personne n’a jamais rien su de notre histoire, on ne m’a donc pas proposé de lui rendre hommage. Le corps n’a pas été retrouvé par l’Ordre, par ailleurs. Il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup d’imagination pour se douter qu’il a été récupéré par les contingents adverses, et je préfère occulter le fait qu’il n’aura jamais droit à un enterrement décent.
Oui, j’ai perdu un être cher.
Le 27 juillet, Alastor Maugrey est mort, tombé au champ d’honneur. Et une part de moi est morte avec lui, cette nuit-là.
Alors je regarde les jeunes sorciers, les invités au mariage s’amuser, danser, rire, s’embrasser, boire un peu plus que de coutume car c’est ce que l’on fait aux mariages. Je rends les sourires que l’on m’adresse, je ris aux plaisanteries que Rubeus me raconte, un peu éméché, encore plus maladroit que d’ordinaire. Il n’a jamais été très doué pour décrypter les émotions des gens, alors il est convaincu que je m’amuse sincèrement, et c’est tant mieux. Je ne veux pas que l’on se doute de quoique ce soit. Je crois que dans l’esprit de toutes les personnes présentes ici, Rubeus et moi sommes destinés à nous marier un jour. Je me suis faite à ces a priori. Comme si nous étions les deux derniers survivants d’une espèce en voie d’extinction, qu’il fallait absolument pousser à se reproduire. Comme s’il nous était impossible de tomber amoureux d’une personne différente de nous.
Inévitablement, je repense à ce bal de Noël, il y a plus de trois ans. L’Alastor que je pensais réel à cet instant m’était apparu tout à fait antipathique. Cela dit, paix à son âme, le vrai n’a jamais été des plus avenants non plus. J’ai passé le bal à danser avec Hagrid, mes pieds s’en souviennent encore – mon gros orteil droit n’a plus aucune sensibilité depuis cette nuit-là. Je n’ai prêté quasiment aucune attention à ce personnage que je trouvais repoussant, et dont l’œil démesuré me mettait mal à l’aise.
Et puis la vérité a éclaté. Six mois plus tard, après cette troisième tâche à l’issue funeste, après la mort du jeune Cedric Diggory, l’imposteur a été démasqué. Et le véritable Alastor Maugrey restauré dans ses fonctions.
Lors d’une des dernières soirées à Poudlard, avant que mes élèves et moi ne dussions reprendre la voie des airs pour rentrer à Beauxbâtons, quelque chose a basculé. Je revois encore la surface irisée du lac, les légères vagues causées par une petite brise de juin. Les soirées sont fraîches en Écosse, même au début de l’été. Nos chemins se sont croisés, sur la rive de ce lac. Lui, campé sous un saule, le regard fixé vers le bateau de Durmstrang, sa canne fermement plantée dans le sol.
— Vigilance constante ?
Il s’est tourné vers moi, et je n’ai pu m’empêcher de ressentir un léger malaise à la vue de cet œil bleu électrique braqué sur moi.
— Par les temps qui courent, c’est plus que jamais une nécessité, a-t-il maugréé.
Alastor n’a jamais été très loquace. Même après, lorsque nous nous sommes connus davantage, j’ai rarement pu tirer de lui plus de trois phrases d’affilée. Cela ne m’a jamais dérangée. Je ne suis pas bavarde non plus – et l’anglais me donne toujours quelques difficultés, ce qui ne facilite pas les choses.
Je suis restée près de lui, à écouter les voix lointaines sur le bateau, aux accents gutturaux des langues de l’est et du nord.
— Vous devez trouver notre climat plutôt rude, non ? m’a-t-il demandé après un long moment de silence.
— J’aime le soleil, mais l’Écosse est un beau pays. Nous avons des périodes de froid dans le sud de la France, mais pas autant qu’ici, c’est vrai.
— Vous avez la chair de poule.
— Comment…
Je suis certaine que j’ai rougi en me rendant compte que son œil était visiblement capable de voir à travers le tissu de ma robe à manches longues, qui n’aurait laissé à personne d’autre deviner ce genre de petit détail.
— Tenez.
Il a fait apparaître une cape en fourrure d’un mouvement de baguette, et me l’a tendue. A cet instant, sur le bateau de Durmstrang, des éclats de voix ont retenti, et Alastor m’a adressé un petit clin d’œil, articulant un petit « chut », l’index devant la bouche. Je l’avoue, à cet instant, je me suis mise à rire comme une jeune fille, et je me suis enveloppée dans la cape, comme s’il m’avait prêté sa propre veste lors d’un rendez-vous galant.
Jusqu’au jour de notre départ, nous avons réitéré ces rencontres « fortuites » au bord du lac. J’aurais aimé en parler à Rubeus, qui continuait à m’offrir des bouquets de fleurs infestés de perce-oreilles, et à m’emmener voir les bestioles plus que repoussantes qu’il destinait aux cours de ses élèves. Je ne l’ai jamais fait, et désormais, je sais que notre secret disparaîtra avec moi, de la même façon qu’Alastor l’a emporté avec lui.
Quelques heures avant le départ de notre carrosse, alors que je m’occupais de mes Abraxans, j’ai reconnu son pas claudiquant dans mon dos. Il était tôt, le soleil se levait à peine sur le lac, recouvert d’une fine couche de brume.
— Ça doit plaire aux marins d’eau douce ce temps, idéal pour se camoufler, a-t-il marmonné en désignant le bateau de Durmstrang d’un mouvement de la tête.
Je m’y étais déjà faite. Le mot « romantique » n’appartenait pas au vocabulaire d’Alastor, c’était comme ça.
— Je… hm.
Voir Alastor Maugrey à court de mots est quelque chose qu’il m’a peu été donné d’observer. A cet instant, je me sentais comme une jeune étudiante, le cœur battant dans l’attente de ce qu’il allait me dire.
— Bon voyage, a-t-il marmonné.
— Oh.
J’ai rarement été si spontanée, incapable de cacher ma déception.
— Eh bien, merci, ai-je ajouté. Nos chemins se recroiseront peut-être un jour.
— Si aucun de nous n’est mort avant, c’est probable.
Ce qui aurait dû susciter chez moi un sentiment d’inquiétude, et me forcer au sérieux, m’a déclenché un fou rire comme je n’en ai plus jamais connu depuis. Incapable de m’arrêter, j’ai ri aux larmes jusqu’à ce que la voix d’un de mes élèves m’interrompe.
— Madame ? Tout va bien ?
— Oui oui, retournez préparer vos bagages, nous partons dans quelques heures, et il faudra être ponctuels !
Le regard du jeune garçon – Desforges, je m’en rappelle encore – a voyagé d’Alastor à moi, un peu suspicieux, avant qu’il n’obéisse et ne décampe. J’ai inspiré un grand coup pour me calmer, et sans que je ne contrôle quoique ce soit, les mots sont sortis d’une traite.
— Je vous aime.
Dans un anglais impeccable, il faut le dire. Alastor a écarquillé son œil valide, et je jurerais qu’il a rougi, même s’il l’a copieusement nié par la suite, lorsque je le lui ai rappelé.
— Hem… Eh bien, c’est… réciproque, justement.
La logique aurait voulu que nous nous embrassions à cet instant, mais cela ne s’est pas fait, et ne s’est jamais fait d’ailleurs. Nous avions une relation que je n’aurais jamais crue possible. Nos contacts se limitaient à des mains sur l’épaule, quelques brèves étreintes au moment de se quitter, mais ni lui ni moi n’étions des adeptes des effusions romantiques.
Mais aujourd’hui, je vois ces jeunes mariés s’embrasser, tournoyer au rythme de la musique, et je pense à ce que je ne connaîtrai probablement jamais. Je n’aurais jamais eu un tel mariage avec Alastor, bien sûr, mais nous avions évoqué la possibilité d’une petite cérémonie, très simple, sans invités. Je n’en ai plus qu’un souvenir, quelque chose qui ne se réalisera jamais.
Et dans l’ombre du barnum, alors que Rubeus rit à gorge déployée à une plaisanterie d’Arthur Weasley, je ne peux m’empêcher de verser une larme de regret, le cœur serré.
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
Gandalf
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BellaCarlisle
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par BellaCarlisle » 31 oct. 2018 - 18:54

C'est court, c'est affreux et je vais faire des cauchemars ( :mrgreen: ) :
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Show
Arthur Weasley avait toujours été fasciné par les moldus. Un peu comme un enfant qui observe les insectes pour en savoir plus à leur sujet, il avait accumulé des connaissances variées sur ceux qui ne pratiquaient pas la magie. Il s’extasiait régulièrement sur les appareils électriques, sur les transports, sur les modes de communication et sur cette façon de vivre sans la moindre baguette.

Dans son bureau, une pièce très étroite du Terrier où il avait engrangé de nombreux objets en cachette après la fin de la guerre, Arthur réfléchissait à la tristesse de sa vie. Il avait longtemps aimé sa femme, sa si chère Molly, mais le temps passant, il avait dû se rendre à l’évidence : elle ne l’intéressait plus. Était-ce le mariage trop jeune ou le changement inévitable de l’après-guerre ? Il n’aurait su le dire. Mais il avait fini par s’enfermer de plus en plus souvent dans ce petit coin tranquille, à trafiquer des lampes-torches et des grille-pains, à essayer de monter un meuble avec des vis et à tout faire pour ne pas songer à une personne devenue trop omniprésente dans ses pensées.

Il ne pouvait nier que l’entrée d’Harry Potter dans son monde avait bousculé certaines de ses convictions. Les moldus n’étaient pas tous les mêmes, c’était désormais un fait certain, et il avait pu constater que certains – dont un plus particulièrement – étaient des trésors. Non pas des trésors précieux à collectionner sans jamais y toucher mais des trésors à admirer régulièrement et à couvrir de cadeaux.

C’était étrange pour lui de voir que son obsession pour les moldus lui avait permis de faire une rencontre exceptionnel. Arthur avait découvert la famille Dursley à plusieurs reprises et, si son cœur avait fait un bon la première fois où il avait croisé le regard de Vernon, il sautillait désormais dès qu’il songeait à lui. Tout dans sa vie était lié à cet homme, ancien vendeur de perceuses – des objets fascinants, vraiment – et nouveau centre d’intérêt dans l’optique d’une relation plus qu’amicale.

Persuader Harry de lui faire revoir son oncle n’avait pas été chose aisée. Le jeune Gryffondor n’avait pas compris la requête du père de son meilleur ami et avait cru s’étouffer lorsque ce dernier lui avait tout simplement déclaré qu’il était tombé amoureux. Arthur avait toujours eu beaucoup d’affection pour le jeune Potter mais ce jour-là, il s’était senti vexé par ses rires nerveux et ses questions sur sa santé mentale. Bien sûr que non, il n’avait pas reçu le moindre choc sur la tête, il était juste très attaché à un homme qui l’émerveillait par sa carrure et son appartenance au monde moldu.

Coup de chance ou coup du sort, il y avait eu une véritable alchimie entre eux lorsqu’ils s’étaient retrouvés. Oubliée Molly. Oubliés les enfants. Oubliée la famille de Vernon. Il n’y avait qu’eux et personne d’autre. Arthur avait fait le premier pas, pour un premier baiser, pour une première étreinte. Ah qu’il était doux d’être si proche d’un moldu, de se sentir à nouveau vivant, de ne plus être simplement le père d’une famille nombreuse. Vernon avait répondu à chacun de ses gestes, à chacune de ses paroles, à chaque demande toujours plus étrange.

Le sourire aux lèvres, Arthur repoussa le poste de radio qu’il avait commencé à ouvrir. Oui, il était amoureux.
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Mikoshiba
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Mikoshiba » 31 oct. 2018 - 19:51

Alors, je suis partie du principe qu'ils pouvaient très bien avoir été ensemble à Poudlard, jeunes, nais et pleins d'hormones.
Désolée pour ce qui va suivre, mais j'ai vraiment pas pu m'en empêcher :mrgreen:
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Show
KINGSLEY
J’ai encore rêvé d’elle
C’est bête, elle n’a rien fait pour ça
Je n’ai d’yeux que pour elle
Et elle, ne regarde que moiiii
Tout en douceur
Juste nos deux cœurs

BELLATRIX
Nous nous sommes aimés si fooooort
Dans la salle de bains des préfets
Mes cheveux glissaient sur son coooorps
Nos mains ne cessaient de trembler
Se fit entendre un cri
C’était cette fouineuse de Mimi

Si je pouvais passer ma soirée
À ses côtés
Mais je suis encore en retenue
Pour avoir giflé un Né-Moldu
Encore giflé un Né-Moldu

KINGSLEY
Une nuit juste elle et moi
Et demain, le Ministre, nous mariera

J’ai encore rêvé d’elle

BELLATRIX
Je rêve aussi

KINGSLEY
Je n’ai rien fait pour ça

BELLATRIX
Je parie que si

KINGLSEY
Elle fait parfois un peu peur

BELLATRIX
Je t’offre mon cœur

KINGSLEY
Et si on s’enfuyait en balai

BELLATRIX
Jure qu’on le fait

KINGSLEY
Sur mon Brosduuuuuur
Juste faire le muuuur

ENSEMBLE
Si on pouvait se donner rencard
Au Bal de Poudlard
Si on pouvait hurler notre amour
Sur les toits des tours
Jusqu’au point du jour
Une nuit, juste toi et moi
Et demaiiiiiin

Enfin nous nous sommes retrouvés
Dans ce café
Un chocolat chaud nous avons partagé
Avec chantilly
Quand est entré cet abruti
Et maintenant, envolé le secret
Mais ensemble
Nous sommes plus forts


Librement inspiré de cette chanson
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Lyssa7
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Lyssa7 » 31 oct. 2018 - 19:54

Eanna, ton texte :coeur: Franchement, ils sont trop touchants tous les deux et pour le coup je les trouve bien assortis grâce à tes mots et ces jolis moments. :D
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selket
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par selket » 31 oct. 2018 - 19:58

Je suis désolée mais je ne pourrais aps poster. Je v’suis rentrée y a 5 min du travail du coup en 2 min impossible de faire quelque chose :(

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Haru Nonaka
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Haru Nonaka » 31 oct. 2018 - 20:00

JE SUIS AU REGRET DE VOUS DIRE QUE LA DISTRIBUTION DE PRALINE EST TERMINEE!
Mais vous pouvez encore publier vos texte/lien tranquillement pour les retardataire , on vas pas verouiller ce topic ce soir
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Ayame
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Ayame » 31 oct. 2018 - 21:08

Eh ben, j'ai commis ça, avec ma praline.
Et j'ai décidé que tout était de la faute de Taka :mrgreen:
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Show
- « Monsieur le Ministre, ne pensez-vous qu’il est imprudent que quelqu’un d’aussi important que vous visite Azkaban ? Je peux y aller personnellement, cela sera bien suffisant. » minauda Dolores, tentant désespérément de faire changer Cornelius d’avis.

Visite officielle annuelle ou pas, Dolores n’avait aucune envie que Fudge soit présent à Azkaban, ce qu’elle avait à y faire était trop personnel, trop important.

- « Je sais bien que ce n’est pas une sinécure, Dolorès, mais cela fait partie de ma charge. » soupira Fudge. « Ne vous inquiétez pas, nous aurons 6 Aurors avec nous et les Détraqueurs veillent, les prisonniers ne nous feront rien. »

Dolorès se résigna et saisit la botte en caoutchouc que lui tendait le Ministre. Quelques instants plus tard, elle fut saisie par l’odeur d’iode, les embruns et l’air glacé qui soufflait autour d’Azkaban. Même en plein été, cet endroit était froid comme un tombeau.

Ses talons résonnants contre la pierre, Dolorès suivi benoîtement la délégation ministérielle. Ils commencèrent par les premiers étages où les prisonniers les moins dangereux séjournaient. Voleurs, faussaires, trafiquants et autres se succédèrent, chacun quémandant au Ministre un peu de clémence. Mais celui-ci, à la satisfaction de Dolorès qui ne cessait de lui répéter qu’il écoutait trop Dumbledore et ses stupides idées de deuxième chance, ignora les suppliques des prisonniers. Il se contenta de leur répondre que leurs peines étaient courtes et qu’ils seraient sortis d’ici peu.
Alors qu’ils montaient les étages de la prison, Dolorès sentait le froid s’intensifier, signe palpable de la présence permanente des Détraqueurs. Elle vit le Ministre frissonner alors qu’il repositionna son journal sous son bras.
Dolorès ne put réprimer un petit sourire suffisant. Elle savait parfaitement que le journal cachait en fait une flasque de Whisky Pur Feu dont le Ministre prendrait une gorgée dès que personne ne le regarderait. Ce pleutre avait besoin de courage liquide pour affronter les Détraqueurs…

Sans que Dolorès ne l’ait vraiment réalisé, ils étaient arrivés au quartier de sécurité maximum. Là où étaient emprisonnés les dix Mangemorts qu’ils avaient réussi à capturer lors de la guerre. Dix Mangemorts et lui.

Le cœur de Dolorès se serra et ses joues s’empourprèrent. Quinze ans s’étaient écoulés et pourtant, pour elle, c’était comme si c’était hier.
Elle se souvenait de la chaleur de son sourire, de la douceur de ses baisers. Elle n’était qu’une petite Serdaigle de cinquième année quand Sirius Black, alors en septième année, s’était intéressé à elle. Et son cœur s’était enflammé.
Lui et ses amis étaient les garçons les plus populaires de Poudlard, toutes les filles rêvaient d’aller prendre un thé chez Mme Piedoddu avec l’un d’entre eux.
Enfin surtout avec Potter ou Black. Les deux autres étaient quantité négligeable… Surtout Lupin, qui était une créature des Ténèbres, elle le savait dorénavant. Dolorès ne put réprimer un frisson de dégoût qui lui attira un sourire indulgent de Fudge qui pensa à une réaction à la présence de Détraqueurs.

Elle vit les Aurors invoquer leurs Patronus et elle sentit la chaleur de leur présence, mais rien de cela ne la réconforta. Elle était toujours perdue dans ses souvenirs et à mesure qu’ils avançaient vers sa cellule, ils se firent plus présents.
Ils étaient allés à Pré-au-Lard ensemble, ils s’étaient embrassés, avaient partagés le banquet d’Halloween à la même table.
Et, alors qu’elle avait été prête à lui offrir sa virginité, tout s’était effondré.

Dolorès, restée un peu à l’écart, assista à l’échange entre lui et le Ministre de manière presque détachée. Il obtint sans difficulté le journal de Fudge. Il voulait faire des mots croisés.
Dolorès ne put retenir un petit reniflement de mépris. Il n’avait pas changé.

Elle laissa la délégation poursuivre son inspection et l’observa à travers les barreaux de sa cellule. Il était maigre, sale et d’une pâleur maladive, mais elle devait admettre qu’il avait gardé le charme des Blacks.
Elle s’éclaircit la gorge pour attirer son attention. Il tourna aussitôt les yeux vers elle.
Il la fixa quelques instants, les sourcils froncés, cherchant visiblement à la reconnaître.
Soudain, son visage s’éclaira et elle aurait juré qu’il avait rougi.

- « Bonjour Sirius. » dit-elle avec une douceur toute feinte.
- « Dolorès ? » s’étonna-t-il. « Qu’est-ce que tu fais là ? »
Il se leva, s’approchant d’elle avec circonspection, comme si elle était une hallucination.
- « Je suis Sous-Secrétaire d’Etat auprès du Ministre, Sirius. » répondit-elle, la voix toujours trempée de miel.
- « Oh. » se contenta-t-il de répondre.
Dolorès aurait presque souri de son embarras. Etait-il gêné, étonné ? Elle avait espéré qu’il ait honte, qu’il exprime des regrets, qu’il la détrompe et qu’il lui avoue qu’il l’avait toujours aimée, mais ce n’était que des fantasmes.

- « Oui, Sirius. Est-ce que cela t’étonne que j’ai pu me hisser aussi haut dans la hiérarchie ministérielle ? » Elle ne pouvait plus contenir son amertume. « Est-ce que tu pensais que j’allais passer ma vie à ressasser la honte que tu m’avais fait subir ? Est-ce que tu pensais que je n’allais jamais t’oublier ? »
- « Je suis désolé, Dolorès. » la coupa-t-il d’un air contrit. « On se croyait plus malin que tout le monde. On était des idiots, je n’aurais jamais dû… »
- « Tu n’aurais jamais dû quoi, Sirius ? » Elle avait perdu toute contenance maintenant, elle ne hurlait pas, il ne fallait pas qu’elle perde la face devant le Ministre, mais elle avait des larmes de rage au bord des paupières, elle le sentait.
- « Je n’aurais jamais dû relever le pari de James et- »
- « Sortir avec la fille la plus moche de l’école ? » termina-t-elle à sa place.

Elle ne connaissait que trop les termes du pari. Quand elle avait été totalement et complètement amoureuse de lui, quand elle avait voulu se donner à lui, il lui avait avoué que tout cela n’avait été qu’une mascarade. Dolorès en avait été blessée jusqu’au plus profond de son être, elle s’était renfermée sur elle-même, sachant pertinemment que tous les autres élèves se moquaient d’elle dans son dos.
Mais cela n’avait été que le prélude. Le coup de grâce était venu plus tard, asséné par nulle autre que Marlène McKinnon.
La magnifique blonde, préfète de septième année des Serdaigles. Dolorès l’avait entendue un soir alors qu’elle papotait avec Evans à la bibliothèque.
Les deux jeunes femmes s’indignaient du comportement de la clique de Black et Potter. Elle plaignait la pauvre Dolorès qui avait été dupe des manigances de Black et c’est McKinnon qui avait appris à Evans les termes exacts du pari : Potter avait défié Black de sortir avec la fille la plus laide de Poudlard. Et le choix de Black s’était tout naturellement porté sur Dolores Ombrage, qu’il surnommait « le crapaud buffle » dès qu’elle avait le dos tourné.

Sirius n’osait plus parler. Quoiqu’il puisse dire, rien ne pourrait effacer l’affront qu’il avait fait subir à Dolorès.

- « Eh bien, Sirius, je t’ai rendu muet ? » demanda Dolorès la voix soudain à nouveau doucereuse. « Je pensais que tu profiterais de ma présence pour crier ton innocence… »
Une lueur sembla passer sur le visage de Black et il fixa soudain Dolorès avec un regard dur.
- « De quoi parles-tu, Dolorès ? »
- « Du fait que tu sois en prison à la place de ton ancien ami… » assena-t-elle avec un sourire satisfait.
Soudain, elle vit la rage embraser le regard de Sirius.
- « Comment ? Dolorès, si tu sais quelque chose, fais-moi sortir de là ! Je dois le retrouver ! » tempêta-t-il en agrippant les barreaux.
- « Officiellement, il est mort. » déclara-t-elle simplement. « Et officiellement, tu es coupable. Tu as trahi James et Lily Potter. » Elle se délecta de remuer ainsi le couteau dans la plaie et de le voir se décomposer au fur et à mesure qu’il semblait comprendre qu’elle ne lèverait pas le petit doigt pour l’aider.
- « Dolorès, je t’en prie, si tu sais la vérité- »
- « Je la garderai près de mon cœur, comme tous les autres souvenirs que je peux avoir de toi. » le coupa-t-elle, avant de se retourner.

Alors qu’elle rejoignait la délégation ministérielle, Dolorès sentit soudain un poids s’envoler de ses épaules. Il lui avait fallu quinze ans. Quinze ans pour se venger et pour enfin faire payer à Sirius Black de l’avoir fait tomber amoureuse de lui avant de la trahir de la pire des façons.
Mais alors qu’elle redescendait les étages de la prison, sourde aux cris désespérés de Black qui l’appelait en vain, elle se dit que chaque seconde d’attente n’avait rendu ce moment que plus délectable.
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Ella C.
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Ella C. » 31 oct. 2018 - 21:17

Première fois que j'écris sur un couple intergénérationnel, première fois que je fais du -16, et j'ai envie d'écrire un autre chapitre :mrgreen:
Couleur tentation sera là après validation.

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Norya
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Norya » 31 oct. 2018 - 21:28

Ça va @Ayame, tu te remets ?? :mrgreen:

Mes aieux, chères organisatricee, quels couples vous avez demandés ! :fan:

Edit : allez, je m'occupe du mien, maintenant !
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Ayame » 31 oct. 2018 - 21:45

@Norya spa le pairing qui m'a dérangée le plus :mrgreen: , ça a été le moment dans la saga où placer mon truc. Au début je voulais faire un truc au purgatoire, mais ça ne collait pas. Je ne pense d'ailleurs pas qu'ils étaient à Poudlard ensemble (pour moi, elle est plus vieille), mais j'en avais besoin pour mon texte...
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Norya
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Norya » 31 oct. 2018 - 22:12

Ah ah, @Ayame, c'était bien joué ! (mais quelle saleté cette Dolores !

Alors voilà ! A mon tour de poster ma praline. Pardon pour la niaiserie ! :mrgreen: :arrow:
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Show
Le sifflement de la cocotte-minute s’élève dans la cuisine. Il accompagne, quasiment dans la même cadence, le rythme effréné du couteau de Dudley qui cisèle les légumes avec habileté. Tomates, poivrons, aubergines, tous tombent, coupés avec une régularité millimétrique, une partition parfaite.
Elle trouve ça extraordinaire, ce spectacle. Pour elle qui a toujours cuisiné ou vu quelqu’un cuisiner avec la magie, les mouvements, précis et agiles, des larges mains de Dudley sont du grand art.
Cette rencontre, pour elle, ce n’était pas écrit dans les astres. Comment aurait-elle pu imaginer qu’elle allait tomber amoureuse d’un Moldu ? Surtout d’un tel Moldu, qui au premier abord, n’était pas très à l’aise avec la magie, pas même avec celle de son cousin.

Harry lui avait raconté son enfance, ses relations avec son oncle et sa tante et celles avec Dudley. Elle avait tenu à lui poser cette question après son mariage avec Ginny, où elle aussi avait été invitée, là où son regard s’était posé pour la première fois sur la silhouette massive de Dudley. Son allure était solide mais, elle qui devinait toujours ce que les autres cachaient, elle qui percevait toujours ce que les autres ne pouvaient ou ne voulaient pas voir, elle avait vu une fragilité dans les yeux de Dudley. Tout ce que Harry n’avait pas compris, au-delà de l’enfant gâté.
Ils avaient parlé, longuement, s’étaient promenés dans le parc aux alentours du lieu de la fête du mariage. Elle avait bien cru qu’il n’accepterait pas de la revoir, à cause sa très nette réticence envers la magie et puis… Un miracle ? Un souffle de Ronflak Cornu ? Elle ne savait pas, mais Dudley avait dit oui.

Alors, ils avaient partagé leurs vies, leurs joies, leurs ambitions. Luna avait évoqué les créatures magiques qui la faisaient rêver, celles auxquelles personnes ne croyait et dont elle se voyait prouver l’existence un jour, Dudley avait parlé de sa passion secrète pour la cuisine et pour laquelle il n’avait jamais osé se lancer. C’est elle qui l’avait poussé à le faire et il n’était pas sûr de savoir s’il l’avait assez remerciée pour ça.

Dudley lui avait fait découvrir des mets qu’on ne cuisinait pas dans le monde magique et Luna lui avait apporté des ingrédients inconnus des Moldus.
Pourtant, elle préférait ne pas participer à la cuisine elle-même parce qu’elle aurait été trop près pour admirer le spectacle de son amoureux qui n’avait pas besoin de magie pour l’émerveiller.
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Ayame
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Ayame » 31 oct. 2018 - 22:23

C'est marrant, spa la première fois que je lis un texte dans lequel Dudley fait carrière dans la nourriture... Je crois qu'il y a une tendance là :mrgreen:

Joli praline, No'! :yipee:
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Samantha Black
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Re: PRÉ-AU-LARD

Message par Samantha Black » 31 oct. 2018 - 22:24

@Ayame Ton texte m'a fait rêver ! La vengeance est un plat qui se mange froid. :mrgreen:
@Norya Ton couple est tout doux, je trouve. J'ai bien aimé et finalement, ça me donnerait presque envie de tenter l'expérience aussi. ;)
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